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  • En difficulté à Marseille, la droite se serre les coudes

    En difficulté à Marseille, la droite se serre les coudes

    Sauver Marseille. Un nouveau slogan pour sauver une campagne. Distancé dans les derniers sondages par le maire (DVG) sortant, Benoît Payan, et Franck Allisio, le candidat (RN) de l’extrême droite, Martine Vassal est à la relance. Partie en campagne le 13 septembre sous le slogan « Marseille, je t’aime », la candidate de la droite, a voulu changer de braquet avec le lancement de son comité de soutien.

    « ça fait chaud au cœur », concède-t-elle en prenant la parole pour conclure la soirée. « C’est vrai que c’est dur, j’en prends plein la figure », poursuit-elle en reprenant les mots de Renaud Muselier, le président de son comité soutien « mais je ne vais rien lâcher ». Près de 600 personnes s’étaient inscrites pour ce rendez-vous dans une brasserie de l’Escale Borély (8e). Un peu moins de la moitié était présente. Parmi eux des élus, un certain Yvon Berland, aussi, candidat macroniste qui avait contribué à sa défaite en 2020, ou Titi le boss, ce supporter de l’OM rendu célèbre pour « gratter » les maillots des joueurs à la sortie de la Commanderie.

    « Madame courage »

    à la tribune, quelques membres de son comité qui réunit presque 6 000 personnes, viennent expliciter leur engagement. Il sera beaucoup question de sécurité. Sans surprise. Christine Frontera, commandante de police honoraire, estime que Martine Vassal « a la volonté, le courage et la lucidité nécessaires pour affronter ce défi majeur ». Elle apprécie « l’idée novatrice » de création un hôtel des polices à la Caserne du Muy.

    « Marseille a besoin de constance, d’une autorité qui soit juste, protège et rassure », enchaîne Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Marseille Provence. André Bendano, ex-président de la chambre régionale des métiers et de l’artisanat, s’engage par « sens du devoir » et par « refus du déclin de la ville ». Il cède le micro à Djihane Dib, d’une Génération pour Marseille. Elle, se bat pour une « ville plus accueillante, plus sûre, plus verte », où « sortir le soir ne doit être plus être un sujet ». N’y voir aucun lien avec la fermeture du métro à 21h30, même si elle salue la proposition de gratuité des transports pour les moins de 26 ans. Toute la droite locale qui honnit la gratuité applaudit.

    Invité surprise, le président du club de football de Vivaux Sauvagère, Omar Keddadouche, n’a pas écrit de discours. Il enchaîne les punchlines : « Personne n’a le monopole du cœur et des quartiers », « Je veux travailler pour le peuple », « Mon sang est bleu et blanc », « Martine tu vas gagner car on n’a pas besoin d’amateur mais de gens qui ont fait leurs preuves ».

    C’est finalement Renaud Muselier qui sortira les gants pour boxer les autres candidats, persuadé que « les choses ne se passeront pas comme annoncé » à « Marseille, reine des batailles ». Comprendre un duel entre Allisio, le « candidat à l’étiquette porteuse » qui a « fui à Vitrolles » et Benoît Payan. à l’entrée du « money-time », il invite la salle à ne pas croire aux sondages. Après avoir singé Nora Preziosi, dansant autour du candidat Erwan Davoux de manière « téléguidée », le président (Ren.) de la Région tape sur le maire sortant.

    Les JO 2024 et la coupe du monde de rugby, « c’est moi », et le Pape, c’est Gaudin… La gauche c’est les budgets retoqués en justice, le fiasco d’une adjointe à l’urbanisme qui ne « sortait pas un permis », l’affaire de l’ex-maire (PM) des 6-8 « sorti manu militari de la mairie pour avoir fait des cochonneries ». Après avoir évoqué le cas Hammou, il finit par convoquer « les héritiers de Guérini »… « Martine, c’est Madame courage. Il faut l’applaudir. On la défendra. Cette campagne est difficile, elle va être extrêmement violente. » On veut bien le croire.

