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  • BMX : Sylvain André lance sa campagne aux États-Unis

    BMX : Sylvain André lance sa campagne aux États-Unis

    Les choses sérieuses ont repris pour Sylvain André, avec une première sortie positive.

    Le médaillé d’argent aux Jeux de Paris était à Houston. Dans la capitale du Texas, il a réussi sa première sortie officielle d’une saison qui le verra tenter sa chance en championnat d’Europe, épreuve qui se déroulera à Sarrians, à deux pas de chez lui.

    Pour s’y préparer au mieux, le Cavaillonnais a coché plusieurs rendez-vous sur son calendrier. Dont deux aux États-Unis. « Tous les ans je participe au moins à une ou deux étapes du championnat américain car ça me permet de rouler un peu plus qu’en restant sur le circuit classique », se justifie-t-il.

    Premier bronze

    Pour la première étape, Sylvain André a terminé sur la troisième marche du podium. Il visera la marche supérieure lors de la deuxième de ses quatre manches états-uniennes, à Rock-Hills (Caroline du Sud). « Cette saison, le but est d’en profiter et de le refaire avant de s’engager sur un nouveau cycle olympique en 2027. Je serais donc présent sur les trois prochaines manches jusqu’à fin mai, et, selon les résultats je verrais si ça vaut le coup de s’engager sur les suivantes », détaille-t-il.

    Son premier grand rendez-vous en France est programmé début juin. Les 6 et 7, la piste de Sarrians, à deux pas de chez lui, sera le cadre de la première manche de la Coupe du Monde. Le Vaucluse qui, cette année, sera la capitale du BMX car, dans la foulée, les championnats d’Europe investiront la cité au pied du Mont Ventoux, du 26 au 28 juin.

    Entre ces deux échéances, Sylvain André aura effectué un tour de Coupe du Monde du côté de Papendal, aux Pays-Bas, les 11 et 12 juin.

  • « Sport et partage » rassemble les enfants pour sa journée solidaire

    « Sport et partage » rassemble les enfants pour sa journée solidaire

    Le sport, c’est avant tout du partage. 150 enfants, issus des quartiers prioritaires de la ville, ont participé mercredi au complexe sportif de Fontainieu, dans le 14e arrondissement de Marseille, à la deuxième édition de la journée sportive solidaire, portée par l’association Sport et partage. « Le but de cette journée, c’est vraiment de faire découvrir des sports à des enfants. La plupart découvrent plein de sports qu’ils n’ont jamais pu pratiquer, comme le tennis, le beach-volley, le skateboard. Il faut leur donner envie de bouger, d’être dehors et de s’amuser. C’est surtout aussi de promouvoir le sport plaisir et le sport comme du jeu, pour pouvoir donner envie à un maximum de jeunes de faire une activité sportive », souligne Marie Wattel, présidente de l’organisation. Originaire de Lille, la quadruple champion d’Europe de natation a porté durant cinq saisons les couleurs du CNM, avant de s’exporter l’année passée aux États-Unis.

    Cela ne l’empêche pas de rester présente pour la jeunesse phocéenne, au travers de la structure qu’elle a créée en 2024, durant l’année olympique aux Jeux de Paris. « J’avais à cœur de partager ma passion, de faire aussi quelque chose d’autre que juste nager », raconte-t-elle en se tournant vers Sylvaine Jannez, directrice de la section Bouches-du-Rhône de l’Union sportive de l’enseignement du premier degré (USEP 13), partenaire de l’événement. Cette fédération travaille régulièrement avec les écoles, les comités sportifs et les centres sociaux du quartier. « Le sport permet aux enfants de pouvoir partager un moment de convivialité », estime la déléguée départementale, qui s’est activée durant la pause déjeuner avec ses équipes pour confectionner les kits sportifs. Chaque enfant s’est vu remettre un sac à dos, une gourde, un t-shirt et du matériel sportif, allant de ballons de football à des raquettes de tennis-de-table. « On doit beaucoup à Marie [Wattel], qui a récupéré tous les kits auprès de ses sponsors. Elle a vraiment fait un gros travail », ajoute Sylvaine, pour qui ce genre d’initiatives doit être davantage encouragé.

