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  • À Aix, il y aura quatre candidats au second tour

    À Aix, il y aura quatre candidats au second tour

    Le paysage n’a pas bougé depuis dimanche soir dernier. Dans la capitale de la Provence, quatre candidats se maintiennent au second tour. En première position, Sophie Joissains (UDI), maire sortante, a raflé 39,41% des suffrages exprimés. « Nous avons remporté la majorité sur 100 bureaux, sur 101. Tous les Aixois se sont sentis concernés par cette liste et représentés par les élus de la majorité municipale », se félicitait, encore ce jeudi soir, la maire sortante, au cours d’un dernier meeting de campagne. Ce soir-là, le maire sortant, bénéficie d’ailleurs du soutien d’une dizaine de maires, réélus ou fraîchement élus au premier tour. À près de vingt points derrière elle, au premier tour, se plaçait Marc Pena(20,15%), (PS), à la tête d’une union des forces de gauche et écologistes, d’ailleurs seule liste de gauche à se maintenir au second tour. Pour autant, le candidat, dans l’opposition municipale depuis six ans, croit toujours pourvoir « être aux manettes » d’Aix-en-Provence, dès lundi et faire basculer la ville de droite à gauche. « 20% ça a l’air d’être beaucoup mais ce n’est rien si le taux de participation augmente un peu », lançait Marc Pena au Palais des Congrès mercredi soir, date d’un avant-dernier meeting de campagne. S’il envisage d’une part d’aller chercher les voix des votants absents au premier tour, le candidat de gauche espère aussi récupérer les bulletins de ceux qui ont pu voter pour la liste LFI, menée par Julie Boronad, éliminée au premier tour avec 8% des voix et celles de Mounir Ben Ammar, candidat à la tête de la liste Révolution écologique pour le vivant, qui a obtenu 4,72% des voix.

    Objectif, ramasser des voix

    Pour rappel, à l’issue du premier tour, la liste LFI, a tendu la main à Marc Pena pour un « accord d’union », répondant à l’urgence de construire « un front antifasciste face à une extrême droite à l’offensive dans notre ville », informaient les colistiers de Julie Boronad. Proposition refusée par le candidat de gauche, qui estime que la proposition relevait d’une fusion « technique ». Sans explicitement appeler à voter pour le candidat de gauche, LFI affirme une position « très claire » : « Au deuxième tour, pas une voix pour l’extrême droite, pas une voix pour la droite, pas une voix pour Madame Joissains. » De façon plus limpide, Marc Pena peut néanmoins compter sur le soutien de Mounir Ben Ammar, lequel appelle ses électeurs à « se mobiliser massivement en faveur de la liste conduite par Marc Pena ». Mounir Ben Ammar a publiquement affiché son soutien lors des deux derniers meetings tenus par la liste Pena, ces mercredi et jeudi. À l’extrême droite de l’échiquier cette fois-ci, Jean-Louis Geiger, candidat RN, tient la troisième position. « Nous espérons au second tour améliorer notre score de deux ou trois points, pour arriver ainsi avoir 7-8 élus au conseil municipal. C’est un ancrage net de nos mouvements dans le paysage politique aixois puisqu’au soir du premier tour nous sommes la troisième force politique de la ville », estimait le candidat, lors d’une conférence de presse jeudi. Puis en quatrième position, Philippe Klein, qui fait 11,80% des voix, a fait le choix de se maintenir pour le second tour. Dans nos colonnes, mardi dernier, le candidat rappelait que « ces 12% que je représente sont 30% de ceux qui ont voté Joissains, ce n’est pas rien ». Verdict, dimanche soir.

  • À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    Faire rempart contre l’extrême droite. C’est le but premier de la fusion annoncée ce lundi par le candidat de gauche, Jean-Pierre Squillari avec la liste de Giovanni Schipani (DVC). Une décision qui pourrait bien faire basculer le destin de la ville dimanche soir… Alors que Joëlle Melin (RN) est arrivée en tête du premier tour avec 24,94% des voix, talonnée par le maire LR sortant Gérard Gazay qui a rassemblé 24,83% des suffrages, il s’agit pour la tête de liste de l’union de gauche de « chasser Gérard Gazay de la maison et d’empêcher que Joëlle Melin y rentre », expliquait-il dans nos colonnes. Huit colistiers de la ligne « Aubagne mérite mieux » l’ont donc rejoint. « Un rassemblement naturel puisque nous avons le même langage », insistait Jean-Pierre Squillari.

