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  • Dispositif Réponses : quand les riverains font bouger la science

    Dispositif Réponses : quand les riverains font bouger la science

    Intégration des questions liées à la réduction des gaz à effet de serre, publication de deux études scientifiques… 2025 aura été dense pour le dispositif Réponses, qui recueille les préoccupations des habitants du pourtour de l’étang de Berre en matière de santé environnementale, pour y apporter des réponses concrètes en associant l’ensemble des acteurs du territoire (associations, collectivités, État, industries, salariés, syndicats, experts…). Comme chaque année depuis 7 ans, « il y a une évaluation des actions par les citoyens, ce qui est un atout de la démarche, et un temps de bilan », précise Gwenaëlle Hourdin, présidente du SPPPI Paca, qui porte le dispositif.

    Première évolution : « Avant, on ne s’intéressait qu’aux gaz qui avaient un effet sur la santé, donc les polluants atmosphériques. Maintenant, on s’intéresse aussi à ceux qui ont un effet sur le changement climatique, à la demande des habitants. On va consolider ce sujet en
    2026.
     »

    Deux études publiées

    Deux études d’envergure ont également été publiées au cours de l’année. Scenarii-2, menée par Atmosud en coordination avec l’Agenre régionale de santé et la DREAL Paca, est une « évaluation de risques sanitaires liés à l’inhalation de façon chronique », autrement dit « des calculs ». Elle porte sur 66 communes du bassin et analyse 30 polluants. « Le premier résultat est important : on observe une amélioration des concentrations sur le territoire, les actions sont utiles, affirme Dominique Robin, directeur d’Atmosud. Pour les particules fines, la quasi-totalité de la population est concernée par des dépassements des seuils de l’Organisation mondiale de la santé. Pour les polluants industriels spécifiques, les impacts sont surtout notables sur le cumul. »

    L’étude Bis, multi-site est une première nationale. Il s’agit d’une « surveillance épidémiologique autour des grands bassins industriels français », au nombre de 44, explique Céline Caserio Schönemann, déléguée régionale de Santé publique France, l’agence qui l’a portée avec et l’Ineris. Les résultats mettent en évidence un sur-risque d’asthme chez l’enfant et de morbidité respiratoire chronique chez les adultes vivant à proximité d’une certaine densité d’usines, ainsi qu’un sur-risque de prématurité et une augmentation de la mortalité toutes causes à proximité d’installations classées (Seveso, ICPE ou IED). D’ici 2027, Santé Publique France envisage d’affiner les niveaux géographiques en caractérisant les bassins industriels.

  • Une consultation publique lancée sur l’aérodrome fait débat

    Une consultation publique lancée sur l’aérodrome fait débat

    Une nouvelle consultation publique autour de l’aérodrome des Milles est en ligne. Depuis ce 26 mars, et jusqu’au 9 avril, celle-ci, indique la préfecture sur son site, porte sur « la demande de l’aéroport d’Aix les Milles pour la perturbation intentionnelle de l’avifaune protégée pour l’année 2026, au titre de la prévention du péril aviaire ». Dans une note rédigée par Enedis, gestionnaire de l’aérodrome, relative à cette demande et transmise en février à la DDTM des Bouches-du-Rhône il est indiqué que « la présence d’oiseaux, en particulier de groupes importants de goélands, est observée de manière quasi quotidienne et représente le principal facteur de risque animalier ». Enedis indique aussi « qu’un suivi écologique régulier de l’avifaune est assuré chaque année par l’association Aérobiodiversité, le dernier inventaire ayant été réalisé en avril 2025 ». De son côté, le collectif Danger Aix Avenir (C2DA), alerte sur « les graves insuffisances du dossier soumis à l’avis du public ». Soutenue par France nature environnement 13, elle estime entre autres que le dossier « exclut plusieurs espèces protégées à fort enjeu, dont l’Outarde canepetière, ainsi que des études écologiques jugées insuffisantes » et dénonce « un taux d’incident très faible (0,007% du nombre de mouvements en 2025) », rapporté. Le collectif demande à ce que les opérations en cours soient suspendues et une « reprise complète de la procédure ». La consultation publique est à retrouver sur le site de la Préfecture.

