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  • Un week-end pour approcher les derniers modèles de voitures

    La lumière des phares à led de la BYD Seal U accueille les visiteurs de la Halle de Martigues depuis vendredi jusqu’à ce dimanche. Nombreux sont les véhicules du même type exposés sur le Salon de l’automobile de Martigues ce week-end, uniquement neufs, à deux comme à quatre roues. Toutes les catégories ou presque sont représentées. Des sans permis chez Ligier, des citadines, des SUV chez Ford, des coupés sportifs comme l’Alpine A110S voire de luxe dans le cas de la Maserati Folgore, avec ses 761 chevaux promettant le 0 à 100 en moins de trois secondes. Pour seulement 231 000 euros ou 1 490 euros par mois.

    Loin d’être les seuls à faire du lèche-vitrine, ce couple de visiteurs est captivé par la Renault 5, une citadine électrique vert fluo qui rappelle sa populaire devancière du même nom sortie elle en 1972. « J’adore la R5, mon grand-père en avait une, elle a un côté rétro et un look waouh. Mais je suis juste venue la voir en vrai », confie la conjointe, qui trouve « dommage qu’elle n’existe pas en thermique », combiné à « un prix rédhibitoire » à 362 euros par mois en location ou 25 000 euros comptant, sans primes. Son compagnon pense au côté français de la marque au losange. « Mais qu’est ce qui est vraiment français ? Mon ancienne Mégane était fabriquée en Espagne il y a 10 ans », se rappelle-t-il, d’autant que « je ne suis pas sûr qu’une électrique fasse 220 000km comme mon ancienne Citroën BX diesel », conclut-il.

    Une question de profil

    Pour ce vendeur chez Mercedes-Benz, tout est une question de profil. « Il y a plusieurs types d’acheteurs. L’ancien possesseur de diesel peut se poser la question des malus, dans la conjoncture actuelle où le thermique neuf n’existera plus en 2035. Une transition douce par l’hybride est faisable », explique-t-il, considérant que « le marché évolue, la fréquence de renouvellement d’un véhicule est de 3 ans et les particuliers optent à 90% pour la location ».

    Malgré la crise de l’automobile neuve, où la baisse des ventes est de 20% en 2024 par rapport à 2019, selon FranceInfo, le véhicule électrique en location est ce qui est le plus mis en exergue par les concessionnaires sur ce Salon. « On s’adapte à la fin du thermique, mais les clients viennent voir des voitures, pas des carburants », assure de son côté Richard Frau, l’organisateur. « Le Salon a 41 ans et marche bien, avec 33 marques, 4 200 visiteurs et 106 véhicules auto et moto vendus sur le Salon en 2024 », complète-t-il. Et dans le contexte de passage à l’électrique, le rôle du Salon est aussi de « venir pour se faire expliquer et comprendre le leasing social, dont les conditions sont particulières », affirme Richard Frau.

    Dans le panier de crabes de l’industrie automobile mondialisée, le coût reste le premier critère, tant pour le consommateur que le producteur.

  • Un week-end pour approcher les derniers modèles de voitures

    Un week-end pour approcher les derniers modèles de voitures

    La lumière des phares à led de la BYD Seal U accueille les visiteurs de la Halle de Martigues depuis vendredi jusqu’à ce dimanche. Nombreux sont les véhicules du même type exposés sur le Salon de l’automobile de Martigues ce week-end, uniquement neufs, à deux comme à quatre roues. Toutes les catégories ou presque sont représentées. Des sans permis chez Ligier, des citadines, des SUV chez Ford, des coupés sportifs comme l’Alpine A110S voire de luxe dans le cas de la Maserati Folgore, avec ses 761 chevaux promettant le 0 à 100 en moins de trois secondes. Pour seulement 231 000 euros ou 1 490 euros par mois.

