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  • Chez 13 Habitat, de l’argent pour être enfin relogé

    Chez 13 Habitat, de l’argent pour être enfin relogé

    Alors qu’il est sous astreinte de 65 euros par jour de retard à se conformer à un arrêté préfectoral d’insalubrité de juin dernier, l’office public 13 Habitat n’a toujours pas relogé une mère dont l’appartement est couvert de moisissures et saturé d’humidité cité Louis-Loucheur, 17 bd Baudelaire (4e). 290 jours plus tard, le bailleur social dans la tourmente reste sourd aux injonctions du préfet étant souligné que l’arrêté pointait déjà son « absence de réponse ».

    Après qu’Assiata Abdou a « appelé au secours » La Marseillaise en novembre, le bailleur public du Département a fini par reconnaître que la situation « nécessite de gros travaux de remise en état, de plomberie et d’isolation qui ne peuvent pas être réalisés en milieu habité ». Côté face, il s’excuse par voie de presse. Côté pile, il lambine, pratique l’intimidation en envoyant par huissier un commandement de payer des loyers pourtant suspendus. Si un logement vacant a fini par être attribué à Mme Abdou le 26 février dans une cité à la Blancarde, 13 Habitat l’a encore invitée à patienter « quelques jours » le temps d’une « remise en état ». Le bailleur social qui a déjà explosé les 3 mois impartis par l’ARS, a ensuite inventé un « préavis d’un mois » avant qu’elle aménage.

    Sollicitation douteuse

    Dernier événement, Mme Abdou s’est vue subitement réclamer jeudi par téléphone 3 000 euros d’une agent de la direction du contentieux si elle voulait intégrer le nouveau logement. Aucun écrit. « On m’a appelée ce jeudi matin à 9h30 pour me dire que si je ne réglais pas les 3 000 euros d’impayés de loyer, je ne pourrais pas accéder au nouveau logement », raconte Assiata. « Mais il n’y a pas d’impayés. J’ai toujours réglé mon loyer depuis octobre 2022 jusqu’à l’arrêté d’insalubrité. Je ne comprends pas. J’ai reçu en juillet un courrier de la CAF et un autre du préfet me disant de ne plus verser de loyer. Pour m’en assurer, j’ai appelé l’ARS et la CAF qui me l’ont confirmé. » C’est l’application basique, stricte de l’article L521-2 (CCH) : en cas d’arrêté d’insalubrité ou de péril, « le loyer en principal ou toute autre somme versée en contrepartie de l’occupation cessent d’être dus ». Pour rappel, la perception de loyer sur un local en péril ou insalubre est un délit pénal puni de trois ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. Le même article L521-4 (CCH) vise aussi le « refus de procéder à l’hébergement ou au relogement de l’occupant bien qu’étant en mesure de le faire ».

    Interrogé par La Marseillaise sur cette contrepartie demandée au parfum pénal, 13 Habitat répond par communiqué : « Notre service contentieux lui a proposé cette semaine un plan d’apurement de dette, sans avoir connaissance de cette suspension de loyer. » Comment un service contentieux qui gère un parc déjà frappé de dix arrêtés d’insalubrité depuis 2020 dans les Bouches-du-Rhône et de cinq arrêtés de péril à Marseille sur son patrimoine à l’abandon peut dire qu’il ignore non seulement la réglementation, sauf à être d’une incompétence abyssale ou bien à vouloir faire renoncer la victime à ses droits ? Reconnaissant une sollicitation douteuse, 13 Habitat prend la précaution d’indiquer : « L’attribution d’un logement social est gratuite et ne saurait en aucun cas être contrepartie d’un paiement. Si tel était le cas, il faut impérativement nous en informer pour engager des poursuites contre les auteurs. »

    Pour rappel, la seule créance dont est redevable 13 Habitat, c’est vis-à-vis du préfet et des locataires méprisés, pris au piège de la cité Louis-Loucheur. « Si vous saviez le nombre de personnes complètement démunies dans cette cité qui ont fini par partir car leurs enfants font de l’asthme, des allergies importantes au point d’avoir un protocole à l’école pour la cantine. D’autres personnes les remplacent sans travaux » rappelle Assiata, accompagnante d’élève en situation de handicap qui s’interroge sur la valeur d’un arrêté du préfet.

    Le bailleur social pointé de nouveau par Marsactu il y a dix jours pour « l’attribution turbo » d’un logement au fils de la secrétaire au CD13 du nouveau président de 13 Habitat, Jean-Marc Perrin, conclut : « Les travaux de remise en état de cet appartement se poursuivent : la locataire pourra s’y installer dans quelques jours. » Et on est prié d’y croire.

