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  • Les Journées européennes lancent la saison à St-Quentin

    Les Journées européennes lancent la saison à St-Quentin

    Tous les ans au printemps, les Journées Européennes des Métiers d’Art mettent à l’honneur le savoir-faire des métiers d’art. Et c’est à l’occasion de ce week-end que Saint-Quentin-la-Poterie et ses dizaines d’échoppes de métiers artisanaux présentent un programme fourni dans l’objectif de faire découvrir au public la richesse du savoir-faire communal. Placé cette année sous le thème « Cœur à l’ouvrage », le programme propose notamment des portes ouvertes des ateliers-boutiques de 40 artisans, une visite libre du Musée de la poterie méditerranéenne, une exposition « La terre s’emmêle les pinceaux » à la galerie Terra Viva, des ateliers de modelage, des démonstrations de création, de tournage ou encore des initiations au modelage.

    Ce week-end est aussi l’occasion d’exposer le travail d’un artiste accueilli en résidence pendant plusieurs mois sur la commune. Cette année, c’est Rebecca Maeder qui est mise à l’honneur. Céramiste depuis plus de 25 ans, elle a beaucoup étudié la culture locale ces derniers mois, et notamment les œuvres du musée pour donner naissance à une série de sculptures contemporaines qui s’inspirent « de formes, de moules et d’argiles liés à l’histoire locale » et « propose une relecture sensible du patrimoine céramique de Saint-Quentin-la-Poterie, faisant dialoguer tradition potière, terroir et création contemporaine ».

    Pour cette exposition disponible du 11 au 26 avril à la Salle Joseph Monier, Rebecca Maeder est associée à Yulia Batyrova (née au Turkménistan) et Marat Mukhametov (Russie) qui ont quitté leur pays après l’invasion de l’Ukraine et dont le travail de sculpture en porcelaine est très inspiré par la nature.

  • Face à la crise provoquée par la guerre, les pêcheurs de Méditerranée sur le pont

    Face à la crise provoquée par la guerre, les pêcheurs de Méditerranée sur le pont

    C’est une crise sans précédent. La première semaine du mois d’avril, environ 50% de la flottille méditerranéenne n’est pas sortie en mer à cause de la montée des prix du gazole professionnel, selon le comité des pêches d’Occitanie. Son président, Bernard Perez, est consterné : « Nous n’avons jamais connu ça auparavant. L’augmentation du prix du gazole fait perdre environ 375 euros par semaine à chaque marin. »

    En février, le prix au litre du gazole de pêche était de 60 centimes. Avec les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, il est monté à 87 centimes le litre en mars, avant de dépasser 1,10 euro le litre au mois d’avril. Face à cette flambée des prix, les pêcheurs de Méditerranée s’étaient réunis une première fois à Sète le mercredi 1er avril et avaient décidé collectivement de lancer une grève illimitée à partir du 7 avril. Une décision finalement annulée dès le week-end suivant : « Nous avons finalement décidé de repousser l’idée d’une grève dans l’intérêt général, explique Bernard Perez. D’abord, parce que certains bateaux peuvent encore continuer d’aller à la mer pour l’instant et il ne faut pas les empêcher de travailler. Deuxièmement, parce que c’est une question de souveraineté alimentaire : la population doit pouvoir se fournir en poisson frais au quotidien. Or, le prix du gazole risque de continuer d’augmenter et nous sommes face à un risque de pénurie, donc il faut continuer d’aller en mer tant qu’on le peut. » Si la grève est annulée, le combat ne s’arrête pas pour autant : le président du comité des pêches d’Occitanie affirme qu’un courrier a été envoyé pour demander une rencontre avec la ministre de la pêche, Catherine Chabaud.

    Vendredi 27 mars, la ministre avait annoncé débloquer une enveloppe totale de 5 millions d’euros en soutien aux pêcheurs français, qui doivent bénéficier d’une aide de 20 centimes par litre de gazole marin, via un remboursement sur présentation des factures. Un geste considéré comme insuffisant pour beaucoup d’entre eux, qui prévoient déjà une nouvelle réunion en cette fin de semaine.

