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  • Aix capitale de la pétanque

    Aix capitale de la pétanque

    Bruno Mansio le président de la Boule Aixoise et son équipe ont déjà réussi leur pari.

    L’incroyable engouement pour cette deuxième édition a poussé les organisateurs à porter la limite des engagements à 500 équipes. C’est dire combien la mayonnaise a pris dans la cité du Roi René pour cet événement.

    La première édition a été remportée par Mickaël Bonetto, Jean-Michel Puccinelli et Ludovic Montoro. Puccinelli et Bonetto associés à Montoro viennent de se rencontrer lors de la finale à Nyons. Ce sont les hommes en forme du moment. Montoro absent, ce sera le jeune Dawson Herlemann (tout récent champion d’Europe triplette juniors et vice-champion d’Europe de tir de précision) qui prendra le relais. Autant dire que cette triplette sera dans le Top 4 des grands favoris.

    Et ils seront nombreux les prétendants. Un parterre de champions venus des quatre coins de France et du monde.

    On pense à Adrien Delahaye, Pierre Maurel en forme olympique associé à Joseph Gimenez. Maison Durk, Kévin Prud’homme, Baldwin Magny ne seront pas loin de l’arrivée. La triplette Italo-Malgache composée de Diego Rizzi, Alessio Cocciolo. Yves Rakotoarisoa est sacrément armée.

    Frédéric Cantarel, David Riviera, Michel Hatchadourian voudront briller de mille feux à domicile, tout comme Marco Foyot, Jérémy Fernández, Fernand Molinas.

    Henri Lacroix et Frédéric Bauer associés peuvent faire des étincelles. Le local Christian Bandikian mènera le bouchon. Ce n’est qu’un aperçu de la liste des potentiels vainqueurs, d’autres joueurs de renom tels que Romain Fournié, Jacques Basil. Maryon Baudino, Christian Andriantseheno, Patrice Gregori, Gino Deslys, Thierry Grandet, Gilles Gayraud ne sont pas là pour faire du tourisme.

    La table est mise, il ne reste plus qu’à déguster ce fabuleux menu pour les nombreux et nombreuses passionnés qui seront présents au Parc Jourdan

    En marge de cette compétition, le président Bruno Mansio et son équipe ont concocté un programme très varié.

    Le programme

    Vendredi 9 octobre 14h

    Doublette choisie 300e + les mises

    Samedi 10 octobre 9h

    International triplette poule.

    Samedi 10 octobre 14h

    International Féminin limité à 128 équipes.

    Dimanche 11 octobre

    International jeune limité à 32 équipes

  • [Jeu provençal] Kevin Vallauri roi en solitaire

    [Jeu provençal] Kevin Vallauri roi en solitaire

    Ils étaient 147 au départ ! Même si la pluie va, dès l’entame, quelque peu semer la perturbation, elle n’entame en rien l’engouement, la dynamique des participants. Répartis sur trois sites par tirage au sort : Boule Plate avec comme délégué : l’enfant du Pays, Jean Leonetti, et l’arbitre Jean-Luc Ballester, Vitrolles avec comme délégué David Tortil, et les arbitres Christophe Guyot – Frédéric Cafieri enfin le Grand Pavois, avec comme Déléguée : Yasmina Manenssour, et l’arbitrage de Patrick Paul. C’est sur Septèmes que vont se retrouver le lendemain, les qualifiés, pour disputer l’emballage final.

    On retrouve donc venus de Vitrolles Jean-Jacques Thierry (Carré Boule), Julien Lefèvre (Boul. Ciotadens), Tom Aleman (Amis de St Julien), Frédéric Lorenzetti (Carré Boule), Daniel Giraud Barbuzzi (B. des Pins), Vincent Barras (B. Pélican), Kevin Quiriconi (B. Modérée), arrivant de la Boule Plate, Karim Bentahar (Boule Dorée), Julien Bentahar (B. Des Pins),Mickaël Martin de Arojo (B. Modérée), Sylvain Escalante (B. Saliniere) et ceux qui resteront sur place les Denis Fouque (B. Puyricard), Rachid Ferchil (B.Dorée), Kevin Vallauri (B. Carnussienne), Davy Gebert (B. La Pauline).

    Rachid Rehabi (B. Dorée) tout comme le même binôme pour l’instance départementale.

    Après les huitièmes en ouverture le matin, et la victoire de Kevin Vallauri sur le finaliste 2025 Mickaël Martins de Arujo comme fait marquant de cette entame, les joueurs abordent les quarts de finale.

