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  • La mairie de Toulon espère sortir de la carence de la loi SRU d’ici fin 2026

    La mairie de Toulon espère sortir de la carence de la loi SRU d’ici fin 2026

    Loi SRU : la Ville sur

    la bonne voie

    Dans le cadre du contrat de mixité sociale conclu entre Toulon et la préfecture (en attente de renouvellement pour 2026-2028), visant à mettre davantage de foncier bâti à disposition des bailleurs sociaux pour créer des logements, la mairie poursuit ses efforts. Le conseil municipal a voté (le RN s’est abstenu) une participation de la Ville d’un montant total de 650 000 euros dans la création de 49 nouveaux logements sociaux : 11 via l’office public Toulon Habitat, 28 via Var Habitat et 10 par l’établissement social d’habitat Unicil. « Nous sommes passés de 2,9 à 1,6 million d’euros de pénalités SRU, nous avons espoir de sortir de la carence d’ici la fin de l’année », a déclaré la maire (SE), Josée Massi.

    Convention logement pour les saisonniers

    Une nouvelle convention, couvrant la période 2026-2029, a été votée pour favoriser le logement des saisonniers. Elle prévoit la mise à disposition de 30 logements, en vertu du bilan de la précédente convention signée en 2021. Des discussions sont en cours avec le Crous pour y ajouter des logements étudiants vacants pendant l’été.

    Le projet de maison

    de santé débattu

    Le conseil a voté un mandat à la centrale d’achats Centralis, dans le cadre de l’installation d’un bâtiment modulaire pour la maison de santé prévue dans le quartier Claret. Le coût prévisionnel s’élève à 900 000 euros. Le RN, bien que favorable au projet, s’est abstenu, trouvant le projet « un peu faible par rapport à l’ambition », considérant par la voix d’Amaury Navarranne que « l’enveloppe [allait] être dépassée ». « Il s’agit d’un coût prévisionnel, a rappelé Josée Massi. Pour un bâtiment en dur, il faudrait des années : 18 mois pour un marché, plus le temps des travaux. On a choisi cette formule pour l’urgence. »

    Josée Massi défend

    son bilan sur les crèches

    Face aux soupçons du RN liés aux conditions d’attribution des places en crèche, Josée Massi en a rappelé les modalités (âge, date d’entrée, temps d’accueil, situation sociale, regroupement des fratries, quotas militaires…). Attaquée sur la destruction de la crèche Saint-Jacques en 2023, la maire a rappelé que les propositions formulées pour la sauver avaient été refusées par la direction et que, depuis, 173 nouvelles places avaient été, ou allaient être créées, et qu’il restait « des places disponibles dans toutes les crèches de la ville ».

    Le conseil a voté une demande de soutien de 1,786 million d’euros à la CAF pour la création de la crèche de la Barre.

  • Faire revivre le souvenir du maquis de Brigadel

    Faire revivre le souvenir du maquis de Brigadel

    En 1943 et 1944, sur le plateau de Brigadel, sur les hauteurs de Puimichel, des agriculteurs acceptent d’arracher leurs amandiers pour créer une piste d’atterrissage pour pouvoir approvisionner en armes et en matériel les résistants qui se préparaient au débarquement de Provence. à proximité, une ferme sert de lieu d’asile et de refuge aux jeunes qui voulaient échapper au Service de travail obligatoire (STO) et au transfert en Allemagne.

    Vendredi, une dizaine d’élus, de femmes et d’enfants de ces combattants bas-alpins se sont réunis sur place, où une stèle a été érigée en 2018, pour leur rendre hommage et éviter qu’ils ne tombent dans l’oubli. « Il faut faire circuler le devoir de mémoire. N’oublions jamais le courage, l’abnégation de ces jeunes gens qui n’ont pas hésité à offrir leur vie afin de s’opposer à l’occupation nazie », a souligné Gérard Lazaud, ancien adjoint aux anciens combattants d’Oraison, à l’initiative de cette stèle.

