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  • [Festival de Paques] La Reine est là ! Vive la Reine !

    [Festival de Paques] La Reine est là ! Vive la Reine !

    Renaud Capuçon et Dominique Bluzet peuvent se targuer de l’honneur d’avoir fait venir, depuis quelques saisons, au Festival de Pâques l’immense pianiste Martha Argerich. Vendredi et samedi soir avaient, au Grand Théâtre de Provence (GTP), des allures de culte païen. Il n’est pas exagéré de dire que le public reçoit Martha Argerich comme un fidèle, la consécration eucharistique, tant il y a de ferveur quasi religieuse dans l’accueil qui lui est réservé. Avec plus de sobriété on peut proclamer la chance inouïe qui est donnée à la ville et à son Festival de compter dans ses murs une artiste aussi mondialement considérable. Le Concerto pour piano et orchestre n° 2 de Beethoven est, au bout des doigts de Martha Argerich comme un diamant brut posé sur le coussin de brocart de l’orchestre philharmonique de Munich et son chef Lahav Shani. La musique semble venir de contrées éthérées tant le toucher du clavier se fait léger et cristallin. Comme une évidence de la musique, une chose qui va de soi. Rarement Beethoven n’aura été élevé si haut. Avec Martha Argerich on est toujours à deux pas de la légende. Une Reine !

    La ville aura le bonheur d’accueillir le Philharmonique de Munich, en résidence, jusqu’en 2028 Le « Münchner Philharmoniker » a été dirigé par Gustav Mahler – il y a créé ses Quatrième et Huitième Symphonies. Mahler s’imposait donc au programme avec sa première Symphonie dite « Titan ». Titanesque, sans doute, cette œuvre-monde, mais jamais « Kolossale », un risque, toujours avec des chefs moins pointilleux. Lahav Shani tient, en guise de baguette, un délicat pinceau ou une brosse énergique. Sa palette est lumineuse, les couleurs transparentes. On entend le chant des oiseaux dans les trilles malicieux de bois. Le ton se fait klezmer dans l’adagio. Et puis arrive le flot de l’orchestre qui submerge l’auditeur comme un tsunami. Les cuivres se lèvent pour le final en apothéose. Un concert symphonique peut-être aussi un spectacle.

    Samedi, l’ambiance était plus feutrée : en duo Renaud Capuçon et Lahav Shani au piano. Une sonate de Mozart comme un petit meuble rococo un peu perdu dans le vaste GTP. C’est joli. On passe. La sonate de Debussy avec Martha Argerich et Renaud Capuçon est comme une leçon de construction musicale. L’Andante et variations de Schuman met en avant des musiciens du rang du Münchner ; Matias Piñeira au cor, suave et doré, les violoncelles Floris Mijnders et Marcel Johannes Kits, l’alto Jano Lisboa, tous grands musiciens. Enfin le Quintette pour piano, op. 44 de Schumann est une œuvre passionnante par sa fougue et ses recoins mélancoliques. On ne pouvait rêver meilleure réunion de talents que Martha Argerich au piano, Renaud Capuçon et Alexander Möck aux violons, Jano Lisboa à l’alto et Floris Mijnders au violoncelle. Dimanche carte blanche aura été donnée à Renaud Capuçon pour le Concerto pour violon n° 1 de Dmitri Chostakovitch. Lahav Shani dirigeait les Munichois dans la quatrième de Brahms. Brahms. Un beau point d’orgue pour un Festival de Pâques 2026 qui n’a pas dérogé à sa réputation d’excellence. Grâces en soient rendues à leurs fondateurs.

  • Décès de Christine Ruiz Picasso à Viens

    Décès de Christine Ruiz Picasso à Viens

    Elle était la femme du fils aîné du peintre. Elle a participé à des initiatives culturelles de la mairie du village. Elle venait durant un temps faire ses courses à Apt, et, notamment à la boucherie chevaline Roux (fermée depuis quelques années). Les propriétaires nous avaient confié qu’ils avaient des relations amicales avec elle et confirmé sa discrétion. La Marseillaise avait eu la chance de la rencontrer à une exposition à la chapelle Saint-Ferréol située au bas de la route de Viens. Elle s’était impliquée dans sa restauration. Nous saluons sa famille, ses amis, et les gens du village qui la connaissaient. Voilà une figure emblématique qui disparaît et qui laissera un souvenir indélébile dans la mémoire locale.

    José Vincentelli

  • La Maison des arts Marseille sous le signe de l’hospitalité

    La Maison des arts Marseille sous le signe de l’hospitalité

    À partir d’un héritage que l’on connaît et que l’on respecte, nous allons proposer quelque chose qui n’a rien à voir, de très contemporain », rappelle Julie Kretzschmar, en ce vendredi 10 avril, sous un écriteau portant le nom du réalisateur moldave Emil Loteanu. L’un des vestiges du Théâtre Toursky, fondé en 1970 sur la butte de Saint-Mauront, dont la reprise par Les rencontres à l’échelle, le Théâtre Joliette et la compagnie Dans6T a été validée il y a tout juste un an devant le tribunal judiciaire. Après 53 années d’une riche histoire incarnée par le seul Richard Martin, place désormais à une aventure collégiale pilotée par ces trois structures, sous le nom de MAM, Maison des arts Marseille, qui accueillera le 3 mai la soirée de clôture de la Biennale des écritures du réel ou encore l’ouverture du festival des Rencontres à l’échelle le 2 juin.

