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  • États-Unis : la Coupe du monde en zone de turbulences

    États-Unis : la Coupe du monde en zone de turbulences

    La prochaine Coupe du Monde de football est programmée du 11 juin au 19 juillet dans trois pays, Canada, Mexique et États-Unis. Mais, à quatre mois du coup d’envoi, plusieurs incidents viennent perturber les derniers préparatifs d’une compétition déjà mise à mal par le durcissement des conditions d’entrée aux États-Unis décrétées par l’administration de Donald Trump.

    Au Mexique, après la mort de Nemesio Oseguera, chef d’un puissant cartel, des émeutes ont semé le trouble dans la ville de Guadalajara, qui doit accueillir deux barrages et quatre matches de la Coupe du Monde. Néanmoins, selon la presse mexicaine, « des accords devraient être trouvés pour assurer le bon déroulé des rencontres » à Guadalajara, mais aussi à Mexico et Monterrey, autres villes hôtes.

    L’ICE de la discorde

    Si, du côté du Mexique, les autorités affichent une certaine confiance, au nord du Rio Grande, quatre sites, Miami, Kansas city, New Jersey et Foxborough, sont plus pessimistes. Les trois premiers, où sont prévues 21 rencontres, dont la finale de la Coupe du Monde, dénoncent le retard dans les aides à la sécurité promises par Donald Trump.

    D’après le Guardian, les représentants de ces sites ont déclaré « qu’ils attendaient toujours que les fonds fédéraux soient versés. Ils ont exprimé leur inquiétude quant au fait que ce retard pourrait nuire à la planification et à la préparation de la Coupe du monde ».

    Ces fonds, d’un montant de 625 millions de dollars, ont été promis en juillet dernier par le président des États-Unis. Ils sont destinés au financement de la sécurité des sites devant accueillir les rencontres et les fans zones. Mais, depuis une dizaine de jours, un shutdown provoqué par des dissensions entre Démocrates et Républicains, concernant les agences gouvernementales susceptibles d’assurer la sécurité, bloque tout. Notamment parce que la tristement célèbre ICE (agence anti-immigration) fait partie des structures susceptibles d’être mobilisées.

    Kansas city, New Jersey et Miami ne remettent pas en cause leur capacité à organiser les rencontres. En revanche, les trois sites menacent de ne pas ouvrir les fans zones si l’argent ne leur est pas rapidement versé.

    C’est du côté de Fowborough que la situation est plus tendue. La ville, située dans la banlieue de Boston, menace carrément de refuser d’accueillir les sept matches qui sont programmés dans l’antre des New England Patriots. D’après le quotidien L’équipe, les élus de la cité devaient recevoir 7,8 millions de dollars devant financer le coût de la sécurité dans et aux abords du stade. « Ce n’est pas la responsabilité de la ville », a déclaré Bill Yukna, président du conseil municipal de Foxborough, selon des propos relayés par Bloomberg. La ville ne compte que 18 000 habitants et a menacé, faute d’accord, de ne pas accorder à la FIFA la licence nécessaire pour la tenue d’un match de football professionnel.

    Parmi les sept matches programmés dans l’enceinte du Stade Gilette, il y a celui de l’équipe de France contre le Norvège, le 26 juin. Les Bleus doivent également y disputer un match de préparation.

  • Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Quand on demande à Stan Karwat ce qui caractérise le gardien de but, sa réponse est simple. « C’est le seul joueur dans une équipe qui n’a pas le droit à l’erreur ».

    Celui qui a gardé la cage de Nîmes et Martigues, entre autres, dans sa longue carrière, connaît le rôle sur le bout des doigts. Des terrains de Tomaszow, sa ville natale en Pologne, jusqu’à Beauvais, il a croisé Fabien Barthez, « c’était un de ses tout premiers matches avec Toulouse, j’ai deviné qu’il ferait une belle carrière », ou encore Grégory Coupet, « avec qui nous échangeons souvent sur le métier ».

    Pour lui, la clé numéro 1 que doit avoir un gardien de but pour réussir, « c’est sa capacité à faire le minimum de boulettes. Et, surtout, d’être en mesure de gérer en un laps de temps le plus court possible une qualité de données avant de prendre sa décision ».