    « C’est quoi le skeleton ? »

    Les activités ont débuté à 9h30 sous un soleil aussi rayonnant que les sourires des animateurs. « Je tiens beaucoup à ces journées-là et j’espère qu’il y en aura de plus en plus parce que ça permet à ces enfants-là de découvrir du sport, d’apprendre sur le sport et puis surtout de se sortir de leur quotidien qui est, pour certains, pas toujours joyeux », appuie Hugo, engagé dans un service civique auprès du Comité départemental olympique et sportif des Bouches-du-Rhône (CDOS 13). « Ça montre que le sport, ce n’est pas comme certains peuvent le penser, ce n’est pas que de l’argent et du business. C’est avant tout la joie des enfants qui profitent, qui se rassemblent et qui brisent les barrières », poursuit l’animateur en charge d’un « memory », un jeu de mémoire, pour découvrir et connaître les différents sports représentés lors des récents Jeux olympiques et paralympiques d’hiver.

    Si la quasi-intégralité d’entre eux n’ont jamais pratiqué l’une de ces disciplines, les enfants ont facilement reconnu le ski et le hockey sur glace. Mais pour les autres, en revanche, ils ont fait chou blanc. « C’est quoi le skeleton ? », demande Adam du haut de ses neuf ans. « On dirait du toboggan dans la neige », lance Najat, assise juste à côté de lui, sans se douter qu’elle n’était pas si loin de la bonne réponse. « Il faut que les activités soient ludiques, sinon ils décrochent assez vite », constate Hugo, conscient que les plus petits sont obnubilés par les ballons. L’apparition du vent en début d’après-midi a contrecarré certains plans, mais le but principal a été atteint : tous les enfants sont repartis avec le sourire.

  • Les Spartiates de Marseille s’offrent un sursis face aux Boxers de Bordeaux

    Les Spartiates de Marseille s’offrent un sursis face aux Boxers de Bordeaux

    Ils n’avaient pas d’autres choix que de l’emporter pour que leur aventure puisse continuer. Les Spartiates de Marseille sont allés chercher la victoire tant attendue (2-1), mercredi soir sur la glace du Palais Omnisports, lors du quatrième match de la série des quarts de finale de play-offs de la Ligue Magnus face aux Boxers de Bordeaux. Maintenant qu’ils ont décroché leur premier succès, les protégés de Luc Tardif vont devoir impérativement s’imposer à Bordeaux, samedi, avant de pouvoir revenir à domicile lundi prochain. Les Marseillais, qui n’ont pas profité de leurs cinq power-play sur l’ensemble du match, ont toutefois pu compter sur un Libor Kasik impérial dans ses cages (36 arrêts). Avec Petersson et Ruusu à la manœuvre, les Spartiates peuvent encore nourrir l’espoir d’une qualification.

    MARSEILLE 2

    BORDEAUX 1

    4e match de la série des quarts de finale de play-offs – Ligue Magnus

    Tiers-temps : 0-0, 1-1, 1-0

    Au Pomge (4 585 spectateurs)

    Arbitres : MM. Cregut et Herrault

    Buts pour Marseille : Petersson (38’14, ass. Lindgren et Da Costa), Ruusu (45’06, ass. Joubert et Bourgeois)

    But pour Bordeaux : Pageau (29’25, ass. Bruche et Puffer)

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (ass), Lindgren – Wong, Gonnard, Joubert, Asten, Colotti (cap), Dair, Dufek (ass), Welsh, Da Costa, Valtonen.

    Entraîneur : Luc Tardif

    BORDEAUX : Papillon, Dubeau – Boscq, Tournier, Pageau, Kindl, Lamarche, Ouellet Beaudry – Guidoux, Guillaume (ass), Tomasino, Pompei (ass), Poudrier (cap), Ragot, Puffer, Bruche, Giroux, Rambelo, Morin, Farnier.