    Travail à perte

    Jean-Marie Nouguier est patron d’un chalutier de 25 mètres à Agde, sur lequel il emploie quatre marins. « Lors de la semaine sainte, je ne suis pratiquement pas allé en mer, se désole-t-il. En temps normal, un bateau comme le mien doit travailler une journée ou une journée et demie pour payer le carburant sur cinq jours. Avec les prix qui ont augmenté, je me retrouve à devoir travailler plus de trois jours pour payer le carburant. Mon entreprise perd de l’argent et ma trésorerie fond. »

    Comme beaucoup de ses confrères, le pêcheur fait le constat qu’avec des prix du carburant aussi élevés, ce n’est pas la peine de sortir en mer. Pour la deuxième semaine d’avril, il a ainsi été contraint de naviguer sans refaire le plein, en finissant la cuve qu’il avait renflouée quand le gazole marin était (déjà) à 95 centimes le litre. « Je dois payer mon équipage et ça ne va plus être possible si les prix ne baissent pas de nouveau très rapidement, poursuit-il. Je dois avancer les salaires de mes marins grâce aux aides que je reçois. J’ai honte, je ne sais même pas quoi leur dire. » L’un des membres de l’équipage doit bientôt prendre sa retraite et alors que le secteur peine déjà à recruter, Jean-Marie Nouguier s’inquiète aussi de ne pas réussir à le remplacer dans ces conditions.

  • La course à la LGV sur le point de changer de vitesse ?

    La course à la LGV sur le point de changer de vitesse ?

    Après des décennies de tergiversations et de retards, le projet ferroviaire de Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP) serait-il enfin sur le point de changer de braquet ? À l’occasion de leur dernière rencontre, les porteurs du projet (État, SNCF, collectivités partenaires) se sont en tout cas félicités du respect du calendrier. À savoir que la date de début des travaux du premier tronçon de 52,3 km à construire d’ici 2034 entre Montpellier et Béziers est maintenue en 2029.

    D’ici là, les étapes vont s’accélérer sur le terrain sur cette première phase déclarée d’utilité publique en 2023. Dès le mois de mai 2026 doit être délivrée l’autorisation environnementale à l’issue à l’enquête publique. Cet été et à l’automne auront lieu les sondages géotechniques et diagnostics archéologiques « indispensables à la sécurisation » de la future Ligne à grande vitesse (LGV). Notamment dans le bassin de Thau, où l’actuel tracé reste contesté pour ses nuisances sur l’environnement (biodiversité, terres agricoles, bruit, qualité de l’eau du site d’Issanka…), en raison de l’impact du futur Viaduc de Poussan. À l’instar du collectif citoyen Alerte TGV Thau, d’autres pointent le risque économique de voir moins de TGV s’arrêter à l’avenir en gare de Sète…

    Quid des nouvelles gares ?

    C’est aussi à l’automne que sera lancé par SNCF Réseau l’appel d’offres pour la conception et la réalisation de la LGV. Un long processus technique d’environ 2 ans qui doit aboutir au choix du constructeur en 2028. Les mastodontes Bouygues, Eiffage ou Vinci devraient concourir parmi d’autres. Mais grâce aux clauses d’insertion permises par la loi, le tissu local devrait bénéficier de retombées positives pour l’emploi, promettent les porteurs du projet.

    La phase 2 (tronçon Béziers-Perpignan long de 97,7 km) de la LGV n’en est encore qu’à ses balbutiements (livraison à l’horizon 2040). Mais elle va aussi connaître une avancée dès le printemps. Du 9 avril au 19 juin va se tenir la concertation préalable relative aux fonctionnalités du second tronçon. En attendant l’enquête publique prévue pour 2030, il va y avoir de quoi débattre. Car ni la nature de la ligne (mixte ou seulement voyageurs), ni le lieu des nouvelles gares TGV à construire (Béziers Est et/ou Narbonne ouest ?) ne mettent les défenseurs du TGV d’accord.