    À ceux qui déplorent une « alliance contre nature », Giovanni Schipani estime dans un communiqué que « cette formule est commode, mais elle ne résiste pas aux faits ». « J’ai échangé et rencontré l’ensemble des équipes politiques locales depuis plus de trois ans. J’ai construit des relations de travail et de respect », estime-t-il, mettant l’accent sur « des proximités programmatiques » avec la liste de gauche, sur « des engagements prioritaires pour Aubagne ».

    Un programme partagé

    Reconnaissant avoir reçu des sollicitations de colistiers de Joëlle Melin, il a fait le choix d’ouvrir des discussions avec les équipes de Jean-Pierre Squillari et de Mohammed Salem (DVC), martèle-t-il et avoir travaillé au-delà d’une simple « fusion technique ». De son côté, Mohammed Salem qui a totalisé 6,6% des voix au premier tour a apporté son soutien au maire sortant. Mais certains de ses colistiers sont tout de même allés au soutien de la nouvelle liste fusionnée comme Yohann Otokpa présent au meeting de ce jeudi à la salle du Bras d’Or.

    Arrêt du bétonnage à tout crin, renouveau du centre-ville avec la construction d’une halle ou le soutien local au pouvoir d’achat font partie de propositions sur lesquelles se sont rassemblés les deux candidats de la gauche et du centre. Tous les deux sont également favorables à la tenue de tables rondes avec les commerçants pour contrer la fermeture des magasins et attirer de nouvelles enseignes à Aubagne. À noter que Jean-Pierre Squillari défend également la réhabilitation totale de la piscine du Bras d’Or pour en faire un vrai pôle aquatique couplé avec l’aménagement d’un parc urbain.

    Une campagne
    tout azimut

    Au cours d’une dernière journée de campagne, les militants des deux équipes ont mis le paquet, et se sont retrouvés ce vendredi matin devant les commerces de Valriant et de Camp major, pour poursuivre devant plusieurs boulangeries du centre-ville, puis devant les écoles de la Pérussonne, Marie Mauron, Antide Boyer et Nelson Mandela avant de terminer avec un porte-à-porte géant dans le centre-ville.

    Dans le cadre de cette triangulaire, il s’agissait ces derniers jours d’aller également à la pêche aux abstentionnistes quand un Aubagnais sur quatre ne s’est finalement pas rendu aux urnes au premier tour.

    « Battre à la fois le RN et raccompagner Gérard Gazay à son domicile est à portée de vote » estimait vendredi Jean-Pierre Squillari, assurant que « celles et ceux qui nous rejoignent sont de plus en plus nombreux chaque jour ». Giovanni Schipani martèle : « Notre union n’est en aucun cas une adhésion mais le choix de la raison. » Puis prudent, le candidat divers centre appelle à la mobilisation. « Chaque voix comptera pour transformer l’essai car rien n’est gagné », considère-t-il.

  • À Martigues, la gauche en bonne posture

    À Martigues, la gauche en bonne posture

    C’est une triangulaire qui se présente aux électeurs martégaux dimanche 22 mars. Le maire sortant Gaby Charroux (PCF), meneur d’une liste d’union de la gauche et citoyenne (Pour Martigues !) est arrivé en tête du 1er tour à Martigues avec 35,71% des voix, talonné par le député RN Emmanuel Fouquart, à 28%, suivi de Jean-Luc Di Maria (LR) et sa liste (DVD) Un avenir pour Martigues.

    Dès l’annonce des résultats, l’élément perçu par les différents candidats comme décisif à l’approche du second tour est celui de l’abstention, avec 42,41% des inscrits qui ne se sont pas allés voter. « Depuis lundi matin, on est en contact avec tous ceux qui n’ont pas voté pour leur demander de cette fois ne pas oublier […] » évoquait Gaby Charroux dans son entretien avec La Marseillaise du 19/03. Le candidat de droite Jean-Luc Di Maria en a tiré la conclusion qu’« une grande partie des électeurs ne croient plus en la politique telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui » dans sa vidéo de mardi justifiant son maintien au second tour.