  • Une première année ambitieuse pour Michaël Gallet à la tête du CDOS 13

    Une première année ambitieuse pour Michaël Gallet à la tête du CDOS 13

    Avec ses équipes, il accompagne depuis le mois de mars dernier 60 comités départementaux, plus de 4 400 clubs et plus de 500 000 licenciés sur le territoire des Bouches-du-Rhône. Michaël Gallet, président du Comité départemental olympique et sportif (CDOS 13), se félicite des actions menées durant cette première année de mandature, malgré « les difficultés conjoncturelles et économiques ». « Nous sommes devenus le premier et unique CDOS de France signataire de la Charte des 15 engagements écoresponsables du ministère des Sports. Mais surtout, nous avons voulu dépasser le symbole en mettant en place des appuis-conseils collectifs pour accompagner nos Comités dans leurs propres démarches RSO. L’idée, c’est de leur donner des outils concrets pour agir », souligne l’ex-directeur du district de Provence de football, fier de pouvoir mettre en avant un engagement fort en matière de responsabilité sociale.

    Des enjeux de plus en plus complexes pour les clubs

    En collaboration avec le Comité régional olympique et sportif (Cros), le CDOS participe également à structuration et la professionnalisation du mouvement sportif. « Nous avons renforcé l’accompagnement des dirigeants, développé des outils et participé à des dispositifs nationaux, comme le Club des 300 et Dirigeants de Demain, visant à faciliter l’accès des femmes et des jeunes aux postes à responsabilité au sein de nos associations sportives. Cette professionnalisation est essentielle, car les enjeux auxquels font face les clubs aujourd’hui sont de plus en plus complexes », poursuit Michaël Gallet. Depuis son arrivée, le CDOS 13 a développé des partenariats stratégiques avec le monde économique, avec des organisations comme World Trade Center ou UPE 13, universitaire, en tissant des liens avec la faculté des sciences du sport, et institutionnel, au travers de réunions trimestrielles tripartites avec le conseil départemental et le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES). « Le sport ne peut plus fonctionner en vase clos et nous devons agir en collaborant avec les multiples acteurs de notre territoire », martèle le dirigeant marseillais.

  • Football féminin : les Marseillaises gâchent une belle occasion

    Football féminin : les Marseillaises gâchent une belle occasion

    Sur la pelouse du Havre, dimanche, ces dernières avaient pris l’avantage par deux fois, grâce aux buts de Ninon Blanchard (18e) et de la meilleure buteuse marseillaise, Mathilde Bourdieu (57e). Mais les Normandes ont à chaque fois réussi à recoller au score, empêchant les protégées de Corinne Diacre de prendre les trois points de la victoire (2-2), avant de retrouver le Vélodrome, samedi (18h30), contre Montpellier.

  • Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    On pouvait penser que le RC Toulon allait repartir de l’avant avec le match nul à Lyon, mais les Rouge et Noir ont replongé la tête la première dans les mauvaises habitudes, samedi après-midi à Mayol, lors de la réception du Stade Français. Cette 19e journée de Top 14 a largement tourné en la faveur des Franciliens, plus efficaces et réalistes en seconde période (27-46).

    « Il y a beaucoup de sentiments ce soir. C’est un match difficile », a souligné Pierre Mignoni, le manager du RCT. « J’ai l’impression que l’on domine cette équipe en première mi-temps. Mais malheureusement, un peu à l’image du match, on a donné beaucoup d’opportunité à Paris pour qu’ils reviennent au score. […] Dès qu’ils ont pris le large, on a paniqué. Les joueurs sont abattus. Mais comme je leur ai dit à chaud : il ne faut pas trop parler à chaud. C’est une défaite à domicile mais rien n’est perdu encore. Il nous reste sept matches. Il faut rester solidaire, rester ensemble », a-t-il insisté, conscient que le calendrier à venir s’annonce intense avec le 8e de finale de Champions Cup à domicile face aux Stormers, le vendredi 3 avril. Mais ses protégés en ont quand même gros sur le cœur.

    « Cette défaite fait beaucoup de mal à tout le monde. C’est dur. On ne mérite pas. C’est dur à avaler. On passe à côté du match, on est à côté de la plaque », a reconnu l’international français Charles Ollivon. « On ne travaille pas assez, on ne fait pas ce qu’il faut. Dans des moments comme ça, donner des explications c’est difficile. Dans des moments comme ça, il ne faut rien dire et accepter les critiques et c’est tout. Je suis là mais je n’ai rien à expliquer et rien à dire si ce n’est qu’on ne mérite pas de gagner ce match et qu’on est tombé contre meilleur que nous. Il n’y a pas d’excuse », a-t-il poursuivi, en tentant quand même de fournir quelques explications sur les manquements de leur défense. « On est moins connecté, on est moins tranchant, on est moins efficace. Mais donner la raison… Non, je ne l’ai pas. On travaille moins ensemble, on ouvre des portes, ils passent entre deux et on perd le momentum, puis on prend des essais », a analysé le deuxième ligne varois, touché moralement.