    Enfin demeure la principale inconnue, source des procrastinations du passé et des crispations d’aujourd’hui. Qui va payer ce chantier colossal estimé à au moins 6,2 milliards d’euros ? Si la clé de financement de la première phase avait été trouvée (État et collectivités 40% chacun, Europe 20%), l’austérité est depuis passée par là. Si bien qu’un partenariat public-privé (PPP) serait dans les tuyaux pour le projet voisin de Grand Sud-Ouest (GSO) Bordeaux-Toulouse, où les travaux ont débuté il y a 19 mois. Une idée à laquelle s’oppose la présidente de Région. « 2,5 milliards d’euros ont déjà été engagés (…). On ne met pas à l’arrêt un projet de cette ampleur par une vision court-termiste et purement comptable », fustige Carole Delga (PS), qui évoque un « non-sens » en raison d’un « surcoût faramineux » de 7,3 milliards d’euros ainsi qu’un « retard de plusieurs années » dans la mise en service de cette LGV.

    Le surcoût d’un PPP

    Le 12 février en assemblée plénière, les élus régionaux du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) ont d’ailleurs fait adopter un vœu qui sacralise cette position. Le texte demande à l’État de « respecter l’intégralité de ses engagements financiers et calendaires » et s’oppose à « tout recours à un PPP qui se traduirait par un surcoût inacceptable et un retard préjudiciable à l’intérêt général ». Car à l’image de Carole Delga ou du maire de Montpellier Michaël Delafosse (PS), les pro-LGV persistent et signent. En plus d’être « écologiques », ces projets sont à leurs yeux « indispensables » au désenclavement de l’Occitanie. Là où est concentrée 60% de la population française située à plus de 4h de Paris…

  • Si l’on dérobe vos droits, g-rêvez !

    Si l’on dérobe vos droits, g-rêvez !

    Chaque semaine, retrouvez « Robes noires », une chronique dédiée au monde de la justice, proposée par des avocats du SAF, issus des barreaux d’Aix-en-Provence, de Marseille et de Montpellier.

    Le projet de loi « sur la justice criminelle et le respect des victimes » sera examiné le 13 avril 2026 au Sénat. Sous couvert de l’objectif affiché de désengorger la justice, le projet affaiblit considérablement les droits et garanties des justiciables confronté.es à la justice pénale. Face à cette situation inacceptable, les avocat.es de France font grève. La tension montait à Marseille ce 2 avril, à mesure que les autres Barreaux annonçaient la mobilisation qu’ils mèneraient contre ce projet de loi. Les Barreaux de Paris, d’Aix-en-Provence ou de Guyane avaient annoncé une grève « totale », d’autres l’arrêt des désignations d’avocat.es commis d’office. Ce 2 avril, à l’assemblée générale du Barreau de Marseille, beaucoup d’avocat.es sont réuni.es et ce peu importe la matière qu’ils exercent, car ce projet de loi fragilise les droits de toustes les justiciables et affecte directement la profession d’avocat.e.

    Juger vite pour juger moins

    Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité en matière criminelle, légalisation du recours à la généalogie génétique et extension du fichage des empreintes digitales, réduction du délai pour déposer des nullités ou encore maintien prolongé en détention provisoire… Autant de mesures qui limiteront la place des parties dans le procès (notamment devant la Cour d’assises), l’oralité des débats, les droits de la défense. Au profit d’une justice « rapide et efficace » devenue gestionnaire de stock, on dérobe les citoyen.nes de leurs droits fondamentaux. Une grève générale, mais pas que… Le 2 avril au soir, le Barreau de Marseille a voté la grève générale à compter du 7 avril.

    Dès le 3 avril, il a cessé de désigner les avocat.es commis.es d’office dans les affaires civiles et pénales, et invité toute la profession à une « grève du zèle » dans les procédures les plus urgentes (défense des personnes retenues, comparutions immédiates…).

    Plus question d’intervenir seul.e pour plusieurs dossiers, le « zèle » veut que chaque dossier soit défendu par plusieurs avocat.es bénévoles, venu.es en surnombre aux audiences pour réaffirmer face aux juridictions l’importance des droits de la défense et replacer les justiciables au cœur de la machine. Depuis le 7 avril, devant toutes les juridictions (pénales, civiles et administratives), les avocat.es sont tenu.es par la grève : après lecture de la « motion » du Barreau, les dossiers sont renvoyés à une audience ultérieure. Le zèle, c’est de ralentir. La justice est mal en point, et le 13 avril pour l’examen du projet de loi par le Sénat, la justice sera morte : dans toute la France, des actions « justice morte » rassembleront les avocates et avocats qui rêvent encore d’une justice qui juge bien.

