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  • Frank McCourt adoube Stéphane Richard

    Frank McCourt adoube Stéphane Richard

    Avril 2026 restera dans les mémoires olympiennes comme le mois du grand chamboulement.

    S’il n’est pas aussi radical que celui de l’automne 2016, qui avait vu l’arrivée de Frank McCourt au sommet du club. il va sans doute marquer profondément les esprits marseillais. Initié par un déménagement des structures administratives, prolongé par le changement d’identité visuelle, il se poursuit avec l’arrivée d’un nouveau président, Stéphane Richard.

    « Marseille a besoin d’un leader fort à sa tête. Quelqu’un ayant une grande expérience exécutive, qui connaisse la ville, qui y a vécu. » Frank McCourt a donné quelles étaient les bases de recherche de ce dirigeant providentiel. Il y avait ajouté d’autres critères. « Il fallait une forte expérience d’entrepreneur. Et avoir la compréhension de ce qui est l’essence et la signification de l’OM. » Ce président se devait aussi de relever de nombreux défis, « dans une période qui n’est pas facile pour le football français ». Un profil qui correspond à Stéphane Richard.

    Rendez-vous le 2 juillet

    L’ancien patron d’Orange a allègrement franchi toutes les étapes d’un casting auquel ont répondu de nombreux profils. « Stéphane cochait toutes les cases. La décision a été simple car c’est quelqu’un capable de tout faire, de manière rapide et efficace », insiste Frank McCourt. Ce dernier a d’ailleurs avoué que sa décision était prise dès le premier contact, « c’était à Londres, je souhaitais le convaincre d’accepter le poste. Il s’est imposé à mes yeux dès cette rencontre car il représentait le parfait équilibre entre ambitions et expérience ».

    Stéphane Richard, qui entrera en fonction le 2 juillet, est conscient de la mission qui l’attend. « Accepter le poste, c’est l’occasion de réunir mes deux amours qui tournent autour de l’OM » confie celui qui a permis de rapprocher le club de l’entreprise qu’il dirigeait, il y a dix ans, pour que le nom d’Orange apparaisse sur le Vélodrome et sur les maillots du club.

    Il s’apprête désormais à passer de l’autre côté du miroir, « conscient des multiples défis propres à l’OM qui m’attendent ». Il ne redoute pas ce que Pape Diouf avait appelé « la malédiction du fauteuil de président » qui ferait perdre toute notion des réalités à celui qui s’y installe. Il confesse « ne pas avoir de gri-gri. Pour m’en protéger, je vais m’appuyer sur mon vécu personnel. J’ai déjà dû gérer des crises qui m’ont permis de me forger une résistance au stress et m’ont durci le cuir ».

    Stéphane Richard a annoncé ses priorités. « Je ne suis pas en mission honorifique. Je vais m’engager complètement dans ma tâche et m’appuyer sur des gens compétents concernant les affaires du football », poursuit-il. Il se voit en « homme-orchestre capable de prendre les meilleures décisions » avant de rappeler sa première requête, « que le club aille chercher une place en Ligue des Champions ».

    En dehors des terrains, il annonce sa volonté d’être celui qui donnera le coup d’envoi d’une nouvelle ère, « celle de la stabilité, de l’apaisement et de la réconciliation avec tous ceux qui font vivre l’OM ». Et retrouver l’amour de supporters lassés par les promesses non tenues.

    Avec en tête les contraintes économiques d’un football français handicapé par la faiblesse des droits TV qui le fait évoluer « dans un modèle économique qui n’est pas soutenable », regrette-t-il. Alors que Frank McCourt se veut rassurant quant à sa volonté de maintenir le train de vie de l’OM. « Nous sommes un des clubs les plus stables au niveau financier et sans grosses dettes. »

    L’États-unien rappelle toutefois qu’il reste « ouvert à l’arrivée d’un partenaire stratégique qui nous permettrait d’atteindre plus facilement nos objectifs ». À savoir que l’OM se retrouve régulièrement qualifié pour la Ligue des Champions. À ce titre, l’été qui s’annonce sera capital.