    Entraîneur : Olivier Dimet

  • Le Cercle des nageurs de Marseille prend une option

    Le Cercle des nageurs de Marseille prend une option

    Après leurs deux face-à-face en Ligue des Champions, Marseillais et Catalans se retrouvaient pour la troisième fois de la saison.

    Les deux premières confrontations avaient été à l’avantage de Sabadell. Mais, pour ce quart de finale aller d’Eurocoupe, le Cercle des Nageurs de Marseille avait à cœur de prendre sa revanche. Et, surtout, marquer les esprits avant le retour.

    Les hommes de Milos Scepanovic avaient montré leur caractère au tour précédant, en éliminant Savonne au terme d’un duel à couteaux tirés. Le match aller, dans un bassin Pierre Garseau chaud bouillant, aura été au diapason. Avec des Marseillais qui ont su hausser leur niveau pour désorganiser leur adversaire.

    Le déclic Kalogeropoulos

    Ces derniers n’ont eu la main que dans le premier quart-temps. Grâce à une barre salvatrice sur un tir d’Ugo Crousillat. Mais, lorsque la machine CNM s’est mise à tourner à plein régime, Sabadell a été contraint à nager après un ballon confisqué par le Cercle. Tout est parti d’un contre lancé par Efsthatios Kalogeropoulos qui offrait le but d’un premier break à Romain Marion-Vernoux.

    De ce moment-là, l’avance marseillaise n’a cessé e se creuser. Même lors du sursaut catalan dans le troisième quart-temps, à aucun moment, les coéquipiers de Petar Tesanovic, auteur de plusieurs arrêts de classe, n’ont douté de leur capacité à conserver la maîtrise des débats.

    Le quatrième quart-temps tournait à la démonstration de force d’un Cercle qui allait jusqu’au bout de ses intentions. Sabadell dont la seule constance sera les trois buts inscrits dans chaque séquence.

    Après un dernier but signé Vladan Spaic, suivi d’un ultime arrêt de Petar Tesanovic, le Cercle s’adjuge ce quart de finale aller 17 – 12 et effectuera le voyage retour, le 28 mars prochain, avec un avantage de cinq buts. De quoi nourrir quelques espoirs de qualification.

    CNM 17 (8)

    Sabadell 12 (6)

    Quart de finale aller d’Eurocoupe

    2-3, 6-3, 3-3, 5-3.

    Bassin Pierre Garseau

    Arbitres : A. Burac (CRO) et N. Boudramis (GRE).

    CNM : Tesanovic – Crousillat (1), Spaic (1), Nagy, Vernoux (4), Bouet (3), Vanpeperstræte – puis De Nardi, Drasovic (3), Marion-Vernoux (1), Bodegas (1), Kalogeropoulos (3), Gbadamassi.

    Entraîneur : M. Scepanovic.

    SABADELL : Lorrio – Asensio (1), Bonet, Panerai, Barroso (1), Cabañas (3), Averka – puis Famera (1), Valera, Vergara (1), Larsen (2), Perez (3), Carrio.

    Entraîneur : Q. Colet.

  • Le lycée Périer a été visé par un « tir de mortier »

    Le lycée Périer a été visé par un « tir de mortier »

    Un individu cagoulé a été filmé en train de tirer sur le lycée Périer à Marseille, mardi, en plein mouvement de contestation contre la baisse des heures d’enseignement. La vidéo, relayée notamment par le site « Faisons parler Marseille », est devenue virale sur les réseaux et a d’abord laissé croire à l’usage d’une arme à feu. Ce que démend la préfecture de police : « Pas de tir d’arme à feu. Une fausse information a circulé (…). Ces images correspondent à un tir de mortier (…) dans le contexte de là mobilisation (…) ». Elle ajoute qu’il n’y a eu « ni dégradation, ni blessé ».

    Ludovic Perney, vice-président de la Région Sud en charge de l’Éducation, s’est rendu sur place. Muselier, président (Ren.) de la Région, souligne : « Cet acte franchit un seuil insupportable et appelle une réponse d’une fermeté absolue. Cette tentative d’intimidation (…) ne doit, et ne sera pas banalisée (…). La sécurité de nos lycéens et de nos personnels reste notre priorité absolue (…) ».

