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  • La Maison des femmes ouvre ses portes à Nîmes

    La Maison des femmes ouvre ses portes à Nîmes

    Pousser cette porte n’a rien d’anodin. « Cela peut être une étape très difficile », rappelle Alexandra Lamy. Vendredi 25 septembre, la comédienne gardoise, marraine de la Maison des femmes du Gard, était à Carémeau pour l’inauguration officielle d’un lieu qui fonctionne déjà depuis janvier 2025. Son message tient en quelques mots : les femmes qui viennent ici doivent savoir « qu’elles seront écoutées, crues et accompagnées, et qu’elles ne sont pas seules ».

    Derrière les discours et le ruban coupé, c’est surtout là que se trouve l’intérêt de la structure : éviter aux victimes de devoir frapper à cinq portes différentes pour obtenir de l’aide. Médecin, sage-femme, psychologue, assistante sociale ou conseiller juridique peuvent intervenir dans un même lieu, avec un parcours adapté au rythme de chacune. « Notre rôle est de permettre aux femmes de trouver au même endroit une écoute, des soins et un accompagnement adapté à leur situation  », résume la docteure Sylvie Ripart, médecin coordinatrice. La porte est ouverte sans condition aux femmes victimes de violences intrafamiliales ou sexuelles, mais aussi à celles confrontées à la précarité, l’isolement, une détresse psychique, un handicap, un parcours migratoire ou la prostitution. Elles peuvent être orientées par un professionnel ou une association, mais aussi venir spontanément. Un interprétariat téléphonique est prévu pour celles qui ne maîtrisent pas le français.

    Tout au même endroit

    Soigner, donc, mais aussi protéger. La Maison peut assurer des consultations gynécologiques, des dépistages, l’accès à la contraception ou accompagner les victimes de mutilations sexuelles. Lorsqu’une femme souhaite porter plainte, l’assistante sociale peut solliciter police, gendarmerie ou justice : le dépôt peut même être réalisé directement au CHU. Des certificats médicaux peuvent également y être établis.

    Une prise en charge pensée comme un tout. « Les violences ont des conséquences multiples sur la santé et sur la vie quotidienne. La prise en charge doit donc être globale et coordonnée », insiste Sylvie Ripart. Autour du CHU gravitent ainsi le parquet, les forces de l’ordre, le CIDFF, le CCAS de Nîmes, Via Femina Fama, La Clède ou encore la Croix-Rouge. Une organisation qui répond à une réalité lourde : 1 740 femmes ont été victimes de violences au sein de leur foyer dans le Gard en 2024, selon les services de l’État. En 2025, 284 femmes ont été accompagnées par la Maison, alors ouverte du lundi au jeudi, de 9 heures à 17 heures.

    Et la reconstruction ne s’arrête pas à la consultation. Karaté, yoga, écriture, groupes de parole : près de 200 séances collectives doivent être proposées en 2026 pour rompre l’isolement et reprendre confiance. « Ces espaces sont aussi importants que le soin », défend S. Ripart. Car une fois écoutée ou soignée, reste une autre bataille : se réapproprier son corps, recréer du lien et retrouver une place dans la vie sociale.

    * Adresse : CHU de Nîmes, pavillon 3, du lundi au jeudi, de 9h à 7h. Contact : 04.66.68.32.18. ou maisondesfemmes@chu-nimes.fr

  • Les assaillants du Prolé d’Alès devant la justice

    Les assaillants du Prolé d’Alès devant la justice

    Les victimes auront dû faire preuve de patience et se mobiliser à de nombreuses reprises pour que le procès ait bien lieu. Près d’un an et demi après l’attaque en pleine nuit du Prolé d’Alès, la justice sera finalement bien rendue dans ce dossier mardi 6 octobre.

    Pour rappel, dans la nuit du 30 au 31 mai 2025, alors que la feria bat son plein à Alès et au Prolé, une dizaine de jeunes hommes, masqués pour certains, débarquent dans le bar pour agresser les fêtards présents. Rapidement après leur arrivée, les coups pleuvent et du gaz lacrymogène est même diffusé avant leur fuite. Si la plupart des clients et des serveurs s’en sortent avec des hématomes et des blessures légères, un cheminot, militant CGT, est hospitalisé pour une fracture du nez et mettra plusieurs semaines avant de retourner au travail.

