Blog

  • Quinze artisans distingués par le label « Fabriqué à Allauch »

    Quinze artisans distingués par le label « Fabriqué à Allauch »

    Pièces textiles en crochet, coutelleries, santonniers, vignerons… Ce lundi, 15 artisans ont été labellisés « Fabriqué à Allauch ». Parmi eux, Camille Mougel, qui réalise des pièces textiles en crochet, comme des sacs ou des vestes colorées : « Ça valorise toute sorte d’artisan. Surtout dans l’ère de la plateforme Shein, où je me sens noyée. C’est super d’être reconnue par la qualité de son travail. »

    Crée en 2022, ce label traduit la volonté de la Ville de proposer une valorisation de l’artisanat local. « Il constitue un véritable engagement en faveur du patrimoine économique, artisanal et agricole. Il permet de consommer des produits issus d’un savoir-faire local », souligne Sandrine Freire, adjointe au maire, déléguée à l’économie locale et aux services en faveur de nos aînés.

    Pour obtenir ce label, plusieurs conditions sont requises : réalisation sur place, origine locale des matières premières, mais aussi s’inscrire dans une démarche responsable. L’objectif étant de supporter la tendance du « made in France » qui valorise la fabrication en circuit court. « Le zéro kilomètre est devenu important dans cette société. Il faut penser à notre avenir », affirme Daniel Salenc, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat des Bouches-du-Rhône.

    Mélanie et Justine Nivaggioli sont éleveuses à la Chèvrerie d’Allauch. Elles veulent perdurer cette tradition familiale. « Avec les produits industriels, on ne sait plus trop ce qu’on mange, ça vient souvent de loin. Ici, on a une agriculture raisonnée. Tout est réalisé sur la commune », expliquent-elles.

    Projet d’association

    Allauch a été la première commune de la Métropole à créer une marque de reconnaissance envers ses artisans, entrepreneurs et créateurs. « Nous sommes à jamais les premiers », sourit Daniel Salenc. Loin de mettre en concurrence ses artisans, le label a pour but avant tout de regrouper et de favoriser la cohésion. Un projet d’association des artisans labellisés va être mis en place à partir du 1er juillet. L’objectif : valoriser le savoir-faire, soutenir l’économie locale et fédérer les artisans autour de projets communs.

    Raphaël Ambrosino, maître artisan à la Coutellerie d’Alau, est reconnaissant de vivre dans une commune qui met en valeur ses artisans : « On vit dans un monde où avec un simple clic, on peut se faire livrer ce qu’on veut. Plus que le label, ma vraie récompense, c’est quand un client revient et qu’il a le sourire. »

  • À Marseille, Albert Corrieri saisit la Cour européenne

    À Marseille, Albert Corrieri saisit la Cour européenne

    Débouté par la juridiction administrative qui a considéré qu’une loi de 1951 avait déjà statué sur les « personnes contraintes au travail en pays ennemi », le Marseillais Albert Corrieri, 104 ans, un des derniers survivants des 800 000 déportés du Service du travail obligatoire (STO) instauré par le régime collaborationniste de Vichy, a saisi, vendredi, la Cour européenne des Droits de l’homme pour être indemnisé.

    « Ce combat est pour la mémoire, l’Histoire et l’honneur. Le STO a été le plus grand déplacement de travailleurs forcés de la Seconde Guerre mondiale. Il est temps que l’Europe des droits de l’homme l’admette et en tire les conséquences », déclare son avocat, Me Serge Pautot, qui a posté vendredi la saisine officielle dans laquelle il demande à l’État français 43 200 euros au titre des heures de travail forcé accompli par Albert Corrieri, au camp 6, baraque 2 023 à Ludwigshafen, en Allemagne, du 13 mars 1943 jusqu’au 15 avril 1945, jour de sa libération.

    L’avocat se fonde sur l’article 3 de la Convention européenne des Droits de l’homme qui énonce que « nul ne peut être soumis à des peines ou traitements inhumains ou dégradants » et sur l’article 4 qui pose que « nul ne peut être tenu en esclavage ni en servitude, nul ne peut être astreint à accomplir un travail forcé ou obligatoire ».

