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  • Les indemnités du maire d’extrême droite font réagir à Fréjus

    Les indemnités du maire d’extrême droite font réagir à Fréjus

    Grisé par sa victoire dès le premier tour, le maire de Fréjus n’a de toute évidence rien perdu de sa morgue et a continué d’adresser des remarques incisives à son opposition. C’est sans trembler qu’il s’est octroyé, lors du dernier conseil municipal qui s’est déroulé jeudi dernier, le maximum des indemnités prévues par la loi – soit 6 330 euros –, mais aussi, tant qu’il y était, la fraction la plus haute de ses frais de représentation, à hauteur de 800 euros mensuels. Il faut ce qu’il faut…

    Son opposition s’en est émue publiquement en fin de séance.

    à droite pour commencer. Mickaël Camilleri (Notre parti, c’est Fréjus) explique que les habitants auraient pu espérer que ce mandat commence différemment au regard du lourd endettement de la ville, rappelant « qu’il y a d’autres communes, dans un état financier pourtant meilleur que le nôtre, qui ont décidé d’envoyer un signal aux électeurs ». Et de poursuivre : « Ils ont décidé de servir la commune et non pas de se servir. » L’élu précisant qu’il « ne validera pas ce hold-up ».

    « Carrément ? Un hold-up autorisé par la loi… On imagine bien que vous auriez été bénévole si vous aviez eu la possibilité d’être maire », lui répondra le premier magistrat. Ce dernier jugeant que ce « bruit » ne traduit que de la « politique politicienne ». Et de conclure : « Votre aigreur de votre large et massive défaite ne me fait ni chaud, ni froid. »

    Double discours ciblé

    Du côté de la gauche, Christine Romano (PCF) fait habilement remarquer le double discours de l’extrême droite, et lance : « Malgré la volonté d’austérité votée par le RN avec les 4,9 milliards en moins pour les collectivités locales et les communes, vous, vous prenez le maximum. »

    L’élue de la liste rassemblant toutes les forces progressistes estime donc que, pour être cohérent avec la ligne politique du Rassemblement national, le maire devrait s’appliquer à lui-même la même discipline. « Je trouve que l’austérité, ça devrait être pour tout le monde », conclut-elle sous les applaudissements du public. Ce qui a beaucoup agacé l’édile.

    Ce dernier réplique, sans répondre sur le fond : « J’ai noté que vous étiez désormais partisane de l’austérité. C’est une découverte. Il y en aura sans doute d’autres, j’en suis sûr même. » Puis, l’élue lui faisant remarquer qu’elle n’était pas LFI – étiquette qu’il lui avait attribuée dans une réplique vide de sens –,le maire lance, visiblement à court d’arguments : « Vous êtes aussi communiste, socialiste, on sait, et verte. Et rouge surtout apparemment. »

    Dans un communiqué, la fédération varoise et la section de Fréjus du PCF déclarent : « Les communistes ne se laisseront pas impressionner par les diatribes de M. Rachline qui, par ailleurs, doit rendre des comptes à la justice. » Et de conclure : « Nous continuons à œuvrer pour l’honnêteté et la transparence dans la vie politique, pour des logements accessibles alors que les loyers explosent, pour un accès à des soins de qualité, pour la démocratie, contre l’hôtel de luxe à la base nature… »

    Une invitation à les rejoindre pour mener à bien tous ces combats.

  • Le carnaval de la Plaine s’est conclu par des tensions

    Le carnaval de la Plaine s’est conclu par des tensions

    La joyeuse fête du carnaval de la Plaine, qui a attiré dimanche près de 14 000 personnes, s’est achevée en début de soirée avec quelques incidents. Interdite par la préfecture à partir de 19h en raison des « précédents troubles à l’ordre public » enregistrés lors d’éditions précédentes, la manifestation n’a commencé à se disperser qu’à partir de 21 heures, après usage de bombes lacrymogènes par les forces de l’ordre. Celles-ci ont sur place fait face à « quelques tirs de mortiers » selon la préfecture, et ont ensuite utilisé des « engins lanceur d’eau ».