    Le zèle, c’est de ralentir… ensemble.

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    avocats@lamarseillaise.fr

  • La Région Paca aide moins les communes pauvres

    La Région Paca aide moins les communes pauvres

    Renaud Muselier a beau répéter qu’il n’est « pas le tiroir-caisse » des autres collectivités, le conseil régional qu’il préside verse malgré tout de conséquents subsides aux communes du territoire, avec 128 millions d’euros versés en 2024. Ce sont ces millions que la chambre régionale des comptes a passés à la loupe, dans un rapport présenté à l’hémicycle régional ce vendredi. Sans trouver à redire grand-chose sur les modes d’attributions, leur suivi, leur contrôle, d’autant plus que la Région se situe dans la moyenne des subventions distribuées par habitant. Mais les chiffres présentés permettent de dessiner une géographique de ce soutien… et des municipalités laissées à la marge de ce soutien encadré, pour la moitié des cas, par des contrats signés avec la collectivité avec les dispositifs Nos territoires d’abord et Nos communes d’abord.

    « La répartition des subventions au regard du potentiel fiscal des communes met en évidence le caractère non-véritablement redistributif de l’aide régionale à l’investissement du bloc communal », épinglent ainsi les magistrats. En ajoutant que « les communes qui ont un revenu imposable par habitant ne sont pas les plus aidées ».

    Le soutien varie aussi énormément selon les départements. L’accent mis sur les territoires ruraux des Alpes, avec 324 euros par habitants pour les Hautes-Alpes, 209 euros pour les Alpes-de-Haute-Provence est défendu par la Région. Mais les Alpes-maritimes (132 euros/habitant) sont bien mieux dotées que les Bouches-du-Rhône (31 euros/habitant). Première ville de la région, Marseille n’arrive aussi qu’à la cinquième place des subventions versées, la première place étant occupée par Antibes.

    Mais la chambre régionale des comptes préfère s’attarder sur les subventions aux forces de l’ordre, en dehors du champ de compétences de la collectivité. « Il convient que la Région se conforme à la législation en vigueur », invite-t-elle. « C’est un choix politique, transparent, avec le soutien du ministère de l’Intérieur », assume Renaud Muselier. Se demandant pourquoi les magistrats ne dressent pas le même constat quand il finance les établissements de santé.

  • À Istres, Robin Prétot lance l’audit financier de la Ville

    À Istres, Robin Prétot lance l’audit financier de la Ville

    C’était une promesse de campagne. Ce jeudi 9 avril, lors du premier conseil municipal – une séance « de transition et d’installation » pour la nouvelle majorité de Robin Prétot (LR) – l’assemblée a voté à l’unanimité le lancement d’un audit des finances et des ressources humaines de la Ville.

    Alors que le débat d’orientation budgétaire était à l’ordre du jour, ce diagnostic devra permettre de déterminer les « leviers qu’on peut avoir dans l’organisation et le fonctionnement interne de l’administration pour optimiser, rationaliser, économiser un peu d’argent tout en gagnant toujours plus en efficacité dans la gestion et l’accompagnement du service public qu’on doit aux Istréennes et aux Istréens », explique le maire.

    Entre « un contexte national contraint », une « pression » qui s’accentue sur les finances locales avec une baisse des dotations et des aides de l’État, l’adjointe en charge des finances Bérengère Pons-Follea affirme : « L’année 2026 représente une année de vigilance. » Avec une attention particulière portée sur le principal poste de dépense de la Ville : la masse salariale de près de 1 600 agents. « Elle représente deux tiers du budget de fonctionnement, presque 67 millions d’euros, précise-t-elle. (…) D’autres villes de taille comparable comme Salon-de-Provence ou Aubagne ont une masse salariale respective de 42 millions d’euros et 47 millions d’euros. »