    Le maire de Puimichel, également présent, a tenu à insister sur « les résistants de l’ombre, tous ceux qui ont donné à manger, hébergé. Lors des parachutages, à l’aube, ils sortaient tous pour voir s’il n’y avait pas un parachute coincé dans un amandier. La résistance n’aurait rien été sans leur aide », a-t-il avancé.

    Jean Banner, à l’initiative de ce rassemblement, a tenu à « remercier ces jeunes qui ont décidé de dire non à la loi du plus fort et à la barbarie nazie ». Il a évoqué André Laurent, ancien résistant et auteur du livre La Résistance sur les plaines entre Asse, Bléone et Durance, décédé en 2022 : « Il a laissé aux générations futures un héritage que nous devons transmettre ». « Cela a scindé une jeunesse en deux, entre ceux qui sont partis travailler en Allemagne et ceux qui ont rejoint la résistance », a témoigné sa femme, Gilberte Laurent, également présente vendredi.

    « Il ne faut pas oublier qu’il y a toujours les familles de ceux qui ont combattu », a insisté Jeanine Telme, la fille du résistant Gaston Telme, né en 1907 et décédé en 1992. « Il parlait très peu de la Résistance en famille. Tout ce que je sais, je l’ai retrouvé dans des documents », a-t-elle raconté.

    Bientôt une cérémonie annuelle ?

    Didier Derupty, vice-président de la Maison du combattant et des familles, récemment créée dans le département, a proposé son aide aux élus et aux citoyens présents pour organiser une cérémonie annuelle sur le lieu de la stèle. « Il faut arriver à fédérer les endroits, les stèles oubliées. La conservation du devoir de mémoire est importante », a-t-il martelé, alors que la stèle de Brigadel est très peu visitée et méconnue des habitants. « Il n’y a plus de résistants, mais il y a des descendants passionnés pour faire vivre le devoir de mémoire. »

    élus et familles de résistants présents ont également évoqué l’idée de proposer aux instituteurs et aux écoliers de participer à une cérémonie annuelle en hommage aux maquisards.

    Pendant le débarquement de Provence, le 15 août 1944, quelque 100 000 soldats, essentiellement américains, canadiens et britanniques, ont débarqué sur les plages du Var, ouvrant la voie à plus de 250 000 Français qui allaient reprendre Toulon puis Marseille en moins de deux semaines. Cette armée comptait 84 000 Français d’Afrique du Nord, 12 000 soldats des Forces françaises libres fidèles au général de Gaulle et 12 000 Corses, mais aussi 130 000 soldats d’Algérie et du Maroc et 12 000 soldats de l’armée coloniale.

  • La tournée d’été La Marseillaise célèbre Michel Berger à Septèmes-les-Vallons

    La tournée d’été La Marseillaise célèbre Michel Berger à Septèmes-les-Vallons

    « On fait un panorama des musiques de Michel Berger extraites de ses albums studio, live, et de celles qu’il a écrites pour d’autres aussi », explique Arnaud de Maria, chanteur-pianiste, fan de Michel Berger depuis son plus jeune âge. Le groupe Tribute à Michel Berger se produira à Septèmes-les-Vallons à 21h40, ce 26 juillet. Au cours de la même soirée, l’humoriste Kamel montera sur scène à partir de 20h45, tandis que le DJ Herbie Lite prendra le relais à partir de 23h.

    Michel Berger, mort brutalement en 1992, est un « précurseur », « le créateur du premier opéra-rock », Starmania, rappelle Arnaud de Maria. Accompagné de son groupe, avec Emmanuel Castets à la guitare, Christophe Touzier au clavier, Bruno Perez à la basse, Wilfrid Soliwada à la batterie et Philippe Gambini comme ingénieur du son, il compte bien mettre en avant sa « passion musicale » pour cet artiste, « pilier de la musique française ».