    Lorsqu’il a vu Geronimo Rulli dans le but marseillais, « j’ai tout de suite senti le joueur fait pour l’OM, comme l’a été avant lui Steve Mandanda. Il ne commet pas, ou très peu, de faute, il accélère le jeu et fait vivre le ballon ». Et le fait qu’il ait arrêté cinq penalties consécutivement la saison dernière ? « C’est un bonus ».

    Derrière le champion du Monde argentin, le Néerlandais Jeffrey de Lange attend. « C’est une excellente doublure. Mais son style n’est pas comparable. Il est dans le rôle du second. Celui qui doit attendre son tour en étant toujours très fort. Mais pour le poste de gardien, le titulaire doit être sûr d’avoir la confiance absolue de son entraîneur, de ses coéquipiers et, surtout à Marseille, des supporters ! »

    Mauvais timing

    Or, depuis l’échec en Trophée des Champions, Geronimo Rulli connaît un passage à vide. « Il a fait quelques erreurs de main qui ont coûté des points. Personnellement, si j’avais dû le diriger, je ne serai pas revenu sur ça. Il sait très bien ce qu’il n’a pas réussi. Ressasser les erreurs, ce n’est pas bon pour la confiance », insiste Stan Karwat.

    Quant au fait de donner des rôles, le Fosséen d’adoption n’est pas trop fan. « Quand un gardien est titulaire, il doit jouer tout le temps ! La doublure connaît son rôle. Elle est là en cas de blessure ou de suspension. C’est pourquoi j’estime que c’est une erreur que Geronimo Rulli ne soit pas dans le but en Coupe de France. »

    Il sait bien que ce n’est pas facile à vivre. Aussi bien pour l’entraîneur, qui doit gérer les espoirs du numéro 2 et faire en sorte que son numéro 1 soit toujours au top niveau de sa confiance, que pour les deux joueurs concernés. « Le numéro 2 reste dans son rôle. Montre ses qualités à l’entraînement. Sachant que son statut reste le même. Aussi longtemps que le numéro 1 est irréprochable. »

    L’entraîneur se base sur ce qui se passe en sélection nationale. « J’ai beaucoup discuté avec Grégory Coupet, qui a longtemps vécu dans l’ombre de Fabien Barthez en équipe de France. Avant d’avoir enfin sa chance. Nous avons la même philosophie à ce sujet », souligne-t-il.

    Quand la saison débute, surtout avec deux nouveaux joueurs au poste, comme ce fut le cas à l’arrivée de Roberto De Zerbi, « l’entraîneur doit être clair et fixer les rôles de chacun. à ce poste, c’est dangereux de mettre de la concurrence. Car cela amène le doute. Et le doute provoque la perte de confiance. L’entraîneur doit donc se montrer ferme et s’interdire de modifier la hiérarchie, si la situation ne le justifie pas. »

    Ainsi, quand Geronimo s’est mis à douter, l’erreur de Roberto De Zerbi a été de ne pas le protéger. « Il aurait dû jouer les deux tours de Coupe de France, cela l’aurait aidé à retrouver une certaine confiance. » Par ailleurs, ne pas le titulariser au Parc des Princes face au PSG, parce que Jeffrey de Lange avait réussi deux matches sans erreurs contre Bayeux et Rennes, a eu un double effet pervers. Il a fait perdre sa confiance au Néerlandais, qui a encaissé cinq buts, et fait un peu plus gamberger celui qui aurait dû rester le numéro 1 indiscutable.

    « Un gardien de but, c’est un peu comme un super ordinateur qui doit analyser en une fraction de seconde un maximum d’éléments. Prendre les informations sur le placement des attaquants adverses. Savoir où sont ses défenseurs. Où il se situe par rapport au but. Choisir une réponse ciblée et être capable d’anticiper ce que va faire le porteur du ballon », détaille Stan Karwat. Selon lui, « Geronimo Rulli a toujours ces capacités en lui. Il a juste besoin d’un signal de la part de son entraîneur qui lui montre qu’il a toujours confiance en lui. C’est comme cela qu’il réveillera ses qualités ».

