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  • Meublés touristiques : quatre investisseurs jugés

    Meublés touristiques : quatre investisseurs jugés

    La Ville a assigné pour lundi, devant la juridiction civile, quatre importants propriétaires investisseurs qui exploitent des meublés touristiques sans autorisation préalable. Si un renvoi est demandé par certains, ce baptême judiciaire inaugural entend adresser un message de fermeté et obtenir le retour à la location classique de 33 meublés sous la pression de lourdes amendes civiles.

    Contrôlés par les agents de la nouvelle brigade municipale de la direction du logement, les premiers assignés n’ont pas demandé d’autorisation préalable de changement d’usage. Ce ne sont pas les seuls, puisque la Ville de Marseille estime que 6 220 des 12 937 meublés touristiques ne sont pas en règle.

    Au premier rang des assignés, Vincent Challier, un chirurgien de Périgueux qui se vantait d’être en flagrant délit dans le magazine « Complément d’enquête », avec 14 meublés en infraction au 30, rue Thiers (1er). On trouve ensuite l’investisseur Mehdi Guenouni pour ses neuf meublés exploités au 31, rue Barthélémy (1er). Il expliquera peut-être au juge comment ses travaux de décloisonnement, la semaine dernière, ont réussi à déstructurer les 3e et 4e étages, au point d’être l’objet d’un arrêté de mise en sécurité, procédure urgente. Autre investisseur assigné, un juge du tribunal de commerce pour deux « cabanons » sur l’anse de Malmousque et quatre meublés, rue Sainte-Françoise au Panier, trois autres rue Consolat. Et, enfin, un couple pour un meublé non déclaré et de surcroît dans un immeuble également en péril, rue Vacon.

    La Ville entend demander au juge civil d’enjoindre ces quatre propriétaires à remettre tous ces logements en location classique sous astreinte de 3 000 euros par jour de retard et ce dans un délai de deux mois.

  • #DisMoiPourquoi les poissons ne se noient-ils pas ?

    La très grande majorité des poissons possèdent des branchies qui permettent de respirer dans l’eau. Tout comme nos poumons avec l’air, les branchies permettent de capter le dioxygène (O2) et de rejeter le dioxyde de carbone (CO2), mais dans l’eau. Les branchies ne fonctionnent que dans l’eau, tout comme nos poumons ne fonctionnent que dans l’air. C’est pour ça que les poissons ne se noient pas dans la mer, tout comme nous, les humains, ne nous étouffons pas dans l’air. »

    Christophe Lejeusne, enseignant-chercheur à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (CNRS, IRD)

  • #DisMoiPourquoi les poissons ne se noient-ils pas ?

    #DisMoiPourquoi les poissons ne se noient-ils pas ?

    La très grande majorité des poissons possèdent des branchies qui permettent de respirer dans l’eau. Tout comme nos poumons avec l’air, les branchies permettent de capter le dioxygène (O2) et de rejeter le dioxyde de carbone (CO2), mais dans l’eau. Les branchies ne fonctionnent que dans l’eau, tout comme nos poumons ne fonctionnent que dans l’air. C’est pour ça que les poissons ne se noient pas dans la mer, tout comme nous, les humains, ne nous étouffons pas dans l’air. »

    Christophe Lejeusne, enseignant-chercheur à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (CNRS, IRD)

  • Mouvement associatif : les bénévoles prennent leur devenir en main

    Onze octobre. Le Mouvement associatif, qui regroupe plus de 600 000 associations sur le territoire national, a appelé à une mobilisation générale face à une crise « sans précédent » : financements sabrés, « risque de disparition », avec une chute de 41% des subventions en 15 ans et 54% d’associations en difficulté de trésorerie, selon le Mouvement associatif. « Il est important de se soulever, même un peu tard, car beaucoup d’associations ferment et sont dans le dur. Il est urgent de se demander comment on agit et comment on se saisit de cet élan pour ne rien lâcher. Un mot d’ordre circule déjà, celui de dire : on ne lâchera rien, rapporte Sandra Castebrunet, déléguée régionale pour le Mouvement associatif. Il faut se demander : comment saisir cette envie de grand rassemblement ? » À Marseille, ce sont 300 personnes qui se sont rassemblées sous l’ombrière pour que le statut de bénévoles soit légitimité et réclamer une reconnaissance du travail associatif. « On ne peut pas continuer à être considérés comme non indispensables où être vus comme des associations consommatrices de subventions. Il y a un enjeu à faire connaître le large spectre des associations, il faut que les politiques s’emparent de cette vision, quel que soit le bord politique », ajoute Sandra Castebrunet, qui admet que l’avenir politique et financier reste une « crainte » pour les associations. L’action, inédite, a trouvé son écho dans les communes alentour. À Venelles, commune proche d’Aix, six associations se sont jointes à l’appel du Mouvement associatif. « Les associations sont un lieu d’échange, de démocratie, de lien social : c’est le maintient de tout cela qui se joue actuellement, rapporte Michel Bianco, co-référent de l’association Carrefour Citoyen. Ce sont des enjeux qui font partie des questions politiques au sens large. »

