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  • [Sète Agglopôle] Loïc Linarès rempile pour un second mandat

    [Sète Agglopôle] Loïc Linarès rempile pour un second mandat

    Un vote de confirmation pour Loïc Linarès. Le président PS était candidat à sa réélection à la tête de Sête Agglopôle, le 31 mars, face à Sébastien Pacull, élu RN à Sète. Sans surprise le socialiste a été réélu, au 1er tour. Car il semblerait que le bilan réalisé au cours des dix derniers mois ait séduit les différents édiles et élus du territoire. À l’instar du maire de Gigean, Marcel Stoecklin, doyen du conseil nouvellement élu, en charge de présider la séance dans la salle de l’Aire à Frontignan. « Le changement de gouvernance à 10 mois de l’échéance a montré que quand la gouvernance s’écoute, les blocages se lèvent. Ce modèle est à consolider. Les attaches partisanes doivent s’effacer et l’intérêt territorial primer », a-t-il souligné.

    Un intérêt territorial qui s’est retrouvé avec la candidature de Loïc Linarès. La veille, un accord avait été trouvé, assurant la présidence au socialiste et désignant Hervé Marquès, maire LR de Sète, comme premier vice-président et Thierry Baëza, maire de Mèze, comme deuxième vice-président. Signé par les 14 édiles de l’Agglo, il laissait peu de place au suspense. Même Sébastien Pacull s’est présenté sans y croire, « conscient des équilibres de l’assemblée ».

    « Relation de confiance »

    C’est sur son bilan que Loïc Linarès a appuyé sa candidature. « Ce vécu de 10 mois a tissé une relation de confiance avec tous les maires. Cette relation et notre travail collectif motivent ma démarche. Le consensus trouvé est constructible et vise à protéger l’intérêt collectif de notre territoire », soutient le socialiste. Et d’insister sur les enjeux économiques et environnementaux qui seront majeurs dans cette nouvelle mandature. « Nous prendrons en main un certain nombre de dossiers, qui n’avaient pas été assez portés comme le Scot, la LGV », poursuit Loïc Linarès.

    C’est donc avec 42 voix que le Frontignanais a été élu (2 votes blancs, 6 pour Pacull). Remerciant l’administration, les collègues de l’assemblée et sa famille, Loïc Linarès s’est mis « au boulot » en déterminant le bureau communautaire (15 vice-présidents et 2 élus délégués). Là non plus, pas de coup de théâtre par rapport à ce qui était annoncé. Hervé Marquès devient le premier vice-président (VP), suivi de Thierry Baëza comme 2e VP. Chaque commune obtient une vice-présidence, exceptée Sète avec la nomination de Vincent Sabatier (LR) comme 14e VP. Ainsi s’ouvre un nouveau chapitre pour l’agglomération sétoise.

  • Réélu maire de Montpellier, Michaël Delafosse met le cap sur le service public

    Réélu maire de Montpellier, Michaël Delafosse met le cap sur le service public

    Deux mille cent soixante dix-huit jours. Sitôt reconduit dans ses fonctions de maire de Montpellier par ses colistiers (53 voix sur 68), samedi 28 mars, Michaël Delafosse a immédiatement relancé le compte à rebours dans son bureau du 8e étage de l’Hôtel de Ville. 2 178 comme le nombre de jours à mettre à profit durant son second mandat à la tête de la 7e ville de France qu’il promet « plus belle, plus solidaire, plus écologiste, plus fraternelle ».

    Avant de s’attaquer à convaincre les 30 maires de la Métropole qui devront élire leur président jeudi 9 avril, l’étape municipale n’était pour Michaël Delafosse qu’une formalité depuis sa nette victoire (50,13%), le 22 mars, face à Nathalie Oziol (25,06%) et Mohed Altrad (24,81%). Mais le premier maire de Montpellier à se faire réélire depuis Georges Frêche en 2001 n’a pas bâclé l’exercice, bien au contraire.

    Au cours d’un discours fleuve, empli de gravité, d’espoirs et d’émotion, le maire socialiste à qui deux enfants du conseil municipal des jeunes ont remis son écharpe tricolore, a pris son temps à la tribune. Dans une ville qui s’est abstenue à 54,16%, dans un monde qui va mal entre intolérances, climatoscepticisme et guerres, M. Delafosse refuse la résignation et joue la carte du vivre ensemble. « Mon engagement est viscéralement républicain ». Qu’il s’agisse de lutte contre l’antisémitisme, l’islamophobie, les violences faites aux femmes, le narcotrafic ou les marchands de sommeil, « il n’y a pas de République à géométrie variable, il y a une République pour tous les habitants ».