    « Nous allons travailler le programme au semestre et non pas sur une année entière, avec la notion de temps fort », prévient Nathalie Huerta, directrice du Théâtre Joliette. Premier thème prévu à l’automne prochain, sous le signe de « l’hospitalité ». Une notion que la Maison des arts Marseille n’a pas attendue bien longtemps à mettre en œuvre, elle qui a déjà accueilli depuis la rentrée 2025 « une trentaine de compagnies. En septembre, on a ouvert un centre de danse pour lequel on a essentiellement communiqué en direction du quartier et du voisinage. On a une centaine d’adhérents. On a aussi ouvert un club sportif aux femmes du quartier. Nous voulons ouvrir le lieu au maximum », campe Géraldine Garnier, déléguée générale de la MAM. « On a vu depuis septembre des personnes entrer dans le lieu pour la première fois et trouver leur place petit à petit », souligne Bouziane Bouteldja, chorégraphe, danseur et fondateur de la compagnie Dans6T qui ne ménage pas ses efforts depuis quelques mois pour transmettre sa passion contagieuse pour le mouvement, entre autres à travers des « impromptus pour cours de récréation dans huit écoles du quartier ».

    Champ des possibles

    « Nous défendons l’idée d’un service public de la culture, à l’écoute des réalités sociales », affirme Nathalie Huerta à propos de la MAM qui est, à ce jour, presque exclusivement financée par la Ville de Marseille. « Pour l’instant », ajoute-t-elle, « on a aussi reçu une subvention de la Région. Elle est petite mais importante car elle témoigne d’une confiance. Et on attend une réponse du Département pour cet été ». Salle principale de 732 places dont les travaux d’étanchéité et de chauffage sont sur le point d’être achevés, salles destinées aux ateliers, aux résidences d’artistes, studios de danse, « cour pour les fêtes et guinguettes », bar, restaurant avec un projet d’insertion… Si la Maison des arts Marseille reste en chantier, elle poursuit son élan et constitue un bel outil pour explorer le champ de tous les possibles.

  • Une casserie d’amandes « bleu blanc rouge »

    Une casserie d’amandes « bleu blanc rouge »

    Dans la zone industrielle de Nicopolis à Brignoles dans le Var le bâtiment flambant neuf de la casserie de la Compagnie des amandes est silencieux. Depuis quelques jours, ce n’est pas les amandes qu’on y prépare, mais l’inauguration qui aura lieu ce lundi, en présence de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard et du président (Ren) de région, Renaud Muselier.

    Derrière de grands murs anthracite, d’où se détache le logo de la Compagnie des amandes, on sèche, on trie, on égousse et on décortique des amandes françaises. Et pour cela la casserie s’est dotée d’une machine de haute technologie italienne, mise au repos forcé pendant les préparatifs de l’inauguration. Une technologie qui permet de décortiquer plusieurs tonnes d’amandes en quelques jours. Une mécanique que Henry Dessigny, opérateur au cassage, connaît mieux que personne.

    Savoir-faire à réapprendre

    Cet ancien artisan s’est reconverti il y a tout juste un an pour aider son fils dans le projet fou d’ouvrir une casserie en Provence. Initiée et soutenue par la Compagnie des amandes, l’usine reçoit la machine en octobre 2025. « J’ai eu une formation d’une journée avec un Italien, car la machine a été fabriquée là-bas, explique le quinquagénaire. C’est un nouveau métier, parce qu’on n’avait plus trop ce savoir-faire en France. »

    Mais après cette première saison dans la casserie et 250 tonnes de fruits à coques décortiqués, Henri Dessigny est rôdé : « Avant de maîtriser parfaitement la machine, il faut casser une centaine de tonnes d’amande, précise-t-il. Mais comme on ne peut pas les perdre, on est très méticuleux et donc plus lents au début. » Car pour chaque espèce d’amandes, il y a un calibrage spécifique. Ce que l’opérateur appelle ses « recettes », c’est-à-dire les réglages qu’il doit effectuer sur la machine suivant leur taille, la façon dont les coques se cassent, pour que les amandes sortent parfaitement décortiquées. « Après il faut affiner les réglages suivant le producteur, et parfois même suivant les versants, car les fruits n’auront pas toujours la même taille », insiste-t-il.

    Une expertise acquise sur la machine qui lui permettra de gérer deux machines pour la saison prochaine, pour passer à 800 tonnes. « L’objectif est d’arriver à 2 000 tonnes d’amandes décortiquées d’ici 2030 », affirme Benjamin Dessigny, directeur de la casserie. Pour l’épauler, deux nouvelles embauches sont prévues, un agréeur pour vérifier les lots et un cariste pour conduire le chariot élévateur.

