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  • [C’est l’été] Lecture : « Visitez la Grèce avec… »

    [C’est l’été] Lecture : « Visitez la Grèce avec… »

    Alors, à l’heure où la littérature et le cinéma rendent hommage à Homère et à son Odyssée, n’hésitez pas, et, comme vous l’aurait dit ce cher Balzac : embarquez-vous sur leurs mots, et accomplissez ce délicieux voyage !

    La Table Ronde,
    26
     euros

  • [C’est l’été] Le Flamenco en concert à Martigues

    [C’est l’été] Le Flamenco en concert à Martigues

    Les artistes aux influences classiques et méditerranéennes, Juan Carmona et Sandrine Luigi invitent les spectateurs à danser aux rythmes de leurs guitares. Pour profiter de cette soirée en plein air, placée sous le signe du flamenco, le rendez-vous est donné à la Cour de l’île.

    A.G.-C.

    De 21h30 à 23h30.

    Gratuit.

  • [C’est l’été] 12e édition du festival Sand & Chopin en Seyne

    [C’est l’été] 12e édition du festival Sand & Chopin en Seyne

    Le Quatuor Lunaris ouvre le bal et interprétera des œuvres de Mozart et Brahms.

    À partir de 21h.

    Réservations sur opéraria.fr.
    Tarif plein 25
     euros,
    gratuit jusqu’à 18
     ans.

  • [C’est l’été] Visite guidéede la Redoute de France à Colmars

    [C’est l’été] Visite guidéede la Redoute de France à Colmars

    Une visite guidée sur la construction et l’histoire d’un site habituellement fermé au public est proposée ce lundi à 10h30.

    Réservations auprès de
    l’Office de tourisme du Verdon.

    Tarif plein 6 euros,
    gratuit jusqu’à 18
     ans.

  • [C’est l’été] Les lundis de la Vallouise

    [C’est l’été] Les lundis de la Vallouise

    Était-ce un symbole spirituel ? Catherine Briotet, conservateur des antiquités et d’objets d’art, explore dans une conférence à la salle Bonvoisin à Vallouise-Pelvoux, la place du pain dans l’art des Hautes-Alpes.

    A.G.-C.

    De 20h30 à 22h.

    Tarif libre.

  • [C’est l’été] Dégustation de truffes d’été locales

    [C’est l’été] Dégustation de truffes d’été locales

    L’office du tourisme organise, dans le cadre des apéros comtadins, dans son espace terroir situé au 97 place du 25 août 1944, une dégustation prestige de truffes d’été, cultivées localement par l’entreprise familiale « Le Soleil de Carpentras ». Un rendez-vous estival qui permettra aux habitants et touristes de savourer des produits du terroir.

    À partir de 18h

    Réservations sur : reservation.ventouxprovence.fr

    15 euros.

  • [C’est l’été] Des cabanons plein de souvenirs, au marché d’été

    [C’est l’été] Des cabanons plein de souvenirs, au marché d’été

    « On vend jusqu’à 200 bracelets sur mesure par jour. C’est toujours super agréable d’échanger avec les touristes, on leur donne les bons endroits où aller à Marseille. On ne sent pas le temps qui passe ! » , raconte Maria, qui travaille au marché d’été sur le Vieux-Port, pour aider Yohan, patron du cabanon. « On a beaucoup de touristes espagnols, italiens, allemands et des États-Unis », ajoute-t-elle. Le marché sur le Vieux-Port est un lieu où se croisent touristes français, visiteurs étrangers et Marseillais. Ils viennent pour acheter un souvenir ou faire passer le temps avant de prendre un bateau ou le bus.

    À la droite de l’ombrière, une trentaine de cabanons blancs se succèdent, composant une allée. « Notre stand est magnifique, je suis contente que les gens viennent goûter la vraie panisse du cabanon de l’Estaque. Les soirs de week-end, je fais aussi des chichis ! », explique Sandrine, qui remplace sa fille Elma qui d’habitude tient le stand. Elles proposent aussi des sandwichs « avec des produits locaux » et « l’aïoli de mémé Jolie », la mère de Sandrine.

