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  • L’appel à la solidarité de l’ambassadeur de Cuba

    L’appel à la solidarité de l’ambassadeur de Cuba

    Devant les militants communistes des Bouches-du-Rhône, ce vendredi soir, l’ambassadeur de Cuba en France, Otto Vaillant Frías, n’avait pas préparé de discours. « Je veux simplement parler avec le cœur », annonce-t-il, invité aux vœux de la fédération du PCF 13. Parler pour alerter sur les difficultés que traverse l’île, singulièrement depuis l’enlèvement du président vénézuélien, le 3 janvier dernier. « Il y a aujourd’hui des coupures d’électricité de 24 heures à Cuba, de 12 heures dans la capitale », alerte-t-il, alors qu’une part significative du carburant provenait du Venezuela. « Si nous n’avons pas d’électricité, c’est impossible pour l’industrie, pour l’agriculture, pour l’éducation, la santé de fonctionner. Et les États-Unis continuent cette politique pour faire tomber la révolution cubaine, nous mettre à genoux. » La pression est d’autant plus forte que les États-Unis menacent de taxer les importations provenant de pays qui livreraient du pétrole à l’île.

    Ainsi, ce vendredi même, le président états-unien Donald Trump a une fois de plus répété que Cuba « représente une menace contre sa sécurité nationale », relaie l’ambassadeur. « Mon peuple a adressé un message aux États-Unis, lance Otto Vaillant Frías. Nous sommes une nation qui veut vivre en paix, mais nous allons nous défendre. Nous sommes un peuple pacifique, mais qui sait se battre. » Et de rappeler que les 32 gardes cubains de Nicolás Maduro ont tenu pendant deux heures face aux plus de 200 soldats d’élites états-uniens envoyés le capturer. Une résistance qu’ils ont payée de leur vie. « Les Cubains ont besoin de la solidarité internationale », demande l’ambassadeur. Un appel d’autant plus important que c’est l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale qui est menacé par les États-Unis eux-mêmes. « Aujourd’hui, le monde est en grand danger, parce que les États-Unis ne respectent pas le droit international, ne respectent pas la loi. Ils ne respectent rien, aucuns pays n’échappent à leurs ambitions et leur manque de respect », attaque le représentant de l’île. « Les États-Unis ne pardonnent pas que Cuba soit un pays libre, qui décide par lui-même, poursuit-il. Et de promettre : « La liberté a un énorme prix, le peuple cubain l’a payé pendant des décennies. Mais nous ne baisserons jamais les bras. »

  • Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Martine Vassal déroule son programme pour Marseille

    Pour ses vœux à la presse, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, s’est voulue résolument offensive, préférant insister avant tout sur son programme. Non sans oublier tout de même de viser sa cible première, l’extrême droite, jusqu’à appeler au « vote utile » en sa faveur évidemment dès le premier tour.

    « L’ADN de cette ville n’est pas et ne sera jamais le RN », a-t-elle martelé d’entrée. Parce qu’à Marseille, « on vit les uns à côté des autres », qu’« elle ne supporte pas les replis identitaires et ceux qui, en politique, viennent d’ailleurs », analyse Martine Vassal. Si elle dit comprendre « la colère », elle en appelle à la « responsabilité des électeurs », sans pour autant donner de consignes de vote. « On n’est pas propriétaire des voix », assène-t-elle, éludant la question d’un éventuel retrait au second tour, persuadée qu’il y aura alors quatre candidats.

    Ce qui compte aux yeux de Martine Vassal, c’est de pouvoir confronter sa vision de la ville. Une Marseille « balnéaire » où les « 57 km de littoral » seraient rendus aux habitants, de l’Estaque à la Pointe Rouge, une Marseille tournée vers son port, l’international, avec le développement des data centers, capable de convaincre des investisseurs.

