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  • Le Sénégal ne veut pas lâcher sa Coupe d’Afrique

    Le Sénégal ne veut pas lâcher sa Coupe d’Afrique

    En déclarant, deux mois après la finale, que le Maroc était vainqueur par forfait de la dernière Coupe d’Afrique des nations, les organisateurs ont déclenché une véritable tempête.

    « Le Sénégal rejette sans ambiguïté cette tentative de dépossession injustifiée », a déclaré Marie Rose Khady Fatou Faye, la porte-parole du gouvernement, dans un communiqué, dénonçant une décision «  d’une gravité exceptionnelle et grossièrement illégale ». Dakar « demande l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF », poursuit le communiqué.

    Articles et interprétation

    Le 18 janvier, plusieurs joueurs sénégalais avaient quitté temporairement la pelouse lors de la finale disputée à Rabat, en protestation contre une décision de l’arbitre qui, peu après un but refusé au Sénégal, avait accordé un penalty au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période.

    Au bout de 15 minutes de confusion précédant finalement un retour sur le terrain des joueurs sénégalais – et dans un chaos qui avait gagné les tribunes avec des supporters sénégalais lançant des projectiles et tentant d’envahir le terrain – l’ailier marocain Brahim Diaz avait manqué le penalty.

    Durant la prolongation, c’est le Sénégal qui s’était imposé grâce à un but de Pape Gueye.

    Mardi soir, le jury d’appel de la CAF a justifié sa décision en se référant aux articles 82 et 84 du règlement de la CAN, selon lequel si une équipe « refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin réglementaire du match », « elle sera considérée perdante et sera définitivement éliminée de la compétition en cours ».

    Si ces deux articles ont été retenus pour justifier la décision de la CAF, d’après Mohammed Diallo, expert juridique, « le retour sur le terrain de l’équipe du Sénégal change tout. Elle n’efface pas la faute comportementale, qui peut amener une sanction financière, mais pas la sanction d’un forfait, car le match est allé à son terme. »

    Pour que l’article 82 soit retenu, « il aurait fallu que l’arbitre siffle la fin du match lors du retrait des joueurs », poursuit Mohammed Diallo. Mais le résultat du match (1-0 après prolongation) a été homologué et le trophée remis. Or, selon le code de la Fifa, « les décisions prises par l’arbitre, sur le terrain, sont finales » (article 9). Certains joueurs sénégalais étaient restés sur le terrain montrant qu’il n’y avait pas volonté d’abandonner la compétition.

    Quant à retirer le trophée, « c’est tout simplement une monstruosité juridique », souligne Mohammed Diallo. Il reconnaît que « le Sénégal pourrait être sanctionné financièrement, mais il n’est pas possible de retirer les récompenses sportives ». La CAF pourrait éventuellement « adresser de lourdes amendes à la fédération sénégalaise, voire suspendre le sélectionneur ».

    De son côté, le Sénégal pourrait invoquer l’article 16 de la CAN pour faillite sécuritaire. « Juridiquement, on ne peut pas sanctionner une équipe qui se protège d’une faillite sécuritaire de l’hôte. » La fédération sénégalaise a dénoncé « une décision inique, sans précédent et inacceptable qui jette le discrédit sur le football africain », et indiqué qu’elle engagerait une « procédure d’appel dans les plus brefs délais » devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

  • [Infographies] La droite effondrée, la gauche pousse au Sud : comment les rapports de force ont évolué à Marseille

    [Infographies] La droite effondrée, la gauche pousse au Sud : comment les rapports de force ont évolué à Marseille

    L’abstention plus forte qu’en 2014

    Après une élection bousculée par la pandémie de Covid en 2020, le taux de participation est logiquement plus fort au premier tour de ce scrutin du 15 mars 2026. Mais comparé aux municipales de 2014, celui-ci recule, passant de 53,5% de participants à 52,17%. Avec une très forte divergence entre les quartiers Nord où l’abstention s’envole, et l’hypercentre populaire comme les quartiers Sud où elle recule.