    Des produits locaux

    José est venu de la capitale espagnole avec ses deux fils et sa femme pour visiter la ville. « Il fallait qu’on achète du savon de Marseille avant de partir, c’est important de soutenir les producteurs locaux et puis ça fait plaisir à ma femme, c’est tout ce qui compte ! », dit-il en rigolant. Il vient de quitter le cabanon de Stéphane et Sandrine qui vendent des savons de Marseille, « fabriqué par une petite entreprise familiale ». Ils sont présents sur le vieux port depuis 2009. « On a encore des clients étrangers, mais depuis que le lieu d’accostage des bateaux de croisière a changé, on en a perdu beaucoup », glisse Sandrine.

    « C’est mon troisième été ici, on se connaît pratiquement tous entre commerçants, il y a une bonne ambiance, c’est agréable », dit Vanya en souriant. Elle propose des bracelets, boucles d’oreilles et « je fais moi-même des vêtements colorés pour l’été ». Deux petites filles lui achètent des bracelets. L’une d’entre elles en choisit un avec un poisson qu’elle enfile directement au poignet et s’en va le sourire aux lèvres.

    Gabrielle Cartellier

  • [C’est l’été] Des pique-niques sur la Digue du Large

    [C’est l’été] Des pique-niques sur la Digue du Large

    Sandwich, pique-nique. La mairie de Marseille propose cinq pique-niques sur la Digue du Large, du 26 au 30 août, de 19h à 22h, dans le cadre de l’Été marseillais.

    Les participants embarqueront gratuitement à bord d’un bateau, au départ du Vieux-Port, pour rejoindre l’ouvrage maritime. Chaque participant doit venir avec son repas. Tous les pique-niques sont complets, mais il est possible que des places se libèrent, en cas d’annulation de certains inscrits, sur le site de l’Office de Tourisme de Marseille. Fermée depuis 25 ans, la Digue du Large est accessible depuis le 27 juin et jusqu’au 5 septembre. Des visites gratuites sont proposées tous les mercredis et samedis, de 8h30 à 10h. Au programme : une visite commentée de l’histoire du port de Marseille, suivie d’une escale sur la Digue du Large. La réservation est également à faire auprès de l’Office de Tourisme de Marseille.

    La Digue du Large a été construite au milieu du XIXe siècle pour protéger le port des assauts de la mer et pour permettre aux navires de s’y abriter. Elle s’étend sur près de 7 kilomètres, du Vieux-Port à l’Estaque.

  • [Entretien] Farida Benaouda : « Partir en vacances ne doit pas être un privilège »

    [Entretien] Farida Benaouda : « Partir en vacances ne doit pas être un privilège »

    La Marseillaise : Quel est le sens de cette visite ?

    Farida Benaouda : Je suis venue ici pour mettre des mots, mettre des visages, voir des sourires, voir le regard que ces petits marseillais ont pendant ces « Vacances pour tous ». C’était important de venir à la rencontre des animateurs, des organisateurs, ces grands frères et grandes sœurs, qui travaillent toute l’année sans relâche pour essayer de donner aux enfants une première baignade dans un lac, des premières veillées, une première fois à la montagne… Et leur dire que la Ville de Marseille a été là pour porter ce projet. Car le maire, Benoît Payan, a maintenu le cap, malgré un contexte de restrictions budgétaires. Quand on regarde sur ce volet : en 2021 on était sur une enveloppe de 150 000 euros pour ce dispositif. Aujourd’hui, en 2026, on est sur 750 000 euros. D’autant que cette année, ça a été très difficile, parce que l’État s’est totalement désengagé de plusieurs dispositifs. Mais nous avons fait le choix de maintenir le budget, car on maintient surtout le départ de plus de 1 600 gamins. Ce ne sont pas des chiffres : ce sont des enfants qui vont pouvoir partir en vacances grâce aux « Vacances pour tous », qui vont se créer des souvenirs.