    Et s’il a un conseil à donner à Habib Beye ? « Qu’il soit ferme dans son choix et clair dans son soutien au gardien titulaire. C’est comme cela qu’il en obtiendra le meilleur.  »

  • [Entretien] Nika Kovac : « 20 millions de femmes en Europe n’ont pas accès à l’IVG »

    [Entretien] Nika Kovac : « 20 millions de femmes en Europe n’ont pas accès à l’IVG »

    La Marseillaise : Vous êtes la coordinatrice du mouvement citoyen « My voice, my choice ». En quoi consiste ce mouvement ?

    Nika Kovac : My Voice, My Choice [ma voix, mon choix, Ndlr.] est une initiative citoyenne qui appelle à une réponse concrète de l’Union européenne sur l’inégal accès à l’avortement. Le cœur de ce mouvement My Voice, My Choice vient d’un simple constat : l’accès facile et sans danger à l’avortement est une question de santé publique qui ne devrait pas dépendre de son code postal, de ses revenus ou de la politique. L’idée m’est venue en 2022, après que la Cour suprême des états-Unis a aboli la jurisprudence Roe v. Wade [qui garantissait l’avortement au niveau fédéral, Ndlr.]. Je vivais à New York à ce moment et j’ai vu comment des droits pouvaient être repris en une seule nuit. Je ne voulais que ce qu’il s’est passé alors arrive en Europe. Avec mon équipe, on a décidé que la protection de l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) ne pouvait pas être qu’un combat national. Il y a, en ce moment, plus de 20 millions de femmes en Europe qui n’ont pas un vrai accès à un avortement sans danger. Et parce que nous croyons que le changement vient des mobilisations démocratiques, nous avons décidé d’utiliser le seul outil disponible pour les citoyens européens : l’intiative citoyenne européenne.

    Aujourd’hui, la Commission européenne va se prononcer sur votre initiative citoyenne pour permettre l’accès à l’avortement. Pouvez-vous détailler ce texte ?

    N.K. : Notre proposition ne pourrait pas changer les lois nationales sur l’IVG. Nous demandons la création d’un mécanisme de financement européen qui pourrait aider les états qui aident à avorter, les femmes qui ne peuvent pas y avoir accès dans leur propre pays. Si une femme doit voyager , elle ne devrait pas supporter le poids financier de cette opération seule.

    Ces deux dernières années, plus de 1,2 million de citoyens ont signé cette initiative. C’est un nombre très important. Le parlement européen a d’ailleurs examiné cette proposition et l’a soutenue avec une large majorité. Ce qui a commencé comme une idée est devenu une très large mobilisation féministe à travers l’UE. Le vote d’aujourd’hui n’est donc pas juste sur une question technique, mais de savoir si la Commission européenne respecte le processus qu’elle invite les citoyens à utiliser et si elle est prête a agir quand la santé et la vie des femmes est en danger.

    Pourquoi cette initiative est-elle nécessaire ?

    N.K. : Parce que la santé et la vie des femmes sont en danger à cause de manques d’accès à la santé sexuelle et reproductive de base. Prenez la Pologne, après une abolition presque totale de l’IVG en 2020, des femmes comme Izabela sont mortes car les médecins avaient peur de réaliser un avortement, par crainte d’être criminalisés. Aujourd’hui, les Polonaises voyagent à l’étranger pour avoir accès à ces soins. Elles dépendent des ONG, certaines commandent des pillules abortives en ligne parce qu’elles n’ont pas d’autre choix. En ce moment, il y a Lela, enceinte de 15 semaines, avec un diabète de type 1 qui vomit du sang et qui voit sa santé se détériorer, qui demande un avortement pour sauver sa vie qu’on lui refuse. Et ça se passe aujourd’hui. Ou encore en Croatie, où Mirela Avajda portait un enfant avec une tumeur. L’avortement est légal dans son pays, mais on lui a quand même refusé l’opération et elle a dû se rendre en Slovénie, à ses frais, pour être avortée. La loi existe, l’accès non. Regardez en Italie. L’IVG est autorisé depuis 1994, mais 70 à 80% des médecins sont objecteurs de conscience [peuvent refuser de pratiquer l’avortement, Ndlr.]. Donc l’accès dépend de là où vous habitez. C’est pour ça que cette initiative est importante, elle pourrait créer un filet de securité pour aider ces femmes et leur éviter souffrances et anxiétés. C’est une petite proposition légale qui pourrait faire la différence entre la vie et la mort pour certaines femmes. Ce n’est pas optionnel, c’est nécessaire.