    Immersion

    « Pour moi, “Quelques mots d’amour” est l’un de ses chefs-d’œuvre », atteste Arnaud de Maria. Enregistrée sur le cinquième album de Michel Berger, Beauséjour, en 1980, cette chanson évoque la solitude amoureuse. Ce qui marque le plus le chanteur-pianiste du tribute à Michel Berger, c’est « l’harmonie musicale qui en ressort ».

    Les concerts rendant hommage à des artistes permettent de « se tourner vers le passé, quand l’avenir n’est pas très rose », juge Arnaud de Maria. D’après lui, lorsque l’hommage est bien fait, « les gens sont en immersion, ils demandent des photos, on signe des autographes, comme si on était le chanteur lui-même ». En jouant sur la nostalgie, le public se réunit autour de la musique. « ça fait du bien aux gens », réagit-il.

    Le concert Tribute à Michel Berger ne sera pas le seul spectacle hommage de la tournée d’été La Marseillaise. Lundi 3 août, à l’Estaque, le groupe Fahrenheit rendra hommage aux musiques des années 80, MagicQueen interprétera des chansons du groupe Queen le 12 août à Martigues, et Get the Beatles Back se produira le vendredi 28 août, à Marseille.

    Gabrielle Cartellier

    Dimanche dès 20h, parking du Vallon du Maire, à Septèmes-les-Vallons. Entrée gratuite.

  • Le feu des Hautes-Alpes gagne du terrain

    Le feu des Hautes-Alpes gagne du terrain

    Alors que le préfet des Hautes-Alpes disait le feu « contenu » jeudi, l’incendie du secteur du Bois Noir a très rapidement progressé et pratiquement doublé de volume, vendredi, « poussé par des vents forts ». « C’était une journée charnière, il fallait absolument tenir aujourd’hui », a déclaré le préfet vendredi soir, alors que Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, s’est rendue sur place. « Les conditions étaient particulièrement défavorables : hier, alors que le vent se tassait en fin de journée habituellement, il a continué de souffler toute la nuit, attisant les flammes. » 260 personnels étaient mobilisés vendredi soir, dont 90 sapeurs-pompiers des Hautes-Alpes, renforcés par des moyens extra-départementaux, 77 militaires et 70 engins.

    « Une vraie fourmilière s’active autour de l’incendie depuis plusieurs jours. Le détachement d’intervention spécialisé (DIS) poursuit la progression à pied, avec plusieurs dizaines de kilos de matériel sur le dos », ont indiqué les sapeurs-pompiers des Hautes-Alpes. « Leur mission : atteindre les zones difficiles d’accès, ouvrir des cheminements, déployer des centaines de mètres de tuyaux… Pendant des heures, ils évoluent dans la fumée, la chaleur et un relief particulièrement exigeant. » Le SDIS 05 compte 92 sapeurs-pompiers dans ce détachement d’intervention spécialisé.

    « La situation aurait dû être anticipée »

    Dans un communiqué diffusé vendredi, c’est au tour des communistes de déplorer la gestion de cet incendie et les délais d’intervention. « La situation aurait dû être anticipée, regrette Sophie Delfino, secrétaire départementale du PCF. On trouve des moyens quasi illimités pour la guerre, mais pas pour l’Office national des forêts, pas pour les pompiers qui subissent une situation catastrophique et sont empêchés de remplir leur mission, pas pour les collectivités locales et les maires se trouvent démunis face à cette situation. »

  • [Tour de France] Tadej Pogacar se rapproche d’une cinquième couronne

    [Tour de France] Tadej Pogacar se rapproche d’une cinquième couronne

    Personne ne peut rivaliser avec lui lorsqu’il évolue au sommet de son art. Au cœur d’une foule immense, Tadej Pogacar a effacé un retard de 3 min 30 au pied de l’ultime ascension pour avaler ses adversaires un à un et décrocher sa 26e victoire d’étape sur le Tour de France, la première de sa carrière à l’Alpe d’Huez.

