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  • [Entretien] Agnès Mellon et Chrystèle Bazin : « Les quartiers populaires sont de moins en moins populaires »

    [Entretien] Agnès Mellon et Chrystèle Bazin : « Les quartiers populaires sont de moins en moins populaires »

    Après leur exposition « La dent creuse, cartographie de la colère » inaugurée à la suite du drame de la rue d’Aubagne, la photographe Agnès Mellon et la journaliste Chrystèle Bazin présentent le livre Marseille, ce qu’il reste de la colère (éditions de l’Atelier). Touchées par les soulèvements populaires qu’avaient entraînés les effondrements d’immeubles insalubres, causant la mort de huit personnes, les deux artistes poursuivent leur réflexion sur les mécanismes à l’œuvre.

    La Marseillaise : Qu’y a-t-il de nouveau dans le livre, qui n’était pas dans l’exposition ?

    Chrystèle Bazin : Les photos sont celles de l’exposition et le texte est original. Les trois premiers chapitres reviennent sur le vécu du drame et des mobilisations. Le quatrième chapitre correspond à la création de l’expo. Ensuite, il y a le récit photographique d’Agnès. Puis ça raconte la suite de l’histoire : on passe sur l’après avec l’élection du Printemps marseillais, les victoires politiques, le procès. On a interviewé cinq militants pour créer un récit plus chorale. Martine Derain qui est éditrice. Marie Beschon, chercheure et anthropologue urbain. Kevin Bhema Vacher a été engagé en politique. Laura Spica, anthropologue. Et Karine Bonjour, qui est journaliste.

    Pourquoi avoir voulu revenir sur ces événements, sept ans après le drame ?

    C.B. : En 2024, on a réinstallé une partie de notre exposition « La dent creuse, cartographie de la colère » dans notre atelier Rafale, sur le cour Julien. On a rencontré Fabrice Denise, directeur du musée d’histoire de Marseille, et on a échangé sur la façon dont on construisait la mémoire collective. On s’est rendu compte que l’exposition, c’était ça : construire la mémoire de ce qui s’est passé et pourquoi ça s’est passé, pas juste de parler de l’effondrement. On s’est décidées à écrire le livre quand le procès est arrivé.

    Le livre parle aussi du logement ?

    C.B. : C’est une réflexion sur la manière dont on habite une ville, comment on la transforme. C’est vraiment faire un point d’étape en 2026, sept ans après le drame. On voulait revenir aux origines et même avant. Quand j’arrive à Marseille, il y a 10 ans, on habitait place Jean-Jaurès où un mur en béton avait été bâti. Le drame de la rue d’Aubagne arrive peu de temps après… Cette histoire fait vase communiquant entre le mur qui s’érige et celui qui s’effondre. Tout cela fait aussi parti de l’histoire qu’on raconte.

    Qu’est-ce qui vous a motivées ?

    Agnès Mellon : Quand on a un moyen d’expression, il faut l’utiliser. À ce moment-là, on avait ce média et ce pouvoir de faire continuer à parler de ce sujet et de sensibiliser peut-être une autre population. Au début, il y a le mur sur la Plaine, puis les effondrements rue d’Aubagne et la question s’est posée de prendre l’appareil photo. Je me suis dit : non, ce n’est pas ma place. Puis quand nous sommes allées sur les manifs en tant que Marseillaises, cela nous paraissait évident qu’il fallait faire quelque chose.

    En tant que militante ou artiste ?

    C.B. : On adopte une posture de citoyennes parce que nous ne sommes pas victimes. Le livre s’articule comme un double récit à la première personne parce qu’on ne voulait pas être surplombantes.

    A.M. : Dans l’exposition comme dans le livre, je voulais que les gens se baladent. Ce n’est pas juste « je leur donne et ils prennent ». Il y a des photos coupées et ce n’est pas pour rien, c’est pour déranger, pour faire réfléchir. Qu’est-ce qui est caché derrière une photo qui déborde, derrière ces fragments où on ne voit pas toute l’image ?