  • Mouvement associatif : les bénévoles prennent leur devenir en main

    Mouvement associatif : les bénévoles prennent leur devenir en main

    Onze octobre. Le Mouvement associatif, qui regroupe plus de 600 000 associations sur le territoire national, a appelé à une mobilisation générale face à une crise « sans précédent » : financements sabrés, « risque de disparition », avec une chute de 41% des subventions en 15 ans et 54% d’associations en difficulté de trésorerie, selon le Mouvement associatif. « Il est important de se soulever, même un peu tard, car beaucoup d’associations ferment et sont dans le dur. Il est urgent de se demander comment on agit et comment on se saisit de cet élan pour ne rien lâcher. Un mot d’ordre circule déjà, celui de dire : on ne lâchera rien, rapporte Sandra Castebrunet, déléguée régionale pour le Mouvement associatif. Il faut se demander : comment saisir cette envie de grand rassemblement ? » À Marseille, ce sont 300 personnes qui se sont rassemblées sous l’ombrière pour que le statut de bénévoles soit légitimité et réclamer une reconnaissance du travail associatif. « On ne peut pas continuer à être considérés comme non indispensables où être vus comme des associations consommatrices de subventions. Il y a un enjeu à faire connaître le large spectre des associations, il faut que les politiques s’emparent de cette vision, quel que soit le bord politique », ajoute Sandra Castebrunet, qui admet que l’avenir politique et financier reste une « crainte » pour les associations. L’action, inédite, a trouvé son écho dans les communes alentour. À Venelles, commune proche d’Aix, six associations se sont jointes à l’appel du Mouvement associatif. « Les associations sont un lieu d’échange, de démocratie, de lien social : c’est le maintient de tout cela qui se joue actuellement, rapporte Michel Bianco, co-référent de l’association Carrefour Citoyen. Ce sont des enjeux qui font partie des questions politiques au sens large. »

  • Les marionnettes suivent le fil des Bouches-du-Rhône

    Avec les marionnettes portées par les comédiens Abdul Haq Haqjoo et Farhad Yaqubi, ce mercredi sur la scène du Théâtre le Comoedia d’Aubagne, l’histoire de l’Afghanistan s’anime pour l’ouverture de la 12e édition du festival En Ribambelle !.

    Réfugiés de leur pays natal à Marseille en 2021, ils narrent dans Marjan, le dernier lion d’Afghanistan, leur rencontre avec l’ancien gardien du zoo de Kaboul, où se trouvait ce fauve, « offert par l’Allemagne en 1978 », qui « fut témoin des bouleversements successifs de son pays et, aujourd’hui, le symbole du courage du peuple afghan ».

    Visible aussi le 15 novembre à l’Espace Gérard-Philipe de Port-Saint-Louis-du-Rhône, et le 22 novembre à l’Espace Robert-Hossein, à Grans, ce spectacle illustre le déclic de paysages mentaux offert par la marionnette et l’objet, leitmotiv du programme jusqu’au 29 novembre. Sur de nombreuses scènes du département, 22 propositions où ces arts « se mêleront à la danse, au théâtre, au clown », au premier rang desquelles Magnéééétique Face B, du 18 au 20 octobre au Théâtre Massalia, où une « comédienne-clown » répare les cœurs avec humour et poésie à partir de cassettes audio. Du côté des Salins, à Martigues, A vue mêlera cirque, arts plastiques et théâtre. Un spectacle qui éprouve les rétines et les âmes, en piste les 16 et 17 octobre. En Ribambelle ! ouvrira les imaginaires et même les lieux, se délocalisant du 19 au 21 octobre dans le bassin du J4, à Marseille, pour un ballet sur l’eau, Mizu, porté par une marionnettiste, sa créature de glace et une danseuse.

  • Les marionnettes suivent le fil des Bouches-du-Rhône

    Les marionnettes suivent le fil des Bouches-du-Rhône

    Avec les marionnettes portées par les comédiens Abdul Haq Haqjoo et Farhad Yaqubi, ce mercredi sur la scène du Théâtre le Comoedia d’Aubagne, l’histoire de l’Afghanistan s’anime pour l’ouverture de la 12e édition du festival En Ribambelle !.