    « J’attends ce moment depuis des décennies. En vérité, j’ai été réduit à l’état d’esclave contraint d’effectuer les travaux les plus pénibles sous la menace des armes », a dit ce lundi Albert Corrieri, un centenaire qui frappe par la ténacité et la résilience qu’il a chevillées au corps. « Par miracle, j’ai survécu à ce traitement inhumain qui constitue un crime contre l’humanité, puisque je l’ai subi en groupe et parce que c’est l’État français qui l’a provoqué et qu’il n’est pas prescrit. »

    « Que la Cour européenne valide sa dignité »

    « Albert mène ce combat pour l’Histoire et la mémoire. Albert n’attend pas seulement une réparation financière, il attend que la Cour européenne valide sa dignité avant qu’il ne soit trop tard, soulignait lundi son avocat. L’État français aurait dû créer un Fonds d’indemnisation pour les rescapés comme Albert qui se comptent sur les doigts d’une main ! La Cour est donc notre ultime espoir. »

    Albert Corrieri avait 21 ans, quand il a été raflé le 13 mars 1943. De garçon de cuisine au restaurant La Daurade, rue Fortia, il se retrouve dans le complexe chimique d’IG Farben. « J’ai vu de mes yeux des gars brûler vivants, touchés par des crayons au phosphore. Ce sont des images qui m’ont hanté », avait relaté cet invisible, dont La Marseillaise a été le premier média à relater sa vie et son combat (La Marseillaise, 3 août 2019, « Travail forcé : à 97 ans, Albert ne lâche pas l’affaire »). 95 de ses camarades seront tués dans le long bombardement du 6 septembre 1943. « J’ai un ange gardien qui m’a sauvé plusieurs fois », dit celui qui rappelle que 60 000 des 800 000 travailleurs forcés du STO sont morts en Allemagne. Ni le président de la République, ni le Chancelier fédéral d’Allemagne, n’ont répondu à ses requêtes.

  • [Entretien] « L’avancée du nouvel hôpital d’Aubagne dépend du préfet »

    [Entretien] « L’avancée du nouvel hôpital d’Aubagne dépend du préfet »

    La Marseillaise : Vous attendiez-vous à cette nomination en tant que délégué spécial ?

    Mohammed Salem : Oui, complètement. Je discute avec le maire actuel depuis deux ans et nous avons de bonnes relations, malgré le fait que je me sois présenté aux élections municipales [d’Aubgane, Ndlr.]. On est en phase sur ce projet qui est plus que nécessaire pour Aubagne et pour le territoire dans sa globalité. Je discute avec tous les maires du territoire, au-delà des étiquettes partisanes. Aujourd’hui, c’est une nécessité d’avoir un hôpital qui répond aux normes modernes et qui s’inscrit dans l’évolution de la médecine publique.

    Concrètement, quel est votre rôle ?

    M.S. : Ce projet a 7 ans et nous n’avons toujours pas réussi à en sortir quelque chose de complet et cohérent. Il s’agit d’un dossier avec beaucoup de protagonistes : l’ARS [Agence régionale de santé, Ndlr.] Paca, l’État, l’hôpital qui porte le projet, mais aussi la Ville d’Aubagne, la Métropole, pour l’aménagement et la mobilité, puis la Région et le Département. Tout cela nécessite beaucoup de travail de coordination. Aujourd’hui, une version du projet, retravaillée par les équipes de l’hôpital après avoir été retoquée par l’ARS, a été approuvée par le cabinet du Premier ministre, même si plusieurs recommandations ont été faites.

    Quelle est la prochaine étape ?

    M.S. : La question du foncier pose aujourd’hui quelques problèmes. Le terrain où est envisagée la construction, celui des Gargues, n’appartient pas à Aubagne, mais à des propriétaires privés. Nous avons donc fait une demande de DUP [Déclaration d’utilité publique, procédure administrative permettant de réaliser une opération d’aménagement sur des terrains privés en les expropriant, précisément pour cause d’utilité publique, Ndlr.]. Elle a été validée par le commissaire-enquêteur et attend aujourd’hui la signature du préfet. Une fois cette signature obtenue, tout le reste devrait découler. C’est une priorité. Même si, bien sûr, nous comptons aussi sur le bon sens des propriétaires et ne souhaitons pas forcément passer par une procédure d’expropriation.