    La colère est au centre de votre œuvre. Aujourd’hui, qu’en reste-t-il ?

    C.B. : La colère s’est atténuée avec le départ de Gaudin, mais elle pourrait revenir facilement. Beaucoup de choses se sont passées depuis 2018. Et on se dit : oui, aujourd’hui, il y a de la réhabilitation. Mais les loyers ne sont plus ou très peu accessibles. Ce livre est aussi au sujet de la transformation de la ville et de la façon dont un quartier populaire peut rester populaire. Changement de municipalité ou pas, les quartiers populaires sont de moins en moins populaires.

    « Marseille, ce qu’il reste de la colère », aux Editions de l’Atelier, 190 pages, 22 euros.

  • Une pharmacienne bannie de la profession à Marseille

    Une pharmacienne bannie de la profession à Marseille

    Une pharmacienne marseillaise a été condamnée, lundi, à 18 mois de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et à l’interdiction définitive d’exercer pour avoir « sciemment violé les règles de bonne dispensation édictées pour sa profession ». Entre 2021 et 2022, elle a abusivement délivré des psychotropes sans ordonnance. Sa pharmacie de la Blancarde écope d’une amende de 30 000 euros.

    En août 2022, un grossiste avait signalé des ventes excessives de Rivotril, un médicament détourné de son usage par les toxicomanes et qui alimente des trafics de rue. Lors du contrôle, des inspecteurs de l’Agence régionale de santé constataient de fortes ventes de Rivotril. De 3 729 commandes en 2020, l’officine était montée à 6 524 commandes en 2021 et il était relevé 4 802 commandes sur les six premiers mois de l’année 2022.

    Le Subutex, un médicament de substitution à l’héroïne, et la Pregabaline dite la « drogue du pauvre » – connaissaient eux aussi des hausses significatives de délivrance dans cette pharmacie à l’angle du boulevard de la Blancarde et de la rue du docteur Acquaviva (4e). Annie H., 60 ans, exerçait depuis trente ans. La pharmacienne, qui était à son compte depuis 2016, disait être consciente des risques de mésusage et d’intoxication de ces médicaments, mais réfutait avoir eu conscience qu’elle pouvait avoir alimenté un trafic. Elle disait avoir manqué de vigilance, mais aussi avoir pu subir l’insistance de certains toxicomanes, que les patients envoyaient régulièrement des médicaments « à leur famille au bled ›› sans que des ordonnances ne lui soient présentées.

    En réalité, l’augmentation très significative du nombre de commandes de Rivotril, Subutex et Lyrica sur trois années allait de pair avec l’augmentation du chiffre d’affaires de la pharmacie, qui passait de 500 000 euros de 2020 à 2021 pour atteindre 700 000 euros en 2021/2022 puis redescendre après le contrôle à 520 000 euros en 2022/2023 et 490 000 euros en 2024/2025. « Cette comparaison permet de comprendre que la dispensation massive et hors tout cadre réglementaire de substances assimilées stupéfiants a eu lieu dans un but lucratif », estime la 6e chambre correctionnelle, qui rappelle à la prévenue qui feignait de l’ignorer que « ces substances sont au cœur d’importants trafics, notamment à Marseille, qui ont des conséquences sanitaires et sociales graves. »

    Partie civile, le Conseil national de l’ordre des pharmaciens, qui a définitivement exclu sa consœur le 15 décembre 2025, se voit allouer 2 000 euros de préjudice moral.

  • La RTM joue l’apaisement sur les fresques du métro

    La RTM joue l’apaisement sur les fresques du métro

    La tribune publiée en novembre dernier dans La Marseillaise par l’Université Hors les Murs de Marseillologie (UHLMM) appelant à la sauvegarde des décors historiques du métro, suivie d’une pétition en ligne de près de 900 signataires, a suscité une rencontre d’artistes avec des cadres de la RTM et de la Métropole et débouché sur un accord.