    En présence de la maire honoraire Hélène Mandroux, il a d’abord remercié les Montpelliérains. « Votre confiance m’honore, m’engage et m’oblige ». Dans un salut républicain, il a d’abord dit au revoir à ceux qui ne siégeront plus dont Jacques Domergue (LR) ou l’ancien maire, Philippe Saurel, battu. « Nous nous sommes affrontés vivement mais le respect doit l’emporter, la République l’exige ». Il a ensuite eu des remerciements poignants pour les siens : son épouse Anne-Lise, ses enfants Hugo, Adrien et son père, disparu il y a 2 ans sans qui le professeur d’histoire géographie ne serait pas où il est. Le gorge nouée, saluant la mémoire de récents disparus (Gasset, Serrou, Montanari…), M. Delafosse a aussi décrit le « compagnonnage douloureux avec la mort » qui entoure la difficile fonction de maire.

    La liste des 26 adjoints

    L’édile a ensuite esquissé le « cap » de son second mandat. A l’instar du premier, il promet de tenir ses engagements de campagne. Après « la question écologique et sociale » grâce à la gratuité des transports, la 5e ligne ou la mutuelle communale, il vise « les services publics les plus performants de France ». Et se veut rassurant : « Chaque euro dépensé sera un euro utile ». Pêle-mêle, il liste la création d’une maison des syndicats, d’une agence municipale du logement et d’un millier de logements étudiants avec le Crous, la rénovation de quartiers populaires comme la Mosson, les Cévennes ou la cité Saint-Martin. Mais aussi la naissance de 10 nouveaux parcs, un millier de jardins partagés, des places réaménagées avec leur mobilier urbain (bancs…) qui favorisent les rencontres. Ou encore une aide à la rénovation des façades pour les enseignes commerciales, les « circuits courts » plutôt que le « Mercosur » ou le soutien aux entreprises de l’économie sociale et solidaire.

    Pour mener à bien sa mission, M. Delafosse a désigné 26 adjoints. Certains l’étaient déjà (Sébastien Cote, Marie Massart, Tasmine Akbaraly, Laurent Nison, Agnès Saurat, Manu Reynaud, Radia Tikouk, Stéphane Jouault, Agnès Robin, Eddine Ariztegui, Michel Aslanian, Boris Bellanger, Emilie Cabello, Alban Zanchiello, Mustapha Laoukiri, Elodie Brun-Mandon). D’autres le deviennent (Christophe Bourdin, Serge Guiseppin, Muriel Ressiguier, Inbal Benayon, Nelly Lacince, Delphine Esselin, Annie Benezech, Yvan Nosbé, Sophiane Mansouria, Adama Kanté). Leurs délégations seront dévoilées lors du prochain conseil municipal du 8 avril.

    D’ici là, les deux oppositions ont fait savoir qu‘elles veilleraient au grain, chacune à leur manière. Orphelin de son leader Mohed Altrad, absent alors qu’il aurait présidé la séance en tant que doyen à la place de Michel Calvo, Salim Jawhari a promis une « opposition constructive ». « On continuera à défendre nos idées en espérant mixer nos valeurs et projets ». Tonalité différente chez les Insoumis où Nathalie Oziol déplore ne pas avoir pu s’exprimer avant l’élection du maire à laquelle elle candidatait (8 voix). « Cela aurait pu être un moment de changement de pratiques démocratiques. Ce n’est pas en nous coupant le micro qu’on nous fera taire », prévient la députée LFI dont le groupe revendique la présidence de la commission des finances. Vu leur entrée en matière musclée, pas sûr que les Insoumis aient gain de cause.

  • Les Fous chantants : quand Aznavour rencontre Soprano

    Les Fous chantants : quand Aznavour rencontre Soprano

    Mille choristes rassemblés autour de leur passion, pour rendre hommage à des grands noms de la chanson française. C’est, depuis bientôt 30 ans, la recette à succès des Fous chants d’Alès qui, chaque été, offrent huit jours de répétitions intenses et de partage choral aboutissant à des concerts grandioses dans les arènes.