  • Un partenariat entre la Flotille de Perfectionnement du Surfacier de Toulon et le collège Yves Montand

    Un partenariat entre la Flotille de Perfectionnement du Surfacier de Toulon et le collège Yves Montand

    Susciter l’engagement. Tel est l’objectif de la convention signée, mercredi, entre la classe défense du collège Yves-Montand de Vinon-sur-Verdon et la Flotille de perfectionnement du surfacier de Toulon (FPS). Une unité créée en 2024 pour l’adaptation des marins à l’emploi sur les bateaux. Celle-ci vise « à améliorer la performance des marins de toutes spécialités (porte avion, frégate, porte-hélicoptères…) », décrit son commandant, le Capitaine de frégate Guillaume Soubirant.

    « Promouvoir la défense » et « apporter du sens »

    Une unité qui s’appuie notamment, face à la vitesse de développement des nouvelles technologies, sur des outils numériques (simulateurs de conduite et propulsion, et de lutte sous la mer), qui « permettent de former quand les bateaux ne sont pas là », explique le capitaine. À son service également, un laboratoire d’innovation (FANLAB), qui agit sur la conception et le déploiement de solutions opérationnelles.

    Ce type de partenariat permet, pour la FPS, de « promouvoir les valeurs de défense, ouvrir notre unité vers l’extérieur et montrer ce qu’on fait, avec un aspect mémoriel, en particulier dans le cadre des 400 ans de la Marine », projette Guillaume Soubirant.

    Des marins de la FPS rendront visite aux collégiens -avant leur rentrée en classe de 3e – en mai. Ces derniers feront le chemin inverse l’an prochain, pour découvrir les métiers de la Marine. « C’est la première classe de défense de l’établissement. C’était un projet auquel on tenait, dans le cadre de notre parcours avenir. Le lien armée-nation est primordial. Vinon est un territoire isolé. Les jeunes ont besoin de sens, ce partenariat va en apporter », se réjouit Agnès Tarquin, principale du collège Yves-Montand.

  • Sébastien Batista tout feu, tout flamme

    Sébastien Batista tout feu, tout flamme

    Le joueur de la Boule Aixoise est en grande forme. La semaine dernière il s’est illustré au Jeu Provençal en disputant la finale du Super Challenge à Saint-Victoret. Le week-end dernier, c’est dans son exercice de prédilection, la pétanque qu’il a brillé.

    Il a éclaboussé de toute sa classe une compétition où la concurrence est féroce.

    Une victoire et un titre après lequel il court depuis quelques années : « J’adore le tête à tête, c’est une épreuve où l’on est seul avec soi-même, où la stratégie de jeu doit être pointue. J’ai échoué en 2024 en finale contre Marc Cognard “Fafou”. » Un premier titre en senior qui lui fait d’autant plaisir après celui perdu cette année-là.

    En jeune sous la houlette de Yves Fouque pourvoyeur de pépites, à la Floride et à la Batarelle, le petit Batista brillait de mille feux. Quatre titres de ligue, sept départementaux.

    « J’ai commencé assez tard la pétanque (14 ans). Mes années d’adolescence ont été riches puis plus tard j’ai arrêté pour des raisons familiales. J’avais des responsabilités et la cellule familiale est prioritaire. Il y a quatre j’ai repris la compétition avec une envie décuplée. »

    Aujourd’hui Sébastien Batista est dans une période faste. On le sent bien dans sa peau, calme. Dans ces conditions, il peut exprimer pleinement son talent. Pendant deux jours il l’a prouvé.

