Blog

  • En mer, les forces de police veillent à la sécurité de tous

    En mer, les forces de police veillent à la sécurité de tous

    Police nationale et municipale, gendarmerie, affaires maritimes, parc national des calanques… Tout le monde s’est mobilisé ce mercredi 12 août sous la houlette de l’État pour une vaste opération de sécurité en mer. La 3e depuis le début de la saison estivale. Le but : sensibiliser les usagers aux comportements adéquats. Dans le viseur notamment, les excès de vitesse des plaisanciers mais pas que…

    Au départ du Fort Saint-Jean, sur un des deux bateaux armés par la brigade maritime de la police municipale, Guillaume, Anis et Carine font dans la prévention et la pédagogie. « Au remous que les navires laissent dans leur sillage, on est capable d’évaluer la vitesse… » explique Anis. Vitesse limitée à 5 nœuds à 300 mètres des côtes.

    Aux abords du Frioul, ce couple un poil trop véloce et qui le reconnaît volontiers. « Je suis passé rapide, il y avait la navette », argumente le pilote pas franchement soutenu par son épouse. « Je lui ai dit qu’il allait trop vite, il y a des gens là sous l’eau », indique-t-elle. Gilets de sauvetages, deuxième coupe-circuit, fusées de détresse, extincteur, les policiers lui demandent de tout sortir. Il s’en tirera avec des recommandations. « J’ai été négligent », convient-il, « ça lui fera une piqûre de rappel », poursuit sa femme.

    Les paddlers présument de leurs forces

    Direction la petite plage du Morgiret. « On vérifie que les navires mouillent dans les zones délimitées par les bouées, cela évite d’arracher les posidonies », précise Guillaume. Et en cas de manquement, « cela peut coûter plusieurs milliers d’euros », ajoute Anis. Entre deux baigneurs, un paddler se fraie un chemin. Une vraie problématique cet été pour les garants de la sécurité en mer. « Depuis le début de la saison, nous avons aidé 30 personnes » se désole Carine, « les gens partent et ne regardent pas la météo, le vent tourne, ils n’arrivent pas à revenir et s’épuisent ».

    Il y a aussi ce père de famille qui saute avec son fiston et sa gamine depuis les rochers. « Monsieur, vous êtes champions de saut ? Non hein c’est bien ce qu’il me semblait », l’interpelle Anis qui rappelle que se jeter des rochers est interdit par arrêté municipal sur tout le littoral marseillais. Quelques jours auparavant, deux jeunes Grenoblois qui ont passé outre sur la digue des Catalans, ont été hospitalisés. « L’un d’entre eux saignait à la tête et ne sentait plus ses jambes », raconte Carine.

    À quelques encablures, un navire arrive à fond. Il faudra que la brigade le prenne en chasse pour qu’il coupe les gaz. Sur les genoux d’un des passagers, une petite fille sans gilet de sauvetage. La mauvaise grâce du pilote, pourtant cadre dans les chantiers navals, finit d’agacer les policiers qui ne laissent pas passer. Il sera convoqué à la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer). Pris à 18 nœuds pour 5, soit environ 33 km/h pour 10, il risque une amende voire un retrait de permis…

  • Nicolas Rouger est prêt pour reprendre la Route du Rhum

    Nicolas Rouger est prêt pour reprendre la Route du Rhum

    Demain, c’est loin ! Derrière cette phrase, se cache la renaissance d’un projet fou.

    Celui de Nicolas Rouger, qui rêve d’être le premier Marseillais à s’aligner sur le Vendée globe. Sa présence au départ de la Route du Rhum aurait dû, logiquement, lui permettre d’enchaîner sur le tour du Monde sans assistance ni escale. « Mais il y a eu la poisse qui s’est mêlée à tout ça et j’ai dû laisser tomber », se souvient-il.

