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  • Magali Giorgetti : « L’État doit prendre ses responsabilités »

    Magali Giorgetti : « L’État doit prendre ses responsabilités »

    « En tant qu’assistante sociale dans l’éducation nationale, je mesure les difficultés des travailleurs sociaux, des familles, des enfants, et je ne peux qu’approuver. Oui, c’est un système qui s’effondre, c’est une véritable catastrophe », abonde-t-elle.

    Pour l’élue communiste de Port-de-Bouc, la responsabilité première incombe à l’État, qui « s’est totalement effacé de ses responsabilités », avec le transfert de compétence aux Départements, sous Sarkozy. « Je ne veux pas pointer du doigt que le Département. Que fait le gouvernement ? Il doit prendre ses responsabilités. Après, le conseil départemental met des moyens qui sont largement insuffisants. Les situations se multiplient, elles sont de plus en plus nombreuses, difficiles, complexes et souvent inextricables », glisse celle qui, sous sa casquette syndicale, a toujours décrié la privatisation de la protection de l’enfance, visant « à confier sur projets, à des associations et organismes privés, des choses qui devraient relever de l’État ».

    Malgré la hausse du budget de la Direction des maisons de l’enfance et de la famille du Département, les réponses ne suivent pas. « Les problématiques explosent et les solutions manquent : trop peu de maisons d’urgence, de places en foyer, c’est un problème exponentiel », pointe-t-elle, rappelant les contentieux liés aux refus de prise en charge sur les contrats de jeunes majeurs : « Une jeune de 18 ans en lycée pro qui vient parce que ses parents l’ont mise à la rue ou qu’elle a été frappée, je ne peux rien lui proposer si elle n’a pas connu les services sociaux avant. C’est aberrant. »

    Au milieu de cette misère économique et sociale, les personnels en souffrance manquent de reconnaissance avec des salaires bas entraînant un turnover incessant. Si la conseillère d’opposition salue l’effort fait sur les salaires, « sous forme de primes puisque les grilles indiciaires sont fixées par l’État », elle note leur insuffisance.

    Une situation qui s’aggrave avec « la frustration » : « On porte une analyse, on identifie la problématique, mais après, on a très peu de solutions, on manque de structures », poursuit la Port-de-boucaine. « C’est comme quand la présidente dit qu’elle a augmenté le nombre de lits en pouponnières. Très bien, mais on sait qu’il y a un trop grand nombre d’enfants placés dans les hôpitaux, donc dans des lits où il n’y a pas le personnel et le suivi attendu. C’est insuffisant au regard de ce qui se passe dans cette société. »

    Et de conclure en appelant à la tenue d’Assises de la protection de l’enfance, régulièrement réclamées par son camarade, Gérard Frau.

  • Le polar se réinvente à Villeneuve-lez-Avignon

    Le polar se réinvente à Villeneuve-lez-Avignon

    Depuis plus de vingt ans, le Festival du polar de Villeneuve-lez-Avignon s’impose comme l’un des rendez-vous majeurs du roman noir en France. Pour cette 21e édition, du 5 au 9 novembre, la cité cardinalice s’interroge : les femmes sont-elles vraiment « à armes égales » dans le monde du polar ? Un thème au cœur de l’actualité littéraire et sociale, qui irrigue l’ensemble de la programmation.

    Longtemps cantonnés au rôle de « femme fatale » ou de victime, les personnages féminins occupent désormais toutes les places du récit -enquêtrices, criminelles…- Cette évolution sera au centre des débats, expositions et tables rondes de l’édition 2025. « Le festival se retrouve dans tous les murs de notre commune », résume la maire Pascale Bories, fière d’un événement qui a attiré plus de8 000 visiteurs l’an dernier.

    Entre égalité et suspense

    Les auteurs associés cette année, Sophie Loubière et Marin Ledun, ont nourri la programmation de leurs univers respectifs : la première explore la mémoire des féminicides et l’obsolescence des corps féminins, le second sonde les rapports de domination et les violences sociales.