    Les personnes présentes et les témoins identifient dès le lendemain la responsabilité du Bloc montpelliérain. Au moins deux de ses membres sont en effet venus en repérage quelques jours plus tôt et ont été éconduits par les serveurs. Un sticker du groupuscule d’extrême droite a été retrouvé après leur passage. Les soupçons se confirment après une enquête sur les réseaux sociaux et l’analyse des tatouages des personnes présentes. Douze plaintes sont alors déposées : dix par des victimes physiques et deux par l’association qui gère le Prolé et par la section locale du Parti communiste français.

    Faire reconnaître

    la préméditation

    Malgré la rapide identification d’une partie des assaillants par les victimes, l’enquête piétine. Le 24 février, trois suspects finissent par être placés en garde à vue. Après une confrontation avec les victimes qui les ont pourtant bien identifiés, ils sont remis en liberté en attendant une décision du parquet sur la suite à donner. Parallèlement, le 4 mars 2026, le Conseil des ministres valide la dissolution du Bloc montpelliérain avec pour justification l’organisation de plusieurs actes violents, dont l’attaque du Prolé.

    Finalement, le 11 mai dernier, le parquet annonce la tenue d’un procès. Les trois jeunes hommes identifiés, originaires du Gard, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel le 6 octobre. « Pour la solidarité avec les victimes et pour que justice soit faite », le PCF organise un rassemblement devant le tribunal (8h30) auquel prendra part Fabien Gay, sénateur communiste de Seine-Saint-Denis et directeur du journal L’Humanité.

    « Ce qui nous gêne sur ce procès, c’est que le caractère politique et prémédité de l’attaque n’a pas été retenu alors qu’ils ne sont pas venus par hasard avec des gazeuses de 30 cm. On espère que ces points seront entendus », explique Cécile Alphon-Layre, la nouvelle secrétaire de la section alésienne du PCF.

  • À Montpellier, Delafosse promet de mieux loger les syndicats

    À Montpellier, Delafosse promet de mieux loger les syndicats

    Non, les syndicats ne sont pas des pestiférés voués à se faire chasser des Bourses du travail comme dans les mairies détenues par l’extrême droite.

    À Montpellier, si l’intersyndicale s’attend à quitter ses locaux d’Antigone (474, allée II de Montmorency) d’ici deux ou trois ans, c’est dans l’idée d’être mieux relogée.

    Lors d’une réunion début septembre, Michaël Delafosse (PS) a commencé à donner vie à l’une de ses promesses de campagne : proposer une maison des syndicats plus moderne. « Notre démocratie a besoin des syndicats pour être pleinement une démocratie sociale. Les syndicats ont besoin de moyens pour assurer la défense, l’accompagnement et le soutien des travailleurs. Leur rôle est indispensable », a indiqué le maire socialiste. Et d’insister sur le volet politique. « À l’inverse, lorsque le RN dirige des communes, il fait le choix de fermer maison des syndicats, Bourse du travail, à l’image de ce qui s’est passé à Carcassonne affaiblissant les moyens de protection des salariés ».

    « La première chose que le maire nous a dite c’est qu’il veut faire un contre-exemple aux villes d’extrême droite où les Bourses du travail sont attaquées », se souvient Mathieu Guy, présent autour de la table. Faire de Montpellier l’antithèse de Carcassonne, Béziers, Bagnols-sur-Cèze ou Arles, voilà un engagement qui plaît aux organisations. « C’est tout à son honneur d’être dans cette démarche  », salue le membre du bureau de l’Union départementale CGT de l’Hérault.

    Dans l’ancien ou du neuf ?

    Bien entendu, il y a aussi des raisons pratiques à ce choix politique. L’actuelle maison des syndicats conçue par Ricardo Bofill en 1985 dans le cadre du projet Antigone, commence à faire son âge. « Le bâtiment est très vétuste avec un chauffage et une clim’ qui fonctionnent à moitié », décrit Mathieu Guy. « Les services de maintenance galèrent à réparer la chaudière qui tombe régulièrement en rade parce qu’ils ne trouvent plus certaines pièces », illustre-t-il. Durant cet été en partie passé avec une climatisation défectueuse, le cégétiste se souvient que « des salariés ont dû être renvoyés chez eux à cause de la chaleur ».

    Fragile énergétiquement, le bâtiment n’est pas un modèle logistique non plus en dépit de son parking souterrain bien pratique. « On est un peu à l’étroit, il nous manque des bureaux pour loger toutes nos structures », assure Mathieu Guy. Selon lui, l’intersyndicale manque aussi d’espaces de stockage pour les tracts ou ranger l’encombrant matériel de manifestation (sonorisation). « On reçoit des grosses palettes qui n’entrent pas dans les ascenseurs qui ne sont pas des monte-charges. »

    Pour ce qui est du futur lieu, aucune décision n’a encore été prise. « L’idée de M. Delafosse c’est de partir des besoins de chaque syndicat », raconte le cégétiste Mathieu Guy. Voilà pourquoi les services de la Ville visitent actuellement chacune des centrales réparties sur les 6 étages du Carré Montmorency. La Ville prospecte l’existant mais ne ferme pas la porte à un bâtiment neuf.