    « C’est vraiment cool de gagner ici », lance-t-il. « L’atmosphère était folle pendant toute la montée et c’est grâce à toute l’équipe que j’ai pu la pousser au fond à l’arrivée. Je courais pour mes coéquipiers aujourd’hui, je suis vraiment content de gagner. Quand j’ai entendu que certains coureurs lâchaient au moment où Felix (Grosschartner) imprimait un gros rythme au pied de la montée, je savais qu’on allait y aller à fond pendant toute l’ascension parce que l’échappée était super forte. Au pied, dans les premiers kilomètres, j’avais de bonnes jambes et il ne restait pas beaucoup de gars qui auraient pu suivre donc j’y suis allé. J’y suis allé à fond jusqu’au sommet, avec Adam (Yates) au milieu qui m’a donné du boost, je suis très heureux qu’il soit de retour. »

    Le Slovène a devancé le Français Lenny Martinez et l’Équatorien Richard Carapaz de 6 et 9 secondes grâce à une accélération foudroyante à la flamme rouge. Les deux hommes ont payé leur excès de prudence, s’étant trop observés dans les derniers kilomètres de l’ascension.

    Derrière, Remco Evenepoel a conforté sa place de dauphin au classement général en se détachant dans le final du groupe des prétendants au podium. Le Belge a terminé à 2 min 29 du vainqueur, reprenant quelques secondes à Isaac del Toro (2 min 41) et à Paul Seixas (2 min 45).

    Au classement général, Pogacar possède désormais 7 min 11 d’avance sur Evenepoel, 9 min 42 sur Del Toro et 10 min 06 sur Seixas, à la veille de l’étape-reine qui se conclura, elle aussi, à l’Alpe d’Huez, cette fois après le passage par le col de Sarenne.

    Lenny Martinez profite quant à lui de son échappée et de la défaillance de Juan Ayuso, distancé dès les premières pentes de l’Alpe d’Huez, pour gagner deux places et grimper au cinquième rang du classement général, à treize minutes du maillot jaune.

    Le grimpeur français pourra toutefois nourrir quelques regrets. Plus entreprenant dans l’ascension finale, il aurait sans doute pu offrir à la France sa première victoire d’étape de cette 113e édition. Trop attentiste, Martinez s’est contenté de répondre aux offensives de Richard Carapaz sans jamais prendre l’initiative.

    Les deux hommes ont longtemps joué au chat et à la souris, en compagnie de Sepp Kuss, auteur d’une montée parfaitement maîtrisée. Le trio constituait la pointe d’une échappée de 42 coureurs partie sous un soleil radieux et portée par un public venu en masse sur les pentes mythiques de l’Alpe d’Huez, en Isère.

    Au pied de la montée finale, une douzaine d’échappées disposaient encore de 3 min 30 d’avance sur le petit peloton du maillot jaune. Déterminé à inscrire son nom au palmarès de l’étape, Pogacar est passé à l’offensive à 12 kilomètres de l’arrivée. Le Slovène a alors commencé à dévorer les coureurs partis à l’avant, tel un Pac-Man jaune insatiable.

    Il s’est d’abord appuyé sur son coéquipier Adam Yates, présent dans l’échappée et visiblement remis de sa gastro-entérite, avant de poursuivre son effort en solitaire au milieu d’une foule compacte pour aller chercher sa cinquième victoire d’étape dans ce Tour de France 2026.

    « J’ai dû me battre contre de très bons coureurs mais ils se couraient après à la fin, ça m’a permis de revenir et de remporter l’étape. Nous y allons étape après étape, [samedi], c’est l’étape reine du Tour et j’espère que la dernière étape à Paris sera une belle journée ensoleillée. [Samedi] c’est la journée la plus dure du Tour », prévient Pogacar, décidé à garder son maillot jaune jusqu’au bout, et ainsi, décrocher sa cinquième étoile.