    Loin d’être les seuls à faire du lèche-vitrine, ce couple de visiteurs est captivé par la Renault 5, une citadine électrique vert fluo qui rappelle sa populaire devancière du même nom sortie elle en 1972. « J’adore la R5, mon grand-père en avait une, elle a un côté rétro et un look waouh. Mais je suis juste venue la voir en vrai », confie la conjointe, qui trouve « dommage qu’elle n’existe pas en thermique », combiné à « un prix rédhibitoire » à 362 euros par mois en location ou 25 000 euros comptant, sans primes. Son compagnon pense au côté français de la marque au losange. « Mais qu’est ce qui est vraiment français ? Mon ancienne Mégane était fabriquée en Espagne il y a 10 ans », se rappelle-t-il, d’autant que « je ne suis pas sûr qu’une électrique fasse 220 000km comme mon ancienne Citroën BX diesel », conclut-il.

    Pour ce vendeur chez Mercedes-Benz, tout est une question de profil. « Il y a plusieurs types d’acheteurs. L’ancien possesseur de diesel peut se poser la question des malus, dans la conjoncture actuelle où le thermique neuf n’existera plus en 2035. Une transition douce par l’hybride est faisable », explique-t-il, considérant que « le marché évolue, la fréquence de renouvellement d’un véhicule est de 3 ans et les particuliers optent à 90% pour la location ».

    Malgré la crise de l’automobile neuve, où la baisse des ventes est de 20% en 2024 par rapport à 2019, selon FranceInfo, le véhicule électrique en location est ce qui est le plus mis en exergue par les concessionnaires sur ce Salon. « On s’adapte à la fin du thermique, mais les clients viennent voir des voitures, pas des carburants », assure de son côté Richard Frau, l’organisateur. « Le Salon a 41 ans et marche bien, avec 33 marques, 4 200 visiteurs et 106 véhicules auto et moto vendus sur le Salon en 2024 », complète-t-il. Et dans le contexte de passage à l’électrique, le rôle du Salon est aussi de « venir pour se faire expliquer et comprendre le leasing social, dont les conditions sont particulières », affirme Richard Frau.

    Dans le panier de crabes de l’industrie automobile mondialisée, le coût reste le premier critère, tant pour le consommateur que le producteur.

  • Dernières emplettes en famille dimanche, avant-dernier jour de foire

    Au soleil et sous un fort mistral, Najia, jeune maman venue avec son fils Eymen, vient d’accompagner sa tante Fatima et sa mère vers les stands « du Maghreb et de l’Asie ».

    Originaire d’Oran, Fatima est allée respirer, sur le stand de l’Algérie, les odeurs d’épices. « Cela m’a rappelé mon enfance », dit-elle. « Nous nous étions déjà rendues sur la foire la semaine dernière et, ce dimanche, nous terminons d’acheter ce que nous avions repéré. C’est assez cher… », confie Najia. En effet, ce dimanche marque l’avant-dernier jour de la foire, qui a ouvert le 26 septembre. Il était encore trop tôt pour obtenir un bilan de la fréquentation, ont confirmé les organisateurs. Ce lundi, l’entrée est gratuite pour les demandeurs d’emploi.

    Dans le hall 1, où l’Italie et ses produits attirent toujours foule, et où le fromage parmesan embaume, un couple, Florian, 36 ans et Ninon, 35 ans, ont fait quelques emplettes. Romy, 2 ans, dans les bras de son père, se gave d’olives… Toute ébouriffée par le vent, elle a une tête de rock star qui vient de faire son show. « La foire, ça décoiffe », s’amuse son père. Même si le couple reconnaît que les produits vendus au Parc Chanot sont loin d’être bon marché, « on aime, chaque année, retrouver cette ambiance. C’est convivial, ça parle italien ici, indien plus loin… », illustre Florian.

