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  • Festival de la Méditerranée : des lycéens réalisateurs et jurés

    Festival de la Méditerranée : des lycéens réalisateurs et jurés

    Le Primed accorde une attention toute particulière aux jeunes. Deux projection-débats leur permettront d’échanger, en présence d’une journaliste de France Télévisions, sur la place de l’apprentissage de la langue arabe dans l’Éducation nationale avec le Film Mauvaise Langue de Jouar Nadi, et sur les violences sexuelles faites aux femmes avec La Promesse d’Imane de Nadia Zouaoui.

    Ce n’est pas tout. Parmi les douze prix qui seront décernés aux documentaires les plus remarqués, deux reposent entre les mains des lycéens. Le documentaire, qui arrive loin derrière le film dans la consommation des longs-métrages des jeunes, va donc être mis à l’honneur dans les classes de lycées. Au Mucem, le 4 décembre à 10h, le Prix des Jeunes de la Méditerranée récompensera une création parmi trois œuvres soumises à leurs réflexions et sensibilités. Ils seront de ces 3 000 jeunes de la région Sud, mais également du pourtour de la Méditerranée et du Canada, qui auront été émus ou déboussolés, et auront débattu et voté.

    Mais le festival de la Méditerranée en images ne se limite pas à les faire voyager dans des fictions réalistes d’ici et d’ailleurs. Il va plus loin et les fait se glisser dans la peau du réalisateur. Les 4 et 5 décembre, au Mucem et à l’Alcazar, ils rencontreront les réalisateurs en personne lors de deux masterclasses pour découvrir directement le métier et le processus de création qui en découle. Le Prix « Moi, citoyen méditerranéen » décernera ainsi sa seconde récompense le 5 décembre à 16h30 à l’Artplexe Canebière. Ces jeunes auront à convoquer leur imagination et créer un film personnel d’une minute, pour raconter si « Partir, voyager, se perdre ici ou ailleurs, ça vous tente ? ». De quoi conclure cette immersion dans la création documentaire en s’essayant soi-même à l’ouvrage.

  • Le festival du documentaire en route pour une 29e édition

    Le festival du documentaire en route pour une 29e édition

    Du 29 novembre au 6 décembre prochain, le Festival du PriMed (Prix international du documentaire et du reportage méditerranéen) lance à Marseille sa 29e édition. « Le but de ce festival est de mettre en avant des sujets sur la Méditerranée, d’actualité ou de mémoire – la mémoire qui éclaire le présent – et de poser le débat », pose Valérie Gerbault, déléguée générale du Centre méditerranéen de la communication audiovisuelle qui organise l’événement depuis 1995.

    Elle assure son succès en alimentant son réseau dans plus de 50 auprès de 50 pays du bassin méditerranéen. « Je viens tout juste de rentrer d’Egypte, où je parcourais tous les soirs trois à six heures de route pour changer de ville », souffle-t-elle. À ses côtés, Daphné Rozat gère la partie programmation des documentaires au Festival du film et forum international sur les droits humains. Elle présidera un jury de cette édition 2025, composé essentiellement de professionnels de l’audiovisuel, de réalisateurs et de journalistes.

    De part et d’autre de la Méditerranée

    Le PriMed, aussi nommé Festival de la Méditerranée en images, promet cette année un rendez-vous, au croisement de la création et de l’actualité. Cinq grands thèmes ont été mis à l’honneur. Leur gravité et leur lourdeur n’ôtent rien au regard fin et complexe qu’ont posé sur eux les réalisateurs.

    La question israélo-palestinienne est évidemment au programme. Ainsi dans Holding Liat, sur une famille dont un couple a été enlevé par le Hamas, qui se bat, pétrie de ses incertitudes et de perspectives politiques contradictoires. Ou encore dans Je suis la nuit en plein midi où il s’agit de penser comment « sortir de l’impasse pour des gens qui sont bloqués dans leurs vies et d’autres dans leur ville », détaille Valérie Gerbault. D’autres réalisateurs ont axé leurs créations sur les espoirs d’une jeunesse en mouvement, faisant le portrait d’une génération prête à tout comme dans Born to fight.