  • L’OM poursuit sa mise en route et cherche ses hoplites

    L’OM poursuit sa mise en route et cherche ses hoplites

    Lorsqu’ils ont accepté leur contrat avec l’OM, Gregory Lorenzi et Bruno Genesio savaient à quoi s’en tenir. Les nouveaux directeur sportif et entraîneur allaient avoir à composer une équipe en tenant compte de contraintes financières draconiennes, avec une épée de Damoclès placée sur la tête de l’institution par l’UEFA, à savoir une exclusion des compétitions européennes pour non-respect des engagements vis-à-vis du fair-play financier.

    Ainsi, avant de songer à faire venir de nouveaux éléments, la priorité est de réduire la masse salariale actuelle, en vendant certains joueurs à fort potentiel, et proposer à ceux qui resteraient dans la galère phocéenne de renégocier certains termes de leur contrat. Notamment celui ayant trait au salaire.

    Car l’OM doit faire des économies. Les départs de Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang, Hamed Traoré et, dans une moindre mesure Bilal Nadir, qui est officiellement hambourgeois, ont permis de faire une première coupe de 15 millions d’euros. Néanmoins, cela n’est pas suffisant car, avec encore 100 millions d’euros (il s’agit d’une estimation), le club dépense toujours trop en salaires de joueurs.

    Néanmoins, Gregory Lorenzi travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions. Des discussions ont été lancées avec les plus gros salaires afin que ces derniers, si d’aventure ils ne trouvaient pas de porte de sortie, acceptent de toucher moins. L’échec sportif de la saison dernière peut être un argument à mettre en balance pour y parvenir. Reste à savoir si les intéressés seront d’accord avec ce principe.

    Double impératif

    Côté renforts, les premiers ont été enregistrés. Mais il s’agit avant tout de jeunes éléments, venus pour étoffer le centre de formation. Même si certains peuvent prétendre à intégrer le groupe de Bruno Genesio, il n’est pas certains qu’ils fassent la maille sur le long terme, pour un OM dont l’impératif sera de retourner en Ligue des Champions en 2027 et d’être dans les clous financiers.

    Un OM qui se rend compte également que sa situation ne va pas faciliter la tâche. Le cas de Mason Greenwood en est l’illustration. Pour trouver preneur, il a fallu baisser le prix de vente de l’Anglais, pour lequel le club n’a d’ailleurs pas eu énormément de demande.

    D’autres éléments à salaire conséquent, au-delà des 300 000 euros mensuels, ne seront pas retenus en cas d’offre. Mais encore en faudrait-il. Pierre-Emile Højbjerg, Facundo Medina ou encore Geoffrey Kondogbia ont le profil.

    Une chose est sûre, l’OM ne pourra recruter qu’une fois terminées ses ventes. Dans ce contexte, Gregory Lorenzi s’est lancé dans une prospection tous azimuts, ciblant des joueurs libres, ou évoluant en Ligue 2. Mais avec l’étiquette OM, il sait que personne n’est prêt à faire de cadeau. Car nombreux sont les clubs, comme Marseille, en quête de liquidités.

    OM-Nice, ce samedi à huis clos à la Commanderie

    Après un premier galop d’essai en Côte d’Ivoire face à Yamoussoukro, gagné 3-0, l’OM va enchaîner sur son deuxième match de préparation.

    Samedi, c’est face à Nice que les hommes de Bruno Genesio vont se tester. Une rencontre qui se jouera à la Commanderie, à huis clos. Mais que les abonnés de Ligue 1+, diffuseur du football en France, pourront suivre à partir de 18h.

    Trois autres matches vont suivre. Le 30 juillet contre Nîmes, également à la Commanderie et à huis clos (18h). Puis deux rendez-vous de gala face à l’Athletic Bilbao, le 9 août (17h45), puis l’Atlético de Madrid, le 14 août, cette fois au Vélodrome (17h30).