  • [Recette] Les panisses aux épices et tarama de haddock

    [Recette] Les panisses aux épices et tarama de haddock

    Pour 6 personnes, il vous faudra :

    Pour le tarama :

    – 60g de haddock

    – 37g de pain de mie

    – 22g de jus de citron

    – 15g de lait demi-écrémé ou entier

    – 1 jaune d’œuf

    – 1 pincée de sel et de poivre

    – de l’huile neutre.

    Pour les panisses :

    – 250g de farine de pois chiche

    – 625 et 125mL d’eau

    – 1 poignée de gros sel

    – du paprika fumé

    – du ras el-hanout

    – du thym et de l’origan.

    Un tarama bien lisse

    Pour réaliser le tarama, découper le haddock et le pain de mie en petits cubes et déposez dans un blinder ou dans une cuve si vous utilisez un mixeur plongeant. Ajoutez ensuite le jus de citron, le lait et le jaune d’œuf. Mixez jusqu’à obtention d’une pâte lisse. Vous pouvez mettre une goutte d’huile neutre pour faciliter, avec parcimonie pour ne pas que le mélange tranche. Quand la pâte est lisse, incorporez une pincée de sel et quelques tours de moulin à poivre. Débarrassez à l’aide d’une maryse pour déposer le tout dans un robot ou pour monter le mélange au fouet avec l’huile que vous verserez en filet, comme une mayonnaise. Quand c’est prêt, réservez et couvrez. Laissez idéalement reposer une heure au frais avant de déguster. Pour ce qui est des panisses, faites bouillir 625mL d’eau à feu vif.

    Pendant ce temps, mélangez dans un saladier la farine de pois chiche, les épices et un peu de sel. Attendez que l’eau soit à ébullition et versez les 125mL d’eau froide que vous avez gardés dans la farine, ajoutez-y ensuite environ la moitié de l’eau que vous avez mise à bouillir.

    Des panisses croustillantes

    Mélangez énergiquement au fouet. Une fois que le tout est homogène, versez la pâte dans l’eau qui se trouve encore sur la plaque à feu moyen. Mélangez tout de suite au fouet pour amalgamer l’eau et ladite pâte. Laissez ensuite chauffer tranquillement une dizaine de minutes en remuant de temps en temps. Débarrassez ensuite sur une plaque et laissez refroidir. Découpez ensuite de petits rectangles et déposez dans une huile à 180°. Laissez environ 3 minutes, égouttez sur un papier et salez tout de suite pour garder le croustillant.

    Servez le tout et dégustez. Bon appétit !

    PORTRAIT

    Fraîcheur et gourmandise

    Avec sa décoration aux allures à la fois vintage et moderne, le Bistrot Sassy vous accueille à midi ou le soir pour vous proposer une cuisine simple, fraîche et gourmande réalisée par Lucas et Alix. Fondée par Tess et son compagnon et ouvert il y a presque trois ans, ce bistrot a tout d’un grand. Petit plus, la terrasse ensoleillée où il fait bon vivre.

    167, bd Chave

    13005 Marseille

  • Cap au Nord pour Toulon

    Cap au Nord pour Toulon

    Le cap fatidique des quarts de finale. C’est à ce stade de la compétition que les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais avaient été sortis de Champions Cup, la saison passée, au terme d’une pénalité inscrite au dernier moment par le célèbre arrière toulousain Thomas Ramos. Un an plus tard, quasiment jour pour jour, les Varois ont parcouru le même chemin. Mais au lieu de recevoir un voisin à Mayol, ils se rendent à Glasgow, ce samedi, avec l’espoir de se qualifier pour le dernier carré de la plus prestigieuse compétition européenne. « On va en quelque sorte affronter l’Écosse », lance le manager du RCT, Pierre Mignoni, conscient que la grande majorité du XV des Warriors est composée d’internationaux du Chardon. Il s’inspire d’ailleurs de leur dernière confrontation face à l’équipe de France, le 7 mars, lors du Tournoi des Six Nations. « Ça va être un peu le même style de match. Les conditions seront forcément différentes, mais c’est une équipe favorite qui ressemble à son équipe nationale, actuellement première en Rugby Championship avec la meilleure attaque d’Europe », estime le technicien toulonnais.