    Après avoir réussi la traversée de l’Atlantique et ramené son bateau au pays, « dans des conditions compliquées », un naufrage a eu raison de ses chances d’être au départ des Sables d’Olonne. Certains auraient renoncé. Pas lui. « C’est une course dans le Mont Blanc, avec un pote gendarme de haute montagne qui a trouvé les bons mots, que j’ai compris qu’il fallait repartir ».

    Nicolas s’est mis en quête d’un nouveau bateau, avec l’envie intacte de se surpasser. Et de faire de sa traversée à venir un événement hors normes. « Je me devais de trouver des partenaires, pour boucler le budget. Le premier à dire oui me suit depuis quarante ans. D’autres amis m’ont poussé. »

    Convention académique

    Parmi ceux qui ont rendu possible ce retour sur l’océan, il y en a deux que l’on n’attendait pas sur un tel terrain. « Les membres du groupe IAM et le graphiste Hervé Di Rosa m’ont rejoint. Leur présence va rendre un peu rock’n’roll ma participation à la Route du Rhum », clame Nicolas Rouger.

    D’autant plus que sa voile sera le support d’une œuvre originale réalisée par Hervé Di Rosa. Et dont les partenaires qui rejoindront l’aventure récupéreront un morceau, lorsque le skipper sera allé au bout de son projet sportif. L’occasion de s’offrir une authentique œuvre d’art pour 20 000 euros.

    Un autre partenaire surprise s’est manifesté. « Le Recteur de l’Académie Aix-Marseille m’a proposé une convention ». À chaque escale marseillaise, son Demain c’est loin sera ouvert aux élèves pour leur faire découvrir l’univers marin. « C’est une fierté de pouvoir leur montrer les capacités qu’offre la mer en matière de formation. »

    D’ici là, Nicolas Rouger va poursuivre sa préparation pour la Route du Rhum. « C’est Michel Desjoyeaux qui m’accueille pour préparer le bateau. Pour moi, c’est un rêve de travailler avec un tel marin ». La traversée Saint-Malo – Guadeloupe va lancer une dynamique qui doit l’amener, enfin, dans les mers du Sud.

  • Ligue Europa, les tours préliminaires vont révéler les clubs barragistes

    Ligue Europa, les tours préliminaires vont révéler les clubs barragistes

    Ibéria, club géorgien, est le premier à sortir des tours préliminaires.

    Les joueurs de Tbilissi ont éliminé, en match retour avancé du 3e tour préliminaire, les Nord Irlandais de Larne. En barrage, ils affronteront le vainqueur du duel Bial’ystok -Rangers.

    Onze clubs, éliminés de la Ligue des Champions, ont déjà leur billet pour ces mêmes barrages. À savoir les Turcs de Trabzon, les Arméniens d’Ararat, les Tchèques de Plzen, les Serbes de l’Étoile Rouge, les Norvégiens de Lilleström, les Suédois de Mjällby, les Kazakhes d’Almaty, les Lituaniens de Kaunas, les Grecs de Heraklion et les Danois d’Aarhus.

    Une affiche des barrages est connue entre l’Étoile Rouge à Plzen. Les rencontres se joueront les 20 et 27 août.

    Pour ce qui est de la composition des quatre chapeaux du tirage du tour principal, Leverkusen (Allemagne), la Juventus et Milan (Italie), Alkmaar (Pays-Bas) et Olympmiakos (Grèce), sont dans le 1. L’OM devrait y être.