  • [Entretien] Philippe Rio, maire PCF de Grigny, Essonne : « Les maires se cognent à toutes les réalités »

    [Entretien] Philippe Rio, maire PCF de Grigny, Essonne : « Les maires se cognent à toutes les réalités »

    La Marseillaise : Quel est l’objectif de votre visite dans la région ?

    Philippe Rio : Je viens à la rencontre de la Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens des Bouches-du-Rhône, aujourd’hui présidée par Paul Sabatino, maire (PCF) du Rove. J’ai prévu une belle balade, qui passe par Le Rove donc, mais aussi Aubagne, Belcodène, Septèmes-les-Vallons, Marseille, Port-de-Bouc et Martigues. L’objectif est d’échanger et d’apprendre avec l’ensemble du réseau de la coopérative. Mon premier point sera de dire un grand bravo aux élus communistes, républicains et citoyens. Alors que tout le monde s’attendait à une vague brune, ils sont parvenus à maintenir leurs élus et parfois même à en gagner, comme à Aubagne, où la ville a rebasculé à gauche. Ils ont su s’organiser et résister. Je suis donc venu m’intéresser aux méthodes qui ont permis à notre vision de la justice sociale, de la solidarité, et d’une autre société, de continuer d’exister. Ensuite, notre feuille de route est claire : conforter le réseau de la coopérative, mais aussi se former à la gestion communale et intercommunale, qui est complexe, en échangeant les uns avec les autres. L’objectif est de réfléchir ensemble à la meilleure façon de faire.

    La France est confrontée à de violents incendies et les maires se retrouvent en première ligne, même si leurs compétences en la matière sont limitées. Comptez-vous aborder cette question ?

    P.R. : Quoi qu’il arrive, que ce soit la question des incendies ou n’importe quelle autre, tout finit par atterrir sur les communes. Beaucoup de choses nous dépassent, le changement climatique en fait partie. Pour autant, on doit, là où nous sommes, comme de petits colibris, s’attaquer à la question de l’atténuation de nos émissions et en même temps s’adapter. Les communes, comme les maires, se cognent à toutes les réalités, y compris celles qui ne relèvent pas juridiquement de leurs compétences. Nous percutons tous de plein fouet les conséquences du changement climatique, et le bassin méditerranéen d’autant plus. Je suis président d’un réseau national et ce qui se passe aux quatre coins de la France me perturbe. L’arc méditerranéen est à l’avant-garde de ces questions, je suis donc aussi venu apprendre. Le réseau des élus de la coopérative est aussi là pour ça : récolter l’expérience des uns et des autres sur la gestion, anticiper les crises… Nous aussi, à Grigny, à quelques kilomètres de Fontainebleau [où un feu a brûlé 2 200 hectares mi-juillet, Ndlr], avons besoin de savoir comment réagir face au feu. De la même manière, la gestion des périodes de forte chaleur est quelque chose que nous avons à apprendre de la région Sud : comment adapter les équipements publics, les écoles, les dortoirs dans les maternelles, les crèches, les Ehpad ? C’est aussi à ça que servent ces rencontres car nous, dans le nord, nous ne savons pas comment faire.

    Vous vous êtes récemment exprimé sur le Pass Sport, qui devait être rétabli à la rentrée pour les 6-13 ans. Quelle est votre position ?

    P.R. : Le Pass Sport était une mesure simple, populaire, de pouvoir d’achat [aide financière à destination des familles pour l’inscription de leurs enfants à une structure sportive, Ndlr]. L’aide avait été retirée pour les 6-13 ans l’an passé, mais on nous avait promis un retour cette année. Et on apprend qu’à quelques semaines de la rentrée, rien n’est prêt. Le gouvernement est en train de retirer quelque chose qui commençait à bien fonctionner. C’est un outil précieux, notamment pour les familles nombreuses, qui n’ont plus à choisir quel enfant elles inscrivent au sport, sachant que, souvent, les garçons sont privilégiés. Dans ma commune, le dispositif a permis une augmentation d’inscription de 40% chez les filles.