    Outre l’abstention, la mobilisation des électeurs des listes éliminées est également au centre du jeu. Particulièrement pour ceux du Collectif citoyen martégal qui a réalisé un score de 7,90 %, et d’une partie de ceux d’Anne-Marie Sudry (GRS), qui était alliée à Thierry Boissin, candidat d’Emmanuel Macron aux législatives de 2022.

    La clé du report de voix favorable

    Le report de voix pourrait être favorable au candidat en tête du classement, même en considérant une marge d’erreur. Les 1 603 voix du Collectif citoyen martégal pourraient ainsi compléter les 7 249 voix de Gaby Charroux au premier tour, pour atteindre les 8 883 voix que le candidat de la gauche avait récolté au 1er tour en 2020, en pleine période covid. Les abstentionnistes compteront pour approcher le plus haut score de quelque 12 911 voix atteint au second tour des municipales de 2014, marqué par une abstention de 33%. Du reste, cette année-là, le RN et Jean-Luc Di Maria avaient réalisé des résultats similaires à ceux du premier tour en 2026. En 2014, au second tour, le RN comptait 5 073 voix, contre 4 076 pour J.-L. Di Maria, à comparer aux 5 684 (RN) et 5 144 (J-L D.M) respectivement récoltés au 1er tour de 2026.

    L’élément de bascule recherché est celui de l’électorat progressiste en recherche d’unité de son offre, traditionnellement plus mobilisateur au second tour. Pour rappel, lors des élections législatives de 2024, les plus récentes, le candidat du Nouveau Front populaire Pierre Dharréville (PCF) offrait une spectaculaire poussée au second tour à Martigues, passant de 8 600 voix à 11 065, soit à opposer aux 10 243 voix d’Emmanuel Fouquart (RN) qui ne récoltait que 1 037 de plus au second tour.

    Un large soutien à gauche

    Le maire sortant dispose d’autres atouts. Comme l’unanimité des soutiens à gauche avec le PCF, PS, EELV (au départ partie prenante du Collectif Citoyen), L’après, Debout !, Place Publique, Génération Écologie. Unanimité sauf la France insoumise, dont le communiqué du 19 mars indique que « l’époque n’est plus à donner des consignes de votes », mais que « pas une voix ne doit aller au RN, aucun bulletin ne doit se porter sur les listes qui propagent le rejet de l’autre et le recul social ». Du reste, le monde syndical s’est clairement positionné avec le soutien de l’Union locale CGT et des syndicats des agents territoriaux de la Ville et du complexe pétrochimique de Lavéra. «  Quand Kem One ou Total étaient menacés, c’est Gaby Charroux qui était là en dehors des élections » rappelait Daniel Bretonès de l’UL CGT mardi. Un élu allié des luttes, particulièrement pour l’hôpital de Martigues : « Sans lui pas de rendez-vous en préfecture, ni d’interpellation à l’ARS » souligne le syndicaliste. La triangulaire révèle, au fond, un duel entre deux mondes.

  • À Roquevaire, Hélène Spinelli et la gauche ont un sérieux défi à relever

    À Roquevaire, Hélène Spinelli et la gauche ont un sérieux défi à relever

    Hélène Spinelli (DVG) est arrivée en tête du premier tour dimanche dernier avec 38,06 % des voix. Derrière elle, Éric Bouillé (DVC) est deuxième avec 25,71 %, suivi de Marie-France Bertin (UDR) avec 18,88% et de Judith Dossemont (DVD) avec 17,35 %. Une quadrangulaire s’annonçait donc à l’issue du premier tour. Mais une fusion a été actée entre les listes d’Éric Bouillé, Mieux vivre Roquevaire, et de Judith Dossemont, Roquevaire avenir.

    En additionnant les voix du premier tour, la fusion permet théoriquement aux candidats arrivés en deuxième et quatrième positions de totaliser 43,06 % des voix… La candidate de gauche, en tête au premier tour, se retrouverait à présent en ballotage défavorable. Hélène Spinelli qui se dit « sereine » compte sur les abstentionnistes et ses voix de réserve pour maintenir la mairie à gauche. Mais le scrutin s’annonce serré.

