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  • Mise à l’index, LFI dénonce une « instrumentalisation »

    Mise à l’index, LFI dénonce une « instrumentalisation »

    À 15 heures, en ouverture de la séance de questions au gouvernement, l’Assemblée nationale a observé une minute de silence en hommage à Quentin Deranque. « Personne ne devrait mourir pour ses idées », martèle la présidente de la chambre basse du Parlement, Yaël Braun-Pivet. Le militant d’extrême droite est mort samedi, roué de coups en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Institut d’études politiques de Lyon, dans ce qui a été qualifié la veille d’« homicide volontaire » par le procureur de la République de Lyon. « Avec les risques qu’on a aujourd’hui, qui sont maintenant tristement très, très clairs, évidemment non, il n’y aura pas d’autres meetings de ce type-là dans les établissements », a par ailleurs fait savoir le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste sur BFMTV.

    Ce moment de recueillement réclamé par le groupe UDR d’Éric Ciotti a été validé à l’unanimité. Seul le groupe Liot a exprimé des réserves : « il y a bien un crime qui a été commis, pour l’instant j’aimerais en avoir les tenants et les aboutissants avant de savoir si véritablement il faut faire une minute de silence ou pas », tempère le député Paul Molac. Les communistes ont demandé à ce qu’elle « soit élargie à l’ensemble des personnes qui ont été victimes des violences politiques ». « Depuis 2022, il y a eu 12 morts liés à des exactions de groupes d’extrême droite », fait valoir le chef du groupe, Stéphane Peu. En vain.

    Le RN veut dissoudre les

    « organisations antifa »

    La séquence qui a suivi a quasi exclusivement été consacrée à cette affaire, dans une atmosphère tendue. Le Rassemblement national a lancé les hostilités, pointé du doigt la Jeune Garde en demandant au gouvernement la dissolution des « organisations antifa » qu’elle veut voir « reconnaître comme terroristes ». Le camp brun se gargarise, profite de ce drame pour avancer ses pions et faire taire ceux qui se sont construits en opposition à son idéologie mortifère. Cette position du parti à la flamme a été défendue en la personne de Tiffany Joncour, députée lyonnaise, proche de Génération Identitaire, qui a bénéficié durant sa campagne du soutien des groupuscules identitaires locaux dont son époux est un ancien cadre, rapporte Streetpress dès 2024. « La brutalisation de la vie politique doit arrêter […] Il y a de la brutalisation quand on justifie l’action de la Jeune garde et qu’on investit aux élections législatives son dirigeant déjà condamné pour violences physiques », répond le ministre de la Justice Gérald Darmanin faisant ici référence au député vauclusien Raphaël Arnault, cofondateur de l’organisation antifasciste lyonnaise.

    S’il n’était pas présent physiquement dans l’hémicycle, son nom était sur toutes les lèvres et pour cause : son assistant parlementaire Jacques-Elie Favrot fait partie des neuf personnes interpellées ce mardi soir (lire ci-contre). « Il appartiendra à la justice de condamner mais il appartient à chacun d’entre nous ici de dénoncer les responsabilités politiques qui ont mené à cette violence, elle ne vient pas de nulle part. L’extrême gauche a du sang sur les mains », éructe le député LR Laurent Wauquiez.

    Utiliser ce drame

    « pour nous salir »

    Les Insoumis ont été la cible de toutes les accusations, du camp macroniste à la droite et son extrême. « Nous n’acceptons pas que la violence physique d’où qu’elle vienne soit employée pour régler les conflits (…) ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser (…) aucun insoumis n’est impliqué ni de près, ni de loin dans ces violences », insiste la cheffe des députés LFI Mathilde Panot. « Si nous combattons l’extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d’elle c’est précisément car ils glorifient la mort et la brutalité, il faut méconnaître l’Histoire pour accepter la victimisation de l’extrême droite et prétendre que les violences seraient à gauche de cet hémicycle », a-t-elle renchéri avant d’interpeller le gouvernement sur son silence quant à l’assassinat en 2022 du rugbyman argentin Federico Martín Aramburú à Paris tué par des militants du GUD, groupuscule d’extrême droite.

    « Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject », rétorque Sébastien Lecornu, sous les applaudissements de la moitié de la salle, à l’exception de la gauche. « Il est temps que vous fassiez le ménage, Madame la présidente Panot, le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées, et surtout le ménage dans vos rangs », tempête le chef du gouvernement.

  • Kalliste : top départ de la démolition du bâtiment G

    Kalliste : top départ de la démolition du bâtiment G

    Grilles métalliques et engins de chantier ont fait leur apparition au pied de l’immense bâtiment G de la cité Kalliste, ce mardi, pour le début des travaux de démolition. Des travaux quasi dantesques, pour une durée de plusieurs mois, qui doivent aboutir à la disparition totale de cet emblématique ensemble des quartiers Nord et ses 129 logements des années 60, minés par un habitat dégradé et l’insécurité. « C’est un symbole qu’il faut casser », commente Kader Benayed, porte-parole du collectif KGBS qui rassemble des habitants des quartiers de Kalliste, Granière, Bourrely et Solidarité, sur le parking du centre commercial du quartier, à quelques mètres de la barre. « On a souvent dénoncé l’absence d’écoute, l’inertie et l’immobilisme qui a duré pendant des années. Là, ça avance bien. Il faut saluer l’action des pouvoirs publics, il y a une volonté d’agir, c’est important d’avoir des travaux », explique celui qui travaille au centre hospitalier Édouard-Toulouse, non loin du parc Kalliste.

    Réda, habitant du quartier, s’arrête pour taper la discute après deux coups de klaxons en direction du porte-parole. Lui aussi est unanime : « Il y en avait besoin ! Depuis le temps qu’on attendait ! Il faut une remise à niveau de toutes les cités. » Et de tacler : « Les rénovations, ça va plus vite dans le centre-ville. » Kader Benayed abonde : « Il y a des questionnements légitimes qui se posent : le passage de nombreux camions, un travail sur la voirie à faire… Kalliste, c’est une longue histoire qui ne va pas se terminer avec la démolition du G. »

    « On veut ouvrir

    le quartier »

    Des attentes auxquelles se montre particulièrement attentive Audrey Gatian, présidente de Marseille Habitat et adjointe (PS) au maire de Marseille, qui rappelle que le chantier se fait dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). « C’était une copropriété privée, on a dû racheter appartement après appartement pour avoir la main, ça a pris du temps », explique-t-elle. Avant de rassurer sur le calendrier des travaux : « D’abord on commence par enlever les volets, portes, fenêtres, tout un travail de récupération de ce qu’il y a l’intérieur avec désamiantage… ça va prendre trois mois, Avant de grignoter la tour avec une grue. » Elle insiste surtout sur le devenir du parc Kalliste qui nourrit tant d’espoir chez les habitants : « On veut ouvrir le quartier, le reconfigurer, avec des voiries refaites, un parc, des équipements publics, des écoles… Des logements, privés et sociaux, neufs et qualitatifs vont être reconstruits. » Nouveaux espaces arborés, city-stade, aires de jeux pour les minots, fontaines et « 50 logements sociaux à l’emplacement du bâtiment G » sont dans les tablettes.

    Comme un symbole, à quelques dizaines de mètres du bâtiment G, des ouvriers travaillent sur le chantier de construction de deux nouvelles écoles pour le parc Kalliste.

  • Stéphane Ravier condamné en famille à l’inéligibilité

    Stéphane Ravier condamné en famille à l’inéligibilité

    Le sénateur Stéphane Ravier (ex-RN ex-Reconquête) et sa nièce Sandrine d’Angio, actuelle tête de liste RN dans les 13-14, qui lui avait succédé en septembre 2017 en mairie du 7e secteur, ont été déclarés coupables de favoritisme dans trois marchés publics passés entre 2016 et 2019 et artificiellement fractionnés pour échapper au seuil de mise en concurrence.