    « Notre souhait, c’est d’être à proximité des transports en commun, près de la gare et d’avoir des places de parking à proximité », liste Mathieu Guy. Une seule certitude : l’actuelle Bourse du travail ne sera pas rénovée ni reconstruite sur elle-même. « La Ville a un projet immobilier. » À terme, c’est sans doute toute l’allée II de Montmorency qui pourrait être repensée. Michaël Delafosse ayant dans l’idée de mieux relier le quartier Antigone à l’Esplanade.

  • La culture pâtit aussi de la hausse du prix du carburant

    La culture pâtit aussi de la hausse du prix du carburant

    « On est des nomades de l’animation, donc oui on est impacté par l’augmentation du prix du carburant », déplore Hugues Bru, directeur de la section Bouches-du-Rhône des Petits débrouillards Paca. L’association, qui cherche à développer « la prise de conscience du caractère complexe des relations entre sciences et sociétés », se déplace régulièrement, auprès des jeunes notamment, dans le département des Bouches-du-Rhône. Si la question du prix du carburant est préoccupante pour eux, elle s’ajoute cependant à une atmosphère d’inquiétude déjà existante, notamment autour du risque des baisses de subventions.

    Précarisation des employés

    La hausse du prix du carburant a provoqué une augmentation de 20% du budget essence de l’association, qui représente lui-même un quart du coût du transport lors d’une prestation. Cela a contraint les agents de l’association à être plus flexibles, mais créé aussi une forte précarité pour eux. « On essaye de faire du covoiturage, mais ça implique parfois que certains employés attendent la voiture pour rentrer à la fin de leur journée, le tout sans être payé. Ce n’est pas tenable sur le long terme », note Hugues Bru. Malgré tout, l’association n’a pas encore eu à refuser ou annuler une prestation, le souci étant encore relativement récent, selon le directeur. « Les effets vont se faire ressentir dans quelques mois si la situation n’évolue pas dans le bon sens, quand il faudra renouveler certains contrats ou faire des devis », s’inquiète-t-il. Une hausse qui pourrait s’ajouter à celles déjà enregistrées concernant « le prix de certaines fournitures ou bien les livraisons de matériel », précise Hugues Bru.

  • Loïs Gerin lance sa « marche de la démocratie »

    Loïs Gerin lance sa « marche de la démocratie »

    « Il y a besoin d’un changement de Constitution, de démocratie, de République. Mais aussi de fraternité, tout est fait pour nous diviser afin de mieux régner. Les gens ont besoin d’amour », c’est par ces mots que Loïs Gerin explique sa démarche. À 41 ans, ce marseillais natif des Goudes, ancien cadre chez Apple, se lance dans une marche pour rejoindre Paris. Sur son chemin, il entend écouter les gens et recueillir leurs idées au nom de l’association « Parce qu’on est ensemble » qui regroupe une centaine de membres. Il soutiennent l’idée d’une candidature citoyenne pour l’élection présidentielle de 2027, « la France retrouvera enfin sa place dans les Nations précurseures de la démocratie », veut croire Loïs Gerin. Mais qui ? « On verra, moi ou quelqu’un d’autre », lâche-t-il, disant vouloir « casser le scénario prévu Mélenchon-Le Pen, dont la France ne veut pas ».

    S’il n’est pas encarté, il se revendique d’« une vraie gauche, une gauche de cœur, une gauche accueillante, tolérante » et dit ne se retrouver dans aucun parti « ni dans le PS traître, ni dans LFI agressif » mais dans des figures comme « François Mitterrand ou Pascal Posado » ainsi que « Jesus Christ » qui, avec son « message fraternel », était « un gauchiste ».

    Alors pourquoi Marseille-Paris à pieds ? « Pour faire du buzz », assume-t-il. À ses côtés, son photographe et ami, Yoann Darmon, immortalisera ce périple qui se clôturera, après de nombreuses étapes, dans la capitale le 7 décembre prochain, si les conditions météorologiques le permettent.

    D’ici là, devant l’Hôtel de Ville, Loïs Gerin interpelle avec hésitation quelques passants, leur distribue des flyers et fait la promotion de son compte Instagram sur lequel il documente sa marche. « Bon courage, ça fait une trotte », lance l’une d’entre eux.