  • Ces six jeunes lauréats qui font vivre la lecture

    Ces six jeunes lauréats qui font vivre la lecture

    D’une petite histoire de moustique à celle d’Harry Potter. Chacun leur tour, les petits Marseillais ont lu quelques pages du livre de leur choix, sous le regard fier de leurs parents. Accueillis à la bibliothèque d’Alcazar, ce mercredi, ces 13 élèves de CM1 ou CM2 participent à la 2e session de la finale marseillaise du jeu « les Petits champions de la lecture », organisée par l’association éponyme.

    Déjà champions de lecture de leur école, l’un des animateurs de la Ville les rassure : « Vous avez déjà franchi la première manche ! » Livre en main, les élèves ont fait vivre leur récit et leurs personnages jusqu’à transformer leur voix pour séduire le jury composé d’une professeure, une bibliothécaire et une fonctionnaire.

    « And the winner is… »

    Dans l’attente de délibération, le petit Kelyan lance impatient : « C’est vraiment de la torture ! » Et si la compétition s’arrête ici pour ce garçon, il est nommé « coup de cœur de Marseille !, lance le présentateur. And the winner is… » : Juliette, de l’école Chateau-Sec (9e) et Helaj de Saint-Louis le Rove (15e) pour cette session. Les six jeunes gagnants des trois sessions de la finale marseillaise sont attendus pour la prochaine étape départementale.

  • Babel Music XP réunit les acteurs des musiques du monde à Marseille

    Babel Music XP réunit les acteurs des musiques du monde à Marseille

    Plus de 2 000 professionnels travaillant dans la filière musicale, 72 pays et quatre continents représentés… la 4e édition de Babel Music XP se renforce au fil des années, devenant un « hub méditerranéen » au format hybride. Comme peut le poser son directeur, Olivier Rey, « il n’y a aucun autre équivalent dans le paysage euroméditerranéen ». Producteurs, mangers, programmateurs, diffuseurs, artistes et autres directeurs de festivals se donnent ainsi rendez-vous à Marseille du jeudi 19 au samedi 21 mars au cours de ce salon et marché « à taille humaine. Un chaînon manquant qui consolide » les liens au sein de cet écosystème. « En ces temps incertains, un lieu de coopération et de partage pour la circulation des artistes et la promotion de la diversité musicale dans un contexte de globalisation aux effets positifs, mais aussi pervers comme l’uniformisation de certaines programmations artistiques guidées par le seul profit », contextualise-t-il.

    Capitale du son

    Se positionnant comme « une manifestation d’intérêt général au service des acteurs de la filière », dixit Olivier Rey, Babel Music XP proposera des rencontres professionnelles, « speed meetings », rendez-vous en tête à tête, ateliers, tables rondes et autres « masterclass » dans son vaisseau amiral de la Friche Belle de Mai, mais aussi à la Cité de la musique. Ont notamment répondu à l’invitation de cet événement qui prend de l’ampleur, le Bangkok music city, « le plus grand marché d’Asie », mais aussi « les deux plus gros festivals de jazz d’Indonésie », le plus grand festival gratuit de New York en la personne du Summer stage… « On assiste aussi à un déploiement de plus en plus conséquent venant des deux rives de la Méditerranée : Espagne, Maroc, Égypte, Tunisie… », énumère-t-il encore. Des opérateurs d’Europe du Nord viendront aussi en nombre, sans compter « l’Afrique subsaharienne, avec cette année le Sénégal, le Burkina Faso, le Tchad et la Centrafrique. Nous sommes fiers de remettre Marseille au centre de ce jeu ». Un véritable carrefour des cultures du monde matérialisé aussi par un versant « showcases ». Ouverts au grand public, des petits concerts qui se déploieront à l’Espace Julien, à la Plateforme (ancien Dock des Suds) ainsi qu’à la Belle de Mai, avec une trentaine de groupes au menu.