    Jouer sans regrets

    En se qualifiant pour les quarts de finale, les Rouge et Noir ont atteint l’objectif fixé par le président Lemaitre en début de saison. « Je suis content d’y être parvenu, surtout quand on voit à quel point cette saison a été difficile pour nous », lâche Mignoni, jamais épargné par les longues blessures de ses protégés tout au long d’un lourd calendrier. « Il faut jouer avec un peu plus de légèreté, tout en apportant de l’énergie et de la détermination. Parce que si tu gagnes, tu fais une demi-finale », rappelle le manager de 49 ans, qui ne veut surtout pas connaître les mêmes regrets qu’il a connus à la suite de la défaite, l’année passée, face au Stade Toulousain. Et pour cela, il compte sur une stratégie « claire et comprise de tous ». Absent des 23 convoqués la semaine dernière face aux Sud-Africains des Stormers, Melvyn Jaminet sera un élément clé de la tactique varoise au poste d’arrière. Les retours tant attendus d’Esteban Abadie et Baptiste Serin vont également être déterminants pour que Toulon puisse repartir avec un succès inespéré. En cas de succès des Rouge et Noir, ces derniers disputeront leur demi-finale (le week-end du 1er mai) soit à Bordeaux, soit au Leinster, en fonction du résultat du club irlandais face aux Anglais de Sale.

  • Le Printemps marseillais solide dans ses orientations

    Le Printemps marseillais solide dans ses orientations

    Une heure et trente minutes. Les 18 rapports, essentiellement « techniques », au menu vendredi du conseil municipal de Marseille ont été traités avec une rare rapidité. Le signe d’une gouvernance désormais maîtrisée par le Printemps marseillais qui entame ce deuxième mandat avec une majorité renforcée ?

    La conséquence surtout d’une pâle opposition. « Pour la première fois, les conseillers RN n’ont pas prononcé le mot immigration », fait remarquer Canicave (PS) à l’issue de la séance. « On a un peu senti leur tropisme sur la sécurité et ils se relanceront sur ces choses-là, mais il faut qu’ils apprennent surtout ce qu’est la gestion d’une ville. » Une inconsistance qui leur sera renvoyée tout au long de la séance.

    Titillé par le maire de Marseille lorsqu’elle s’abstient sur les rapports accordant dotations en équipement (tablettes), moyens, indemnités, et mise à disposition de véhicules à des membres du conseil municipal – « Vous proposez qu’on reprenne les chauffeurs aux maires de secteurs ? Je n’ai aucun problème », tance Benoît Payan -, l’extrême droite joue d’abord la polémique sur le rapport 11. Présenté par une Nathalie Tessier (PCF), « furieusement féministe », il porte sur l’égalité femmes/hommes à la ville.

    Éléonore Bez, la maire (RN) des 9-10, juge bon de faire l’amalgame avec le recadrage d’Anne-Marie Grégori, la doyenne de l’hémicycle, qui avait interpellé « la gauche », lors du conseil d’installation, le 28 mars. Filmée par un élu à sa droite, la séquence est destinée aux réseaux sociaux. Benoît Payan pointe, lui, un relativisme mal venu : « On ne peut pas comparer les assassinats quotidiens, les blessures, les viols, les coups et les violences, à ce qui s’est passé. (…) Je crois que même une femme doit respecter la loi et il se trouve que sous la présidence du doyen d’âge, il n’y a pas de débat politique.»

    Sur le débat du rapport d’orientation budgétaire, Franck Alisio, président du groupe Marseille en ordre, choisit d’interroger « le sens des priorités » de la majorité. Le député (RN) de Marignane va « droit au but » et surtout pas bien loin, pressé de rejoindre la plénière du Conseil régional où son recours sur les municipales, lui permet de cumuler mandats et indemnités.

    Il réclame pêle-mêle, une règle d’or budgétaire, la garantie du financement par l’État du plan école ou le Prado Carénage à 1 euro. Pour briller, Antoine Baudino, assistant parlementaire de Stéphane Ravier (REC), lance lui une avalanche de chiffres picorés dans le ROB dont l’incohérence laisse circonspect.