    La rénovation sans concertation des stations de métro en cours s’est accompagnée de la dépose d’œuvres conçues entre 1977 et 1986 par des équipes associant architectes et artistes pour décorer les stations du métro de Marseille. La RTM n’avait pas pris soin de contacter les auteurs qui conservent les droits moraux sur leurs œuvres et l’intégrité de celles-ci.

    C’est à l’occasion des visites patrimoniales des Marseillogues dans le métro que ces artistes ont appris fortuitement le retrait de leurs créations. L’artiste John Pendray a découvert que ses œuvres émaillées représentant un TGV et une locomotive avaient disparu de la station Saint-Charles. La RTM lui a écrit pour lui apprendre qu’elles avaient été remises à l’association des Amis du rail et du Tramway de Marseille pour être mise à disposition du « musée provençal des transports » à Fuveau. Quant à son œuvre dans la station Rond-Point du Prado, la RTM se proposait de voir avec lui les solutions envisageables après études. La RTM l’a rassuré sur ses décors et fresques réalisés sur les voies de Noailles et dans le tunnel du tramway qui n’ont pas vocation à être déposés.

    Quant aux œuvres des stations Joliette et Castellane, deux auteurs ont mis en demeure la RTM par voie d’avocat. La régie métropolitaine a alors initié une rencontre en février. Il leur a été dit que l’absence de présentation du projet ne devait pas être interprétée comme du mépris de leurs œuvres, qu’au contraire, celles-ci avaient été conservées en parfait état avec vérification régulière par les équipes RTM. Pour la station Castellane remaniée pour le nouveau métro Neomma, la RTM a accepté la demande de l’architecte Roland Carta que son œuvre graphique sur la thématique des platanes soit repositionnée plus tard dans la station. Pour la station Joliette, Les Ports, l’œuvre d’Albert Jaubert qui évoque le passé ouvrier et portuaire de la cité, ne pourra être replacée pour des contraintes techniques, la RTM lui a assuré que celle-ci serait reprise dans le cadre du projet Imertium et exposée dans la Halle J1.

    « C’est une bonne nouvelle, comme quoi la mobilisation paye », se réjouit Sandro Piscopo de l’UHLMM, qui reste critique sur « une rénovation sans concertation citoyenne qui cède bien trop la place à des revêtements uniformes, aseptisés, sans âme ».

  • Les droits des femmes revendiqués et réaffirmés dans la région

    Les droits des femmes revendiqués et réaffirmés dans la région

    Le droit des femmes à vivre dans un monde égalitaire et pacifié est un ouvrage à remettre sans cesse sur le métier. Les organisations féministes et syndicales, les artistes, mettent en garde contre la menace de la montée de l’extrême droite, en Europe comme aux États-Unis.

    « C’est dans un contexte trouble et exacerbé par l’émergence de suprémacistes comme Némésis qu’il nous faut défendre nos droits », estime Alexandra Brocchus, du Collectif 13 Droit des femmes, qui installera, dimanche 8 mars, un village de paix et de sororité place Général-de-Gaulle à Marseille, où sera réaffirmé à 12h que « le féminisme est fondamentalement antifasciste ». La militante précise : « Nous avons encore à gagner et beaucoup à perdre si l’extrême droite passait au pouvoir car nous serions les premières impactées avec des subventions coupées, la remise en cause du droit à l’IVG… » Le rendez-vous y est donné dès 10h avec un appel à la grève domestique. Le collectif sera rejoint par les syndicats FSU, SUD et CGT qui se rassemblent devant le Médef à 11h pour « imposer un véritable rapport de force face aux politiques sexistes et austéritaires ».