    « Mon parcours a été assez linéaire durant ce championnat. Samedi j’ai battu mon copain de club Gino Deslys, un vrai prétendant au titre. C’était un test grandeur nature. Dimanche à la sortie des poules en 8e de finale j’ai bataillé face à Nathan Minati de La Pauline mais je m’en suis sorti in extremis (13 à 12). »

    Tombeur de Hatchadourian

    La suite ne fut que du bonheur pour l’Aixois. Une victoire face à Sébastien Fernandez (Boule Camarguaise Martigues) et surtout un exploit contre l’icône de la pétanque Michel Hatchadourian favori de l’épreuve.

    Batista a réalisé un sans-faute en prenant l’initiative sans jamais se désunir. Pris au piège, Hatchadourian n’a jamais pu retourner la situation et devait s’incliner logiquement (9-13).

    Dans l’autre demi-finale, on retrouve Bryan Renard finaliste 2025. Une belle régularité pour le joueur de la Boule des Alpilles d’Eyguières. Hélas pour lui, il ne peut reproduire la performance de l’année précédente en cédant contre l’excellent Jean-Antoine Cano.

    Ce dernier ne peut pas contester la supériorité de Batista dans une finale à sens unique. Il a raté sa finale mais obtient sa place pour le championnat de France les 25 et 26 juillet à Bergerac tout comme le lauréat.

    Bryan Renard, Michel Hatchadourian et Éric Sava (Boule Barquaise) auront la possibilité d’accrocher le France le 25 mai au Pontet.

    À noter la bonne organisation de la Boule Berroise qui accueillait la phase finale de ce championnat..

    Coupe de France Fréjus s’impose face à La Crau

    La veille de ce championnat départemental, La Crau recevait Fréjus pour le premier tour de la Coupe de France. Un choc de titan remporté par les Fréjussiens supérieurs et quantitativement.

  • Robineau supplante tout le monde

    Robineau supplante tout le monde

    Dans le Var considéré comme le plus difficile de France, il y avait des allures de championnat de France, voire du monde lors de certaines confrontations. Et contrairement aux prévisions des spécialistes, ce ne sont ni Henri Lacroix, ni Dylan Rocher, ni Diego Rizzi. ni Jean-Michel Puccinelli qui ont triomphé à La Crau mais l’immense Stéphane Robineau sous les couleurs de Fréjus bien sûr.

    Dans une finale extraordinaire il a conclu par un carreau lors d’un frappant gagné-manquant perdu (13 à 12) face à un adversaire tout aussi impressionnant en la personne de Ligan Doerr (La Crau). Les deux joueurs iront au championnat de France à Bergerac les 25 et 26 juillet dans la peau de favoris.

    Dans l’Hérault, c’est le jeune Florian Redon du club de Castries qui est l’heureux élu.

    Dans le Gard, Louis Molinas a dominé les débats en s’imposant contre Theo Bernard de l’ACB Barjac. un seul qualifié au championnat de France. Bernard devra passer par le championnat d’Occitanie le 25 à Auch pour avoir une nouvelle chance d’aller au France. Il sera accompagné par Tyson Molinas vainqueur du barrage entre les demi-finalistes.

    Tombeur de Philippe Rayne en 8e de finale et Gilles Gayraud en demi-finale. Le joueur de Bédarrides Baptiste Ruscelli a gagné le titre dans le Vaucluse en dominant Faouzi Djouad (Boule Atomique Orange) en finale.

    Dans les Alpes-Maritimes, Adrien Delahaye transfuge du Var et champion l’an dernier s’est incliné en finale sous les couleurs de son nouveau club le Case de Nice contre Mason Buche également du Case.

    Dans les Hautes-Alpes, le duel des Gapençais entre Manuel Pascal (Kro Gapençais) et Mickaël Arsac (Pelleautier) a tourné à l’avantage du premier nommé.

    Des Transferts déjà réussis

    Parti de Nice pour atterrir dans le Rhône à Bron Terraillon Mickaël Bonetto a déjà réussi son pari en remportant le titre individuel contre son coéquipier de l’équipe de France et du club Christophe Sarrio.

    À un degré moindre Marc Cognard a également justifié son transfert de la Boule Modérée à la Boule du col Saint-Georges (Corse).