    Les luttes citoyennes ou environnementales auront également leur place, à l’image du travail de Laetizia Battaglia qui, toute sa vie, aura défié l’omerta, documentant les crimes de la mafia. Le Ciel au-dessus de Zenica interroge sur la manière de vivre lorsque l’atmosphère est obscurcie par la pollution des cokeries en Bosnie-Herzégovine.

    Le festival se propose enfin de dire la guerre autrement, en montrant l’espoir qui existe une seconde même avant l’instant fatidique. C’est un peintre kosovar qui survit au conflit armé en réalisant le portrait de son geôlier dans I Believe The Portrait Save Me… Le court-métrage aussi sera de la partie.

    20 films à voir à Marseille

    A l’Alcazar, à la mairie du 1er-7e, au Mucem ou à l’Artplexe Canebière, 20 projections gratuites auront lieu, en présence le plus souvent des réalisateurs. Valérie Gerbault y tient. Le dialogue est au cœur de ses objectifs. « On n’a pas de réponse à apporter aux problématiques, mais on veut montrer le regard que posent les documentaristes sur ces sujets méditerranéens et permettre de dialoguer avec le public, avec les réalisateurs. Vous savez que le documentaire est un point de vue, et justement, l’on peut ne pas être d’accord avec. C’est aussi ça », insiste-t-elle.

  • Budget participatif à Avignon : le vote pour les projets est ouvert

    Budget participatif à Avignon : le vote pour les projets est ouvert

    À partir de ce lundi 3 novembre, les Avignonnais peuvent voter pour les projets déposés dans le cadre du budget participatif de la municipalité d’Avignon.

    À l’issue d’une réunion tenue le jeudi 30 octobre en cité des Papes, 29 projets ont été retenus pour être soumis au vote des habitants. Ces propositions devaient répondre à plusieurs critères : relever des compétences de la Ville d’Avignon, être localisées sur le territoire communal, présenter un intérêt général (c’est-à-dire bénéficier à tous les Avignonnais), être cohérentes avec le projet municipal de la Ville, concerner des dépenses d’investissement et être techniquement réalisables, précise la municipalité sur le site internent dédié à la démarche.

    Et ce avec un coût estimé de réalisation qui doit être inférieur à 75 000 euros, même si des exceptions peuvent être faites. Le budget global de l’opération s’élevant à 1,5 million d’euros. « Globalement, on a pas mal de projets intéressants, avec notamment des propositions d’aménagements, ce qui n’est pas forcément ce que l’on souhaite, car ceux-ci ne concernent souvent que de petits bouts de rue, alors qu’il faudrait penser à des axes entiers, comme on le fait actuellement. Nous avons aussi reçu plusieurs projets portés par des parents de membres du conseil municipal des enfants, ce qui montre un bel engagement citoyen », confie éric Deshayes, adjoint au maire d’Avignon (Génération.s) délégué à la Ville citoyenne, démocratique et participative.

    Ruche à projets

    Parmi les projets candidats au financement, on retrouve notamment des demandes pour davantage de toilettes publiques dans l’espace urbain, ou encore l’installation d’un pendule de Foucault. Les projets retenus sont consultables sur le site internet dédié, mais seront également présentés par leurs porteurs lors de la « ruche à projets du budget participatif ».

    Ainsi, ce samedi 8 novembre, de 9h30 à 12h, une synthèse de chacun des 29 projets sera exposée à l’Hôtel de Ville d’Avignon, à travers des stands tenus par leurs porteurs. « Nous leur avons notamment fourni du matériel pour qu’ils puissent faire campagne », ajoute Éric Deshayes.

  • La Valette-du-Var : une journée autour de l’insertion professionnelle et de la santé mentale

    La Valette-du-Var : une journée autour de l’insertion professionnelle et de la santé mentale

    Retrouver le marché du travail lorsqu’on a subi une atteinte psychologique, éphémère ou durable, peut s’apparenter à un véritable parcours du combattant, dans un monde de l’entreprise qui sacrifie rarement la productivité sur l’autel de l’empathie.

    C’est pourquoi le Département du Var s’associe aux associations Axis et Ariane Méditerranée, qui favorisent l’insertion professionnelle et sociale des personnes vulnérables, pour organiser une journée d’échanges et de réflexion sur le thème « Santé mentale et insertion : quels leviers pour les professionnels ? » Elle aura lieu ce mardi, en salle Couros, à la Valette-du-Var, de 9h30 à 16h.