    3e tour préliminaire

    Larne (IRN) – Iberia (GEO) 0-0 – 1 – 2

    Lincoln (GIB) – Omonia Nicosie (CHY) 1 – 1

    KuPS (FIN) – Craiova (ROU) 1 – 1

    Shamrock (EIR) – Rrogozhinë (ALB) 3 – 1

    Poznan (POL) – Klaksvik (FER) 1 – 0

    Thun (SUI) – Viking Reykjavik (ISL) 3 – 0

    Hradec-Kràlové (RTC)-Besiktas (TUR) 0 – 1

    Bial’ystok (POL) – Rangers (ECO) 2 – 1

    PAOK (GRE) – Anderlecht (BEL) 0 – 1

    Salzbourg (AUT) – Paphos (CHY) 1 – 0

    Benfica (POR) – Heart (ECO) 6 – 1

    M. Tel Aviv (ISR) – CSKA Sofia (BUL) 0 – 3

    Ferencvàros (HON) – Zabrze (POL) 1 – 0

  • Des milliers de regards tournés vers le ciel pour admirer l’éclipse

    Des milliers de regards tournés vers le ciel pour admirer l’éclipse

    « Ça commence ! » Il est 19h30 au stade nautique Florence-Arthaud quand les milliers de spectateurs se munissent de leurs lunettes spéciales éclipse. Un rendez-vous astronomique rare qu’Emmanuelle et Maxence attendaient depuis très longtemps. Mère et fils ont acheté leurs lunettes il y a déjà deux mois : « On se dit qu’on a rendez-vous avec l’histoire », s’émerveille Emmanuelle. « J’avais hâte. Je n’ai pas l’habitude de voir ça ! », sourit le jeune garçon, subjugué par l’évènement.

    Il est 20h25 quand l’éclipse atteint son maximum, sous les applaudissements du public.
    « C’était mon moment préféré ! », s’exclame Lina, 10 ans, en vacances à Marseille avec ses parents. Sa mère Djanane se réjouit d’avoir passé « un beau moment en famille », même si elle regrette que « l’éclipse ne soit que partielle ».

    Partage entre novices

    et passionnés

    Cette soirée est aussi l’occasion pour les astronomes amateurs de transmettre leurs connaissances. « Je donne quelques explications sur la vraie couleur du soleil, à savoir plutôt blanc que jaune », précise Pascal Benalloul, membre de l’association marseillaise Andromède. Il nous donne rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle éclipse : « Il faudra qu’on se retrouve au Maghreb ! » Car le soleil n’a pas de frontière.

    Andréa Goyard-de Castro et Clara Gazel

  • [Entretien] Ulisses Garcia : « Porter le maillot de l’OM, c’est une grande responsabilité »

    [Entretien] Ulisses Garcia : « Porter le maillot de l’OM, c’est une grande responsabilité »

    La Marseillaise : Comment vous sentez-vous aujourd’hui, après cette reprise et cette préparation ?

    Ulisses Garcia : Je suis content d’être de retour à Marseille, je me sens bien physiquement et mentalement. On a eu de bons matches. Le plus important, c’est de bien se préparer physiquement. On travaille très bien avec le coach et avec tout le monde.

    Vous avez déjà pu échanger
    avec Bruno Genesio sur la saison à venir. Que vous demande-t-il aujourd’hui
     ?

    U.G. : C’est difficile de se projeter. Ce que le coach attend de moi, c’est simplement que je me donne à 100% à l’entraînement et que je sois impliqué mentalement et physiquement à 100%. C’est ce qui compte en ce moment. Il a une méthode de travail assez tranquille. On travaille bien, tout le monde pousse et ça se passe bien avec lui.

    La saison passée, vous étiez prêté à Sassuolo. Quel bilan tirez-vous de cette expérience en Italie ?

    U.G. : Personnellement, j’ai très bien vécu mon prêt à Sassuolo. J’ai eu beaucoup de temps de jeu, j’ai fait de bons matches et c’était une belle expérience. En parallèle, c’était difficile de suivre Marseille avec les résultats et tout ce qui s’est passé. J’ai pu garder contact avec deux ou trois joueurs, mais ce n’était pas facile. L’équipe a toutefois réussi à se qualifier pour une compétition européenne. J’ai donc suivi tout ça de loin et j’ai aussi été touché par ce qui se passait avec mes potes.

    Quel regard portez-vous sur
    la Serie
     A ?