    « Vous vous êtes arrêtés sur des sujets picrocholins (…) mais vous aurez le temps de comprendre comment fonctionnent des budgets », répond Benoît Payan rappelant que 83% du budget d’investissement a été dépensé, que la ville est la seule collectivité à s’être désendettée et que sa note financière a augmenté, sans soutien de la Région et du Département.

    « Une opportunité unique »

    À côté d’eux, les trois élus (Martine Vassal était absente) de la droite républicaine qui gère ces collectivités, s’efforcent de porter par Romain Simmarano (Ren.), une opposition « claire mais utile », celle d’un « courant de pensée » qui « même si il est très minoritaire à l’échelle de la ville, représente une voix singulière ». Après avoir rappelé la nécessité d’objectifs chiffrés sur les fonds européens, le directeur de cabinet de Renaud Muselier, acte un changement de paradigme : « Il y a une opportunité unique qui doit nous permettre d’être utiles aux Marseillais en mettant au passé ce qui appartient au passé. »

    « Nous allons devoir nous serrer les coudes fortement dans nos collectivités », abonde le maire de Marseille, conscient de la nécessité de faire vivre le courant de pensée de la famille gaulliste mais rappelant que « la politique c’est un peu comme l’amour : il y a les mots et les preuves ».

    « Le seul point d’optimisme aujourd’hui, c’est que localement, les choses semblent un peu se déverrouiller », observe Joël Canicave, au regard d’une situation nationale et internationale qui tend les finances des collectivités locales. « Les propos de M. Simmarano sur la Région et ce qui s’est passé à la Métropole a du sens. Il restera à travailler avec le Département. Quand une ville représente 42% d’un département et reçoit 2% de l’aide aux communes, il y a un dysfonctionnement majeur », conclut l’adjoint aux finances.

    REPÈRES

    « Le nouveau Pierre Robin est arrivé ! »

    Anthony Krehmeier à la cantonade, après l’intervention de l’élu d’extrême droite Antoine Baudino. Un hommage à l’ex-conseiller LR, spécialisé dans les lignes comptables et des virgules. « C’est beaucoup d’honneur. M. Robin ne confondait pas investissement et fonctionnement, le niveau n’est pas le même », amende le maire au pupitre.

    Règlement

    Une commission chargée de rédiger le nouveau règlement intérieur du conseil municipal a été désignée. Elle se réunira en avril et mai et le texte entrera en vigueur en juin. Siégeront : Drouot, Garino, Huguet, Roller, Kessaci, Rossi, Richerolle, Lécorché, Rioult, Rivoallan et Baudino, ainsi qu’un élu de la droite républicaine.

    5

    Les commissions permanentes du conseil municipal de Marseille vont passer de quatre composées de 25 membres, à cinq constituées de 22 membres pour cette nouvelle mandature, du fait de l’augmentation du nombre de conseillers municipaux. Ils étaient 101 élus en 2020, ils sont désormais 111 sous l’effet de la réforme de la loi Paris-Lyon-Marseille.

  • L’ex-patron d’Orange arrive aux manettes de l’OM

    L’ex-patron d’Orange arrive aux manettes de l’OM

    Ancien président-directeur général de France Télécom et d’Orange, président de GSM Association, directeur de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances sous Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde, directeur adjoint de la Compagnie générale des Eaux, ex-numéro 4 du groupe Veolia et fondateur de la Compagnie générale d’immobilier et de services, devenue Nexity. Après toutes ces expériences, Stéphane Richard, 64 ans, se lance pour la première fois de sa grande et longue carrière dans une aventure sportive en devenant le 38e président de l’histoire de l’OM.

    « C’est la ville où j’ai grandi »