  • Plusieurs reprises de feu ont empêché de fixer l’incendie dans le Gros Bessillon vendredi

    Plusieurs reprises de feu ont empêché de fixer l’incendie dans le Gros Bessillon vendredi

    Les vents d’ouest du début de semaine, qui avaient posé de grandes difficultés dans la lutte contre l’incendie du massif du Gros Bessillon, devaient se calmer vendredi. Ce sont des vents « très tourbillonnants », selon la préfecture du Var, qui s’y sont finalement substitués, provoquant de nombreuses reprises de feu, notamment à partir de 14h, après une nuit durant laquelle une reprise sur le secteur de Sainte-Catherine, à Pontevès, a embrasé 1,5 hectare, tandis que les 800 pompiers et 109 militaires mobilisés étaient parvenus, une fois encore, à préserver Cotignac des flammes.

    Les 1 000 sapeurs-pompiers, dotés de 265 véhicules feux de forêts, un avion DASH, quatre Canadairs, dont un Croate, dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’Union européenne (MPCU), et trois hélicoptères bombardiers d’eau, dont un lourd, se sont employés à contenir des feux qui menaçaient désormais, en plus de Pontevès, les communes de Barjols, Châteauvert et Correns, un peu plus tard dans l’après-midi.

    Des orages sont attendus ce samedi

    300 nouvelles évacuations ont été réalisées en plus de celles de jeudi, certaines personnes n’ayant toujours pas pu regagner leur domicile. 12 communes ont activé au moins un centre de regroupement : Barjols, Le Val, Correns, Brignoles, Brue-Auriac, Pontevès, Carcès, Sillans-la-Cascade, Salernes, Montfort-sur-Argens, Lorgues et Châteauvert. Les personnes qui avaient été évacuées à Pontevès et Montfort-sur-Argens ont toutefois pu regagner leur domicile, en début de soirée.

    Deux axes routiers (RD45 et RD 554) étaient partiellement filtrés pour faciliter les évacuations, tandis que des portions des RD560, RD60, RD22 et EV8 étaient fermées à la circulation.

    La journée de ce samedi, où des orages sont prévus – et même espérés – dans le département du Var, pourrait permettre aux pompiers d’avancer dans leur entreprise de fixation. En espérant que, cette fois, la météo ne leur joue pas de tours.

    Deux enquêtes ouvertes

    Le parquet de Draguignan a ouvert deux enquêtes au sujet des incendies dans le Var : une pour celui de Pontevès, et une autre pour celui des Arcs-Taradeau. La piste criminelle serait privilégiée pour ce dernier selon BFM Var, qui indique qu’un suspect en scooter ayant mis le feu à l’aide de bidons d’essence aurait été identifié et serait recherché. Un appel à témoins a été lancé par la gendarmerie du Var. Les coupables encourent entre 5 ans de prison (incendie involontaire ayant généré des blessures) et la perpétuité (feu volontaire ayant causé des décès).

  • À Marseille, la renaturation du parc de Bonneveine  tourne à l’abattage

    À Marseille, la renaturation du parc de Bonneveine  tourne à l’abattage

    Des riverains dénoncent la conduite non maîtrisée du chantier de rénovation et de renaturation lancé, en septembre dernier, du parc central de Bonneveine, avenue de Hambourg, 8e, et de la promenade de la Sarette. L’opération s’accompagne, selon eux, de destruction injustifiée d’arbres.