  • Référendum sur la justice 

    Référendum sur la justice 

    Des tests techniques de consensus. Voilà ce qui pourrait définir les élections italiennes de ce dimanche. Le sujet est extrêmement sensible : la réforme judiciaire. L’enjeu est la modification de trois piliers constitutionnels : la séparation des professions, les juges et les procureurs ayant des rôles et des parcours différents dès leur entrée dans la magistrature ; deux Conseils supérieurs de la magistrature distincts, l’un pour les juges et l’autre pour les procureurs ; la sélection des membres du Conseil supérieur de la magistrature, tirés au sort parmi les magistrats afin d’éviter toute influence extérieure ; et la Haute Cour disciplinaire, une nouvelle juridiction extérieure aux deux Conseils supérieurs de la magistrature, chargée de juger les infractions disciplinaires commises par les magistrats.

    En me bouchant le nez, je voterai « non ». Malgré ma position sur l’époque « Mani Pulite », qui a balayé une classe politique d’une envergure bien supérieure à l’actuelle, mais gangrenée par la corruption. Mon sentiment d’injustice découlait de la méthode employée : l’instrumentalisation du droit pour le changement politique, le recours facile à la détention provisoire et à l’incarcération. Je ne m’attarderai pas ici sur la série de suicides survenue durant cette période, ni sur la campagne médiatique si peu scrupuleuse qu’elle est allée jusqu’à filmer d’anciennes personnalités influentes en prison. Un pilori. Et une image restée gravée dans l’histoire : des gens jetant des pièces de monnaie sur Bettino Craxi à sa sortie de l’hôtel Raphael à Rome. J’étais convaincue, et malheureusement les faits m’ont donné raison, que les révolutions, les vraies, celles qui touchent les consciences, ne se consomment pas dans les tribunaux. D’ailleurs, à quoi ressemble la politique italienne depuis ? De Berlusconi aux « grillini » (Mouvement Cinq Étoiles), nous avons assisté et assistons encore à une décadence incontrôlée.

    Un encadrement des pouvoirs de l’appareil judiciaire, trop souvent lié par des relations d’amitié ou de parti-pris qui nuisent à la justice, est nécessaire. Mais pas à l’heure actuelle, ni dans le climat que nous connaissons. Car, le jeu est clair, l’objectif de ces fascistes déguisés en libéraux qui gouvernent l’Italie est de s’attaquer à la Constitution. Celle-ci les dérange profondément, avec leurs décrets sécuritaires restreignant les libertés individuelles, leurs positions sur les migrants et toute une série de questions régissant les institutions.

    Mais le pire du spectacle qui nous est offert lors de ce référendum réside dans le niveau du débat. Au-delà de la propagande agressive que mène le gouvernement en exploitant l’actualité, l’ignorance règne en maître, à travers des comportements, des paroles et des actes qui témoignent d’un niveau bien en deçà de la médiocrité. Cette approche a également contaminé le camp adverse, qui s’adresse à un électorat considéré comme une clientèle de café du commerce sensible aux plaisanteries faciles.

    En bref, je voterai « non » car je ne fais pas confiance à ceux qui gouvernent l’Italie. Leur conception de la justice se manifeste dans le nombre croissant de mineurs détenus en prison, dans la répression brutale, dans les centres de détention, dans les expulsions vers l’Albanie, où plus de 800 millions d’euros ont été investis pour transférer environ 200 personnes, dans un contexte hors de tout cadre constitutionnel et où le pouvoir judiciaire est intervenu à plusieurs reprises.

    Est-ce là leur justice ?

    Michel Foucault écrivait : « Les institutions judiciaires ne sont pas faites pour protéger la société, mais pour donner une forme légale au pouvoir. »

    Et je ne veux pas qu’ils instrumentalisent un référendum pour manipuler le cadre des normes constitutionnelles. Voulez-vous leur donner un « permis de tuer » nos libertés ? Non !

    Journaliste
    et romancière, Stefania Nardini vit entre Naples
    et Rome

  • Au procès des bébés congelés, la cause des décès fait débat entre experts

    Au procès des bébés congelés, la cause des décès fait débat entre experts

    Les deux nourrissons retrouvés en 2022 dans le congélateur d’Aurélie S. sont-ils décédés accidentellement ? Là est tout l’enjeu des auditions de ce vendredi 20 mars, deuxième jour du procès devant la cour d’assises d’Avignon.

    Car l’accusée assure que l’un d’eux, pour lequel elle a fait un déni de grossesse, était mort-né et que l’autre est décédé suite à une chute dans les escaliers.

