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  • [Le coin du roman] Le dernier roi de Marettimo, ou l’interrogation sur le statut des héros

    [Le coin du roman] Le dernier roi de Marettimo, ou l’interrogation sur le statut des héros

    Marettimo… petite île sur la côte occidentale de Sicile. À en croire certains, c’est sur elle que la flotte romaine aurait vaincu l’armée navale des Carthaginois. Si nous nous fions à l’écrivain Samuel Butler, elle serait l’Ithaque, où Pénélope tissait sa tapisserie, en attendant le retour d’Ulysse. Qu’importe. L’essentiel est de savoir qu’elle a été choisie par Grégoire Domenach afin que naisse l’amitié entre deux hommes issus d’un milieu différent : le Génois Lorenzino, dit Zino, et l’insulaire Cesare.

    Un pion sur les cases

    Tour à tour, ils prendront la parole. Pourquoi se sont-ils rencontrés à Marettimo ? Parce que la famille du premier y vient passer ses vacances d’été. Comment est née leur fraternité ? Le jour où un dignitaire local les a initiés aux règles du jeu d’échecs.

    Le rideau des pages s’ouvre sur Cesare, convaincu qu’il est le seul à pouvoir raconter l’histoire de Zino, retourné à Marettimo après cinquante ans d’absence. Parti en France, dans des circonstances étranges, alors qu’il était adolescent, son ami avait rejoint la Résistance, avant de devenir homme d’affaires après la guerre. Cesare, lui, continuait de pêcher, de gravir les montagnes et de se livrer à sa passion : la sculpture. C’est lui qui réapparaîtra à la chute du rideau. Entre-temps, vous aurez écouté Zino vous raconter comment des circonstances, indépendantes de notre volonté, peuvent transformer un homme, le déplacer tel un pion sur les cases d’un échiquier, jusqu’à ce que la mort s’abatte et lui inflige le mat. Une œuvre audacieuse, composée avec un art sûr, écrite en une langue vigoureuse, d’un accent très personnel.

    Bourgois, 20 euros

  • Le hérisson d’Europe crucial mais en déclin

    Le hérisson d’Europe crucial mais en déclin

    Le hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus), petite boule de pics bien connue dans les paysages ruraux comme dans les jardins, joue un rôle important dans les milieux naturels. Malgré cette fonction écologique majeure, l’espèce est confrontée à de nombreuses menaces qui compromettent sa survie.

    En région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), le hérisson d’Europe fréquente des milieux variés : zones boisées, haies, jardins privés… C’est un allié précieux des jardiniers, car il se nourrit d’insectes, de limaces et d’autres invertébrés parfois considérés comme nuisibles lorsqu’ils pullulent. Sa présence témoigne de la bonne qualité des espaces naturels.

    Les populations d’Europe diminuent

    Malgré son rôle essentiel, ce mammifère nocturne connaît une forte régression. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a récemment révisé son statut, le faisant passer de « préoccupation mineure » à « quasi menacé » dans sa liste rouge. Cette liste permet d’évaluer l’ampleur des efforts nécessaires pour préserver la biodiversité à différentes échelles.

    Les populations de hérissons d’Europe diminuent dans plus de la moitié des pays où l’espèce est présente : Royaume-Uni, Norvège, Suède, Danemark, Allemagne, Autriche. En France, leur nombre a baissé de 16% à 33%, selon les régions au cours de la dernière décennie.

    Plusieurs facteurs expliquent cette régression. L’urbanisation croissante réduit les zones de refuge et expose davantage les animaux aux dangers de la route. Selon la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), « chaque année, 700 000 hérissons meurent écrasés ».

    Des centres de sauvegarde essentiels

    Par ailleurs, l’intensification agricole et l’usage de pesticides constituent une autre menace majeure : ces substances diminuent leurs ressources alimentaires et peuvent entraîner des intoxications. Enfin, le changement climatique perturbe leur hibernation et accroît leur mortalité.