    « ça fait chaud au cœur…
    C’est vrai que c’est dur,
    j’en prends plein la figure
    mais je ne vais rien lâcher »

  • [Nuit de la solidarité] Mille volontaires à la rencontre des sans-abri à Marseille

    [Nuit de la solidarité] Mille volontaires à la rencontre des sans-abri à Marseille

    Il est 19h et Kahina, Clara et Kady, ont récupéré le plan du secteur qu’elles devront arpenter, les questionnaires à soumettre aux personnes dans la rue et les tickets de transports à distribuer. Sous la pluie, le petit groupe part en mission.

    Un peu plus tôt, réunies avec une centaine d’autres volontaires à la mairie des 2-3, elles ont bénéficié des conseils de la petite formation. Attentive aux recommandations, Aya, 27 ans, est venue accompagnée de sa petite chienne, Alfie. « C’est ma première participation, ça fait un moment que j’avais envie de m’engager dans des maraudes et c’est l’occasion de commencer dans un cadre rassurant, accompagnée par une personne expérimentée. Et je suis convaincue que cibler les attentes des gens dans le besoin est la bonne démarche », annonce la jeune femme alors qu’une main amicale vient caresser la tête d’Alfie. Le maire qui ne cache pas son affection pour l’espèce canine, est venu témoigner sa reconnaissance à l’ensemble des participants.

    Le « scandale » des enfants à la rue

    « Grâce à vous, nous affinons nos politiques de solidarité, a remercié Benoît Payan , le maire (DVG) de Marseille, ce sont des actes, pas un slogan. » Rappelant l’ouverture en juin dernier de la Grande maison dédiée à l’hébergement d’urgence des femmes avec enfants, il annonçait : « Nous allons inaugurer dans une dizaine de jours des douches municipales de belle qualité. »

    L’édile place la solidarité au cœur des préoccupations municipales « car si on parle beaucoup de sécurité », a-t-il souligné, « protéger les Marseillais c’est protéger les plus vulnérables ». Retraités, mères isolées, travailleurs pauvres, les visages des sans-abri sont divers. « Face au manque criant de prise en charge sociale, ce n’est pas notre compétence, nous choisissons d’agir. L’État a fait un effort, ce n’est pas le cas du Département », a-t-il ajouté. Dans la rue, on trouve aussi des enfants. « Un scandale ! a vivement réagi le maire, des associations apolitisées dénoncent la maltraitance institutionnelle… et le Département détourne le regard ! »

  • Les cartouches de Saint-John Perse, aventurier-poète, à Aix

    Les cartouches de Saint-John Perse, aventurier-poète, à Aix

    Si les Rencontres du 9e art investissent différents lieux et places d’Aix à chaque printemps approchant, ce festival qui met à l’honneur la bande dessinée, jalonne la ville de certaines de ses actions à l’année. Prochain rendez-vous prévu dans la Galerie de l’Office du tourisme d’Aix-en-Provence, où se déploiera du samedi 24 janvier au 21 mars, l’exposition « Saint-John-Perse d’Atlantique ». Rien d’anodin à cela tant le poète, écrivain et diplomate Alexis Leger, de son vrai nom, a entretenu un réel attachement pour la Provence en général, mais aussi « la ville aux mille fontaines » dans la dernière partie de sa vie (1887-1975). En guise de reconnaissance, le Nobel de littérature 1960 avait même légué, quelque temps avant sa mort, les livres de sa bibliothèque, manuscrits et autres effets personnels à la municipalité, abrités de nos jours à la Fondation Saint-John-Perse. Gardienne des archives de l’auteur, c’est cette même institution qui a donné de l’impulsion à sept illustrateurs de BD pour « une plongée inédite dans la vie et l’œuvre de l’aventurier-poète ».