    U.G. : J’ai trouvé que c’était un très bon championnat, mais surtout un championnat très tactique. Il y a moins de transitions et le jeu est vraiment basé sur la tactique.

    Comment décrirez-vous votre style de jeu ?

    U.G. : Ce que j’aime, c’est être un latéral gauche dans une position offensive, dédoubler et pouvoir centrer. J’aime aussi lire le jeu et anticiper. Ce sont mes principales qualités.

    Arrivé en janvier 2024, vous êtes désormaisun des joueurs les plus anciens de l’effectif. Quel est votre avis sur le parcours de l’OM ?

    U.G. : C’est vrai que ça ne fait que deux ans que je suis à l’OM, mais j’ai déjà vu pas mal de choses. À l’OM, tout va un peu plus vite. C’est aussi difficile de pouvoir construire quelque chose avec autant de va-et-vient, mais c’est comme ça. On s’adapte et on essaye de donner le maximum. Pour l’instant, je prends beaucoup de plaisir à être ici à Marseille. C’est une très bonne expérience.

    Qu’est-ce qui est le plus difficile quand on porte le maillot de l’OM ?

    U.G. : Il y a une très grande pression. On sait ce que représente l’OM en France. C’est une grande pression, mais aussi un grand devoir et une grande responsabilité. Je pense que tous les joueurs aiment cette pression et veulent cette pression. Ce qui peut être difficile, ce sont les grandes attentes. Mais on est tous des joueurs qui veulent évoluer au plus haut niveau. Il faut donc relever les défis qu’il y a à l’OM.

    Quel est votre meilleur souvenir depuis votre arrivée à Marseille ?

    U.G. : C’est sûr que c’est le match à Lyon. La victoire, c’était un truc de fou ! À chaque fois que j’y pense, j’ai des frissons. On commence vraiment mal le match, avec beaucoup d’obstacles, mais on revient. Et quand je pense au dernier but de Johnny (Rowe), c’est vraiment un sentiment très, très fort. Je pense que toutes les personnes qui étaient là n’oublieront jamais ce qui s’est passé. Ce match restera vraiment une référence.

    Avec quels joueurs avez-vous le plus d’affinités ?

    U.G. : Je m’entends très bien avec Geoffrey Kondogbia, Amine Harit, Faris Moumbagna et Pierre-Emile Højbjerg. Mais je dirais que je m’entends bien avec tout le monde. C’est vrai qu’avec certains, on passe un peu plus de temps ensemble. Et là, j’ai aussi découvert Himad Abdelli, c’est une belle personne.

    Vous avez connu cinq entraîneurs différents à l’OM. Lequel vous
    a le plus marqué
     ?

    U.G. : Je pense que tous les coaches que j’ai eus m’ont laissé une bonne impression. J’ai notamment beaucoup apprécié Jean-Louis Gasset, sa façon d’être serein et calme. Mais vraiment, tous les coaches que j’ai eus à l’OM – Gattuso, De Zerbi, Gasset et aujourd’hui Genesio – je ne peux que dire du bien d’eux. Après, je ne sais pas toujours ce qui s’est passé, il y a eu des défis… C’est comme ça, c’est le football. Mais j’ai aimé travailler avec tous ces coaches.

    Vous parlez justement de « défis ». Il y en a un qui se présente à votre poste, avec la concurrence d’Emerson Palmieri et d’Alexis Koum. Comment l’abordez-vous ?

    U.G. : On est habitués, il y a de la concurrence partout. Avec Emerson, on est aussi de bons potes, donc c’est une concurrence saine. S’il joue, je suis content. C’est normal. Ça va bien.

    Vos deux parents sont nés
    au Cap-Vert, pays qui a fait sensation lors du Mondial.

    U.G. : Je suis vraiment impressionné par ce qu’ils ont fait, sur le terrain comme en dehors. Il y a eu une grande euphorie au pays par rapport à ce qu’ils ont réalisé. C’est quelque chose d’historique pour eux. Je suis vraiment fier de ce qu’ils ont fait.