    Il s’incline à Ajaccio en finale du championnat Corse-du-Sud contre Kévin Bonvarlet.

  • La Boule Communale de Saint-Chamas se qualifie

    La Boule Communale de Saint-Chamas se qualifie

    Inéluctablement les parties se jouent, pour qu’à la date butoir du 10 mai la série des 24 rencontres au programme de ce 1er tour départemental soit terminée. Pour l’heure seul le Cercle St-Barnabé qui vient d’être rejoint par la Boule Communale de St-Chamas sont qualifiés pour le tour suivant.

    Focus sur l’opposition entre les « Saints » Chamas et Cannat

    À St-Chamas ! Sous un violent mistral et par un froid glacial la Boule Communale locale accueille la Boule Joyeuse Moderne de St-Cannat. Sous l’arbitrage d’Eric Chevalier. Après les individuels le score est de 6 à 6

    Les visiteurs avec Nadia Gruner, Franck Munot et Julien Tomasini et les locaux par Alain Tardieu, Alexy Écora et Alexandre Guemain ont chacun remporté leur partie.

    Les joueurs de la capitaine Vanessa Iwanczuk vont remporter deux Doublettes la mixte composée d’Aurélie Pechier – Alex Guemain et celle de Franck son époux acoquiné à Alain Tardieu. Pour les visiteurs David Gabriel et Yannick Richaud s’imposent mais cela ne change pas la donne.

    Le score étant de 12 à 9. Cette équipe de St-Cannat doit s’illustrer impérativement dans les deux triplettes. Si le suspense est bien chaud le temps est très froid. La triplette mixte locale va s’imposer par la plus infime des marges.

    Pechier, Tardieu et Guemain ont assuré de ce fait l’essentiel.

    Par conséquent le succès des visiteurs Gabriel, Richaud et Tomasini ne leur permet pas de combler leur retard, tout en leur laissant bien des regrets. Score Final : St-Chamas 17 – St-Cannat 14

    Au programme

    Vendredi 3 Avril : B. de Cassis – B. Brets Barjaquets Rognac

    Samedi 4 : Leï Pétouliers – B. Saintoise Ste Maries

    Dimanche 5 : B. Doria – B. Tarasconnaise.

  • Alexis Sanchez n’a rien lâché et conserve sa médaille d’or

    Alexis Sanchez n’a rien lâché et conserve sa médaille d’or

    L’air du Gers a réussi à Alexis Sanchez, qui ramène un nouveau titre de champion de France dans sa catégorie de para-aviron. Sur le plan d’eau de Cazaubon, le pensionnaire de l’Avi sourire n’a pas fait de détails. Dans l’épreuve du 2 000 mètres, il s’est offert une victoire magistrale. Avec à la clé un troisième titre consécutif de champion de France.

    Les conditions n’étaient pourtant pas favorables. Programmée les 28 et 29 mars, l’épreuve s’est déroulée dans des conditions hivernales, sur une eau difficile à manœuvrer. Mais l’expérience a parlé en faveur d’Alexis Sanchez.

    Cap sur avril

    Il n’est pas le seul à avoir fait briller les couleurs marseillaises sur les plans d’eau. À Manosque, sous une pluie battante, ses compagnons ont décroché des places sur les divers podiums des championnats inter-départementaux. Pour son retour à la compétition, après un mois d’absence, Hotman décroche une très belle 2e place. Guillaume et Sylvain ont également brillé en remportant chacun leur course dans leur catégorie respective. Chez les filles, l’Avi sourire réalise un beau doublé, Sofia termine 1ère suivie d’Eva.

    Ces performances prometteuses lancent idéalement les divers équipages du club marseillais vers la régate qualificative de Montauroux qui aura lieu le 5 avril prochain. C’est une étape cruciale avant les Championnats de France à Bourges, qui auront lieu en juin.

    Dans la foulée, le club proposera la « Randonnée des 2 Bases », le 12 avril.

    Plus qu’un défi sportif, ce parcours de 25 km relie la base nautique de Corbière au Stade Nautique Florence-Arthaud.