    La dispersion s’est finalement clôturée à 22h30. Aucun manifestant n’a été blessé, tandis que 17 policiers ont été légèrement blessés, selon le ministère de l’Intérieur. Treize carnavaliers ont été interpellés.

    Le lieu de mémoire de la rue d’Aubagne dégradé

    Des dégradations ont été constatées sur les caméras de surveillance et sur l’esplanade, du fait du traditionnel incendie du caramantran, grimé cette année en « Netha Voyou ».

    Plusieurs façades ont également été taguées, notamment celle du lieu ressource en cours de construction sur le site des effondrements de la rue d’Aubagne (1er), où était notamment inscrit « Noailles libre et indépendante ». Sur X, plusieurs élus ont déclaré fermement condamner ce type de dégradation, comme le maire (DVG) Benoit Payan : « Le lieu ressource de la rue d’Aubagne est un lieu de mémoire qui doit être respecté. Huit d’entre nous y ont perdu la vie. Sa dégradation est inacceptable. »

    Plainte annoncée

    Sophie Camard (GRS), maire de secteur des 1-7, s’est elle aussi dite « très choquée » des dégradations sur le lieu de mémoire et a annoncé que la Ville de Marseille va porter plainte.

    Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a lui aussi réagi sur X pour remercier ses équipes et dire son soutien aux policiers légèrement blessés. « Ciblés par des jets de projectiles et de mortiers, ils [les policiers, Ndlr.] ont fait 13 interpellations. Je condamne fermement ces violences intolérables. Force restera toujours à la Loi. »

  • Olivier Galzi a constitué son cabinet à Avignon

    Olivier Galzi a constitué son cabinet à Avignon

    Derrière lui déjà lors de l’élection, figuraient deux nouveaux visages avec leurs écriteaux et fonctions : Christophe Madalle en directeur de cabinet et Nicolas Eyriès en chef de cabinet. « J’aurais 4 personnes, 2 de droite et 2 de gauche », nous confiait, jeudi, Olivier Galzi. Visiblement ses deux plus proches collaborateurs sont de droite. À 58 ans, Christophe Madalle a pendant près de 25 ans travaillé auprès de Jean-Paul Fournier, maire LR de Nîmes de 2001 jusqu’à la semaine dernière.

    D’abord comme directeur de cabinet puis comme directeur général des services (DGS) de la Ville de Nîmes pendant 14 ans jusqu’à son départ début septembre 2025. « Il rebondira, à l’issue des élections, il retrouvera un poste », indiquait un de ses proches à nos confrères d’Objectif Gard en septembre. C’est chose faite. Il aura à ses côtés Nicolas Eyriès qui, contrairement au dir’ cab’, a été une des chevilles ouvrières de la campagne d’Olivier Galzi. Agé de 36 ans, il a été jusqu’à l’automne dernier directeur de la communication à la Ville de Cavaillon. Nicolas Eyriès est déjà passé par Avignon, œuvrant un temps au service des fêtes/événements.

  • [Entretien] « Trump veut porter un coup à la révolution cubaine »

    [Entretien] « Trump veut porter un coup à la révolution cubaine »

    La Marseillaise : Un an jour pour jour après votre départ de l’Assemblée nationale, vous participez, ce mardi soir, à un colloque consacré à la situation cubaine. De quoi s’agit-il ?

    André Chassaigne : Ce colloque est à l’initiative du groupe d’amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale que j’ai présidé jusqu’à mon départ. Le nouveau président, qui est aussi membre du groupe de la Gauche démocrate et républicaine [GDR, à majorité communiste, Ndlr.] Jean-Victor Castor, député et indépendantiste guyanais, est très engagé aux côtés de Cuba. Il voit une forme de proximité qui est déjà géographique, mais aussi dans ce que lui peut porter comme valeur, avec la question de la souveraineté des peuples. Il est très impliqué là-dessus.