    De l’homme du monde jusqu’à l’auteur

    Les planches, bulles et cartouches de Thomas Gosselin, Lisa Lugrin, Frédéric Coché, Nina Six, Orianne Lassus, Octavia Eichler et François Henninger tapissent cette exposition en partenariat avec les éditions Cambourakis, où est paru en octobre 2025 Saint-John Perse d’Atlantique. Un ouvrage inscrivant les lecteurs dans le sillage de cet homme natif de la Guadeloupe, à la fin du XIXe siècle, qui « débarque enfant en métropole, croise la route des plus grands écrivains de son temps, voyage à travers tous les continents et côtoie les plus hautes sphères de l’État jusqu’à devenir l’un des personnages clés de la politique étrangère de l’entre-deux-guerres », resituent les organisateurs de l’exposition. Après les accords de Munich, en 1938, il désapprouve la décision de la France et de Daladier de s’incliner devant Hitler, ce qui lui vaudra le quolibet, par ce dernier dictateur, de « petit Martiniquais sautillant ».

    « Démis de ses fonctions alors que les troupes allemandes approchent de Paris, il s’exile aux États-Unis. Paria, il est déchu de sa nationalité par le gouvernement de Vichy. Libre penseur, il refuse de rejoindre De Gaulle à Londres. Ruiné, il accepte son sort : repartir de zéro pour devenir enfin ce qu’il a toujours été. » Saint-John Perse ou un auteur baroudeur dont le trajet éclate sous la palette d’illustrateurs aux différents styles dans une exposition « qui présente également, à l’occasion du cinquantenaire de sa création, le 19 juin 1976 à Aix, de nombreux documents et objets originaux issus des réserves de la Fondation Saint-John Perse ».

  • « Midi-minuit » fait danser l’école française

    « Midi-minuit » fait danser l’école française

    Réservé à trois musiciens français, Francis Poulenc, Camille Saint-Saëns et Maurice Ravel », situe Thierry Malandain, « ce programme comprend des œuvres de mon répertoire et une création pour célébrer le jour et la nuit, midi et minuit, et le temps qu’il fuit dans l’ombre ensevelie ».

    Dans Midi-minuit, dont les gestes graciles aux notes classiques se déploient vendredi 23 et samedi 24 janvier sur la scène du Grand Théâtre de Provence (GTP), le chorégraphe fait « la synthèse de trois décennies de création : une nouvelle intitulée Minuit et demi ou le cœur mystérieux sur des mélodies de Camille Saint-Saëns, Midi pile ou le concerto du soleil, recréation d’un ballet réglé en 1995 sur le Concerto pour deux pianos en ré mineur de Francis Poulenc, et enfin l’intemporel Boléro de Maurice Ravel », présente la production de cette recréation pour 22 danseurs destinée à « rendre hommage à cette fameuse école française ».

    « Éblouissements »

    « Élégante et raffinée, aux orchestrations subtiles donnant priorité à l’expressivité de la mélodie et qui continue d’être influente jusqu’à nos jours. » Voilà des caractéristiques de cette école auxquels 22 danseurs du Malandain Ballet Biarritz rendent grâce et magnifient. Du « retour aux éblouissements de l’enfance » contenus dans Le concerto du soleil, indique le programme, jusqu’à la soumission des « danseurs à la répétition du thème orchestral de Ravel ».

    P.A.

    Entre 10 et 47 euros

  • Une journée à la découverte de l’IUT et l’Université de Toulon

    Une journée à la découverte de l’IUT et l’Université de Toulon

    Que faire après le Bac ? Les questions concernant l’orientation pèsent lourd dans les préoccupations des lycéens tant il va être déterminant pour eux. C’est pour tenter de les aider à y voir un peu plus clair que l’Université de Toulon organise une journée portes ouvertes sur tous ses sites, La Garde, Toulon et Draguignan, le samedi 31 janvier.