    En quoi ce dispositif permet un coût minime pour les familles ?

    F.B. : Il y a une participation d’un euro à 10 euros par enfant et par jour, en fonction du quotient familial. On essaie toujours de tabler sur le minimum pour les familles. Et ce, pour essayer de faciliter les départs. Il faut se dire que partir en vacances, ce ne doit pas être un privilège. On ne veut pas que les petits marseillais découvrent des vacances à travers des livres, ou à la télé, ou derrière un smartphone, il faut vraiment qu’ils arrivent à vivre ces vacances-là, à vivre cette expérience. Quand on retrouve des enfants qui reviennent de ces colonies et qui savent faire leur lit, alors qu’avant, c’était la maman ou le papa, qui s’en occupait, on a gagné quelque chose. « Les Vacances pour tous », ce n’est vraiment pas un dispositif banal.

    90 ans après le Front Populaire et les premiers congés payés, il faut sanctuariser ce droit aux vacances pour les enfants ?

    F.B. : Évidemment. On se bat pour maintenir ce dispositif, pour le développer. On est d’ailleurs en pleine discussion avec la CAF pour un engagement plus important et ainsi faire partir encore plus d’enfants. Ils partent d’ailleurs de différents quartiers de Marseille, ils ont tous une histoire et viennent de paysages différents, il y a une mixité, à l’image de la ville… Ces enfants et ces jeunes vivent des choses qu’ils ne pourraient pas forcément vivre à Marseille. J’ai discuté avec une petite de 8 ans, c’était sa première randonnée, sa première baignade dans un lac, sa première découverte de la montagne. Elle a découvert une autre vie. Quelque part, ils écrivent un chapitre de leur vie. L’avenir est à travers eux, si on veut rééquilibrer la ville et décloisonner les frontières qui ont été érigées pendant trop longtemps, ça sera grâce à eux. L’équité dans la vie part aussi de là : des vacances. C’est pour cela qu’on aimerait développer encore plus ce dispositif et que l’on va tout faire pour. On souhaiterait ouvrir le catalogue de manière plus large, et peut-être doubler le nombre d’enfants qui partent…

    Quelle importance ont ces colonies dans la vie des enfants ?

    F.B. : Là on n’est plus sur des lignes budgétaires, on est sur la vie en immersion, de comment c’est vécu, et aussi comment ils vivent ça, qu’est-ce qu’ils en ont gardé, quel a été le souvenir le plus marquant, comment ils ont préparé ces vacances…. Parce qu’il y a l’avant, le pendant et le après, et quand on discute avec ces jeunes, ils n’ont pas envie de rentrer chez eux, ils ont envie de prolonger leurs vacances, et nous, on est aussi là pour essayer de récupérer une petite partie de leur histoire, de leurs vacances. Car ce sont ces vacances-là qui vont se retrouver marquées dans leur mémoire à tout jamais. Une colo ce n’est pas juste partir et avoir une semaine de vacances, une colonie c’est vivre en collectivité, c’est l’apprentissage, c’est justement les règles qu’on doit aussi respecter, et c’est grandir, c’est changer, c’est être autonome, c’est tout ça. Ils partent avec une valise qui est pleine de souvenirs, et aussi un petit déclic qui se fait pour chacun d’entre eux.

    Quelle analyse de ce désengagement de l’État ?

    F.B. : C’est un signal très négatif. On s’y attendait un petit peu mais pas à ce point. Ce désengagement a mis un coup à beaucoup de structures. Il faut faire comprendre que les colonies, ce n’est pas juste des chiffres mais bien des moments de vie. Pour certaines familles, les enfants ne pourraient pas partir sans ces dispositifs.