    Il y a une montée des mouvements conservateurs et en particulier anti-avortement, en Europe et dans le monde. Cela vous inquiète-t-il ?

    N.K. : Oui, nous devrions être tous concernés. Car nous savons que quand la politique va vers l’autoritarisme, ce sont les corps des femmes qui deviennent le premier champ de bataille. Faire de ce monde un endroit plus juste et plus solidaire est donc la seule façon de protéger les droits que nous avons.

  • La Région Sud dévoile deux initiatives à l’intention du secteur agricole

    La Région Sud dévoile deux initiatives à l’intention du secteur agricole

    Le renouvellement des générations constitue un enjeu majeur pour l’agriculture, en des temps particulièrement difficiles pour ses filières, accablées par les accords de libre-échange et les politiques d’abattage concernant la dermatose nodulaire. C’est pourquoi, pour favoriser l’attrait des professions agricoles et poursuivre l’accélération de la transition écologique, la Région Sud a annoncé, lundi au Salon de l’agriculture, deux initiatives.

    La première, le prêt d’honneur régional, vise à renforcer les projets agricoles dès leur lancement. Sans intérêt ni garantie personnelle, il permet aux porteurs de projets de consolider leurs fonds propres et de sécuriser leur installation ou la reprise d’une exploitation. D’un montant compris entre 5 000 et 30 000 euros, il facilite l’accès au financement bancaire et crédibilise les démarches auprès des partenaires financiers. Particulièrement pensé pour les jeunes agriculteurs, il contribue à la transmission des exploitations.

    Dans la région française comptant le plus grand nombre d’exploitations agricoles biologiques (5 042 exploitations certifiées ou en conversion, ce qui représente 36% de la surface agricole utilisée [SAU] régionale), la seconde, le Plan bio régional 2026-2028, s’inscrit dans la logique des évolutions du marché et des attentes des consommateurs. Il s’articule autour de trois priorités : stimuler la demande et renforcer la consommation de produits biologiques, consolider et développer des filières biologiques résilientes, et accompagner les opérateurs face aux enjeux sociétaux et environnementaux.

  • La filière agricole vectrice de retour à l’emploi dans le Var

    La filière agricole vectrice de retour à l’emploi dans le Var

    Avec 7 830 emplois à temps plein et des besoins importants, la filière agricole est vectrice de recrutement dans le Var. C’est pourquoi le Département et la FDSEA, avec France Travail, la MSA Provence Azur, les organismes de formation, la Chambre d’agriculture du Var et la Maison de l’Emploi, ont mis en place, en 2025, une expérimentation. Le but est le retour à l’emploi d’allocataires du RSA vers des métiers du secteur. Cette expérimentation a été l’objet d’une table ronde, mardi, au Salon de l’agriculture, afin de faire un bilan d’étape.

    Ce projet consiste en un dispositif de découverte et d’intégration : entretiens individuels, immersion dans le métier, formation de 105h, puis intégration dans l’emploi via un contrat de professionnalisation d’au moins 6 mois. Il a majoritairement concerné la filière viticole, principale vectrice d’emplois agricoles dans le département (60% de la superficie cultivée). Au total, 27 promesses d’embauche ont été réalisées sur trois bassins : golfe Saint-Tropez, bassin hyérois et centre Var.

    Plus difficile pour les métiers de la mer

    Pour Isabelle Arnaud, directrice de la FDSEA83, « cette expérimentation est pleine de promesses. On l’a démarrée sur du global, aujourd’hui, on tend à faire évoluer le collectif vers des réponses en individuel, en multifilières, en sollicitant nos employeurs pour des promesses d’embauche et en allant chercher les candidats ». Didier Dorn, directeur de la Maison de l’emploi Provence Méditerranée, reconnaît cependant « l’écart entre les besoins des agriculteurs et nos objectifs. Les réalités nous ont rattrapés. Il y a quelques réussites, mais on peut mieux faire. On a décidé de partir d’un contrat de travail comme point de départ de la formation. Cette expérimentation s’évaluera sur plusieurs années », mais demeure, quoi qu’il en soit, « gagnant-gagnant ».