    Toujours à Marseille, de 14h à 16h, Marseille 8 Mars prend ses marques sur le Vieux-Port avec une zone d’occupation féministe suivie d’une manifestation à 16h. À noter que la municipalité a aussi choisi de mettre à l’honneur le 8 mars et les associations locales qui mènent la lutte, à travers un mois de rencontres, projections, soirées, ateliers et nombreuses expositions, dont le programme est disponible sur son site.

    En région

    Pour les mobilisations, la CGT de Draguignan prend de l’avance dans le Var avec une prise de parole le samedi 7 à 10h30. Le jour J, à Martigues, c’est une Grande marche pour l’égalité qui démarre à 11h au jardin de Ferrières. Dans le Pays d’Aix, le Carrefour citoyen se rassemble à 11h, devant la mairie de Venelles, en soutien aux femmes victimes de violences.

    Education et culture

    Pour continuer à porter les revendications d’égalité salariale et de solidarités avec celles « qui luttent partout dans le monde contre les guerres, les occupations, les régimes autoritaires et obscurantistes », le Snes-FSU donne plusieurs rendez-vous, le 8 mars, dans l’Académie Aix-Marseille. À Arles, à partir de 10h30 au kiosque à musique de l’esplanade Charles-de-Gaulle, un run de 6 km ou une marche de 3 à 4 km sera proposé. À 11h20, les runneuses seront accueillies avec un apéritif d’arrivée. Le rassemblement prévoit des lectures et prises de paroles avec un final en musique à 12h, avec la rappeuse LO-DY. À Avignon, la manifestation féministe partira du tribunal à 15h.

    Dans les Alpes-Maritimes, à Digne, la CGT installe une exposition féministe dans le hall de l’hôpital, le 9 mars, toute la journée. C’est encore à l’hôpital de Manosque qu’elle invite à un petit-déjeuner informatif à partir de 6h. À Saint-Auban, le syndicat et le collectif « 8 mars toute l’année » donnent rendez-vous le 8 mars de 10h à 12h sur la place Péchiney, puis de 12h à 16h à la Maison commune, 17, avenue Balard.

    À Aubagne, le festival des Indociles célèbre la lutte samedi 7 mars à 18h, avec Carine de Poizereau en solo. Et à 19h, avec le groupe Bibiche au Cercle de l’harmonie pour un concert post-punk et un Jam des femmes, à partir de 20h.

    À Vitrolles, du 9 au 13 mars, la Maison du droit-point justice retrace le parcours de Gisèle Halimi aux côtés d’autres figures emblématiques. Du 9 au 4 avril, l’École municipale d’arts plastiques met en valeur des portraits de femmes inspirantes à travers des œuvres originales.

    À Martigues, cap sur l’inventivité avec « art et sciences : elles ont changé nos vies » avec une inauguration le vendredi 6 à 16h30 dans le hall de l’hôtel de Ville, par Femmes ici et Ailleurs. La science est aussi à l’honneur à Septèmes-les-Vallons, avec la projection du film Les figures de l’ombre, dimanche 8 mars à 17h, à l’espace Jean-Ferrat.

    À Marseille, piqûre de rappel historique à 17h30 dans l’amphithéâtre de la mairie des 1er et 7e arrondissements. Colette Drogoz et Gérard Leidet, historiens et membres de Pomemo, tiendront une conférence sur les femmes de la commune de Paris avec une mise en perspective de leur importance dans les journaux et sur les barricades. Le 5 mars, le Cabaret-théâtre l’Etoile Bleue invite à la première Nuit des Louves avec des prises de paroles engagées contre les violences sexistes et des témoignages, à partir de 19h.

  • Arles : l’Union départementale CGT en soutien à l’union locale

    Arles : l’Union départementale CGT en soutien à l’union locale

    Bataille pour l’emploi, action contre la criminalisation syndicale, solidarité internationale, lutte contre l’extrême droite, comment faire peser les revendications de la CGT pendant les municipales… Autant de sujets qui ont été débattus par la cinquantaine de syndicalistes présents ce jour, à Arles. Enfin, les cégétistes ont réaffirmé avec force : « Depuis plus de cent ans, la CGT est présente à la Bourse du travail d’Arles et elle y restera ! »

  • [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    La Marseillaise : Contrairement à 2020, il y a cette fois une liste de gauche à Embrun. À quel besoin répond‑elle ?