    Plein pot sur le tram

    Elle repose sa proposition de créer un conseil de développement économique, social, culturel, sportif… Sur les transports, ce sera du tout tramway, « quatre fois moins cher qu’un métro », avec un développement « en étoile » : de Saint-Marcel à Saint-Loup, de Saint-Antoine à la Bricarde, de la Belle de Mai à Saint-Jérôme, des Caillols à la Valentine, de la Blancarde à la Pointe Rouge, mais en oubliant la Corniche, car « il faut aller vite ». Tout cela étant faisable le temps du mandat, a-t-elle calculé. Pour les financements, elle promet d’aller « les chercher avec les dents », du côté de l’État, de la Région et de l’Europe. Et si celle qui est aussi présidente (DVD) de la Métropole, autorité organisatrice des transports, a « perdu du temps » jusque-là, c’est parce que dans certains quartiers, on lui a mis « des bâtons dans les roues ».

    Parce qu’elle a bien compris la leçon de son échec en 2020, où « on avait fait travailler des experts » et produit un glossaire de plusieurs centaines de pages, Martine Vassal le martèle : elle a construit son programme « au fil des personnes qui [la] rejoignent » et préfère le distiller savamment. Un « teasing » pour « accrocher » l’électeur. « Mais vous verrez, d’ici la mi-février, tout sera calé » et révélé affirme-t-elle.

  • Avignon, leur film de fin d’études est en lice aux Oscars de l’animation

    Avignon, leur film de fin d’études est en lice aux Oscars de l’animation

    C’est la meilleure publicité à la fois pour leur CV, comme pour la promotion d’un écosystème que les collectivités aiment mettre en avant : la filière animation. Alors que plusieurs studios ont posé leurs décors à Avignon ces dernières années et que le Grand Avignon a candidaté pour devenir un pôle d’excellence des industries culturelles et créatives, six jeunes diplômés de l’École des nouvelles images sont en lice aux « Annie Awards ». « C’est le plus gros festival d’animation au monde, que l’on surnomme les Oscars de l’animation », se réjouit Loïc Étienne, directeur du studio Circus et intervenant à l’École des nouvelles images.

    Le court-métrage en question, visible depuis cette fin de semaine sur la chaîne Youtube de l’école, s’appelle Jour de vent. « Il dure un peu plus de six minutes et a nécessité neuf mois de travail », sourit Élise Golfouse, l’une des six réalisatrices, aux côtés d’Ai-Kim Crespin, Hugo Taillez, Camille Truding, Martin Chailloux et Chloé Lab. La 5e et dernière année de leur cursus est entièrement dédiée à ce projet. « C’est inspiré du mistral d’Avignon, où plein de vent se lève dans un parc, raconte Camille Truding. Tous nos dix petits personnages, de tous âges et horizons, vont s’envoler et leur vie va être chamboulée, comme une sorte de tempête de la vie. On y a mis beaucoup de cœur et on prend encore beaucoup de plaisir à le revoir car il apporte du positif. »

    Ils espèrent donc le revoir une nouvelle fois ensemble, le samedi 21 février, jour de la cérémonie à Los Angeles. Leur court-métrage est en lice dans la catégorie meilleur film étudiant. Ils seront en concurrence avec 4 autres prétendants, dont deux Français. « C’est déjà une consécration d’être nommé, admet Hugo Taillez. C’est marrant de voir les longs-métrages qui sont sélectionnés, les Disney, les Pixar, les DreamWorks… et il y a nous à côté. » Les jeunes diplômés ont appris la nouvelle en début d’année sans forcément que ce soit vécue comme une attente interminable. « Ce qui est bien avec l’école, c’est qu’ils nous mettent en relation avec un distributeur qui s’occupe de tout, d’envoyer le film en festivals, de la promo… », expose Élise Golfouse.

    « Le film nous a beaucoup aidés à la sortie d’école »

    Depuis sa sortie en 2024, Jour de vent a déjà eu quelques récompenses, comme le Siggraph, un autre festival international dédié à l’industrie des images numériques. « C’était à Vancouver cet été, on a pu y aller car on savait déjà qu’on serait récompensé », glisse Élise Golfouse. Mais les « Annie Awards » sont d’un autre standing. « Le film va gagner en visibilité », assure Camille Truding. Et leurs réalisateurs avec, dans un contexte où le secteur de l’animation a été dans le creux de la vague (notre édition du 4 octobre), même « si on remonte la pente ».

