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  • À Aubagne, la gauche appelle à une large union

    À Aubagne, la gauche appelle à une large union

    La gauche aubagnaise garde espoir après les résultats du premier tour des municipales. Le candidat Jean-Pierre Squillari, tête de liste d’Aubagne en commun (DVG), est arrivé troisième du scrutin, avec 23,35% des suffrages exprimés. Le trio de tête est serré, puisque la candidate RN, Joëlle Mélin, et sa liste Rassemblons-nous pour Aubagne est en tête, avec 24,9%, suivie à quelques voix près du maire sortant, Gérard Gazay, et sa liste Passion Aubagne, qui obtient 24,8%.

    Un résultat qui étonne chez la gauche, du fait d’une « dispersion inattendue des voix anti-Gazay et anti-RN », analyse David Chiousse, directeur de campagne de Jean-Pierre Squillari. Cette dispersion est allée vers trois autres listes : Giovanni Schipani, en tête de la liste Aubagne mérite mieux (DVC), a obtenu 16% des voix, ce qui le qualifie pour le second tour, s’il décide de se maintenir. Mohammed Salem, avec sa liste Aubagne ensemble vers l’avenir (DVC), a obtenu 6,5% des suffrages exprimés, ce qui l’exclut du second tour, mais lui permet de fusionner avec une liste pour dimanche prochain. Enfin, la liste Insoumise, menée par Élodie Malek, est arrivée avec 4% des voix, ne lui permettant ni de fusionner ni de se maintenir.

    Le maire sortant a perdu dix points par rapport aux dernières élections, où il avait atteint les 35,25% dès le 1er tour, contre 24,11% pour l’ancienne candidate Magali Giovannangeli, tête d’une liste d’union de la gauche sur laquelle apparaissait Jean-Pierre Squillari. L’écart s’est donc resserré. Mais la comparaison fait aussi observer une large hausse des votes pour le rassemblement national, qui n’obtenait que 10,45% des voix en 2020 et a donc plus que doublé son score. La participation, à 54,78%, est en hausse par rapport au premier tour de 2020, où elle était de 38,27%, mais est largement plus faible qu’en 2014, où elle atteignait les 63%.

    L’appel au rassemblement

    À la suite des résultats, l’ambition est claire pour Jean-Pierre Squillari : aller vers le rassemblement. Le candidat a fait le calcul : « Théoriquement, si tout le monde se rassemble derrière celui qui ne veut ni l’extrême droite, ni Gazay, on arrive à 50% des voix la semaine prochaine ». Pour ce faire, les colistiers sont entrés en huis-clos en milieu de soirée, pour débattre de la stratégie à adopter et ouvrir les discussions. La liste de Jean-Pierre Squillari appelle à une fusion avec les listes de Mohammed Salem et Giovani Schipani, et est « dans l’attente d’un appel à voter de la part de LFI, qui ne sont pas fusionnable », détaille David Chiousse. Le directeur de campagne imagine les scénarios de la semaine à venir, et affirme « que dans le cadre d’une triangulaire, et on est presque certains d’avoir une triangulaire, ça pourrait vraiment marcher ».

    Un espoir partagé avec la tête de liste, qui sous les applaudissements de ses soutiens, s’est exprimé avec confiance : « Ils savent ce qu’ils doivent faire et s’ils le font, je pense que dimanche prochain, à la même heure, nous aurons le sourire », insistant aussi sur la nécessité « de continuer à se mobiliser, jusqu’au bout ».

  • De nouvelles règles pour accélérer le jeu

    De nouvelles règles pour accélérer le jeu

    L’International football association board (Ifab), qui édicte les lois de la pratique du football, a officialisé la mise en place de nouvelles règles, à l’issue de son assemblée générale au Pays de galles.

    Trois nouvelles utilisations de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) ont ainsi été actées. L’assistance vidéo pourra désormais intervenir, en présence de preuves manifestes, lorsqu’un carton rouge est donné après un deuxième carton jaune erroné. Lorsque l’arbitre sanctionne la mauvaise équipe pour une infraction entraînant un carton (rouge ou jaune) au mauvais joueur. Lorsqu’un corner est accordé à tort, si cette vérification peut être effectuée immédiatement et sans retarder la reprise du jeu.