    Le RN remplace la droite à l’Est et au Sud

    L’extrême droite a obtenu son plus haut score dans un scrutin municipal à Marseille. Mais cette progression reste limitée dans les quartiers de l’hypercentre de Marseille tout comme les quartiers Nord, même si le RN progresse souvent de plus de 10 points dans les noyaux villageois, tout comme dans les 13-14 où il était cette fois solidement implanté après avoir dirigé la mairie de secteur entre 2014 et 2020. C’est à l’Est et au Sud sur les terres de la droite marseillaise que ses scores s’envolent, souvent de plus de 20 points.

    La gauche progresse vers le Sud

    L’union de la gauche avec le Printemps marseillais s’était faite sans les Ecologistes ni les alliés de Samia Ghali (DVG). Ceux-ci sont cette fois inclus dans l’alliance dès le premier tour du scrutin. Face à la candidate de la France insoumise, le bloc alors représenté par les trois listes recule pour le vote de secteur au premier tour, en particulier dans l’hypercentre. Mais malgré la présence des insoumis, le Printemps marseillais obtient un score plus élevé dans les quartiers Sud, avec l’ancrage de la maire de secteur Olivia Fortin (MadMars) dans les 6-8 et une forte progression notamment dans les quartiers populaires pour les 9-10.

    Les Insoumis bien en-deçà du score des Européennes

    Pour la première fois, les insoumis présentaient des listes dans chaque secteur de Marseille, allié aux dissidents suspendus des Écologistes. Par rapport aux Européennes de 2024 quand Manon Aubry obtenait 21,5% des voix, leur score s’effondre, en particulier dans les quartiers Nord – sauf quelques cités des 13-14 – où à l’inverse de l’hypercentre ils n’arrivent pas à mobiliser le «quatrième bloc» de l’abstention. Ce qui n’empêche pas des percées dans les cités des quartiers Sud.

    La droite s’effondre au Sud

    Après avoir perdu la ville en 2020 à cause de ses divisions, la droite s’est cette fois unie pour tenter de reprendre la ville. Un pari perdant, avec l’effondrement de la candidate (DVD) Martine Vassal. Celui-ci est marqué dans une partie des 2e et 3e arrondissements, mais surtout sur ses terres d’élections dans les quartiers Sud et Est. Là où le RN progresse le plus.

  • L’extrême droite aux portes de la mairie de Bagnols-sur-Cèze

    L’extrême droite aux portes de la mairie de Bagnols-sur-Cèze

    Entre un maire sortant complètement décrédibilisé et une gauche totalement désunie, le scrutin dans la troisième ville du Gard s’annonçait déjà favorable au RN avant le vote du premier tour. L’ampleur de la vague brune s’est confirmée dimanche 15 mars : la députée (RN) Pascale Bordes caracolait en tête avec 44,26%. Derrière, le maire sortant Jean-Yves Chapelet (soutenu par la macronie) arrivait tout juste en deuxième position avec 18,25%, devant Jérôme Jackel (Debout!) à 15,93%, Philippe Broche (soutenu par le PCF) à 14,43% et Michel Cegielski (PRG) à 7,13%.

    Mais malgré ce désaveu criant pour le maire sortant et l’incapacité pour un autre candidat de le devancer, Jean-Yves Chapelet a appelé la population à l’union « pour le progrès et l’avenir » pour ne pas « laisser les clés de la ville à un parti ». Sauf que son opposant au conseil municipal, Jérôme Jackel, se maintient au second tour. L’élu municipal membre du parti de François Ruffin, a aussi lancé un appel à l’union et a proposé une fusion à Philippe Broche. Une réunion s’est déroulée le 16 mars entre les colistiers de Philippe Broche qui ont finalement décidé de se retirer. Jugeant l’offre de fusion « pas à la hauteur », Philippe Broche a refusé de s’allier avec Jérôme Jackel et, devant l’absence de coup de fil du maire sortant, n’a pas donné de consigne de vote. Le Parti communiste qui le soutenait a de son côté appelé à ce qu’ « aucune voix n’aille au Rassemblement National ».