    La protection du hérisson d’Europe repose aussi sur la mobilisation citoyenne : protéger cet animal, c’est protéger l’environnement. Des centres de sauvegarde de la faune sauvage existent dans la région, comme celui de Buoux, qui prend en charge les hérissons blessés ou malades afin de les soigner et de les réhabiliter dans leur milieu naturel. À l’échelle individuelle, préserver cette espèce menacée passe par l’abandon des pesticides au profit d’un jardinage plus respectueux de l’environnement, ou encore par le soutien financier aux centres de sauvegarde, comme Buoux.

    Le 23 janvier, la LPO Paca lancera une opération de financement participatif destinée à soutenir le Centre de sauvegarde de Buoux.

  • [Sciences] Dans l’atmosphère d’exoplanètes, à la recherche du secret de leur formation

    [Sciences] Dans l’atmosphère d’exoplanètes, à la recherche du secret de leur formation

    Bêta Pictoris b est une exoplanète bien connue. Découverte en 2008, c’est l’une des plus étudiées. « Elle est dans un système planétaire similaire au nôtre, mais bien plus jeune », justifie Florentin Millour. Intéressant pour se figurer la jeunesse de notre système solaire. « De plus, elle émet encore beaucoup de chaleur, ce qui facilite son observation », ajoute l’astronome adjoint à l’Observatoire de la Côte d’Azur. Alors quand il a fallu braquer pour la première fois les instruments Matisse et Gravity du VLTI (voir Repères) sur une exoplanète, c’est vers elle que le choix s’est porté. Et les scientifiques n’ont pas été déçus : « Ces nouvelles mesures de son atmosphère, avec une précision inégalée, rebattent les cartes de ce qu’on pensait de sa formation », poursuit le chercheur, coauteur d’une des deux études parues dans Astronomy & Astrophysics autour de ces travaux.

    L’hypothèse généralement privilégiée pour expliquer la formation d’une exoplanète
    –et donc de Bêta Pictoris b– est celle de l’accrétion sur noyau planétaire : dans un disque de poussières entourant l’étoile, la matière s’agrège par endroits, formant des mini-planètes, qui s’assemblent à leur tour pour former une planète. L’autre hypothèse, celle de l’effondrement de la matière sous son propre poids, est jugée moins probable. « Nos nouvelles mesures ne l’excluent pas, juge Florentin Millour. Les deux scénarios sont en fait envisageables. »

    Nouveau catalogue

    Ces nouvelles mesures concernent principalement la température de la planète et la composition de son atmosphère, notamment la présence de monoxyde de carbone et le rapport entre la quantité de carbone et d’oxygène. « Il est important pour savoir comment la planète s’est formée, insiste Florentin Millour. Nous l’avons obtenu avec une précision bien plus élevée que précédemment. »

    Un résultat important, certes. Mais pas aussi excitant que ce qu’il annonce. « En réalité, les mesures sur Bêta Pictoris b sont assez ennuyeuses », sourit Florentin Millour. Elles ne révèlent pas une composition chimique particulièrement riche. « C’est dû à la température élevée de la planète », ajoute-t-il. Mais les instruments ont montré leur potentiel. « Nous observons d’autres systèmes planétaires », glisse le chercheur.

    Cette année, la publication du nouveau catalogue Gaia devrait également désigner de nouvelles étoiles intéressantes pour observer des exoplanètes. « Aujourd’hui, seules une dizaine d’exoplanètes sont observables avec Matisse et une trentaine avec Gravity », précise Florentin Millour. Celles qui sont connues et orbitent dans des conditions particulières par rapport à leur étoile. « Ce nombre devrait être multiplié par trois ou quatre avec le futur catalogue Gaia », ajoute-t-il. De quoi faire des statistiques et, peut-être, en déduire des généralités sur la formation des systèmes planétaires, y compris le nôtre.

    Repères

    Bêta Pictoris

    Cette étoile à 63,4 années-lumière de notre système solaire est accompagnée de deux planètes : Bêta Pictoris b et c. Elles forment un système planétaire très jeune : autour de 20 millions d’années, alors que notre système solaire a 4,6 milliards d’années.