    La procédure découle d’un audit en 2019 de l’Agence française anticorruption qui découvre que des marchés ont été attribués sans publicité ni mise en concurrence : un marché de 24 000 euros à une société qui s’était déjà vu attribuer des marchés de 15 200 euros, 24 000 euros et 7 560 euros pour les mêmes prestations, ce qui aboutissait, compte tenu de l’homogénéité des services fournis, à un marché public global dépassant largement le seuil de 25 000 euros HT à partir duquel une procédure de mise en concurrence formalisée s’impose. Ces contrats qui portaient sur la stratégie digitale, la communication sur les réseaux sociaux, le référencement et la mise à jour du site internet, présentaient en outre un coût élevé et non justifié.

    « Je signe mécaniquement »

    Alors qu’il vient de voir une condamnation confirmée en appel la semaine dernière pour prise illégale d’intérêt -le recrutement irrégulier de son fiston en mairie- Stéphane Ravier a écopé hier de 3 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende. Sa nièce Sandrine d’Angio, toujours conseillère régionale et départementale et tête de liste RN dans les 13-14, est condamnée à 5 000 euros d’amende dont 2 000 euros avec sursis. La même peine complémentaire obligatoire d’un an d’inéligibilité, sans exécution provisoire au vu de l’ancienneté des faits, leur est infligée. Ils devront verser 1 500 euros de frais à la Ville de Marseille.

    Selon le jugement rendu mardi, « Stéphane Ravier a engagé un montant substantiel d’argent public en violation des règles de la commande publique, qui approche du double du seuil à partir duquel une procédure de mise en concurrence formalisée s’imposait ». Ravier avait dit à l’audience s’en remettre à son administration « point barre » (sic). « Je signe mécaniquement parce qu’il faut ma signature pour payer », avait précisé M. Ravier au tribunal qui lui a répondu mardi que c’était précisément à lui de « déterminer de manière adéquate les besoins de la mairie de secteur et d’établir un cahier des charges ». Pour les juges, ces deux anciens maires de secteur « n’ont pas fait un usage adapté de l’argent public qui leur était confié en tant qu’élus » alors que les règles de la commande publique ont pour objectif aussi de « contribuer à l’effort de moralisation tant de la vie politique que de la vie économique ». « Ces atteintes à la probité contribuent à fragiliser la confiance des citoyens dans les institutions et la cohésion sociale. »

  • À Pernes-les-Fontaines, la gauche unie la joue collectif

    À Pernes-les-Fontaines, la gauche unie la joue collectif

    Après avoir eu le choix entre deux listes en 2014 et 2020, les habitants de Pernes-les-Fontaines auront trois options dans l’isoloir dans un mois. Didier Carle, maire (DVD) sortant, se représente et sera opposé pour la première fois à une liste RN conduite par Gérard Gilles. Lors des deux derniers scrutins, Robert Igourlen avait porté les couleurs d’une liste DVG. Cette fois-ci, un changement s’est opéré de ce côté de l’échiquier. Un collectif citoyen transpartisan, qui « exprime l’envie de renouveler un référentiel de gauche au-delà des clivages, sans s’écarter des problématiques locales », s’est mis sur pied pour aboutir, après un vote, à la candidature de Mario Moretti, secondé de près par Véronique Sabatini.

    La liste « Pernes et vous » a ainsi « conçu un programme en intelligence collective, ouvrant le champ des possibles, pour envisager le développement économique de la commune marquée par une forte attractivité, une animation culturelle foisonnante et une vie associative exceptionnelle ». Mario Moretti, qui a siégé dans l’opposition entre 2008 et 2014, est un jeune chef d’entreprise retraité du bâtiment, impliqué dans la vie associative. Véronique Sabatini est, elle, vétérinaire. « Souhaitant prendre en main leur destin sous forme de démocratie participative », les candidats entendent associer au mieux la population.