    Pour participer, pas besoin d’attester d’une quelconque expérience en matière de chant, ni d’un talent particulier. Pas de sélection, pas de casting. « La seule chose qui compte, c’est l’envie de chanter », insiste Fabrice Schwingrouber, directeur artistique des Fous chantants qui a pris, il y a près de 10 ans, les rennes de cette manifestation atypique créée par son père en 1998.

    «1 000 personnes, c’est une micro société, avec plusieurs générations ! Il n’est pas rare qu’il y ait de la grand-mère jusqu’aux petits-enfants qui chantent. Il y a un esprit “colo” où les gens se retrouvent, avec quelque chose de social », décrit Fabrice Schwingrouber. Il y a les inconditionnels, qui viennent chanter chaque année ; ceux qui viennent en fonction de l’artiste célébré ; et d’autres encore qui sont curieux de découvrir un répertoire. « On essaye toujours d’avoir à peu près 20% de nouveaux », souligne le directeur artistique.

    1 000 voix, 2 répertoires

    Seule contrainte : « un chœur est composé de 4 pupitres (registres vocaux) : soprano, alto, ténor et basse. On doit donc établir une jauge par pupitre afin d’assurer un certain équilibre du chœur. »

    Une fois inscrits dans leurs pupitres respectifs, « les participants reçoivent chez eux, de fin avril à mi-juin, tous les chants à travailler. Si bien que le premier jour des répétitions, quand ils se retrouvent, on fait “3, 4 “ : et le chœur chante ! Alors qu’ils n’ont jamais chanté ensemble », décrit Fabrice Schwingrouber.

    Portée par une énergie collective, la magie opère. Durant huit jours, ces 1 000 voix répètent, peaufinent leurs accords avant d’offrir deux concerts gigantesques dans les arènes d’Alès. Après Zazie l’an dernier, ce n’est pas un mais deux artistes qui seront célébrés cette année devant deux fois 3 800 spectateurs, les 31 juillet et 1er août. Deux répertoires, deux générations  : Charles Aznavour, qu’on ne présente plus et l’auteur-compositeur-interprète marseillais Soprano, « qui peut avoir une image de rappeur mais qui est surtout un chanteur doté d’une voix phénoménale. Les choses n’ont pas été faites au hasard. Soprano a une grande estime pour le travail d’Aznavour. D’ailleurs il interprétera quelques-unes de ses chansons. Je trouvais ça intéressant de rassembler ces deux répertoires exceptionnels et très différents en apparence », détaille Fabrice Schwingrouber. « Ce projet favorise la transmission : il fait découvrir des répertoires classiques aux plus jeunes et des univers plus contemporains aux aînés ».

    * La billetterie ouvrira sous peu, avec réservation
    sur www.fouschantants.org,
    à la permanence des Fous chantants (espace André Chamson, Alès) ou via
    les partenaires traditionnels

  • En « Vertes » et contre toutes

    En « Vertes » et contre toutes

    Que dire ou plutôt qu’écrire, en abordant la phase finale de ce championnat féminin, ce dimanche matin, deuxième jour de la compétition. Une première impression saute aux yeux, voire frappe à la plume. Sans vouloir offusquer ou porter atteinte aux équipes toujours en lice. Il semblerait que le mistral de la veille ait balayé ou fait s’envoler quelques formations aux forts et solides potentiels. On peut noter que les tenantes à savoir Yasmine Manessour et Isabelle Rivière sont passées au travers des intempéries, mais aussi la présence des Canourguaises lesquelles après avoir traversé la case cadrage ont bataillé jusqu’à fort tard la veille pour parvenir à franchir le cap de cette première journée.

    On retrouve donc, au départ 16 binômes qui vont dans un premier temps s’efforcer de prendre la route des quarts avant de s’engager dans la voie royale.

    Celle qui mènera au France à Bergerac les 25 et 26 juillet pour les championnes et vice-championnes. Pour les demi-finalistes et le meilleur binôme des quarts l’aventure se poursuivra au Pontet (84) le 25 mai…

    C’est sous la direction de la déléguée Alexandra Chantelauze et l’arbitrage de Patrick Paul que débutent les huitièmes de finale.

    Petite anecdote, on note un retour à la compétition de Stéphanie Altieri l’ex-dirigeante des Cigalons Meyrarguais, qui avait l’époque sous sa coupe, alors qu’il n’était que benjamin un certain Tylan Kapfer. Sous les couleurs de la boule Peyrollaise, elle donne bien du fil à retordre à Elisabeth Ruiz, qui n’est autre que la tante de son jeune protégé de l’époque, avant de s’incliner à 12 après avoir pourtant largement mené.

