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  • Solange Mercier : « Je me suis dit ces jeunes-là, on va les transformer en seigneurs »

    Solange Mercier : « Je me suis dit ces jeunes-là, on va les transformer en seigneurs »

    La Marseillaise : Qu’est‑ce qui a poussé l’enseignante à s’engager totalement au service de cette cause ?

    Solange Mercier : Je suis, entre guillemets, tombée dans le handicap de façon, on va dire, complètement inattendue, parce que le handicap, je ne connaissais pas. Je n’étais pas forcément sensibilisée, parce que quand on n’est pas touché personnellement, on le regarde, mais bon, c’est une vie parallèle, on va dire.

    Ma fille Solène, qui a aujourd’hui 20 ans, est née porteuse de trisomie 21, avec de multiples handicaps associés. Et dans ces cas‑là, le monde ordinaire reste assez hermétique.

    Vous avez fondé une des premières Unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis) en lycée ?

    S.M. : Oui, lorsque je suis revenue à Toulon, la directrice du lycée Marie-France, où j’enseignais, m’a dit : « Tu connais tout ce qui est handicap, est-ce que tu veux bien monter une Ulis lycée ? »

    Donc, je me suis vraiment formée et j’ai ouvert l’une des premières Ulis lycées. C’était passionnant parce qu’en fait, en tant que pédagogue, on se rend compte qu’on ne sait pas faire. C’est une remise en cause incroyable. Et du coup, ça nous oblige à déconstruire tout ce que l’on sait, et à essayer de trouver des clés. Je l’ai portée pendant des années. Puis, j’ai passé le flambeau.

    C’est à ce moment que « Quoi 2 neuf ? » voit le jour…

    S.M. : Quand vous avez un enfant qui est porteur de handicap, vous pensez à son avenir et vous vous dites : qu’est‑ce qui se passe ? Qu’est-ce qu’on fait ?

    Je me suis dit qu’elle avait eu la chance, via la loi 2005, d’avoir été intégrée à l’école malgré tous ces handicaps lourds, elle a appris à lire, à écrire… Et il me paraissait du coup inconcevable de ne pas poursuivre ce chemin.

    Je suis donc allée voir mon ancien chef d’établissement de l’époque, en lui expliquant que je désirerais ouvrir une association pour des jeunes comme Solène. Et comme je connais ce lycée en long, en large et en travers, et ses recoins, j’avais repéré un petit local qui servait à quelques profs qui corrigeaient leur copie tranquillement. Et ça a commencé comme ça.

    Quel est le concept de ce type d’accueil ?

    S.M. : On met le jeune au cœur du système. On part du principe que ce n’est pas au jeune à s’adapter au système. C’est-à-dire qu’on n’impose rien.

    Nous, on est ouverts lundi, mardi, jeudi et vendredi et les jeunes peuvent venir un, deux jours, quatre jours. Ou même tous les quinze jours. C’est eux qui construisent leur projet.

    Nous permettons à ces jeunes de 20 à 35 ans de continuer à acquérir des connaissances et des compétences. Mais aussi de s’émerveiller et de croire en eux.

    On est là également pour les aider à trouver des alternatives.

    Dans le monde du travail également ?

    S.M : Oui, et il y a plein de belles expériences mais ce n’est pas toujours facile. J’avais par exemple formé un jeune au service. Il était à Hippopotamus et le gars qui l’avait pris en charge, il y croyait.

    Jimmy arrivait, il portait l’eau et le pain aux tables et vérifiait s’il ne manquait rien. Un jour, deux mecs s’assoient. Jimmy arrive, ils le regardent et disent « Tu dégages ». Le directeur est allé à la table et leur a dit : « Ce monsieur, qui s’appelle Jimmy, fait partie du service. Si ça ne vous convient pas, vous partez messieurs. » Ils sont partis. Ça prouve qu’il y a encore beaucoup, beaucoup de chemin à faire.

    Mais là, je parle des jeunes qui peuvent s’intégrer facilement. Mais il reste tous les autres dont le monde ordinaire leur reste fermé. Donc je me suis dit ces jeunes-là, on va les transformer en seigneurs. Parce que si on revient bien en arrière, les seigneurs qu’est-ce qu’ils faisaient, eux ? Ils lisaient, ils se cultivaient. Ils faisaient du sport. Et ils vivaient. Ils ne se préoccupaient pas des injonctions de la société qui pèsent sur nos épaules.