    Dorénavant la voie est libre dans la course au titre…

    On aura, en fait, assisté à une passation de pouvoir car ce dernier va sur la route des quarts sortir Frédéric Lorenzetti, puis en demi-finales dominer Karim Bentahar pour retrouver en finale le Pélican Vincent Barras dont le parcours sans faute l’a vu battre par la plus infime des marges Thierry Jean-Jacques, et ensuite Julien Bentahar pour s’offrir une place à son tour en finale.

    Après un face à face bien serré, le Pélican véritable vieux briscard, au palmarès époustouflant, Vincent Barras va s’incliner en quinze mènes face à son jeune adversaire le Carnussien Kevin Vallauri.

    Résultats

    Quarts de finale

    Julien Bentahar bat Tom Aleman l13 à 11

    Kévin Vallauri bat Frédéric Lorenzetti 13 à 5

    Vincent Barras bat Thierry Jean-Jacques 13 à 12

    Karim Bentahar bat Daniel Giraud Barduzzi 13 à 3

    Demi-finales

    Vincent Barras bat Julien Bentahar 13-4

    Kevin Vallauri bat karim Bentahar 13 -6

    Finale

    Kevin Vallauri bat Vincent Barras 13 à 7

    Evol. du score :

    Kévin Vallauri -Vincent Barras : 1-0 // 1-2 // 1-3 // 2-3 // 4-3 // 5-3 // 5-5 // 6-5 // 6-6 // 7-6 // 8-6 // 10-6 // 10-7 // 11-7 // 13-7

  • Coudène, Cortes, Terryn, Seignouret décrochent le Graal

    Coudène, Cortes, Terryn, Seignouret décrochent le Graal

    Après un léger retard à l’allumage, mais normal et rien de bien méchant, le contingent de ces jeunes venus disputer le championnat en individuel est imposant. La brigade autour du délégué Jauffrey Capasso avec Régis Monjo et Anthony Llinares a fort bien neutralisé la vague déferlante. Avant de lancer la compétition sous la direction des arbitres Jean-Luc Ballester et Fred Cafieri qui était hier ici même et Annie Saliba.

    Toutes les écoles de boules ont déployé leurs forces vives et les premières oppositions sont bien attractives…

    En conclusion, nous mettrons en avant la qualité de l’accueil avec les bénévoles autour du président Farid Djoghal et Laëtitia qui a apporté son soutien à l’intendance, secteur restauration, qui fait bien plaisir à ces jeunes joueurs.

    benjamins

    Jules Coudène champion

    Si on a pu remarquer, que pour se déplacer Claude Barbi, le responsable de l’école de boules Le Pélican suite à un léger problème physique, devait s’aider d’une canne. Problème qui ne l’aura pas empêché de venir à Vitrolles avec un imposant contingent de ses jeunes boulistes. Ils étaient entre autres huit dans cette catégorie. Dans ce contingent, Eyden Baudino et Wyatt Buche, le champion et le vice-champion 2025.

    Le duo va se retrouver dans le dernier carré. Cette figure géométrique est composée de 4 de ces élèves. Sympathiquement un constat s’impose. Si le dirigeant, à qui nous souhaitons un prompt rétablissement, à un peu de plomb dans l’aile, ses Pélicans, eux, survolent la compétition. Ils ont plutôt même des airs de « Milans royals »…

    À la suite de deux explications très intenses, nous allons assister à un passage de témoins avec les lauréats 2025 qui vont s’incliner respectivement face à Julien Coudène et Mayven Marsille. Au terme du dernier acte, le premier va s’imposer aux forceps, dans un suspense qui atteindra son paroxysme.

    Demi-finales

    Mayven Marsille bat Wyatt Buche 13 -8

    Jules Coudène bat Eyden Baudino 13-8

    Finale

    Jules Coudène bat Mayven Marsille 13 – 12

    minimes

    Esaie Cortes confirme en champion !

    Avec la présence du trio champion de France, Vincent Llinares, Jean Navarro et Clément Rigaud voilà un titre qui s’annonce très convoité, d’autant plus que le champion 2025 Jules Chandelier a avancé dans l’âge…

    On remarque que sur la voie des quarts les sociétaires de la B. Barquaise voguent sur un long fleuve tranquille.

    Anthony Bajolle vainqueur de son partenaire de club, Santiago Gomez va se retrouver opposé dans le dernier carré au champion de France Rigaud. Lequel prendra le meilleur, tout de même poussé dans ses derniers retranchements.

