Blog

  • Transports : Vincent Bouget veut « réunir la ville » de Nîmes par les mobilités

    Transports : Vincent Bouget veut « réunir la ville » de Nîmes par les mobilités

    Lieu hautement symbolique, la gare de Nîmes, avenue Feuchères. C’est ici, au carrefour des trains, des bus, des vélos et des piétons, que la liste « Nîmes en commun » a choisi de poser l’un des marqueurs forts de sa campagne municipale : faire des mobilités un droit effectif pour toutes et tous.

    Entouré de Jean-Luc Gibelin, vice-président de la Région Occitanie en charge des transports et de Julie Frêche, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropole déléguée aux mobilités, Vincent Bouget a dressé un constat sévère de la situation nîmoise. Retards accumulés, inégalités territoriales, dépendance persistante à la voiture : pour le candidat de l’union de la gauche (hors LFI), la majorité sortante « a péché sur les transports comme sur d’autres grands dossiers structurants ».

    À Nîmes, la mobilité reste aujourd’hui un facteur d’exclusion. Fréquences insuffisantes, horaires inadaptés aux travailleurs précaires, dessertes inégales entre quartiers, coût du transport scolaire… Autant de freins quotidiens qui enferment une partie de la population dans une forme « d’assignation à résidence ». « Se déplacer, ce n’est pas technique, c’est social, écologique et quotidien », martèle Vincent Bouget, rappelant que la mobilité conditionne l’accès à l’emploi, aux études, aux soins et à la vie sociale. Face à ce diagnostic, Nîmes en commun assume une rupture politique : replacer le service public de transport au cœur du projet municipal et communautaire. Gratuité ciblée, renforcement de l’offre, plan vélo structurant, voirie sécurisée pour les piétons : l’objectif affiché est clair, réduire la dépendance à la voiture sans opposer les usages.

    Nîmes à l’échelle régionale

    Pour Nîmes en commun, l’enjeu est aussi territorial. Troisième ville d’Occitanie, Nîmes ne peut plus penser ses transports en vase clos. La présence de Julie Frêche illustre cette volonté de décloisonnement. À Montpellier, la gratuité des transports en commun et le développement massif des mobilités actives ont profondément transformé les usages. « Les mobilités sont un outil de cohésion sociale, de pouvoir d’achat et de transition écologique », souligne l’élue montpelliéraine, plaidant pour une coopération renforcée entre les deux agglomérations. Rail du quotidien, liaisons ferroviaires plus fréquentes, complémentarité plutôt que concurrence entre équipements structurants : pour elle, Nîmes doit pleinement s’inscrire dans une dynamique métropolitaine élargie.

    Même message du côté de Jean-Luc Gibelin, pour qui la question dépasse largement les frontières communales. La Région Occitanie a fait du train une priorité, avec la gratuité d’usage pour les jeunes, le train à 1 euro, l’augmentation significative des fréquences et la réouverture de certaines lignes. Résultat : la fréquentation est passée de 60 000 à près de 100 000 voyageurs quotidiens. « Nîmes mérite un engagement total de tous ses partenaires », affirme-t-il, appelant à une meilleure articulation entre bus urbains, cars régionaux, vélo et ferroviaire, notamment autour de pôles stratégiques comme la gare centre ou celle de Saint-Césaire.

    Au-delà des annonces, la séquence de la gare Feuchères vise aussi à crédibiliser un projet municipal fondé sur la coopération : avec la Région, avec Montpellier, mais aussi à l’échelle de l’agglomération nîmoise, dont le fonctionnement actuel est régulièrement pointé comme un frein. Pour Vincent Bouget, l’enjeu est clair : « partager les ambitions, accepter les contraintes et agir ensemble » afin de garantir une mobilité équitable, lisible et accessible. En somme, faire des mobilités un service public central, au service de l’unité de la ville, de la justice sociale et de la transition écologique.