    L’avenir de la régie Nexus incertain

    La nouvelle majorité pointe également le déficit structurel « non soutenable » de la régie Nexus (un espace de réalité virtuelle et musée Micro-Folie inauguré en juillet 2025), de l’ordre de -254 000 euros pour 2025 pour 11 000 euros de chiffre d’affaires, soit environ « 50 000 euros de déficit supplémentaires par mois » d’après Robin Prétot. « Il va falloir qu’on arbitre très vite, affirme-t-il. Je n’oublie pas que derrière, il y a des gens qui travaillent. Il va falloir qu’on trouve une solution, pas seulement de transfert d’activité mais aussi de gestion des personnels. (…) C’est aussi dommage de gâcher tout cet investissement. » L’une des options étudiées réside dans le transfert vers un nouveau service public industriel et commercial « que pourrait être le
    bowling
     ». Suzel Ayot, élue d’opposition qui siégeait aux côtés de François Bernardini (ex-PS) lors du dernier mandat, affirme : « Ça ne nous avait pas échappé, nous avions prévu de prendre le sujet à cœur et de trouver une solution pour cet équipement qui a juste un an de vie, qui n’a pas trouvé son public et qu’il fallait restructurer. »

  • Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Il y a eu Hubert Falco (Hor.), de 2018 à 2022, puis son confrère des Républicains, le maire de Hyères Jean-Pierre Giran (2022-2026) quand l’ancien édile toulonnais a été condamné à 5 ans d’inéligibilité. Place désormais à Josée Massi. Jeudi, la maire de Toulon, seule candidate déclarée, et en fin de compte, en lice, alors que l’on pouvait imaginer, au moins pour la symbolique, a sans surprise été nommée à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 voix pour, 28 votes blancs, 3 bulletins nuls sur 89). Elle devient ainsi la troisième présidente de la collectivité, crée en 2018, et la première femme à prendre le poste.

    Une présidence qui ne souffre de (presque) aucune contestation ; même la cheffe de file officieuse du RN Laure Lavalette a considéré comme « naturelle », dans une prise de parole qui s’apparentait à une première passe d’armes avant le vote. Celle-ci était attendue au vu des tendances laissant entendre qu’aucun poste de vice-président ne serait laissé aux maires d’extrême droite (Julien Argento [UDR] à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti [RN] à Six-Fours et Dorian Munoz [RN] à la Seyne-sur-Mer). « Vous avez été élue grâce aux voix de l’extrême gauche » a-t-elle asséné, dans le style populiste qui la caractérise, moins efficace dans une assemblée que face à son électorat. « Qu’est-ce qui n’est pas clair dans le message des électeurs ? Pourquoi ce sectarisme ? À quoi bon humilier les élus ? Il faut ouvrir cette mandature sur le dépassement des clivages et faire respecter les usages de la métropole. » « Vous verrez ce qu’on fera », lui a laconiquement répondu Josée Massi.

    Après une première suspension demandée par l’extrême droite, au bout de 20 minutes de séance, pour tenter de faire plier la future présidente de la métropole à travers des discussions informelles, cette dernière a été officiellement élue. « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination ».

    Massi : « Le RN ne prendra pas part à l’exécutif »

    « Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes », a-t-elle poursuivi. « Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée a le pouvoir d’influer sur le quotidien de nos administrés, mais aussi de modeler durablement le visage de notre territoire pour les décennies à venir. »

    Et la maire de Toulon n’a pas reculé face aux doléances des élus frontistes et UDR : « J’ai fait un choix clair : le Rassemblement National ne prendra pas part à l’exécutif. » Une décision « prise en concertation avec tous les maires de la majorité », que Josée Massi « assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens. Gouverner, c’est choisir. Et je choisis la cohérence. Ainsi, la direction politique de la métropole ne souffrira d’aucune ambiguïté ».

    Elle a toutefois assuré qu’elle « [travaillerait] avec chacun des 12 maires, dans un esprit de dialogue et de coopération. J’y tiens, car nous avons en commun le fait de souhaiter le meilleur pour notre territoire ». Des concertations qui se tiendront au sein d’un conseil des maires qu’elle souhaite voir se réunir une fois par mois, et qui ne sera « pas une réunion de plus, mais un lieu d’échanges et de coordination entre maires, parce qu’il est essentiel pour la métropole d’être en prise directe avec les réalités des communes, au service des communes et des habitants ».