    En parallèle, Esaïe Cortes va lui aussi, dans un duel fratricide, face à Tyron Sbrega, se hisser en demi-finales.

    Après un dynamique bras de fer, face au joueur de Beaudinard Malone Gascon, il parvient, un an plus tard, à revenir au même stade. Va-t-il cette fois parvenir à décrocher le graal ? La réponse sera donnée une heure plus tard.

    Cortes fait sauter le vice et se voit sacré champion départemental 2026.

    Demi-finales

    Essaie Cortes bat Malone Gascon 13 -11

    Clément Rigaud bat Anthony Bajolle.13 – 11

    Finale

    Essaie Cortes bat Clément Rigaud 13 à 3

    cadets

    Chapeau Mylan Terryn !

    C’est une cinquantaine de joueurs qui ont validé leur participation.

    Avec deux écoles de boules la Barquaise et La Batarelloise qui regroupent plus de la moitié des inscrits.

    À l’inverse le Smuc avec Rohy Rasoanaivo et La B. Dansante qui aligne Valentin Malpas, ont par leur présence démontre leur objectif de développement vers les jeunes…

    Sur le plan sportif, les frères Vigne Mathéo et Kenny, Dangan Baudino, Marlon Gratier seront victimes du cadrage face respectivement aux Nathan Alzerra – le champion en titre – Anthony Vierjon, Jules Chandelier et Flavio Castellan.

    Les trois premiers vont sortir en quarts de finale. S’ouvre un dernier carré qui à l’image du temps s’annonce bien chaud, de par la qualité des opposants en lice.

    On remarque que les deux tout récents vice-champions de France se sont évités.

    Ainsi après avoir pris le meilleur respectivement du Liam Conti et Flavio Castellan, ils vont se disputer le titre…

    Dans cette opposition fratricide, un fait est certain, le titre sera pour la B. Aixoise.

    Le début de la partie sera à l’avantage de Mylan Terryn. Il est vrai que Loni Szczotkowski en entame n’aura pas développé son jeu habituel pour preuve deux casquettes néfastes, en conclusion de deux tirs, qui auraient pu prétendre à un meilleur sort. La physionomie de la partie tourne donc à l’avantage de Mylan Terryn qui a bien mérité que l’on lui adresse un chapeau pour sa prestation, alors que son ami a réalisé deux casquettes…

    Quarts de finale

    Loni Szczotkowski bat Noé Emmerich 13 -9

    Mylan Terryn bat Anthony Vierjon 13 – 9

    Liam Conti bat Jules Chandelier 13 – 3

    Nathan Alzerra – Flavio Castellan 10 – 13

    Demi- Finales

    Loni Szczotkowski bat Liam Conti 13 à 10

    Mylan Terryn bat Flavio Castellan 13 à 8

    Finale

    Mylan Terryn bat Loni Szczotkowski 13 à 6

    juniors

    Gianni Seignouret réalise le doublé

    Au recensement on note quelques absences, en sourdine se murmurent quelques bruits qui pourraient faire état à un règlement…

    Pour nous l’essentiel reste la logique du terrain. Partant du principe que les absents ont toujours tort.

    Pour revenir à l’aspect sportif à l’heure du cadrage qui ouvre la route du dernier carré, on peut voir Mathis Calderon se défendre comme un lion avant de baisser pavillon face à Jean-Manson Deslys.

    Le Smuciste Corentin Sarrazin va s’incliner face au futur champion. Clément Aurelio ne peut couper la route du Barquais Dylan Rayne-Langlade. Trois joueurs de la B. Barquaise composent le dernier carré. Dans la foulée, ce dernier élimine le dernier Camarguais Ilyès Kara. Par ailleurs Seignouret s’impose largement face à Deslys. Il reste euphorique pour sortir de cette barcarolle en signant le doublé.

    Demi-Finales

    Dylan Rayne-Langlade bat Ilyes Kara 13 à 9

    Gianni Seignouret bat Jean-Messon Deslys 13 à 2

    Finale

    Gianni Seignouret – Dylan Rayne – Langlade 13 – 0

  • [International de Nyons] Puccinelli la passe de quatre

    [International de Nyons] Puccinelli la passe de quatre

    Nyons est un des haut-lieu de la pétanque en France avec un International qui n’a très peu d’égal. Pendant six jours les passionnés·ées s’en donnent à cœur joie (Vétérans, Féminines, concours annexe). Le clou du spectacle concerne évidemment l’international avec un plateau royal, des parties de très haut niveau, et un final toujours à la hauteur de l’événement.