    Avec deux listes face à Pascale Bordes, les jeux semblent donc déjà pliés. « J’estime qu’à 160 voix du maire sortant je suis légitime », explique Jérôme Jackel. « J’irai chercher l’opposition. Les oppositions sont nécessaires. Si le maire avait été plus démocrate, je l’aurais suivi mais là, il règne seul. Si le RN doit prendre la ville, je serais là pour préparer l’avenir et être une opposition au RN, ce que Jean-Yves Chapelet est incapable d’incarner ».

    RN : une équipe très familiale

    Malgré les forts résultats de l’extrême droite à Bagnols-sur-Cèze, la liste de Pascale Bordes montre à nouveau qu’il est plus facile au RN d’atteindre les 40 % que de trouver 33 noms pour constituer une liste. Ainsi, Objectif Gard dénombrait pas moins de sept couples dans la liste de la députée. Aussi, trois colistiers sont ou seront durant le mandat, nonagénaires. « Quant à certains jeunes de la liste, une petite recherche sur les réseaux montre qu’ils vont quitter ou ont déjà quitté la ville pour étudier ailleurs. Ainsi, une jeune femme explique qu’elle sera en septembre 2026 à Paris », ajoute Elian Cellier, secrétaire de la section communiste de Bagnols-sur-Cèze.

    Cette liste, tout comme l’absence de Pascale Bordes en conseil municipal depuis 2021 alors qu’elle avait été élue dans l’opposition l’année précédente, n’a pourtant pas empêché les Bagnolais de plébisciter la députée d’extrême droite au premier tour.

  • À Arles, Jean-Michel Jalabert se maintient face à de Carolis

    À Arles, Jean-Michel Jalabert se maintient face à de Carolis

    Le scénario de la quadrangulaire arlésienne se confirme. Depuis l’annonce des résultats du 1er tour des élections municipales à Arles, le maire Horizons d’Arles Patrick de Carolis enjoint son ancien premier adjoint Jean-Michel Jalabert (DVD), arrivé quatrième derrière le RN, à se retirer en sa faveur.

    Une option définitivement enterrée par l’intéressé à l’issue de l’annonce des résultats dimanche soir et réitérée dans une vidéo publiée lundi dans la soirée. « Nous avons décidé de nous maintenir au 2nd tour de cette élection municipale », annonce le candidat, rapportant « des déclarations publiques cinglantes à mon égard pour tenter d’obtenir mon désistement », visant l’édile en place. « Je ne porterai pas l’échec du mandat de Carolis, arrêtons les fables qui consistent à faire croire que je vais remettre l’extrême gauche au pouvoir, il est l’unique responsable de la situation actuelle », tranche Jean-Michel Jalabert, affirmant que « 66% des Arlésiens ne veulent plus de cette gouvernance défaillante et autoritaire ».

    Travailler l’abstention

    L’ancien 1er adjoint de Patrick de Carolis parle d’un « candidat hors-sol et méprisant » à l’adresse de ce dernier, dans son communiqué d’après 1er tour, dont « le résultat médiocre traduit l’insatisfaction et le souhait largement exprimé d’un changement de méthode et de gestion pour notre ville », au regard des 34% des voix récoltées par le maire sortant, comparés aux 14% de Jean-Michel Jalabert, le double des pronostics.

    Dans ce contexte, du côté de la seule liste de gauche encore en lice, Nicolas Koukas priorise le fait de « travailler les abstentionnistes », qui s’élèvent à 43% des votants du premier tour. Du côté de la liste insoumise conduite par Jecilla Regad, non qualifiée, fait « confiance à l’intelligence » de ses électeurs et indique que « faire barrage » à l’extrême droite et « se débarrasser » de la droite réactionnaire sont « nos priorités et notre boussole ».

    En attendant, l’Union pour Arles organise un meeting jeudi à 19h au stade Fournier.

