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  • Le travail d’une vie d’Edmond Barrial, au Musée d’art brut de Montpellier

    Le travail d’une vie d’Edmond Barrial, au Musée d’art brut de Montpellier

    Edmond Barrial travaille dans les mines jusqu’à l’âge de 47 ans. De sa retraite jusqu’à sa mort en 2012, cet homme handicapé produit dans l’ombre une œuvre aujourd’hui reconnue par une institution muséale. Un récit qui entre dans l’histoire impressionnante de l’art brut. Exposer son travail est une fierté pour Franck Martin, directeur de l’établissement, qui raconte une découverte presque fortuite. Ce qui le frappe immédiatement, c’est à la fois la dureté du parcours de vie du créateur et la puissance formelle de son travail, réalisé en totale autonomie, hors de tout circuit artistique. Les sculptures sont longtemps restées invisibles, oubliées dans un grenier, transmises de proches en proches, sans valorisation ni appréciation. « Ça aurait pu finir à la poubelle ou chez des brocanteurs pour trois francs six sous », souligne le directeur. Pire encore : « Si personne ne les avait prises, elles auraient été brûlées. Une partie l’a déjà été. »

    Aujourd’hui, une centaine de pièces sont conservées, et une quarantaine sont présentées au public. Des figurines en bois de châtaignier campées sur leurs socles comme des sentinelles. On peut observer des visages aux traits simplifiés, aux yeux exorbités et aux proportions approximatives. Entre autres un soldat en uniforme, poitrine bombée, fusil en bandoulière. Une femme au visage rose vif tenant un seau et un panier, silhouette rigide. Le bois reste souvent brut. On y voit encore les stries du couteau, le grain du châtaignier. Mais le créateur y ajoute des touches de peinture, du rouge éclatant sur un visage, bleu nuit sur un uniforme, jaune d’or sur une couronne ou une coiffe. Comme si ces couleurs signalaient un costume ou une identité. Issu d’un milieu populaire extrêmement dur qu’est la mine et marqué par la maladie et l’invalidité, Edmond Barrial vivait reclus dans un hameau cévenol et travaillait dehors, sans regard extérieur. Il correspond à la définition historique de l’art brut telle que l’a formulée Jean Dubuffet, créateur du terme, pour qui ces créations sont des ouvrages réalisés par des personnes indemnes de culture artistique.

    Isolement et influences populaires

    Pour le directeur, le sculpteur ne créait pas pour être vu. « Il s’est sorti de sa maladie grâce à ça. Quand il n’y avait plus de travail, il a créé. » Son œuvre devient une forme de reconstruction personnelle, presque une échappée face à l’angoisse, à l’isolement et à une vie marquée par la fermeture de la mine. L’histoire raconte qu’il travailla dans la solitude complète jusqu’à sa mort, dans un hameau à population très restreinte. Et pourtant, ses références à Charlie Chaplin, aux nains de Blanche-Neige, à Ben Hur ou à d’autres figures du cinéma populaire sont omniprésentes. « Dans ces villages, il y avait des cinémas en plein air. Il a dû les voir puis recréer », explique le directeur. Entre l’absence supposée de culture et ces influences très visibles, une contradiction se dessine, qui rend l’œuvre d’Edmond Barrial particulièrement fascinante.

    Cette exposition arrive à un moment charnière pour l’art brut. « Ces créateurs “purs”, totalement en dehors des circuits, deviennent extrêmement rares », souligne le directeur. Avec la démocratisation culturelle, Internet, la psychiatrie moderne, il est presque impossible aujourd’hui de créer dans l’ignorance totale du monde de l’art. Edmond Barrial appartient à une génération qui disparaît. Ces autodidactes absolus, coupés de tout, pour qui la création était une nécessité vitale et non un choix esthétique. Reconnaître son œuvre posthume, c’est préserver un pan entier de l’histoire de l’art du XXe siècle. Celui des marges, de ceux qui créaient sans savoir qu’ils faisaient de l’art.