    La Boule verte avec deux fers au feu

    Des revirements de situation, nous allons en connaître un autre avec les « Manons étoilées ». Ces Septémoises seront à deux doigts de s’offrir une place dans le dernier carré, avant de voir leur capital bloqué à 12, alors que dans le même temps leurs adversaires Rocchietta et Ferrero vont revenir du diable Vauvert, avant de leur estampiller cinq points et les coiffer sur le poteau. Ces sociétaires de la Boule Verte de Biver chère au président Julien Ivaldi vont rejoindre les championnes en titre, lesquelles ont pris le meilleur sur des joueuses des Canourgues en baisse de régime après deux jours de compétition au cours de laquelle rien ne leur aura été épargné, à l’image de ce marathon du premier jour qui les a conduits jusqu’à près de 22h…

    C’est donc pour une finale entre « Verte » mais loin de l’être, tant ses joueuses sont expérimentées avec les tenantes, face une ancienne championne départementale, Marine Rocchietta, un titre obtenu en triplette il y a quatre ans maintenant, que l’adjoint aux sports de la ville de Berre Jean-Pierre Cesaro va lancer le but en présence des deux présidents Patrick Fara du comité des BdR, et le local Abdelnacer Azamoun.

    Dans ce duel nous aurions pu parler de loi du talion, avec quatre joueuses qui vont se rendre coup pour coup, – Voir l’évolution du score dans la fiche technique – avec de beaux gestes des appoints, des tirs, de la précision dans tous les domaines. Bien sûr il y aura bien quelques défaillances, mais après deux jours d’une compétition intense, qui plus est par une température pas trop agréable pour les organismes, on peut comprendre ces moments d’égarements.

    En attendant, elles étaient 286 au départ et en « Vertes » et contre toutes, elles ont gardé un titre qui aura seulement changé de mains. Marion Ferrero et Marine Rocchietta s’imposent au terme de la 11e mène face aux tenantes Yasmine Manessour et Isabelle Rivière.

    Fiche technique

    Huitièmes de finale

    1) Roubaud bat Altieri – Lisa Tonner ( B. Peyrollaise) à 12

    2) Mahé bat Myriam Fernandez – Tinoco-Mesa (B. du Calvaire d’Allens) à 8

    3) Balestrieri bat Maryline Nicosia – Angeline Riviere (B. Gazeuse Istres) à 7

    4) Manessour bat Marino Picard – Monia Ville (B. Libre Fontvieille) à 10

    5) Ferrero bat Cassandra Dumas – Mégane Cacciatore ( Boul. Ciotadens) à 9

    6) Navarro bat Sylvie Bianciotto – Bernadette Mille (B. Beaudinard) à 9

    7) Kaddour bat Marie Micciche – Annette Dinoïa (Pieds Tanqués Miramas) à 10

    8) Attardi bat Elisabeth Paloustian – Cathy Rombi ( B. Doria) à 7

    Quarts de finale

    1) Attardi bat Halima Kaddour – Yasmina Crespo (B. Modérée) à 9

    2) Ferrero bat Manon Mahé -Manon Sauzer (E. Boul. Septémoise) à 12

    3) Roubaud bat Léa Navarro – Mélissa Mordenti (B. Beaudinard) à 9

    4) Manessour bat Sylvie Balestrieri – Nathalie Richiardi (B. Aixoise) à 5

    Demi-finales

    1) Ferrero bat Marie Attardi – Isabelle Mercier ( Boule Barquaise )

    Evol. Score : 0-1 // 1-1 // 3-1 // 3-2 // 5-2 // 6-2 // 7-2 // 7-3 // 11-3 // 13-3

    2) Manessour bat Sophie Roubaud – Elisabeth Ruiz (B. des Canourgues)

    Evol. Score : 2-0 // 2-3 // 2-4 // 2-5 // 2-6 // 3-6 // 6-6 // N // 9-6 // 11-6 // 13-6

    Finale

    Marion Ferrero – Marine Rocchietta battent Yasmine Manessour. – Isabelle Riviere 13 à 11. Evol . Score : 3-0 // 3-1 // 3-3 // 4-3 / /6-3 // 7-3 // 7-6 // 10-6 // 10-11 // 11-11 // 13-11