    Ensemble, ils offriront une carte blanche aux voix féminines et aux littératures venues d’ailleurs, notamment à travers la venue inédite de l’éditeur polynésien Au vent des îles et de ses auteurs : la romancière aborigène Larissa Behrendt, le Néo-Zélandais Witi Ihimaera ou encore Patrice Guirao, installé à Tahiti.Le polar se vivra sous toutes ses formes : rencontres, expositions, enquêtes, bal littéraire, projections et concerts. Parmi les temps forts : la remise du Prix des lecteurs 2025 (samedi 8 novembre à 10 h), les expositions « Des femmes dans le polar » et « Fort[e]s », ou encore le bal littéraire où les écrivains Simon François, Max Monnehay et Michèle Pedinielli feront danser les mots autant que les corps.

  • À Sète, Nouvelle Page à l’assaut de la mairie

    À Sète, Nouvelle Page à l’assaut de la mairie

    Après 25 ans de règne sans partage, la droite perdra-t-elle son siège de premier magistrat à Sète ? C’est en tout cas ce qu’espère le mouvement citoyen Nouvelle Page. Ce collectif, qui planche depuis plusieurs mois sur un programme en vue des élections de mars prochain, a désigné sa tête de liste le 11 octobre en la personne de Laura Seguin. La conseillère municipale d’opposition a ainsi été élue au terme d’une votation citoyenne -par 492 votants- aux côtés de huit autres candidats, dont Véronique Calueba, qui portait la liste d’union en 2020.

    Officiellement présentée le 17 octobre en présence de partis la soutenant (PCF, LFI et Les Écologistes), Laura Séguin espère tourner la page Commeinhes, ancien édile LR démissionnaire car condamné pour détournement de fonds publics. « Il faut mettre un terme à un système à bout de souffle, qui gère non pas le bien commun mais des intérêts particuliers », fait valoir Laura Séguin. Pour ce faire, la candidate mise sur la transparence et le renouvellement d’une démocratie mise à mal. « Il faut rendre le pouvoir aux citoyens en arrêtant cette confiscation du débat. Cela se joue à deux échelles : les quartiers, en créant des Assemblées avec des budgets participatifs pour que les riverains décident eux-mêmes des projets, mais également au niveau de la Ville, où les grands projets d’aménagements, de mobilité, seront soumis à une concertation avant toute prise de décision », souligne-t-elle.

    Miser sur la solidarité

    La démocratie participative sera donc un axe fort de Nouvelle Page, tout comme le logement, l’Île Singulière étant victime du surtourisme. « Nous voulons faire du droit au logement le pilier de notre campagne. Le tourisme, c’est bien mais jusqu’à un certain point. S’il affecte la population pour se loger à l’année, il faut une régulation plus stricte. Nous nous baserons sur la loi Le Meur afin d’instaurer des quotas par quartier », poursuit Laura Seguin. Une attention particulière sera portée aux plus précaires, dans un contexte où « les inégalités se creusent, 25% de la population vit sous le seuil de pauvreté, taux beaucoup plus important dans certains quartiers, notamment l’Île de Thau ». Et ainsi développer du logement social. Si la Ville de Sète est un peu en dessous du seuil de 25% de logements sociaux fixé par la loi SRU (21%), « cette production ne répond pas aux besoins des populations. Il faut également du logement très social et plus grand, des T4 pour loger des familles », soutient Laura Seguin, qui compte se baser sur la réhabilitation de logements vacants et la valorisation de l’existant.

    Plus de transparence, de logements et également de solidarité. « On veut mettre l’accent sur la jeunesse, les aînés. Il y a beaucoup de centres sociaux pour adolescents à redynamiser. Pour les aînés, nous avons plus de retraités donc nous soutiendrons le service à la personne afin de créer des emplois durables dans le soin. » Un programme toujours en construction, tout comme la liste. Les prochaines votations pour désigner les colistiers sont prévues les 8 et 24 novembre. Seule ombre au tableau, toute la gauche n’est pas rassemblée derrière Nouvelle Page. En effet, le socialiste Sébastien Denaja s’est également porté candidat. L’union impossible ? « Nous nous inscrivons dans une démarche de rassemblement avec une méthode de travail collective avec différentes composantes de gauche. Nous avons pris acte de la candidature de Sébastien Denaja. »

  • [Le Grand entretien] Denis Verdier : « On ne sauvera pas la viticulture avec des rustines »

    [Le Grand entretien] Denis Verdier : « On ne sauvera pas la viticulture avec des rustines »

    PARCOURS

    La Marseillaise : Comment résumeriez-vous votre parcours
    et votre rôle ?