    Avec la mobilisation de tous ses services pour apporter les informations nécessaires concernant les formations et les aider les futurs étudiants à préparer au mieux leur avenir professionnel. Tout aussi important les renseignements sur les possibilités de logements, de bourses ou les offres de transport disponibles pour assurer quotidiennement leurs déplacements seront également disponibles sur les campus. On sait comme cela peut influer sur leurs décisions. Tout comme la possibilité de pouvoir exercer dans sa vie étudiante des pratiques sportives, culturelles ou associatives.

    Préparer son avenir

    Une journée enfin pour maîtriser les modalités de candidatures et d’inscription. Bref, pour rassurer et dissiper quelque peu le brouillard épais auquel font face certains jeunes, souvent les plus éloignés familialement de cet univers. À l’heure des choix à effectuer via la toujours très décriée plateforme Parcoursup. Afin que la visite soit le plus profitable, l’Université de Toulon conseille de préparer sa visite en visionnant sur le site internet dédié* contenant le programme complet de la journée ainsi que des vidéos sur les filières et les infrastructures. Mais aussi plus largement toutes les offres de formation sur le portail www.univ-tln.fr.

    *https://jpo.univ-tln.fr l

    Retrouvez le programme complet de la Journée Portes Ouvertes par campus. Préparez votre visite

  • Des personnels toujours engagés pour une ville plus solidaire et plus humaine

    Des personnels toujours engagés pour une ville plus solidaire et plus humaine

    Vous œuvrez chaque jour auprès des plus vulnérables, des plus fragiles, des plus isolés. Vous accueillez, vous écoutez, vous accompagnez, vous tendez la main. Vous soutenez parfois, sans bruit, sans reconnaissance immédiate, mais toujours avec humanité », a commencé la directrice générale Virginie Cauquil, devant les personnels du Centre communal d’action sociale de Toulon qui ont répondu en nombre à l’invitation.

    « Je sais pouvoir compter sur vous toutes et vous tous qui donnez votre cœur et votre énergie à servir la cause du CCAS », les a remerciés à son tour la vice-présidente, le docteur dominique Andreotti, en leur souhaitant tout le bonheur possible. Et d’ajouter : « Le CCAS continuera, j’en suis sûre, à porter haut les valeurs qui sont inscrites dans notre hall d’entrée, de professionnalisme, d’humanité, de solidarité, pour être toujours présent auprès des personnes les plus fragiles, les plus isolées et les plus âgées. »

    La parole a ensuite été donnée à la maire de Toulon Josée Massi (SE) qui assure également la présidence de cet établissement public : « Il est essentiel pour moi de venir régulièrement à votre rencontre, d’échanger avec vous, de vous écouter. Car je m’enrichis de votre expérience, de votre regard, de votre sens du terrain », explique-t-elle. Et de poursuivre : « C’est grâce à vous que Toulon devient chaque jour une ville plus solidaire, plus inclusive, plus humaine. »

    Au service des plus fragiles

    L’occasion aussi d’expliquer que ces vœux interviennent dans un temps particulier qui bouscule la tradition. Pas question en effet en cette période pré-électorale de dresser le bilan de l’année écoulée ou d’évoquer les projets à venir. « Alors, c’est peut-être un mal pour un bien : cela va me permettre de concentrer mon propos sur l’essentiel, à savoir les remerciements que je souhaite vous adresser », ajoute-t-elle. Et de poursuivre à l’intention des personnels du siège, des résidences seniors et des Ehpad, ou qui exercent sur le terrain comme infirmières, aides à domicile ou porteurs de repas : « Votre travail est inestimable. Grâce à vous, nos concitoyens les plus fragiles se sentent moins seuls. Grâce à vous, ils retrouvent confiance, espoir et dignité. »

    Ce qui suppose, reconnaît-elle, la tâche difficile « de porter, jour après jour, le poids de la détresse, de la solitude, des urgences sociales ». Et ce d’autant plus que « l’année 2025 n’a pas été un long fleuve tranquille », avec « son lot d’incertitudes et de défis » auxquels les services ont su faire face. Ce qui révèle, insiste Josée Massi, « la solidité » du Centre d’action sociale toulonnais.