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    C’est, en degrés Celsius, la température à la surface de l’exoplanète Bêta Pictoris b, soit 1 529 Kelvin. D’une masse d’environ onze fois celle de Jupiter, elle orbite autour de son étoile à une distance égale à huit fois la distance Terre-soleil.

    VLTI

    Pour Very Large Telescope Interferometer (ou interféromètre du Très Grand Télescope). C’est un mode de fonctionnement combinant les télescopes de l’Observatoire européen austral installés à 2 635 mètres d’altitude dans le désert d’Atacama (Chili). Matisse et Gravity sont deux instruments qui peuvent être exploités par le VLTI.

  • [Recette] Truffes à la datte, cacao et fleur d’oranger

    [Recette] Truffes à la datte, cacao et fleur d’oranger

    Assez simples à réaliser à la maison, elles se conservent longtemps !

    Une base de pâtisserie

    Pour réaliser la recette, vous aurez besoin de dattes, peu importe leur variété, celles-ci n’ont pas nécessairement besoin d’être fraîches non plus. Cette recette peut d’ailleurs vous permettre d’écouler quelques dattes restantes dans votre cuisine qui auraient perdu de leur souplesse. Dénoyautez et hachez-les grossièrement au couteau ou au mixeur. Le chef vous conseille un couteau pour garder un peu de mâche et obtenir la texture de pâte souhaitée. D’ailleurs, cette pâte sert de base pour de nombreuses pâtisseries orientales.

    Une fois votre base réalisée, faites fondre votre beurre quelques secondes au micro-ondes, mélangez-le avec les dattes, une cuillère à soupe de cacao puis l’eau de fleur d’oranger. Zestez l’orange dans la préparation, si vous n’en avez pas, vous pouvez utiliser un citron ou un autre agrume, mais l’orange permet d’exauster les saveurs de l’eau de fleur d’oranger. Mettre du beurre dans cette préparation vous permettra d’avoir une texture crémeuse au moment de la dégustation, mais aussi d’atténuer le goût du sucre, la datte étant naturellement très sucrée.

    Agglomérez le tout à la main et placez au frigo pendant 15 à 20 minutes ou directement au congélateur une dizaine de minutes pour aller plus vite.

    De jolies boules

    Une fois la préparation refroidie, prenez-en une petite quantité dans votre main et formez une boule. L’astuce du chef, une fois la boule formée et afin de la rendre lisse, trempez légèrement vos doigts dans l’eau et tournez de nouveau entre vos mains. Trempez dans le cacao pour lui donner l’aspect de la truffe au chocolat que l’on connaît et réservez dans une assiette. Recommencez autant de fois que nécessaire. Au moment du dressage, n’hésitez pas à tapoter légèrement la truffe pour ôter l’excédent de cacao et exercez une petite pression sur le sommet pour ne pas qu’elle roule sur l’assiette. Au centre, faites un trou avec le cure-dent et introduisez la menthe. Bonne dégustation !

    Les ingrédients

    Il vous faudra :

    – Une poignée de dattes

    – Quelques morceaux de beurre

    – De l’eau de fleur d’oranger

    – Une orange pour le zeste

    – Du cacao en poudre

    – Des sommités de feuilles de menthe

    – Un cure dents

  • À Allauch, dompter le numérique pour mieux travailler

    À Allauch, dompter le numérique pour mieux travailler

    « L’objectif de ces ateliers, c’est la maîtrise », pose Léa Maïa Abrissa. Dans la salle de réunion, la jeune femme, dont l’activité consiste à « accompagner les projets collectifs », vient de détailler le programme des nouveaux rendez-vous lancés ce premier trimestre à La Bobine. Intitulée « être maître de son temps et de son attention », la conférence est fixée mardi 27 janvier prochain*.