    Quarts de finalistes pour la Région

    1) Mahé- Sauzer battent Léa Navaro – Mélissa Mordenti à 9

    2) Kaddour – Crespo battent Sylvie Balestrieri – Nathalie Richiardi à 8

    Finale : Vainqueurs qualifiées pour le régional au Pontet le 25 mai

    Manon Mahé – Manon Sauzer battent Halima Kaddour -Yasmina Crespo 13 à 4

  • Un test sanguin à l’étude pour détecter plus facilement le cancer colorectal

    Un test sanguin à l’étude pour détecter plus facilement le cancer colorectal

    Et si une simple prise de sang suffisait pour détecter le cancer colorectal, l’un des cancers les plus fréquents et le second plus meurtrier en France (près de 17 000 décès chaque année) ?

    C’est le projet sur lequel planche Julie Pannequin, directrice de recherche au CNRS, à l’Institut de génomique fonctionnelle de Montpellier. « Dans mon équipe, j’ai un gastro-entérologue de l’hôpital de Nîmes et une oncologue digestive de l’Institut du cancer de Montpellier. On développe des recherches à partir de leurs problématiques cliniques et une de ces problématiques est de trouver une façon simple de détecter le plus précocement possible la présence de cancer du colon, en particulier la présence de polypes, qui sont les pré-cancers », explique la chercheuse.

    La grande majorité des cancers colorectaux étant diagnostiqués après 50 ans, un test qui repose sur la détection, dans les selles, de sang non visible à l’œil nu est proposé à partir de cet âge et jusqu’à 74 ans, dans le cadre d’un programme de dépistage organisé (pris en charge à 100%). Hélas, « moins de 30% des personnes concernées font le test qui leur est envoyé. Si on arrivait à atteindre au moins 50%, on pourrait sauver pas moins de 6 000 vies chaque année », illustre Julie Pannequin. Car quand il est détecté tôt, le cancer colorectal se soigne dans 9 cas sur 10. Lever les freins au dépistage est donc un véritable enjeu de santé publique. « C’est une chance que ce cancer puisse être dépisté à un stade précoce. Beaucoup d’autres, en particulier ceux du pancréas ou du cerveau (glioblastome), sont dépistés bien trop tard car il faut qu’il y ait des symptômes », souligne Julie Pannequin.

    Des premiers résultats

    « très encourageants »

    Le manque d’engouement suscité par le dépistage du cancer colorectal peut s’expliquer en partie par les lourdeurs de la procédure. « Il faut réaliser chez soi un prélèvement de selles et l’envoyer pour examen à un laboratoire de biologie. Certaines personnes refusent de le faire. Si le test est positif, il faut ensuite faire une coloscopie, avec anesthésie générale. Tout ça est un peu contraignant. Sachant en plus que quand le test est positif, il y a seulement une chance sur deux d’avoir effectivement un polype, car il y a beaucoup de faux positifs », explique la chercheuse. « Notre objectif est donc de simplifier le diagnostic pour mieux détecter ». Et cela pourrait donc passer par une prise de sang. En effet, « on a identifié un facteur qui circule dans le sang et qui est pratiquement absent chez les individus sains. Dès les premiers stades de polype, la concentration de ce facteur circulant devient plus importante. Donc tout comme on va faire une prise de sang pour contrôler la glycémie, le cholestérol, etc., on pourrait regarder la présence ou l’absence de ce facteur. Cela minimiserait les contraintes mais aussi le nombre de coloscopies réalisées, qui engendrent des désagréments pour les gens mais ont aussi un coût non négligeable pour la société », poursuit la chercheuse.

    Le projet, qui doit durer trois ans, est entamé depuis environ un an. « On a travaillé sur une centaine de patients. À la fin, on en aura 1000. Une fois qu’on aura un résultat vraiment statistique et s’il est concluant, il faudra se tourner vers la création d’une start up ou proposer à une industrie pharmaceutique de développer ce test.  » Pour l’heure, les premiers résultats sont « très encourageants. La différence entre patients sains et patients avec un polype est drastique. Mais on doit vraiment tester un grand nombre de patients avant d’être confiants. On est donc encouragés mais on reste prudents  », insiste Julie Pannequin.