  • Les Marseillais du FC Fizios dans le dernier carré national

    Les Marseillais du FC Fizios dans le dernier carré national

    La belle aventure du FC Fizios joue la prolongation en Coupe de France FSGT.

    Les Marseillais ont en effet franchi une nouvelle étape, le week-end dernier, en allant vaincre sur leurs terres les Toulousains du TOAC. Une rencontre qui a débuté de la meilleure des façons, avec l’ouverture rapide du score par les porteurs du maillot ciel qui ont ouvert le score dès la cinquième minute.

    S’ils ont dominé la première demi-heure, les Fizios ont connu un passage à vide à l’approche de la pause. Ce dont profitèrent les Toulousains pour égaliser. « Nous savions que ce serait un combat. Ce genre de match, ça se joue aussi avec le cœur. Nous sommes restés unis du début à la fin, et aujourd’hui nous sommes fiers de représenter les Bouches-du-Rhône en demi-finale, pour la deuxième année consécutive », souligne Théo Pentagrossa.

    Car les gars dont il est le capitaine courage ont su reprendre la main après le repos. Plus engagés dans les duels et plus tranchants offensivement, ils reprennent le contrôle de la rencontre.

    Récompense

    Leurs efforts étant récompensés d’un penalty, transformé à la 56e, qui permettait aux Fizios de mener à nouveau. Et de ne plus offrir la moindre faille face aux réactions toulousaines.

    Tenant du titre après leur sacre en 2025, les Fizios continuent de rêver d’un doublé historique. En demi-finale, prévue le 25 avril, le FC Fizios recevra le FC Cantoulousain, adversaire bien connu. Les deux équipes s’étaient déjà affrontées à ce stade de la compétition l’an dernier, avec une qualification marseillaise au terme d’une séance de tirs au but.

    À noter également, dans
    un autre quart de finale, côté provençal, la défaite du FC Garlaban face à l’USMT Ivry (3-4).

  • La Fédération italienne de football sous le feu des critiques

    La Fédération italienne de football sous le feu des critiques

    La malédiction des barrages a encore frappé l’Italie : absente des deux dernières coupes du monde, la Nazionale a été privée du Mondial 2026 par la Bosnie qui a arraché sa qualification aux tirs au but (1-1 après prolongation, puis 4 tirs au but à 1) en finale des barrages européens, mardi soir, à Zenica.

    Une habitude, mais le choc pour tout un pays, fou de « calcio », n’en reste pas moins difficile à encaisser, comme l’a résumé la Gazzetta dello Sport : « Une autre défaite historique pour le football italien. » Le célèbre quotidien écrit : « C’est un cauchemar sans fin, une malédiction, une apocalypse. On est en dehors de la Coupe du monde, encore une fois, pour la troisième fois consécutive, et c’est la plus terrible car on s’est fait mal à onze minutes de l’Amérique. » Ivan Zazzaroni, directeur du Corriere dello Sport, pointe : « Notre échec n’est malheureusement pas seulement un fiasco, le troisième d’affilée. C’est l’effondrement total d’un système. Il apparaît comme un échec conjoncturel, mais il s’agit en réalité d’une crise structurelle. »

    « Crise profonde »

    « Il est évident pour tous que le football italien doit être refondé », a écrit le ministre italien des Sports, Andrea Abodidans, dans un communiqué au lendemain de la défaite. Selon le ministre, « ce processus doit passer par un renouveau au sein de la direction de la FIGC (Fédération italienne de football) », présidée depuis 2018 par Gabriele Gravina.

    Dans des propos tenus en marge d’une remise de prix et rapportés par la presse italienne, le ministre a rappelé que les deux prédécesseurs du patron de la Fédération avaient, eux, démissionné après les échecs de 2014 (élimination dès la phase de poules du Mondial brésilien) et de 2018 (élimination par la Suède en barrages pour la Coupe du monde en Russie). « Je m’attends à une réponse plus ciblée de la Fédération italienne. Le président [Giancarlo] Abete, après la Coupe du monde 2014, a un sursaut de dignité, le regretté [Carlo] Tavecchio fit la même chose après les barrages contre la Suède et il démissionna », a-t-il déclaré. « Je pourrais être contraint d’agir en passant par le Parlement, mais je préférerais laisser cette décision à la FIGC (…). Ce qu’il faut, c’est ne pas nous tromper à nouveau ni faire semblant que rien ne s’est passé », a ajouté le ministre.