    Président de l’association marseillaise Un Prétexte, spécialisée dans la culture des sciences et des savoirs, Hugo Gattuso animera ce rendez-vous : « Nous parlerons de la surexposition aux écrans numériques et de l’impact sur soi et sa relation aux autres. » Suivra le premier atelier, jeudi 12 février, même lieu, de 8h30 à 10h30, qui invite à « reprendre la main sur ses usages numériques ». Et enfin le second, jeudi 5 mars, même lieu, de 18h à 20h : « respecter son rythme, se libérer des charges obsolètes. » Habitués du lieu, auto-entrepreneurs, télétravailleurs, professions libérales, entrepreneurs… une vingtaine de personnes sont venues, vendredi, s’informer sur ces nouveaux rendez-vous. Et le thème choisi fait mouche.

    Solutions pratiques

    Conseillère municipale déléguée au développement économique et à l’animation de La Bobine, Emmanuelle Girard-Thivillier explicite le choix du thème  : «Dans ce monde tellement anxiogène, de pression professionnelle, nous voulions donner des outils pratiques aux gens pour gérer toutes les informations ».

    Directeur du Pôle culturel, Armand Teissedre souligne : « Il faut humaniser le travail. L’utilisation de l’outil numérique a ses limites. Le mail est parfois sujet à interprétation. Si on se positionne comme manager et c’est mon cas, il faut privilégier les rencontres régulières pour libérer les échanges. Elles peuvent aider à dénouer les conflits. »

    * De 18h à 20h30 à La Bobine, 164 av. de Gaulle. Tél : 04.91.10.49.70.

  • Une vague d’affections pour Zaïd dans les lycées marseillais

    Une vague d’affections pour Zaïd dans les lycées marseillais

    C’est certainement l’une des plus belles réponses, à visage découvert cette fois, à la haine et au racisme. Depuis plusieurs jours, de nombreux professeurs de lycées à Marseille ou à Marignane se prennent en photo en diffusant un message de soutien à Zaïd. Ce petit garçon d’à peine deux semaines, né aux premières heures de 2026 à Avignon, et dont la naissance, relayée par La Provence comme le premier bébé de l’année, a suscité, en ligne, un déferlement abject de haine lié à son prénom (nos éditions du 7 et 8 janvier). Les parents de Zaïd ont d’ailleurs porté plainte.

    « Cela m’a meurtri, raconte Pascal Raimond, professeur de gestion au lycée professionnel de la Calade à Marseille. On ne peut donner et souhaiter que de l’amour à un bébé. J’ai très mal dormi la nuit qui a suivi, je me mettais sans arrêt dans la peau des parents. Que faire pour manifester mon indignation et adresser un message de réconfort aux parents ? » Le lendemain, il propose donc à ses collègues de lycée de poser pour une photo de soutien, diffusée ensuite sur le groupe WhatsApp. « Et là, ça a fait boule de neige, tous les jours de nouvelles photos sont publiées », n’en revient toujours pas Pascal Raimond. Les lycées marseillais Diderot, César, de l’Estaque ou Maurice-Genevoix à Marignane se sont aussi mobilisés, de même que l’école Estaque gare à Marseille. Le professeur « espère tellement que ces photos remontent à la famille de Zaïd ».

  • Toulon qualifié pour les 8e de finale en Champions Cup

    Toulon qualifié pour les 8e de finale en Champions Cup

    Ils devaient absolument éviter la défaite et ont réussi leur mission. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais se sont imposés (14-31), samedi soir sur la pelouse de Gloucester, en Angleterre, lors de la quatrième journée de Champions Cup, grâce aux essais de Mathis Ferté, Lewis Ludlam et Gaël Dréan (x2). Ce succès leur permet de terminer deuxième de leur poule derrière Bath (à deux points), et ainsi décrocher leur qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Europe, aux côtés de l’Union Bordeaux-Bègles, le Stade Toulousain et le Castres Olympique. Les Varois, cinquièmes de Top 14, retrouveront le stade Mayol samedi 24 janvier (à 16h35) pour y affronter Montpellier, à l’occasion de la 15e journée de championnat.