    Laurence Gallezot, directrice de l’agence France Travail de Brignoles, invite elle aussi à « s’adapter au profil du candidat. Quand on capte des candidats qui veulent aller vers la filière agricole, il faut qu’on se rapproche de la FDSEA pour qu’elle les mette en lien avec un employeur », et non plus l’inverse.

    Au-delà des filières terriennes, la mer pourrait-elle être concernée ? Cela semble plus compliqué : « On ne peut pas embarquer quelqu’un pour lui montrer le métier, il doit être déjà marin de la marine marchande, ce qui nécessite une formation de minimum six mois », expliquent Manon Ranc-Bargas et son mari, Jérôme Bargas, patrons-pêcheurs à La Seyne-sur-Mer. Cela pourrait en revanche être davantage possible sur d’autres métiers liés à la pêche, comme la préparation de bateaux et la vente, « la part la plus importante du métier ».

    A voir

    Sur le stand du Vaucluse, Joannes Richard, champion du monde de burger 2023 et vainqueur des European Street Food Awards 2025, est venu cuisiner un burger au porc du Ventoux et une pita à l’agneau 100% vauclusiens.

    La buvette/cantine des Hautes-Alpes est tenue par l’association des producteurs des Alpes du Sud, qui présentent un large choix de produits (fromages, tourteaux, charcuterie, bières, liqueurs…).

    De nombreux producteurs des Alpes-de-Haute-Provence font valoir leurs produits, notamment la fameuse pomme des Alpes, ainsi que miel, poires, lavande…

    La Côte d’Ivoire est le pays à l’honneur de ce SIA 2026. Terre de cacao, de noix de cajou, de bananes et d’innovations, elle dévoile une agriculture diversifiée et tournée vers l’avenir.

  • Seyne-les-Alpes : la Confédération Paysanne fait son contre Salon de l’agriculture

    Seyne-les-Alpes : la Confédération Paysanne fait son contre Salon de l’agriculture

    Ces événements sont organisés dans le cadre de la sixième édition du Salon à la ferme, « un pied de nez au Salon de l’agriculture parisien ». Ce contre Salon vise à défendre l’agriculture paysanne. Dans le contexte des élections municipales, le syndicat veut s’adresser aux élus locaux. La thématique annuelle est centrée sur le rôle des communes dans le développement de l’agriculture paysanne.

  • Un nouvel hôtel 3 étoiles va ouvrir à Aubagne au début de l’été

    Un nouvel hôtel 3 étoiles va ouvrir à Aubagne au début de l’été

    « Ce sera le premier Tulip hôtels et résidences de la région », assure Vicky Carré. Déjà directrice de l’hôtel Campanile, 3 étoiles, zone Alta Rocca, elle sera la directrice, en indépendante et sous franchise, de cet hôtel en construction au 165, D8 N à Aubagne. Pour être un peu plus précis, il est en train d’être bâti « derrière le terrain du concessionnaire Renault », éclaire-t-elle, à proximité du nœud autoroutier. « Si tout se passe bien, il devrait ouvrir au début de l’été », annonce Vicky Carré. Il existe pour l’heure ce type d’hôtel à Joinville-le-Pont (île de France), « et un autre est dans les tuyaux », poursuit-elle.

    Cet hôtel 3 étoiles, qui fait partie de la marque du groupe Louvre Hôtels, le principal concurrent du groupe Accor, comprendra 48 chambres et 8 appartements. Il va s’ajouter aux 7 hôtels de même catégorie dans le Pays d’Aubagne et de l’Etoile. « Un besoin existe », affirme Vicky Carré. « La clientèle commerciale et d’affaires préfère séjourner à Aubagne qu’à Marseille, car elle va trouver ici des chambres moins chères. La nuit dans un 3 étoiles à Marseille peut aller de 200 à 300 euros, tandis qu’au Tulip hôtel, même s’il y a une grosse demande, ce sera 150 euros, et sinon 100 euros la nuitée », observe-t-elle. Et à Aubagne, le stationnement près de l’hôtel sera gratuit. La clientèle touristique adopte la même attitude, selon elle. « À Cassis par exemple, se loger coûte très cher, et les parkings sont payants. Pour les touristes, ça devient trop cher et saturé. »

  • La mairie de Manosque déplore le « désengagement de l’état »

    La mairie de Manosque déplore le « désengagement de l’état »

    La mairie de Manosque s’est vantée, mercredi, d’une « épargne record » malgré « le désengagement rituel de l’état ». Le maire, Camille Galtier, et le conseiller municipal délégué au budget, Pascal Antiq, ont présenté « des comptes au vert » et ont affirmé avoir fait mieux que leurs prédécesseurs. « On laissera les marges de manœuvre à la prochaine équipe municipale pour faire un budget modificatif », a promis le maire, par ailleurs candidat à sa succession, à quelques jours des élections municipales.