  • Cévennes : un front franco-cubain face au désert médical local

    Cévennes : un front franco-cubain face au désert médical local

    Il y a quasiment un an, lorsqu’André Chassaigne était venu à Alès pour présenter la possibilité d’attirer des médecins cubains dans les déserts médicaux français, beaucoup n’y croyaient pas. Mais onze mois plus tard, l’enthousiasme est revenu chez les Cévenols. La preuve, ils étaient une vingtaine de maires, une vingtaine d’autres élus et une soixantaine de citoyens présents à Cendras pour s’informer de l’avancée du projet, lundi 23 février.

    Car depuis, le travail mené par Sylvain André (PCF), maire de Cendras et président des maires ruraux du Gard, ainsi que par le comité de défense et de promotion de l’hôpital et de la santé en Cévennes a porté ses fruits en recevant le soutien de la quasi-totalité des acteurs du bassin alésien. « Nous avons aussi eu des réunions au ministère de la Santé et avec le conseiller santé du Président de la République. Ils sont d’accord avec la venue des médecins cubains, mais il faut pour cela travailler sur une convention », a expliqué André Chassaigne (PCF), qui a rendez-vous le 11 mars avec le ministère des Affaires étrangères pour présenter une première version de cette convention, dont le but est d’encadrer l’arrivée des médecins cubains.

    Dans un premier temps, cette venue devrait être expérimentale et concernerait trois zones en France : les Côtes-d’Armor, les Cévennes et les Alpes-de-Haute-Provence, notamment du côté de Sisteron et de Digne.

    24 000 médecins cubains déployés dans le monde

    Le travail de ces soignants serait payé par les hôpitaux à l’État cubain, qui reverserait une partie du salaire à ses médecins. « Cette situation ne sera que transitoire car ces médecins ne viennent pas pour remplacer, mais pour pallier des trous dans la raquette. Ces médecins seront aussi placés avec un médecin référent et ne seront pas envoyés seuls dans la nature », précise André Chassaigne.

    Pour confirmer le soutien de son pays à cette initiative, alors que Cuba compte actuellement 24 000 médecins déployés dans près de 50 pays, Justo Rodriguez, numéro deux à l’ambassade, s’est rendu dans le Gard ce 24 février, où il a pu échanger avec les élus et avec le directeur de l’hôpital d’Alès. « L’ambassadeur est favorable à la signature de cette convention. Pour nos médecins, ce sera aussi l’occasion de se former sur des technologies que l’on n’a pas à cause du blocus américain. Nous sommes donc disponibles pour mener cette coopération. Nous avons déjà 300 médecins déployés dans la région italienne de Lombardie », a expliqué le représentant cubain, qui a reçu officiellement le rapport sur les besoins spécifiques du bassin alésien. En Cévennes une centaine de médecins font défaut. Les analyses font apparaître un besoin de 24 praticiens au centre hospitalier d’Alès, des généralistes aux centres Filieris et sur la ville d’Alès et 28 généralistes ainsi que six spécialistes dans les communes environnantes. Après consultations et accord des divers éléments locaux du corps médical et celui des autorités nationales ses besoins pourraient être couverts par les Cubains. Si ce rapport devait être initialement remis en personne à l’ambassadeur, retenu par des affaires plus urgentes liées au contexte international, André Chassaigne estime que les pressions exercées par Donald Trump pour faire tomber le régime cubain ne perturberont pas le processus enclenché : « Le blocus exercé, avec maintenant l’interdiction d’approvisionner Cuba en pétrole, est ignoble. Quand je lui ai parlé des pressions américaines, Emmanuel Macron m’a promis qu’il assumerait. Je crois qu’il a la volonté de mettre de la distance avec les États-Unis pour affirmer son indépendance. » Des propos qui ont poussé le maire de Cendras (PCF), Sylvain André, à conclure avec optimisme : « À l’heure où les bombes pleuvent partout, cette coopération pourrait donner une autre image des relations internationales, qui seraient basées sur la solidarité. »

  • Vaucluse : 70 personnes dépistées contre le cancer dans un bus

    Vaucluse : 70 personnes dépistées contre le cancer dans un bus

    Dans ce véhicule, les grains de beauté des patients ont été photographiés puis analysés par un dermatologue dans « un délai de quelques semaines », précise l’organisateur. Cette initiative s’inscrit « dans une démarche de prévention de proximité et de réduction des inégalités d’accès aux soins en liens étroits avec les collectivités locales », précise la MGA. Une étude est en cours afin de pouvoir étendre ce service à une population plus large.