    Réfugiés de leur pays natal à Marseille en 2021, ils narrent dans Marjan, le dernier lion d’Afghanistan, leur rencontre avec l’ancien gardien du zoo de Kaboul, où se trouvait ce fauve, « offert par l’Allemagne en 1978 », qui « fut témoin des bouleversements successifs de son pays et, aujourd’hui, le symbole du courage du peuple afghan ».

    Des arts mêlés

    Visible aussi le 15 novembre à l’Espace Gérard-Philipe de Port-Saint-Louis-du-Rhône, et le 22 novembre à l’Espace Robert-Hossein, à Grans, ce spectacle illustre le déclic de paysages mentaux offert par la marionnette et l’objet, leitmotiv du programme jusqu’au 29 novembre. Sur de nombreuses scènes du département, 22 propositions où ces arts « se mêleront à la danse, au théâtre, au clown », au premier rang desquelles Magnéééétique Face B, du 18 au 20 octobre au Théâtre Massalia, où une « comédienne-clown » répare les cœurs avec humour et poésie à partir de cassettes audio. Du côté des Salins, à Martigues, A vue mêlera cirque, arts plastiques et théâtre. Un spectacle qui éprouve les rétines et les âmes, en piste les 16 et 17 octobre. En Ribambelle ! ouvrira les imaginaires et même les lieux, se délocalisant du 19 au 21 octobre dans le bassin du J4, à Marseille, pour un ballet sur l’eau, Mizu, porté par une marionnettiste, sa créature de glace et une danseuse.

    P.A.
  • À Lambesc, ils dénoncent un « massacre » écologique

    Laura Mouly découvre le projet au détour d’une randonnée dans les collines de Cazan : plus de 20 000 panneaux photovoltaïques devraient occuper une dizaine d’hectares de cette zone. Lors d’une réunion publique tenue ce samedi 11 octobre, la lanceuse d’alerte, membre du Collectif de défense des Collines a longuement présenté les « incohérences » de ce projet privé, porté par la société Silversun Roquerousse « mais derrière laquelle se cachent deux entités : la Silversun lambescaine et l’entreprise lyonnaise Oxynergie », précise Laura Mouly. À commencer par son installation dans une zone classée Natura 2000, zone d’intérêt national d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEF) et bénéficiaire de deux plans nationaux d’action pour protéger deux espèces sur cette zone. « Ce serait un véritable massacre », pointe, dans la foule, René, un « vieux » chasseur lambescain. Plusieurs points sur la manière dont le projet a été déployé ont été dénoncés par le Collectif. Notamment « l’absence de transparence et de concertation » et une enquête publique « biaisée » et « peu visible ». « Qui a participé à cette enquête ? Les élus de la municipalité de Lambesc, leur famille, le personnel de la maison familiale et rurale Garachon. Certains élus ont été jusqu’à poster deux, voire trois fois le même avis », dénonce Laura Mouly. Des descriptions « trompeuses », selon le collectif, apparaissent elles aussi dans l’étude d’impact. Entre autres, le site, décrit comme une « friche ferroviaire », a été « totalement renaturé ». « Notre patrimoine naturel va être saccagé », s’inquiète Laura Mouly. Le non-respect de la prévention contre le risque incendie, présenté par un ancien professionnel du nettoyage après-sinistre et le risque qu’aurait ce projet pour plusieurs espèces de la zone par un ornithologue indépendant ont également été inscrits à l’ordre du jour de la réunion publique. Le Collectif, qui précise ne pas être contre le photovoltaïque mais opposé à son émergence sur ces lieux, a présenté, en fin de réunion, un projet alternatif : installer des panneaux photovoltaïques non exploités sur les zones agricoles et d’activités. Sollicitée, la société Silversun n’a pas pris connaissance de nos questions.