    « Le budget gouvernemental nous assèche encore une fois. On considère que le Manosquin est un sous-citoyen puisque les ponctions sur la ville sont bien plus importantes que sur l’ensemble du reste du département », a regretté Camille Galtier. Malgré cela, « depuis 2023, la progression des recettes a été supérieure à l’augmentation des dépenses », ce qui permet « d’investir de manière importante sans attaquer notre capacité d’emprunt » et de « faire baisser notre endettement », s’est félicité Pascal Antiq.

    « On est passé de 0,6 million d’euros d’épargne en 2019 à plus de 2 millions depuis 2023, a ajouté le maire. Sur l’investissement en 2025, on est sur une dynamique inédite, puisqu’on a un niveau d’investissement historiquement élevé », avec 19,5 millions d’euros, notamment pour les écoles, les sports, les loisirs, le stationnement et la voirie, ce qui permet « d’attirer les gens sur Manosque », a affirmé le conseiller municipal délégué au budget.

    « Un endettement maîtrisé »

    La mairie a présenté « un endettement maîtrisé », ce qui « préserve les capacités d’action de la future équipe municipale, quelle qu’elle soit ». L’équipe municipale table sur un budget de 80,4 millions d’euros, avec 49,8 millions d’euros en fonctionnement et 30,6 millions d’euros en investissement. La mairie s’est par ailleurs fixé un objectif de 17 millions d’euros de dépenses d’équipement en 2026, « sans nouvel emprunt ». « Ceux qui s’installeront à notre place auront les caisses pleines et démarreront avec des finances saines », a insisté Pascal Antiq.

    L’équipe municipale s’est par ailleurs félicitée de n’avoir jamais augmenté les impôts, restés inchangés « depuis 1996 ». Le maire s’est vanté d’avoir doublé les investissements par rapport au mandat précédent. « On est sur des bases solides, sans être à l’abri du désengagement de l’état. Il faudra malgré tout continuer à avoir une gestion saine », a estimé le conseiller municipal délégué au budget. La mairie aurait 9 millions d’euros d’épargne en réserve « pour aborder 2026 sereinement ». « Les ponctions de l’état ont asséché la commune au fur et à mesure », a déploré Camille Galtier.

    La mairie mise sur cinq projets dans lesquels investir pour 2026 : la maison du patrimoine, la glacière, le parc forum, l’espace Lemoyne et le dôme tournesol. La Ville continuera par ailleurs à financer les écoles, l’église Saint Sauveur et le quartier de la Ponsonne.

    Le Regain manosquin, une liste de rassemblement de gauche, se présente face au maire sortant pour les élections municipales. Le syndicaliste Patrick Rousset en est la tête de liste et est soutenu par plusieurs partis de gauche, dont le Parti communiste, les écologistes, l’Après et Génération.s. Une autre liste de gauche est menée par Sébastien Aubert.

    Conseil municipal de Manosque ce jeudi à 18h, salle Osco-Manosco, 570 chemin du Moulin Neuf.

  • L’unique caisson hyperbare de Vaucluse s’installe à l’hôpital

    L’unique caisson hyperbare de Vaucluse s’installe à l’hôpital

    Comme si un sous-marin s’était échoué sur les bords du Rhône. L’hôpital d’Avignon a présenté, ce mardi 24 février, l’arrivée dans son enceinte du seul caisson hyperbare de Vaucluse.