  • Le Pôle 13 prend son envol à Saint Victoret

    Le Pôle 13 prend son envol à Saint Victoret

    Le pilotage est assuré par les membres de la Commission des jeunes du comité des BdR avec le président Patrick Fara à la tour de contrôle… Voilà une belle rampe de lancement pour les plus talentueux.

    Un constat s’impose à l’occasion de cette première, les éducateurs ont reconnu que ces jeunes ont mis du cœur à l’ouvrage, se montrant appliqués et réceptifs. Autour du président et du secrétaire général Georges Gauthier, les responsables de la commission des jeunes Yasmine Manessour, Régis Montjo et Anthony Linares, de nombreux éducateurs qui tout au long de la saison cultivent ses talents dans leurs écoles de boules : Claude Barbi (B. Pelivan), Yves Fouque (B. Batarelle), Sébastien Testard (Boul. Ciotadens), Ludovic Roulet (PT Miramas), Christophe Tolla (B. Aixoise), Manu Molina (B.Barquaise), Modeste Santiago et Patrick Linares. Signe que nombreux sont ces responsables qui se mobilisent pour mettre en avant et développer au mieux le sport bouliste chez les jeunes.

    Après le département c’est au tour de la région de passer par les installations de la Boule Diplomate pour une session de travail qui s’est déroulée en début de semaine. « Ils sont une douzaine… Six sont absents », nous déclare Cintia Cantiget la responsable de l’institution qui participait ce lundi à une séquence entraînement orchestrée par les dirigeants du Pôle Jeune Région Sud.

    Composition du Pôle Jeunes Région Sud : Cintia Cantiget (CTFR Région) – Emmanuel et Jean-Paul Goffoz, Michel Garrigos (83), Antoine Sciortino (06), Xavier Ber (04) et Gilles Regent (84).

    Il est évident qu’en traversant ces deux collectifs, on y croise de jeunes garçons et filles, des minimes aux juniors, qui peuvent avoir un bel avenir au royaume des intégrales. La liste serait bien longue et loin d’être exhaustive, mieux vaut donc s’abstenir d’en communiquer.

    En attendant une information a son importance, le CRT présentera une équipe dans chaque catégorie à l’occasion du Crédit Mutuel La Marseillaise des jeunes le vendredi 3 juillet, au parc Borély.

  • Jeu provençal : Guidicelli conserve son titre

    Jeu provençal : Guidicelli conserve son titre

    Quel départ en fanfare pour Anthony Kerfah. Après une victoire au Grand prix de La Ciotat, une demi-finale, il y a quinze jours à La Valette, le nouveau pensionnaire de Mouans-Sartoux a confirmé sa grande forme actuelle et sa soif de victoire après une saison 2025 écourtée par une opération du genou. Il a porté sa grande contribution à la victoire avec son coéquipier et ami Max Guidicelli déjà vainqueur en 2025 avec Marc Cognard.

    On affichait complet pour ce régional. 128 doublettes et non des moindres. Un plateau relevé mais les premières surprises ne tardent pas à arriver. C’est ainsi que l’on enregistre les défaites prématurées du champion de France Juan Lopez et Enzo Paolucci face aux Port-de-Boucains Marc De Riu et Patrick Bellusci, et de Philippe Stievenart et Alain Valdés sous les couleurs Tropézienne face au duo de Plan-de-Cuques rodé aux dures batailles Michel Propos et Jean Marc Gillot.

    Dans le même temps Marc Cognard tenant du titre et Jean-Michel Puccinelli subissent la loi de la doublette de Puyricard Jean Pierre Bossy, Gilles Grimaldier.

    Au fil des tours les meilleures équipes se dégagent avec tout de même encore quelques accrocs pour certains prétendants comme Martin Torres et Claude Gosselin battus par les joueurs de la Boule de Lure Georges Sarrazin-Romain Cournac.