    Bien évidemment à l’arrivée on retrouve les plus forts, les plus solides, ceux dont le palmarès est déjà construit.

    Une équipe a marqué de son empreinte cette 21e édition : Pierre Maurel, Jean-Michel Puccinelli et Adrien Delahaye.

    Ils sont allés chercher le titre en dominant, en quart de finale, les tenants du titre Stéphane Robineau, Maison Durk et Dylan Rocher avec un tir stratosphérique de Delahaye et des partenaires parfaits dans leur rôle.

    Michel Adam l’invité surprise

    En demi-finale Jean-Michel Puccinelli retrouve son ancien partenaire Michel Adam associé à Baptiste Ruscelli et Enzo Alazay. La victoire est revenue au pensionnaire de la Boule Fréjusienne mais quel beau parcours de l’ancien vainqueur du Mondial la Marseillaise avec ses jeunes partenaires.

    Dans l’autre partie de tableau, Ludovic Montoro, Christophe Sarrio et Mickaël Bonetto ont dû faire le dos rond pour se débarrasser de Kevin Malbec, Christian Andriantseheno et Jimmy Capeleaud (13 à 12) avant de lutter à nouveau pour vaincre les étonnants vétérans Lilian Hermite, Adelino Alexio et Jean Boin.

    La finale a tenu toutes ses promesses avec un niveau parfois exceptionnel, un Delahaye toujours dans l’excellence au tir, tout comme Bonetto. La partie s’est jouée en trois temps. Une première fois à 10 à 11 lorsque Sarrio se retrouve frappant gagné. Il tape mais la Boule adverse n’est pas suffisamment poussée 11 à 11.

    La mène suivante est du même acabit. Sarrio se retrouve encore avec une boule de gagne. Il manque. Montoro derrière doit faire carreau pour gagner il échoue également.

    12 à 11 pour Maurel. Cette fois c’est le chant du cygne pour Bonetto et ses partenaires. Maurel, excellent, Puccinelli parfait et Delahaye exceptionnel s’imposent et peuvent soulever la lourde amphore des vainqueurs de Nyons. C’est la quatrième fois pour Jean Michel Puccinelli. Il rejoint Maison Durk dans le cercle fermé des quatre victoires.

  • [Entretien] Nicole Giraudi, France Cuba Marseille Bouches-du-Rhône : « On a dépassé le stade de l’urgence sur l’île »

    [Entretien] Nicole Giraudi, France Cuba Marseille Bouches-du-Rhône : « On a dépassé le stade de l’urgence sur l’île »

    La Marseillaise : En quoi consiste le mouvement Semillas de solidaridad et quelle place prend Aleida Guevara dans ce projet ?

    Nicole Giraudi : Elle joue un rôle d’ambassadrice non-officielle de la pensée et du socialisme cubain. Son objectif est de faire connaître les difficultés de son pays et solliciter l’aide, la coopération et le soutien, en se déplaçant dans différentes villes pour y faire des rencontres et des conférences. D’où le mot Semillas, qui signifie graine : elle sème la solidarité. Semillas de solidaridad est né grâce notamment à la branche du Gard de l’association France Cuba. Aleima s’est donc rendue dans le Gard, mais viendra aussi à Marseille et dans le sud-ouest.

    Il sera question, lors de la conférence, de la situation médicale actuelle à Cuba. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    N.G. : Aujourd’hui, on a dépassé le stade de l’urgence à Cuba. Comment pouvez-vous espérer que les hôpitaux fonctionnent quand il y a parfois vingt heures de coupure de courant par jour ? L’OMS a comptabilisé, rien que sur le mois de mars, 1 800 nouveau-nés qui sont morts à l’hôpital à défaut d’assistance respiratoire, et c’est la même chose pour les personnes âgées. La crise s’étend au-delà du milieu médical, les transferts d’argents sont bloqués par les Américains, le troc a fait son retour dans l’économie. Même le gouvernement cubain a dû diminuer les rations pour la population depuis janvier.

    Toujours au sujet de la santé, Cuba opère depuis 1959 une politique d’aide médicale internationale. En quoi consiste-t-elle ?