    Reste à changer les regards ?

    S.M. : Cette année, un jeune au lycée a eu une altercation avec un autre et lui a lancé : « Va te faire foutre toi et ton fauteuil roulant ! » Pour qu’il prenne conscience de ce qu’il avait dit, la CPE l’a envoyé passer un peu de temps avec nous. À la fin de la journée il m’a demandé s’il pouvait revenir et m’a dit : « Vous voyez madame, je croyais qu’ils n’avaient pas d’âme, et en fait, je me suis régalé. » Je ne sais pas ce qu’il mettait derrière ces mots mais il pensait certainement qu’ils n’avaient pas vraiment une existence réelle avec des envies, des rêves. On l’a éclairé, il les voit aujourd’hui comme des personnes et respecte maintenant leur altérité, leur différence. Ça encourage à continuer.

  • Un collectif se lance face au retour du projet de la LEO dans le Vaucluse

    Un collectif se lance face au retour du projet de la LEO dans le Vaucluse

    Un peu plus d’une semaine après la rencontre entre le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), et le ministre des Transports, Philippe Tabarot, afin de relancer le projet de liaison Est-Ouest tel qu’il avait été conçu initialement (notre édition du 14 avril), des militants écologistes et citoyens ont constitué le collectif Avignon zéro transit.

    Liaison A7-A9

    Soutenu par le parti Les Écologistes, dont fait partie l’élu d’opposition Mouloud Rezouali, le collectif affirme dans un communiqué que le projet « fait peser une lourde menace sur notre cadre de vie, sur l’environnement et sur la cohérence même des politiques de transition écologique engagées dans notre territoire. » Il plaide pour « une mobilité durable sans autoroute dans la ville », estimant que ce chantier, qui aboutirait au rond-point de l’Amandier « déjà saturé », « ne ferait qu’aggraver les embouteillages et les nuisances subies quotidiennement par les habitants ».

    Le trajet des poids lourds est également évoqué. Le collectif rappelle que l’une des solutions pour éviter le transit massif des camions sur la rocade Charles-de-Gaulle serait la création d’une liaison directe entre les axes A7 et A9 à hauteur d’Orange. « Cette solution, beaucoup moins coûteuse, permettrait de réduire durablement le trafic de transit sur l’agglomération et de préserver la qualité de vie dans l’ensemble du Grand Avignon », estiment-ils. Ils proposent plusieurs autres « solutions » pour améliorer la circulation, telle que rendre gratuite la portion d’autoroute Avignon Nord-Avignon Sud « afin de fluidifier les échanges quotidiens sans construire une nouvelle infrastructure inutile ».

  • [Science] Origine de la vie : sur les traces des premières cellules au fond de l’océan

    [Science] Origine de la vie : sur les traces des premières cellules au fond de l’océan

    La première cellule vivante est probablement apparue il y a 3,8 milliards d’années. Comment ? C’est la grande question. Une hypothèse est celle d’une apparition au fond de l’océan, dans des cheminées hydrothermales qui rejettent une eau chaude en provenance des entrailles de la Terre vers une eau plus froide et plus acide. « Nous apportons un argument de plus en faveur de cette hypothèse en montrant qu’un mécanisme clé commun à toutes les cellules vivantes peut s’y produire, dans un environnement purement minéral », souligne Simon Duval, chercheur CNRS au laboratoire Bioénergétique et ingénierie des protéines (Marseille) et coauteur d’un article paru dans Nature Communications.

    Cheminée artificielle

    Ce mécanisme est celui par lequel les cellules vivantes produisent de l’énergie. Des bactéries aux cellules de tous les animaux, de toutes les plantes… « Il n’existe pas une cellule vivante qui ne le possède pas », insiste le chercheur. Toutes produisent de l’adénosine triphosphate (ATP) – une molécule source d’énergie – via un mécanisme bien rodé : le passage de protons dans les filets d’une enzyme située sur une membrane qui produit un milieu riche en protons (acide) à l’extérieur de la cellule et un autre plus pauvre (basique) à l’intérieur. Maintenue grâce à un apport d’énergie – via de l’oxygène et du glucose, par exemple – pour forcer le transfert de protons d’un côté à l’autre de la membrane, cette différence d’acidité entre les deux milieux entraîne un déséquilibre. Forcément, le système souhaite revenir à l’équilibre. Sauf qu’au moment de retraverser la membrane dans l’autre sens, les protons passent par l’enzyme « ATP synthase » qui produit l’ATP.