    Le volet solidarité et justice sociale passe par « garantir un logement décent à tous ». Pas une sinécure dans une commune où l’immobilier coûte cher et reste l’une des plus sanctionnées financièrement pour carence de logements sociaux (450 000 euros en 2025). « Pernes et vous » souhaite donc préserver de la mixité sociale et créer un tiers lieu, « ouvert largement au spectacle vivant ainsi qu’aux initiatives des habitants ». Enfin, côté transition écologique il est prévu une réhabilitation thermique des bâtiments communaux ou un meilleur maillage intercommunal en transports en commun. Une prochaine réunion publique a lieu le 28 février (18h30), salle des fêtes des Valayans.

  • David Fournier prend le train vert de Marine Tondelier

    David Fournier prend le train vert de Marine Tondelier

    Partie du Pas-de-Calais en train de nuit pour Menton, puis Toulon et Nîmes, lundi Marine Tondelier n’est pourtant pas las du train-train quotidien en arrivant ce mardi à Avignon pour soutenir David Fournier (PS) et sa liste de rassemblement, rejointe par les Verts. La secrétaire nationale des Écologistes est lancée depuis un an dans un tour de France des communes, en vue des municipales, mais en gardant à l’esprit aussi de quoi nourrir son projet pour la présidentielle de 2027, où elle a déjà annoncé sa candidature. « Avec les régionales de 2028, on s’apprête à mener la bataille politique la plus dure et la plus importante de notre vie, estime Marine Tondelier. On a tous conscience de cette responsabilité qui a un côté écrasant mais très motivant. »

    Une motivation qu’elle puise sur le terrain. En milieu d’après-midi, une visite de l’entreprise Promodal, spécialisée dans le transport combiné rail-route, était organisée. « C’est très inspirant d’aller voir les gens qui se battent et attendant des réponses de notre part », commente-t-elle à la sortie. David Fournier est lui rattrapé par les enjeux locaux de mobilité sur la LEO, plan Faubourgs ou arrêté anti poids lourds sur la Rocade.

    Au local de campagne ensuite, David Fournier salue « l’esprit fédérateur des Écologistes », qui en le rejoignant « ont impulsé la dynamique d’union de la gauche ». Marine Tondelier est sur la même « boussole », « avoir un maximum de ville à gauche ». « Sauf exceptions, de manière assez instinctive, les Écologistes ont partout été responsables pour garder l’union », assure-t-elle. Ce qui ne fut pas le cas en 2020 où Jean-Pierre Cervantès, désormais rangé derrière David Fournier, avait fait cavalier seul au 1er comme au 2nd tour.

    Marine Tondelier ne s’est pas attardée sur le cas de Sabah Badji, cheffe de file suspendue après s’être ralliée à Mathilde Louvain (LFI). « Les gens ont le droit d’avoir et de suivre leur liberté de conscience mais les résultats parleront d’eux-mêmes », projette la patronne écologiste. Et si dans d’autres communes, son parti soutient LFI, « statistiquement, il y a un isolement de LFI qui a tenu à partir tout seul partout, je pense qu’il y aura un vote utile, très fort, dès le premier tour pour les listes d’union », projette Marine Tondelier qui raconte que récemment dans un train, Manuel Bompard, coordinateur national des insoumis, lui a dit « ne plus avoir de partenaires » à gauche. « Pas mieux », intervient David Fournier, laissant transparaître à demi-mot qu’il ne serait guère enclin à s’allier avec Mathilde Louvain au second tour.

  • À gauche, Aubagne en commun a composé une liste « équilibrée »

    À gauche, Aubagne en commun a composé une liste « équilibrée »

    Je sens qu’on n’est pas mal, on est mieux que quand on a commencé avec Maurice et Jean-Luc », blague mardi soir, devant plus de 100 personnes réunies au Cercle de l’harmonie, Jean-Pierre Squillari.