  • Pour les enseignants et les parents, le 13e arrondissement de Marseille a besoin d’« un collège de plus »

    Pour les enseignants et les parents, le 13e arrondissement de Marseille a besoin d’« un collège de plus »

    Le Département des Bouches-du-Rhône (CD 13) a annoncé, en juillet 2025, la construction d’un collège à côté du lycée Simone-Veil. Une bonne nouvelle, si elle ne s’accompagnait pas de la fermeture du collège Stéphane-Mallarmé, car il s’agit d’une délocalisation. Depuis 2024, un collectif d’enseignants du 13e arrondissement et de parents d’élèves alerte sur la nécessité « d’un collège de plus dans ce secteur, nos établissements sont surchargés », note Eléna Izquierdo. Pour le CD 13, la capacité d’accueil du nouvel établissement « sera supérieure à celle de l’actuel ». Pas de quoi rassurer le collectif, le collège Malraux, prévu pour 900 élèves, ayant déjà dépassé les 930, alors que les résidences neuves alentours progressent à grands pas. Maelys Merly, déléguée CGT, souligne « une perte de moyens éducatifs, car il ne sera pas Rep+ ». Et « nos élèves n’y seront pas transférés ».

    « Sa construction s’accompagnera d’une concertation pour la révision de la sectorisation des collèges », précise le CD 13, qui veut « trouver le meilleur équilibre entre capacités d’accueil et objectifs de mixité sociale et scolaire ». Enfin, la question se pose de la nouvelle affectation du collège Mallarmé, dans 6 ans, et des 600 000 euros d’investissements prévus pour installer un portique. Le terrain appartenant à la Ville, cette dernière a fait savoir qu’elle y maintiendrait un service public. « Il n’y a pas d’amiante, il a juste besoin de rénovation », plaide le collectif.

  • À Toulon, les lycéens mettent à l’honneur Micheline Maurel

    À Toulon, les lycéens mettent à l’honneur Micheline Maurel

    Engagée dans la Résistance dès le 17 juin 1940 alors qu’elle n’a que 24 ans, Micheline Maurel intègre son premier réseau dans lequel elle transporte des valises et est chargée de faire du repérage sur le littoral toulonnais occupé alors par l’armée italienne. Le 29 juin 1942, elle en intègre un second, où elle poursuit ses missions d’information et accompagne de jeunes pilotes qui doivent regagner Londres.

    Elle sera arrêtée au cours d’une mission à Amélie-les-Bains, le 18 mai 1943, puis sera déportée à Ravensbruck fin août 1943, puis à Neubrandenburg. Un camp dont elle ne sera libérée qu’en mai 1945 par l’arrivée des troupes soviétiques.

    Le poids de l’engagement

    De ce parcours d’exception les lycéens de Claret, accompagnés par leur professeur Lionel Remot, ont tiré une exposition élargie à la Résistance varoise visible jusqu’au 25 avril à la médiathèque du Pont du Las.

    Des panneaux sur lesquels entre autres on découvre l’implication de ces jeunes qui ont décidé de mettre en scène une correspondance avec l’héroïne toulonnaise disparue en juillet 2009. Des courriers dans lesquels ils saluent l’engagement de l’écrivaine et poétesse tout en s’interrogeant sur ce qu’aurait été le leur.

    « Chère Micheline Maurel, je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour ce pays : Je comprends pourquoi vous vous êtes engagés, vous avez tout donné pour survivre à cet enfer et pour cela je tiens à vous témoigner mon respect », écrit Nidal.

    Maelys exprime elle aussi toute sa reconnaissance pour la résistante qui a su laisser à travers son art des témoignages pour que jamais on n’oublie la barbarie nazie et le lâche renoncement du plus grand nombre.

    Un travail qui dans cette période troublée va bien au-delà du simple devoir de mémoire.

  • Les mutuelles alertent sur un accès dégradé aux soins

    Les mutuelles alertent sur un accès dégradé aux soins

    Face à la presse, ce mercredi midi, le président de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (ESS) Denis Philippe regrette : « Dans les programmes des municipales, je n’ai pas vu beaucoup de sujets qui traitaient de l’économie sociale et solidaire. » Dans ce scrutin pourtant, la question de la santé s’est glissée au milieu du débat public, de Port-Saint-Louis aux villages alpins.

    « C’est n’est pas une prérogative directe des communes, mais nous sommes dans une crise de l’accès aux soins qui s’aggrave », alerte le président de la Mutualité française en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Jean-Paul Benoît. En déplorant que le gouvernement fasse porter les frais des reculs de la Sécurité sociale sur les épaules des mutuelles, entraînant une hausse des cotisations de leurs adhérents, comme cela a été le cas pour les frais d’hospitalisation. Résultat : « Une part croissante de la population est en difficulté pour accéder à une complémentaire », partage Jean-Paul Benoît.