    Conférence et ateliers

    au programme

    Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’action « Centre de ressources » menée par le Département depuis 2024 et qui vise à articuler les enjeux de santé et d’insertion professionnelle, notamment pour les allocataires du RSA (revenu de solidarité active).

    Deux axes structurent cette démarche : d’un côté, la mise en place d’interventions auprès d’allocataires afin d’objectiver les questions de santé en lien avec le monde du travail dans un objectif de retour à l’emploi ; de l’autre, la sensibilisation des professionnels référents de parcours RSA sur les questions de santé.

    Cette journée a notamment pour but de rassembler l’ensemble des référents de parcours (DIRE, RIS, UTS et France Travail) autour de ces enjeux qui concernent une grande partie du public RSA, en croisant les regards d’experts et les diverses expériences de terrain, tout en découvrant des outils concrets pour renforcer l’accompagnement de l’insertion.

    Le matin aura lieu une conférence sur le thème « Relever, Rétablir, Réussir ». L’après-midi fera place à différents ateliers pratiques.

    Participation gratuite,
    infos au 04.94.92.86.86
    ou au 04.94.08.39.10.

  • Une entreprise éphémère pour aider 40 demandeurs d’emploi à Brignoles

    Une entreprise éphémère pour aider 40 demandeurs d’emploi à Brignoles

    Une initiative pour encourager le retour à l’emploi des chômeurs longue durée et/ou qui ont des difficultés à s’engager par elles mêmes sur le marché du travail (bénéficiaires du RSA, travailleurs handicapés, peu ou pas diplômés, ou seniors). Du 3 novembre au 5 décembre, 40 demandeurs d’emploi du territoire brignolais participent à l’opération « Entreprise éphémère », pilotée par la société de mission éponyme créée à Arles en 2015, avec le soutien de France Travail. Depuis son lancement, une cinquantaine d’opérations similaires ont été menées à travers le territoire national, dont sept dans le Var. En 2024, 395 demandeurs d’emploi ont bénéficié de ce dispositif.

    Le principe : réunir ces derniers au sein d’une structure fictive éphémère, encadrée par des coachs, autour de secteurs d’activité définis en amont avec les entreprises partenaires sur le territoire, et en adéquation avec les besoins répertoriés. « On ne produit rien, mais on appelle ça une mini-entreprise car on organise des groupes de demandeurs d’emploi par intérêt au service. Par exemple, il peut y avoir le service RH. Quand on y appartient, on va faire des simulations d’entretien. C’est comme une entreprise, avec ses différents services. Ils intègrent un cadre de travail proche de celui qu’ils pourraient avoir, ce qui permet d’illustrer l’interdépendance entre chacun, dans une entreprise comme dans la recherche d’emploi », détaille Maxime Mery, directeur des opérations des Entreprises éphémères.

    Rééquilibrer le rapport

    de force avec l’employeur

    à Brignoles, les métiers concernés sont ceux de la préparation de commande, chauffeur de bus, commis de cuisine et employés à domicile. « L’idée est d’articuler les besoins de main d’œuvre du territoire et le projet professionnel des personnes accompagnées. On a donc fait un gros travail en amont pour contacter les entreprises du territoire », précise Maxime Mery. Pour autant, les projets personnels de chacun ne sont pas laissés en jachère : « En parallèle, il y a tout le travail qui est fait sur le projet professionnel. Nous priorisons donc certains secteurs, mais chacun reste libre de son orientation. Pour ceux qui voudraient rester dans la voie choisie, nous permettons de gagner en autonomie sur la recherche d’emploi. On peut aussi mettre en relation avec des employeurs potentiels. Notre objectif est le retour à l’emploi, quel que soit le projet professionnel de la personne. »

    à la fin des cinq semaines, l’objectif est que ces demandeurs d’emplois rejoignent une structure partenaire, continuent de se former au métier découvert pendant cette période, ou bien s’orientent vers le secteur dans lequel ils se projetaient au préalable. Avec, jusque lors, un taux satisfaisant de 63% de réussite.

    Mais, derrière cela, l’objectif est également de faire changer la dynamique du marché du travail, en effaçant les mécanismes d’offre et de demande, ainsi que le profilage, trop souvent discriminant.