    Ensuite, un comité de pilotage avec toutes les parties prenantes est prévu le 26 juin. C’est l’occasion de commencer à piloter ce projet qui nécessite vraiment d’être centralisé. Je pense qu’il faut vraiment que nous parlions d’une seule voix avec toutes les communes concernées [le conseil municipal d’Aubagne a appelé, vendredi 5 juin, à la création d’un « front commun territorial » avec les 19 communes directement touchées par l’arrivée du nouvel hôpital, Ndlr.].

    Un plan d’efficience, impliquant une potentielle réduction de la masse salariale de l’hôpital pour réduire son déficit, a été évoqué par l’ARS. Quelle est votre position ?

    M.S. : Moi, j’ai l’intention de mener ce projet sans toucher, bien sûr, à la masse salariale de l’hôpital. Le service pédiatrie d’Aubagne est le seul à l’est de Marseille jusqu’à Toulon. Il est très reconnu au niveau de la région. Nous avons également un service d’urgences ultra-performant. L’été, on donne souvent un coup de main à l’hôpital d’Aix-en-Provence ou de La Ciotat. Il y a le déficit, d’accord, mais il y a aussi tout cela à mettre sur la balance. Si on s’engage à faire un projet de nouvel hôpital avec moins de personnel, ce n’est même pas la peine.

  • Maurel, Durk et Prud’homme, incontournables favoris

    Maurel, Durk et Prud’homme, incontournables favoris

    Ils vont de nouveau faire trembler le Parc Borély. Comme on vous l’a annoncé en début d’année, le pointeur martégal Pierre Maurel et les bombardiers Maison Durk et Kévin Prud’homme ont décidé de remonter la triplette, déjà finaliste du Mondial en 2021. « Je repense souvent à ce jour-là », lance le local de l’étape qui rêve de remporter La Marseillaise, « le plus beau concours du monde » à ses yeux. « C’était une aventure exceptionnelle, on a vécu des moments extraordinaires. Mais maintenant ce qu’il nous manque dans ce concours, c’est la victoire », poursuit Maurel, déjà vainqueur de deux Nationaux sur ce début de saison : Draguignan avec Maison Durk et Jean-Michel Puccinelli, puis le souvenir « Fernand Rivière » à Nice, en hommage à son oncle, aux côtés des Corses Basil Jackel et Joseph Barbato. De belles performances qui confirment son excellente saison 2025, où il a terminé troisième du classement Passion pétanque française (PPF) et des points Nationaux.

    Trio d’amis avec du caractère

    Les trois compères vont ainsi disputer leur troisième Marseillaise, après la finale en perdue 2021 et leur élimination prématurée en 16e de finale l’année suivante. « Chaque fois que l’on joue ensemble, on fait des beaux résultats. On sait que l’on a ce qu’il faut pour remporter ce Mondial », souligne Kévin Prud’homme, demi-finaliste de la dernière édition en compagnie de son frère Sony et Delson Boulanger. « C’est un concours où il faut aller doucement, tout en ayant conscience qu’on ne peut pas se rater sur une partie. C’est donc toujours mieux quand on est une partie d’amis », ajoute le pensionnaire du club de Décines, qui « arrive à faire le dos rond à côté des deux gueulards ». Comme Maurel, Durk et Prud’homme réalisent un début de saison très honorable. Les deux bombardiers ont même été dimanche jusqu’en quart de finale du National de Firminy. Ils seront d’ailleurs en lice pour un titre de champion de France triplette, ce week-end, à Douai.

  • Un trio magique pour lancer les Bleus

    Un trio magique pour lancer les Bleus

    Pour sa dernière campagne à la tête des Tricolores, Didier Deschamps va d’emblée entrer dans le vif du sujet avec cet affrontement corsé contre les Lions de la Teranga, champions d’Afrique sur le terrain, mais dépossédés de leur couronne continentale sur tapis vert au profit du Maroc, à l’issue d’une finale de la CAN-2025 chaotique.

    Pour des Français considérés comme de sérieux prétendants à la victoire, c’est un test d’envergure qui s’annonce au MetLife Stadium, ce mardi soir. Une enceinte où ils espèrent prendre leurs marques pour y revenir en finale, le 19 juillet, et ajouter une nouvelle étoile à leur maillot, histoire de clore en beauté et en apothéose l’incroyable parcours de leur sélectionneur.