    Lancé en septembre dernier, le marché de travaux prévoit la plantation de 70 arbres, la création de jeux, l’agrandissement de 5 000 m2 gagné sur l’ancien gymnase et la rénovation de l’éclairage, pour un coût annoncé de 2,4 millions d’euros. « Depuis quatre mois, tout est à l’arrêt sans raison valable, constate Jérôme Nardi, du collectif. Et la circulation le long du chemin de la Sarette est bloquée par des barrières de sécurité. On prend en otage les usagers du parc en pleine canicule. »

    « Quatre arbres de 50 ans sont tombés à la suite de l’arrachage des pavés qui habillaient les parois des cratères. Cela a déstabilisé leur système racinaire. Six autres ont été abattus sans précaution et 32 autres arbres sont menacés de destruction, dont 24 dans la pinède », explique Alain Senentz, qui montre comment le creusement de tranchées à la tractopelle a endommagé des sujets. « En février, un très gros pin de la place centrale s’est effondré peu après que des tranchées d’un mètre de profondeur ont été creusées à proximité pour passer le nouveau câblage des lampadaires. »

    Le soutien de France Nature Environnement

    La pétition du collectif a déjà obtenu 1 500 signatures et réclame le redémarrage du chantier avec des mesures « pour protéger les arbres restants en instaurant des méthodes de travail qui préservent l’environnement et évitent de renouveler les erreurs passées ». Ils demandent de la transparence sur les expertises techniques – et notamment le rapport complet de l’Office national des forêts (ONF) – qui fondent les décisions d’abattre les arbres. Au vu de « la fuite permanente devant les demandes d’explication », le silence de la mairie centrale et celle de secteur devant laquelle ils ont dû faire un sit-in pour être reçus, le collectif s’est résolu à aller au contentieux. Défendu par Me Sébastien Barles (ancien adjoint de Benoît Payan en charge de la transition écologique), il va assigner, la semaine prochaine, la Ville en référé devant le tribunal administratif.

    Vendredi, Richard Hardouin, président de France nature Environnement (FNE), était à leur côté : « Nous allons accompagner le groupe de nouveaux adhérents de FNE 13 du Parc Bonneveine dans le but de créer une instance d’échange avec la mairie et, si ça n’aboutit pas, nous agirons en justice. » Sa visite est édifiante. « Non, là, il n’y a rien qui justifie la coupe de cet arbre qui doit être conservé ! Ce cratère-là ne nécessite pas d’être touché. Il doit rester en l’état », tonne le militant, visiblement très mécontent. Elisabeth Parisot lui montre le grand pin qui est tombé sur le grillage de la résidence Le Véronese et qui est resté en place avec les autres.

  • [Week-end] La tournée d’été enflamme Port-de-Bouc au son de Johnny

    [Week-end] La tournée d’été enflamme Port-de-Bouc au son de Johnny

    Tout le quartier de la Lèque a vibré au son de la tournée d’été pour bien commencer le week-end. Vendredi soir. Tantôt disco, tantôt rock’n’roll, les Port-de-Boucains ont dansé sur la place Lazzarino, au rythme des riffs de guitare et de la batterie percutante du groupe Jukebox qui, comme à son habitude, a repris les grands succès réclamés par le public via un QR code. Ils l’ont plébiscité pendant l’introduction de Laurent Menel, ils l’ont eu : Johnny Hallyday est revenu l’espace d’un instant sur scène avec Jukebox, qui a entonné « Le bon vieux temps du rock’n’roll », aux côtés d’Eddy Mitchell avec « Pas de boogie-woogie » et de France Gall avec « Besoin d’amour ».

    Les années 80 sont à l’honneur aussi avec Fahrenheit, le groupe de reprises de variété, funk et disco mené par Philip Sanders, le batteur. « Ça fait 30 ans qu’on fait ça, cette musique ne se démode pas », confie le meneur avant de monter sur scène reprendre des « grands classiques  » de Cookie Dingler, de Jean-Jacques Goldmann ou Gilbert Montagné.

    Des chansons qui « appartiennent à notre patrimoine populaire » pour David Guiot, adjoint (PCF) de la Ville aux festivités, d’une époque « d’espoir, de solidarité », signe « de grands moments partagés ». « La tournée d’été de La Marseillaise enrichit les festivités d’été de la Ville », estime l’élu, qui rappelle que « nous accueillerons La Marseillaise Breaking Cup le 12 septembre sur le cours Landrivon ».

    En l’attendant, rien ne vaut de twister sur la place.