    Malgré l’indignation du conseiller municipal RN de Toulon Amaury Navaranne, qui voit cette décision comme une rupture avec l’habitude de transmettre aux maires la possibilité de siéger au bureau de la métropole, « un choix qui respecte la loi, mais n’en respecte pas l’esprit », et une dernière tentative de négociation après une nouvelle interruption de séance, l’extrême droite n’a pas eu gain de cause et ne sera investi d’aucune fonction exécutive.

    Stéphane Sacco veut « assumer son rôle »

    De l’autre côté de l’échiquier politique, Stéphane Sacco (GRS), seul conseiller métropolitain de gauche, siégera lui aussi dans l’opposition, et a tenu à rappeler, en dehors de l’assemblée, « le rôle qui est le [sien] : porter une voix, des valeurs, une vision attachée à la justice sociale, à la solidarité, à l’égalité des territoires. Mais ma présence ici ne se limite pas à incarner une sensibilité politique. Elle s’inscrit dans une volonté de faire avancer les projets qui concernent nos concitoyens, en particulier ceux de La Seyne et des quartiers seynois ».

    Avec, en perspective, « des défis majeurs : en matière de transition écologique, de mobilités, de logement, de cohésion sociale. Ils exigent de nous du courage, de l’écoute et de la responsabilité, et parfois dépasser nos désaccords ». Pour ce faire, l’élu seynois dit vouloir « discuter avec certains élus, dont Madame Massi », et aimerait intégrer les commissions budget, développement urbain et transports, « pour porter la voix du tramway, car il n’est pas trop tard, les voix du BHNS pouvant encore se transformer ». Les commissions seront attribuées lors du prochain conseil métropolitain, le 23 avril.

    Les vice-présidents

    1er vice-président : Jean-Louis Masson (LR), 72 ans. Président du conseil départemental. 1er adjoint à la mairie de la Garde Hélène Arnaud-Bill.

    2e vice-président : Véronique Bernardini (LR), 58 ans, maire de Hyères

    3e vice-président : Christian Simon (LR), 66 ans, maire de la Crau

    4e vice-président : Robert Beneventi (LR), 82 ans, maire d’Ollioules

    5e vice-président : Gilles Vincent (DVD), 75 ans, maire de Saint-Mandrier

    6e vice-président : Ange Musso (LR), 66 ans, maire du Revest-les-Eaux

    7e vice-président : Hélène Arnaud-Bill (LR), 74 ans, maire de la Garde

    8e vice-président : Hervé Stassinos (LR), 65 ans maire du Pradet

    9e vice-président : Arnaud Latil (DVD), 52 ans, maire de Carqueiranne

    10e vice-président : Laurent Isnard (SE), 63 ans, 6e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

    11e vice-président : Grégory Audibert (LR), 47 ans, 1er adjoint de la maire de Hyères Véronique Bernardini

    12e vice-président : Thomas Pison (SE), 63 ans, 4e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

  • Une application enrichie pour la déclaration d’impôts

    Une application enrichie pour la déclaration d’impôts

    « La campagne de déclaration des impôts sur les revenus 2025 a débuté ce jeudi pour les Bouches-du-Rhône », lance Catherine Brigant, directrice régionale des Finances publiques, dans la salle La Major de l’administration à Marseille. Et avec ce lancement, quelques petites nouveautés ont été apportées. Pour ceux qui sont déjà passés à la dématérialisation l’année dernière, il n’y aura plus aucun envoi postal. En revanche, « ceux qui l’ont fait en papier, la recevront bien par la poste. Si ils ne l’ont pas reçu, pas de panique, cela devrait arriver dans les dix jours », rassure la directrice régionale. Comme les années précédentes, des permanences dans des mairies, des maisons du bel âge, des tiers lieux et les France services sont prévues afin d’accompagner les contribuables dans tout le département.

    Tranches actualisées

    Pour les aficionados de l’électronique, elle précise également que l’application mobile Impots.gouv a été enrichie, permettant de déclarer directement dessus, « avec une ergonomie qui permet la simplicité ». Depuis l’année dernière, toute connexion sur internet nécessite une double identification, avec l’envoi d’un code par mail.