    Denis Verdier : Je viens d’une famille de vignerons modestes, enracinée dans le Gard, j’ai toujours eu un pied sur le terrain. J’ai grandi dans la coopération et dirigé des structures locales avant de présider les caves coopératives au niveau national. Aujourd’hui, à la tête des IGP du Gard, j’anime un conseil d’administration qui représente la diversité du vignoble. Mon rôle est à la fois stratégique et concret : défendre nos producteurs, promouvoir nos vins et porter leur voix auprès des pouvoirs publics. Rester au contact du terrain est indispensable pour garder la mesure de la réalité, comprendre les difficultés et anticiper les crises.

    CRISE VITICOLE

    LM : La filière viticole traverse une crise majeure. Comment la décririez-vous ?

    D.V. : C’est une crise économique mais aussi humaine, morale. Les vignerons travaillent à perte : selon les centres de gestion, les exploitations enregistrent en moyenne 1 500 euros de pertes par hectare. Quand on a une vingtaine d’hectares, cela fait 30 000 euros envolés sur une année, c’est colossal. Les prix du vrac s’effondrent, les stocks s’accumulent et l’endettement devient insupportable. Derrière les chiffres, il y a des familles, des salariés, des coopératives. On sent monter une grande lassitude. Si rien ne change, c’est tout un pan de notre économie rurale qui risque de disparaître dans l’indifférence.

    Que reprochez-vous aux pouvoirs publics dans la gestion de cette crise ?

    D.V. : Le principal reproche, c’est l’absence de vision. Nous alertons depuis des mois la Rue de Varenne et Bruxelles sur la situation, mais nous n’obtenons que des réponses techniques, jamais de cap politique. Même chose au ministère de l’Agriculture. Les personnes qui prennent ces décisions ne sont pas des gens de terrain et ne voient pas les vrais problèmes, c’est criant. Il faut une régulation du marché : permettre à ceux qui veulent arrêter de le faire dignement, et redonner de la valeur à ceux qui restent. L’État doit comprendre qu’un marché du vin totalement libéralisé, c’est la porte ouverte à la spéculation et à la casse sociale. D’autant plus quand nos exportations sont de plus en plus taxées, comme aux États-Unis avec les droits de douane de Donald Trump. Nous demandons un vrai plan d’arrachage, des aides à l’innovation et une simplification administrative. Pas des rustines.

    VIGNERONS

    LM : Quel est l’état d’esprit des viticulteurs sur le terrain aujourd’hui ?

    D.V. : Catastrophique. C’est la désillusion. Tous produits confondus, toutes régions confondues, le moral est au plus bas. Les récoltes sont faibles à cause de la sécheresse, les charges explosent, et les prix chutent. Beaucoup ont le sentiment d’être abandonnés, de ne plus être écoutés. Les aides tardent, les décisions se perdent dans la technocratie. Certains viticulteurs ne savent plus comment boucler leurs comptes, d’autres songent à vendre ou à tout arrêter. Mais même les prix proposés pour l’arrachage ne sont pas satisfaisants, alors qu’ils abandonneraient une terre qu’ils cultivent parfois depuis plusieurs décennies. La colère existe, mais elle est rentrée, comme étouffée par la fatigue. Ce silence-là est peut-être le plus inquiétant, car il traduit une forme de résignation, et la résignation, dans ce métier de passion, c’est ce qu’il y a de plus dangereux.

    Les jeunes agriculteurs semblent particulièrement fragilisés…

    D.V. : Oui, ce sont eux qui souffrent le plus. Les jeunes qui se sont installés ont souvent dû emprunter pour acheter du matériel ou des vignes. Ils sont pleins d’énergie et d’idées, mais financièrement ils sont à la limite de la rupture. Ils voient leurs efforts réduits à néant par des conditions de marché qu’ils ne maîtrisent pas. C’est terrible, car ce sont eux qui devraient incarner l’avenir du vignoble. C’est pourquoi nous préparons avec les Jeunes agriculteurs une grande mobilisation le 15 novembre à Béziers, pour rappeler qu’il faut des mesures d’urgence, mais aussi une perspective à long terme pour cette génération. Nous essaierons d’être le plus nombreux possible, car si on les laisse tomber aujourd’hui, c’est tout un savoir-faire et un avenir rural qui s’effondrent avec eux.