  • Une justice plus injuste en devenant payante

    Une justice plus injuste en devenant payante

    La loi de finance de 2026 instaure un droit de timbre de 50 euros que devront s’acquitter les demandeurs devant le Tribunal judiciaire ou devant le Conseil de prud’hommes afin de financer l’aide juridictionnelle (AJ) gérée par les Carpa (Caisses autonome des règlements pécuniaires des avocats) et limiter le nombre des procédures abusives. Les avocats devaient se féliciter de cette mesure qui permet d’accroître le budget de l’aide juridictionnelle comme ils le réclament régulièrement, celui-ci étant l’un des plus faibles des pays de l’UE, et pourtant la profession d’avocat condamne cette mesure et demande que d’autres moyens soient recherchés pour financer l’AJ. La mise en place de cette contribution en dit long du consensus qui existe dans la classe politique qui considère la justice, au mieux comme un service public, voir plutôt comme une administration improductive dont il faut réduire les coûts. Pourtant la Justice est l’un des trois piliers nécessaires au fonctionnement d’un État, au même titre que le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Et la Justice dans une démocratie représentative est le seul pouvoir que chaque citoyen peut exercer directement pour voir mis en œuvre les lois. Cette fonction régalienne qu’est la Justice doit demeurer gratuite, tout comme l’est le droit de vote ou l’assistance des forces de l’ordre. On n’imaginerait pas dans un autre secteur imposer aux usagers disposant de ressources plus importantes la charge des prestations fournies aux plus démunis. Cette contribution vise à faire financer par les justiciables les procédures d’autres justiciables oubliant que si les personnes saisissent les juridictions c’est qu’elles sont confrontées à une difficulté nécessitant l’intervention d’un juge. Personne n’aurait l’idée de faire payer aux patients aisés les soins prodigués aux patients les plus démunis. Les juridictions administratives sont exclues ce droit de timbre : Ainsi les personnes travaillant pour des personnes morales de droit public relevant de la compétence des juridictions administratives n’auront pas à s’acquitter du timbre de 50 euros et leurs collègues travaillant pour la même structure mais relevant de la compétence du CPH devront eux s’acquitter de ce droit, mettant à bas le principe d’égalité. Et le salarié dont l’employeur n’aura pas remis ses documents de rupture nécessaires à son inscription à France travail devra s’acquitter de 50 euros qui resteront à sa charge lorsque l’employeur, à la réception de la convocation en référé, lui enverra lesdits documents. En outre, les procédures abusives sont très rares au point qu’il n’existe pas de statistiques sur le sujet. Et la Justice est déjà dotée d’outils efficaces pour les sanctionner à l’article 32-1 du Code procédure civile. Ce texte prévoit une amende civile de 10 000 euros et des dommages et intérêts à verser à la victime de cet abus.

    Par Marjolaine Renversez, SAF Montpellier

    Une question ? Besoin d’un conseil ? Contactez nos chroniqueurs par mail

    avocats@lamarseillaise.fr

  • Top 14 : Toulon ira à Lyon sans son manager Pierre Mignoni, qui prolonge son arrêt

    Top 14 : Toulon ira à Lyon sans son manager Pierre Mignoni, qui prolonge son arrêt

    Qui sera sur le banc du RCT samedi, au coup d’envoi du match LOU – RCT ?

    Alors que Pierre Mignoni, mis au repos – à sa demande d’après le club – devait reprendre son rôle de manager, il va finalement prolonger son absence. Preuve que la lourde défaite concédée à Mayol face à Clermont a été plus dure à digérer que prévu pour l’intéressé.

    C’est donc Laurent Emmanuelli qui était face à la presse, jeudi au Campus RCT, pour donner des nouvelles de l’intéressé et dévoiler ses attentes pour le déplacement à Lyon, samedi. « Pierre va bien. Il se repose et se requinque. Il communique régulièrement avec le président », a rassuré le directeur sportif toulonnais.

    Sur le banc des rouge et noir, ce seront Cédric Béal, directeur du centre de formation, et Maxime Petitjean, responsable de la stratégie du jeu au pied, sur le bord de touche, qui dirigeront l’équipe.