  • Bonnes, belles ou bien mauvaises, des Mères déconstruites au Mucem

    Bonnes, belles ou bien mauvaises, des Mères déconstruites au Mucem

    Les commissaires de cette exposition s’appellent Caroline Chenu et Anne-Cécile Mailfert. Historienne de l’art, la première est chargée de recherches au Mucem depuis 2017. Présidente de la Fondation des Femmes qu’elle a cofondée en 2016, la seconde mène des campagnes pour les droits des femmes et contre les violences. Pour France Inter, pendant quatre ans, elle a donné des chroniques matinales. Motherland, l’extrait d’une vidéo franchement burlesque de Ruth Patir, diffusée au départ de l’exposition, anticipe les partis pris de leurs explorations. Un défilé rassemble des figurines féminines en terre cuite qui scrutent un décor de gratte-ciel et dodelinent gravement.

    Leur manifestation est parfaitement extravagante : ce sont de lourdes figures de la fertilité ou bien des statuettes sumériennes, des fausses idiotes qui nous interpellent.

    Scénographie pour madones de banlieue

    Grand déboulé de personnages et de points de vue, un chaos finement organisé survient au niveau 2 du Mucem dont les parois, les rythmes et les détours, voici peu inventés pour l’exposition « La Carte du ciel », ont été repeints par la scénographe : à la place du bleu des nuits étoilées, voici des teintes orange ou bien du pourpre.

    Sculptures, stèles funéraires, tableaux, photographies, objets et documents, voici des maternités principalement antiques, des ventres et des corps charnus, mythifiés, ordinaires ou bien puissants, des figures de déesses-mères, des femmes qui allaitent, qui pique-niquent ou bien qui avortent. Des œuvres contemporaines perturbent délibérément la chronologie. On appréhende les réemplois stylistiques et les émancipations qui s’effectuent au cours des siècles. Mamelles pendantes, décapitée et crochue, la pas du tout séduisante sphinge de Louise Bourgeois se souvient simultanément d’Artemis et des anatomies dadaïstes. Présents en visite de presse, pas du tout mondains ni subversifs, acteurs vieillissants d’une société du spectacle d’ores et déjà périmée, Pierre et Gilles sont venus revoir leur « Vierge à l’enfant » qui est aussi l’affiche de cette exposition. Tête couronnée et robe blanche, actrice de La Graine et le Mulet quand elle pose pour leur photo, Hafsia Herzi surgit devant une barrière de chantier, parmi les balises d’autoroutes qui éclairent un infâme bazar de fleurs en plastique traversé par des rats.

    Yves Jeanmougin et Niki de Saint-Phalle

    Les deux curatrices ont introduit dans leur shaker des pièces de multiples provenances. Certaines sont glaçantes – par exemple, issus des anciennes collections des ATP, un irrigateur médical recommandé pour la contraception ou bien issu du parvis d’un hôpital du XVIIIe siècle, une boîte en bois pour enfants abandonnés -d’autres sont merveilleusement farfelues comme le « Cœur indépendant rouge » de Joana Vasconcelos et la « Femme enceinte », les boules de couleur de l’Hippo-lamp de Niki de Saint Phalle. On les félicite d’avoir sollicité des artistes de la proche région comme Katia Bourdarel, Yves Jeanmougin, Karine Rougier, Édith Laplane et Michael Serfaty.

    Un malaise persistant pourrait entraver le parcours de cette exposition. Le positionnement des pièces est judicieux, les problématiques d’hier et d’aujourd’hui sont abordées frontalement : les pleureuses et les féminicides, les fêtes, l’asservissement, les luttes et les douleurs, Gisèle Halimi, Simone Weil et les réacs sont évoqués. Au presque impossible, nul n’est tenu. Un liant manque dans ce kaléidoscope : des réflexions globales, une vision d’ensemble à la façon de Françoise Héritier, de Georges Vigarello ou de Philippe Descola lui font cruellement défaut.