    Pourtant né à Caudéran, une ancienne commune girondine devenue un quartier de Bordeaux à partir de 1965, Stéphane Richard clame haut et fort son attachement pour la cité phocéenne, ville dans laquelle il a déménagé avec ses parents à l’âge de 10 ans. « C’est la ville où j’ai grandi et passé mon bac, avant de monter à Paris pour ma classe préparatoire », raconte le diplômé d’HEC Paris en 1983, puis de l’ENA en 1985. « Je me souviens des ricanements quand je disais que je venais de Marseille. J’ai gardé des liens très forts avec cette ville, j’ai eu une maison et la seule maison que je possède aujourd’hui est à Marseille, j’y ai beaucoup d’amis, c’est une ville que je connais intimement », poursuit-il, en martelant qu’il sait ce que représente l’OM dans cette ville. « Toute la ville pense et respire pour l’OM », insiste celui qui a été proche du club phocéen lorsqu’il était PDG d’Orange entre 2011 et 2022. Il a notamment ficelé un grand partenariat entre les deux institutions : l’entreprise de télécommunications est devenue sponsor principal sur les maillots de l’OM (entre 2017 et 2019) et a accroché son nom au stade Vélodrome. Depuis son départ d’Orange, il est resté proche de Marseille en étant nommé membre du conseil de surveillance du Grand Port maritime de Marseille.

    Proche du PDG de la CMA CGM Rodolphe Saadé, le Bordelais n’en présente pas moins un parcours marqué par une zone d’ombre. En juin 2025, la cour d’appel de Paris l’a condamné à six mois de prison avec sursis dans l’affaire de la sentence arbitrale controversée de 2008 entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais. Pour l’heure, il assure rechercher « l’apaisement », restera à obtenir, la saison prochaine, des performances.

    RÉACTIONS

    Benoit Payan Maire (DVG) de Marseille

    « Stéphane Richard est un homme qui porte Marseille dans son cœur et dans son histoire personnelle et professionnelle. Je me réjouis de le savoir aujourd’hui parmi nous pour assurer cette magnifique et exigeante mission, qui nécessitera toute son expérience, son savoir-faire au service de l’OM et des Marseillais. »

    Renaud Muselier Président (Ren.) de la Région Sud

    « Stéphane Richard est un très bon choix pour le club : un grand professionnel capable d’être un grand président. Il aime le sport, Marseille et l’OM ! Il a toutes les qualités pour réussir. Il peut compter, comme M. McCourt, sur mon soutien. »

    Laurent Lhardit Député (PS) des Bouches- du-Rhône

    « Mes très sincères félicitations à Stéphane Richard pour cette nomination. L’OM gagne un grand manager et je ne doute pas qu’il saura relever les défis pour notre club dans cette belle et si importante fonction. »

    Franck Kodjabachian Président du District de Provence de football

    « J’espère qu’il pourra apporter la stabilité dont a besoin l’OM. On a noué de bonnes collaborations avec eux. Ils ont compris que le football professionnel ne peut pas exister sans le football amateur sans le socle amateur. J’espère que ça perdurera. »

  • Une présidence en taille patron

    Une présidence en taille patron

    La nomination de Stéphane Richard en qualité de président délégué de l’Olympique de Marseille marque un tournant dans l’histoire du club phocéen. L’ancien patron d’Orange, passé par des ministères et le privé, prendra officiellement ses fonctions le 2 juillet mais est déjà au travail. Avec une mission : rentabilité et durabilité. Pour la rentabilité, il s’agit de préparer l’arrivée d’un nouveau partenaire financier solide, seule option pour acquérir le niveau exigé pour atteindre le gotha du football européen. Pour la durabilité, Marseille n’a rien à prouver : le club devrait souffler ses 130 bougies en 2027. Une date idoine pour ramener un titre ? Un trophée ? Les supporters en rêve.

    Un titre pour les 130 ans ?

    Le rêve justement est le moteur du chaudron olympien. Mais dans le contexte dominant du foot business, il ne peut se concrétiser qu’à la condition d’en accepter les règles où l’argent règne. Stéphane Richard correspond à ce titre à l’époque et au profil recherché par le véritable patron de l’OM, son propriétaire, le milliardaire américain Frank McCourt. Il célèbre cette année ses 10 années à la barre du navire OM. Il rêve évidemment d’un titre, gage de prestige mais aussi de finances supplémentaires. Comment les amoureux de l’OM, les supporters vont accueillir ce tournant très gestionnaire après la fougue méridionale d’un Pablo Longoria ? L’âme de l’OM ce sont ses tifos, ses chants, l’engagement pour le maillot. Folklore penseront certains. Gare à ne pas se mettre à dos la communauté olympienne qui n’est pas dupe des affres du foot business et paie sa place, son abonnement.