    Ont notamment été entendus dans la matinée des médecins qui ont réalisés les expertises médicales. Dans les deux cas, des tests dits de flottaison réalisés sur les poumons des enfants prouvent qu’ils ont respiré après la naissance et que les petites filles étaient donc « viables ».

    Pour le décès du premier-né, surnommé Ange ou X2, les avis des experts médicaux divergent. Celui-ci aurait vécu plusieurs jours. Le Dr Ben Slima estime que les blessures constatées sont imputables à des traumatismes liés à la naissance « sans assistance médicale ». Le Dr Ali Meddeb, lui, estime que la chute décrite par l’accusée ne correspond pas aux blessures. Tandis que le Dr Garnier, qui a réalisé des analyses supplémentaires, estime que les lésions sont dues à des traumatismes ultérieurs à la naissance, possiblement imputables à une chute. L’hypothèse d’une « fausse route » alimentaire est aussi évoquée, du lait maternel ayant été retrouvé dans la trachée, ce qui pourrait être lié à un traumatisme crânien. Mais chacun explique qu’un cerveau de nourrisson est particulièrement fragile et que les années de congélation, puis la décongélation de 48 heures, compliquent les analyses. Des avis divergents pointés par l’avocate de la défense, Charlotte Bres.

    Pour la deuxième, surnommée Allya ou X1, dont le cordon ombilical était encore attaché ainsi que le placenta, cette dernière serait décédée quelques heures après sa naissance et aurait également pu vivre « avec une assistance médicale adéquate », confirment les experts. Un décès qui serait dû « à un accouchement difficile », assure la défense. Si des traces de THC (le principe actif du cannabis) ont été retrouvées chez les deux bébés, dues à une consommation pendant la grossesse, l’analyse toxicologique précise que ce n’est pas compatible avec un décès dû à une intoxication.

    Les autres filles d’Aurélie S. entendus dans l’après-midi, n’ont rien vu venir pour le deuxième enfant. Quant au premier, la mère leur a assuré qu’il avait adopté par « un couple belge ».

  • Des seconds tours incertains dans le Nord du département

    Des seconds tours incertains dans le Nord du département

    Noves

    Le second tour se jouera sans changement d’affiche : les quatre listes se maintiennent dans un contexte similaire. Laurent Fabre (DVG) en tête avec 33,19% des voix fait figure de favori dans la continuité de la municipalité sortante menée pendant 34 ans par Georges Jullien (DVG). Il devance Christian Rey (SE) (28,14%), ancien adjoint, déjà proche de remporter la mairie en 2020 (48%). En troisième position, Audrey Chikhaoui (RN) atteint 24,58% et peut peser sur l’issue du scrutin dans une commune où le RN avait recueilli 67,58% des voix lors au second tour des législatives 2024. L’ancien membre de majorité élu en 2020, Yvan Ginoux (DVC), avec 14,09%, semble plus éloigné de la victoire. Cette quadrangulaire se jouera sur la capacité des candidats à élargir leur électorat, dans un scrutin incertain avec 32,55% d’abstention au premier tour.

    Tarascon

    À Tarascon, un duel serré s’annonce entre le candidat du RN Alexandre Ducouret (45,56%), arrivé premier avec seulement 45 voix d’avance sur Fabien Bouillard (DVD), qui a obtenu 44,66% des suffrages. Ce dernier a été désigné comme successeur par le maire sortant, Lucien Limousin (DVD), dont il était le premier adjoint. L’autre candidature d’extrême droite était portée par Valérie Laupies (9,78%). Elle ne s’est pas qualifiée pour le second tour et n’a donné aucune consigne de votes. Cette semaine, les deux candidats se sont concentrés sur l’enjeu majeur du scrutin : mobiliser les 40,51% d’abstentionnistes et séduire les électeurs de Valérie Laupies.