  • [Entretien] Audrey Garino : « C’est à l’État de prendre ses responsabilités »

    [Entretien] Audrey Garino : « C’est à l’État de prendre ses responsabilités »

    Pas question pour l’élue communiste de céder aux instructions préfectorales. L’élue réaffirme son soutien aux associations et le rôle de la Ville aux côtés des plus précaires.

    La Marseillaise : Comment avez-vous réagi à la prise de position des associations fin juillet ?

    Audrey Garino : En fait, il y a deux nouvelles : la réduction des budgets et les sorties dites sèches. Sur la première, cela fait un moment qu’on le sait et qu’on alerte, qu’on échange avec les services de l’État, parce qu’on a constaté ces dernières années que le nombre de places disponibles rétrécissait au détriment des besoins et que des critères de vulnérabilité pour prioriser les entrées étaient établis sans que nous n’en ayons complètement la connaissance ou la mesure, en tout cas. Nous avons rappelé nos exigences, notamment le fait qu’il faut trouver des solutions immédiates, singulièrement pour les femmes à la rue dont le nombre est en augmentation d’environ 30%. À Marseille, selon le décompte de la Nuit de la solidarité, 15 000 à 16 000 personnes sont sans-abri.

    Et sur cette volonté de remettre les personnes hébergées à la rue ?

    A.G. : D’abord, il n’y a plus de rotation. On a compris que la fermeture des places d’hôtel n’était pas compensée. Les réorientations ont aussi été faites dans les lieux plus pérennes, lieux que la Ville de Marseille a contribué à ouvrir, soit 15 sites en partenariat avec l’État. Et là, on a appris au cœur de l’été, la volonté, pour la première fois, qu’il y ait des sorties sèches, c’est-à-dire des fins de prise en charge sans proposition. Le maire a écrit au Premier ministre parce que c’est pour nous une ligne rouge franchie. Nous sommes un des acteurs de l’hébergement d’urgence, au même titre que les associations. Nous mettons des budgets, nous travaillons, nous avons des équipes dédiées, des bâtiments. Cette information, on ne peut pas l’apprendre par la presse. Et de deux, elle est parfaitement inacceptable, puisqu’elle remet en cause le principe de continuité de prise en charge.

    Est-ce que la Ville peut compenser ?

    A.G. : On apporte déjà beaucoup, même si l’hébergement d’urgence est une compétence exclusive de l’État. Il y a aussi le Département pour les publics dont il a la charge, notamment les enfants de moins de 3 ans et leur mère. La Ville, depuis 6 ans, a un budget de 2 millions d’euros par an alloué à l’hébergement d’urgence, autant pour financer des structures que des associations. Nous avons ouvert des centres dans des bâtiments municipaux, des douches municipales. Pour mémoire, la Ville finance seule son Samu social, c’est la seule en France à le faire, une dépense annuelle de 4 millions d’euros. Nous continuerons, nous serons toujours une partie de la solution. Mais nous ne pouvons pas accepter que celles et ceux qui en ont la responsabilité directe, soient en recul, alors même que les besoins ne sont déjà pas couverts. C’est aussi à l’État de prendre ses responsabilités. Et au Département, dont je rappelle qu’il a été condamné régulièrement pour défaut de prise en charge de ses publics et que l’État vient en substitution.

    Comment sortir de ce statu quo ?

    A.G. : On attend la réponse du gouvernement. La Ville sera toujours un partenaire sur ces questions mais en posant des préalables. Et ils sont connus : pas d’expulsion sans proposition de mise à l’abri, une mise à l’abri de l’ensemble des publics vulnérables et pas de rupture de prise en charge. En attendant, je tiens vraiment à saluer la réaction et l’engagement des opérateurs de l’hébergement d’urgence. Une position digne dans un contexte politique difficile et un contexte budgétaire tout aussi compliqué, qu’on ne nie pas. Mais il y a des priorités. On ne peut pas considérer que l’hébergement d’urgence et la lutte contre l’exclusion sont des sources d’économie, surtout dans la situation dans laquelle se trouvent notre pays et notre ville.