    Martine Assandri : Il y a eu, aux dernières élections, une forme d’essoufflement car il est extrêmement difficile d’être dans l’opposition dans cette ville et le passage de relais ne s’était pas fait comme nous l’espérions. La mairie agit sur le mode « je décide vous suivez ». Très peu de nos propositions ont été entendues. L’une des rares fois où c’est arrivé, mon collègue à la tête de l’opposition, à l’époque, avait sorti le champagne au conseil municipal ! On a une vraie envie de changement, vingt-cinq ans, ça suffit. à Embrun ou ailleurs, une mairie qui ne change pas finit par lasser.

    Comment votre liste « Uni.e.s pour demain » entend-elle faire mieux ?

    M.A. : Un fil rouge anime toutes nos propositions : faire vivre la démocratie locale, renouveler la pratique de la politique municipale. Ce fil rouge va traverser nos thèmes principaux : le logement, la jeunesse et la transition écologique. On veut relancer une activité agricole et commerciale, recréer du lien avec les associations, notamment en créant un vrai centre social municipal, qui n’existe pas à ce jour. Pour ce faire, chacun, du plus jeune au plus âgé, doit avoir sa place dans une ville plus équilibrée, plus sociale et solidaire.

    Quels outils comptez-vous mettre en place ?

    M.A. : Notre position est que tout projet entraînant un budget municipal important soit proposé aux citoyens. Mais pas qu’on leur soumette un projet déjà ficelé sur lequel ils n’auront pas la main, un type de pseudo-consultation comme on a déjà actuellement sur la ville et qui ne correspond en rien aux attentes des citoyens. Il s’agit d’associer la population à tout projet qui engagerait notre ville sur plusieurs années.

  • Les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence officiellement dévoilés

    Les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence officiellement dévoilés

    Les listes ont été déposées et publiées par la préfecture. Détails dans les principales villes. L’ensemble des listes est à retrouver sur lamarseillaise.fr.

    Manosque

    Manosque ensemble, Sébastien Aubert (DVG)

    Manosque toujours, Camille Galtier (DVD)

    Le Regain Manosquin, Patrick Rousset (union de la gauche)

    Manosque d’abord, Fabrice Durnerin (union de l’extrême droite)

    Digne-les-Bains

    Digne-les-Bains Ville de demain, Jean-Luc Brochier (DVD)

    Digne-les-Bains, ville d’histoire et d’avenir, Benoît De Souza (DVD)

    Digne au cœur, Francis Kuhn (divers centre)

    Terre Dignoise 2026, Gilles Chalvet (divers centre)

    Toujours Digne, Julien Di Benedetto (DVG)

    Sisteron

    Avec Jean-Pierre Templier avançons en confiance (DVD)

    Demain Sisteron !, Zoé Lerouge (DVG)

    Objectif Sisteron, Bernard Codoul (DVD)

    Les Mées

    Les Mées demain, Max Eymard (divers centre)

    Pour les Mées, Cap sur 2032, Frédéric Puech (DVG)

    Château-Arnoux-Saint-Auban

    L’humain d’abord l’humain toujours, René Villard (DVG)

    CASA 2026, Philippe Bertrand (divers centre)

  • À Manosque, le maire fait ses propositions sur la sécurité

    À Manosque, le maire fait ses propositions sur la sécurité

    Sécurité, tranquillité publique, prévention, répression… Le maire sortant de Manosque a évoqué, lundi soir, auprès des habitants, ses thèmes de prédilection.