    Mais, déjà « le film nous a beaucoup aidés à la sortie d’école, où lors de la projection, beaucoup de studios étaient présents, des directeurs sont venus nous voir pour des recrutements », apprécie Ai-Kim Crespin. Trois d’entre eux travaillent d’ailleurs à la Station animation, rue de la République à Avignon. La promotion suivante de 2025 a eu davantage de facilités pour se faire embaucher et trouver des missions avec le statut d’intermittent du spectacle. « C’est rassurant », veut croire Camille Truding.

    Et ce bien qu’un nouveau vent, plutôt contraire, souffle sur le secteur : l’intelligence artificielle. « C’est un film qui se démarque, avec un graphisme propre, dur à imiter pour l’instant, autant dans le point de l’image que dans le scénario », défend Hugo Taillez. « On y a mis de notre personne et ça l’IA ne pourra pas le faire, elle peut copier mais pas créer », conclut Camille Truding. Ni être nommé aux « Annie Awards ».

  • Aix, ils se mobilisent pour dire « non ! » aux guerres dans le monde

    Aix, ils se mobilisent pour dire « non ! » aux guerres dans le monde

    Si les collectifs, partis politiques, associations et syndicats ont plutôt pour habitude de répondre aux appels nationaux à manifester – ou de rejoindre les cortèges marseillais – l’initiative est, cette fois, entièrement organisée par les figures locales. Ce samedi 31 janvier, ils seront bon nombre à se mobiliser pour dire « Non à la guerre ! ».

    L’appel à défiler est conjointement lancé par le collectif contre l’extrême droite et nombre d’associations, en passant par la Cimade, le collectif Aixois Palestine en passant par la Ligue des droits Humains (LDH), Aix Solidarité ou le Comité de soutien antifasciste, rejoint par les forces de gauches locales (Parti communiste, Parti socialiste, la France insoumise, la Gauche écosocialiste, la gauche républicaine et socialiste, Génération.s, Place publique, Partit occitan…), les déclinaisons « jeunes » de plusieurs de ces partis et les forces écologistes (Génération écologie, les Écologistes et les jeunes). Aux partis et forces politiques s’ajoutent les syndicats, parmi lesquelles la CGT, la FSU aixoise, mais aussi le Syndicat des avocats de France.

    Non « à l’impérialisme »

    La décision de manifester, annoncée et expliquée au cours des cérémonies de vœux tenues par les participants, est le résultat d’un constat : « Partout, les impérialismes veulent faire la loi au mépris du droit international », expliquent les organisateurs, dans un communiqué conjoint. Ensemble, ils appellent à « réagir et agir pour montrer à nos gouvernants que nous voulons la justice, garante de la paix, refusons la loi du plus fort et exigeons la préservation et le respect du droit international, patiemment construit par la société tout entière ». La guerre en Ukraine qui approche de sa quatrième année, « l’offensive génocidaire » en cours en Palestine depuis plus de deux ans, la « démonstration de force brutale et l’enlèvement du président » au Venezuela, plus largement, la politique de Donald Trump, président des États-Unis… Autant de constats qui poussent les organisateurs à dire « Non à l’impérialisme, au colonialisme, sous toutes ses formes, non à la guerre », mais « oui au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, oui à la justice et à la paix ! » « Nous ne sommes pas à l’origine de la mobilisation, mais notre responsabilité est grande, sans paix, il n’y a ni liberté, ni progrès social. La guerre, ça n’a jamais profité aux travailleurs », estime de son côté François Canu, secrétaire de l’Union CGT locale. Le départ du cortège est prévu à 16h, de la place de la Rotonde, jusqu’à la mairie.

  • Dans les Bouches-du-Rhône, le PCF ne veut aucune commune pour le RN

    Dans les Bouches-du-Rhône, le PCF ne veut aucune commune pour le RN

    À six semaines du scrutin, la campagne des municipales s’est logiquement invitée dans les vœux de la fédération du PCF des Bouches-du-Rhône, ce vendredi soir. C’est que dans un contexte national et international marqué par les conflits et l’instabilité, celui-ci reste marqué par la menace de l’extrême droite. Alors, face aux centaines de militants et représentants des différentes forces politiques, syndicales ou associatives rassemblées dans la maison des communistes, rue de Lyon (16e), le secrétaire départemental de la fédération, Jérémy Bacchi, lance un défi : « En plus des victoires que nous pourrons gagner, faisons en sorte qu’aucune commune ne tombe dans l’escarcelle de l’extrême droite. »