    Certes, la configuration de cette compétition à 48 pays autorise des jokers et une contre-performance ne serait pas rédhibitoire pour la suite dans un groupe I où figurent l’Irak et la Norvège d’Erling Haaland. Mais un faux-pas dès la première rencontre ferait désordre pour une formation avec de si hautes ambitions et instillerait forcément le doute dans les esprits.

    D’autant que croiser le Sénégal rappelle cette défaite 1 à 0 des champions du monde en titre lors du match d’ouverture du Mondial-2002, prélude à un crash historique et à une humiliante élimination au premier tour. Sur le papier, les Bleus présentent toutefois de nombreuses garanties pour s’éviter un tel scénario. Portés par un secteur offensif envié de tous, ils font preuve d’une impressionnante permanence au plus haut niveau international, matérialisée par leur qualification pour quatre finales sur les sept dernières éditions de la Coupe du monde.

    Mbappé, le guide

    Leur atout numéro 1 se nomme bien évidemment Kylian Mbappé. Le capitaine sait mieux que quiconque comment aborder une épreuve qui a fait de lui une star planétaire et doit guider ses coéquipiers vers une troisième victoire. Champion du monde en 2018, finaliste quatre ans plus tard avec un triplé entré dans la légende contre l’Argentine de Lionel Messi (3-3 a.p., 4 t.a.b. à 2), l’attaquant sort d’une saison sans trophée et très mouvementée en coulisses avec le Real Madrid malgré un deuxième titre de meilleur buteur en Liga. Il aura donc soif de revanche pour faire taire les critiques aux États-Unis, lui le fan de culture et de sports américains.

    Mais Mbappé ne sera pas seul cette fois et Deschamps compte aussi énormément sur Ousmane Dembélé pour l’épauler. Le Ballon d’Or, auréolé d’un extraordinaire doublé en Ligue des champions avec le PSG, doit enfin prendre une autre envergure en bleu, à l’image de son rôle de leader en club, après plusieurs phases finales passées dans l’ombre.

    Le duo est désormais complété par Michael Olise, magnifique attaquant qui a éclaboussé de sa classe la Ligue des champions 2025/2026 avec le Bayern et vient d’inscrire le 8 juin un triplé de toute beauté face à l’Irlande du Nord (3-1) au cours de l’ultime match de préparation avant le décollage pour le camp de base de Boston.

    Mais il faudra que la défense française, qui a pris la fâcheuse habitude de prendre au moins un but lors de ses cinq dernières sorties, se montre solide pour empêcher une catastrophe dès ses premiers pas dans ce Mondial. Car le Sénégal a des arguments solides à faire valoir. En se hissant en finale de la Coupe d’Afrique en 2019, 2021 et 2025, l’équipe actuellement dirigée par Pape Thiaw est devenue une référence du continent.

    Avec des cadres comme le gardien Edouard Mendy, le défenseur et capitaine Kalidou Koulibaly, le milieu Idrissa Gueye et bien sûr l’immense vedette Sadio Mané, les Lions de la Teranga devront être pris très au sérieux.

  • Iliman Ndiaye a bien grandi depuis l’OM

    Iliman Ndiaye a bien grandi depuis l’OM

    Il est loin le temps où le petit Iliman Ndiaye faisait des jongles sur les marches de la gare Saint-Charles. Éblouissant depuis deux saisons sous le maillot d’Everton, en Premier League, l’ailier désormais âgé de 26 ans est devenu un joueur phare de la sélection sénégalaise. Avec les Lions de la Téranga, le jeune homme formé partiellement à l’Olympique de Marseille, avant de disputer une saison avec le groupe professionnel en 2023, s’apprête à affronter les Bleus pour le premier match du groupe I au Mondial 2026. Une équipe nationale qu’Iliman Ndiaye allait voir avec Rouen Sapins, le club de son enfance. « C’est un super souvenir mais l’équipe de France ne m’a jamais fait rêver, ce n’est pas mon histoire », lance celui qui a choisi de porter le maillot du Sénégal en amont de la Coupe du monde 2022. « En revanche, j’avais des étoiles dans les yeux en voyant leur niveau de jeu. Évidemment, je n’ai pas vu le Sénégal-France de 2002 en direct mais je l’ai vu mille fois ensuite. Beaucoup d’entre nous attendaient ce match, on voulait tous ce tirage », poursuit le vice-champion d’Afrique en titre, désireux de prouver devant le monde entier que le football africain est en train de franchir un cap. « Le Sénégal attend la Coupe du monde avec impatience car nous avons un objectif clair : devenir champions du monde. (…) On veut vraiment ramener la Coupe du Monde en Afrique », insiste Iliman Ndiaye avec détermination.