  • Sébastien Delogu balaie la demande de retrait des 15-16 du collectif Ibrahim Ali

    Sébastien Delogu balaie la demande de retrait des 15-16 du collectif Ibrahim Ali

    La candidate LFI, Rabyata Boinaheri, est arrivée en 3e position (23,28%) dimanche, derrière le candidat du RN (29,22%) et Samia Ghali, la cheffe de file (DVG) du Printemps marseillais (36,96%). « Ibrahim est mort ici dans ce secteur sous les balles des colleurs d’affiches du FN. Nous avons une obligation morale de toujours lutter pour sa mémoire et pour les générations futures. Ici, seul le Printemps marseillais est en capacité de l’emporter, il doit avoir toute notre force », justifient les proches du jeune marseillais assassiné en 1995 sur l’avenue des Aygalades. Une proposition rapidement balayée d’un revers de la main par Sébastien Delogu, soucieux de faire « accéder au pouvoir dans les quartiers Nord de Marseille la première femme noire » et « faire dégager Samia Ghali ». Un vrai programme…

    Relire la tribune « Il s’appelait Ibrahim Ali, il était Marseille »

  • Amal Couvreur, la voix nîmoise de l’égalité

    Amal Couvreur, la voix nîmoise de l’égalité

    Avant les mandats, les discours et les campagnes électorales, il y a une histoire personnelle. Celle d’une femme née à Casablanca, arrivée jeune à Nîmes pour y poursuivre ses études et qui, au fil des années, a construit sa vie dans cette ville devenue la sienne. « J’y ai fait mes études, je m’y suis mariée, j’y ai eu mes enfants », raconte-t-elle souvent. Aujourd’hui mère et grand-mère, Amal Couvreur parle volontiers de la famille comme d’un repère. « Oui, je suis une femme, fille de, sœur de, maman de et grand-mère », disait-elle récemment devant des militants. Une façon de rappeler que son parcours politique s’enracine d’abord dans une expérience de vie.

    Pendant vingt-sept ans, Amal Couvreur exerce comme assistante sociale à Nîmes, notamment auprès des personnes sans domicile fixe et dans le cadre d’actions menées avec la Croix-Rouge. Un métier exigeant, souvent discret, mais qui façonne durablement son regard sur la société. Dans les permanences sociales, elle découvre la réalité des vies fragiles : les difficultés de logement, l’accès à l’emploi, les familles qui cherchent des solutions pour leurs enfants. « Je veux pour les enfants des autres ce que je veux pour les miens », répète-t-elle souvent. Plus tard, elle coordonne un réseau d’aide à la parentalité. Là encore, le terrain reste sa boussole : écouter, accompagner, répondre concrètement aux situations. Cette culture de l’écoute restera au cœur de sa manière de faire de la politique.

    Le déclic de l’engagement politique

    Pendant longtemps, Amal Couvreur ne se voit pas en élue. Elle n’est pas issue d’un appareil partisan et se définit encore aujourd’hui comme une femme « engagée mais indépendante d’esprit ». Le tournant survient en 2015, dans un contexte national marqué par les attentats contre Charlie Hebdo. « Ça m’a beaucoup marquée. Je me suis dit qu’il fallait être là où se prennent les décisions », confie-t-elle. La gauche locale vient alors la chercher pour être candidate aux élections départementales sur le canton de Nîmes-2, aux côtés du communiste Christian Bastid. Sans étiquette, elle réussit à rassembler des sensibilités différentes et est élue conseillère départementale. Depuis, elle est devenue vice-présidente du Département du Gard chargée notamment de la politique de la ville et de la jeunesse, puis conseillère régionale dans la majorité de Carole Delga.

    Dans son bureau ou lors de permanences cantonales, Amal Couvreur continue de recevoir les habitants un à un. Elle revendique cette proximité. « Parfois quelqu’un me dit : vous n’avez rien fait. Mais il ajoute : vous avez écouté. » Depuis 2015, elle estime avoir rencontré plus de 3 000 personnes lors de ces permanences. Logement, formation, difficultés familiales : autant de réalités qui nourrissent sa vision politique.

    Ce qui l’anime, dit-elle, c’est une idée simple : l’égalité. Entre les quartiers, entre les familles, entre les enfants. « Je veux que le gamin du Mas de Mingue ait les mêmes conditions que celui de Vacquerolles », résume-t-elle. Cette obsession de la justice territoriale traverse tous ses engagements. Pour elle, une ville apaisée est une ville où les habitants se rencontrent et vivent dans des conditions équitables. C’est aussi ce qui l’a poussée à rejoindre la liste Nîmes en commun, menée par Vincent Bouget pour les municipales de 2026. Comme numéro deux, elle revendique une place de « femme d’action », mais aussi de lien entre les habitants, les associations et les institutions.