    Le mercato bat aussi son plein. Votre agent a-t-il reçu
    des sollicitations
     ?

    U.G. : Mon agent est en contact avec des clubs. Il y a toujours des demandes et des questions. Mais pour l’instant, je me concentre vraiment sur cette préparation. On verra comment ça va se passer ensuite. On sait que c’est le mercato, c’est pareil pour tous les clubs. Il y a des départs, des arrivées. Comme je l’ai dit, nous, on est tous concentrés ici et maintenant : qu’est-ce qu’on peut faire pour l’OM ? Et on verra la suite.

    Que ressentez-vous quand vous voyez un Vélodrome en fusion ?

    U.G. : À Marseille, on est tous conscients de la chance qu’on a d’avoir un stade comme le Vélodrome et des supporters comme les nôtres. La seule chose que j’ai à dire, c’est qu’on est fiers de porter le maillot de l’OM. On sait ce que ça représente et quel prestige c’est. Tous les joueurs sont conscients de ce que signifie porter le maillot de l’OM, ça, c’est sûr.

    Comment fait-on pour gérer la pression ici ?

    U.G. : C’est vrai qu’il y a une certaine pression. Mais je pense que dans les autres clubs aussi, il y a une pression, simplement différente. Elle ne vient pas forcément des supporters, elle peut venir d’autres choses. Chacun doit pouvoir gérer sa pression et se concentrer pleinement sur son travail, sur le terrain. Tout ce qui est autour vient après. Je pense qu’il faut vraiment se concentrer sur ce qu’on peut faire sur le terrain.

    Est-ce qu’il faut justement réussir à créer sa propre bulle pour
    se détacher du football ?

    U.G. : Personnellement, ma façon de me détacher, c’est de passer du temps avec ma famille, avec mes enfants et avec ma femme. C’est ce qui me permet de penser à autre chose qu’au football. C’est vrai que Pierre-Emile (Højbjerg) a raison : après les matches, l’adrénaline est encore haute et on pense encore beaucoup au match. Pour moi, ma façon de me détacher, c’est ma femme et mes enfants. Créer cette bulle est très important pour l’équilibre d’un footballeur. Pour moi, c’est ce qui me permet de souffler.

  • Fibre Excellence : la CGT appelle les élus à réagir

    Fibre Excellence : la CGT appelle les élus à réagir

    « On est persuadés qu’il y a une possibilité de continuer l’activité industrielle sur ce site », lance en ouverture d’une conférence de presse le secrétaire général de la CGT des Bouches-du-Rhône Marc Piétrosino. Mais pour ce faire, il faut que les personnalités politiques continuent de s’y employer.

    « Il faut qu’ils prennent leurs responsabilités », insiste ainsi le responsable syndical, qui rappelle que « tout le monde s’accorde à dire que c’est un enjeu pour la souveraineté nationale ». Si cette usine, dont la liquidation judiciaire a été prononcée par le tribunal de commerce de Toulouse fin juillet, ainsi que celle en sursis de Saint-Gaudens, s’arrêtent définitivement, « il y aura une dépendance aux marchés asiatiques et américains », insiste le syndicaliste. D’après la CGT, 80% des salariés auraient reçu une lettre de licenciement.