    Jusqu’au 31 août, tous les jours sauf mardi. Catalogue coédité avec Actes Sud, 39 euros. Samedi 21 mars 16h, entrée gratuite.

  • Avignon : la mère qui a congelé ses bébés devant la justice

    Avignon : la mère qui a congelé ses bébés devant la justice

    L’affaire éclate lorsque l’ami de sa fille cadette, alors âgée de 16 ans, alerte la police après que celle-ci lui a confié qu’un bébé se trouvait dans le congélateur, à Bédoin, près du Mont-Ventoux (Vaucluse). Les gendarmes découvrent alors deux nourrissons de sexe féminin, enveloppés dans un sac de courses, un drap et une couverture.

    Selon les médecins légistes, le premier bébé, né en mars 2018, avait vécu quelques jours, avait été nourri, et serait décédé d’un traumatisme crânien. Le second serait mort très peu après sa naissance, faute de soins, notamment parce que son cordon ombilical n’avait pas été coupé. L’avocate d’Aurélie S., Me Charlotte Brès, affirme que sa cliente n’a jamais changé de version : elle soutient que le premier bébé est mort après une chute dans les escaliers et le second des suites d’un accouchement solitaire, consécutif à un déni de grossesse.

    La fille aînée déclare pourtant avoir assisté au premier accouchement et affirme que sa mère avait refusé d’appeler les secours. L’accusée explique avoir mis les corps au congélateur, prétendant à ses filles avoir donné le premier bébé « à l’adoption ». Elle affirme avoir voulu « une sépulture » et les « garder près d’elle ». Aujourd’hui âgée de 44 ans, elle dit ne pas comprendre son geste.

    Les expertises évoquent une enfance religieuse stricte, un viol dans son enfance et des relations amoureuses violentes. L’avocat du père du premier bébé l’accuse de mentir « sur tout ». Les trois filles d’Aurélie S., parties civiles, dénoncent également des violences et ne soutiennent pas leur mère. Leur avocate estime qu’elles sont « concernées par les faits criminels ». Le procès doit se tenir jusqu’au 27 mars à Avignon.

  • Quand les moustiques attaquent en plein hiver

    Quand les moustiques attaquent en plein hiver

    Attention ça pique… déjà. Sans présager de ce que pourra être la saison estivale, l’EID (Entente Interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen), constate « des éclosions généralisées d’Aedes detritus, une espèce de moustique hivernale caractéristique des zones temporairement inondées ». La bestiole, plus discrète que son cousin tigré, car « sans motif particulier », sans « ornementation sur les pattes », reste « un des moustiques les plus présents et nuisants des marais halophiles du littoral méditerranéen » estime l’EID. La multiplication des étendues d’eau et les températures douces depuis décembre ont permis sa prolifération. Les agents de l’EID étant aussi empêchés d’agir à terre de par les inondations et n’ayant eu qu’un « recours restreint » aux moyens aériens. Résultat : la présence de larves a été repérée sur près de 6 000 hectares entre janvier et février, contre 2 900 hectares sur la même période en 2025.

    Des traitements par drones

    Portés par le vent, les insectes se déplacent « assez rapidement, de plusieurs kilomètres vers l’intérieur des terres » et tendent « à se réfugier dans les zones abritées en attendant les moments calmes et doux pour piquer en journée à l’extérieur ». Dans son bulletin concernant les Bouches-du-Rhône pour la semaine, l’EID indique qu’ils ont débarqué en Camargue et dans les communes de l’étang de Berre. Des traitements larvicides biologiques avec l’épandage d’une bactérie qui bloque le développement des larves, « ont été réengagés par différents moyens aériens et terrestres dès mardi 17 mars, et vont se poursuivre au gré des conditions favorables », précise-t-on.

    Plus de 160 hectares ont été traités la semaine précédente dont 31 % par avion. Des traitements par drone ont également été effectués. L’EID prévoit un risque de nuisance maintenu sur les territoires déjà impactés « avec un déplacement possible vers l’intérieur des terres lors des journées où les vents de mer souffleront faiblement. »