    Dans une volonté déjà connue de limiter les pertes de temps, l’Ifab a également étendu son utilisation du compte à rebours, appliqué jusqu’ici à la conservation du ballon par les gardiens. Désormais, l’arbitre peut décider de lancer un compte à rebours virtuel de cinq secondes s’il considère qu’une remise en jeu ou qu’un dégagement est trop long. S’il est dépassé, la remise en jeu revient à l’adversaire, et le dégagement peut se transformer en corner.

    Par ailleurs, un joueur remplacé aura 10 secondes pour quitter le terrain une fois que le panneau d’affichage sera visible ou que l’arbitre aura signalé le changement. Si le délai est dépassé lorsque l’intéressé s’est exécuté, son remplaçant devra attendre le prochain arrêt de jeu pour entrer, forçant ainsi son équipe à poursuivre avec un joueur en moins dans l’intervalle.

    Enfin, l’Ifab a décidé d’obliger les joueurs blessés à sortir du terrain pendant au moins une minute en cas d’intervention du staff médical, avant de pouvoir revenir. Cette exclusion temporaire, qui a pour but d’éviter les blessures tactiques, ne pourra en revanche pas être appliquée aux gardiens.

    Plus de bouche masquée ?

    Ces modifications des lois du jeu seront mises en pratique à l’occasion de la prochaine Coupe du Monde, organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. La compétition dont le coup d’envoi sera donné le 11 juin, servira de test. À l’issue de la finale, le 19 juillet, l’Ifab invitera l’ensemble des fédérations nationales à mettre en pratique ces nouvelles règles.

    Celle interdisant aux joueurs et entraîneurs de masquer leurs lèvres avec la main en cas de discussion sur le terrain, sous peine de recevoir un carton jaune, est également à l’étude. Le président de la Fifa, Gianni Infantino, en a fait son nouveau cheval de bataille.

  • Deuxième Tournoi d’affilée remporté par le XV de France

    Deuxième Tournoi d’affilée remporté par le XV de France

    Victorieux avec six essais, dont un quadruplé de Louis Bielle-Biarrey, contre sept pour les Anglais, les hommes de Fabien Galthié (21 pts) remportent le Tournoi des Six Nations devant l’Irlande (19 pts), qui s’était imposée en début d’après-midi face au XV du Chardon à Dublin (43-21).

    K.O. debout après la claque à Edimbourg (50-40) et ces sept essais encaissés, les Bleus savaient au coup d’envoi qu’une simple victoire, même sans bonus, était suffisante pour oublier ce cauchemar et gagner le Tournoi. Et ils l’ont donc fait, pour les 120 ans du « Crunch », face à une équipe d’Angleterre qui était pourtant elle aussi revancharde après trois défaites d’affilée, dont le premier revers de son histoire contre l’Italie (23-18). « Pour moi, gagner deux fois cette compétition, ça veut dire que des joueurs étaient là, puis plus là, comme Antoine [Dupont] en fin de Six Nations l’an dernier, ça veut dire que l’équipe a bougé », a souligné Fabien Galthié, le sélectionneur du XV de France. « On a très, très bien démarré la compétition cette saison et puis il a fallu se battre pour rapporter un point d’Écosse (50-40), et se battre pour gagner ce match à la dernière seconde (48-46). C’est un Tournoi qui a une valeur sportive énorme, c’est monstrueux en termes de compétitivité », a poursuivi le technicien tricolore, conscient que ses Bleus se sont fait peur jusqu’au bout, malgré leur excellent début de match.