    Retour le 21 mars

    Le match face au LOU sera ensuite suivi d’une trêve du Top 14, durant laquelle les joueurs non concernés par les matches du Tournoi des VI Nations bénéficieront de quelques jours de congé. C’est à l’issue de cette séquence que Pierre Mignoni devrait reprendre. ce sera pour le retour du RCT à Mayol, le 21 mars.

    « Le président et Pierre ont convenu que c’était le moment idéal, à la vue de la période un peu moins dense, pour lui de prendre un peu de repos », justifie Laurent Emmanuelli.

  • Le match du rachat face à Agen pour Provence rugby

    Le match du rachat face à Agen pour Provence rugby

    Visiblement, Philippe Saint-André n’a pas digéré la défaite face à Dax.

    Ce ne sont pas les 33 points encaissés qui le dérangent, mais la manière dont ses hommes se sont comportés sur la pelouse de Bayonne, où la rencontre avait été délocalisée. « Tu ne peux pas prétendre faire quelque chose de grand quand tu concèdes 19 pénalités, prends deux jaunes et un rouge », a maugréé le manager de Provence rugby.

    Son équipe, qui restait sur cinq victoires à la suite, avait l’occasion d’entrer dans l’histoire aixoise. Mais en bafouant les fondements mêmes du jeu, ils sont revenus avec une punition. Et un joueur, Guillaume Piazzoli, qui risque une lourde suspension, dont il connaîtra la nature le 4 mars.

    Retour de Reggiardo

    Mais avant cela, Provence rugby a d’autres chats à fouetter. Avec la venue d’Agen où officie un certain Mauricio Reggiardo. L’Argentin, qui était sur le banc aixois jusqu’au printemps dernier, a annoncé la couleur. Il retourne dans son ancien fief pour y faire, enfin, gagner Agen.

    « Ils sont ambitieux. Mais nous sommes prêts à les recevoir », rassure Philippe Saint André. Après avoir décrypté la rouste dacquoise avec ses joueurs en début de semaine, il a tourné la page et n’a qu’un objectif en tête. « Réussir notre retour à la maison ! »

    Tout au long de la semaine, il a répété à l’envi ses attentes pour ce choc. « Je veux de l’engagement, de la maîtrise, de la précision, de la discipline individuelle et collective. » Il veut que la punition de la semaine dernière serve de leçon. Et espère que ses joueurs l’auront retenue.

    « Il y a encore un peu de colère en moi, lorsque je pense à Dax. Je leur ai dit ce que je pensais. Eux se sont aussi exprimés. Maintenant, je me languis de match d’Agen. C’est un grand match que nous devons faire, face à une équipe ambitieuse », confie-t-il.

    Pour y parvenir, Philippe Saint André va apporter des retouches. En confiant notamment le capitanat à Arthur Coville et en réclamant « des actes » de la part de ses joueurs. Et en récupérant Iga Finau au centre. De quoi dynamiser sa ligne arrière, dont le rôle sera d’éclairer le jeu face à aux Agenais.

    PROVENCE – AGEN

    22e journée de Pro D2.

    19h00 stade Maurice David.

    Arbitre : Hugo Dutreuilh.

    PROVENCE RUGBY : Colombet – Lapègue, Bituniyata, Finau, Tui – Muntz ( o ), Coville ( m ) – Jalagonia, Portat, Tuisue – van Eerten, Rodda – Taufifénua, Latterrade, Yemsi.

    AGEN : Jean – Dupichot, Muscarditz, Ramoca, Etcheverry – Willis ( o ), Idjellidaine ( m ) – Finéanganofo, Gayraud, Lebian – Madigan, Olmstead – Macharashvili, Socino, Odishvili.

  • Benjamin Pavard a trois mois pour rebondir à l’OM

    Benjamin Pavard a trois mois pour rebondir à l’OM

    Quand il a débarqué à la Commanderie, quelques heures avant la fin du mercato d’été, Benjamin Pavard a immédiatement suscité des commentaires élogieux du côté des supporters.