    Il s’est félicité d’avoir augmenté le nombre de policiers, remis en état les caméras et remis en place des médiateurs, ainsi que d’indicateurs de la délinquance « plus faibles que dans des villes tenues par le RN comme Fréjus, Perpignan ou Hénin-Beaumont ». Il a affirmé avoir fait « 40% de baisse de la délinquance » en six ans, le temps de son mandat, concernant la dégradation de biens, l’atteinte aux personnes, les cambriolages et les vols de voiture. Il a proposé de développer les caméras pour éviter les dépôts sauvages et les écogardes pour prévenir les déjections canines. Sa suggestion d’un arrêté municipal « obligeant les propriétaires de chiens à avoir un sac sur eux » a été applaudie.

    Un plan vitesse

    Le candidat a par ailleurs proposé « un plan vitesse dans toute la ville » la plaçant en zone limitée à 30 km/h dans son entièreté, déplorant deux morts à cause de la vitesse excessive dans Manosque. Il a aussi promis de « continuer à matraquer » les épiceries « ne se comportant pas bien », avançant que de la drogue et des armes avaient été retrouvées dans certaines. « On va les mater à coups de répression, de contrôles », a-t-il affirmé. Le maire sortant a aussi proposé la création d’un PC mobile de la police municipale.

    Camille Galtier n’a pas manqué l’occasion de critiquer ses adversaires pour les municipales, se moquant des « concours Lépine de qui est le plus à droite ». Le maire sortant fera face au candidat RN-UDR Fabrice Durnerin et à deux listes de gauche menées par Patrick Rousset et Sébastien Aubert pour les élections municipales. « Il y a des visions de la société qui vont s’affronter dimanche prochain », a résumé Camille Galtier.

    Meeting à la salle Osco Manosco, 570 chemin du Moulin-Neuf, à partir de 18h mardi 10 mars

  • À Avignon, passage en revue des colistiers des différents candidats

    À Avignon, passage en revue des colistiers des différents candidats

    Dans moins de deux semaines, les Avignonnais auront le choix entre six bulletins de vote dans l’isoloir. Si la candidature de Stéphane Geslin est une surprise (lire ci-dessous), Stéphan Fiori avait jusque-ici été le seul candidat à présenter officiellement sa liste (notre édition du 12/02), très pro-business avec des proches, qu’ils soient amis ou collaborateurs. Zoom sur les quatre autres candidats.

    Mathilde Louvain (LFI)

    « Loin des caricatures, d’une moyenne d’âge de 49 ans, notre liste se compose notamment de 4 étudiants, 5 retraités, 6 professionnels du secteur culturel, 7 de la santé, environ 10 cadres, 12 professionnels de l’éducation et 9 issues d’horizons divers », résume dans un communiqué la liste insoumise. Mais pas que. Soutiens, le PCF et Génération.s sont représentés. Comme attendu, Julien De Benito adjoint au maire et secrétaire du PCF 84 n’est pas candidat. Rémy Blanc, conseiller départemental (PCF), est 2e de liste, Anne-Catherine Lepage, autre élue actuelle (PCF) est 11e. Adjointe aux sports représentant Avignon collectif, Zinèbe Haddaoui est numéro 3. Autre adjoint, Éric Deshayes (G.s) figure en 8e position. Suspendue des Écologistes, l’ex-cheffe de file, Sabah Badji est 5e. Pas de Raphaël Arnault sur la liste, mais son collaborateur vauclusien, Lounes Djoumer est 26e. Parmi les autres colistiers, on note la présence de militants syndicaux (Emmanuel Loubier, CGT hôpital de Montfavet) ou associatifs comme Aurélie Créa du pôle LGBT ou de Rosmerta, Guy Chenevier et leur avocate Véronique Marcel.