    Ramos, comme en 2024

    Bien lancés par deux essais de Louis Bielle-Biarrey, la fusée de l’Union Bordeaux-Bègles (7e et 13e minutes), les Français semblaient avoir pris la rencontre par le bon bout. Mais à chaque fois les Anglais ont répliqué avant de prendre le large sur deux pénaltouches (26e et 34e). Avec trois points de retard seulement à la mi-temps (24-27), et à 15 contre 14, l’équipe de France a ensuite puni le XV de la Rose en sept minutes, avec le troisième essai de Bielle-Biarrey (42e), son 28e essai en 27 sélections, puis celui de l’ailier palois Théo Attissogbe (49e), sur une pénalité jouée vite à la main par Antoine Dupont. Et c’est une nouvelle fois l’ailier bordelais qui a frappé, avec son 4e essai du soir, son 29e en 27 sélections, au bout d’une passe au pied en profondeur de Dupont encore. « Arme fatale, record d’essais, productions incroyablement prolixes… Les qualificatifs sont difficiles à trouver pour parler de lui. Il marche sur les traces d’Antoine [Dupont] », a lancé Galthié. Avec ce 30e essai dans ce Tournoi, les Bleus ont donc égalé le record établi par une équipe en un tournoi qu’ils avaient établi l’an dernier. Puis c’est Ramos qui a sauvé le pays, après la sirène, sur une ultime pénalité, alors que les Anglais avaient repris la tête encore une fois (45-46) sur un essai de leur centre Freeman (77e). De 45 mètres, l’arrière Toulousain n’a pas tremblé, offrant un succès qui semblait perdu, comme il y a deux ans à Lyon, quand il avait aussi frappé à la 80e minute contre ces mêmes Anglais (33-31). Cerise sur le gâteau pour le XV de France : avec ce Tournoi 2026, et ce doublé jamais réalisé par les Bleus depuis 2006-200, c’est le huitième trophée des Six nations qu’ils pourront exhiber à Marcoussis. Un de plus que les Anglais et deux de plus que les Irlandais et les Gallois.

  • La grande fête des enfants de 20 ans pour Festo Pitcho

    La grande fête des enfants de 20 ans pour Festo Pitcho

    Pour son 20e anniversaire, Festo Pitcho, festival de théâtre pour les enfants et adolescents en Vaucluse, mais aussi avec une représentation à Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône et Sauveterre dans le Gard, propose pas moins de 18 spectacles tout public à travers 12 villes du territoire du 28 mars au 12 avril.

    Un événement pour « favoriser l’accès au spectacle vivant pour tous et toutes dès le plus jeune âge », rappelle Mathieu Castelli, directeur du Totem, association scène conventionnée art enfance jeunesse d’Avignon. Une volonté illustrée aussi par les 24 représentations scolaires pendant les deux semaines. Et prône la « visibilité et la diversité de la création contemporaine » qui « font partie de ce festival », insiste-t-il.

    Diversité qui se retrouve dans les spectacles programmés. Que les organisateurs ont voulu illustrer à travers trois spectacles. Zola pas comme Émile, tout d’abord, au théâtre des Halles, joué par Zola Forbon N’Zakimuena, où il incarne son parcours et notamment la bataille autour de son prénom « jugé trop peu français ».

    Ou encore Sensible, de la Compagnie Un Château en Espagne au Grenier à Sel le samedi 4 avril. Les spectateurs seront plongés dans un véritable décor champêtre. « Une expérience sensorielle totale », expliquent les organisateurs car seront installées trois « cabanes », une minérale, une végétale et une avec des animaux pour « prolonger les instants de rêverie », insistent-ils. Et enfin La voix de l’eau, de la compagnie Okkio le mercredi 8 avril à La Gare du Coustellet, à Maubec, qui « invite les enfants à entrer dans un cocon sensoriel où voix, basse, couleurs et reflets se mêlent pour raconter le lien intime entre une mère, son enfant et la mer ».

    Lampion papal

    Le tout sera lancé avec la grande fête d’anniversaire pour souffler les 20 bougies de l’évènement. Et contrairement à d’habitude, le lancement sera plutôt nocturne. Avec le samedi 28 mars à 18h30 sur la place du palais des Papes, une déambulation-spectacle lumineuse, marionnettes géantes et danse aérienne avec Les 4 saisons de petite fleur, de la compagnie Archibald-Caramantran. Le tout avec « un final dansant et participatif ».

    Mais la participation commence dès 16h30 avec un atelier de construction de lampions qui serviront à colorer encore plus la parade. On retrouvera également des jeux géants en bois et un atelier de dessin. Le tout accessible gratuitement, avec un coin goûter et buvette.