  • Gardanne : Hervé Granier distribue les rôles à ses adjoints

    Gardanne : Hervé Granier distribue les rôles à ses adjoints

    La liste de Hervé Granier se voulait en partie renouvelée. Parmi ses dix adjoints, à parité égale, six retrouvent leur place proche du premier magistrat de la Ville. Le maire s’attribue les délégations à la sécurité. Comme en 2020, Antonio Mujica reste le bras droit du maire et conserve une place de premier adjoint. Il sera délégué aux travaux et projets structurants de la Ville. En deuxième adjoint, Sandrine Zunino Ghougassian reste adjointe aux finances communales et aux ressources humaines. Elle sera également conseillère métropolitaine. En troisième position, Arnaud Mazille, directeur de campagne de Granier, reste délégué à la Politique culturelle de la Ville, aux équipements, aux manifestations culturelles et à la culture scientifique, au patrimoine historique, à la vie associative et au tourisme. Comme quatrième adjointe, Claire Campodonico, nouveau visage sur la liste, sera déléguée à la santé, la cohésion sociale et le CCAS.Mais aussi aux seniors et aux Écoles d’arts plastiques et de musique. Alain Giusti, cinquième adjoint sur la liste se voit en charge de l’urbanisme et de la cause animale, Sophie Cucchi-Gilas, elle aussi intégrée en 2026, sera aux affaires administratives, aux élections, à l’État Civil, au cimetière, au handicap. Suivent ensuite, et dans l’ordre, Pascal Nalin, délégué à la Transition écologique et énergétique et aux espaces naturels, Noura Arab, déléguée aux transports, aux quartiers à forts enjeux et à l’hygiène des bâtiments publics, Vincent Randazzo, en charge de l’entretien du patrimoine, à la sécurité, et l’accessibilité des bâtiments communaux et la voirie et Magali Scelles, déléguée au logement, aux foires et marchés et à l’occupation du domaine public. Enfin, pour citer quelques délégations chez les conseillers municipaux, la petite enfance sera gérée par Anaïs Barre, le quartier de Biver par Michel Marastoni, le sport, par Claude Dupin. Les élus siégeront au conseil municipal ce jeudi 16 avril.

  • Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Les premières délégations ont été publiées sur le site de la Ville, ce vendredi.

    Plus de dix jours après l’installation du maire, Sophie Joissains (UDI) réélue au second tour avec plus de 47% des voix, les premières délégations de ses 21 adjoints au conseil municipal se dévoilent. Parmi les élus déjà installés sur le mandat de 2020, Éric Chevalier retrouve sa place de premier adjoint, et empoche la gestion du personnel municipal, de la vidéo verbalisation et de l’éclairage public. Dominique Augey, deuxième adjointe, reste aux finances et au budget, Karima Zerkani-Raynal, quatrième adjointe retrouve la délégation de l’attractivité, des relations internationales et du tourisme, Brigitte Billot, placée sixième adjointe, est toujours en charge du social et du CCAS. On retrouve aussi Laurent Dilinger, ancien adjoint en charge du quartier de Luynes, désormais troisième adjoint en charge de la Santé publique et de la Relation avec les hôpitaux publics et privés. Laure Scandolera, conseillère municipale sous le précédent mandat se hisse à la place de seizième adjoint et déléguée à l’Éducation. Parmi les nouveaux noms, on retrouve Patrick Ardizonni, référent aixois de la Chambre des commerces en charge de l’Économie et des relations avec les entreprises. Hervé Liberman, conseiller régional et président de la Commission sport et préparation des JO 2030 se retrouve en neuvième place sur la liste, délégué aux sports, juste derrière Julie Davico-Pahin, entrepreneuse en charge du développement durable et de la transition énergétique. L’ancienne commissaire Mireille Lazare, quatorzième adjoint, sera déléguée à la sécurité et la police municipale. Elisabeth Huard, conseillère municipale d’opposition dans le groupe d’Anne-Laurence Petel en 2020, intègre la majorité comme dixième adjoint en charge de la Politique de la Ville.

    E.B-G.