    David Fournier (PS)

    Soutenu par plusieurs partis de gauche, le candidat PS a dû mesurer les différents équilibres politiques. C’est une socialiste, secrétaire de section à Avignon, qui est pourtant numéro 2, Marilyne Croyet. Sans surprise, la liste compte un total de 17 élus actuels, dont les 4 écologistes, aujourd’hui divisés dans l’opposition (Mouloud Rezouali 3e ; Christine Lagrange 8e ; Annie Rosenblatt 28e ; Jean-Pierre Cervantès 35e) mais aussi le conseiller départemental Samir Allel (15e). Le premier adjoint Claude Nahoum (5e), les adjoints et conseillers départementaux Fabrice Tocabens (11e) et Laurence Lefèvre (12e) sont là tout comme les élus Marie-Anne Bertrand (l’Après, 14e), Christian Rocci (19e), Lilou Quenesson (20e) ou, plus loin, Claude Tummino (39e). Benoît Belvalette (Place publique, 9e) et l’ex-insoumis Farid Faryssy (7e) figurent en bonne position. La sœur de ce dernier, Yasmine Faryssy (34e) est aussi candidate. Les nouveaux visages figurent principalement au-delà de la 20e place.

    Olivier Galzi (DVD)

    L’ex-journaliste TV présentera officiellement ses colistiers jeudi soir. Mais on trouve en 2e de liste une commerçante, Corinne Chatriot. Un ex-adjoint au commerce de Cécile Helle sous le premier mandat, Florian Borba Da Costa, figure en 15e position. D’anciens des mandats de Marie-Josée Roig sont investis comme Christian Paly, Isabelle Altayrac ou Valérie Wagner. Comme annoncé, l’ex-entraîneur de foot, Claude Le Roy, candidat en 2001 avec Elisabeth Guigou (PS) change de banc et sera candidat (37e). Pas en revanche de Christian Perramond (LR) et référent d’Avignon passion, le mouvement lancé par Julien Aubert, qui a rejoint ensuite Olivier Galzi. Le candidat a aussi investi sa compagne, Anaïs Hausmann (15e).

    Anne-Sophie Rigault (RN)

    Déjà tête de liste en 2020, la conseillère régionale a conservé près d’elle Murielle Magdeleine. Actuel élu, Paul Ruat est relégué à la 20e place quand Arnaud Renouard, autre élu n’est plus sur la liste. En juin lors d’un conseil municipal, il s’était ému que la Ville débaptise une rue au nom d’un médecin eugéniste proche du régime nazi. Nous reviendrons dans une prochaine édition sur d’autres profils de la liste.

  • À Avignon, le parti des travailleurs plaide pour une « municipalité de lutte »

    À Avignon, le parti des travailleurs plaide pour une « municipalité de lutte »

    Cela a été la surprise de la matinée, vendredi en préfecture : une 6e liste en lice à Avignon, portée par Stéphane Geslin du parti des travailleurs. « C’est un combat de longue haleine, on a diffusé sur les marchés, on a fait du porte-à-porte, on n’était pas cachés mais on n’a pas communiqué dans la mesure où on n’était pas sûr d’aboutir », justifie ce professeur d’histoire-géographie au lycée Mistral.

    Déjà candidat en 2014 (1,41%) et aux législatives de 2022 (0,81%), Stéphane Geslin n’avance pas de réel programme local mais plaide « pour une municipalité de lutte pour aider la population à obtenir ce dont elle a besoin ». À savoir, des services publics, « en rupture avec la politique d’austérité menée par Emmanuel Macron, dont le corollaire est le manque d’argent pour les collectivités », dresse le candidat. S’il reconnaît à la maire sortante Cécile Helle (PS) d’avoir remunicipalisé la restauration scolaire, il aspire à plus, « comme la régie publique de l’eau ou le retour de la gratuité du parking de l’hôpital ». « On ne peut pas accepter le non-remplacement de fonctionnaires, il en manque à la voirie, aux musées… », liste Stéphane Geslin. Quid des policiers municipaux ? « On n’est pas des grands partisans du développement de l’appareil de répression, la première des sécurités, c’est le terrain social et avec la création d’emplois », conclut-il.