    Programme complet et liens vers les billetterie sur festopitcho.com

  • « Titizé – Un rêve vénitien » à Aix

    « Titizé – Un rêve vénitien » à Aix

    Les lecteurs ont vu surgir Diane Peylin en 2011 avec L’endroit où elles naissent. Un roman mettant en parallèle la trajectoire de deux jeunes femmes, l’une vivant chichement mais joyeusement dans un village de Madagascar, et l’autre, dans une famille aisée de la Drôme mais avec une mère dépressive. Cette écrivaine, désormais huit romans au compteur, vient présenter son dernier ouvrage Le coquelicot noir, et échanger avec le public, lundi 16 mars à 19h, au Café littéraire (89, boulevard Louis Botinelly, 4e, résidence Les Remparts). Dans ce roman, Diane Peylin « explore les mécanismes de l’emprise intrafamiliale, transforme l’innommable en littérature et questionne une menace qui est là, partout : celle de beaucoup trop d’enfants. Elle raconte l’innocence, l’amour et la violence », résument les Éditions du 81.

    Le Grand Théâtre de Provence accueille les 17 et 18 mars Titizé – Un rêve vénitien. Conçu par le chorégraphe et metteur en scène Daniele Finzi Pasca, un spectacle où dix acrobates, jongleurs, danseurs et musiciens mettent leurs talents en commun pour un « voyage mystérieux et onirique » sur les rives de la Cité de Doges.

    Messieurs, je réclame votre attention : si nous reconnaissons l’accusé coupable, nous l’enverrons à la chaise électrique », prévient le président d’un tribunal des États-Unis, où se joue un destin personnel, mais sûrement aussi celui d’une humanité commune. Douze jurés ont la vie d’un adolescent noir de 16 ans entre leurs mains, accusé d’avoir tué son père. 11 d’entre eux en sont convaincus. Un seul doute. Le point de départ de Douze hommes en colère, pièce écrite en 1954 par Reginald Rose, popularisée trois ans plus tard par le chef-d’œuvre cinématographique de Sidney Lumet, que Charles Tordjman met en scène du mardi 17 au samedi 21 mars à l’Odéon. Des représentations inscrites dans le cadre de la saison hors les murs du Théâtre du Gymnase, actuellement fermé et dont le chantier de rénovation a été lancé fin 2025.

    Adaptation signée Francis Lombrail, Douze hommes en colère interroge à quel point la justice ne tient souvent qu’à un fil. Parfois, celui de préjugés bien enracinés, que l’un des jurés va faire lentement vaciller au prix de son intégrité. « Vous le croyez innocent ? », le questionnent instamment tous ses autres homologues. « Je n’en sais rien », rétorque celui dont l’argumentaire va avoir un impact sur chacune des cordes sensibles du jury. 1h20 de débats qui révèlent notre humanité, qui se cache de temps en temps sous les dehors de la raison.

    P.A.

    Les 17, 19, 20 et 21 mars à 20h.
    Le 18
     mars à 19h. Entre 10
    et 38
     euros. www.lestheatres.net

  • L’État et EDF condamnés pour préjudice écologique

    L’État et EDF condamnés pour préjudice écologique

    La justice a donné raison à l’association l’Étang nouveau. Les rejets d’eau douce de la centrale électrique EDF de Saint-Chamas, « par leur ampleur, leur durée et leurs effets », portent bien une « atteinte non négligeable à l’écosystème de l’Étang de Berre, par sa désoxygénation et la prolifération de matières organiques, à l’origine d’un préjudice écologique », reconnaît le tribunal administratif de Marseille dans son jugement.

    « En conséquence, la responsabilité de l’État et de EDF, chargée de l’exploitation du canal de la Durance depuis 1955 et de centrales, en raison du fonctionnement même de ce canal usinier, est retenue », relate la décision du 12 mars.

    Évaluer la saisonnalité

    C’est « une première » dont se réjouit le cabinet d’avocat TTLA qui porte le dossier, bien qu’aucune remise en état ni aucune indemnité n’aient été prononcées. L’Étang nouveau réclamait 200 000 euros répartis entre EDF et l’État.