    Anaïs, 22 ans, rencontrée aux abords du hall 6 « Tour du monde » apprécie de découvrir des produits de toutes origines. Quentin, 37 ans, « entraîné par des amis qui ont des enfants », a au contraire l’impression de voir, d’année en année, « les mêmes exposants ». C’est pour cela qu’il a particulièrement apprécié, cette année, le coup de projecteur mis sur le « Fabriqué à Marseille » dans la foire.

    Parc Chanot, ouvert de 10h à 19h.

  • Dernières emplettes en famille dimanche, avant-dernier jour de foire

    Dernières emplettes en famille dimanche, avant-dernier jour de foire

    Au soleil et sous un fort mistral, Najia, jeune maman venue avec son fils Eymen, vient d’accompagner sa tante Fatima et sa mère vers les stands « du Maghreb et de l’Asie ».

    Originaire d’Oran, Fatima est allée respirer, sur le stand de l’Algérie, les odeurs d’épices. « Cela m’a rappelé mon enfance », dit-elle. « Nous nous étions déjà rendues sur la foire la semaine dernière et, ce dimanche, nous terminons d’acheter ce que nous avions repéré. C’est assez cher… », confie Najia. En effet, ce dimanche marque l’avant-dernier jour de la foire, qui a ouvert le 26 septembre. Il était encore trop tôt pour obtenir un bilan de la fréquentation, ont confirmé les organisateurs. Ce lundi, l’entrée est gratuite pour les demandeurs d’emploi.

    Dans le hall 1, où l’Italie et ses produits attirent toujours foule, et où le fromage parmesan embaume, un couple, Florian, 36 ans et Ninon, 35 ans, ont fait quelques emplettes. Romy, 2 ans, dans les bras de son père, se gave d’olives… Toute ébouriffée par le vent, elle a une tête de rock star qui vient de faire son show. « La foire, ça décoiffe », s’amuse son père. Même si le couple reconnaît que les produits vendus au Parc Chanot sont loin d’être bon marché, « on aime, chaque année, retrouver cette ambiance. C’est convivial, ça parle italien ici, indien plus loin… », illustre Florian.

    Anaïs, 22 ans, rencontrée aux abords du hall 6 « Tour du monde » apprécie de découvrir des produits de toutes origines. Quentin, 37 ans, « entraîné par des amis qui ont des enfants », a au contraire l’impression de voir, d’année en année, « les mêmes exposants ». C’est pour cela qu’il a particulièrement apprécié, cette année, le coup de projecteur mis sur le « Fabriqué à Marseille » dans la foire.

    Parc Chanot, ouvert de 10h à 19h.

  • Pour retirer les dépôts sauvages, appelez l’IA

    Un encombrant à retirer ? Au bout du fil, lorsqu’on appelle la plateforme de la Métropole, Engagés au quotidien (EAQ), c’est une intelligence artificielle qui peut vous répondre. Très discrètement, la Métropole a en effet annoncé l’expérimentation, à compter du mois de février, d’un call bot : un robot qui grâce à l’IA décrypte les demandes et y répond de lui-même avec une voix synthétique. Développé par Microsoft à travers sa plateforme Azure, celui-ci a commencé ses tests dès 2024, dans la foulée de l’adoption d’une charte sur l’usage de l’intelligence artificielle à la Métropole.

    Et l’établissement public veut continuer dans le même sens. Au moment de renouveler la gestion du centre d’appels déléguée en 2019 à la société italienne Comdata, elle réclame de nouveau, dans son cahier des charges publié ce mercredi, « le déploiement expérimental d’un call bot, en tirant parti des avancées de l’intelligence artificielle ». Une solution choisie « afin d’offrir un service plus réactif, personnalisé et efficient ». Ce robot doit être mis en place pour cette phase de test sur des créneaux horaires spécifiques, « pour automatiser le traitement des levées d’encombrants et des demandes récurrentes ».