    Tous avaient encore en mémoire son but exceptionnel, contre l’Argentine, en huitième de finale de la Coupe du Monde 2018, prémices d’un second sacre mondial pour l’équipe de France. Néanmoins, sept années se sont écoulées depuis son exploit. Et le Benjamin Pavard prêté par l’Inter n’était, déjà plus, celui qui rayonnait dans la défense du Bayern.

    C’est à la demande de Cristian Chivu que le Chti a débarqué à l’OM. L’entraîneur des rossoneri ne comptait pas sur lui pour la saison à venir. Alors que l’OM avait besoin d’un nom pour combler le départ précipité d’Adrien Rabiot.

    Spirale négative

    Néanmoins, il n’est pas possible de comparer les deux joueurs. Car, même s’ils portent régulièrement le maillot de l’équipe de France, celui qui a retrouvé le championnat italien en endossant la tunique du Milan AC a définitivement marqué de son empreinte l’an I de Roberto De Zerbi sur le banc olympien.

    Avec dix buts à son compteur, il a été le patron du jeu marseillais et a joué un rôle prépondérant dans la réussite sportive de la saison dernière. Son départ a laissé un vide dans le vestiaire, que Benjamin Pavard n’a pas pu combler.

    Les deux hommes n’ont pas le même caractère. Et si le défenseur a marqué un but dès son premier match avec l’OM, lors du succès 4 – 0 face à Lorient, Benjamin Pavard n’a pas tenu la distance. Il s’est petit à petit éteint, jusqu’à perdre la confiance de Roberto De Zerbi.

    Sa dernière sortie réussie, c’était à Koweit city, dans le trophée de Champions, perdu aux tirs au but face au PSG. Depuis, l’international a suivi le mouvement de son équipe, emporté dans une spirale négative.

    Ses dernières apparitions ont toutes été marquées du sceau du doute. Comme s’il avait perdu ses repères. Jouant soit en latéral droit, soit en axial droit, Benjamin Pavard semble perdu, dans des systèmes qu’il devrait pourtant pouvoir assimiler, du fait de son expérience.

    Pour sa première sur le banc marseillais, Habib Beye lui a fait confiance. Mais, à l’image de la défense olympienne, le voyage à Brest ne l’a pas aidé à sortir la tête de l’eau.

    Désormais, le compte à rebours est enclenché pour lui. Arrivé sous forme d’un prêt avec option d’achat, Benjamin Pavard dispose de trois mois pour renverser la tendance et convaincre l’OM de miser sur lui la saison prochaine. En apprenant que l’Inter ne souhaite pas le conserver, il sait ce qu’il lui reste à faire.

    D’autant plus qu’une autre échéance se précise. Didier Deschamps doit faire ses choix pour les 23 joueurs qu’il amènera au Mondial. Benjamin Pavard en est loin. Mais il peut, encore, en être. Et l’OM peut profiter de cet objectif.

    Pas de supporters lyonnais au Vélodrome dimanche

    C’était malheureusement prévisible, les supporters de Lyon ne sont pas autorisés à se rendre à Marseille dimanche.

    C’est le ministère de l’Intérieur qui a signifié la décision, publiée au Journal officiel jeudi. Ces interdictions sont désormais systématiques à l’occasion des duels impliquant l’OM, Lyon ou encore le PSG.

    C’est aussi un aveu d’impuissance de la part des autorités. Au lieu de chercher des solutions, en concertation avec les intéressés, ces dernières préfèrent cacher la poussière sous le tapis. Ce qui alimente les rancœurs du côté des supporters des clubs concernés par ces interdictions systématiques.

  • Espagne : vers l’union et la refondation d’une gauche de combat

    Espagne : vers l’union et la refondation d’une gauche de combat

    Les formations de gauche hors PSOE, se sont réunies samedi 21 février à Madrid, pour une conférence de presse ouverte au public, qui a rassemblé 600 personnes. Le mouvement Sumar, Izquierda Unida, Mas Madrid (parti de gauche, écologiste et féministe créé en 2019) et Comuns (parti de gauche catalaniste mais non indépendantiste), entendent réagir à la montée de l’extrême droite et de la droite.