    MODES DE CONSOMMATION

    LM : Les modes de consommation changent. Comment le monde viticole peut-il s’adapter ?

    D.V. : La baisse de consommation de vin rouge est nette, surtout chez les jeunes générations, qui se tournent davantage vers la bière, les cocktails ou des vins plus légers, moins alcoolisés et plus festifs. Cela nous oblige à repenser nos productions et nos manières de parler du vin. Il faut proposer des cuvées accessibles, conviviales, adaptées aux nouveaux moments de consommation, sans renier l’identité de nos terroirs. C’est un défi pour nous, car le vin du Gard est plutôt réputé pour sa richesse en saveur et en caractère, même si nous savons faire de tout. L’enjeu n’est pas tellement de faire moins de vin, mais de produire différemment et faire un vin qui parle à son époque. Cela passe par l’innovation, la créativité, et une communication renouvelée. Nous misons également de plus en plus sur l’œnotourisme, qui a un rôle clé à jouer en tant que mode de consommation de plus en plus populaire : il permet de reconnecter le consommateur au territoire, de raconter une histoire, de faire vivre une expérience. À travers une dégustation, une balade ou une rencontre, on redonne du sens à l’acte de consommer du vin, au-delà du simple produit.

    UNE IDÉE REÇUE À COMBATTRE ?

    D.V. : Celle qui voudrait que le vin soit un produit à proscrire. On confond prévention et interdiction. Oui, l’excès est dangereux, mais le vin, c’est d’abord du lien social, du partage, un symbole de culture. Derrière chaque bouteille, il y a des femmes et des hommes, des paysages, une histoire. À force de diaboliser la consommation, on efface tout un pan de notre patrimoine. Ce que je défends, c’est une consommation modérée, consciente, qui fait partie du « bien-vivre ensemble ». Le vin est une richesse qu’il faut préserver et transmettre.

  • Après Mazan, l’évidence du consentement

    Après Mazan, l’évidence du consentement

    « Nous souhaitons que les victimes puissent reprendre confiance en la justice et que cette loi embarque la société toute entière vers la culture du consentement », a lancé la députée écologiste Marie-Charlotte Garin devant l’Assemblée nationale le jeudi 23 octobre. « Quand c’est oui, ça doit être un vrai oui, un oui qui n’a pas peur, un oui libre et céder ne sera plus jamais consentir. »

    Après deux ans de travail, la proposition de loi introduisant la notion de consentement dans la définition du viol a été définitivement adoptée par les parlementaires le mercredi 29 octobre. Une redéfinition largement boostée par l’ère post-Mazan, après que l’affaire des viols par soumission chimique de Gisèle Pelicot a glacé la France entière.

    « La justice n’est pas à la hauteur »

    Jusqu’ici, seuls les contextes de violence, contrainte, menace ou « surprise » étaient mentionnés dans la loi. Ce qui laissait peu de place aux phénomènes de sidération et d’emprise par exemple. Un angle mort que cette nouvelle mention pourrait participer à combler.

    C’est en tout cas le souhait des associations féministes.

    « Cette loi acte quelque chose d’important et dont il n’avait jamais été question avant. Jusqu’à présent, s’il n’y avait pas de violence directe, de contrainte, de menace, ou de surprise, on pouvait subir un acte sans le vouloir. Là on se demande enfin si la femme est d’accord ou si elle ne l’est pas. On n’est pas juste un animal à disposition, et à qui on peut tout faire. Cette loi nous rapproche un peu plus du statut d’être humain », salue Vigdis Morisse-Herrera, fondatrice de l’association des Tricoteuses hystériques et de la plateforme Opale.care, pour aider les femmes victimes de violences conjugales à en prendre conscience.