    Dans le dernier, on retrouve le haut du panier avec pas moins de quatre champions de France (Tony Lucchesi, Anthony Kerfah, Kévin Onde et Jean-Louis Flores l’ancien.

    Le joueur de la Boule Pertuisienne a encore prouvé qu’il demeurait une valeur sûre. Avec Sébastien Floret de retour à la compétition, ils ont réalisé un parcours plus qu’honorable en s’inclinant à une porte de la finale face aux futurs lauréats.

    Coup de chapeau également à l’équipe venue de Beauvoisin dans le Gard Gaëtan Parella, Fabrice Jullian éliminés en demi-finale par Kévin Onde et Tony Lucchesi.

    La finale d’un excellent niveau a confirmé la grande forme de Anthony Kerfah et la régularité de Max Guidicelli à l’appoint. Un doublé n’est jamais anodin et nous laisserons le mot de la fin à ce dernier ravi de cette performance et de la prestation d’ensemble de l’équipe. « Anthony a été impressionnant pendant deux jours. Il revient comme un boulet de canon et il n’a plus d’appréhension par rapport à son genou. Songez qu’il a frappé triple.au moins à dix reprises dans cette compétition. Nous avons été homogènes en jouant 4 à 6 boules par mène. Anthony et Kévin ont pourtant fait du beau jeu en finale. » Un Guidicelli qui a contribué grandement à la victoire en ouvrant les mènes..

    Rendez-vous est pris pour la prochaine étape les 7 et 8 mars aux Madets.

  • Jeu provençal : les lauriers à Domenge-Soeng, le trophée à Bentahar -Ventre

    Jeu provençal : les lauriers à Domenge-Soeng, le trophée à Bentahar -Ventre

    Le week-end était chargé pour les boulistes, plus particulièrement adeptes de la longue distance, avec une épreuve du super challenge à St-Martin-de-Crau (voir page précédente) et ce Challenge du maire qui se déroulait au Rove.

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’épreuve au caractère régional n’aura pas fait d’ombre au concours qui s’est déroulé au pays de la brousse.

    Le temps d’enregistrer les 82 doublettes inscrites, un laps de temps durant lequel va souffler un vent de panique. Faute à un problème informatique, surtout un dysfonctionnement dans le système mis en place, peut sembler récurrent et qui pose quelques tracasseries au graphiqueur. Force est de constater que ce programme mis en place par la haute instance, connaît et traverse des zones qui ne sont pas appropriées !

    Après la journée de samedi, au cours de laquelle, 74 des engagés sont restés sur le bord de la route, ou se sont relancés dans la consolante, huit de ces binômes se sont retrouvés le lendemain pour aborder la phase active. Entrer dans l’emballage final. On note que sur la route des quarts les formations des Trenca, Mouka, Anginoni et le toujours performant Michel Santi vont rester sur le bord de la route.

    Les demi-finales vont nous permettre de suivre deux explications bien passionnantes et attractives avec un suspense qui ne sera point ménagé. À l’image de cette mène qui sera en fait la dernière. Alors que son équipe est en retard de deux points, on pourrait penser même à trois, car la famille Gazelle est maître de la situation. Il faut un « Exploit » avec un grand « E » de Karim Bentahar, lequel dans un trou de souris va frapper la boule adverse pour porter quatre points à son actif et se hisser en finale. Battue sur le fil, la famille Gazelle n’a toutefois pas démérité…

    Dans l’autre demi-finale, les joueurs de l’Étoile Septèmoise vont prendre un départ chaotique, avant de prendre le meilleur. Beaucoup d’application dans les deux formations. Olivier Domenge possède un avantage au score (10-9) quand sur un tir victorieux il porte trois points à son actif.