    Quels seront les thèmes abordés lors de cette conférence ?

    A.C. : Le programme est découpé en quatre parties. Otto Vaillant-Frias, l’ambassadeur de Cuba en France interviendra sur la première partie et dressera un tableau de la situation actuelle, qui est absolument catastrophique. Il n’y a plus du tout d’arrivée de pétrole avec les impacts que ça peut avoir sur la vie économique, sur les hôpitaux, les soins, la pénurie de médicaments. On est dans une situation absolument inédite. Depuis la révolution cubaine (1953-1959), c’est la première fois qu’il y a une situation qui est aussi terrible. Cuba est proche de l’asphyxie ! Je qualifie ça de siège moyenâgeux dont l’objectif est aussi d’affamer la population pour qu’elle se révolte.

    Le deuxième thème, celui que je porterai est consacré à la structuration de la solidarité internationale, le combat politique à mener et les leviers d’action à activer. J’anime au sein du PCF avec Charlotte Balavoine, une coordination qui rassemble toutes les associations de solidarité avec Cuba, les organisations syndicales, la CGT (les unions départementales et locales), ainsi que les fédérations du Parti communiste. Notre volonté, c’est de rassembler tous ceux qui agissent aux côtés de Cuba et organiser cette solidarité concrète face à l’extrême urgence. De grandes manifestations seront organisées durant le week-end des 11 et 12 avril dans plusieurs villes du pays.

    Le troisième thème, animé par Jean-Victor Castor, c’est sur les enseignements pour les petits territoires. Il consistera véritablement à aborder les questions de dépendance énergétique et les fragilités des économies insulaires, comme Cuba ou aux Antilles par exemple, ainsi que les héritages coloniaux et la nécessité d’autonomie énergétique. La question est de savoir comment les petits États peuvent maintenir une souveraineté pour ne pas être sous la coupe de l’impérialisme. Le quatrième thème sera développé par Éric Coquerel, le président LFI de la commission des finances de l’Assemblée, et portera sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la souveraineté, la non-ingérence et plus généralement le droit international, le rôle de l’ONU et la responsabilité de la communauté internationale. On sait qu’il y a une menace aujourd’hui sur le territoire. Ce qu’a dit Trump, c’est que la prochaine excursion sera à Cuba.

    Il faut prendre au sérieux ces menaces de Donald Trump ? Après le Venezuela et l’Iran, il veut désormais attaquer Cuba ?

    A.C. : J’y crois vraiment parce que son objectif est de porter un coup à la révolution cubaine. C’est une ingérence sur le droit des Cubains à disposer d’eux-mêmes avec la volonté d’introduire des capitaux américains. Car si à Cuba, il n’y a pas de pétrole, ni de richesse particulière, c’est un réservoir de consommation de 10 millions d’habitants à 120km de Miami, il faut bien mesurer ça. L’objectif que Trump a derrière le faux prétexte de la démocratie est de mettre main basse sur Cuba. Il veut renverser le régime ou obtenir, dans un premier temps, des concessions pour qu’il n’y ait pas d’intervention militaire. Ce qu’il y a de terrible, c’est que Cuba est une garantie contre le commerce du narcotrafic. Le régime cubain travaillait, jusqu’à présent, main dans la main y compris avec la police des États-Unis. Il est, au contraire, un barrage contre le narcotrafic. Mais, Trump ne tient pas compte de ça.

    Trump et ses prédécesseurs n’ont-ils pas tous tenté de « tuer » la révolution cubaine ?

    A.C. : C’est ce que j’appelle – je l’avais développé dans mon livre* – la théorie du fruit mûr. Ils attendent que le fruit soit suffisamment mûr, pourri, pour qu’il tombe dans leur escarcelle. C’est une théorie qui date du début du XIXe siècle et les Américains sont toujours là-dessus, ils veulent faire pourrir la situation. Le blocus, c’est une asphyxie complète, de façon à ce que le peuple cubain se révolte contre le régime cubain pour y installer un gouvernement fantoche qui serait, bien évidemment, la marionnette des États-Unis.