    Et de demander notamment une réunion avec la Région Sud, afin « d’expliquer les projets de diversification », indique Jean-Michel Bulinge, secrétaire général Fibre Excellence Tarascon. Quelques minutes plus tard, devant une quarantaine de salariés qui attendaient dans un camp de fortune installé sur le parking de l’usine depuis bientôt un mois, ils rappellent que ce sont les collectivités « qui ont le carnet d’adresses pour trouver des investisseurs. On a besoin de leur aide pour trouver des industriels ». Et ils énumèrent les nombreux avantages que possède le site. À commencer par sa position géographique « dans un triangle d’or », insiste Jean-Michel Bulinge. Et ce de différentes manières. Notamment par le fluvial « avec un quai refait à neuf par la Compagnie Nationale du Rhône » et des digues refaites récemment également. Mais aussi par le ferroviaire. Alors que le territoire est déjà durement touché par les fermetures ces dernières années, l’arrêt de Fibre Excellence mettrait à nouveau un gros coup. « L’usine représentait 20% de l’activité du port d’Arles. Mais il y a aussi tout un écosystème autour », ajoute Nicolas Bourcy, secrétaire général de l’union locale CGT d’Arles. En plein mois d’août, « ce n’est pas la meilleure période pour obtenir des réponses », regrettent les syndicalistes. « Mais s’il faut, on ira toquer à la porte des décideurs », ajoutent-ils.

    Pollution

    Sans oublier le savoir-faire des salariés. « Plus on attend, plus il va disparaître. Pour redémarrer le site demain, il n’y a pas de solutions rapides, il y a des postes stratégiques. Et là aussi, il y a une notion d’urgence dont nos élus locaux et la Région doivent reprendre la mesure », confie Jean-Michel Bulinge.

    Contactée par La Marseillaise sur sa position, la Région Sud n’a pas pu répondre dans les temps à nos sollicitations. Une table ronde avec la préfecture a également été demandée.

    Autre aspect sur lequel les responsables syndicaux ont souhaité appuyer : la sécurité du site et ses environs. « N’importe quelle société aura beau venir demain, elle ne sera pas en mesure de piloter certaines installations sans les employés. Mais ils ne seront plus là. Les mandataires judiciaires ne se rendent pas compte de l’ampleur du travail », glisse Laurent Quinto, ex-secrétaire général CGT Fibre Excellence Provence et retraité depuis peu. Qui illustre son propos avec le risque incendie. « Si vous arrêtez les pompes de puisage du Rhône, cette sécurité n’est pas garantie », assure-t-il. Et si rien n’est fait, le site, fortement amianté, risque de se dégrader. Et donc de contaminer les alentours. « Il y a une école à 800 mètres, mais aussi des entreprises tout autour. Sans oublier le centre-ville de Tarascon et Arles s’il y a du vent, ce qui est souvent le cas. C’est un gros risque », poursuit Laurent Quinto.

  • La France brûle et l’État regarde ailleurs

    La France brûle et l’État regarde ailleurs

    Au moins 120 000 hectares partis en fumée et la France brûle toujours. Une douzaine d’incendies est encore en cours, entre ceux qui n’ont pas été éteints et ceux qui ont démarré, au cœur d’un été bouillant où se succèdent les vagues de canicule à un rythme effréné. Alors que les pompiers s’épuisent à venir à bout de « feux extrêmes », ils dénoncent en bloc le manque de moyens, d’organisation et d’anticipation d’une situation pourtant prévisible. Au point de se demander si des leçons pourront enfin véritablement en être tirées.

    D’abord parce que de rapports en rapports, depuis le début des années 2000, les scientifiques, comme le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), n’ont cessé d’alerter sur la montée des températures fort probable. Les données de l’observatoire européen Copernicus publiées ce lundi 10 août attestent encore, si besoin était, que les choses ne vont pas s’arranger, la sécheresse alimentant la sécheresse, la chaleur affectant aussi la surface de la mer avec « le développement rapide de conditions de type El Niño dans le Pacifique équatorial » note l’observatoire. Les sommets pour le climat se sont enchaînés mais les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent de progresser, faute d’ambition commune des États.