    Alors qu’un protocole expérimental de 4 ans avait été signé entre l’énergéticien et le Groupement d’intérêt public de l’étang de Berre pour saisonnaliser les rejets, le tribunal enjoint néanmoins les défendeurs à « évaluer les conséquences des modifications apportées au fonctionnement des centrales sur l’état écologique de l’étang de Berre au terme de la période d’expérimentation, soit en prolongeant celle-ci, soit en pérennisant les nouvelles modalités, soit, en l’absence d’amélioration notable, en les modifiant en vue de permettre une réduction effective des phénomènes d’eutrophisation et d’anoxie provoqués par les rejets d’eau douce du canal EDF de la Durance ».

  • Les élèves s’éduquent sur la protection des océans

    Les élèves s’éduquent sur la protection des océans

    Je ne suis pas prof aujourd’hui », répond Anne Mauffrey à une élève qui vient lui poser une question. La collégienne repart vers son groupe de camarades, quelques mètres plus loin sur la plage située sous le phare du Cap Couronne. Vendredi 13 mars, les CM2 de Carro et les 5e d’Henri Wallon ont participé à une journée d’exploration sur la Côte Bleue. Au programme : randonnée scientifique en bord de mer, observation de la biodiversité et identification des menaces pesant sur le littoral.

    L’enseignante de Sciences de la vie et de la terre à l’origine du projet, Anne Mauffrey, explique : « Ça se déroule ans le cadre de la participation de ma classe au concours pédagogique Oceano pour Tous, organisé par l’Institut océanographique de Monaco. Quand j’ai appris que la primaire bénéficiait d’une Aire marine éducative (AME), je me suis dit que c’était l’occasion de faire de la transmission de savoir ! »

    Des porteurs de parole

    Depuis 2020, cette zone de l’Anse d’Arnettes est « mise en valeur et protégée » par les élèves de classe de CM2 de Carro qui « repèrent les menaces qui pèsent sur elles », explique leur professeur Guillaume. Derrière, les enfants proposent des projets avec un principe : « Tout doit partir d’eux. »

    L’objectif de cette AME est simple : sensibiliser les jeunes à la question écologique. Et il est rempli. Mathilde et ses amies, toutes âgées de 10 ans, affirment : « On voudrait faire un sentier sous-marin, comme à Port-de-Bouc, pour mettre des panneaux qui donnent des informations sur les poissons et leur habitat. On a appris énormément de choses grâce à l’AME, sur la posidonie, le plancton, la chaîne alimentaire… Ça nous a donné envie de transmettre tout ce qu’on sait ! »

    Et ça commence ce vendredi, dans le cadre d’ateliers tantôt dirigés par les CM2, tantôt par les 5e. Pour Anne Mauffrey, les bénéfices de cette pédagogie sont nombreux : « Quand on met les enfants en position d’acteur, c’est là où ils se révèlent vraiment. Les fesses collées à la chaise toute la journée c’est bien, mais à un moment il faut transformer l’essai avec des projets, qui sont décloisonnés, où on mélange le français, les mathématiques, les sciences. Et surtout, on fait des élèves des porteurs de parole de la protection de mers et des océans. Chaque enfant a quelque chose à dire, peut nous aider sur ces grandes causes, et inversement ces grandes causes peuvent nous aider à sauver beaucoup de ces enfants. »

  • Atypique met en avant les fruits et légumes mal-aimés

    Atypique met en avant les fruits et légumes mal-aimés

    Les fruits et légumes qui ne correspondent pas aux standards de beauté, chez Atypique, c’est leur rayon. En compagnie de pommes, carottes et courges biscornus, le distributeur spécialisé dans les produits déclassés de saison et labellisés, est présent à la première édition de Sirha Méditerranée, du 15 au 17 mars au parc Chanot, le nouveau rendez-vous des professionnels de la restauration.

    Collaborant depuis 2024 avec plus de 50 producteurs locaux et 150 clients professionnels dans la région, Atypique souhaite s’implanter davantage et rencontrer les restaurateurs.

    L’histoire de ce grossiste commence par un constat. « Mes parents sont agriculteurs et avaient beaucoup de mal à commercialiser leurs fruits et légumes hors standard, donc ils les gaspillaient », explique Simon Charmette, 33 ans, un des cofondateurs.