    N.G. : Dans le cadre de coopérations, Cuba envoie des médecins dans les endroits qui ont besoin d’une aide médicale. Au départ, cette aide s’est concentrée sur les pays en voie de développement, mais depuis le Covid, des médecins cubains interviennent aussi en Europe. En France par exemple, dans le Gard, mais aussi en Bretagne. En Italie également, certaines régions en ont bénéficié et en redemandent. C’est une manière pour Cuba d’affirmer la paix et la coopération internationale. Mais les États-Unis mettent la pression à tous les États qui seraient enclins à accepter cette collaboration médicale.

    La formation médicale est donc particulièrement bonne à Cuba ?

    N.G. : Oui, Cuba a beaucoup investi dans l’alphabétisation depuis 1961. La lutte contre l’analphabétisme était d’ailleurs un des objectifs de la révolution. Ce qui témoigne encore aujourd’hui de la qualité de la formation, c’est que sont formés à Cuba, des futurs personnels soignants étrangers.

  • [Tribune] Au sujet de la Protection fonctionnelle de Julien Ruas

    [Tribune] Au sujet de la Protection fonctionnelle de Julien Ruas

    Le 7 juillet 2025, le tribunal judiciaire de Marseille a reconnu Julien Ruas coupable des huit homicides involontaires de la rue d’Aubagne. Le jugement retient à son encontre une « faute de négligence caractérisée qui exposait autrui à un risque d’une particulière gravité », relevant que cette négligence, « au cœur de sa mission politique », s’était étalée sur plusieurs années malgré des alertes répétées. Le tribunal a notamment souligné l’incapacité de Julien Ruas à expliquer pourquoi seuls 350 000 des 6,5 millions d’euros votés dès 2013 pour des travaux d’urgence sur les immeubles en péril avaient été effectivement dépensés. Cette condamnation lui vaut deux ans de prison avec sursis et une interdiction d’exercer une fonction publique pendant cinq ans.

    La Marseillaise révélait fin 2024 que la protection fonctionnelle pour sa défense avait déjà coûté aux Marseillais 365 000 euros, hors amendes, frais du procès et indemnités aux victimes. Nous avons obtenu de vous, après demande écrite, les conventions d’honoraires encadrant cette prise en charge, dont le taux horaire nous a été caviardé.

    Nous notons que la Ville ne garantit pas, une nouvelle fois, un accès libre et éclairé à l’information sur sa gestion et ses choix. Sur les 522 000 euros consacrés depuis 2021 à la protection fonctionnelle de l’ensemble des élus marseillais, qui doit pourtant servir autant aux élus attaqués qu’aux élus poursuivis, le seul dossier de M. Ruas en première instance en représente 70%, une proportion appelée à croître encore avec les frais d’amendes, de procès, d’indemnité… et pour l’appel.

    Nous ne contestons pas le principe de cette protection, ni la légitimité d’une défense présente à l’intégralité des six semaines d’audience. Nous contestons l’absence de tout plafond fixé par la Ville dans la convention d’honoraires, alors que la jurisprudence l’y autorise (CE, 23 décembre 2009, n° 308160). Les 130 000 euros facturés pour la présence de deux avocats à l’audience représentent, sur 26 jours, 2 500 euros par jour et par avocat : ce montant nous interroge, tout comme l’absence apparente de toute dégressivité tarifaire pour une mission aussi longue, au regard de la clause de « nombre d’heures facturées ou déjà réglées (…) manifestement excessif » prévue par la convention elle-même. Dans le même esprit que ce qu’a pu rappeler le Conseil d’État s’agissant d’honoraires manifestement supérieurs aux pratiques tarifaires habituelles (CE, 22 décembre 2021, n°438918), ou le refus des frais liés au recours à deux avocats (CE, 19 octobre 2016, n° 389624).

    D’autres communes ont su faire face autrement. Dans l’affaire de la tempête Xynthia, la commune de La Faute-sur-Mer, moins de 1 000 habitants, a refusé en 2016 de payer une note d’honoraires de 240 000 euros jugée disproportionnée pour la défense de son ancien maire, condamné pour homicide involontaire en raison de sa négligence dans la gestion du risque d’inondation, s’ajoutant à 105 000 et 106 000 euros déjà réglés à des phases antérieures de la procédure, et a fait supporter le coût par son assurance. Marseille, qui pratique l’auto-assurance, ne dispose d’aucun filet de sécurité comparable : chaque euro pèse directement sur le budget communal, donc sur les Marseillais.