    En laboratoire, Simon Duval et la post-doctorante Chloé Truong ont reproduit un mécanisme semblable dans une réplique de cheminée hydrothermale avec d’un côté un fluide acide riche en fer (comme l’océan) et de l’autre un fluide basique (comme celui en provenance du sous-sol). À l’interface entre les deux, se forme une membrane minérale faite de différentes formes de fer oxydé, dont du fer métallique. « C’était très surprenant et inattendu, souligne Simon Duval. Il est impossible que du fer métallique se forme sans la présence d’une espèce fortement réductrice -riche en électrons -, à moins que ne se produise un phénomène que nous pensions jusqu’alors spécifique au vivant : la bifurcation des électrons. » Un mécanisme qui repose sur des transferts couplés d’ions et d’électrons au sein de membranes. « Ici, la différence de pH et les propriétés intrinsèques des minéraux suffisent », note le chercheur.

    Ce mécanisme clé pour le vivant peut donc exister dans un système purement géologique. Des molécules organiques pourraient-elles s’y former également ? Et de l’ATP ? Et tous les ingrédients nécessaires à l’émergence de la vie ? Apporter des réponses constituera les prochaines étapes.

  • Les victimes et héros de la déportation honorés dimanche

    Les victimes et héros de la déportation honorés dimanche

    Depuis 1954, le dernier dimanche d’avril est dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors de la Seconde Guerre mondiale.

    Bouches-du-Rhône

    À Marseille, la commémoration débutera à 9h au Monument de la Déportation, place du 23-Janvier-1943. Jeannine Trucy, représentante de la présidente départementale de l’Association des déportés, ouvrira la cérémonie par la lecture de messages des victimes. Un dépôt de gerbes, le chant de La Marseillaise et une minute de silence rythmeront ce moment de recueillement. Corinne Simon, préfète de police déléguée représentant Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, présidera la cérémonie.

    À Aix-en-Provence, la cérémonie se déroulera à partir de 9h sur le site mémorial du camp des Milles, où plus de 2 000 hommes, femmes et enfants juifs furent déportés vers Auschwitz durant l’été 1942. L’hommage débutera à 9h, en présence du sous-préfet Mathieu Gatineau et de la maire de la ville, Sophie Joissains. Une seconde cérémonie est prévue à 11h, place des Martyrs de la Résistance.

    Istres débutera sa cérémonie à 10h15 au cimetière Saint-Sulpice. Un peu plus tard dans la matinée, La Ciotat rendra hommage aux déportés à 11 h, au square de l’avenue Gallieni, en présence du maire de la ville et vice-président de la Métropole, Alexandre Doriol. Même programme à Port-de-Bouc, où la commémoration se tiendra avenue Maurice-Thorez.

    Une cérémonie devant la stèle de la Déportation de l’esplanade du Général-de-Gaulle, à Aubagne, est prévue à 10h30, suivie d’une seconde à 11h10, place de l’Église, à Plan-de-Cuques.

    Var

    À Toulon, la préfecture commémorera les victimes et héros de la déportation à 9h, boulevard du 112e Régiment d’Infanterie. La cérémonie se déroulera également au Mémorial de la Déportation et de l’Internement, sous la présidence du secrétaire général de la préfecture, en présence des autorités civiles et militaires du département.

    Vaucluse

    À Avignon, la cérémonie présidée par Sabine Roussely, secrétaire générale de la préfecture, se tiendra place de l’Horloge à 10h. Plus à l’est, Courthézon rendra hommage aux déportés à 11h.

    Alpes

    À Digne-les-Bains, une cérémonie se tiendra ce dimanche 26 avril à 10h45, au monument aux morts, rond-point du 11-Novembre. À Gap, la commémoration est prévue à 11h, au cimetière urbain.