    C’est que la Métropole croule sous les demandes. Sur les 459 000 appels reçus en 2024 pour la plateforme Engagés au quotidien, près de 30% relevaient d’une demande de retraits d’encombrants, auxquels il faut ajouter 13% d’appels pour les « jets clandestins », 8% pour des questions en lien avec la collecte ou la propreté, autant pour des bennes pleines ou non ramassées… Soit près de 60% d’appels en lien avec la gestion des déchets ou la propreté, sachant que lors des pics d’affluence, le volume peut dépasser les 200 appels par heure. « Ce dispositif contribuera ainsi à une meilleure réactivité et à un service plus performant pour les usagers », espère la Métropole.

    Pas la bonne adresse

    Même si les écueils restent. Parmi les « points d’attention » de l’établissement public, « la transcription précise des adresses et des noms reste un point délicat », reconnaissait le directeur de mission chargé de l’IA, Youssef Baltagi, dans un entretien à la Banque des territoires. « Malgré les ajustements, la retranscription demeure imparfaite et nous sommes en phase de réajustement. » Et les rues restent sales.

  • Pour retirer les dépôts sauvages, appelez l’IA

    Pour retirer les dépôts sauvages, appelez l’IA

    Un encombrant à retirer ? Au bout du fil, lorsqu’on appelle la plateforme de la Métropole, Engagés au quotidien (EAQ), c’est une intelligence artificielle qui peut vous répondre. Très discrètement, la Métropole a en effet annoncé l’expérimentation, à compter du mois de février, d’un call bot : un robot qui grâce à l’IA décrypte les demandes et y répond de lui-même avec une voix synthétique. Développé par Microsoft à travers sa plateforme Azure, celui-ci a commencé ses tests dès 2024, dans la foulée de l’adoption d’une charte sur l’usage de l’intelligence artificielle à la Métropole.

    Et l’établissement public veut continuer dans le même sens. Au moment de renouveler la gestion du centre d’appels déléguée en 2019 à la société italienne Comdata, elle réclame de nouveau, dans son cahier des charges publié ce mercredi, « le déploiement expérimental d’un call bot, en tirant parti des avancées de l’intelligence artificielle ». Une solution choisie « afin d’offrir un service plus réactif, personnalisé et efficient ». Ce robot doit être mis en place pour cette phase de test sur des créneaux horaires spécifiques, « pour automatiser le traitement des levées d’encombrants et des demandes récurrentes ».

    C’est que la Métropole croule sous les demandes. Sur les 459 000 appels reçus en 2024 pour la plateforme Engagés au quotidien, près de 30% relevaient d’une demande de retraits d’encombrants, auxquels il faut ajouter 13% d’appels pour les « jets clandestins », 8% pour des questions en lien avec la collecte ou la propreté, autant pour des bennes pleines ou non ramassées… Soit près de 60% d’appels en lien avec la gestion des déchets ou la propreté, sachant que lors des pics d’affluence, le volume peut dépasser les 200 appels par heure. « Ce dispositif contribuera ainsi à une meilleure réactivité et à un service plus performant pour les usagers », espère la Métropole.

    Pas la bonne adresse

    Même si les écueils restent. Parmi les « points d’attention » de l’établissement public, « la transcription précise des adresses et des noms reste un point délicat », reconnaissait le directeur de mission chargé de l’IA, Youssef Baltagi, dans un entretien à la Banque des territoires. « Malgré les ajustements, la retranscription demeure imparfaite et nous sommes en phase de réajustement. » Et les rues restent sales.

  • Les fantômes de la Linea inquiètent toujours

    C’est une histoire vieille de soixante-six ans qui s’invite ce lundi matin en conseil métropolitain. Parmi les nombreux dossiers techniques à l’ordre du jour, un gros morceau, l’adoption d’une quatrième révision du plan local d’urbanisme pour la ville de Marseille et les communes voisines, deux ans après le lancement de la première concertation publique. Mais lors d’une réunion publique le 12 septembre dernier, les habitants de Saint-Mitre, dans le 13e arrondissement de Marseille, ont eu la désagréable surprise de découvrir que les emplacements réservés à l’ancienne Liaison du nord-est de l’agglomération marseillaise (Linea) y faisaient leur retour, malgré une décision du tribunal administratif de Marseille du 22 mai.