    La tête de liste de Aubagne en commun, rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes, fait référence aux débuts, lorsque lui-même, Maurice Marsiglia et Jean-Luc Dimitri, il y a deux ans et demi se disent « comment faire pour chasser l’imposteur ». Il veut parler du maire sortant (LR) Gérard Gazay, élu depuis 2014 et candidat à sa réélection. Un peu avant, David Chiousse, directeur de campagne, apprécie : « On peut être fiers de ce qu’on a fait. » Et notamment de la composition de la liste, dévoilée ce soir-là aux soutiens. Elle le sera au public lors du meeting du samedi 28 février, à 11h au Bras d’Or. « C’est une liste qui ressemble à Aubagne, à la diversité de notre ville », souligne-t-il. « Construire une telle liste, c’est forcément un compromis, sans faire de compromissions », ajoute-t-il.

    « On va gagner »

    Jean-Pierre Squillari la juge « équilibrée ». David Chiousse précise : « Nous avions plusieurs contraintes : la parité hommes/femmes, la représentation de tous les quartiers, le renouvellement… » Il détaille : « La liste est composée de 43 personnes, dont 12 encartés et 31 citoyens. Sur les 43 candidats, seuls 7 ont déjà été élus. » Pour ménager l’effet de surprise le 28, la presse a dû accepter de ne donner que les 7 premiers noms de la liste : Jean-Pierre Squillari, Gaëlle Rodeville, directrice du festival ciné musique à Marseille, Denis Grandjean (Écologistes), directeur de l’école Nelson-Mandela quartier du Charrel, Hélène Di Vita (PCF), infirmière, Arthur Salone (PS), Clémentine Fardoux, enseignante, et François Otchakovsky-Laurens, enseignant-chercheur à l’université d’Aix-en-Provence, en histoire. Sûr de lui, Jean-Pierre Squillari a déclaré : « On va gagner, car sur le terrain les gens nous disent en avoir marre de Gazay et on nous dit : “on compte sur vous !” ».

  • Le peuple de gauche donne de la voix à Saint-Maximin

    Le peuple de gauche donne de la voix à Saint-Maximin

    Des acteurs de la vie associative, sociale, culturelle, syndicale ou politique ont décidé ici encore de donner l’impulsion en invitant les citoyens à les rejoindre pour constituer la liste Gauche unie pour Saint-Maximin. Et de représenter, entre autres, les électeurs qui lors des dernières législatives ont voté à 18% pour le Nouveau Front populaire.

    « La gauche existe dans notre ville et a donc, même d’un seul point de vue démocratique, toute légitimité à être représentée dans ce scrutin », confirme Quentin Dauphiné, le chef de file des progressistes pour ces municipales (souhaitant parler d’une seule et même voix, les intervenants ont demandé à ce que leurs étiquettes politiques ne soient pas précisées dans cet article). Pas question non plus de laisser la droite, le camp macroniste et l’extrême droite mener seuls les débats, sur le nombre de policiers municipaux que chacun propose, par exemple. « Saint-Maximin, ce n’est pas que des problèmes de sécurité et l’aménagement urbain, ce n’est pas que ce qui se trouve autour de la basilique », précise Quentin Dauphiné.

    Pour mémoire, le maire sortant Alain Decanis (ex-PS, aujourd’hui divers centre), a terminé son mandat en minorité.

    Répondre aux besoins

    L’idée a donc été de construire progressivement un programme en s’appuyant sur la base, en regroupant des citoyens de gauche. « C’est pour ça que nos réunions de préparation sont ouvertes à tout le monde », explique la tête de liste de Gauche unie…

    Un programme qui s’attache à répondre concrètement aux besoins des habitants en se basant en partie sur les réponses aux problématiques qui ont déjà obtenu des résultats dans les municipalités progressistes.

    Il s’agit donc de « recentrer le débat politique sur certains thèmes chers à la gauche, comme le logement. Ce qui passe par une construction maîtrisée et orientée. Avec une protection accrue des terres agricoles très convoitées par les promoteurs », précise Pierre Barbagelata. Et de poursuivre : « Il s’agit également d’imposer dans le Plan local d’urbanisme (PLU) de réelles règles de mixité, pour une réelle mixité, de sorte que lorsqu’on construit un lotissement, une partie des logements soient des logements sociaux. »

    Le militant politique insiste également sur la situation géographique de la commune, le long de l’autoroute, disposant d’une sortie dédiée et d’un foncier plus abordable que dans les trois métropoles facilement accessibles.