  • Martigues : Les douze adjoints au maire ont leurs délégations

    Martigues : Les douze adjoints au maire ont leurs délégations

    Henri Cambessédès (DVG) garde son poste de premier adjoint délégué à la tranquillité publique, à l’administration générale, aux affaires civiles, au personnel et au budget. Ancienne conseillère municipale en charge des sports, Éliane Isidore (DVG) s’occupe désormais des travaux et aménagements durables, du conseil municipal, des finances locales et du projet de mandat.

    Florian Salazar-Martin (PCF) garde les délégations de l’environnement et de la culture, avec, cette fois, l’industrie et l’aménagement du territoire, un poste clé alors que de nouvelles usines devraient s’implanter dans le bassin dans les années à venir, engendrant de grands changements à l’instar du contournement autoroutier.

    Valérie Baqué (PCF), par ailleurs conseillère métropolitaine, a en charge l’urbanisme, le foncier, le logement et la lutte contre l’habitat indigne, alors que de grandes réhabilitations sont attendues, notamment à Notre-Dame des Marins. L’ancien député de la 13e circonscription Pierre Dharréville (PCF), lui aussi conseiller métropolitain, gagne la plus large délégation : démocratie et participation citoyenne, vie associative, services publics, jeunesse et paix, centres sociaux et maisons de quartier, éducation populaire, formation et insertion professionnelle, sport.

    Sophie Degioanni (PS) fait dans la continuité, avec le tourisme, l’attractivité et le cœur de ville. Gilles Picard (PCF) prend les précédentes délégations d’Annie Kinas (DVG) : éducation, enfance, tout en continuant de s’occuper de la ville connectée. Sa collègue obtient quant à elle le protocole, le devoir de mémoire et l’Étang-de-Berre.

    L’ancienne adjointe de quartier Saoussen Boussahel (PS) devient 8e adjointe aux affaires sociales, aux droits des familles et des citoyens et à la politique de la Ville. L’écologue Jean-François Mauffrey (DVG) est en charge de la biodiversité et de l’agriculture. Charlette Benard (PCF) garde la délégation senior. Jean-Luc Cosme (Génération écologie) est en charge des mobilités douces. Il est le seul à ne pas être issu de la précédente majorité de Gaby Charroux.

  • Stéphane Richard, nouveau président de l’OM

    Stéphane Richard, nouveau président de l’OM

    Il s’est présenté comme un Marseillaise de cœur. Stéphane Richard, ancien PDG d’Orange, a été nommé nouveau président de l’Olympique de Marseille, ce vendredi, par le propriétaire américain Frank McCourt. « Marseille a besoin d’un leader fort avec une forte expérience entrepreneuriale pour s’assurer que l’OM puisse être rentable et durable », souligne le milliardaire bostonien, qui voulait absolument un candidat qui connait bien la cité phocéenne afin d’apporter du calme et de la stabilité à ce club qu’il dirige depuis une décennie.

    « C’est un honneur et une grande émotion pour moi d’être là aujourd’hui », se réjouit Stéphane Richard, qui voit en l’OM la réunification de ses deux passions : Marseille et le football. «J’ai toujours gardé des liens forts avec cette ville. C’est une ville que je connais intimement. Je sais ce que représente l’OM. Toute la ville pense et respire pour l’OM. Pas seulement pour l’amour du foot, mais aussi pour l’institution en elle-même», poursuit l’ancien haut fonctionnaire de 64 ans, qui succède à Pablo Longoria, et plus précisément à Alban Juster, qui reste président intérimaire jusqu’au 2 juillet, date où Stéphane Richard entrera en fonction.

    D’ici là, l’OM bataillera en championnat pour la troisième place qualificative pour la Ligue des Champions. L’objectif sportif de la saison comme l’a rappelé Frank McCourt. « L’impact de Stéphane se ressentira davantage à partir de la saison prochaine », glisse l’homme d’affaire américain. Son nouveau protégé sera confronté à de nombreux défis, principalement économiques. le club phocéenne accuse en effet un déficit net dépassant les 100 millions d’euros. L’enjeu porte aussi sur les droits télévisuels, grande problématique du championnat français. Enfin, l’autre grand défi porte sur les relations avec les supporters où la nécessité d’un dialogue apaisé doit être réinventé. Un club à la croisée des chemins.