    Vieux serpent de mer dont le plan directeur avait été élaboré en 1959, cette rocade courant de Saint-Mitre à Allauch avait été définitivement stoppée par la justice le 30 septembre 2020. « Mais les emplacements réservés pour la voirie restaient toujours sur les plans d’urbanisme », explique le président de l’association pour la sauvegarde du poumon vert de Saint-Mitre, Philippe Musarella.

    Une véritable épée de Damoclès pour les 53 habitations situées sur le tracé. Saisie, la justice lui a donné raison et laissé cinq mois à la Métropole, jusqu’au 22 septembre, pour les supprimer. « On pensait qu’elle allait inscrire la suppression dans la révision du plan local d’urbanisme, elle ne l’a pas fait, déplore Philippe Musarella. Allauch et Plan-de-Cuques ont le même tracé, et à Marseille, ils ont trouvé une combine : ils ont enlevé les emplacements pour remettre un tracé de 28 mètres de large au lieu de 38, en catimini, sans consultation publique. »

    Une étude à lancer

    « La suppression pure et simple des emplacements réservés, sans étude approfondie de leurs impacts, serait une décision précipitée », assume-t-on à la Métropole. Et d’expliquer que sans le gel de la construction sur ces parcelles, « environ 400 logements pourraient être construits, ce qui accentuerait les difficultés de circulation et mettrait sous pression les infrastructures routières existantes ».

    « Nous nous sommes mis d’accord avec la Ville pour faire ce choix qui est plus prudent », abonde la conseillère métropolitaine (LR) déléguée à l’urbanisme, Laure-Agnès Caradec, assurant que la décision de justice est respectée puisque ces emplacements réservés deviennent… des pré-emplacements réservés. « Personne ne veut la Linea, mais il y a des problèmes de circulation, alors nous allons repartir à zéro avec une nouvelle étude de mobilité », annonce-t-elle. Pendant que les opposants se préparent à retourner en justice.

  • Les fantômes de la Linea inquiètent toujours

    Les fantômes de la Linea inquiètent toujours

    C’est une histoire vieille de soixante-six ans qui s’invite ce lundi matin en conseil métropolitain. Parmi les nombreux dossiers techniques à l’ordre du jour, un gros morceau, l’adoption d’une quatrième révision du plan local d’urbanisme pour la ville de Marseille et les communes voisines, deux ans après le lancement de la première concertation publique. Mais lors d’une réunion publique le 12 septembre dernier, les habitants de Saint-Mitre, dans le 13e arrondissement de Marseille, ont eu la désagréable surprise de découvrir que les emplacements réservés à l’ancienne Liaison du nord-est de l’agglomération marseillaise (Linea) y faisaient leur retour, malgré une décision du tribunal administratif de Marseille du 22 mai.

    Vieux serpent de mer dont le plan directeur avait été élaboré en 1959, cette rocade courant de Saint-Mitre à Allauch avait été définitivement stoppée par la justice le 30 septembre 2020. « Mais les emplacements réservés pour la voirie restaient toujours sur les plans d’urbanisme », explique le président de l’association pour la sauvegarde du poumon vert de Saint-Mitre, Philippe Musarella.