    Pendant ce temps, les 103 parties civiles de ce dossier se partagent 665 000 euros de frais irrépétibles pour leurs avocats, 6 450 euros en moyenne par personne, une somme mise à la charge des personnes condamnées, et non de la Ville. De nombreuses parties civiles ont dû, en parallèle, recourir à une aide juridictionnelle que plusieurs de leurs avocats ont publiquement qualifiée de dérisoire, ou régler elles-mêmes tout ou partie de leurs frais d’avocat faute d’éligibilité.

    À l’approche de l’appel, nous vous demandons :

    1. De réexaminer si le maintien de cette protection reste justifié dans son principe (CE, 1er octobre 2018, n°412897). La jurisprudence relève que la faute personnelle détachable, qui fait obstacle à la protection fonctionnelle, peut résulter de faits d’une particulière gravité, sans que leur caractère intentionnel soit déterminant (CE, 28 décembre 2001 n° 213931, TC 30 décembre 2015 n° C4036). La négligence caractérisée retenue par le jugement, étalée sur plusieurs années malgré des moyens disponibles et des alertes répétées (CE, 14 mars 2025, n° 489123 et CAA Marseille, 12 octobre 2021, n° 19MA04128), nous semble relever de ce cas de figure.

    2. De fixer et justifier a minima un plafond explicite dans les nouvelles conventions à conclure pour la phase d’appel.

    3. D’évaluer si le montant journalier/nombre d’heures facturé et l’absence de dégressivité légitiment une limitation de la prise en charge au titre de la clause conventionnelle prévue à cet effet et de rendre publique une comparaison avec les frais d’avocat engagés par la Ville de Marseille elle-même en tant que partie civile, et pour la défense de la SAEM Marseille Habitat mise en examen ;

    4. De rendre publique une évaluation actualisée et complète du coût total de cette protection fonctionnelle, passé et à venir.

    Un tel plafonnement et réduction des frais déjà réglés libérerait un budget qui pourrait être à son tour alloué aux victimes, ainsi la ville leur ferait un acte réel et concret de soutien. Il serait profondément injuste que les Marseillais continuent, huit ans après le drame, à payer deux fois : d’abord dans leur chair, puis dans leur portefeuille, pour la défense de celui dont la négligence a été judiciairement reconnue.

    Cordialement,

    Signataires

    Assemblée Des Personnes Délogées, ATTAC Marseille, ASF Marseille, CVPT, C5N, CeM, CC 1er/6e, DONUT, LDH Marseille, RESF 13, SYLM, Liliana LALONDE (Famille de Julien), Léo LAVIEILLE (Famille de Fabien), Mariella et Domenico CARPIGNANO (Famille de Simona)] Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne, Architectes Sans Frontières Marseille, Centre-Ville pour Tous, Collectif du 5 Novembre, Collectif des Écoles de Marseille, Conseil Citoyen 1er/6e arr, DONUT InfoLab, Ligue des Droits de l’Homme Marseille, Réseau Éducation Sans Frontières des Bouches-du-Rhône, Syndicat du Logement de Marseille, Liliana LALONDE (Famille de Julien), Léo LAVIEILLE (Famille de Fabien), Mariella et Domenico CARPIGNANO (Famille de Simona)]

  • [#DisMoiPourquoi] les animaux peuvent manger de l’herbe, des branches, mais pas nous ?

    [#DisMoiPourquoi] les animaux peuvent manger de l’herbe, des branches, mais pas nous ?

    Titouan, 11 ans. Collège des Caillols, à Marseille

    Les êtres vivants ne fonctionnent tous de la même manière. C’est le résultat d’une longue adaptation avec l’environnement que l’on appelle co-évolution. Chez les mammifères, qui regroupent les humains, les vaches, les chiens, les lapins et même les baleines, certains peuvent se nourrir d’herbe et de branches et pas d’autres. Cette différence s’explique par le fonctionnement des organes qui permettent la digestion.

    L’herbe et les branches sont composées de cellulose, une matière qui nécessite un équipement spécial pour être transformée en énergie. Il faut des dents qui peuvent couper (incisives) et broyer (molaires) pour décomposer mécaniquement la cellulose. Il y a ensuite de nombreuses transformations successives qui se déroulent dans le ventre, notamment grâce à des bactéries et des champignons.