  • La promesse de jours meilleurs pour Provence Rugby

    La promesse de jours meilleurs pour Provence Rugby

    Clap de fin pour Provence Rugby. Leur défaite dimanche au stade Maurice-David, lors du barrage d’accession en Top 14 face à l’USA Perpignan (24-47), a définitivement condamné les Aixois à rester en Pro D2.

    « C’est étonnant parce qu’on domine 30 minutes, on mène 10-0, ça peut être 17-0, ils prennent un carton orange (32e), mais on manque d’expérience. On est une équipe jeune et on prend deux essais à zéro passe (36e et 39e). Sur le deuxième, on se replace à deux à l’heure. On tourne à 10-14 à la mi-temps alors qu’on doit être devant. En deuxième période, ils sont puissants et efficaces. Ils n’ont rien fait pendant cinquante minutes mais ils mettent quatre essais à zéro passe. C’est dur mais je suis fier de la saison des joueurs », souligne Philippe Saint-André, manager de Provence Rugby, persuadé qu’il faut finir parmi les deux premiers de la saison régulière pour avoir le plus de chances d’accéder au plus haut niveau français.

    « Là, on a joué les six derniers matches (les deux derniers de saison régulière, les trois de phase finale de Pro D2 et l’access-match) comme des finales et on l’a payé. Cet extra-match contre Brive (en barrage) a coûté cher. On a perdu les deux derniers matches, les deux plus importants. Quand on reviendra la saison prochaine, il faudra être plus précis, plus dur sur les intensités. Il faut revenir avec un gros appétit et être plus constants sur notre saison », poursuit l’ancien sélectionneur du XV de France, conscient que l’affrontement face à Brive a mis un coup à l’énergie des Provençaux.

    Optimisme pour l’avenir

    Cette aventure a quand même conduit les Noirs vers leur première finale de Pro D2, puis vers leur premier barrage d’accession pour accéder en Top 14. « C’était dur, mais je suis très fier de mes joueurs », encense Philippe Saint-André. Il sait que ses protégés ont beaucoup appris cette saison, notamment concernant les habitudes de l’entraîneur. « Ils n’avaient pas l’habitude de s’entraîner comme moi », confie l’ex-ailier de Montferrand. « Ils étaient fatigués. Mais j’ai apprécié cet état d’esprit. J’ai apprécié le leadership de certains joueurs qui se sont distingués. J’ai apprécié le fait que nous ne nous soyons jamais plaints. Même avec 18 joueurs blessés, nous n’avons rien dit. À la fin de la saison, ils ont été incroyables : leur implication, leur travail, leur détermination », enchaîne Saint-André, en espérant que le meilleur est à venir.

    Une vision partagée par les supporters. « On est déçus forcément, mais on apprend encore. On a tous envie d’être en Top 14, mais c’est un long chemin et une réalité sportive différente de la simple envie d’y accéder », estime Adrien, suiveur assidu de l’institution aixoise, optimiste sur l’avenir de son club de cœur. « On est très fier de notre équipe, on a vécu une très belle saison », lance Anne, fan inconditionnelle de Provence Rugby. « La montée en Top 14 se fera un jour. Et on sera là pour les supporter », ajoute-t-elle avec la conviction qu’Aix-en-Provence est devenu une terre de rugby.

  • Les maires appellent à déconstruire la Métropole d’Aix-Marseille

    Les maires appellent à déconstruire la Métropole d’Aix-Marseille

    Après trois heures d’échanges, la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, résumait dans un sourire : « De la Monstropole, nous sommes passés à la nécropole. » Ce lundi après-midi, quatre jours après l’avis budgétaire de la chambre régionale des comptes qui préconisait 118 millions d’euros de coupes dans le budget métropolitain, le président (LR) de l’intercommunalité avait convié les maires du territoire, afin de parler d’une seule voix auprès du préfet de région. Lequel doit désormais arrêter le budget de l’institution après le refus des élus de le voter.