    À noter l’absence de Yolanda Diaz, deuxième vice-présidente du gouvernement et ministre du travail, leader de Sumar. Celle-ci a d’ailleurs annoncé mercredi, qu’elle ne serait pas candidate de Sumar aux prochaines élections générales de 2027, mais qu’elle irait jusqu’au bout de sa mission au gouvernement.

    Une rencontre qui s’est tenue dans un contexte où le gouvernement est fragilisé par des affaires touchant des cadres du PSOE et qui marque le pas sur de nombreuses réformes sociales en chantier.

    La gauche dite radicale, a donc décidé de se rassembler au moment où le gouvernement marque le pas sur les nécessaires réformes sociales et où le PSOE est dans la tourmente, certains de ses cadres étant dans le collimateur de la justice pour des affaires de corruption. Sondages et élections partielles montrent un effritement électoral des forces de gauches. L’heure est à la mobilisation et à l’offensive populaire, une sorte de montée au front, comme le clame le slogan « un paso al frente » sur la banderole largement déployée lors de cette réunion publique.

    Les formations présentes à cette réunion, à laquelle ne participait pas Podemos pourtant invité, sont bien décidées à ne pas laisser passer par pertes et profits les avancées obtenues par la gauche aux prochaines élections générales en 2027, elles entendent aller plus loin, notamment en matière d’égalité, de droits pour les travailleurs, de droits sociaux, de droit au logement à la santé, à l’éducation, développement de la politique culturelle, de lutte contre la montée de l’extrême droite.

    Lara Hernandez, coordinatrice de Sumar a expliqué, en ouverture de la réunion, la nouvelle démarche d’union : « Aujourd’hui c’est le point de départ d’un chemin que nous allons parcourir ensemble, avec Mas Madrid, Movimiento Sumar, Izquierda Unida, Comuns, nous sommes complètement ouverts à toutes les forces politiques et aussi à toutes les forces sociales, à cette Espagne qui se lève tous les jours pour construire un pays plus juste et libre. »

    « La mélancolie à gauche, c’est fini »

    Parmi les intervenants, Antonio Maillo dont l’intervention a été chaleureusement applaudie. Le coordinateur de Izquierda Unida a donné le ton : « J’annonce solennellement que la mélancolie à gauche c’est fini. Commence aujourd’hui une étape de joie, de propositions, d’ambition de gouverner. Cet acte aujourd’hui est un message politique puissant. Nous devons gérer la réalité sans mélancolie, ni nostalgies. Nous avons un projet qui est à la hauteur du moment historique que nous vivons », lance-t-il. Et de poursuivre : « Nous ne pouvons pas tomber dans le piège de communication tendu par l’extrême droite, comme s’ils avaient gagné. Nous devons nous organiser avec intelligence politique. Tous les jours en Espagne des sondages disent inévitable la victoire du PP et de Vox. Nous devons occuper le terrain des idées au quotidien. Il faut appeler au débat intergénérationnel pour gagner la bataille. Le pays a besoin d’une gauche de transformation (…). Nous parlons de l’Union pour faire un pays plus juste. Chers militants de toutes les organisations, n’est-ce pas suffisant pour pouvoir nous retrouver ensemble, nous parler, avoir des complicités émotionnelles, ça c’est la vie en commun ! Ça c’est l’antifascisme face à ceux qui veulent la haine. No pasaran ! No ganaran ! » ,a conclu Antonio Maillo, en reprenant et en actualisant le slogan lancé par La Pasionaria il y a 90 ans, alors que le fascisme prenait d’assaut la République espagnole.

  • Un requiem luthérien à l’Opéra de Marseille

    Un requiem luthérien à l’Opéra de Marseille

    Si différent de celui de Verdi, mais tout aussi incontournable, le Ein deutsches Requiem de Johannes Brahms est l’une des œuvres mémorables du prolifique compositeur allemand. Un requiem qu’il mit du temps à accoucher, amorcé en 1854 après la mort tragique de son ami Schuman, et achevé seulement en quatre an plus tard. Et « lorsqu’il a perdu sa mère, cette cantate funèbre lui est devenue encore plus nécessaire », indique le programme. Cette pièce majeure, qui connaît toujours un grand succès auprès du public, sera dirigée vendredi 27 février à l’Opéra de Marseille par son sensible et dynamique directeur musical, Michele Spotti. Avec un plateau réunissant le Chœur et l’Orchestre de l’Opéra de Marseille, la soprano Camille Schnoor ainsi que le baryton Philippe-Nicolas Martin, ces deux derniers affichant un large répertoire.