    Les humains ne disposent pas de tous les éléments, donc ils ne se nourrissent pas d’herbe et de branche. Par contre, ils mangent des aliments riches en cellulose que l’on appelle alors fibres en nutrition. »

    Mikaël AKIMOWICZ, maître de conférences au Laboratoire d’Économie et de Sociologie du Travail (CNRS/AMU)

  • La Codex 83 dénonce avec force l’imposture du RN et de ses alliés

    La Codex 83 dénonce avec force l’imposture du RN et de ses alliés

    Dans le Var, les 2 348 grands électeurs qui étaient appelés à renouveler quatre sièges ont élu deux LR avec 907 voix (38,63%) et deux RN avec 691 voix (29,43%). Le parti frontiste opérant une percée pas seulement due à ses propres forces revendiquées associées à celles de l’UDR.

    Ces deux sénateurs représentent deux des quatorze sièges obtenus par le parti à la flamme, lui permettant de constituer un groupe parlementaire.

    Pour la coordination, si l’élection d’au moins un sénateur d’extrême droite était largement prévisible, compte tenu des élections de mars dernier en décrochant avec au moins 300 élus municipaux et 70 élus communautaires dont elle pouvait compter, le score de 691 voix révèle une autre réalité. Démontrant que d’autres, avançant plus ou moins cachés au mépris de leurs électeurs, ont franchi le pas.

    Pour la Coordination, une étape supplémentaire vient ainsi d’être franchie dans la « banalisation du Rassemblement national et des idées d’extrême droite ». D’où l’urgence avant les prochains scrutins de continuer à dénoncer sans relâche l’imposture du RN et de ses alliés.

  • Véronique Sanson pour donner le la de la Fiesta des Suds

    Véronique Sanson pour donner le la de la Fiesta des Suds

    Véronique Sanson est née en 1949, fruit de l’union entre René Sanson et Colette Lucas. Deux résistants sous l’Occupation qui donnèrent à leur progéniture des prénoms commençant par la lettre V, comme victoire, pour célébrer la fin du nazisme. En cette époque où le fascisme rampe à nos portes, de quoi redonner un peu d’espoir et de gaieté aux spectateurs de la Fiesta des Suds qui viendront fredonner en compagnie de cette icône de la chanson française, ce jeudi 8 octobre, certains de ses tubes intemporels, tels que Besoin de personne, Chanson sur ma drôle de vie et autres Vancouver ou Bahia. À l’heure du « repli sur soi et des conflits mondiaux, nous voulons maintenir la lumière sur notre étoile », image la directrice du festival, Nathalie Solia.

    Saudade et fiesta

    C’est donc sur l’esplanade du J4, « à l’entrée du port et de notre ville, là où tout arrive et tout part », situe-t-elle, que la Fiesta des Suds, 35e du nom, plante ses jalons pour une soirée inaugurale pleine de promesses. Si Véronique Sanson et la chanteuse Imany trustent le haut de l’affiche (heures de passages respectivement prévues à 19h30 et 21h15), les découvertes ne manqueront pas par ailleurs. Sur la scène « Club Major », Sharouh lancera les festivités à 18h30 et fera d’autres apparitions tout au long de la soirée. Une DJ qui remixe notamment des « chanteuses iconiques d’Afrique du Nord » pour les mêler à des « samples de discours féministes », indique le programme.

    Vers 19h15, au tour de la chanteuse marseillaise de musique soul Kena Womo d’entrer en piste, avant la prestation du groupe Ao à 20h45. Menée par « une chanteuse belge d’origine mozambicaine et portugaise », précise le programmateur de la Fiesta des Suds, Frédéric André, une formation qui « mélange saudade, fado, folk et electro ». À noter également, la prestation d’Habibisly à 22h45, quintette dont le leader « franco-syrien » offre un mélange de musiques « disco et orientales ».

    Programme complet sur www.fiestadessuds.com

  • [Entretien croisé] La Fiesta des jours heureux, « une fête qui se veut populaire, culturelle, mais aussi politique »

    [Entretien croisé] La Fiesta des jours heureux, « une fête qui se veut populaire, culturelle, mais aussi politique »

    La Marseillaise : Quel est le principe de la « Fiesta des jours heureux », organisée le dimanche 11 octobre par la Solimut, en partenariat avec l’association Parcours ?

    Pierre Méry : Le dimanche de la Fiesta des Suds est toujours une journée gratuite, ouverte à tous les Marseillais et plus généralement à toute personne qui le souhaite. C’est un moment très familial : il y a des stands pour les minots, des concerts de musique. C’est la deuxième année où nous Solimut, donnons une tonalité citoyenne et politique à l’événement. L’année dernière, sur les 80 ans de la Sécurité sociale, cette année sur les 90 ans du Front populaire.

    La journée s’appelle la Fiesta des jours heureux, en référence aux jours heureux de 1936.