  • [Recette] Liche grillée, houmous de haricots niébé et condiment fraise, piment

    [Recette] Liche grillée, houmous de haricots niébé et condiment fraise, piment

    Il vous faudra :

    – 1 filet de liche

    – Des haricots Niébé, 1 carotte, 2 feuilles de laurier sauce, une branche de thym

    – Un oignon blanc ou jaune, des gousses d’ail et de l’ail nouveau

    – Une dizaine de fraises, de la farine de niébé, de la pâte de sésame, 1 citron confit, 1 piment antillais, du sel et de l’huile d’olive

    Des préparations diverses

    Pour le houmous, faites tremper les haricots dans de l’eau froide la veille, afin de les faire gonfler. Le lendemain, déposez-les dans une casserole avec une carotte coupée, le laurier et le thym. Mouillez à hauteur et faites cuire une quarantaine de minutes. Pendant ce temps, émincez un oignon finement et faites cuire dans une poêle avec un petit fond d’eau et de l’huile d’olive pour faire une compotée. Cuire à feu doux pendant 20 minutes avec le piment antillais entier. Au bout de 20 minutes, ajoutez vos fraises émincées dans la compotée et cuisez 20 minutes.

    Dans votre filet de poisson, coupez deux jolis pavés d’environ 80g et quadrillez légèrement une face. Attelez-vous maintenant à la tuile en mélangeant dans un saladier la farine de Niébé, du sel, un peu d’eau et de l’huile d’olive.

    Graissez une plaque de cuisson et versez la pâte directement dessus, pour l’affiner, bougez directement la plaque. La pâte doit se tenir sans être ni trop épaisse, ni trop liquide. Faites cuire à 180° en chaleur tournante pendant 5 minutes. Retournez-la ensuite et cuire encore 2 minutes.

    Couleurs et saveurs

    Mixez les haricots cuits sans la garniture aromatique avec un morceau de citron confit, de la pâte de sésame, de l’huile d’olive, du sel et un peu d’ail nouveau. Si besoin, délayer avec un peu d’eau. Pour le condiment, mixez les oignons et les fraises sans le piment. Assaisonnez au fur et à mesure en mettant un petit bout de piment, un peu de miel, du sel. Brûlez au chalumeau la partie quadrillée de la liche et terminez la cuisson au four ou à la plancha. La cuisson doit être rosée à cœur.

    Dressez avec une quenelle de houmous, un bout de tuile,le poisson coupé en deux et un point généreux de condiment à la fraise et au piment. Bon appétit !

  • Claude Luca signe l’affiche du 65e Mondial à pétanque

    Claude Luca signe l’affiche du 65e Mondial à pétanque

    «Au Mondial, il n’y a pas de séparation sociale, tout le monde est à côté, les gens se parlent sans savoir qui ils sont. C’est un lieu de fraternité spontané et je trouve ça magique », insiste Claude Luca ce matin-là, pinceau en main dans son atelier. Qui d’autre que lui, fidèle des allées de Borély où il croque depuis des décennies les parties et surtout l’ambiance, pouvait réaliser l’affiche de l’édition 2026. Une manière surtout de renouer avec une tradition initiée en 1985 avec Henri Maillot.

    Le jeu de boules fait partie de l’enfance de Claude Luca, prétexte à retrouvailles dans la cour entre voisins pour tromper l’angoisse d’un pays en guerre. « La pétanque nous unissait, pour moi c’est resté un symbole », se souvient-il. Et c’est tout naturellement qu’à peine rentré de l’armée, Claude part peindre le Mondial. « Les gens me disaient : oh peintre, c’est bien ce que tu fais. J’étais pris par le jeu, l’ambiance, cette simplicité relationnelle. Comme une poésie de l’humain. » Cette expérience, l’octogénaire d’aujourd’hui, avoue s’en nourrir encore toute l’année.

    Claude Luca l’affirme tranquillement, « ce mondial La Marseillaise a donné ses lettres de noblesse à la pétanque ». Et comme piqûre de rappel, il n’en rate aucun chaque premier week-end de juillet. Les années ont passé, et ce talentueux illustrateur munit de son chevalet et aidé de son assistante Laure, a trouvé sa place au cœur de l’événement. Jusque dans le stade d’honneur où, il exerce dorénavant son art et livre un souvenir unique de ce concours « vraiment pas comme les autres ».
    « Moi je veux surtout défendre ça. Je ne suis pas fort en pétanque mais l’humanité qu’elle en dégage, c’est ma nourriture », insiste-t-il. Marseille ne manque pourtant pas d’objets fédérateurs. Pour exemple la mythique partie de carte de Pagnol.