    Entre retard et blessures

    Mais pour le technicien du RC Toulon, il est encore bien trop tôt pour oublier le top 6 en championnat. Cette neuvième défaite de la saison a créé un écart de cinq points avec Bordeaux-Bègles, ce qui est donc encore largement rattrapable d’un point de vue comptable. « On a pris du retard sur le top 6, c’est évident, mais il reste sept matches. On fera les comptes à la fin. On va partir en stage mardi, ça va nous faire du bien. On va essayer de reconnecter tout le monde », ajoute Mignoni, qui va devoir composer avec deux nouveaux blessés majeurs dans son infirmerie : Teddy Baubigny et Baptiste Serin, sortis respectivement à la 6e et 47e minutes de jeu. « Teddy Baubigny souffre d’une commotion cérébrale. J’espère que ce n’est pas trop grave, mais c’est une commotion. Et pour Baptiste Serin, c’est l’épaule. Il va passer des examens médicaux », précise le manager toulonnais, qui n’a pas oublié que son demi de mêlée fétiche avait déjà subi une luxation de l’épaule droite lors de la saison 2023-2024. Ce qui lui avait valu plusieurs mois d’absence. Bis repetita ?

  • Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    De ces échanges est sorti le constat qu’une union sacrée était nécessaire pour aider l’OM à réussir sa fin de saison. Avec en ligne de mire terminer sur le podium pour une qualification en Ligue des Champions. Ce gentlemen agreement a trouvé son illustration au coup d’envoi de la rencontre.

    Finis le silence et la bouderie des sorties à Toulouse et contre Auxerre. Dès l’échauffement des joueurs, le peuple du Vélodrome a fait entendre sa voix, avec des soutiens qui sont allés crescendo. Même lorsque les Dogues ont sorti les crocs, ils étaient toujours aussi intenses. Et lorsqu’Igor Paixão a délivré l’offrande du but d’Ethan Nwaneri, on devinait que l’union sacrée était bien effective.

    Malheureusement, l’acte II n’était pas du même tonneau. L’OM retombait dans ses travers défensifs, offrant deux buts aux Dogues. Et si le stade aura poussé jusqu’au bout, au coup de sifflet final, la colère reprenait le dessus.

  • [Passerelle interculturelle] Faire de l’éradication de la tuberculose un objectif mondial

    [Passerelle interculturelle] Faire de l’éradication de la tuberculose un objectif mondial

    Dans son message, Peng Liyuan a souligné que l’OMS et la communauté internationale ont toujours fait de la protection de la santé humaine leur mission et de l’éradication de la tuberculose leur objectif. Elle a salué les efforts considérables et efficaces déployés, qui ont permis d’inverser la tendance à la hausse du nombre de cas observée ces dernières années. La tenue de cette visioconférence, centrée sur le thème « Autonomisation des gouvernements et mobilisation de l’ensemble de la société », revêt selon elle une importance majeure pour renforcer la réponse mondiale face aux défis de santé publique liés à la tuberculose.

    Peng Liyuan a également rappelé que le gouvernement chinois attache une grande importance à la prévention et au traitement de la tuberculose. Grâce à une coordination multisectorielle et à la mise en œuvre de mesures globales, ainsi qu’à l’appui de l’innovation scientifique et technologique, les capacités de prévention et de traitement ont été continuellement améliorées. Le vaste réseau de services de santé couvrant plus de 1,4 milliard d’habitants en zones urbaines et rurales a permis d’accroître l’accessibilité aux soins, contribuant à une baisse constante du taux d’incidence. La Chine est ainsi entrée dans la catégorie des pays à faible à moyenne prévalence de la tuberculose.

    Elle a indiqué que l’année en cours marque le quinzième anniversaire du programme chinois « Cent mille volontaires pour la sensibilisation à la prévention de la tuberculose ». Depuis son lancement, plus d’un million de volontaires se sont engagés dans cette cause, mettant en œuvre plus de 80 000 projets de service bénévole. Peng Liyuan a également évoqué sa participation régulière à des activités aux côtés des volontaires dans des communautés, des écoles et des établissements de santé, témoignant de leur dévouement, de leur engagement et des progrès accomplis dans la lutte contre la tuberculose en Chine.