    Principal bémol pour la plupart des associations féministes : cet ajout ne servira à rien sans un changement majeur dans la formation des agents et dans la prise en charge des plaintes.Car en termes de consentement, des dispositifs de sensibilisation existaient déjà, « mais dans les tribunaux et dans les commissariats, on n’est pas toujours à l’écoute des victimes », estime la militante, elle-même à l’origine d’une plainte pour viol conjugal, classée sans suite en 2024. « Si c’est à la victime de prouver qu’elle n’était pas consentante ou qu’elle a changé d’avis, cela rendrait les choses encore plus complexes », ajoute Vigdis Morisse-Herrera. « À l’heure actuelle, la justice n’est pas à la hauteur… C’est uniquement ce qu’elle en fera qui pourra changer les choses. Sinon cette loi ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. »

  • Ensemble, emmener La Marseillaise aux sommets

    Ensemble, emmener La Marseillaise aux sommets

    Un enthousiasme rare a entouré la rencontre des Amis de La Marseillaise des Alpes aux Mées.

    Organisé par un comité des Amis de La Marseillaise fort d’une quarantaine de membres, l’événement visait à évaluer la possibilité pour La Marseillaise à revenir dans les Alpes-de-Haute-Provence, en allant jusqu’aux Hautes-Alpes.

    Frédérique Laîné, présidente du comité départemental des Amis de La Marseillaise dans les Alpes, s’est félicitée de l’affluence – 110 participants – « un très beau niveau de participation », a-t-elle souligné.

    Plus de 3 500 euros

    Dans l’assistance, les maires communistes des Mées, de Château-Arnoux-Saint-Auban et de La Palud-sur-Verdon, Frédéric Puech, René Villard et Michèle Bizot-Gastaldi, étaient présents.

    Jacques Depieds, maire DVD de Mane, de même que Lila Des Jardins, conseillère départementale DVG, ont également fait le déplacement. Dans la salle, des représentants de la CGT, de la FSU, mais aussi du Secours populaire ou de l’AFPS signalent leur souhait de voir s’implanter dans leur territoire un journal à la fois d’information et d’opinion.

    Bertrand Perrin et Sophie Delfino, responsables communistes des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, insistent sur l’importance du pluralisme dans ces territoires.

    En conclusion du débat, Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, indique : « Avec vous, oui, nous pouvons être en mesure d’emmener La Marseillaise aux sommets ».

    Marc Poggiale, président du comité de surveillance, salue la démarche inédite des Amis de La Marseillaise des Alpes. « Nous partageons l’idée que La Marseillaise a toute sa place dans les Alpes », a-t-il indiqué.

    Plus de 3 500 euros de souscription ont été collectés sur place avec l’objectif de créer les conditions d’un retour de La Marseillaise dans les Alpes, dès janvier prochain.

  • Les Spartiates défaits aux tirs au but à Angers

    Les Spartiates défaits aux tirs au but à Angers

    Déjà battus vendredi à domicile face aux Ducs d’Angers (2-3), les hockeyeurs marseillais se sont de nouveau inclinés contre les leaders de la Ligue Magnus, dimanche après-midi, après une séance de tirs au but sur la glace angevine (3-2).

    Les Spartiates se maintiennent toujours à la quatrième place du championnat, à deux points seulement des Brûleurs de Loups de Grenoble. L’attaquant franco-finlandais Emil Tavernier et le capitaine Fabien Colotti ont inscrit les buts marseillais de la partie face aux Ducs d’Angers. Les protégés de Luc Tardif vont connaître une semaine de pause, avant de se déplacer le 11 novembre (à 16h30) chez les Boxers de Bordeaux.

  • L’Ovale Beach Marseille lance sa nouvelle saison sportive

    L’Ovale Beach Marseille lance sa nouvelle saison sportive

    Marseille, capitale du beach-rugby, va-t-elle devenir celle de l’ensemble des sports de plage ?

    C’est la volonté affichée du côté de l’Ovale Beach Marseille et le projet est déjà dans les têtes des membres du comité directeur du club. « Il existe un potentiel d’extension sur le site du Prado. Il suffirait de quelques aménagements pour que le football, le handball, le volley ou encore l’ultimate nous rejoignent », détaille Lionel Laugier.

    Afin de permettre à son projet de grandir, le dirigeant a lancé un club des partenaires, appelé le B2Beach, qui a été mis en route lors d’une soirée festive à Napollon, au siège de Novanea, un des compagnons de route historique de l’OBM.

    Fédérer les sports de plage au Prado

    « Si nous voulons poursuivre notre dynamique, nous nous devons de trouver des partenaires privés », justifie Lionel Laugier. Si les institutions, notamment la Ville de Marseille qui était représentée par Romain Pastor, élu des 15e et 16e arrondissements, reste fidèle, « c’est essentiel pour nous d’avoir plusieurs atouts dans notre jeu ».