    Il se présente sous la forme d’une capsule pouvant accueillir huit personnes simultanément. Autrefois à la clinique Urbain V, qui a depuis fermé, l’équipement est rare et possède plusieurs vertus. L’intérieur est pressurisé « comme si on se trouvait 15 mètres sous le niveau de la mer », précise le docteur Vincent Truchot, membre de l’équipe de la société qui exploite le caisson. L’instrument, qui se trouve dans les anciens locaux du premier IRM de Vaucluse, permet ainsi de fournir des soins d’oxygénation en faisant respirer aux patients un air avec un taux d’oxygène très élevé. Ce qui permet une amélioration de soin en matière de « cicatrisation des plaies chroniques, de cicatrisation post-chirurgie, lésions des tissus en post-radiothérapie, infection de l’os, embolie gazeuse ou encore surdité brusque », liste l’établissement de santé.

    Les séances, d’une durée d’une heure et demie, se déroulent sous pression, masque à oxygène sur la bouche, avec interdiction d’utiliser un appareil électronique. Mais une radio anime tout de même le lieu, avec la possibilité de ramener un livre.

    Chaque année, 9 000 séances d’oxygénothérapie y sont réalisées. Les patients sont orientés par les médecins ou spécialistes qui connaissent la discipline. « C’est un peu à la marge. Mais cela peut beaucoup apporter selon la pathologie », glisse le docteur Jean-Jacques Albertini, qui travaille avec l’outil depuis son installation.

    Le centre hyperbare est installé en Cité des Papes depuis 32 ans et a donc déménagé pour la première fois. « Un nouveau challenge nous attend », glisse devant l’engin le docteur Hubert Truchot, qui gère la société d’exploitation. Présent ce mardi, Pierre Pinzelli, directeur général du centre hospitalier d’Avignon, se réjouit de voir arriver cet équipement « dans de bonnes conditions, avec une collaboration renforcée entre nos équipes ». La machine n’a pas été achetée : le centre hospitalier loue les locaux à la société d’exploitation. Mais il y a l’ambition de « créer un groupement de coopération sanitaire », précise le directeur hospitalier, ce qui permettrait de mutualiser les moyens. « On est une structure privée. Mais elle appartient à des médecins depuis plus de 32 ans. Il n’y a pas de groupe derrière », assure Vincent Truchot. De premiers échanges devraient se mettre en place grâce à cette proximité nouvelle. Sur place, le docteur Sanchez, du service de dermatologie, a évoqué son intérêt pour « renouer quelque chose » dans la prise en charge de patients du centre hospitalier, constatant « un glissement de la population avec des personnes très âgées qui ont des problèmes de micro-circulation et de macro-circulation ».

  • Les aides de secours vers un nouveau fonctionnement en Vaucluse

    Les aides de secours vers un nouveau fonctionnement en Vaucluse

    Vers un changement dans le fonctionnement des bons de secours ? C’est ce que déplore la CGT des finances publiques de Vaucluse, qui alerte sur une évolution du dispositif. Cette aide financière urgente « très ponctuelle » concernerait une centaine de personnes par mois à Avignon et deux cents dans le département. Elle est comprise entre 50 et 150 euros et était distribuée à l’accueil du service des impôts des particuliers, sur décision des services du Département et du CCAS. Elle permet de payer les charges « essentielles », comme l’électricité ou la nourriture.

    Mais une transformation du dispositif est engagée : la distribution s’effectuait jusqu’ici surtout en numéraire, un peu partout sur le département. Or, « avec la suppression des trésoreries en 2019 et surtout le désengagement de la DGFiP de sa mission de caisse », rappelle la CGT dans un communiqué, la distribution en liquide ne se faisait plus que dans deux villes : Avignon et Carpentras, les dernières à disposer d’une caisse numéraire.

    À Avignon, des travaux de rénovation prévus du 2 mars au 7 avril entraînent la fermeture temporaire de la caisse en numéraire. Conséquence : impossible, durant cette période, de distribuer les bons de secours sous cette forme. Pour la CGT, cela constitue « une atteinte supplémentaire aux droits des plus précaires de nos concitoyens ».

    Contacté, le directeur départemental des Finances publiques, Michel Laffitte, s’inscrit en faux. Il précise que la DGFiP « encourage depuis de nombreuses années les émetteurs de bons de secours à se tourner vers des solutions alternatives au versement en numéraire à ses guichets », car le système a « des désavantages ». Parmi les options avancées : virement direct à un commerçant partenaire pour l’achat de produits alimentaires, ou un chèque d’accompagnement personnalisé délivré par un prestataire agréé par les collectivités.