    « Être ensemble »
  • Un Café Rando s’installe à Saint-Jean-du-Gard

    Un Café Rando s’installe à Saint-Jean-du-Gard

    C’est un projet qu’il mûrit depuis 2017. L’artisan Nicolas Friedli rêvait depuis longtemps de créer un lieu dédié à la randonnée, sur le modèle des Cafés Rando flamands. Le 1er mai, il ouvrira donc les portes de son établissement juste au-dessus de l’office de tourisme, à Saint-Jean-du-Gard. Un lieu idéal puisque la commune est située au carrefour de deux itinéraires culturels européens (« Le Chemin de Stevenson » et « Sur les pas des Huguenots »), et d’un itinéraire de Grande Randonnée, le Chemin Urbain V.

    Le Café Rando accueillera un espace de restauration en circuit court, une boutique, mais aussi un espace d’échange et d’accueil touristique, pour s’informer sur les randonnées et activités de pleine nature, ou participer à des ateliers et à des événements culturels. « Nous organiserons notamment des
    départs de randonnée toute
    l’année
    , précise Nicolas Friedli.L’historienne Nelly Duret, spécialiste de la région, emmènera par exemple des petits groupes pour parler du patrimoine local, des résistantes ou des filatures. » Le Café Rando accueillera aussi du public du 22 au 25 mai à l’occasion du FIRA, le Festival de l’Itinérance, de la Randonnée et des Activités de pleine nature.

    Soutenu, entre autres, par la commune et par l’agence de développement Alès Myriapolis, le Café Rando a vocation à devenir un véritable café de Pays. Un aspect qui tient à cœur à son créateur : « Cela signifie que le lieu n’est pas réservé uniquement aux randonneurs, c’est aussi un lieu de vie pour les Saint-Jeannais, avec une cuisine locale, simple et en service continu. Il sera d’ailleurs ouvert toute l’année. » Et ce n’est peut-être que le début de l’aventure : le Café Rando a pour ambition de devenir une Maison de la Randonnée.

    96, Grand Rue à Saint-
    Jean-du-Gard.

  • [Biodiversité] Ces insectes et papillons du massif du Tallagard

    [Biodiversité] Ces insectes et papillons du massif du Tallagard

    L’occasion également de croiser des insectes moins connus ainsi que diverses espèces d’oiseaux, tout en en apprenant davantage sur leur rôle essentiel dans l’évolution de la biodiversité régionale.

    Réputé pour ses quatre promenades thématiques et balisées, le massif vous emmène en voyage au cœur de la Méditerranée. La flore locale et le patrimoine agro-pastoral y témoignent des activités ancestrales, avec notamment la présence de bories, de bergeries et de bancaus.

    Découvrez tous
    leurs secrets

    Aux côtés de Gérard, entomologue, vous partirez pour une matinée d’observation sur un parcours d’environ deux kilomètres, entre champs en jachère et vignes abandonnées. Une découverte à mi-chemin entre garrigue et forêt méditerranéenne naissante, le spécialiste dévoilera ses connaissances et ses secrets.

    Vous apprendrez notamment à identifier les caractères morphologiques importants à observer, ainsi que les différents comportements des espèces rencontrées. Les échanges porteront également sur leurs habitudes alimentaires, leur mode de développement et de reproduction. Ces discussions permettront notamment d’aborder le rôle fondamental des insectes dans l’évolution de la biodiversité, à l’échelle globale, comme locale.

    Des bases de données naturalistes

    Bien que l’objectif de cette balade soit de préserver les populations naturelles, les participants seront équipés de filets à papillons, de cages d’élevage et de boîtes transparentes.

    Ces outils permettront de capturer temporairement, et uniquement si nécessaire, les spécimens trop mobiles pour être observés, photographiés ou identifiés avec précision. Les données recueillies lors de cet inventaire seront ensuite transmises aux bases de données naturalistes.