    « On ne veut pas être une ville-dortoir », ajoute-t-il, en mettant en avant qu’«une grande partie des actifs saint-maximinois prennent le matin leur voiture pour descendre sur Aix, sur Marseille… »

    L’emploi de qualité fait également partie des priorités de Gauche unie. L’idée est de créer avec l’Europe une dynamique autour de l’implantation de nouvelles technologies. Et cela en permettant à la ville de devenir « commune d’avenir » et avoir des fonds européens.

    « Il faut aller chercher des subventions à toutes les strates possibles pour implanter de l’emploi qualifié dans la commune même », conclut Pierre Barbagelata. Un programme également tourné vers la jeunesse confrontée aussi à des problèmes d’emplois précaires et à de la discrimination.

    « Nous avons là aussi un rôle à jouer », intervient Quentin Dauphiné, en rappelant par exemple que souvent le repas le plus équilibré que peuvent avoir les jeunes, c’est à l’école, au collège ou au lycée qu’ils le prennent.

    Et de proposer donc une réflexion sur les repas bio, par exemple à un euro, voire gratuits. « La question de la gratuité de l’alimentation est un des thèmes sur lesquels on peut avoir un impact », souligne-t-il.

    Des propositions également pour ce qui concerne le périscolaire ou le post-scolaire, en s’appuyant sur le tissu associatif pour les questions d’éducation à l’environnement, ou des inégalités de genre.

    « Pour tout cela, on fait appel au peuple de gauche en lui demandant de nous rejoindre dès maintenant », lance la tête de liste Quentin Dauphiné.

    L’invitation est lancée.

  • Meyreuil : le maire sortant a de la concurrence

    Meyreuil : le maire sortant a de la concurrence

    Ancien policier municipal sur la commune, président du club de tennis pendant plus de vingt ans, Gérard Obert annonce partir en campagne face au maire sortant, Jean-Pascal Gournès (SE). Conseiller municipal d’opposition, il s’était engagé dans la campagne de 2020 aux côtés de Jean-Louis Geiger, candidat RN à Aix-en-Provence, avant de faire scission, lorsque ce dernier s’était engagé, dans les régionales, sous « l’étiquette d’un parti ». Tout comme Bruno Terrier, engagé en politique locale depuis 1995 et Hélène Barbier-Puskaric, désormais parmi les noms de Votre Projet pour Meyreuil. Composée de 29 colistiers, née d’une « démarche collective », celle-ci est sans étiquette. « C’est aller chercher au rassemblement le plus large », appuie Corentin Belmas, néo-Meyreuillais engagé sur la liste. « Il fallait donner une alternative aux électeurs de Meyreuil pour que vive la démocratie », justifie Gérard Obert, au sujet de la volonté de son engagement. Alors, l’équipe propose un projet articulé autour de sept axes. À commencer par le retour d’une « démocratie » locale, en laissant de la place aux référendums citoyens et comités de quartier, doublement nécessaires dans une commune composée en hameaux séparés. La question des mobilités internes, en « reliant les quartiers avec des mobilités douces », par exemple, comme vers le reste du territoire, occupe une place tout aussi importante. « On va y travailler avec l’aide de la métropole », promet Gérard Obert. Parmi les priorités de l’équipe figurent aussi le cadre de vie, avec la réouverture du bureau de poste, la dynamisation du lien social par la culture, le sport… Comme des projets pour l’urbanisme avec un objectif « zéro artificialisation nette pour être rationnels sur notre terrain ». Trois réunions d’échanges, à commencer par le 7 mars dès 14h dans le centre de l’Ecoquartier, permettront d’échanger sur le programme.