    Et de souhaiter donc qu’il poursuive dans cette voie en 2026, « celle de la cohésion, de la rigueur, de l’écoute, du dialogue, et du respect des valeurs du service public ». Et au personnel : « Une année apaisée, constructive et porteuse d’espoir. »

  • Catherine Vautrin veut renforcer la souveraineté de l’armement français

    Catherine Vautrin veut renforcer la souveraineté de l’armement français

    Après le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou la semaine dernière, c’est la ministre des Armées et des Anciens Combattants Catherine Vautrin qui était à Toulon ce jeudi, sur le site de la Direction générale de l’armement (DGA). Une visite qui s’inscrit elle aussi dans le cadre de l’augmentation du budget de la Défense (+ 6,7 milliards d’euros en 2026, soit 57,1 milliards) et de la loi de programmation militaire 2024-2030, qu’Emmanuel Macron souhaite faire passer de 413 à 449 milliards d’euros.

    Dans cette optique, la DGA a un rôle central à jouer sur l’aspect capacitaire, en tant qu’outil de la souveraineté française. Sa raison d’être : maîtriser techniquement notre avenir pour créer la force de dissuasion et les outils de défense. Un aspect primordial « dans un monde qui se réarme » et « où les conflits régionaux se multiplient », soutient Catherine Vautrin. « Depuis 2017, le budget de l’armée a suivi une trajectoire inédite et a presque doublé. C’est une nécessité, en aucun cas un luxe. » Son objectif est de permettre la conception de moyens en un minimum de temps grâce aux nouvelles technologies, captées, notamment, dans le domaine civil. Et outre la souveraineté, l’autre but est d’être capable de soutenir les missions de l’Otan.

    La visite du jour était centrée sur le projet DANAE, qui, comme cet acronyme l’indique, vise à doter la Marine nationale d’un Drone de surface autonome naval avec une capacité d’armement embarqué. Un projet d’accélération de l’innovation (PAI), qui devra intégrer des capacités létales et non létales, avec deux types de mission : la protection des ports, et l’escorte de navires, en pouvant être commandé depuis la terre, ou embarqué dans une frégate. Il est imaginé pour « avancer à la vitesse des changements d’aujourd’hui. Nous n’avons plus le luxe d’un fonctionnement de temps de paix. Les temps politiques, industriels et opérationnels se contractent. La période de transition ouverte en 2001 s’achève », reconnaît la ministre des Armées.

    Ce projet consiste en la réalisation de sept drones navals, à plusieurs centaines de milliers d’euros, portés en collaboration par une dizaine d’entreprises (Naval Group, Thales, Exail…), dont certains sont déjà utilisés dans le civil, notamment dans la protection de plateformes pétrolières. Trois seront sélectionnés puis affinés selon les besoins de la Marine, et un seul intégrera l’arsenal maritime français d’ici 2027. À ce titre, des essais ont lieu depuis deux semaines.

    L’innovation, priorité stratégique

    Dans un monde qui se replie sur lui-même, l’innovation est une priorité : « Le champ de bataille connaît son plus grand bouleversement depuis la Première guerre mondiale. On ne pourra tenir que si on innove plus vite que l’adversaire. C’est une révolution permanente, technique, mais avant tout une révolution des mentalités », martèle Catherine Vautrin, qui invite à passer « de la stricte planification à un modèle un peu plus basé sur l’adaptation, devenue indispensable pour toutes les raisons évoquées ».