    Dans ses discours, Amal Couvreur évoque souvent les femmes invisibles, les bénévoles, les éducateurs, les travailleurs sociaux. Tous ceux qui, selon elle, « font battre le cœur d’une ville ». Pour cette Nîmoise d’adoption, la politique n’est ni un spectacle ni une carrière. C’est un service public. Et peut-être, une manière de continuer le travail commencé il y a longtemps : aider les autres à tenir debout.

  • [Aficioun] Zékraoui, Allam et Matéo tirent la course

    [Aficioun] Zékraoui, Allam et Matéo tirent la course

    Un vent glacial pour entamer cette saison avec le club taurin de Saint-Martin. Les gradins peu remplis, les conditions atmosphériques n’encourageaient pas à venir deux heures et plus sur le béton. Une prestation des raseteurs de bonne facture avec les plus anciens pour dénouer les situations délicates et les plus jeunes apportant le rythme. Les raseteurs : Allam, Boualam, Djelassi, Dunan H., Laouazi K., Matéo, Roux et Zékraoui. Les tourneurs : Arnel, Dumas et Ruiz. Des taureaux au comportement homogène avec un coup de projecteur sur Déneris de Layalle prometteur.

    Pésoul (632) de Saint Pierre. Il est à créditer d’une bonne course en répondant à droite et à gauche avec le même allant. Il accélère dans les poursuites et serre de près Laouazi, Djelassi et Zékraoui. Lâche sa deuxième ficelle sur la trompette. Retour avec Carmen.

    Pantagruel (437) de Chapelle. Encore vif pour son âge, il répond à toutes les attaques, en anticipant légèrement et vient au bout sur Djelassi et Boualam avant de se dresser deux fois sur Dunan. Matéo prend la 1ère ficelle sur la sonnerie. Retour avec les honneurs bien mérités.

    Caruso (727) de Gillet. Ça va vite et ça brame. Un peu surpris aux attributs, il se reprend et il faut l’attaquer avec reprise. Il est attentif, ne laisse rien passer. Il sait se dégager quand la pression se fait sentir. Roux, Zékraoui et Matéo le sollicitent bien, mais il rentrera ses ficelles (200 euros) et Carmen.

    Aladin (640) de Lautier. Avec lui on change de catégorie. Il cherche la place qui lui permet de dominer les débats, et il le fait à la perfection. Dunan sera juste à la barrière et y laissera le pantalon. Plusieurs impacts sur Zékraoui, Allam et Laouazi. Rentre ses ficelles (230 euros) avec l’air de Bizet.

    Déneris (848) de Layalle. Très attentif, il ne laisse pas les hommes approcher, change de terrain en fusant sur le blanc. Ses cornes refermées laissent peu de place au crochet et la cocarde résiste. Allam s’en débrouille bien avec cocarde et glands. Les ficelles au toril avec le disque.

    Keita (837) de Didelot-Langlade. Il se déplace beaucoup le long des bois et y laisse des forces. Il termine bien quelques actions sur Zékraoui, Matéo, Allam et Dunan. Mais sa résistance a ses limites. La fin de course le laisse épuisé. Il recueillera les honneurs pour son retour.

    Course du dimanche 15 mars

  • [Aficioun] Katif et Laurier mènent le bal

    [Aficioun] Katif et Laurier mènent le bal

    Malgré un vent puissant et glacial et le premier tour des Municipales, il y avait du monde pour ce début de la saison vendarguoise. Les 7,8 et 9 ans de Méjanes ont étalé de belles qualités inhérentes à la race avec de multiples actions et aussi des sauts.

    À la capelado, trois droitiers Katif, Laurier et Fougère et trois gauchers K. Boualam, T. Charrade et Manco.

    1) Roc (856)

    Solide ce premier qui voyage en contre piste, tout en répondant aux sollicitations mais donnant beaucoup de taf aux gardians avec ses sauts. En fin de séance, il signe une grosse action sur Boualam. Malgré 4 récompenses, il rentrera un gland en silence.