    Au niveau national et local, plusieurs questions fondamentales émergent. Après le feu dévastateur en Gironde, Didier Chautard (SE), le maire de Saumos, commune largement impactée par le méga feu girondin, a adressé une lettre ouverte aux dirigeants régionaux et nationaux, dont Emmanuel Macron, les appelant à s’attaquer aux « causes profondes » des feux. « La Nature nous rappelle à l’ordre » écrit-il. « À nous de l’entendre, estime-t-il, avec une véritable stratégie, construite avec celles et ceux qui vivent, travaillent et administrent ces territoires au quotidien. » Il appelle à un « point de départ d’une réflexion collective » et non à « un laboratoire de décisions prises dans l’urgence ».

    Les Départements financeurs essentiels

    « Le soutien de la nation » et « l’unité », prônés par le président de la République lors de sa visite à Bordeaux le 27 juillet, ont fait… long feu. Emmanuel Macron a beau arguer que le budget de la sécurité civile est passé de 450 millions d’euros en 2017 à plus 800 millions d’euros aujourd’hui, l’opposition notamment de gauche (PCF, LFI, PS, EELV) lui a vertement rappelé, que la loi promise à l’issue du Beauvau de la sécurité civile, engagé entre 2024 et 2025, n’était toujours pas à l’ordre du jour. Factuellement, à la relecture des votes au sein de l’hémicycle du Palais Bourbon, sur les textes concernant la lutte contre les incendies, droite, macronistes et RN s’illustrent particulièrement par leur refus du recrutement de pompiers professionnels, de la hausse et l’attribution d’une partie de la taxe de séjour aux Sdis ou de la création de pare-feux de feuillus.

    Pire, en février 2024, le gouvernement de Gabriel Attal avait acté par décret une coupe budgétaire de 52,8 millions d’euros dans les crédits de cette dernière. De quoi remettre en cause la commande de deux Canadairs supplémentaires. Des avions souvent cloués au sol pour maintenance, qui auront mis par exemple plus de quatre heures à survoler le feu de Gironde rappellent nos confrères de Sud Ouest.

    Les premiers financeurs des services d’incendie et de secours restent donc les Départements, ces collectivités assurant 60% des 5,6 milliards de budget des Sdis. Une contribution qui a doublé en 20 ans, dans un contexte d’austérité budgétaire accrue.

    Attendu le 17 août en Gironde, le Premier ministre, Sébastien Lecornu s’est, pour le moment, contenté de créer une (énième) mission, sur la « reconstruction et adaptation des territoires », dédiée aux zones touchées par les feux cet été. Composée de « cinq personnalités qualifiées, expertes des sujets d’aménagement du territoire, d’Économie, de finances publiques, de développement durable, de forêt et de logement », elle entend sans surprise « accélérer et faciliter la reconstruction, le soutien économique et l’appui à la population » touchée par les incendies.

    Pendant ce temps, au niveau européen, on cause stratégie. La Commission a présenté en mars son plan, axé sur quatre piliers : prévention, préparation, réponse et réhabilitation. On promet aussi du matériel, hélicoptères et Canadairs d’ici 2030.

    L’exemple australien

    Et puis il y a l’exemple australien où on a pris le taureau par les cornes. Sur l’île continent, on a mis en place un suivi de la prévention bien avant la saison des feux et remis au goût du jour le brûlage maîtrisé par les Aborigènes pour éliminer les feuilles mortes et herbes sèches, du combustible pour les flammes. Des plans de survie précis ont été élaborés pour les habitants et trois niveaux d’alerte décrétés.

    Où les feux extrêmes peuvent finalement être un déclic pour, enfin, passer à l’action.

  • Consumés, les pompiers exigent des moyens

    Consumés, les pompiers exigent des moyens

    « La Sécurité civile est-elle dans les priorités du gouvernement ? » interrogent d’une même voix l’ensemble des organisations syndicales des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis). La réponse est « non » pour les représentants des pompiers mobilisés ce jeudi pour exiger des moyens à la hauteur des enjeux. Grèves dans les casernes et rassemblement devant le ministère de l’Intérieur sont organisés pour interpeller le gouvernement dans la perspective du budget 2027.

    Assez de paroles, des actes !