  • Clap de fin pour la Foire de Marseille

    Clap de fin pour la Foire de Marseille

    Une dernière occasion de parcourir les allées de ce rendez-vous annuel, réunissant près de 1 000 exposants autour de l’habitat, la gastronomie, l’artisanat, l’innovation et les loisirs. L’occasion de jeter un œil sur les expositions Regard sur la Méditerranée et Raconte-moi la Grotte Cosquer, de visiter le Village des armées, le Village des sports, le Pôle Conseil ainsi que la traditionnelle fête foraine. L’entrée de cette journée de lundi est gratuite pour les seniors
    (+ de 60 ans). Un billet est à retirer sur le site internet de la Foire et devra être présenté accompagné d’un justificatif.

  • [Entretien] Magali Giorgetti, PCF : « Le Département doit être sur ses compétences »

    [Entretien] Magali Giorgetti, PCF : « Le Département doit être sur ses compétences »

    La Marseillaise : Dans un contexte budgétaire contraint, quelles priorités doit se fixer le Département ?

    Magali Giorgetti : Le FN, qui se dit proche des travailleurs et des travailleuses, vote avec Macron pour une baisse de 5 milliards de budget aux collectivités territoriales. Le Département, qui gère la politique sociale, la Région et les communes, qui mettent en place le service public de proximité et sont les derniers remparts pour protéger les populations en difficulté, se retrouvent lésés. Et donc il faut qu’ils fassent des arbitrages, qui diffèrent selon la couleur politique. Le Département doit se concentrer sur ses compétences notamment l’action sociale, qui est la plus importante. Pour ça, Gérard Frau le rappelle systématiquement : il faut arrêter de financer la construction de gendarmeries par exemple.

    La protection de l’enfance est
    au cœur de vos préoccupations. Quelles mesures demandez-vous
     ?

    M.G. : On veut que la protection de l’enfance relève de l’État, pour garantir les mêmes droits et standards de qualité partout en France, tout en maintenant une mise en œuvre adaptée aux territoires. On veut un ministère, avec des compétences propres, et que la protection de l’enfance soit inscrite dans la Constitution. Aujourd’hui on n’a plus les moyens d’accompagner les jeunes. C’est une carence absolue. Dans les Bouches-du-Rhône comme ailleurs. Les métiers du social n’attirent plus. Un effort a été fait par le Département sur le régime indemnitaire. Toutefois, nous demandons que le point d’indice soit revalorisé pour que nos professions soit mieux reconnues, et là, c’est à l’État que revient la responsabilité.

    Le budget départemental
    de la protection de l’enfance
    a augmenté de 45% entre 2016
    et 2025. Est-ce suffisant
     ?

    M.G. : C’est une bonne chose, mais ce n’est toujours pas à la hauteur des enjeux. Les situations explosent et se dégradent, on n’arrive plus à briser le cycle de la reproduction sociale. On a plus de 5 000 mineurs et jeunes majeurs pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance. On aimerait un état des lieux de la protection de l’enfance… Les 18 et 19 novembre, il y aura des assises dédiées à la question. Les communistes militent pour qu’elles soient populaires et ouvertes.

  • À Marseille, la Ville sollicite ses étudiants

    À Marseille, la Ville sollicite ses étudiants

    Une trentaine de partenaires institutionnels et associatifs étaient réunis, mercredi, à l’Espace Bargemon pour parler accompagnement aux étudiants marseillais. Repas à 1 euro, aides au logement, prise en charge de consultations pour faciliter l’accès aux soins… Les initiatives dédiées à la vie étudiante sont multiples et soutenues cette année à hauteur de 460 000 euros par la municipalité. Mais l’information peine encore à se frayer un chemin jusqu’aux concernés.

    « Il y a des choses qui sont faites mais les jeunes ne sont pas au courant de toutes les initiatives auxquelles ils ont accès, surtout en matière de santé mentale » soutiennent Léa et Delphine. Fondatrices de l’association Archicare, elles ont collaboré avec la Ville pour fonder le Baromètre de la santé mentale étudiante, lors du conseil marseillais de la vie étudiante (CMVE). Même constat au stand du service politique jeunesse de la Ville, qui finance des sessions de préparation au Code de la route et au Bafa : « Les jeunes ne connaissent pas encore assez les aides qui leur sont dédiées mais sont très motivés une fois engagés », observe Marie-Ange. Candice le Tourneur, conseillère municipale déléguée à l’enseignement supérieur, à la recherche et à la vie étudiante a appelé les participants de la rencontre à candidater pour rejoindre le CMVE. « Pour ne pas construire une politique étudiante qui parle à votre place, mais qui parle de vos réalités, de vos besoins et de vos idées », a-t-elle insisté. « On veut donner aux étudiants les moyens de réussir leurs études, mais aussi de trouver leur place dans la cité », assure l’élue. Les inscriptions sont donc ouvertes jusqu’au 23 octobre.