  • Bouc-Bel-Air : Bruno Aubry et ses colistiers « citoyens »

    Bouc-Bel-Air : Bruno Aubry et ses colistiers « citoyens »

    L’échéance est fixée au 26 février. Mais déjà, en sous-préfecture d’Aix-en-Provence, le ballet des dépôts de listes en vue du scrutin 2026 a débuté. Bruno Aubry, journaliste et enseignant, candidat à la tête de la liste de Vivre Mieux Bouc-Bel-Air, annonce avoir déposé les noms de ses trente-trois colistiers de cette liste transpartisane et écocitoyenne, ce mardi. « Le dépôt de la liste est la consécration de semaines de travail, retrace le candidat. Nous n’avons pas fait une liste en bouchant les trous. C’est une liste avec des gens qui, du 1er au 33e, portent une candidature qui a du sens. Ils apportent tous quelque chose par leur vécu, leur expérience, leur métier… Tout ce travail est un travail de fourmi, de précision, d’orfèvre et c’est vrai que déposer la liste est important, une chose faite. De façon certaine, il n’y a plus de retour en arrière et nous sommes les premiers à l’avoir déposé pour Bouc-Bel-Air », poursuit le candidat. L’équipe est en majorité composée de personnalités issues de la société civile et de tous les quartiers de la commune.

    Tous âges et horizons

    Derrière la tête de liste, Geneviève Martin, ancienne cadre territoriale et chargée de mission mutualiste, assume son engagement « pour réveiller Bouc-Bel-Air après 24 ans d’immobilisme et bâtir une ville nature ». En troisième position, Saïd Achache, chef d’entreprise, dit rejoindre le projet « pour un projet de proximité, de rupture et d’espoir ». La liste met en avant la diversité des profils et des parcours, à l’image de Nacéra Baghdad, policière nationale et ancienne sportive de haut niveau, qui évoque « le choix d’une équipe diverse, parce que de nos différences naît notre force », ou de Rémy Bœuf, président d’Amap, pour qui « vivre mieux, c’est choisir la diversité des idées et des compétences pour assurer un avenir partagé et responsable ». Suivent Nathalie Dutheil, ancienne directrice générale adjointe chez Logirem, Laurent Robert, ingénieur créateur, animateur d’atelier de création pour enfants, Agnès Dioux, professeure BTS technico administratif médico-social, Richard Simon, agent commercial retraité, Patricia Carles, géologue, directrice des marchés industriels Shifters, et Yoan Tang, étudiant, qui lui croit « à la force de ce projet porté par des Boucains de tous horizons ». En douzième et treizième positions arrivent ensuite les noms de Stéphanie Bedouin, consultante, formatrice en RSE et Christian Alcouffe, ancien ingénieur dans la pétrochimie. Eva Bonnet-Gonnet

  • Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal porte un « projet global ». « Ça fait un an et demi qu’on travaille avec les habitants », commence Barbara Brouchos, en deuxième position sur la liste issue d’un long travail d’auto-ordonnancement mené avec l’aide de la coopérative Fréquence Commune, qui a développé des outils et des formations pour accompagner l’émergence de ces listes citoyennes et participatives à travers le pays.

    Douze priorités ont été identifiées, au premier rang desquelles « décider ensemble ». Emmenée par Frédéric Grimaud, conseiller municipal (LFI) de la majorité jusqu’en 2022 avant de démissionner, l’équipe veut mettre en place des conventions citoyennes avec un principe de tirage au sort. Pour le moment, deux thématiques ont été identifiées : la pauvreté et la mobilité. Cette dernière est « une compétence métropolitaine mais on veut impliquer les citoyens dans la vie de la Métropole, car cet empilement administratif éloigne les habitants des décisions », explique Barbara Brouchos.

    Le collectif citoyen martégal souhaite aussi « renforcer les conseils de quartier » avec des budgets participatifs pour qu’ils ne soient « pas seulement consultatifs ». Frédéric Grimaud appuie : « On mise sur la démocratie car c’est le véritable rempart contre l’extrême droite. »