    « Unanimement, l’ensemble des maires de notre Métropole considèrent que le temps est surtout venu que l’État, avec notre soutien, repense le financement des compétences et le périmètre de notre institution », lâche le communiqué final adopté par la conférence métropolitaine des maires, que le président devait adresser au préfet dans la soirée. Dans un œcuménisme résistant aux embardées d’une mise sous tutelle, ceux-ci appellent ainsi à déconstruire l’établissement public né aux forceps, il y a dix ans. De quoi comprendre la satisfaction exprimée à la sortie de l’hémicycle, malgré les 53 millions de dotation de solidarité communautaire (DSC) que la chambre régionale des comptes préconise de retirer aux communes.

    « Il y a une unité qui mérite d’être saluée », appuie Nicolas Isnard à la fin de la conférence des maires. Celui-ci estime toujours avoir choisi le bon chemin : « Sauf si le préfet venait à changer ce qui a été décidé par les magistrats, il n’y aura pas d’augmentation d’impôts pour les contribuables métropolitains. » Mais, surtout, après le constat réitéré par la chambre régionale des comptes d’un développement des transports non financé à terme, il lance : « La Métropole telle qu’elle est aujourd’hui n’est plus viable, nous n’avons pas assez de recettes pour couvrir ses dépenses. » Un diagnostic partagé par la maire d’Aix, qui glisse qu’« au plus haut sommet de l’État, on le dit encore sous le manteau, mais on le dit ».

    Une RTM façon RATP

    « Cette Métropole est malade de sa réalité financière, de sa réalité structurelle, elle est malade de naissance », affirme aussi le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, bien décidé à revoir les flux financiers entre la Métropole et les communes, dans lesquels sa ville reste sous-dotée. « La solidarité entre les communes doit prendre en compte l’histoire et la solidarité, y compris pour la Ville de Marseille », le soutient le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, qui rappelle que la Métropole pourra amender le budget arrêté par le préfet. « Ne nous privons pas de ça », sourit-il, satisfait d’un redécoupage annoncé des compétences qu’il réclamait. Les maires de Marseille et d’Aix, ainsi que le président (DVC) des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani, sont chargés de défendre cette réforme structurelle « au plus haut niveau de l’État », confirme Nicolas Isnard.

    Surtout, les maires affichent aussi un front uni sur le financement des transports. « L’ensemble des élus demandent le déplafonnement du Versement Mobilité à l’instar du Grand Paris », écrit le communiqué final, alors que les entreprises contribuent déjà au maximum légal pour financer les transports sur le territoire. Parmi les pistes évoquées qui nécessitent l’aval du Parlement, un versement différencié en fonction des territoires, « pour payer les transports là où ils sont mis en place et pas de manière uniforme », défend Nicolas Isnard. À la fin de la conférence, Sophie Joissains plaidait aussi pour que les transports soient confiés à un établissement public indépendant de la Métropole, sur un périmètre plus large. « Cela marche à Paris, cela pourrait avoir du sens », défend-elle. Avec, en plus, un retard historique à rattraper.

    Le patronat inquiet pour l’industrie

    Dans une note publiée ce vendredi, l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) Alpes-Méditerranée appelle à « une sortie immédiate du blocage » face à la mise sous tutelle de la Métropole. Le puissant syndicat patronal demande à respecter la feuille de route signée pour la réindustrialisation du golfe de Fos et de sanctuariser les projets industriels face aux coupes annoncées. D’autant plus face à un retard « plus acceptable » pour « une armature de transport qui reste sous dimensionnée ». Et de tacler : « La responsabilité politique consiste à décider dans la difficulté, pas à transférer la difficulté à une procédure. » Y.S.

  • La Poste confirme les fermetures estivales

    La Poste confirme les fermetures estivales

    Sollicitée par La Marseillaise suite aux annonces de fermetures estivales de bureaux de poste à Martigues (notre édition du 10/06), La Poste a détaillé ses mesures estivales.