    à l’issue du barrage perdu aux tirs au but contre la Bosnie à Zenica, Gabriele Gravina, pour devancer les appels à sa démission, a convoqué pour la semaine prochaine un conseil fédéral qui devra « faire un bilan », a-t-il expliqué. Une première réunion, avec les représentants des ligues professionnelles (Serie A, Serie B et Serie C) et des associations des joueurs et entraîneurs, est programmée dès jeudi.

    Dès mardi soir, le patron de la FIGC a reconnu que le football italien vivait « une crise profonde, une crise générale qui nécessite une réflexion globale qui ne revient pas seulement à la Fédération, mais aussi au monde de la politique italienne ».

    Gravina a fait à plusieurs reprises référence au gouvernement, pour regretter des blocages, ce qui n’a pas plu au ministre des Sports. « Le gouvernement, a objecté ce dernier, a concrètement démontré son engagement en faveur de tout le mouvement sportif italien, je considère objectivement incorrect de tenter de nier ses propres responsabilités concernant la troisième non-qualification consécutive à la Coupe du monde en accusant les institutions d’un supposé manquement. »

    Le président de la FIGC a aussi suscité des réactions virulentes de grands noms du sport italien, en qualifiant les autres sports, en comparaison avec le football, d’« amateurs ». « Une insulte faite au sport italien », a regretté le champion du monde 2025 de saut en longueur, Mattia Furlani. Le biathlète Tommaso Giacomel a fait preuve d’ironie sur Instagram avec son message « si le foot est professionnel, alors [Jannik] Sinner est un amateur ».

  • « La nuit des griots » éclaire Marseille en musique

    « La nuit des griots » éclaire Marseille en musique

    Poètes et musiciens transmettant la tradition orale en Afrique de l’Ouest depuis la nuit des temps, les griots irriguent pour la 11e fois l’esprit d’un festival créé en 2016 par Issiaka Kouyaté. Un activiste culturel burkinabé vivant à Marseille où il imagine l’édition 2026 de La nuit des griots, qui diffuse sa verve musicale dans la ville jusqu’au 10 avril et lors de laquelle « les sons » de cette partie du globe « se revisitent entre afro pop et électro folk ». Des musiques actuelles ouvertes aux quatre vents du monde symbolisées dès l’ouverture du 3 avril, à La Paillotte, rue Crudère (6e), rhumerie où la guitariste franco-nigérienne Ellé enivrera de sa folk en langue anglaise comme peule. Du « blues touareg » à « l’intimité de la folk américaine », il n’y a parfois qu’un pas, qu’elle franchit avec jubilation.

    Gambie, Mali, Cameroun…

    « Première femme virtuose de la kora », cette harpe-luth mandingue, Sona Jobarteh se produira quant à elle le lendemain, à l’Espace Julien. Cette multi-instrumentiste et chanteuse bouscule depuis une quinzaine d’années cet univers très masculin, cultivant sans discontinuer « l’identité culturelle, l’amour et le respect, tout en restant fidèle à son héritage gambien ».

    « Les artistes de La nuit des griots dessinent ainsi une nouvelle Afrique, plus audacieuse et à la joie de vivre toujours aussi contagieuse », livrent les organisateurs d’un festival lors duquel se produira également, le 9 avril au Makeda, Yeko, projet réunissant six artistes maliens et ouest-africains « pour dresser un portrait musical de chacun ». La Cité de la Musique abritera pour sa part, le 10 avril, des concerts de la chanteuse et guitariste camerounaise Joys Sa’a, puis du groupe Sahel roots.