    Cette campagne a également quelques nouveautés fiscales, comme la réactualisation des tranches de 0,9%, au regard de l’inflation. Il y a également une majoration de la réduction d’impôts pour les dons en faveur des associations pour les plus démunis. Cette réduction passe de 66% à 75% et jusqu’à 2 000 euros (contre 1 000 euros normalement) mais uniquement pour les dons faits après le 14 octobre 2025.

    Les contribuables des Bouches-du-Rhône auront jusqu’au 19 mai pour faire leur déclaration papier et jusqu’au 21 mai pour ceux qui la font en ligne. À vos calculettes !

  • Le centre hospitalier d’Avignon modernise son laboratoire d’analyses

    Le centre hospitalier d’Avignon modernise son laboratoire d’analyses

    C’est un service de l’hôpital d’Avignon invisible du grand public et qui tourne pourtant à plein tube : le laboratoire d’analyses, qui traite quelque 2,45 millions de tests par an. Il fonctionne H24 et 7 jours sur 7, grâce à une équipe de 6 secrétaires, 8 agents de service hospitalier, 12 biologistes et 59 techniciens. Du personnel qui bénéficie depuis peu d’un nouvel outil, une chaîne d’automates de dernière génération, visant à moderniser les analyses en bio-chimie et immuno-analyse.

    Un équipement inauguré ce jeudi, qui permet « d’augmenter la cadence d’analyse afin de répondre à l’augmentation d’activité, de réduire le délai de rendu de résultats aux prescripteurs, d’optimiser les temps de maintenances et de réaliser un panel plus important de tests avec une sous-traitance réduite », synthétise l’hôpital. Ces nouveaux automates concernent la principale spécialité de biologie du laboratoire, à savoir la biochimie (1,7 million d’analyses par an, soit 2 200 tubes par jour en moyenne). La microbiologie (245 000 analyses) et l’hématologie (400 000 analyses) y sont aussi réalisées. Cette modernisation a été conjointe avec l’hôpital de Cavaillon et « a suivi celle réalisée précédemment sur celui d’Orange en 2023 », visant « à l’harmonisation de l’analyse sur l’ensemble des établissements de Vaucluse ».

  • À Sisteron, les salariées d’une crèche, surmenées, en grève

    À Sisteron, les salariées d’une crèche, surmenées, en grève

    Soudées, les quatre salariées de la crèche se sont mises en grève et ont protesté devant leur lieu de travail toute la journée de jeudi. Les raisons de leur colère : « un profond désaccord et une profonde rupture de communication avec notre direction », explique Marion Michel, l’une d’entre elles. « Notre directrice a accepté un poste plus haut placé dans le réseau. Elle n’effectue donc plus certaines heures auprès des enfants, ce qui nous met en difficulté. On n’arrive pas à faire un travail de qualité », regrette-t-elle. Les enfants, âgés de trois mois à trois ans, demandent beaucoup de temps et d’attention. « On est fatiguées de cette situation, physiquement et mentalement, c’est du travail à la chaîne. »

    « ça nous mange le cerveau »

    « Les enfants le ressentent. On est beaucoup moins disponibles pour eux. Mentalement, ça nous mange le cerveau », déplore Marion Michel. L’une des salariées, Malaurie Chabat, doit faire « des heures en plus pour compléter le temps de travail de la directrice ». «Je suis rentrée avec une promesse d’embauche à 35 heures. Je l’attends toujours depuis 2024 », précise celle qui est toujours à 25 heures.

    Les salariées se plaignent également d’être payées « au SMIC », même pour l’une d’entre elles « diplômée depuis 19 ans ». Elles disent avoir subi « des pressions, des intimidations, du chantage » de leur directrice. Contactée, cette dernière n’a pas souhaité répondre. Les salariées ont prévenu la PMI (Protection maternelle et infantile), l’Inspection du Travail et la PDG du groupe de la crèche. « Elle nous a répondu qu’elle allait venir et que notre situation devait être traitée avec sérieux. » Elles sont également soutenues par l’union locale de la CGT.