    Une aspiration commune à toute l’humanité

    Enfin, elle a souligné que mettre fin à la tuberculose et protéger la santé constitue une aspiration commune à toute l’humanité. Elle a appelé les gouvernements et les acteurs de tous horizons à agir activement, à soutenir et à participer aux efforts mondiaux de lutte contre la tuberculose, à transmettre solidarité et bienveillance, à renforcer la confiance et l’espoir, afin que les progrès réalisés bénéficient à tous et contribuent à la construction d’une communauté mondiale de santé pour l’humanité.

  • La ferme de Meyssirat produit en circuit court pour le local

    La ferme de Meyssirat produit en circuit court pour le local

    Au pied du massif du Dévoluy, la ferme de Meyssirat propose depuis cinq ans un modèle agricole local en circuit court. Les 13 hectares de structure agricole rassemblent tous les maillons de la chaîne de production : zone de pâturage, « salle de traite, laboratoire de transformation, boutique, dans une logique de maîtrise globale de l’exploitation », indique le communiqué de l’Agence de développement des Hautes-Alpes.

    De l’élevage à la vente

    Intégrée dans le Projet alimentaire territorial (PAT) des Hautes-Alpes, la ferme gérée par Christopher Simiand, se veut être « acteur du territoire pour faire marcher l’économie locale ». Un projet « pertinent » qui tient « à cœur » à l’agriculteur. Une initiative soutenue par le PAT, ce levier de coopération territoriale favorisant « l’accès à une alimentation de qualité, produite et transformée localement » souligne les initiateurs du projet, la Chambre d’agriculture et l’Agence de développement des Hautes-Alpes.

    Le troupeau d’une quarantaine de chèvres produit « 30 000 litres de lait à l’année », dénombre l’agriculteur. Certifiée marque des Hautes-Alpes, l’exploitation est soumise à une agriculture extensive « en cohérence avec la biodiversité locale », souligne Christopher. Ainsi, les chèvres alpines sont élevées en cohérence avec leurs cycles naturels, disposant de 3 hectares de pâture « d’avril à fin octobre » pour les beaux jours. La production laitière est ensuite transformée directement sur le site pour proposer une large gamme de fromages au lait cru et yaourts.

    Un projet en extension

    À leur sortie, ces 25 références de produits laitiers sont proposées aux distributeurs locaux – enseigne U de Veynes et Sisteron – et en vente directe à la ferme. Ces ventes « se répartissent aujourd’hui de manière équilibrée », décrit l’agriculteur. La ferme de Meyssirat approvisionne également certaines restaurations collectives des collèges haut-alpins. Intermédiaire pour « la mise en relation avec les acteurs du territoire », l’Agence départementale des Hautes-Alpes a organisé une visite, jeudi dernier, pour les « collectivités intéressées pour travailler » avec la ferme de Meyssirat. « Une visibilité » essentielle reconnaît l’agriculteur.

    Cette année, l’exploitation agricole est dans l’attente de l’obtention d’agrément sanitaire européen pour ouvrir « les limites du périmètre » d’approvisionnement, détaille l’agriculteur, à certaines collectivités.

  • Retour du marché des producteurs ce soir à Avignon

    Retour du marché des producteurs ce soir à Avignon

    Ce retour démarre dès ce lundi à Avignon (17h-19h, allées de l’Oulle). Suivront les mardis à Châteauneuf-de-Gadagne (à partir du 31 mars) sur le plateau de Campbeau (17h-19h) ; les mercredis à Pernes (dès le 25 mars), place Mistral (18h-20h) ; les jeudis à Cavaillon (dès le 26 mars), au Grenouillet (16h-18h30) ; les vendredis à Montfavet (dès le 27 mars), place de l’Église (16h30-19h). Le principe reste le même : proposer des produits 100% locaux (fruits, légumes, pain, fromages, œufs, miels..) et 100% en vente directe.

  • Les ouvrages d’art, l’inspection dans le Var

    Les ouvrages d’art, l’inspection dans le Var

    Le premier sera réalisé le vendredi 3 avril dans l’après-midi, sur le pont franchissant l’Argens sur la RD17, un itinéraire de déviation sera mis en place. Le deuxième portera sur le pont du Ratton, un ouvrage d’art franchissant la Nartuby sur la RD51 sur la commune d’Ampus. Là aussi une déviation sera mise en place. De telles inspections, indispensables en termes de sécurité, sont effectuées régulièrement par la collectivité en charge des routes et des ponts attenants.