    Certains de ces partenaires privés sont des fidèles de longue date. À l’image de Laurent Della Santina. Le co-fondateur de Novanea a rapidement rejoint l’aventure. « Lionel et moi, nous nous connaissons depuis des études communes. J’ai même été le témoin de la création du beach rugby », explique l’entrepreneur.

    Ayant toujours été proche, lorsque Lionel a fait appel à lui, « j’ai immédiatement dit oui. Son projet et l’humanité qui l’accompagne nous ont donné envie d’en être. Et aujourd’hui, après près de huit ans de présence, nous sommes fiers d’être un acteur du développement du beach-rugby à Marseille ».

    D’autant plus qu’en un quart de siècle, l’OBM a démontré son savoir-faire et collectionné les récompenses internationales. Avec plusieurs titres européens, le club est une véritable locomotive qui se prépare à relever le défi d’une nouvelle tournée estivale.

    « Nous serons toujours sur le site du Prado. Avec des aménagements qui apportent plus de confort pour les joueurs, mais aussi pour le public », indique Lionel Laugier. Toutefois, son idée est d’aller au-delà d’un rendez-vous sur un long week-end de juin. « Il y a d’autres sports de plage qui peuvent bénéficier de l’installation. Pourquoi ne pas proposer qu’à chacun son tour, le football, le handball et le volley s’y installent ? Cela ferait vivre le site et aurait de belles retombées sur le secteur », poursuit-il.

    L’idée doit maintenant faire son chemin. Du côté de la Ville de Marseille, Romain Pastor a écouté avec attention les détails donnés lors de cette soirée, face à plusieurs dizaines de représentants du secteur privé, mais aussi d’institutions telles que l’Ufolep 13.

    « Nous allons travailler avec les institutions pour que cela se concrétise. Marseille, après être la capitale du beach-rugby, peut devenir un pôle d’attraction pour les autres sports de plage et héberger des événements internationaux de haut niveau », estime Lionel Laugier.

    Beach rugby five

    Du 19 au 21 juin 2026.

    Plages du Prado

    www.beach-rugby.com

  • Sakina Karchaoui célébrée par les habitants de Miramas

    Sakina Karchaoui célébrée par les habitants de Miramas

    Les jeunes miramasséennes passionnées par le ballon rond étaient nombreuses, dimanche après-midi, autour du city-stade flambant neuf inauguré par la Ville de Miramas, dans le quartier de la Maille 2. Si la nouvelle infrastructure les a impressionnées, elles ont surtout fait le déplacement pour voir de leur propre yeux Sakina Karchaoui. L’internationale française (94 sélections) âgée de 29 ans, également capitaine du Paris Saint-Germain, a grandi quelques rues à côté du terrain de jeu rénové. « C’est un exemple pour nous », martèle Sarah, pensionnaire de la section U12 de l’US Miramas.

    « Rien n’est impossible »

    Comme toutes ses amies du club, qui tentaient de se faufiler dans la foule pour décrocher un selfie ou un précieux autographe de la star parisienne, elle rêve de connaître la même carrière que la défenseure latérale gauche.

    Cette aventure a débuté aux côtés de Samir Touri, l’éducateur qui a décelé le potentiel de la jeune Karchaoui. « Elle sortait de l’école et elle s’amusait à taper le ballon contre les murs », raconte celui qui a détecté chez elle « un touché de balle impressionnant ». Mais Samir, qui connaît Sakina depuis sa naissance, n’imaginait pas que sa petite protégée allait connaître un tel parcours. « Il y en a très peu qui arrivent à persévérer dans les moments de doute, surtout quand tu dois quitter ton domicile familial à l’âge de 12 ans, mais elle est parvenue à surmonter tous les obstacles qui se sont dressés devant elle », souligne son ancien entraîneur, ému aux larmes au moment de voir le nom de Karchaoui sur la plaque commémorative à l’entrée.

    « C’est un honneur d’avoir un terrain de ma ville en mon honneur », sourit celle qui voulait surtout montrer que « rien n’est impossible ».