    2) Bidou (729)

    Le plus âgé du lot détient un coup de teston prononcé tout en prenant tout. Demandant à être rentré dans son terrain pour venir cependant il se montre centriste, tout en raccompagnant Katif et Laurier. Mais lui aussi il rentre en silence. Un Carmen en course.

    3) Tassin (982)

    Il démarre tambour battant avec des sauts derrière Laurier, Manco et Charrade. Il revient tout seul et il fait impression de façon imprévisible. Les raseteurs le travaillent bien et la mayonnaise prend. Un bon placement l’autorise à garder ses ficelles pour un 8e Carmen.

    4) Romeo (981)

    Il ne monte pas au balcon… mais il fournit de belles actions sur Katif et Laurier. Coopératif, il signe de belles percussions. Placé, il est vif en brisant du bois derrière Fougère et le menuisier des arènes bosse à tour de bras. Son quart d’heure se termine avec de belles conclusions. 8 fois les honneurs.

    5) Imoca (998)

    D’entrée il met le turbo tout en laissant ses rubans en 2 minutes. Sans vice, il vient finir derrière Manco et Katif. Avec un moral d’acier, les hommes le font briller. Mais hélas, à la 8e minute, il se blesse et doit rentrer, après avoir entendu 6 fois Bizet.

    6) Guapo (997)

    Les hommes se grattent la tête pour le passer car il anticipe fort. Toutefois, il est aux ficelles en 4 minutes. Bien entrepris, il répond à Katif et Manco. Avant d’effectuer un festival de sauts dont un sur Laurier qu’il propulse dans les étagères… Et c’est sans problème qu’il rentre ses ficelles avec une 8e musique.

    7) Scott (883)

    Prévu 10 minutes, il se montre compliqué. Il sera à surveiller lors de ses prochaines sorties. Doté de bons principes, il joue à tout contrôler, tout en étant capable de s’envoler derrière Katif et Fougère. Il récupère en contre piste avant de mieux s’exprimer sur le sable. Les bobines retournent au bord du Vaccarès et une 6e récompense.

  • Barnes rejoint Giuitta au paradis de la balle orange

    Barnes rejoint Giuitta au paradis de la balle orange

    Il était l’un des grandes figures du sport fosséen. Jean-Pierre Barnes, président de Fos Provence Basket pendant 27 ans, est décédé lundi à l’âge de 83 ans, quelques jours après avoir encore assisté à la victoire de son club vendredi à domicile contre Tarbes-Lourdes (74-73). Aux côtés d’Henri Giuitta, parti un an plus tôt, il a été l’un des artisans essentiels du développement et du rayonnement des BYers, accompagnant leur évolution jusqu’au plus haut niveau professionnel, notamment avec l’accession en Pro A.

    Hommage rendu vendredi

    « C’était un gars extraordinaire, qui avait beaucoup d’abnégation », souligne Jean-Pierre Bruyère, président de la Ligue Sud de Basketball et fils du créateur de Fos Provence Basket, Paul Bruyère. « C’était un bâtisseur, il a conduit ce club aux plus hautes destinées. On pouvait même penser à certains moments qu’il était visionnaire. Il pensait plus vite que les autres, ça c’est sûr. Il aura marqué de son empreinte ce club, où il a formé un binôme efficace avec Rémi Giuitta en faisant venir des joueurs qui ont réussi des exploits avec un budget très restreint par rapport aux autres équipes », poursuit-il. L’actuel président fosséen, Rémi Giuitta, a évoqué sa relation avec le dirigeant historique. « Tant de moments partagés, d’émotions et de complicité, tu étais devenu comme un père ! Celui sans qui je ne serai peut-être jamais devenu coach professionnel, celui qui m’a accordé sa confiance aveugle et son soutien pendant 25 ans ! Celui grâce à qui j’ai pu réaliser mes rêves les plus fous, celui qui était toujours là à mes côtés avec bienveillance et amitié », a-t-il publié sur les réseaux sociaux. Un hommage lui sera rendu vendredi soir à l’occasion du match face à Toulouse à la Halle Henri-Giuitta.