    « Enfer où est ta victoire »

    Si l’on a pu dire de Brahms qu’il fut « un homme qui n’avait jamais été jeune », ce Requiem est basé sur des textes de l’Ancien et du Nouveau Testament avec cette conception luthérienne d’une mort redoutée mais acceptée avec humilité et confiance. Du texte de la Bible, Brahms retenu l’aspect poétique et l’œuvre même est romantique dans la composition et l’expression. Le dernier des sept mouvements est une marche vers la paix, la vie qui dit : « Enfer où est ta victoire. » Comme le qualifiait Brahms, un « requiem avant tout humain ».

    Le 27 février à 20h à l’Opéra de Marseille. Entre 10 et 25 euros au 04.91.55.11.10 ou sur www.opera-odeon.marseille.fr

  • Globe-trotter marseillais et guitariste louisianais à Aix

    Globe-trotter marseillais et guitariste louisianais à Aix

    Secousses musicales en ligne de mire, ce week-end, dans la salle de concert du 6mic. Un tremblement de terre sonore dont les premiers ressentis coïncideront samedi 28 février, aux alentours de 20h30, avec les rythmes chaloupés de David Walters. Après sa Soul tropical qui racontait il y a deux ans « le voyage des rythmes africains qui traversent l’océan », voici que ce musicien globe-trotter, ancré à Marseille depuis une vingtaine d’années, revient avec Ti love. Inspiré par la devise du rappeur Oxmo Puccino, « perdre et gagner, sans s’éloigner de soi-même », un album qu’il arrime à la culture antillaise dans laquelle il a été bercé.

    Pas anodin à ce que cet opus ait germé dans le village martiniquais de sa grand-mère, matriarche qui a mis les oreilles de David Walters à l’étrier de la musique en lui apprenant comme première chanson Mèsi Bondyé de Frantz Casseus, compositeur haïtien porté par les musiques créoles comme classique. « L’âme tropicale, c’est l’âme de la Caraïbe : la genèse de ce que je suis, de ce que nous ont laissé nos ancêtres », expliquait à La Marseillaise, l’an passé, cet artiste qui livre cette fois 11 titres qui sonnent comme une ode au dépassement des frontières.

    Un phénix du blues

    De Ti love, en duo avec la chanteuse ivoiro-malienne Fatoumata Diawara jusqu’à Bon voyage, en passant par le délicieusement groovy Kite koulé kon klo, aux côtés du guitariste nigérian Keziah Jones, David Walters offre une traversée qui mêle sa culture d’origine à l’écume sonore du monde, funk, reggae et disco en bonnes places. Ce fracas musical ne s’arrêtera pas en si bon chemin au 6mic, Robert Finley prenant son relais mélodieux, le lendemain, samedi 1er mars.

    Un phénix du blues made in Louisiane qui n’est devenue une star du genre qu’à la soixantaine, remis sous les projecteurs par un collectif de passionnés du nom de Music maker relief foundation. Natif de la bourgade de Bernice, il intègre l’orchestre de l’armée américaine dans les années 1970, puis se fait radier de la Grande muette, exerçant surtout son art dans les rues, avant qu’un glaucome ne le rendre aveugle. S’il n’a sorti son premier album qu’il y a 10 ans, Robert Finley demeure l’un des musiciens les plus chevronnés du blues. Dans sa dernière galette, Hallelujah ! Don’t let the devil fool ya, il délaisse un poil ses riffs marécageux du Bayou pour renouer avec le gospel avec lequel il a fait ses gammes dans son enfance. Porté par sa ferveur, un album dans lequel il semble remercier le ciel d’être encore là malgré tous les obstacles qu’il a pu rencontrer au cours de sa vie. Et qui fait même dire à Dan Auerbach, son producteur attitré et moitié du groupe de rock The black keys, qu’il est « le plus grand chanteur de soul vivant ».