  • Large vainqueur de Lyon, le RCT se relance avant La Rochelle

    Large vainqueur de Lyon, le RCT se relance avant La Rochelle

    La réaction d’orgueil attendue après la claque toulousaine a bien eu lieu. Avec 54 points et 8 essais inscrits, le contrat est rempli. « C’était nécessaire après en avoir pris 50. On était vexé », ressassait Daniel Brennan. Une victoire qui n’a pas tardé à se dessiner, malgré l’ouverture du score lyonnaise sur pénalité par Jackson (4e). Trois minutes plus tard, Priso inscrivait le premier essai de la partie, bénéficiant au début de l’action d’une délicieuse feinte signature d’un Serin buteur du jour en l’absence de Jaminet et Domon, et élu homme du match. « On l’a pris au pied levé pour lui dire qu’il devait reprendre ça. Ça fait deux ans qu’il s’entraîne bien, chaque fois qu’il a cette charge, il assure », se réjouissait Maxime Petitjean, entraîneur adjoint en charge du jeu au pied.

    Un secteur particulièrement satisfaisant samedi, qui a permis de construire une assise territoriale, et aux avants de briller en première période, Alainu’uese (25e) et Baubigny (39e) venant compléter un tableau de marque 100% première et deuxième ligne : « Ça faisait partie de notre stratégie de taper en touche quand on était dans nos 22 pour essayer de les contrer. Ça a été plutôt bien fait par les avants. On leur vole au moins quatre ou cinq ballons », expliquait Maxime Petitjean.

    Des avants qui ont bénéficié du soutien des centres, Brex et Nonu apportant une supériorité sur des mauls portés à dix joueurs, qui ont permis de mettre le RCT dans l’avancée et d’inscrire plusieurs essais (ceux d’Alainu’uese et Priso, mais aussi les deux essais de pénalité). « On a essayé de mettre l’accent là-dessus. On avait plusieurs lancements qui partaient de ça, et ça a été super positif », se satisfaisait l’entraîneur du jeu au pied. « Les trois-quarts sont avec nous sur les séances de touche. On a la chance d’avoir des centres très costauds. On a pris trois essais sur ballon porté à Toulouse, on a redoublé de travail là-dessus », plussoyait Daniel Brennan. « Je n’aurais pas pensé me retrouver en mêlée aux côtés de Ma’a Nonu. Il était à fond dans son rôle, bouillant », s’amusait Charles Ollivon, qui a lui aussi participé à la fête avec son premier essai depuis son retour.

    Une supériorité encore mal gérée

    Un capitaine qui a débuté en troisième ligne, avant d’alterner avec la deuxième. Et qui semble revenir à son meilleur niveau : « Je ne suis pas au top, mais stable sur mon genou. Il reste du travail pour me retrouver », tempérait l’intéressé, « content de retrouver Marcoussis » pour les tests matches de novembre. Même si, sur la Rade, on espère voir le joueur libéré pour la réception de la Rochelle.

    Au milieu de cet océan de positivité demeurent encore quelques points à corriger. Car si l’essai de Wainiqolo n’avait pas été refusé pour un hors-jeu de l’ancien ailier toulonnais
    – qui a écopé d’un carton jaune sur l’action et tout de même signé son retour d’un essai, applaudi par Mayol -, le RCT se serait retrouvé mené à la 24e minute. En supériorité, Toulon a marqué sur la mêlée qui suivit, mais a ensuite, comme trop souvent, vu son adversaire revenir grâce à deux pénalités.

    « C’est un petit peu de la faute de nos leaders. On n’a pas toujours annoncé les bonnes choses au bon moment. Lyon avait un ailier en moins, on aurait dû plus jouer dans les couloirs. À l’inverse on a été sur les largeurs, on s’est un peu trompé là-dessus. C’est un axe de progression, car on ne peut pas être en supériorité et prendre des points aussi facilement », analyse Maxime Petitjean.

    Désormais, place à une seconde réception de suite face à La Rochelle. Un match en retard de la 3e journée qui peut permettre au RCT de retrouver le podium : « Les points positifs ne nous donnent aucun avantage pour la semaine prochaine », prévenait Charles Ollivon. « Quand on reçoit, on a des ambitions, beaucoup d’envie. Mais on connaît La Rochelle, leurs qualités, leurs ambitions. Il va falloir attaquer cette semaine avec de l’envie pour être sérieux, appliqués, et aborder ce match dans de bonnes dispositions. »