    Le directeur général de l’OMS a alerté, mercredi, sur une situation « profondément préoccupante » dans les hôpitaux cubains avec des opérations reportées. Tout cela est lié au blocus énergétique américain…

    A.C. : C’est scandaleux, c’est une honte et c’est en infraction avec les accords de Genève qui ne sont pas respectés. Le droit international protège normalement la santé et les mesures sanitaires. Or, là, les États-Unis ne tiennent pas compte de ça. En empêchant toute arrivée de pétrole, ils privent l’île d’électricité et donc les Cubains ne peuvent plus faire les opérations chirurgicales, par exemple. C’est une honte !

    C’est pour médiatiser cette situation que nous organisons ce colloque et ces manifestations durant le week-end du 11 et 12 avril. Il faut briser le mur du silence.

    Face à cela, la solidarité internationale s’organise, entre le départ de flottilles et containers à destination de l’île. Que met en place le PCF ?

    A.C. : Il y a bien sûr eu la flottille qui est partie du Mexique la semaine dernière et qui a une dimension symbolique. Nous, en France, le Parti communiste a fait un autre choix, celui d’un pont aérien. J’ai négocié avec la direction d’Air France pour envoyer à peu près 20m3 de médicaments et de matériel médical. On a fait ce choix-là pour que ça soit immédiat, tout est déjà arrivé sur place. Il y a aussi des containers qui sont en partance. Tout ce qu’on peut faire au niveau humanitaire, on le fait avec des moyens divers.

    Que pensez-vous de la réaction de la France et plus globalement de celles de la communauté internationale ?

    A.C. : La réaction de la France n’est pas à la hauteur. Il y a quelques mots, qui, d’ailleurs vont quelquefois dans le sens de Trump, parce qu’ils font allusion aux questions de démocratie à Cuba. Et ce, alors qu’il y a une constitution qui a été discutée par la population, des milliers de réunions ont eu lieu pour l’élaborer collectivement et celle-ci a été votée en grande majorité par le peuple cubain. Malgré cela, il y a toujours une petite allusion à la démocratie cubaine, il n’est pas question de ça ! La France ne fait pas suffisamment. C’est-à-dire qu’il y a des mots, mais il n’y a pas d’actes. On sent bien qu’il y a derrière tout ça, un manque de courage pour affronter Trump. Et cela touche beaucoup de pays, notamment en Amérique latine, Trump fait des menaces et tout le monde met le petit doigt sur la couture du pantalon. Derrière les mots, il n’y a pas d’actes. C’est extrêmement gravissime, parce que derrière tout ça, des vies humaines sont en jeu.

    *Cuba, une étoile dans
    la nuit aux éditions
    Le Temps
    des Cerises

  • Festival de Pâques : une grande fresque baroque et mystique

    Festival de Pâques : une grande fresque baroque et mystique

    Le Grand Théâtre de Provence a tremblé dimanche soir aux accents cataclysmiques du Requiem de Verdi. Architecte de cette cathédrale sonore, le chef Gianandrea Noseda à la tête de l’Orchestre et Chœur de l’Opéra de Zurich. Avec un quatuor (à peu de chose près) de haut rang et l’on obtient une soirée pas loin d’être mémorable.

    Le Requiem est composé à la mémoire du romancier et poète Alessandro Manzoni que Verdi admirait beaucoup. Plus opéra que messe, plus théâtral que religieux ?

    Le Requiem reste cependant une partition sincère pour cet anticlérical bon teint. Le déchaînement apocalyptique du « dies irae, dies illa » (jour de colère que ce jour-là), les trompettes du jugement dernier tombant de la hauteur des galeries, du « Tuba Mirum », frappent l’auditeur.

    Expérience sonore

    et mystique

    Ce Requiem reste une expérience sonore et mystique (malgré qu’on en ait), toujours exaltante. L’Orchestre et Chœur de l’Opéra de Zurich sont deux phalanges d’exception. Gianandrea Noseda connaît son affaire. Le geste est souple, l’architecture puissante. Il bâtit une église au baroque à la Bernin, avec les couleurs d’une grande fresque michelangelesque.