    Car s’ils sont applaudis et salués pour leur courage et leur abnégation, les pompiers professionnels et volontaires en ont assez de ces paroles et veulent des actes et des engagements. Pour qu’elle puisse répondre aux nouveaux défis du réchauffement climatique, la Sécurité civile doit changer d’échelle. Comment admettre que faute de budget, des pompiers professionnels reçus au concours en 2023 ne soient toujours pas recrutés ? Est-ce décent d’épuiser les pompiers volontaires qui n’ont pas de statut décent ?

    Pour les neuf syndicats de pompiers « on a loupé le coche » après les feux de 2022. La faute au choix politique fondateur du président Macron : absoudre les riches de l’impôt en coupant dans les budgets des services publics. La préparation du budget 2027 ne devrait pas déroger à cette règle d’airain de la macronie. Autant dire que l’annonce du Premier ministre, mercredi, sur la création d’une mission confiée à quatre députés et trois sénateurs pour proposer de nouvelles mesures contre les feux de forêt a tout d’un coup de communication. Insupportable.

  • Geronimo Rulli a signé avec Manchester City

    Geronimo Rulli a signé avec Manchester City

    Après deux saisons passés à l’OM, Geronimo Rulli change d’air. Le club olympien avait trouvé un accord avec Manchester City, le 6 août dernier. Il restait quelques détails à peaufiner, comme le passage de la visite médicale. C’est chose faite. L’OM va toucher 3,5 millions d’euros d’indemnité de transfert.

  • Les remparts d’Aigues-Mortes aux premières loges d’un festival

    Les remparts d’Aigues-Mortes aux premières loges d’un festival

    « Ouverture et métissage ». Ce sont les mots qui, selon Nadim Garfi, directeur artistique, caractérisent au mieux le festival Les Nuits des remparts, qui va se tenir les 13, 14 et 15 août, à Aigues-Mortes. Des textes très poétiques, chantés en arabe littéral par l’artiste ENEL, aux classiques réinterprétés par le quintette du Hot club de France, le tout en passant par les sonorités proposées par le Mario Calonge Trio, la programmation se veut éclectique. Musique du monde et jazz seront donc à l’honneur, au sein d’un morceau du patrimoine camarguais.

    Interrogé sur le choix de ce lieu, Nadim Garfi répond : « C’est un lieu tellement magnifique ». Violoniste de formation, le directeur artistique se souvient d’ailleurs de ses propres représentations dans la ville fortifiée, entre vestiges médiévaux et patrimoine local.

    « Je garde un très bon souvenir de l’acoustique et de l’ambiance générale, qui se prête vraiment à ce type d’événements », sourit le directeur artistique, à l’évocation d’un concert qu’il a lui-même donné à la lumière des bougies dans le cadre des représentations Candlelight.

    « Un cadre très stimulant »

    Dans un souci d’adaptation au lieu emblématique que constituent les remparts et la tour de Constance, l’organisation du festival a tenu à coopérer avec le Centre des monuments nationaux, leur permettant d’aller « chercher des lieux originaux, plutôt que d’aller dans un théâtre ». Une décision qui casse volontairement les codes.

    À l’occasion de cette première édition du festival, près de 550 places ont été mises en vente pour chacune des soirées. « On a imaginé un public assis », décrit le directeur artistique, créant une réelle proximité entre les artistes et leur auditoire. « C’est un cadre très stimulant », ajoute Nadim Garfi.

    Avec une programmation issue de divers horizons, l’organisation espère que le public le sera tout autant. « L’objectif, c’est d’attirer Monsieur Tout-le-monde », lance le directeur artistique du festival, comptant également sur la présence de nombreux mélomanes. « J’espère, par le choix des spectacles, réussir cette édition », conclut-il.

    Les Nuits des remparts, place Anatole-France, à Aigues-Mortes. Du 13 au 15 août 2026. Tarifs entre 25 € et 37 €.