    Dans la foulée, le dernier acte sera de moindre qualité, Karim Bentahar et Georges Ventre, les sociétaires de la Boule Dorée, vont perdre de leur superbe se montrer moins brillant, et ainsi laisseront leurs adversaires cueillir les lauriers d’un succès mérité. Toutefois leur statut de joueurs groupés leur permet de remporter le magnifique trophée remis par le maire du Rove Paul Sabatino.

    Fiche Technique

    Quarts de finale

    1) Bentahar bat Patrick Trenca- Noël Blanc à 6

    2) Domenge bat Nadir Moka-Hubert Mallet à 8

    3) Gazelle bat Franck Anginoni-Pascal Petrini à 4

    4) Groubon bat Michel Santi-Thierry Hassini à 7

    Demi-finales

    Bentahar bat Francis et Nicolas Gazelle

    Evol. Score : 0-4 / 2-4 / 5-4 / 6-4 / 6-7 / 6-8 / 9-8 / 9-9 / 9-11 / 13-11

    Domenge bat Gaëtan Groubon – Daniel Jamarkozian

    Evol. Score : 2-0 / 4-0 / 4-3 / N / 4-5 / 4-7 / 7-7 / 10-7 / 10-9 / 13-9

    Finale

    Olivier Domenge – Soeng Yuthi battent Karim Bentahar – Georges Ventre 13 à 4

    Evol. du Score : 0-5 // 0-7 // 4-7 // 4-8 // 4 -12 // 4-13

  • [Portrait] Jeu provençal : Jean-Louis Flores : l’exemple à suivre

    [Portrait] Jeu provençal : Jean-Louis Flores : l’exemple à suivre

    Jean-Louis Flores réunit tous ces critères et il a traversé les décennies avec toujours la même passion « j’ai commencé à 17 ans, aujourd’hui j’en ai 65 ».

    Près d’un demi-siècle à arborer les terrains de boules avec des victoires de prestige (champion de France en 2006 (Blasco/Valdés), Martigues, Pertuis, Volx, Mouans-Sartoux, finaliste du Midi Libre et bien d’autres, mais aussi des grosses déceptions comme ces deux finales du Provençal perdues consécutivement (1992/1993) au Palais des Sports (toujours Blasco/Valdes). « La première contre Mussi, Calvez, Bonifay nous sommes passés à côté de notre finale, mais la seconde face à Cortes, Benoît Gonin, Massoni il y avait la place de gagner. Malheureusement nous n’avons pas saisi notre chance (11-13). »

    Des souvenirs plein la tête pour le Pertuisien fidèle à son club de cœur : « Depuis ma jeunesse je suis licencié à Pertuis. J’ai juste fait une pause il y a deux ans en signant à Mouans-Sartoux. »

    Dimanche à Saint-Martin-de-Crau Jean Louis a démontré combien il est encore compétitif en atteignant le dernier carré avec Sébastien Floret.

    Quand on lui pose la question sur le secret de sa longévité et surtout cette régularité au poste de tireur, il répond immédiatement « il faut toujours avoir cette flamme. Si un jour elle s’éteint il vaut mieux ranger les boules. Tiré c’est un plaisir, j’ai pratiquement toujours fait le tireur de tête sauf avec Alain Valdés notamment lors de notre titre de champion de France en 2006. Avouez qu’il y a pire. Et puis le jeu Provençal est un plaisir (comme la pétanque) autant le partager avec des personnes que l’on apprécie. J’ai toujours privilégié la fidélité (Blasco, Valdés, Poujol, Floret, Carbo). L’homogénéité est un facteur prépondérant.

    Ma devise est simple : Il faut tout faire pour gagner mais pas n’importe quoi. »

    Ancien grand footballeur (il a joué à Martigues en D2) Jean-Louis Flores a toujours allié talent, sportivité, science du jeu que ce soit dans les deux disciplines. C’est le sceau de la classe d’un gentleman.