  • Par la grève les marins obtiennent le maintien des emplois et lèvent l’ancre

    Par la grève les marins obtiennent le maintien des emplois et lèvent l’ancre

    Le vendredi 2 octobre pour le STC à Bastia, le samedi 3 octobre pour le syndicat CGT à Marseille, « satisfaits » des réponses apportées par la direction de leur compagnie maritime dans la matinée de samedi, ainsi que de l’État, les marins ont cessé leur mouvement de grève. « Pour autant, nous restons prudents et vigilants », modère Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT des marins de Marseille.

    « Nous avons obtenu le maintien de l’emploi dans les deux compagnies », se félicite Frédéric Alpozzo. Le syndicaliste craignait de voir 90 emplois temps plein supprimés à Corsica Linea, conséquence directe d’une stratégie jugée « ubuesque » de la compagnie : l’affrètement, prévu le 2 octobre, du navire Massalia, détenu par La Méridionale (groupe CMA-CGM), sur des lignes de la Corsica Linea, reliant Marseille aux ports corses de Propriano et de l’Ile-Rousse, à la place d’un autre navire de cette dernière.

    Recadrage

    La grève a permis de suspendre l’affrètement. L’opération a été décalée au 1er janvier 2027. Le navire de La Méridionale, exploité avec son propre équipage, devrait être positionné transitoirement sur la Corse pour couvrir des arrêts techniques. À partir de mars 2027, le bateau est voué à rejoindre les lignes entre Marseille et l’Afrique du Nord.

    Le consortium d’entrepreneurs corses CM Holding, propriétaire de Corsica Linea, avait fait part de son exaspération devant « un blocage de trop ». Il annonçait « suspendre l’ensemble de l’activité de l’entreprise », jusqu’à lundi.

  • 400 pompiers provençaux ont manifesté à Paris avec les leurs

    400 pompiers provençaux ont manifesté à Paris avec les leurs

    Ils étaient près de quatre cents pompiers des Bouches-du-Rhône à rejoindre, la semaine dernière le cortège parisien pour réclamer plus de moyens. Les renforts matériels, surtout humains, ont cruellement manqué sur les feux de forêts en Gironde notamment, dont les images ont inondé les médias. Une « belle mobilisation », « respectueuse et propre », selon la CGT du Sdis 13. « Il y a quand même une prise de conscience, de la part du ministère, des problèmes que nous avons soulevé tout l’été », souligne Laurent Guilloteau, secrétaire général de la CGT au Sdis 13. Pour autant « aujourd’hui, c’est juste une volonté gouvernementale de ne pas donner plus d’argent à la Sécurité civile », estime le syndicaliste et pompier. Dans le projet de loi de finances (PLF) qui vient d’être présenté, le gouvernement envisage de débloquer 200 millions d’euros pour renforcer les moyens des Sdis. Une première étape, mais « d’un autre côté, les caisses des services publics sont vidées. Il faut taper là où ça fait mal, sur les superprofits des grandes entreprises, faire payer les pollueurs. S’il y a un effet domino, ce sera la Sécurité civile qui sera en première ligne. Aujourd’hui, ça a un coût. Équiper des casernes comme Martigues, Fos ou Rognac, d’un fourgon mousse grande puissance c’est 4 fois 700 000 euros d’investissement pour les Sdis qui ne peuVENT absorber seuls ce coût. » Selon la CGT, aucune réponse claire sur les moyens humains n’a été donnée. Sur le territoire national, 21 000 sapeurs-pompiers volontaires manquent à l’appel selon la CGT. « Tous les ans, les concours ouvrent entre 2 500 et 3 000 places. Si les Sdis avaient de l’argent ils ouvriraient les concours à 4 000 personnes comme ça arrivait dans les années 2000. On a divisé par deux le nombre de recrutements. » Situation « impossible » dans un contexte, rappelle Laurent Guilloteau où « on a tourné, cet été, à 500 interventions par jour ». Le représentant de la CGT promet de s’atteler à sensibiliser les parlementaires sur ce qu’est la Sécurité civile.