    Ce défi, il a bon espoir de le voir réalisé grâce à l’unité des forces de gauche. « Nous avons pris l’initiative de travailler à la création d’un large rassemblement sur l’ensemble du département », rappelle le sénateur communiste. L’accord trouvé entre les différents partis de gauche – hormis les Insoumis – permettra de déposer une soixantaine de listes communes dans le département. « Nous avons doublé la représentation de la gauche », se réjouit le sénateur communiste. De quoi redonner une voix aux citoyens dans ces municipalités où, en temps habituel, la gauche recueille en moyenne 28% des suffrages dans les scrutins nationaux. « Nous le devons à celles et ceux qui sont durement frappés par les politiques gouvernementales, qui n’ont que le service public comme patrimoine, pour qui l’espoir d’une vie meilleure doit devenir une réalité », lance-t-il. Rappelant les réalisations des communistes, avec un hommage appuyé au maire apparenté de Roquevaire, Yves Mesnard, président du groupe où siègent les élus communistes de la Métropole

    Défendre la paix

    Mais ces vœux arrivent aussi dans un contexte national marqué par l’adoption, placée sous le sceau d’un 49.3 que le Premier ministre s’était engagé à ne pas utiliser, d’un budget austéritaire. « 30 milliards d’euros d’austérité supplémentaire, avec parmi les premières victimes, les services publics », dénonce Jérémy Bacchi, citant les 4 000 postes d’enseignants supprimés, les 5 milliards retirés aux collectivités avec le soutien complice du Rassemblement national, la culture sacrifiée. « Nous affirmons la nécessité de protéger la culture des lois du marché, de défendre les droits de la création », lance-t-il. Les communistes, avec l’ancien député Pierre Dharréville, ont initié des états généraux de la culture. Le sénateur insiste aussi sur la bataille pour les droits des femmes, une égalité à construire « par des droits concrets, des services publics plus forts, des moyens supplémentaires ».

    Surtout, aux côtés de l’ambassadeur de Cuba en France Otto Vaillant Frías, il insiste sur une paix partout menacée. « L’existence de l’administration autonome du Rojava est en train de se voir réduite à des confettis, avec le soutien de la Turquie et des États-Unis », alerte-t-il. Face à un président de la République qui « sert de serpillière à Donald Trump », le secrétaire départemental rappelle : « La paix est un combat, mais elle exige de déposer les armes. » Et de lancer, optimiste, alors que se profile le 40e congrès du PCF : « Nous avons collectivement le stylo en main pour écrire l’Histoire de notre pays. »

  • Les pêcheurs partagent leurs souvenirs de Nana avant l’hommage à Marseille

    Les pêcheurs partagent leurs souvenirs de Nana avant l’hommage à Marseille

    La Ville de Marseille rend hommage à cette figure populaire en scellant sur le port une plaque commémorative pour saluer le parcours exceptionnel d’une femme dont la vie se confond avec l’histoire du Vieux-Port.

    Marie-Christine fille et femme de pêcheurs, à la vente sur le Vieux-Port depuis 44 ans
    Boris, toujours à la vente au coté de Marie-Christine
    Daniel palangrier, sur le port depuis une dizaine d’années
    Sandrine vend le poisson péché par son fils Kyllian depuis 6 ans.
    Arashf, 38 ans aujourd’hui, sur le port avec sa mère depuis l’âge de 10 ans.

    La recette de l’aïoli du bonheur de Nana par Christian Qui.

  • L’écrivain et ancien élu local communiste Roger Martin est décédé

    L’écrivain et ancien élu local communiste Roger Martin est décédé

    Il était une figure locale de la littérature, mais aussi un militant du Parti communiste français connu de bon nombre de Provençaux. Roger Martin est décédé, jeudi 29 janvier à l’âge de 75 ans après avoir été renversé par une voiture.

    Depuis plusieurs années, l’auteur de multiples romans et de bandes dessinées contribuait très régulièrement dans notre supplément magazine week-end, avec sa chronique “Le coin du polar”, dans laquelle ce passionné donnait à lire et à voir des thrillers qui avaient retenu son attention.