    Le retour est prévu entre 12h30 et 13h. Toutefois, les personnes qui le souhaitent pourront prolonger cette expérience en apportant leur pique-nique. Une seconde balade d’environ un kilomètre sera proposée dans l’après-midi, en direction du nord, jusqu’à 16h.

    Pour rappel, cette balade naturaliste est gratuite, ouverte au grand public et accessible à tous. Il est possible d’apporter son propre matériel d’observation le jour J.

    événement gratuit. Informations et réservation
    via l’adresse mail pays.salonais@lpo.fr
    ou au 06.27.89.15.15.

  • Gaëlle Levêque : « Avec un Géoparc, on renforce notre identité »

    Gaëlle Levêque : « Avec un Géoparc, on renforce notre identité »

    La Marseillaise : Qu’est-ce
    qu’un Géoparc ?

    Gaëlle Levêque : Un Géoparc est une zone géographique avec une concentration de richesses géologiques. L’idée a d’abord été portée par l’association « Demain la Terre » du Lodévois Larzac qui a sensibilisé les communes du Cœur d’Hérault qui ont des richesses géologiques. Avec le président Kléber Mesquida, le Département a d’abord financé l’étude puis porté la démarche du Géoparc.

    On découvre des richesses cachées…

    G.L. : Tout à fait. On a été retenus parce qu’on parcourt 540 millions d’années. Parmi nos 11 sites de valeur internationale, 3 sont des stratotypes, des références mondiales d’un âge géologique ou d’un passage entre deux âges géologiques. Ils retracent la période qui va du dévonien (419 millions d’années) au carbonifère (359 millions d’années). Parmi ces trois sites, on a le Pic de Vissou, Graissessac et Cessenon-sur-Orb. Les roches y sont des points de référence internationale du passage du dévonien au carbonifère, c’est assez extraordinaire.

    Quelles sont les roches
    qu’on trouve dans le Géoparc ?

    G.L. : On a du schiste, du gneiss, le marbre rouge à Coumiac, des mines de charbon, le réseau karstique calcaire du plateau du Larzac, les dolomies du Cirque de Mourèze, les ruffes du Salagou… Chaque typologie de pierre va renvoyer à une production, une typologie de métiers, à ce qu’a fait l’Homme avec ces ressources. Ça met en lien nos paysages et nos savoir-faire. À travers un Géoparc, on s’approprie notre Histoire, cela renforce notre identité. On peut aussi penser à l’avenir. Dans le cadre du réchauffement climatique, connaître notre sous-sol est une sacrée richesse. Ça a du sens dans ce monde perturbé. Il y a un aspect éducation et développement durable dans le Géoparc, territoire résilient.

    Que va changer ce label de 4 ans ?

    G.L. : Je ne suis pas inquiète pour la suite. On a mené des actions sans attendre la labellisation. On a formé 42 géomédiateurs (guides, experts) pour transmettre le savoir. On a 58 géosites, 67 géopartenaires (communes, offices du tourisme, syndicats, grands sites, associations, privés). On a déjà un site internet très riche, 10 géorandonnées. On est dans la logique du tourisme durable développé par Hérault Tourisme. Les aspirations des gens vont dans le sens du respect, moins dans le tourisme de masse. Ils cherchent des pépites. À nous de les rendre désirables. Il y a les grands sites de France, lac du Salagou, Cirque de Navacelle, Gorges de l’Hérault, Chemins de Compostelle. Mais aussi les Causses et Cévennes sur le pastoralisme. Ces phares existent parce qu’il y a une géologie extraordinaire. L’exposition permanente du musée de Lodève raconte ces 540 millions d’années.

  • Top 14 : le RC Toulon poursuit sa série face à Bayonne

    Top 14 : le RC Toulon poursuit sa série face à Bayonne

    Brillant sur quelques éclairs, parfois agaçant par ses maladresses, le RC Toulon a assuré l’essentiel avec une nouvelle victoire bonifiée face à Bayonne, à Mayol, samedi après-midi. Le quatrième d’affilé, championnat et coupe d’Europe confondus. Et la première à domicile en Top 14 depuis le 27 janvier, après deux revers face au Stade Français et Clermont.