  • À Lambesc, ils dénoncent un « massacre » écologique

    À Lambesc, ils dénoncent un « massacre » écologique

    Laura Mouly découvre le projet au détour d’une randonnée dans les collines de Cazan : plus de 20 000 panneaux photovoltaïques devraient occuper une dizaine d’hectares de cette zone. Lors d’une réunion publique tenue ce samedi 11 octobre, la lanceuse d’alerte, membre du Collectif de défense des Collines a longuement présenté les « incohérences » de ce projet privé, porté par la société Silversun Roquerousse « mais derrière laquelle se cachent deux entités : la Silversun lambescaine et l’entreprise lyonnaise Oxynergie », précise Laura Mouly. À commencer par son installation dans une zone classée Natura 2000, zone d’intérêt national d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEF) et bénéficiaire de deux plans nationaux d’action pour protéger deux espèces sur cette zone. « Ce serait un véritable massacre », pointe, dans la foule, René, un « vieux » chasseur lambescain. Plusieurs points sur la manière dont le projet a été déployé ont été dénoncés par le Collectif. Notamment « l’absence de transparence et de concertation » et une enquête publique « biaisée » et « peu visible ». « Qui a participé à cette enquête ? Les élus de la municipalité de Lambesc, leur famille, le personnel de la maison familiale et rurale Garachon. Certains élus ont été jusqu’à poster deux, voire trois fois le même avis », dénonce Laura Mouly. Des descriptions « trompeuses », selon le collectif, apparaissent elles aussi dans l’étude d’impact. Entre autres, le site, décrit comme une « friche ferroviaire », a été « totalement renaturé ». « Notre patrimoine naturel va être saccagé », s’inquiète Laura Mouly. Le non-respect de la prévention contre le risque incendie, présenté par un ancien professionnel du nettoyage après-sinistre et le risque qu’aurait ce projet pour plusieurs espèces de la zone par un ornithologue indépendant ont également été inscrits à l’ordre du jour de la réunion publique. Le Collectif, qui précise ne pas être contre le photovoltaïque mais opposé à son émergence sur ces lieux, a présenté, en fin de réunion, un projet alternatif : installer des panneaux photovoltaïques non exploités sur les zones agricoles et d’activités. Sollicitée, la société Silversun n’a pas pris connaissance de nos questions.

  • [Entretien] Magali Menut : « Rompre le silence, c’est mettre un équilibre en péril »

    La Marseillaise : Au vu des affaires dont elle a souffert, quelle a été la prise de conscience de l’Église ?

    Magali Menut : Ça a débuté avec le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), en 2019. À partir de là, l’Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr) a été créée, dédiée aux mineurs. Une somme est proposée à la victime, ainsi que d’autres démarches de réparation (rencontre avec l’évêque, lettre de reconnaissance…). Il y a aussi la Commission reconnaissance et réparation (CRR), qui travaille avec les congrégations, mais toutes ne sont pas tenues d’en faire partie. Le celebret numérique [sorte de carte d’identité pour prêtre, Ndlr] a aussi vu le jour. Il est relié à un registre et un prêtre condamné en justice, ou restreint pour certains motifs, peut être reconnu à l’aide d’un QR code. Il y a aussi le tribunal pénal canonique national (TPCN), créé en 2022, pour délocaliser et éviter des conflits d’intérêts. Enfin, les évêques et les parquets ont signé plus de 80 protocoles. Ça permet au procureur de se saisir rapidement d’un dossier lié à l’Église.

    Comment expliquer les mécanismes du silence dans l’Église ?

    M.M. : Ce n’est pas le fait d’un groupe particulier, mais d’une société entière qui a fermé les yeux sur ces horreurs. L’Église est dans un temps de la société. Le mouvement « MeToo » a devancé les scandales, mais a aussi permis de s’y préparer. On est toujours à un moment T de l’histoire et le silence n’était pas que dans l’Église, mais dans la société dans son ensemble. Un enfant qui parlait n’était écouté dans aucune sphère. Ensuite, l’Église, comme les familles croyantes, pensait à tort que les enfants ne comprenaient pas ce qu’il se passait et oubliaient, notamment en ce qui concerne des actes qui les dépassent. Et puis la paix sociale était plus importante que la parole de l’enfant. Des personnes craignaient que le fait de parler les pénalise socialement, que le diocèse ferme leur commerce, par exemple.

    Pourquoi est-il si difficile de parler pour les victimes ?

    M.M. : Il y a l’amnésie traumatique, un mécanisme de survie, qui implique que la personne ne sait pas ce qu’il se passe en elle, mais le ressent. Un jour, elle sort de cette amnésie pour entrer dans la mémoire traumatique. Elle vit alors avec des souvenirs fragmentés, des réminiscences, jour et nuit. Elle revit le viol ou l’agression à l’identique. Nombre de personnes restent dans l’amnésie traumatique. Rompre le silence, c’est mettre en péril un équilibre difficile à trouver. On ne veut pas briser l’innocence des enfants, culpabiliser son entourage, donc on ne parle pas. Et puis, il y a le transfert de culpabilité. La victime a honte vis-à-vis de sa famille, de ses valeurs. Certains pensent qu’ils sont maudits de Dieu. C’est monstrueux, car ils se retrouvent privés de l’accès à leur foi. Notre travail est de leur permettre de retrouver leur place dans l’Église et dans la société.