    Châteaurenard

    Le second tour propose une triangulaire. Marcel Matel (DVC), maire sortant, bénéficie d’une avance très mince à l’issue de 1er tour : 30,14% contre 29,65% pour l’extrême droite représentée par Chantal Alex (RN). Vincent Lescot (DVD) reste en lice avec ses 16,15% et pourrait jouer un rôle déterminant selon les reports de voix qu’il captera, particulièrement celles de Jean-Marc Fontané (DVC), arrivé en 6e position avec 3,66% et qui lui a apporté son soutien. Christophe Dijon (DVD), en 4e position avec 16,5%, s’est retiré sans appel à voter et sans alliance. La liste divers gauche portée Christophe Thevenon (6,83%), éliminée, représente une réserve de voix à surveiller. Le scrutin sera donc marqué par une lutte serrée pour mobiliser ces électorats et les abstentionnistes.

  • À Gap, maire sortant et union de la gauche au coude-à-coude

    À Gap, maire sortant et union de la gauche au coude-à-coude

    Il est des scrutins sur lesquels il est bien difficile d’établir un pronostic. Et pour ceux qui en feraient un tomberaient juste, il y a fort à parier que la chance y soit pour beaucoup. C’est le cas à Gap, où la victoire finale va sans doute se jouer d’une courte tête. D’un côté, le maire sortant, Roger Didier (divers droite), en poste depuis 2007, s’avance en favori, mais en favori plus contesté que de coutume. Mis en ballotage avec 40.58% des voix au premier tour, il dispose d’une avance conséquente sur son premier concurrent Elie Cordier (26.91%). Seulement ce dernier a conclu en début de semaine une alliance avec Charlotte Kuentz, à la tête d’une liste citoyenne de gauche, arrivée troisième avec 18.68 % des voix. Regroupés sous la nouvelle bannière « Agir ensemble pour Gap », à eux deux ils égalisent à peu près le score de Roger Didier. Facteur décisif, le comportement des électeurs du candidat RN Raphaël Leroux, lui maintiendront-ils leur vote ou préféreront-ils choisir Roger Didier pour éviter une arrivée de la gauche ? Enfin, les 2,9 % des électeurs ayant choisi jacques Patron (LFI), réserve de voix mince mais potentiellement déterminante, vont certainement eux s’ajouter aux voix de gauche.

    L’expérience pour l’un, le renouveau pour les autres

    La gauche pourra-t-elle faire basculer ce qui est désormais un bastion de droite ? Ou, du moins, un bastion de Roger Didier, tant l’histoire récente de la ville paraît associée à la figure de l’édile en poste depuis 2007. Face à lui, l’alliance de gauche mise avant tout sur le besoin d’un « nouveau souffle pour la ville » et propose notamment une autre méthode, moins dirigiste selon eux, plus consultative. La question d’offrir des perspectives à une jeunesse bien souvent contrainte au départ une fois l’âge adulte atteint et de faire plus pour le monde associatif et culturel revient régulièrement dans les grandes lignes dessinées par Elie Cordier et l’équipe d’« Agir ensemble pour Gap. » Roger Didier lui met notamment en avant le bilan financier d’une ville dont il a réduit l’endettement. Il insiste aussi sur la préservation de la qualité de vie à laquelle sa municipalité affirme être parvenue, ainsi qu’une sécurité préservée. Là où l’équipe de gauche insiste sur le besoin de renouvellement et le manque d’écoute du maire sortant, ce dernier appuie plutôt sur la différence d’expérience entre lui et ses concurrents qu’il apparente à des « apprentis. »

  • Dans le 04, un second tour qui se joue à Digne et à Peyruis

    Dans le 04, un second tour qui se joue à Digne et à Peyruis

    Plus que deux candidats sur les quatre qualifiés restent en lice pour le second tour à Digne-les-Bains : Julien Di Benedetto, qui se dit « ni de droite, ni de gauche », mais espère séduire les deux électorats, et Gilles Chalvet, plus proche de la droite et président de l’UDI des Alpes-de-Haute-Provence. Sandra Raponi, présidente départementale des Républicains, sur la liste de Francis Kuhn avant qu’il ne se retire, a notamment appelé à voter pour Gilles Chalvet pour « faire barrage à l’extrême gauche, la Nupes, LFI et aux communistes », dont Julien Di Benedetto est pourtant très éloigné et n’a pas le soutien. C’est pour cette même raison que le très à droite Jean-Luc Brochier s’est retiré.

    La course pour les municipales et l’entre-deux-tours ont été pleins de rebondissements dans la ville préfecture, où la maire sortante DVG, Patricia Granet-Brunello, qui ne se représente pas, a appelé à voter Julien Di Benedetto au lieu de son premier adjoint Francis Kuhn à l’issue du premier tour « pour faire barrage à la droite ». Francis Kuhn s’est alors retiré du second tour, dénonçant une « trahison ».