  • L’OM intraitable à Angers

    L’OM intraitable à Angers

    Le PSG et Lens s’étant respectivement imposés face à Lille (3 – 0) et Auxerre (1 – 0), l’OM n’avait pas d’autre choix que s’imposer à Angers pour rester dans le sillage du tandem de tête.

    C’est ce que les Olympiens ont effectué, avec la manière. Emmenés par le tandem Gouiri – Greenwood, les Marseillais n’ont eu besoin que d’un peu plus de vingt minutes pour casser la dalle angevine. Auteurs de cinq buts à Caen, lors de la qualification en Coupe de France mardi, le deux hommes ont chacun trouvé la faille, sur des coups d’accélérateurs qui ont mis à mal la défense adverse.

    Henri Koffi, qui avait réussi trois arrêts décisifs en début de match, ne pouvait que constater les dégâts. L’OM avait fait le nécessaire pour se faciliter la tâche. Il restait aux hommes de Roberto De Zerbi à prolonger leurs bonnes intentions. Et avant la pause, c’était au tour de Hamed Traoré d’y aller de son but, puis d’une passe décisive pour Timothy Weah, donnant au score une ampleur conséquente en faveur des Olympiens. Cela malgré la réduction du score angevine, dans le temps additionnel, qui venait ternir un premier acte presque parfait des Phocéens.

    Des Phocéens qui, au retour des vestiaires, semblaient s’être quelque peu relâchés. Ce qui suscitait des espoirs du côté du SCO. En changeant sa ligne d’attaque à l’heure de jeu, Roberto De Zerbi montrait sa volonté de ne pas se contenter du score. Toutefois, malgré encore quelques mouvements intéressants, la défense angevine était moins naïve qu’en première période. Et les offensives marseillaises moins tranchantes. Tandis que les Angevins étaient plus présents aux abords de la surface de Geronimo Rulli, sans être véritablement dangereux.

    Le mot de la fin était néanmoins marseillais. Après un but refusé, pour hors-jeu, à Pierre-Emerick Aubameyang (85), Igor Paixão était récompensé de ses efforts. Mais, comme en première période, Angers y allait de son but dans le temps additionnel.

    ANGERS – OM 2 – 5 (1 – 4)

    18è journée de Ligue 1.

    Stade Raymond Kopa.

    18 000 spectateurs environ.

    Arbitre : R. Buquet.

    Buts : Sbaï (45+2), Allevinah (90+2) pour Angers, Gouiri (19), Greenwood (24), Traoré (33), Weah (40), Paixão (88) pour l’OM.

    Avertissement : Belkébla (68) à Angers.

    ANGERS : Koffi – Arcus (Louër, 87), Camara, Lefort, Ekomié – Courcoul (Djibirin, 62), Belkébla ( c ), Belkhdim, Mouton (Capelle, 74), – Sbaï (Allevinah, 74), Peter (Sidiki, 62). Entraîneur : A. Dujeux.

    OM – Rulli – Murillo, Balerdi ( c ), Medina, Emerson (Vermeeren, 90) – Weah, Höjbjerg, Nadir (Gomes, 82) – Greenwood (O’Riley, 61), Gouiri (Aubameyang, 61), Traoré (Paixão, 61). Entraîneur : R. De Zerbi.

  • Municipales : Michaël Delafosse annonce être candidat pour « continuer à transformer Montpellier »

    Municipales : Michaël Delafosse annonce être candidat pour « continuer à transformer Montpellier »

    « Par amour pour Montpellier, par ambition et exigence pour notre ville et l’envie de poursuivre cette transformation ». C’est par ces mots que Michaël Delafosse vient d’annoncer à Midi Libre les raisons qui le poussent à briguer un second mandat à la mairie de Montpellier.

    Pour la plupart des observateurs, ce n’est pas vraiment une surprise. Pourtant, à cause des menaces répétées des narcotrafiquants et en raison de son attachement à l’équilibre familial, l’édile socialiste a préféré prendre le temps de la réflexion. Mesurant aussi l’ampleur de la tâche que celle de diriger la 7e ville de France et sa Métropole de plus d’un demi-million d’habitants à la croissance démographique exponentielle. « J’ai acquis davantage d’expérience et de solidité qui me permettent de mieux agir pour Montpellier et dans ma vie privée », confie-t-il.