    Il s’en est fallu de peu que le quatuor vocal emporte l’adhésion. La soprano Marina Rebeka surplombe le « Libera me » d’une voix étincelante, armée d’aigus d’un somptueux métal.

    Tout aussi souveraine, le très beau et très profond alto (le grave le la tessiture) d’Agnieszka Rehlis impressionne. Leurs duos dans le « Salva me » et l’« Agnus dei » sont les plus beaux duos féminins de l’œuvre de Verdi.

    La basse Alexander Vinogradov fait le job avec des accents à la Philippe II de Don Carlo. En somme, un beau trio. Làs ! Le ténor maltais Joseph Calleja, poitrine et s’étrangle avec des aigus aigres et mal placés. Il rate son « Ingemisco » et détonne dans les ensembles.

    À vouloir chanter en force (le Requiem n’est pas Paillasse) on obtient ce douteux résultat. On était à deux doigts d’entrer au Paradis.

  • Dudon, champion du monde dans l’ombre

    Dudon, champion du monde dans l’ombre

    Son handicap ne l’a jamais empêché de viser les sommets. À seulement 24 ans, Nohan Dudon est déjà double champion d’Europe et champion du monde 2025 de parakaraté en kata (démonstration).

    Atteint d’une déficience visuelle sévère depuis l’âge de 3 ans, le jeune Marseillais a su transformer l’adversité en force. À l’origine de son handicap, le syndrome de Lyell, une maladie rare qui provoque une nécrose aiguë de l’épiderme et touche également les muqueuses. « C’est comme si le corps se défendait et, pour se défendre, il se détruit tout seul. Comme chez les grands brûlés, la peau se détériore et ça atteint même les muqueuses, notamment dans les yeux. Aujourd’hui, j’ai quasiment perdu la vue et je crains beaucoup le soleil », explique Nohan Dudon. Après plusieurs mois passés en réanimation, sa famille s’installe à Vins-sur-Caramy, petit village varois situé à une dizaine de kilomètres de Brignoles. C’est là que commence son histoire avec le karaté. « Il n’y avait qu’un club sur place. J’y suis allé un peu par hasard », se souvient celui qui débute à seulement 4 ans.

    D’abord, la pratique reste ludique. « Au départ, c’était simplement pour me faire plaisir, comme n’importe quel enfant. Pour m’amuser avec mes copains de l’école. » Mais rapidement, les choses évoluent. « Petit à petit, on a commencé à faire des petites compétitions entre clubs. On essayait de trouver des solutions pour me faire participer », raconte-t-il.

    De l’UNSS au titre mondial

    Durant son adolescence, son entraîneur dirige également la section UNSS (Union nationale du sport scolaire) de son collège, ce qui lui permet de participer chaque année aux championnats de France, aux côtés d’enfants valides.

    Parallèlement, le parakaraté se développe progressivement. À 16 ans, Nohan Dudon franchit un cap en remportant son premier championnat de France. « L’équipe de France voulait que je les rejoigne, mais j’étais encore trop jeune. Il fallait attendre d’être majeur. Alors je me suis dit que j’allais travailler à fond pendant deux ans pour être sûr d’y être », raconte le jeune prodige. Mais la pandémie de Covid freine son élan.

    Il poursuit malgré tout sa progression et décroche une deuxième place lors de ses premiers championnats du monde en 2021, synonyme de sélection en équipe de France. Il s’impose depuis comme l’un des leaders de la discipline. Son palmarès parle pour lui : champion d’Europe en 2024, puis à nouveau en 2025, année où il décroche également le titre mondial en Égypte, tout en devenant numéro un mondial.

    Malgré ce parcours impressionnant, Nohan Dudon ne bénéficie toujours pas du statut de sportif de haut niveau. Une situation qu’il juge incompréhensible. « Je ne trouve pas ça normal, surtout dans le sens où je m’entraîne comme un athlète valide », explique-t-il.