    Acheter les invendus chez les producteurs, puis les vendre à des restaurations collectives et commerciales, le circuit est simple. Des produits destinés aux cantines scolaires, cantines d’entreprises, cafés, restaurants…

    45 tonnes de gaspillage évitées par mois

    Les produits sont de qualité même s’ils ne respectent pas les normes des grandes surfaces et sont avantageux par leur prix. « L’enjeu est de les aider à aller vers des produits de meilleure qualité, utilisables en cuisine, tout en respectant leur budget », indique Simon. Sur le territoire régional, ils « sauvent » chaque mois 45 tonnes de fruits et légumes du gaspillage.

    Ils travaillent avec des producteurs locaux de Châteaurenard, Aix-en-Provence et Toulon. « Nous valorisons ces produits pour apporter un complément de revenu aux producteurs qui les avaient gaspillés jusqu’à maintenant. »

  • Les jeunes ont rendez-vous avec le sport

    Les jeunes ont rendez-vous avec le sport

    Le Stade de Fontainieu accueillera les 150 jeunes des 14e et 15e arrondissements pour une journée de découvertes sportives, le 18 mars prochain. La nageuse multi-médaillée Marie Wattel, fondatrice de l’association Sport & partage, est sensible à la cause : « J’ai à cœur de partager ma passion pour le sport et rendre la pratique plus accessible aux jeunes », confie-t-elle. Dès 10h, des ateliers pluridisciplinaires – mêlant sport, culture et écoresponsabilité -sont proposés pour « faire découvrir différents sports aux enfants issus des quartiers prioritaires », résume l’athlète de l’équipe de France.

    Au programme : activités sportives, ateliers citoyens, animations pédagogiques et réalisation d’une fresque créative géante sur le thème du sport et du partage. Pour reprendre des forces, un pique-nique « Zéro Déchet » est prévu. Consciente que la pratique du sport est onéreuse, l’association prévoit « d’offrir du matériel sportif », selon son communiqué. Ainsi, chaque enfant aura l’occasion de repartir avec un kit sportif pour continuer de s’entraîner au quotidien.

    L’événement solidaire se veut « local, concret et accessible à tous », selon l’organisation. Le sport, un moteur que la nageuse Marie Wattel, qui a évolué au sein du Cercle des nageurs de Marseille (CNM), souhaite partager : « Le sport m’a énormément apporté. Aujourd’hui, je veux qu’il soit un levier d’opportunités pour les jeunes Marseillais. »

    Cérémonie d’ouverture à 9h30

    Stade de Fontainieu (13014)

  • La CGT en défense de la réparation navale

    La CGT en défense de la réparation navale

    Un mois après la mise en demeure par les services de l’État du Chantier naval de Marseille en raison des nuisances sonores de la forme 10 (notre édition du 12/02), la CGT de la réparation navale s’inquiète des conséquences possibles pour leur activité. « Une telle décision est incompréhensible et totalement anormale au regard des enjeux économiques et sociaux d’un port qui se veut de renommée internationale », pointe l’organisation syndicale dans un communiqué publié ce dimanche.

    Selon l’arrêté préfectoral, les seuils imposés ont été dépassés 48 jours dans l’année entre le 1er août 2024 et le 31 juillet 2025, pour l’essentiel pendant la nuit. « Le syndicat CGT ne remet en aucun cas en cause l’existence de nuisances pouvant affecter les riverains », pointe-t-il. Mais il rappelle qu’un comité de suivi a été mis en place en préfecture, rassemblant l’ensemble des acteurs concernés, et qu’eux-mêmes militent pour améliorer leurs conditions de travail. « En protégeant les travailleurs, nous contribuons également à réduire l’exposition des habitants à ces nuisances », souligne le syndicat qui assure que l’employeur « ne ménage pas ses efforts, tant sur le plan matériel que financier ». Alors l’organisation s’inquiète d’une remise en cause de l’activité sauvée grâce à la mobilisation de ses salariés après la liquidation de 2009. En s’étonnant que les services de l’État soient plus proactifs sur ces nuisances sonores que sur le problème de l’amiante sur le port, malgré l’interpellation de la CGT. Alors il promet qu’il « restera vigilant quant aux conséquences de cette décision préfectorale ».