  • Un nouveau projet pour relancer le basket professionnel à Marseille

    Un nouveau projet pour relancer le basket professionnel à Marseille

    « Nous ne lançons pas une équipe, pas un club, mais un projet », insiste Julien Lebas, l’un des visages de Marseille Basketball, la nouvelle structure qui veut rendre ses lettres de noblesse à la pratique de la balle orange dans la cité phocéenne, où aucun club n’évolue au niveau professionnel. « Je pense que Marseille est une grande ville de sport. Maintenant, il n’y a pas de basket. La place, elle est libre. Je pense que c’était le moment de se lancer sur ce projet », souligne Charles Assailly, président de Marseille Basketball.

    En Betclic Elite d’ici 2030

    Ce jeune retraité du monde financier a roulé sa bosse dans l’Est de la France, où il a accompagné de nombreux clubs de basket professionnels, comme Dijon, Besançon, Chalon-sur-Saône, Bourg-en-Bresse. « Ces quatre clubs sont toutes dans des villes moyennes. Le basket y a fait son trou petit à petit. Pourquoi ça ne pourrait pas marcher à Marseille ? La deuxième ville de France avec 1,6 million d’habitants, 20 clubs de basket qui réunissent 13 000 licenciés, avec ses quartiers, sa culture urbaine grâce à tous les playgrounds qui se sont créés ces derniers temps, et surtout sa jeunesse, où 35% de sa population a moins de 30 ans. Marseille a tout le potentiel pour avoir une grande équipe de basket », lance le dirigeant marseillais, qui travaille depuis deux ans sur ce projet. Et pour ne pas repartir à zéro, la société par actions simplifiées (SAS) Marseille Basketball, composée aujourd’hui de huit personnes et bientôt de dix membres supplémentaires, a convaincu le Stade Marseillais Université Club de céder leurs droits sportifs dès la saison prochaine.

    La structure récupère ainsi l’équipe fanion, implantée en Nationale 2 depuis dix ans. « Grâce à l’arrivée de nouveaux partenaires, on va là aussi grandir et, j’espère, vite passer en Nationale 1 et, pourquoi pas, se lancer sur l’élite 2 et l’élite 1, donc l’élite du basket français, d’ici cinq ans », lance Charles Assailly, en détaillant le modèle économique envisagé, passant d’un budget de 300 000 euros en Nationale 2 à près de 10 millions d’euros en cas d’accession en Betclic Élite, envisagée en 2030-2031.

    Du Palais des Sports au projet d’une Arena

    Mais pour ouvrir les portes du basket professionnel à Marseille, la nouvelle marque doit se doter d’une infrastructure à la hauteur. Loin du Technosport de Luminy qui est trop excentré du centre-ville. Seul le Palais des Sports est pour le moment en mesure d’accueillir plusieurs milliers de spectateurs. « Si le toit existe, on va pouvoir multiplier les ressources », se projette Alexandre Fassi, entrepreneur local et vice-président.

    Mais pour Frédérique Prud’Homme, présidente du Comité 13 et vice-présidente de la Fédération française de basketball, Marseille Basketball doit voir encore plus grand. « 5 000 places, ce n’est absolument pas suffisant par les temps qui courent. Si vous voulez construire quelque chose en vue d’accueillir du très haut niveau local et international, il faudrait entre 6 000 et 10 000 places », estime-t-elle en suggérant la construction d’une nouvelle salle. « C’est trop petit 5 000 pour du basket. On aura rien même avec 10 000. Il faut une salle de 15 000 places », surenchérit Jean-Pierre Bruyère, président de la Ligue Sud de basketball.

    Avant de songer à cette future Arena, qui pourrait voir le jour au Parc Chanot, le Smuc Basket va profiter du parquet du Palais des Sports, le 18 avril face à l’USO Rognonas, lors de la 24e journée de Nationale 2.

    À cette occasion, Marseille Basketball deviendra le premier club de sport professionnel français à déployer une solution d’equity crowdfunding ouverte à ses supporters. Ce qui permettra à chaque supporter de devenir actionnaire du club et de participer à son développement.