  • Marseille-Cassis : un nouveau partenaire entre dans la course

    Marseille-Cassis : un nouveau partenaire entre dans la course

    Ils se lanceront en direction de Cassis, après avoir emprunté la célèbre route de La Gineste.

    À l’aube du lancement de cette nouvelle édition et de l’ouverture prochaine des inscriptions en mars, Marseille-Cassis « est fier » d’annoncer un partenariat inédit avec le groupe de protection sociale et patrimoniale, AG2R La Mondiale.

    Pour une durée de 3 ans, l’événement portera le nom officiel de Marseille-Cassis – AG2R La Mondiale.

  • États-Unis : la Coupe du monde en zone de turbulences

    États-Unis : la Coupe du monde en zone de turbulences

    La prochaine Coupe du Monde de football est programmée du 11 juin au 19 juillet dans trois pays, Canada, Mexique et États-Unis. Mais, à quatre mois du coup d’envoi, plusieurs incidents viennent perturber les derniers préparatifs d’une compétition déjà mise à mal par le durcissement des conditions d’entrée aux États-Unis décrétées par l’administration de Donald Trump.

    Au Mexique, après la mort de Nemesio Oseguera, chef d’un puissant cartel, des émeutes ont semé le trouble dans la ville de Guadalajara, qui doit accueillir deux barrages et quatre matches de la Coupe du Monde. Néanmoins, selon la presse mexicaine, « des accords devraient être trouvés pour assurer le bon déroulé des rencontres » à Guadalajara, mais aussi à Mexico et Monterrey, autres villes hôtes.

    L’ICE de la discorde

    Si, du côté du Mexique, les autorités affichent une certaine confiance, au nord du Rio Grande, quatre sites, Miami, Kansas city, New Jersey et Foxborough, sont plus pessimistes. Les trois premiers, où sont prévues 21 rencontres, dont la finale de la Coupe du Monde, dénoncent le retard dans les aides à la sécurité promises par Donald Trump.

    D’après le Guardian, les représentants de ces sites ont déclaré « qu’ils attendaient toujours que les fonds fédéraux soient versés. Ils ont exprimé leur inquiétude quant au fait que ce retard pourrait nuire à la planification et à la préparation de la Coupe du monde ».

    Ces fonds, d’un montant de 625 millions de dollars, ont été promis en juillet dernier par le président des États-Unis. Ils sont destinés au financement de la sécurité des sites devant accueillir les rencontres et les fans zones. Mais, depuis une dizaine de jours, un shutdown provoqué par des dissensions entre Démocrates et Républicains, concernant les agences gouvernementales susceptibles d’assurer la sécurité, bloque tout. Notamment parce que la tristement célèbre ICE (agence anti-immigration) fait partie des structures susceptibles d’être mobilisées.

    Kansas city, New Jersey et Miami ne remettent pas en cause leur capacité à organiser les rencontres. En revanche, les trois sites menacent de ne pas ouvrir les fans zones si l’argent ne leur est pas rapidement versé.

    C’est du côté de Fowborough que la situation est plus tendue. La ville, située dans la banlieue de Boston, menace carrément de refuser d’accueillir les sept matches qui sont programmés dans l’antre des New England Patriots. D’après le quotidien L’équipe, les élus de la cité devaient recevoir 7,8 millions de dollars devant financer le coût de la sécurité dans et aux abords du stade. « Ce n’est pas la responsabilité de la ville », a déclaré Bill Yukna, président du conseil municipal de Foxborough, selon des propos relayés par Bloomberg. La ville ne compte que 18 000 habitants et a menacé, faute d’accord, de ne pas accorder à la FIFA la licence nécessaire pour la tenue d’un match de football professionnel.

    Parmi les sept matches programmés dans l’enceinte du Stade Gilette, il y a celui de l’équipe de France contre le Norvège, le 26 juin. Les Bleus doivent également y disputer un match de préparation.

  • Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Quand on demande à Stan Karwat ce qui caractérise le gardien de but, sa réponse est simple. « C’est le seul joueur dans une équipe qui n’a pas le droit à l’erreur ».

    Celui qui a gardé la cage de Nîmes et Martigues, entre autres, dans sa longue carrière, connaît le rôle sur le bout des doigts. Des terrains de Tomaszow, sa ville natale en Pologne, jusqu’à Beauvais, il a croisé Fabien Barthez, « c’était un de ses tout premiers matches avec Toulouse, j’ai deviné qu’il ferait une belle carrière », ou encore Grégory Coupet, « avec qui nous échangeons souvent sur le métier ».

    Pour lui, la clé numéro 1 que doit avoir un gardien de but pour réussir, « c’est sa capacité à faire le minimum de boulettes. Et, surtout, d’être en mesure de gérer en un laps de temps le plus court possible une qualité de données avant de prendre sa décision ».

    Lorsqu’il a vu Geronimo Rulli dans le but marseillais, « j’ai tout de suite senti le joueur fait pour l’OM, comme l’a été avant lui Steve Mandanda. Il ne commet pas, ou très peu, de faute, il accélère le jeu et fait vivre le ballon ». Et le fait qu’il ait arrêté cinq penalties consécutivement la saison dernière ? « C’est un bonus ».

    Derrière le champion du Monde argentin, le Néerlandais Jeffrey de Lange attend. « C’est une excellente doublure. Mais son style n’est pas comparable. Il est dans le rôle du second. Celui qui doit attendre son tour en étant toujours très fort. Mais pour le poste de gardien, le titulaire doit être sûr d’avoir la confiance absolue de son entraîneur, de ses coéquipiers et, surtout à Marseille, des supporters ! »

    Mauvais timing

    Or, depuis l’échec en Trophée des Champions, Geronimo Rulli connaît un passage à vide. « Il a fait quelques erreurs de main qui ont coûté des points. Personnellement, si j’avais dû le diriger, je ne serai pas revenu sur ça. Il sait très bien ce qu’il n’a pas réussi. Ressasser les erreurs, ce n’est pas bon pour la confiance », insiste Stan Karwat.

    Quant au fait de donner des rôles, le Fosséen d’adoption n’est pas trop fan. « Quand un gardien est titulaire, il doit jouer tout le temps ! La doublure connaît son rôle. Elle est là en cas de blessure ou de suspension. C’est pourquoi j’estime que c’est une erreur que Geronimo Rulli ne soit pas dans le but en Coupe de France. »

    Il sait bien que ce n’est pas facile à vivre. Aussi bien pour l’entraîneur, qui doit gérer les espoirs du numéro 2 et faire en sorte que son numéro 1 soit toujours au top niveau de sa confiance, que pour les deux joueurs concernés. « Le numéro 2 reste dans son rôle. Montre ses qualités à l’entraînement. Sachant que son statut reste le même. Aussi longtemps que le numéro 1 est irréprochable. »

    L’entraîneur se base sur ce qui se passe en sélection nationale. « J’ai beaucoup discuté avec Grégory Coupet, qui a longtemps vécu dans l’ombre de Fabien Barthez en équipe de France. Avant d’avoir enfin sa chance. Nous avons la même philosophie à ce sujet », souligne-t-il.

    Quand la saison débute, surtout avec deux nouveaux joueurs au poste, comme ce fut le cas à l’arrivée de Roberto De Zerbi, « l’entraîneur doit être clair et fixer les rôles de chacun. à ce poste, c’est dangereux de mettre de la concurrence. Car cela amène le doute. Et le doute provoque la perte de confiance. L’entraîneur doit donc se montrer ferme et s’interdire de modifier la hiérarchie, si la situation ne le justifie pas. »

    Ainsi, quand Geronimo s’est mis à douter, l’erreur de Roberto De Zerbi a été de ne pas le protéger. « Il aurait dû jouer les deux tours de Coupe de France, cela l’aurait aidé à retrouver une certaine confiance. » Par ailleurs, ne pas le titulariser au Parc des Princes face au PSG, parce que Jeffrey de Lange avait réussi deux matches sans erreurs contre Bayeux et Rennes, a eu un double effet pervers. Il a fait perdre sa confiance au Néerlandais, qui a encaissé cinq buts, et fait un peu plus gamberger celui qui aurait dû rester le numéro 1 indiscutable.