    Son premier mandat n’aura pas été un parcours de santé. Débuté en pleine crise Covid, handicapé par le désengagement de l’État et l’inflation amplifiée par la guerre en Ukraine, il aura malgré tout permis de concrétiser la plupart des promesses faites aux électeurs en 2020.

    La plus marquante reste la réalisation de la 5e ligne de tramway (inaugurée le 20 décembre 2025) couplée à la gratuité des transports en commun pour tous les habitants de la métropole. Une mesure que la plupart de ses opposants prétendaient « impossible ». D’autres gains de pouvoir d’achat et coups de pouce ont été offerts aux habitants via la création de la mutuelle communale, les 15 premiers m3 d’eau gratuits ou encore la tarification sociale dans les cantines scolaires pour les familles les plus modestes. Au prix certes d’un endettement accru. « On a investi pour 50 ans », répond le maire.

    Après la gouvernance Saurel (2014-2020) jugée pantouflarde par l’actuelle majorité de gauche, le mandat qui s’achève aura été celui des grands chantiers. 5e ligne de tramway, liaison des deux gares, première ligne de bustram, pistes cyclables, de l’Esplanade et de nombreuses places… Ces dernières années, les grues ont investi nombre de quartiers pour transformer les déplacements et le cadre de vie des habitants. Un grand chamboulement qui a forcément généré des nuisances (bruit, embouteillages…) et donc une part de mécontentement. L’élu socialiste assume en invoquant son mentor en politique et bâtisseur. « Je dois beaucoup à Georges Frêche, je sais combien il faut agir ».

    En 6 ans tous azimuts, Michaël Delafosse estime avoir « rattrapé le retard ». Désormais, il souhaite poursuivre son engagement pour un second « mandat de consolidation, de poursuite de transformation de la ville ». Plus apaisé donc même si à l’image des 4 lignes de bustram ou des opérations de rénovation urbaine menées conjointement avec l’État à la Mosson, il lui reste des chantiers majeurs à mener à terme.

    Dans les prochaines semaines, en vue des élections des 15-22 mars, le maire sortant va présenter ses nouveaux engagements pour Montpellier. Son équipe se tient prête. Des socialistes, des communistes, des écologistes… mais aussi des militants d’autres partis de gauche (Place Publique, PRG, Parti animaliste,…) ainsi que des membres de la société civile. En milieu de semaine, ces derniers avaient appelé de leurs vœux une candidature de leur capitaine. Au contraire de 2020, ils espèrent une campagne « digne » de leurs opposants.

    Avec cet engagement du maire sortant, la campagne 2026 s’accélère. Jeudi 15 janvier, la candidature du milliardaire Mohed Altrad avait été un fait majeur. Suivi le lendemain par l’investiture du RN accordée à la députée européenne France Jamet (soutenue par l’UDR). En milieu de semaine prochaine, l’ancien maire Philippe Saurel pourrait lui aussi se dévoiler et entrer dans la course.

    Jusqu’ici, deux députés s’étaient déjà déclarés. L’Insoumise Nathalie Oziol ainsi que l’écologiste Jean-Louis Roumégas. La notaire Isabelle Perrein a déjà le soutien de l’UDI. D’autres prétendant affirment vouloir monter une liste : l’élue d’opposition Alenka Doulain avec Cause Commune, Max Müller avec Révolution permanente, ou Thierry Tsagalos bien que privé de l’investiture du RN et qui risque l’exclusion. Tous vont désormais pouvoir débattre projet contre projet avec le maire candidat. Michaël Delafosse, que deux sondages donnent favori, se dit prêt à défendre son bilan et son projet pour l’avenir. « J’ai un cap pour Montpellier », assure-t-il.