    Une véritable épée de Damoclès pour les 53 habitations situées sur le tracé. Saisie, la justice lui a donné raison et laissé cinq mois à la Métropole, jusqu’au 22 septembre, pour les supprimer. « On pensait qu’elle allait inscrire la suppression dans la révision du plan local d’urbanisme, elle ne l’a pas fait, déplore Philippe Musarella. Allauch et Plan-de-Cuques ont le même tracé, et à Marseille, ils ont trouvé une combine : ils ont enlevé les emplacements pour remettre un tracé de 28 mètres de large au lieu de 38, en catimini, sans consultation publique. »

    Une étude à lancer

    « La suppression pure et simple des emplacements réservés, sans étude approfondie de leurs impacts, serait une décision précipitée », assume-t-on à la Métropole. Et d’expliquer que sans le gel de la construction sur ces parcelles, « environ 400 logements pourraient être construits, ce qui accentuerait les difficultés de circulation et mettrait sous pression les infrastructures routières existantes ».

    « Nous nous sommes mis d’accord avec la Ville pour faire ce choix qui est plus prudent », abonde la conseillère métropolitaine (LR) déléguée à l’urbanisme, Laure-Agnès Caradec, assurant que la décision de justice est respectée puisque ces emplacements réservés deviennent… des pré-emplacements réservés. « Personne ne veut la Linea, mais il y a des problèmes de circulation, alors nous allons repartir à zéro avec une nouvelle étude de mobilité », annonce-t-elle. Pendant que les opposants se préparent à retourner en justice.

  • Mises en examen en série dans le cadre de l’affaire Maria

    Un espoir de justice après sept ans d’impasses. Jeudi soir, à l’issue de leur garde à vue, quatre policiers ont été mis en examen pour « non-assistance à personne en danger », révélaient nos confrères de La Provence ce vendredi. Des mises en examen en série puisque dès le lendemain deux autres fonctionnaires ont suivi le même sort, après avoir été rapatriés de Mayotte, avec les mêmes chefs d’inculpation, ainsi que pour violence aggravée par personne dépositaire de l’autorité publique sans ITT, comme l’a confirmé le parquet à nos confrères. Ils sont suspectés d’être impliqués dans le violent passage à tabac d’une jeune femme, lors de l’acte IV des gilets jaunes à Marseille, le 8 décembre 2018. Celle-ci avait été touchée d’un tir de lanceur de balle de défense (LBD), alors qu’elle était sortie plus tôt qu’à l’habitude de son travail et allait chercher à manger avec son copain à proximité de la rue Saint-Ferréol, avant d’être rouée de coups de pied et de matraque, entourée pour une douzaine de policiers. Elle avait été admise aux urgences dans la foulée, avec un traumatisme crânien et facial direct et des vomissements, et était restée hospitalisée onze jours. Mais par deux fois, une ordonnance de non-lieu avait été rendue, faute d’identifier les auteurs des coups.

  • Mises en examen en série dans le cadre de l’affaire Maria

    Mises en examen en série dans le cadre de l’affaire Maria

    Un espoir de justice après sept ans d’impasses. Jeudi soir, à l’issue de leur garde à vue, quatre policiers ont été mis en examen pour « non-assistance à personne en danger », révélaient nos confrères de La Provence ce vendredi. Des mises en examen en série puisque dès le lendemain deux autres fonctionnaires ont suivi le même sort, après avoir été rapatriés de Mayotte, avec les mêmes chefs d’inculpation, ainsi que pour violence aggravée par personne dépositaire de l’autorité publique sans ITT, comme l’a confirmé le parquet à nos confrères. Ils sont suspectés d’être impliqués dans le violent passage à tabac d’une jeune femme, lors de l’acte IV des gilets jaunes à Marseille, le 8 décembre 2018. Celle-ci avait été touchée d’un tir de lanceur de balle de défense (LBD), alors qu’elle était sortie plus tôt qu’à l’habitude de son travail et allait chercher à manger avec son copain à proximité de la rue Saint-Ferréol, avant d’être rouée de coups de pied et de matraque, entourée pour une douzaine de policiers. Elle avait été admise aux urgences dans la foulée, avec un traumatisme crânien et facial direct et des vomissements, et était restée hospitalisée onze jours. Mais par deux fois, une ordonnance de non-lieu avait été rendue, faute d’identifier les auteurs des coups.