    « Un gardien de but, c’est un peu comme un super ordinateur qui doit analyser en une fraction de seconde un maximum d’éléments. Prendre les informations sur le placement des attaquants adverses. Savoir où sont ses défenseurs. Où il se situe par rapport au but. Choisir une réponse ciblée et être capable d’anticiper ce que va faire le porteur du ballon », détaille Stan Karwat. Selon lui, « Geronimo Rulli a toujours ces capacités en lui. Il a juste besoin d’un signal de la part de son entraîneur qui lui montre qu’il a toujours confiance en lui. C’est comme cela qu’il réveillera ses qualités ».

    Et s’il a un conseil à donner à Habib Beye ? « Qu’il soit ferme dans son choix et clair dans son soutien au gardien titulaire. C’est comme cela qu’il en obtiendra le meilleur.  »

  • [Entretien] Nika Kovac : « 20 millions de femmes en Europe n’ont pas accès à l’IVG »

    [Entretien] Nika Kovac : « 20 millions de femmes en Europe n’ont pas accès à l’IVG »

    La Marseillaise : Vous êtes la coordinatrice du mouvement citoyen « My voice, my choice ». En quoi consiste ce mouvement ?

    Nika Kovac : My Voice, My Choice [ma voix, mon choix, Ndlr.] est une initiative citoyenne qui appelle à une réponse concrète de l’Union européenne sur l’inégal accès à l’avortement. Le cœur de ce mouvement My Voice, My Choice vient d’un simple constat : l’accès facile et sans danger à l’avortement est une question de santé publique qui ne devrait pas dépendre de son code postal, de ses revenus ou de la politique. L’idée m’est venue en 2022, après que la Cour suprême des états-Unis a aboli la jurisprudence Roe v. Wade [qui garantissait l’avortement au niveau fédéral, Ndlr.]. Je vivais à New York à ce moment et j’ai vu comment des droits pouvaient être repris en une seule nuit. Je ne voulais que ce qu’il s’est passé alors arrive en Europe. Avec mon équipe, on a décidé que la protection de l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) ne pouvait pas être qu’un combat national. Il y a, en ce moment, plus de 20 millions de femmes en Europe qui n’ont pas un vrai accès à un avortement sans danger. Et parce que nous croyons que le changement vient des mobilisations démocratiques, nous avons décidé d’utiliser le seul outil disponible pour les citoyens européens : l’intiative citoyenne européenne.

    Aujourd’hui, la Commission européenne va se prononcer sur votre initiative citoyenne pour permettre l’accès à l’avortement. Pouvez-vous détailler ce texte ?

    N.K. : Notre proposition ne pourrait pas changer les lois nationales sur l’IVG. Nous demandons la création d’un mécanisme de financement européen qui pourrait aider les états qui aident à avorter, les femmes qui ne peuvent pas y avoir accès dans leur propre pays. Si une femme doit voyager , elle ne devrait pas supporter le poids financier de cette opération seule.

    Ces deux dernières années, plus de 1,2 million de citoyens ont signé cette initiative. C’est un nombre très important. Le parlement européen a d’ailleurs examiné cette proposition et l’a soutenue avec une large majorité. Ce qui a commencé comme une idée est devenu une très large mobilisation féministe à travers l’UE. Le vote d’aujourd’hui n’est donc pas juste sur une question technique, mais de savoir si la Commission européenne respecte le processus qu’elle invite les citoyens à utiliser et si elle est prête a agir quand la santé et la vie des femmes est en danger.