    Notre idée est de conserver l’esprit familial et festif, tout en célébrant ces acquis. Il y aura un spectacle sous forme de comédie musicale. En parallèle, les gens peuvent se retrouver autour d’un banquet avec les Mariannes de Saint-Joseph, association du 14e arrondissement, qui s’occupe des 800 couscous offerts. Les 800 personnes qui arriveront à la Fiesta à partir de midi, pourront assister au spectacle tout en mangeant.

    Pour nous, ça correspond aussi à ce que peut être une fête populaire à Marseille. On a fait une sardinade l’année dernière, cette année c’est le couscous. L’idée est de faire en sorte que les gens puissent partager.

    Frédéric Rosmini : Cet événement s’inscrit dans une campagne, dont je suis le coordinateur, et qui rassemble une vingtaine d’organisations, dont Solimut. Nous nous déplaçons dans des centres sociaux, dans des villages-vacances et dans des communes de gauche. Nous allons au-devant des publics pour les convaincre que l’aspiration à des régimes autoritaires s’est toujours traduite par le chaos. Nous n’agissons pas au nom de partis politiques, mais au nom de l’ensemble du mouvement social, en rappelant qu’il a été déterminant en 36.

    Des interventions doivent aussi avoir lieu, en plus du spectacle musical…

    P.M. : Il y aura bien sûr des interventions autour de ce que 1936 représente pour nous [la Solimut], mais aussi sur ce que ça représente, plus globalement, de fêter ces 90 ans du Front populaire aujourd’hui. C’est une fête qui se veut populaire, culturelle, et politique aussi, pour les citoyens.

    F.R. : Peut-être ferons nous intervenir également l’association Promemo, qui cultive la mémoire du monde ouvrier. Gérard Leidet, qui en est le président, fait partie de notre campagne. C’est avec lui notamment que nous avons prévu d’intervenir dans les établissements scolaires. Il a une connaissance très marquée de ce qui s’est passé à Marseille et dans la région en 1936. Il peut proposer un éclairage sur la spécificité du Front populaire ici, ce qui a de l’importance.
    Ça reste un contexte festif, pas forcément adapté pour organiser de longs débats. Mais nous mettrons en place la veille, dans un centre social rue de l’Évêché, juste à côté, le reste de notre programmation. Nous présenterons l’exposition itinérante « L’héritage de 1936, culture, loisirs et éducation populaire », initiée par La Ligue de l’enseignement. Nous projetterons également le documentaire « Été 36, les premières vacances des Français ».

    Pourquoi est-ce important d’intervenir dans des événements comme la Fiesta des Suds sur des thèmes tels que le Front populaire ?

    P.M. : La Fédération des mutuelles de France est particulièrement engagée dans le cadre de ces 90 ans des congés payés. Pourquoi ? Parce que c’est aussi une époque où l’on a observé, au-delà des congés payés du Front populaire, énormément de réalisations ouvrières, notamment dans le domaine de la santé. Notre objectif est aussi de réfléchir à la façon dont a évolué le mouvement social et politique de société et quel impact il a eu sur la construction des solidarités dans le pays. Les mutuelles en font partie. Aujourd’hui, alors que la solidarité est mise à mal, c’est important pour nous de se poser la question de ce qui a pu fonctionner, il y a 90 ans, pour gagner des droits et permettre aux gens de vivre mieux.

    F.R. : Le principe de cette campagne n’est pas d’être dans une nostalgie historique en se contentant d’expliquer ce qu’a été le Front populaire. Notre objectif est d’aller à la rencontre de publics plus larges, comprenant des gens susceptibles d’avoir voté Rassemblement national. C’est ce qu’on a fait lorsqu’on est allé intervenir dans nos villages [parcours] vacances. L’idée est donc de montrer que 1936 a été une réussite grâce aux partis politiques qui ont bougé, ainsi que l’ensemble du corps social et notamment du mouvement syndical et de la CGT.

    Lorsqu’on ira à la Fiesta des Suds, l’idée est similaire. Même si le public est jeune, on sait que certains peuvent être touchés par les discours du Rassemblement national, car ils touchent tous les milieux. On propose donc une démarche concrète en allant sur le terrain pour les convaincre qu’ils se trompent de choix. On veut montrer que les grandes périodes qui ont donné du bonheur aux salariés et aux gens modestes sont celles du Front populaire et de tous les mouvements qui s’inscrivent dans ce creuset-là.

    La journée est gratuite sur inscription sur le site de la Fiesta des Suds.