    Le parakaraté, discipline encore récente, compte encore trop peu de participants pour être pleinement reconnu par l’État. Sans ce statut, le karatéka passe à côté d’aides essentielles. « Vivre cette vie, c’est beaucoup de dépenses, d’énergie, d’argent et de temps à gérer au quotidien », souligne Nohan.

    En parallèle de sa carrière sportive, il poursuit un master en ingénierie ergonomique de l’activité physique à la Faculté des sciences du sport de Luminy. « Il me faudrait plus d’aides pour rester au sommet de ma forme », confie-t-il. Depuis 2024, il peut toutefois compter sur le soutien de l’association Valentin-Haüy, qui l’accompagne dans sa préparation physique et mentale.

    Un soutien précieux à l’approche de sa prochaine échéance : le championnat d’Europe 2026, prévu à Francfort, en Allemagne, du 20 au 24 mai. « J’ai énormément travaillé sur mes études récemment et je me suis un peu moins entraîné, mais j’ai repris progressivement. Je me sens prêt pour aller chercher un troisième titre européen consécutif », conclut-il avec détermination.

  • Beau succès pour le loto des Amis de La Marseillaise du Gard

    Beau succès pour le loto des Amis de La Marseillaise du Gard

    Ambiance fraternelle au cercle de l’avenir samedi. Le comité départemental des Amis de La Marseillaise du Gard présidé par Jean-Paul Sorriaux avait mis les petits plats dans les grands pour accueillir les participants du loto organisé au profit de notre journal.

    L’événement s’est déroulé en présence de Serge Baroni, président de l’association et de Christian Bastid, vice-président du conseil départemental du Gard.

    Rendez-vous l’année prochaine

    Trois abonnements à La Marseillaise hebdo d’Occitanie ont été gagnés durant le loto et le dernier numéro dont la Une était consacrée au « récit d’une victoire populaire » après l’élection de Vincent Bouget à la mairie de Nîmes, a été abondamment diffusé.

    L’opération a permis de faire un chèque de 500 euros au profit de notre journal. Les Amis de La Marseillaise réfléchissent désormais à faire de ce loto nîmois un rendez-vous annuel.

    Merci à eux pour leur soutien à l’existence et au développement de notre titre dans un paysage médiatique dominé par les grands groupes.

  • Une semaine olympique à Luminy et au Département

    Une semaine olympique à Luminy et au Département

    Le Comité départemental olympique et sportif des Bouches-du-Rhône (CDOS 13) et le Département des Bouches-du-Rhône ont ouvert le bal de la Semaine olympique et paralympique, lundi, respectivement au campus de Luminy et à l’hôtel du Département. Au cours d’une journée labellisée « Charte des 15 engagements écoresponsables » du ministère des Sports, le CDOS 13 est devenu le premier du genre à labelliser un événement, au cours duquel la matinée a permis aux scolaires, via l’Union sportive de l’enseignement du premier degré, de participer à diverses animations sportives et d’être sensibilisés à des questions sociétales, telle que l’inclusion, ou environnementales, avec un jeu des déchets.

    Des stars au rendez-vous

    De son côté, le Département s’est investi au travers de la tournée Provence Terre de Sports. Gratuite et ouverte à tous, elle propose une multitude d’activités sportives dans l’esprit sportif et des valeurs olympiques. En famille ou entre amis, petits et grands ont pu, dès lundi, s’essayer au badminton, au canoë-kayak ou encore au judo. Dès ce mardi, onze autres disciplines viennent s’ajouter aux treize animations déjà installées depuis le premier jour.

    Au-delà des activités, les visiteurs auront l’occasion de rencontrer sur place plusieurs sportifs de haut niveau lors d’une séance de dédicaces et photos. Les talentueux joueurs de tennis-fauteuil, Ksénia Chasteau et Nicolas Charrier, seront présents à l’hôtel du Département le mercredi 1er avril à partir de 13h. Et la prodige du VTT, Lily Planquart, sera quant à elle disponible le jeudi 2 avril de 10h à 12h.