    « Mais il faut aussi des professionnels disponibles, précise-t-il. Dans les Alpes du Sud, nous avons un problème d’accès aux soins dentaires. Dans toute la région, nous avons une difficulté d’accès aux soins auprès des spécialistes. » Et cela même si la région est mieux dotée que la moyenne nationale.

    Dans ce contexte, il salue les propositions de campagnes volontaristes, qui ont laissé une large part au système mutualiste. « Les candidats ont parlé de mutuelles communales, de centres et de maisons de santé, souligne-t-il. Dans les Alpes du sud, les regroupements des professionnels ont permis de répondre aux difficultés d’accès aux soins. » Un travail engagé aussi à Marseille. Même s’il reconnaît que dans la région, « le modèle économique n’est pas pérenne ». « Mais nous avons toujours fait en sorte de les maintenir parce qu’ils sont trop importants. » Quant aux mutuelles communales, « ce n’est pas la panacée, on ne va pas aboutir à des mutuelles à moitié prix. Mais cela permet de développer une véritable politique de santé locale ». Et notamment de garantir l’accès aux complémentaires santés solidaires. Le président de la Mutualité française Paca rappelant que contrairement au secteur privé, les mutuelles n’ont pas de but lucratif.

  • À Avignon, le bar antifasciste « Chez Louise » va ouvrir le samedi 11 avril

    À Avignon, le bar antifasciste « Chez Louise » va ouvrir le samedi 11 avril

    Dans la rue de l’Oriflamme, à Avignon, aucune devanture ni grande porte ne laisse présager l’ouverture prochaine d’un lieu festif dans moins de deux semaines. Pourtant, c’est bien là que doit ouvrir, le samedi 11 avril prochain, le bar antifasciste « Chez Louise ».

    Un moment « très attendu par le milieu militant », se réjouit Claudine, membre du collectif No Pasaran à l’origine du projet. Le lieu sera, dans un premier temps, ouvert uniquement les vendredis et samedis soir « car nous fonctionnons sur la base du volontariat et nous allons voir ce que cela donne au niveau du planning des bénévoles », poursuit-elle.

    Un projet rendu possible grâce à une cagnotte en ligne ayant permis de récolter pas moins de 20 000 euros. Cette somme a notamment servi à installer un comptoir, une tireuse à bière, un évier, mais aussi une bibliothèque, grâce à un partenariat noué avec la librairie avignonnaise Youpi.

    Une discrétion qui n’est pas due au hasard. « On l’a un peu fait exprès », glisse Claudine. Car la crainte de visites peu amicales de membres de groupuscules d’extrême droite n’est pas à écartée. « Il y a des comportements que nous n’accepterons pas, dont la violence évidemment. Nous mettons l’accent sur la sécurité », insiste la membre du collectif. Une adhésion sera ainsi nécessaire pour consommer.

    Ces dernières années, de nombreux locaux d’organisations syndicales ou d’associations ont été tagués de croix celtiques, de croix gammées et d’autres symboles liés à l’extrême droite. Du côté de la préfecture et de la municipalité, aucune crainte particulière n’est évoquée concernant ce nouveau lieu.

  • Le directeur du Mucem visé par une enquête préliminaire

    Le directeur du Mucem visé par une enquête préliminaire

    Comme La Marseillaise le révélait dans son édition du 28 mars dernier, l’Inspection générale des affaires culturelles mène depuis le début du mois une enquête sur le « mal-être au travail » des agents du Mucem, enquête qui fait suite à une série de mouvements sociaux et de grèves durant ces dernières années au sein de l’institution, dénonçant à la fois les conditions de travail et le management considéré comme « toxique » par une partie des agents, soutenue par le syndicat SUD. Suite à un signalement émis par le ministère de la Culture, une deuxième enquête a été ouverte, judiciaire cette fois-ci, contre le directeur Pierre-Olivier Costa, pour « harcèlement moral et sexuel » à l’encontre d’un des agents de l’institution.

    Cet ancien directeur de cabinet de Brigitte Macron avait pris la direction du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée en novembre 2022. L’année d’après les premières récriminations contre ses méthodes de management débutaient de la part des salariés du musée.