  • Dans le Var, les communistes plus que prêts pour mener la bataille des idées

    Dans le Var, les communistes plus que prêts pour mener la bataille des idées

    Le secrétaire de la fédération PCF Pierre Daspre a commencé son allocution en adressant ses meilleurs vœux de santé, mais aussi de paix « dont nous en avons grandement besoin plus que jamais ».

    Avec un terrible constat : « Plus de 60 pays sont en guerre en début janvier, du jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. » Le responsable politique pointant que « la situation internationale s’est détériorée de façon considérable depuis l’arrivée de Trump et son équipe de gangsters au pouvoir ». Mais aussi la place centrale prise par l’extrême droite dans la recomposition des rapports de force mondiaux. Sans compter les barrières qui ne cessent de tomber entre la droite conservatrice et cette extrême droite grimpante.

    Dans ce contexte, dénonce-t-il, le président Macron, a annoncé sa décision de lancer les travaux de réalisation d’un futur porte avion qui est « une impasse stratégique dangereuse, coûtant bien au-delà des 10 milliards d’euros annoncés ». Et de poursuivre : « Le PCF réaffirme son exigence de reconstruire un outil de défense modernisé, sous contrôle de la nation, concentré sur les missions de la défense nationale, au service d’une politique de paix et de respect du droit international. »

    Les candidats aux municipales

    Place a été donnée ensuite aux élections municipales, avec la présentation des candidats communistes du département. Les têtes de liste pour commencer, avec Christine Romano, à Fréjus, Jean-Pierre Meyer, à Sanary et Sylvie Vinceneux à Saint-Cyr. Ainsi que les apparentés communistes Pascal Cabras à Six-Fours, et Christiane Vincents à Solliès-Pont. Mais aussi tous ceux qui comme André De Ubeda à Toulon (2e place) ou Brigitte Cheinet et Cédric Turco à La Seyne sont des piliers des listes de rassemblement.

    « L’heure est aujourd’hui à la bataille », intervient le président et directeur éditorial de La Marseillaise Léo Purguette, en pointant que « l’extrême droite a décidé de faire des municipales une étape majeure de sa conquête du pouvoir ». Ce qui est particulièrement vrai dans notre département rappelle-t-il, notamment à Toulon, « un comble au regard du désastre financier et démocratique qu’avait été la gestion de cette commune par le FN dans le passé ». Et de poursuivre : « Le monde du travail, ceux qui ressentent durement l’injustice sociale n’ont rien à attendre dans ces municipales de cette force politique qui vient de voter 5 milliards d’euros de baisse des dotations aux collectivités locales... » L’occasion de réaffirmer que dans cette bataille qui s’annonce rude, « tous ceux qui peinent et qui espèrent ont un point d’appui inestimable ici dans ce département, c’est la Marseillaise ».

    C’est de la salle ensuite que sont parties les interventions. De Brigitte Cheinet (La Seyne) : « On a un programme qui est chiffré et aujourd’hui notre combat c’est contre la droite et l’extrême droite. » Puis de Sylvie Vinceneux (Saint-Cyr) : « En 2020, nous avions un certain nombre de difficultés quand on était sur des listes à faire valoir nos idées communistes et nos propositions, ce qui n’est plus le cas. Aujourd’hui nos idées impriment. il faut maintenant les traduire en adhésion et en électeurs ».

    Jean-Pierre Meyer (Sanary) insiste à ce sujet sur « l’importance d’avoir des élus communistes, militants parmi les militants » : « C’est un des meilleurs moyens pour créer les conditions du rayonnement de nos idées. » André De Ubeda est revenu, lui, sur « le symbole politique » que représente Toulon. « Nous espérons être en deuxième position au soir du 1er tour pour qu’il y ait un sursaut républicain, et peut-être, ça serait un tremblement de terre, la victoire. C’est une petite fenêtre historique, un trou de souris…» Autant donc se préparer à s’y faufiler.

    Et de laisser la conclusion à Léo Purguette qui a lancé : «Vive le communisme, vive La Marseillaise et vive la Résistance ! »