    L’entreprise confirme que « le bureau de Poste de Martigues Jonquières ajustera ses horaires du 6 juillet au 29 août 2026 », en instaurant une coupure entre 12h et 14h. « Le bureau reprendra ses horaires habituels à compter du 31 août 2026 », précise La Poste, qui redirige les clients vers le bureau de Ferrières, confirmant une « fermeture estivale du 3 au 22 août inclus ». Outre Ferrières, les bureaux vers lesquels redirige La Poste sont ceux de Croix-Sainte et La Couronne, à Martigues, ainsi qu’à Saint-Mitre-les-Remparts.

    « Que La Poste sache

    que ça ne passera pas »

    La Poste n’a pas répondu à notre demande de précisions sur une demande de rencontre formulée par la Ville de Martigues. En attendant, le Comité de vigilance postale de Martigues s’est mis en campagne contre ces fermetures estivales, en annonçant deux actions de sensibilisation à l’issue de son assemblée générale de jeudi dernier (notre édition du 12/06).

    « On veut que La Poste sache que ça ne passera pas », affirme le président du comité de vigilance, Francis Fournier. « On va aller avec un tambour à la sortie des écoles pour annoncer à la population ce qui va se passer », poursuit l’ancien postier, donnant rendez-vous « à tout le monde » sur les deux initiatives et sous une forme ludique.

    En l’occurrence, le comité se rendra à la rencontre des habitants sur la place centrale de Notre-dame-des-Marins, mardi 23 juin à 16h30, ainsi que devant l’école Robert-Desnos, vendredi 26 juin à la même heure.

  • Ces lycéens vont passer quinze jours dans les coulisses d’Airbus

    Ces lycéens vont passer quinze jours dans les coulisses d’Airbus

    Vous allez vivre quinze jours dans ce qui se fait de meilleur dans l’industrie. » C’est le message que laministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, Sabrina Roubache (Ren.), a adressé aux 90 lycéens effectuant leur stage de seconde à Airbus helicopters Marignane, lundi après-midi.

    Quinze jours durant lesquels les stagiaires seront encadrés en groupes et par binômes, avec un tuteur pour deux. Tous les métiers du premier employeur de la région, qui compte 10 000 salariés, sont concernés. Car ici, on vient « découvrir les réalités de l’industrie », selon Pascal Kuhn, directeur du site de Marignane d’Airbus helicopters. Cette réalité, c’est « des métiers, la vie au travail », poursuit le directeur, et ce « pour les garçons comme pour les filles, tout le monde a sa place ». Il souligne ainsi qu’un tiers des stagiaires présents sont des jeunes femmes.

    Cette troisième édition du stage de seconde est « une vraie chance » pour le recteur de l’académie d’Aix-Marseille, Benoît Delaunay. Une idée partagée par la ministre : « On aurait adoré, à notre époque, que des grandes boîtes comme Airbus s’organisent pour vous accueillir et donnent la possibilité de découvrir ces métiers exigeants. »

    « Favoriser la mixité sociale »

    Ce stage à Airbus revêt une originalité. « Notre dispositif 1+1 prévoit que la moitié des stagiaires soient des enfants du personnel et l’autre moitié des enfants issus de lycées de quartiers prioritaires » souligne Pascal Kuhn. « L’idée est de favoriser la mixité sociale pour que les jeunes puissent avoir largement accès à nos emplois, reprend le directeur du site. Les apprentis sont formés en alternance, en bac pro, BTS puis diplômes d’ingénieur. Il y a une multitude de possibilités et un panel de carrières à construire que nous voulons montrer. »

    Après le briefing sécurité, les 90 stagiaires ont fait la connaissance du Super puma H225, hélicoptère polyvalent de 11 tonnes autant utilisé pour la recherche et sauvetage que pour la lutte contre les incendies, dans sa version civile. « Vous vous rendez compte que vous allez sauver des vies grâce à votre travail ? », glisse la ministre aux apprentis présents.

    Sabrina Roubache considère le stage comme « une mesure d’égalité des chances » pour ces lycéens. Mais relève aussi un « stress » au regard de la situation internationale : « On m’a demandé si le service militaire était obligatoire ou pas », lors des échanges avec les lycéens. Alors, ce stage est aussi un moyen d’« inverser l’état d’esprit », pour la ministre, affirmant qu’« on ne fabrique pas des armes pour tuer, mais pour se défendre ». Airbus helicopters est justement « en tête du marché militaire », comme l’affirmait le PDG Bruno Even, en février dernier.