    Engagé en politique, il s’est évertué, durant des années, à contrer la montée du Front national (puis du Rassemblement national) lors des différentes campagnes électorales, qu’elles soient nationales ou locales, comme en 2014 à Carpentras où Roger Martin s’était engagé pour faire barrage à la Ligue du Sud et au FN.

    Sur les réseaux sociaux, les témoignages en hommage à sa vie et à son engagement affluent depuis l’annonce de son décès. Nous présentons nos condoléances à sa famille et reviendrons sur son parcours dans une prochaine édition.

  • Mercato : l’OM prête Ulisses Garcia et transfère Daryl Bakola à Sassuolo

    Mercato : l’OM prête Ulisses Garcia et transfère Daryl Bakola à Sassuolo

    Le mercato hivernal arrive à son terme. Et l’OM poursuit son opération dégraissage. Ainsi, un accord a été trouvé avec Sassuolo concernant Ulisses Garcia. Le club italien va récupérer le défenseur suisse en prêt, avec option d’achat.

    Daryl Bakola, qui intéressait également Sassuolo, va l’accompagner en Emilie-Romagne. L’espoir olympien fait l’objet d’un transfert estimé à 12 millions d’Euros.

  • À Avignon, Gontard moque « l’irresponsabilité » de Rigault et Galzi

    À Avignon, Gontard moque « l’irresponsabilité » de Rigault et Galzi

    « À l’heure où les programmes commencent à s’éclaircir, il devient nécessaire de distinguer les propositions sérieuses des promesses intenables », écrit-il, jugeant que « promettre ce que la loi interdit, ce n’est pas être ferme : c’est être irresponsable ». Dans son viseur, deux propositions portées par Olivier Galzi et/ou Anne-Sophie Rigault. Comme l’arrêté anti mendicité, « censuré par des tribunaux administratifs qui rappellent que la pauvreté ne constitue pas en soi un trouble à l’ordre public ». Selon Paul-Roger Gontard, l’arrêté « cumule tous les défauts : fragilité juridique, inefficacité pratique, stigmatisation sociale et insécurité administrative ». Le candidat mise, lui, « sur la création d’équipes mixtes police municipale et acteurs sociaux mais aussi l’ouverture d’un accueil de jour pour grands marginaux en Courtine ». Autre exemple, la surveillance par drones contre les dépôts sauvages, pourtant « pas autorisée aux polices municipales ».

  • Django, Davis et Ellington à l’honneur à Bayssan

    Django, Davis et Ellington à l’honneur à Bayssan

    Lier création et tradition. Tel est le credo de la 4e édition de Jazz à Bayssan, qui se déroulera du 30 janvier au 1er février au domaine éponyme. Une nouvelle édition qui fait la part belle à de grandes figures de jazz : Django Reinhardt mais aussi Duke Ellington et Miles Davis. Un trio de stars qui sera revisité par des talents d’aujourd’hui – 33 artistes pour cinq concerts – tout au long du festival.

    Premier rendez-vous le 30 janvier, avec le trio de Baptiste Herbin pour un Django revisité pour le moins original puisque le concert se fera sans guitare ni piano. « C’est très audacieux. C’est une proposition qui donne une autre sonorité au répertoire de Django Reinhardt, Baptiste vient de sortir son nouvel album, “Django”. Mais on souhaitait avoir les deux versants. Ce concert sera précédé par Adrien Moignard avec son 4tet à cordes. C’est un des guitaristes de jazz manouche les plus reconnus aujourd’hui », détaille Bruno Houlès, directeur de la Scène de Bayssan.

    Le 31 janvier, Miles Davis sera revisité sous un air de flamenco, à travers la rencontre entre le trompettiste Erik Truffaz et Antonio Lizana (20h). Un concert précédé par celui du quartet Prima Kanta, nourri d’influences de Philip Glass.

    Il reviendra au jeune trompettiste Béesau de fermer la marche, le 1er février, pour un concert teinté de hip-hop et d’électro, dans l’intimité de la Chapelle Saint-Félix. « C’est une belle découverte, il viendra avec son quartet, sa trompette singulière et son souffle particulier.  »

    * Programme complet à retrouver sur : scene-de-bayssan.herault.fr.