    « Le rapport de force est en faveur de l’entreprise. Et, dans ce cadre là, certains demandeurs d’emplois approchent l’entretien avec fébrilité. Notre combat est de faire en sorte de rééquilibrer, en faisant venir des entreprises partenaires qui partagent nos valeurs et en devenant leur tiers de confiance, car nous voyons l’évolution de chaque personne durant ces semaines de formation. Nous créons une ambiance bienveillante qui fait que les entreprises viennent à nous et sont reçues par les demandeurs d’emploi et pas l’inverse. Tous nos recrutements se font sans CV. Nous recrutons des personnes motivées, qui ont envie de s’insérer, des personnalités, pas des diplômes. Et, quand elle se déplace, l’entreprise le voit, et c’est cela qui, je crois, inspire confiance », conclut le directeur des opérations.

  • Toulon : la télémédecine se déploie dans les quartiers populaires

    Toulon : la télémédecine se déploie dans les quartiers populaires

    Dans les quartiers populaires, l’accès aux soins constitue un enjeu à la fois social et sanitaire. Face à la pénurie de médecins généralistes et spécialistes, la télémédecine apparaît comme une réponse accessible.

    « La Ville de Toulon accompagne et initie des projets permettant d’améliorer la présence médicale. Elle a d’ailleurs mis à disposition un local de l’ex-mairie annexe, dans le quartier de la Serinette, pour permettre à SOS Médecins de s’installer sur notre territoire proche du centre-ville », explique la deuxième adjointe, Geneviève Lévy.

    Pour répondre à l’urgence, la collectivité mise également sur le développement de la télémédecine de proximité. Ce dispositif permet de consulter un médecin à distance tout en bénéficiant d’un matériel de diagnostic adapté : tensiomètre, thermomètre, otoscope, stéthoscope électronique… Un infirmier accompagne les patients afin de garantir un suivi de qualité et une présence physique indispensable. « Nos échanges avec la Communauté professionnelle territoriale de santé de Toulon ont permis de mettre en avant cette possibilité de télémédecine, à la fois à l’est et à l’ouest de la ville », poursuit l’élue.

    Maison des services publics et Espace Beaucaire

    C’est dans cette optique que le conseil municipal du vendredi 24 octobre a approuvé la signature d’une convention de partenariat avec ce groupement de professionnels, dont l’objectif est d’améliorer l’organisation des prises en charge et l’accès aux soins pour l’ensemble de la population. En particulier les habitants de deux Quartiers prioritaires de la ville (QPV), situés à l’est et à l’ouest du Port du Levant.

    Des matinées de soins non programmés seront organisées sur ces deux sites. « Elles ont pour but de faciliter un accès rapide à un professionnel de santé via la téléconsultation, favoriser une prise en charge précoce. Mais aussi réduire les passages inappropriés aux urgences », détaille la municipalité.

    Pour soutenir cette initiative, la Ville met gracieusement à disposition des locaux à la Maison des Services Publics, à Sainte-Musse, et à l’Espace Beaucaire. Elle s’engage à promouvoir activement ce dispositif.

    La convention signée couvre une période d’un an, avec possibilité de renouvellement par tacite reconduction en fonction des résultats obtenus.

    Si l’on se fie aux expériences menées dans d’autres villes, comme Marseille, le dispositif devrait rapidement porter ses fruits. Et même si l’on est encore loin d’un véritable centre de santé tel que promu par la gauche pour lutter contre le renoncement aux soins, cette initiative constitue un levier d’équité pour réduire les inégalités en matière de santé.

  • L’hôpital intercommunal de Brignoles sera modernisé

    L’hôpital intercommunal de Brignoles sera modernisé

    Le projet très attendu d’agrandissement et de modernisation de l’hôpital de Brignoles, dont les bâtiments n’ont pas connu de véritable rénovation depuis 1954, vient de franchir une nouvelle étape, avec la signature de la convention de financement entre l’Agglomération Provence Verte et le directeur du centre hospitalier intercommunal. Une opération d’un montant de 29 millions d’euros.

    Ce projet vise à améliorer les conditions d’accueil des patients et des soignants, tout en préparant l’avenir de la santé sur le territoire. Comme le souligne Didier Brémond, président de l’agglomération et maire de la capitale du centre Var Didier Brémond : « Dans un contexte national de désertification médicale, cet investissement collectif contribuera à renforcer l’attractivité du territoire et à ancrer durablement l’hôpital au cœur de la Provence Verte ».