    Mais la ministre soutient également d’autres aspects liés au développement de l’industrie militaire française : « La France demeure le deuxième exportateur d’armes au monde. Notre Base industrielle et technologique de défense (BITD) n’est soutenable que parce qu’elle exporte. C’est une condition de survie industrielle, et un outil de puissance, car là ou nos équipements sont déployés, notre influence stratégique s’enracine. »

    Second aspect, et pas des moindres : la question de l’Europe de la défense, qui peine historiquement à s’affirmer sur la scène internationale. « Nous devons être plus européens dans notre stratégie industrielle, sans aucune naïveté, avec des équipements capables d’agir de concert. Nous ne pouvons parler d’Europe de la défense sans produire ni acheter européen », insiste Catherine Vautrin, non sans pragmatisme : « Mais les clients d’hier sont les compétiteurs d’aujourd’hui. Nous devons donc être offensifs et stratèges. » Et in fine, « pouvoir mieux peser sur l’Otan ». Car face à la folie trumpiste, c’est avant tout de cela qu’il s’agit.

    « Nous n’avons plus le luxe
    d’un fonctionnement de temps de paix »

  • Arthur Gea vaincu en Australie par Wawrinka, après un match dantesque

    Arthur Gea vaincu en Australie par Wawrinka, après un match dantesque

    Aucun doute qu’Arthur Gea a joué, ce jeudi, à Melbourne, le plus grand match de sa carrière. La rencontre phare de la journée en Australie a opposé le Vauclusien au Suisse Stan Wawrinka, 40 ans et triple vainqueur en Grand Chelem. Un thriller de 4h33 qui a tourné en faveur du joueur le plus expérimenté (4-6 6-3 3-6 7-5 7-6). Il a fallu attendre le super tie-break, au bout du 5e et dernier set, pour connaître le vainqueur de ce 2e tour. Gea a concédé sa première défaite en 2026 après avoir remporté le Challenger calédonien de Nouméa puis en sortant des qualifications du premier grand tournoi de l’année.

    Jamais il n’avait autant joué sur un seul match durant sa jeune carrière. Une grande performance, mais même face à un quadragénaire, le joueur français a fini par faiblir physiquement. L’envie était là, les jambes à la limite. « J’étais prêt à finir en chaise roulante, ce n’était pas loin d’ailleurs… J’ai l’impression que c’était très suivi en France. Ça peut m’ouvrir des portes », a-t-il lâché en conférence de presse. Bien parti lors du premier set (6-4), le natif de Carpentras a vu son adversaire égaliser. En menant 2 manches à 1, Arthur Gea s’est offert un matelas mais l’Helvète a sorti un splendide passing de coup droit pour empocher le 4e set (5-7).

    Cette fin de partie a été haletante avec plusieurs balles de break sauvées par le Tricolore. Wawrinka montrait qu’il était en mission, doigt sur la tempe pour montrer au public et à son adversaire que tout se jouait dans la tête à ce stade du match. Le tie-break a été à sens unique (10-3), mais le Français a appris. Prochain rendez-vous pour lui, l’ATP 250 de Montpellier, début février, où il sera invité.

  • L’AVC Aix arrive au finish sur le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise

    L’AVC Aix arrive au finish sur le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise

    Il devait y avoir 19 formations, mais une 20e fait finalement son apparition. L’AVC Aix Provence Dole, équipe de niveau Continental Fédérale depuis la saison passée, a été intégrée au peloton de la 48e édition du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. « Ce sera notre première course de la saison, je dirais pratiquement à domicile. C’est une grande motivation pour le club et les coureurs », souligne Sébastien Cottier, directeur sportif du club aixois. Arrivé dans la cité du Roy René en décembre dernier pour pallier le départ du Lituanien Evaldas Siskevicius, parti reprendre les rênes de Cofidis, le Nantais continue de prendre ses marques. « Quand Jean-Michel Bourgouin [manager du club] m’avait appelé pour prendre le poste, j’ai trouvé le challenge très motivant, parce que c’est une région que je ne connais pas forcément », révèle-t-il, en découvrant un nouveau calendrier, « très attractif depuis l’ouverture pour les Conti Fédérales sur les classes 1 en France », et des courses qu’il n’a pas l’habitude de faire.