    Une « union des droites »

    S’est donc produit ce que l’équipe de Julien Di Benedetto redoutait : une « union des droites face à eux ». Si le candidat avait pris beaucoup d’avance (40,7%) au premier tour face aux quatre candidats proches de la droite, les électeurs de ces derniers risquent de reporter leurs voix vers Gilles Chalvet.

    De nombreux électeurs de gauche se sont reportés vers Julien Di Benedetto au premier tour devant l’absence de la gauche du scrutin, mais se sont sentis trahis lorsque ce dernier a vanté les louanges de figures de la droite locale comme David Gehant (maire DVD de Forcalquier), qui le soutient, ou encore Camille Galtier (maire DVD de Manosque) lors de son meeting d’entre-deux-tours. Le PS s’est d’ailleurs désolidarisé du candidat jeudi à cause de sa « proximité avec la droite régionale ».

    Il y a beaucoup moins d’incertitudes à Peyruis, où Lila Desjardins (DVG menant une liste SE) est arrivée largement en tête du scrutin à 48% et où les deux autres candidats, le maire sortant Patrick Vivos (DVG menant une liste SE) et la candidate RN-UDR Aurélie Abeille, se maintiennent mais ont peu de chances de rattraper leur retard. La campagne a surtout tourné autour des investissements pour la commune.

  • À Gardanne, retour à gauche « difficile, mais possible »

    À Gardanne, retour à gauche « difficile, mais possible »

    Lors du premier tour de ces municipales, Hervé Granier, maire sortant (LR), est arrivé en tête avec 43,5% des suffrages, suivi de Jean-Marc La Piana (DVG), 36,4%, et Bruno Priouret (RN), 19,9%. Avec un taux d’abstention en 2026 de 43,76%, les électeurs sont plus nombreux à ne pas s’être déplacés qu’en 2014, où il avait atteint 36%. C’est dans cette réserve de quelque 7 000 abstentionnistes que les candidats entendent aller à la pêche aux voix.

    En 2020, la division de la gauche avait profité à Hervé Granier qui avait remporté les municipales avec un taux de 35,74% (2 580 voix). Et c’est en affichant une confiante sérénité que le maire sortant aborde le second. Il s’est estimé « très largement plébiscité au premier tour », alors que 665 voix le séparent de son adversaire à gauche. Le candidat de droite, en dépit de décisions de gestion contestables, a convaincu 4 091 électeurs, tandis que la liste Ensemble, changeons de cap pour Gardanne-Biver, réunissant un large spectre de personnalités à gauche et portée par Jean-Marc La Piana, a été créditée de 3 426 voix. C’est plutôt l’abstention qui semble avoir été profitable au maire sortant.

    Prendre soin

    « On sait qu’entre le 1er et le 2nd tour, il peut y avoir 5 à 10% d’écart de pourcentage de votes. Si cet écart nous est favorable, on peut gagner », ne désarme donc pas le docteur Jean-Marc La Piana. Le spécialiste des soins palliatifs, fondateur de la Maison, ami de Roger Meï, maire historique de Gardanne entre 1977 à 2020, a réussi l’exploit de réunir sous sa bannière toutes les sensibilités de gauche de Gardanne et Biver. Cette liste d’union n’a pas encore eu l’heur d’augurer un revirement de Gardanne-Biver vers sa gauche historique. Mais après la déception du premier tour, l’équipe a redoublé d’effort pour se lancer à la reconquête des électeurs. Cette liste offre la seule alternative à la droite et à l’extrême droite dans la commune. « C’est possible, a considéré le candidat, difficile, mais possible. » Pour Claude Jorda, élu communiste sortant, il n’y a pas d’autre option : « Nous avons besoin d’une ville protectrice et fraternelle. »

    Du côté du RN, « ça va se jouer entre M. Granier et moi » s’est avancé Bruno Priouret devant nos confrères de La Provence. Si l’extrême droite a connu une progression par rapport à 2014 où le candidat du Front national Clément Lepoittevin avait obtenu 15%, dépasser la barre des 20% ne semble ici heureusement pas aussi simple que son représentant l’imagine.