    Depuis son lancement, la tournée Provence Terre de Sports a déjà réalisé 45 étapes dans 36 communes des Bouches-du-Rhône. Elle se poursuivra 18 au 20 mai au complexe sportif Pierre-de-Coubertin, à Châteaurenard.

    Provence Terre de Sports à Marseille

    Du 30 mars au 3 avril de 9h à 12h et de 13h à 16h. Accès gratuit et ouvert à tous. Animations accessibles à partir de 6 ans.

  • Les anciens du club vivent une nouvelle vie loin de l’OM

    Les anciens du club vivent une nouvelle vie loin de l’OM

    Adrien Rabiot

    Depuis son départ houleux, suite à sa bagarre avec Jonathan Rowe dans les vestiaires rennais lors de la première journée de la saison, Adrien Rabiot a rapidement retrouvé une dynamique positive sous les couleurs de l’AC Milan. Le milieu de terrain français âgé de 30 ans s’est imposé comme un élément clé du système de Massimiliano Allegri, retrouvant un rôle de leader technique et physique au cœur du jeu milanais. Associé notamment à Luka Modric, Rabiot a contribué à solidifier l’entrejeu des Rossoneri, tout en se montrant prolifique en termes statistiques : 5 buts et 4 passes décisives après les 21 premières journées de Serie A. Un rendement qui lui a permis d’être convoqué à chaque rassemblement des Bleus cette saison.

    Valentin Rongier

    Pilier de l’Olympique de Marseille, son départ l’été dernier a été mal vécu par les supporters olympiens. Valentin Rongier, a entamé un nouveau chapitre de sa carrière sous les couleurs du Stade Rennais. Après six saisons passées sur la Canebière, dont plusieurs comme capitaine, le milieu de terrain français de 31 ans a rejoint la Bretagne aux côtés de Quentin Merlin, avec l’objectif d’apporter son expérience à un effectif rennais en reconstruction. Rapidement intégré dans l’entrejeu breton, Rongier s’est distingué par sa fiabilité et son intelligence tactique, retrouvant un rôle de régulateur du tempo qui avait fait sa force à Marseille. Moins exposé médiatiquement mais toujours aussi précieux dans l’équilibre collectif, l’ancien Nantais s’est imposé comme un relais important entre la défense et l’attaque, tout en apportant son leadership dans le vestiaire.

    Azzedine Ounahi

    Il ne porte plus le maillot de l’OM depuis 2024, mais Azzedine Ounahi fait officiellement partie des départs de l’intersaison. Après s’être brillamment relancé au Panathinaïkos, le milieu de terrain marocain âgé de 25 ans a retrouvé l’un des cinq grands championnats européens en débarquant au sein du prometteur effectif catalan. Techniquement au-dessus de la moyenne, Ounahi a rapidement retrouvé de l’influence dans le jeu, se distinguant notamment par plusieurs performances marquantes face à des adversaires majeurs, avec des buts importants contre Bilbao ou le Real Madrid, contribuant directement à des points précieux pour Gérone.

    Luis Henrique

    Acheté 25 millions d’euros cet été par l’Inter Milan, Luis Henrique a rejoint la cour des grands. Arrivé pour apporter de la vitesse et de la percussion dans le couloir droit, le Brésilien a toutefois connu une adaptation plus délicate que prévu dans un effectif très concurrentiel. Utilisé principalement comme piston ou ailier de rotation, il a dû composer avec un temps de jeu limité lors de ses premiers mois en Serie A, ne faisant que quelques apparitions au début de saison, sans parvenir immédiatement à s’imposer. Encore en phase d’adaptation au très haut niveau italien, Henrique apparaît ainsi comme un pari à moyen terme pour l’Inter.