    Pourquoi cette initiative est-elle nécessaire ?

    N.K. : Parce que la santé et la vie des femmes sont en danger à cause de manques d’accès à la santé sexuelle et reproductive de base. Prenez la Pologne, après une abolition presque totale de l’IVG en 2020, des femmes comme Izabela sont mortes car les médecins avaient peur de réaliser un avortement, par crainte d’être criminalisés. Aujourd’hui, les Polonaises voyagent à l’étranger pour avoir accès à ces soins. Elles dépendent des ONG, certaines commandent des pillules abortives en ligne parce qu’elles n’ont pas d’autre choix. En ce moment, il y a Lela, enceinte de 15 semaines, avec un diabète de type 1 qui vomit du sang et qui voit sa santé se détériorer, qui demande un avortement pour sauver sa vie qu’on lui refuse. Et ça se passe aujourd’hui. Ou encore en Croatie, où Mirela Avajda portait un enfant avec une tumeur. L’avortement est légal dans son pays, mais on lui a quand même refusé l’opération et elle a dû se rendre en Slovénie, à ses frais, pour être avortée. La loi existe, l’accès non. Regardez en Italie. L’IVG est autorisé depuis 1994, mais 70 à 80% des médecins sont objecteurs de conscience [peuvent refuser de pratiquer l’avortement, Ndlr.]. Donc l’accès dépend de là où vous habitez. C’est pour ça que cette initiative est importante, elle pourrait créer un filet de securité pour aider ces femmes et leur éviter souffrances et anxiétés. C’est une petite proposition légale qui pourrait faire la différence entre la vie et la mort pour certaines femmes. Ce n’est pas optionnel, c’est nécessaire.

    Il y a une montée des mouvements conservateurs et en particulier anti-avortement, en Europe et dans le monde. Cela vous inquiète-t-il ?

    N.K. : Oui, nous devrions être tous concernés. Car nous savons que quand la politique va vers l’autoritarisme, ce sont les corps des femmes qui deviennent le premier champ de bataille. Faire de ce monde un endroit plus juste et plus solidaire est donc la seule façon de protéger les droits que nous avons.

  • La Région Sud dévoile deux initiatives à l’intention du secteur agricole

    La Région Sud dévoile deux initiatives à l’intention du secteur agricole

    Le renouvellement des générations constitue un enjeu majeur pour l’agriculture, en des temps particulièrement difficiles pour ses filières, accablées par les accords de libre-échange et les politiques d’abattage concernant la dermatose nodulaire. C’est pourquoi, pour favoriser l’attrait des professions agricoles et poursuivre l’accélération de la transition écologique, la Région Sud a annoncé, lundi au Salon de l’agriculture, deux initiatives.

    La première, le prêt d’honneur régional, vise à renforcer les projets agricoles dès leur lancement. Sans intérêt ni garantie personnelle, il permet aux porteurs de projets de consolider leurs fonds propres et de sécuriser leur installation ou la reprise d’une exploitation. D’un montant compris entre 5 000 et 30 000 euros, il facilite l’accès au financement bancaire et crédibilise les démarches auprès des partenaires financiers. Particulièrement pensé pour les jeunes agriculteurs, il contribue à la transmission des exploitations.

    Dans la région française comptant le plus grand nombre d’exploitations agricoles biologiques (5 042 exploitations certifiées ou en conversion, ce qui représente 36% de la surface agricole utilisée [SAU] régionale), la seconde, le Plan bio régional 2026-2028, s’inscrit dans la logique des évolutions du marché et des attentes des consommateurs. Il s’articule autour de trois priorités : stimuler la demande et renforcer la consommation de produits biologiques, consolider et développer des filières biologiques résilientes, et accompagner les opérateurs face aux enjeux sociétaux et environnementaux.