    Une course ouverte

    À dix jours du départ, l’AVC Aix Provence Dole n’a pas encore finalisé sa sélection. Toutefois, des coureurs comme Julien Marat, vainqueur d’une épreuve des Boucles du Haut Var, des Boucles de la Charente-Maritime et du Grand Prix d’Is-sur-Tille, Bohémond Barillo, ex-stagiaire au niveau continental avec Nice Métropole Côte d’Azur, le Britannique Jack Brough, deuxième du Tour des Deux-Sèvres, ou encore son compatriote Joseph Brookes, lauréat de la Roue d’Or – GP Festa del Perdono, sont pressentis pour porter le maillot vert. « Ce sont des coureurs qui sont confirmés au club depuis plusieurs années déjà », remarque Sébastien Cottier, optimiste sur leurs chances de briller au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise.

    Surtout, depuis que la route des Crêtes ne figure plus sur le tracé. « J’ai l’impression que ça va rendre la course plus ouverte », estime le directeur sportif aixois, en soulignant que « les difficultés sont quand même assez loin de l’arrivée ». À ses yeux, le reste dépendra du scénario de la course. « Est-ce que ça va batailler loin de l’arrivée ou est-ce qu’on se tournera vers une échappée qui part de bonne heure, avec un contrôle des grosses équipes ? », s’interroge le Breton, qui a hâte d’en avoir le cœur net.

  • Une passe de trois à portée pour Provence face à Aurillac

    Une passe de trois à portée pour Provence face à Aurillac

    Rester invaincu en 2026, voilà l’objectif pour le dernier match à domicile de ce premier bloc de l’année. Provence Rugby donne rendez-vous, ce vendredi (19h), à Aurillac pour une rencontre au stade Maurice-David. Après deux victoires XXL contre Grenoble et à Nevers, les Aixois comptent bien enclencher la troisième face aux Auvergnats. Malgré un groupe remanié par ces derniers, avec de nombreux jeunes, Rémy Ladauge se méfie du 9e de Pro D2 et l’a bien fait comprendre à ses joueurs. « On a prévenu les joueurs toute la semaine. Il y a deux ans, Aurillac était venu avec une équipe de Jiff [jeunes joueurs formés en France, Ndlr], un peu remaniée et on avait fait 19-19 sur la meilleure saison de l’histoire du club, où on avait fini premier. On en a parlé cette semaine, donc les joueurs sont prévenus. »

    Pas le droit à l’échec, donc, devant le public de Maurice-David. Le contenu était excellent lors des deux premiers matches en 2026 et pas question de baisser l’intensité. Thomas Vernet est certain que lui et ses coéquipiers poursuivront leur dynamique. « Nous sommes professionnels, chaque match compte, on sait que le championnat est rude et les places chères. On ne peut pas se permettre un écart, surtout après la déconvenue de Valence en début de saison. »

    La défense, clé

    des derniers succès

    Entraîneur de la défense, Rémy Ladauge était plus que satisfait de la protection de l’en-but de son équipe lors de ce mois de janvier. 30 points encaissés en 160 minutes, les Provençaux ont tenu le choc lors de leurs deux dernières rencontres. « Disons que les deux dernières performances, elles sont aussi liées à une conquête très stable. Aujourd’hui, on est la meilleure touche du championnat. Les ballons portés, on les subit peu, on prend des touches à l’adversaire qui nous font respirer. Quand on gagne contre Grenoble, Charly Gambini récupère trois ou quatre touches. Ce n’est pas anecdotique. J’ai rarement ressenti une dynamique comme ça. »

    Humilité, le mot de la semaine pour une équipe de Provence Rugby actuellement sur son nuage. « C’est quand on est au sommet que la chute fait le plus mal » dit Rémy Ladauge, philosophe. Échec interdit pour des Bucco-rhodaniens sûrs de leurs forces et nets favoris de cette confrontation face à des joueurs d’Aurillac qui n’auront absolument rien à perdre.