    Amir Murillo

    Poussé vers la sortie après des performances jugées irrégulières et plusieurs erreurs défensives en janvier, Amir Murillo travaille à faire taire ses détracteurs. Son adaptation en Turquie s’est révélée rapide pour le défenseur de 29 ans. Dès ses premières apparitions, Murillo s’est illustré offensivement, notamment lors de sa troisième rencontre où il a inscrit un but spectaculaire d’une frappe puissante depuis l’aile droite, confirmant son apport dans le couloir droit et sa capacité à se projeter vers l’avant. Ce début encourageant contraste avec sa fin de parcours marseillaise, marquée par une mise à l’écart progressive du groupe professionnel et des critiques sur ses performances défensives. Désormais davantage libéré dans son jeu, Murillo apporte son expérience et sa polyvalence à Besiktas, où il s’impose progressivement comme une solution crédible dans la rotation défensive.

  • Une sécurité sociale alimentaire pour le Buëch

    Une sécurité sociale alimentaire pour le Buëch

    Aujourd’hui, en France, dans les Hautes-Alpes et dans le Buëch, une part de plus en plus importante de la population est en précarité alimentaire. » C’est le constat de départ que pose Gérard Hanus, président de l’association les Chemins solidaires qui gère l’épicerie de Laragne-Montéglin, un lieu d’entraide et d’accès à une alimentation de qualité. Avec plusieurs partenaires, il est à la baguette d’un projet de création d’une sécurité sociale alimentaire sur le territoire.

    « D’un côté, nous avons toujours plus de gens qui se restreignent en quantité et en qualité de repas, et de l’autre, des producteurs engagés dans la production alimentaire de qualité et locale, qui peinent à avoir un revenu correct face à la concurrence de l’agroalimentaire », explique Gérard Hanus. Le but de son projet est donc de soutenir un système alimentaire qui va vers plus de qualité, de bio, de local et qui soit moins difficile d’accès pour la population.

    La sécurité sociale alimentaire, déjà expérimentée depuis plusieurs années dans certains territoires, repose sur les mêmes piliers que la Sécurité sociale. « Chacun cotise selon ses moyens et reçoit la même allocation, explique Gérard Hanus. Ensuite, on dépense cette allocation dans les lieux conventionnés par la caisse, choisis démocratiquement. Le support peut différer selon les expérimentations, de cartes papiers, des applis numériques, une carte de crédit… » Tout le monde a ainsi accès à une alimentation de qualité, même les plus précaires, et l’initiative crée par là même un marché pour les producteurs locaux, souvent inaccessibles par le prix ou le manque de circuit de consommation.

    L’aide alimentaire débordée

    D’après les données publiques, 16% des Français vivent aujourd’hui en situation de précarité alimentaire et plus de cinq millions ont recours à l’aide alimentaire. « Les circuits d’aide alimentaire étaient à l’origine prévus pour répondre à situation exceptionnelle et marginale. Ils doivent désormais répondre à un problème généralisé », rappelle le président de l’épicerie solidaire. « La précarité est structurelle désormais, avec des mères de famille monoparentale qui cumulent des emplois à temps partiel, des retraités aux petites retraites, des étudiants précaires… » L’objectif à terme est de créer une septième branche de la Sécu, au même titre que la santé, la famille, la retraite, etc.

    Au total, quatre projets sont à l’étude dans les Hautes-Alpes : dans le Buëch, sur la zone d’Embrun et Serre-Ponçon, dans le Champsaur-Valgaudemar, et enfin le Briançonnais, avec différents partenaires locaux. L’Union départementale de l’économie sociale et solidaire des Hautes-Alpes (Udess), fait le lien entre ces différents projets locaux. Du côté du Buëch, l’initiative repose sur la coopération des Chemins solidaires, du parc régional des Baronnies provençales, de la MJC de Laragne-Montéglin, de la Croix Rouge locale et de l’Adear, l’Association pour le développement de l’emploi agricole et rural. Les réunions s’enchaînent depuis plus d’un an et se poursuivront sur l’année. Avec l’objectif, selon Gérard Hanus : « Qu’en 2027, on passe à la mise en pratique concrète. »