    La collectivité participe à hauteur de 2,56 millions d’euros, aux côtés de l’État, du Département, de la Région, mais aussi des intercommunalités voisines.

    Une ambition d’améliorer l’accès aux soins de proximité à laquelle la Maison des internes souscrit également. Pour mémoire, celle-ci vise à offrir le meilleur cadre de vie possible aux étudiants, donc les attirer et, au final, « garder les médecins de demain ».

    Le bâtiment va se situer dans une ancienne école maternelle désaffectée qui nécessite une restauration patrimoniale. Pour le chantier de modernisation et l’agrandissement et l’hôpital intercommunal Brignoles-Le Luc, la pose de la première pierre est prévue dans quelques mois. Fin des travaux prévue pour 2029.

  • Au Colibri, à Gardanne, des produits de qualité pour tous les budgets

    Au Colibri, à Gardanne, des produits de qualité pour tous les budgets

    Au centre de l’épicerie, des cagettes de fruits et légumes frais – carottes, haricots, pommes – attirent le regard. Sur les étagères en bois, des produits étiquetés « bio » complètent l’offre proposée par Le Colibri, une épicerie solidaire ouverte en novembre 2023 sous l’égide de l’antenne locale du Secours catholique.

    Sous les bocaux et les sachets de vrac, deux prix sont affichés sur les étiquettes : l’un standard, destiné aux « solidaires », l’autre, réduit, dédié aux personnes en situation de précarité, les « bénéficiaires » inscrits auprès de l’association. « Dans l’épicerie, se côtoient des personnes tout à fait ordinaires et d’autres, extraordinaires en grande difficulté. On voulait un endroit où ces différences s’effacent », explique Murielle Akerkdou, l’une des vingt bénévoles de l’épicerie, derrière son guichet.

    Seule la caissière connaît la situation des clients, les noms étant consignés dans les registres de l’épicerie. « On a un slogan sur l’épicerie et au Secours : un accès digne à une alimentation de qualité, durable et locale », poursuit Gérard Saint-Martin, référent du Secours Catholique local.

    Parmi les clients qui poussent la porte, en cette matinée de Toussaint, des familles, des grands-parents, une habituée qui demande conseil et échange sur quelques banalités. « Gardanne n’est pas la commune la plus riche du département, poursuit Gérard Saint-Martin. Il y a une population ouvrière importante et une population précaire, avec des dettes importantes. Sur quatre personnes, au moins deux sont en ruptures de droits ».

    Ne plus « stigmatiser »

    Le projet s’inscrit dans le cadre du programme national « Bien vivre, bien manger » du Secours catholique. « Les gens sont partis du postulat qu’il fallait changer le regard sur cette population en difficulté, ne pas les stigmatiser. On trouvait que les colis, les ramasses, n’étaient pas toujours les solutions les plus dignes », indique Murielle Akerkdou. L’épicerie s’éloigne donc volontairement des modèles de distributions alimentaires et ne déroge pas au principe d’alimentation de « qualité ».

    « Les produits de la Banque alimentaire sont souvent d’origine inconnue et lors de collectes, les gens donnent des pâtes, du riz. Ce n’est pas forcément ce que l’on cherche non plus, on veut proposer du haut de gamme pour tous, explique Pascale Michel, une autre bénévole. Une certaine solidarité s’est aussi installée avec les producteurs de fruits et légumes du coin, puisque nous achetons leurs produits ».

    Les deux principaux fournisseurs du Colibri sont d’ailleurs Les Jardins de Gaïa (Gardanne) et Graines de Soleil (Châteauneuf), deux structures d’insertion. Tous les produits sont achetés par Le Colibri, qui vit surtout de ses marges. « Les publics en précarité, sous contrat, paient 30%, nous avons 70% de pertes », ajoute Gérard Saint-Martin. Le Colibri lance d’ailleurs un appel à bénévoles afin d’élargir ses créneaux d’ouvertures, actuellement fixés aux mardis et vendredis.

  • Châteaurenard : Vincent Lescot esquisse sa liste et son programme

    Châteaurenard : Vincent Lescot esquisse sa liste et son programme

    C’est entre les cuves du domaine des Blaquières à Châteaurenard que l’ancien adjoint (DVD) Vincent Lescot a présenté, ce dimanche matin, ses premières mesures et colistiers pour les prochaines municipales. Un scrutin qui s’annonce agité dans la ville de quelque 16 000 habitants du nord des Bouches-du-Rhône, séparée d’Avignon par la Durance.