    Dans un début de rencontre prolifique, les ciel et blanc, peut-être encore groggys par la claque reçue sur sa pelouse par Pau la semaine dernière, enchaînent les erreurs, laissant aux hommes de Mignoni tout le luxe d’en profiter. Sur une des premières offensives, le ballon circule de la droite vers la gauche jusqu’à Ferté, qui inscrit son septième essai de la saison (7-0, 5e). Dans la foulée, c’est Brex, en coin, qui profite des atermoiements basques pour enfoncer le clou (12-0, 7e).

    Mais après ces dix minutes idylliques, le vent tourne, et désormais, ce sont les rouge et noir qui multiplient fautes et imprécisions. Suite à une longue phase de possession, Orabé trouve Capilla dans la profondeur, côté gauche, d’une jolie passe de l’extérieur du pied, pour la réduction de l’écart (12-5, 14e). Puis Orabé, encore lui, perce une défense toulonnaise attentiste pour servir Springs, cette fois. Les compteurs sont remis à zéro (12-12, 22e).

    L’orage passé, les coéquipiers de Baptiste Serin, capitaine ce samedi, se remettent en ordre de marche. À la suite d’une touche à 5 mètres de l’en-but bayonnais, Sinckler, servi par Mercer, redonne l’avantage aux siens, en force (19-12, 27e). Puis c’est Shioshvili qui profite d’une touche galvaudée par l’Aviron proche de son en-but pour aller inscrire son troisième essai en cinq apparitions en Top 14 (26-12, 38e). Juste avant la pause, Ferté en remet une couche, concluant une sublime action collective qui permet au RCT de rentrer aux vestiaires avec une large avance (33-12, 40e).

    Le RCT joue à se faire peur

    Une avance que les Toulonnais vont galvauder en début du second acte. Alors qu’ils semblent proches du sixième essai, ils se font surprendre sur une passe risquée de Sinckler interceptée au milieu de terrain par Erbinategaray, qui ne se fait pas prier pour profiter du cadeau (45e, 33-19). C’est ensuite Mori qui plonge dans l’en-but suite à une touche à 5 mètres, ramenant l’Aviron à 7 points (33-26, 56e).

    Alors que les hommes de Laurent Travers tentent de faire basculer la rencontre, Cowie, sur une pénalité rapidement jouée, s’arrache pour redonner un peu d’air au RCT (40-26, 69e), mais doit céder sa place sur blessure.

    La mission reconquête du bonus est lancée. Face à des Bayonnais réduits à 14, pénalisés par leur indiscipline (17 pénalités, dont 13 en seconde période), c’est Jaminet, sur une nouvelle pénalité jouée rapidement par Ben White, qui vient redonner ce précieux point aux Varois (45-26, 75e), avant que Damond, sur un ballon porté, ne vienne le confirmer définitivement (52-26, 79e).

    Un succès qui permet au RC Toulon de retrouver une place dans le top 8, et de revenir à 4 points du top 6, en attendant la rencontre entre Bordeaux-Bègles et Montpellier ce samedi soir (21h).

    RC Toulon 52 – 26 Aviron Bayonnais (MT : 33-12)
    Samedi 25 avril, 16h35, stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Adrien Marbot
    Points Toulon : 8E Ferté (5e, 40e), Brex (7e), Sinckler (26e), Shioshvili (37e), Cowie (69e), Jaminet (76e), Damond (79e) ; 7T Jaminet (6e, 27e, 38e, 40e, 69e, 76e, 79e)
    Points Bayonne : 4E Capilla (14e), Springs (22e), Erbinategaray (45e), Mori (56e) ; 3T Springs (22e, 45e, 56e)
    Carton jaune : Ariceta (73e)

    RC Toulon : Gros (Ametlla, 56e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Sorhaindo, 56e) ; Mézou (Kpoku, 56e), Javakhia (Mézou, 76e) ; Mercer, Abadie, Shioshvili (Coulon, 41e) ; Serin (C) (White, 59e), Garbisi (Albornoz, 59e) ; Ferté, Cowie (Brex, 69e), Brex (Frisch, 59e), Dréan ; Jaminet

    Aviron Bayonnais : Cormenier (Cailles, 49e), Martin (Giudicelli, 67e), Tagi (Cotet, 56e) ; Johnson, Moon (Paulos, 67e) ; Traversier (Martin, 70e), Iturria (C) (Ariceta, 43e), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq (Tuilagi, 56e), Levêque (Carreras, 56e) ; Orabé.