    Face au maire sortant (DVD) Marcel Martel, qui s’est déclaré le 9 octobre dernier, ils sont quatre en lice, avec Christophe Thévenon qui reprend le flambeau à gauche, le candidat de l’opposition municipale Christophe Dijon (DVD), ancien adjoint de l’ex-maire (LR) Bernard Reynès, le premier déclaré Vincent Lescot, et la candidate du RN, Chantal Alex, ancienne collaboratrice du député d’extrême droite de la circonscription Romain Baubry. Dans une ville qui lui avait donné la moitié des suffrages dès le premier tour des dernières législatives, le parti lepéniste peut menacer l’hôtel de ville.

    « Mon ambition est claire, refermer les blessures de cette ville, apaiser les tensions », débutait ce dimanche matin Vincent Lescot, « persuadé que Châteaurenard mérite mieux ». Parmi ses mesures, il mise en premier sur la sécurité, avec une brigade de nuit pour la police municipale, plus de vidéosurveillance, une brigade équestre conjointe avec les communes voisines… Au-delà de la rénovation des arènes et écoles, du souhait d’un nouvel Ehpad ou de l’identification de terres agricoles, il ne retient pas ses coups contre la municipalité d’Avignon pour son arrêté anti-poids lourds et souhaite repartir sur le projet initial de la rocade LEO. Donnant rendez-vous en février pour présenter sa liste complète et son programme.

  • Budget : Belsola dénonce le coup porté aux collectivités

    Budget : Belsola dénonce le coup porté aux collectivités

    La pilule ne passe pas. En pleine discussion à l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances 2026 prévoit d’exiger des communes, départements et régions un effort compris entre 4,7 et 10 milliards d’euros. « Un nouveau coup dur infligé aux collectivités territoriales », que dénonce le maire de Port-de-Bouc (PCF), Laurent Belsola.

    Des mesures en pagaille

    L’édile appelle à « engager une lutte dans la durée » face à la gravité des annonces gouvernementales. « La perte pour les collectivités est estimée à plus de 8 milliards d’euros, entre diminutions de recettes et prélèvements qui leur sont imposés, note-t-il. Cela équivaut à 4% de leur budget de fonctionnement total en 2024 ! »

    Parmi les mesures inscrites dans le projet de loi de finances : le triplement du Dispositif de lissage conjoncturel des recettes fiscales des collectivités (Dilico) pour les communes, dont le prélèvement obligatoire est passé de 250 à 700 millions d’euros, la baisse du fonds vert destiné à la transition écologique (moins 500 millions d’euros), la diminution des recettes de l’État allouées aux collectivités (moins 900 millions d’euros), la diminution du fonds de compensation de la TVA (moins 700 millions d’euros) ou encore la compensation sans abattements sur les valeurs locatives qui servent de base à la Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et à la Cotisation foncière des entreprises (CFE) (1,1 milliard d’euros).

    Un enjeu démocratique

    Pour le maire, cette politique d’austérité touche non seulement au vivre-ensemble, en affaiblissant les services publics qui améliorent le quotidien tels que les crèches, l’action sociale, les écoles, le sport, la vie associative ou la culture, mais présente également un enjeu démocratique. « Les élus locaux sont des vigies de la République, assène-t-il. Leur arracher toujours plus de moyens, c’est réduire leurs marges de manœuvre pour favoriser la liberté, l’égalité et la fraternité. » En d’autres termes, à la fin, ce sont les administrés qui paieront le prix de cette politique.

    Pour sortir de la crise, il invite à changer de paradigme. « La clef de la crise n’est pas dans la baisse des dépenses publiques. Au contraire, la dépense publique nourrit et permet de créer de l’activité et de la croissance. » Pour y parvenir, l’édile préconise de mettre fin à la captation par les grandes entreprises des 211 milliards d’euros d’aides d’État sans contrôle ni contrepartie, de sortir des marchés financiers et de rétablir la justice devant l’impôt.

    Un travail d’ores et déjà est engagé avec l’association des Maires villes et banlieues de France pour contrer ce projet budgétaire.