    Une augmentation de la production qui suit celle de la demande des agriculteurs d’amandes. « Il y a énormément de gens qui veulent travailler avec nous, explique Henri Dessigny, que ce soit des producteurs ou des distributeurs. Et même si on casse de plus en plus d’amandes, on a aucun mal à revendre les stocks », sourit-il.

    S’il existe encore quelques casseries en France, elles sont souvent de petite taille. Car depuis les années 1950, la production d’amandes a baissé, et avec elle le nombre de casseries. L’ambition est donc de redynamiser la filière tout entière, en cassant les amandes de la compagnie, mais pas seulement. « Nous avons des partenariats avec d’autres agriculteurs. Le but c’est d’arrêter de casser à l’étranger, et de vraiment faire des amandes fabriquées en France », insiste le directeur de l’usine. Car en France, l’amande, on l’aime. Que ce soit à croquer, dans des pralinés, pour les calissons ou pour l’orgeat, les Français la consomment. Mais pour répondre à la demande, on l’importe en masse.

    Actuellement, moins d’une amande consommée sur dix est française. L’ouverture de cette casserie semble donc être un petit pas de plus pour une meilleure souveraineté alimentaire du pays.

    « Le but c’est d’arrêter de casser
    à l’étranger, et faire des amandes fabriquées en France »

  • [Passerelle Interculturelle] Le boom du running en Chine : d’un sport de niche à une pratique du quotidien

    [Passerelle Interculturelle] Le boom du running en Chine : d’un sport de niche à une pratique du quotidien

    Au cours de la dernière décennie, une transformation silencieuse s’est opérée en Chine. Ce qui n’était autrefois qu’un sport d’endurance de niche est devenu une habitude urbaine largement répandue.

    Le running ne se définit plus uniquement par la compétition ; il est désormais un moyen concret et accessible de rester en bonne santé, de gérer le stress et de s’inscrire dans le rythme de la ville. Le développement du marathon moderne en Chine est généralement associé à 1981, lorsque le marathon de Beijing organisa sa première édition avec seulement 86 participants. En tant que premier marathon international officiel du pays, il a introduit la course sur route auprès d’un public plus large et posé les bases d’un mouvement qui allait s’étendre à l’échelle nationale.

    L’ampleur et la dynamique économique

    Aujourd’hui, l’ampleur du phénomène est sans commune mesure. Rien qu’en 2024, environ 7 millions de personnes ont participé à des courses sur route. En 2026, la demande a atteint un niveau record : le marathon de Wuxi a enregistré 500 000 inscriptions. Obtenir un dossard est devenu un véritable défi statistique, comparable à une loterie pour l’attribution des plaques d’immatriculation. Cette intensité se traduit également sur le plan économique. En 2024, les dépenses liées aux marathons ont atteint 16,8 milliards de yuans (environ 2,46 milliards de dollars), soit une hausse de 26% par rapport à l’année précédente.

    Une intégration au mode de vie urbain

    Le running est désormais devenu un véritable écosystème, reliant activité physique et tourisme, notamment à travers le phénomène du « racecation » : les participants voyagent, prolongent leur séjour et consomment davantage, générant ainsi des retombées économiques locales significatives.

    Le running est devenu un repère temporel dans les villes chinoises, s’étendant sur l’ensemble de la journée. Le matin, les parcs sont investis par ceux qui cherchent un moment de clarté avant le travail. À midi, de courtes courses apparaissent dans les quartiers d’affaires, comme le CBD de Pékin ou Lujiazui à Shanghai. Lors des week-ends de course, les villes se réorganisent temporairement : les routes se ferment, les rues s’ouvrent, et l’espace urbain se transforme en piste collective. Le phénomène le plus marquant est sans doute celui du running nocturne. À la tombée de la nuit, les berges des rivières se remplissent de coureurs venus se détendre après la journée.

    Ce cycle quasi continu sur 24 heures est soutenu par des politiques publiques, comme l’initiative du « cercle de fitness de 15 minutes », ainsi que par le développement de pistes de course intelligentes, équipées d’éclairage et de dispositifs de sécurité.

    Pour de nombreux jeunes actifs, courir est devenu non seulement un moyen de faire du sport, mais aussi un espace de sociabilité, de routine et de construction identitaire. Sur des plateformes comme WeChat et Xiaohongshu, la trace d’une course n’est plus privée : elle est visible, partageable et socialement valorisée.

  • À Avignon, un nouveau bureau régional pour France Nature Environnement

    À Avignon, un nouveau bureau régional pour France Nature Environnement

    Alain Collomb et Patricia Détry assurent depuis ce jeudi 9 avril la coprésidence de France Nature Environnement (FNE) suite à son assemblée générale. Ils succèdent à Gilles Marcel, qui reste cependant toujours dans le bureau directeur.

    Ils vont ainsi continuer à porter les nombreux combats et actions de la fédération des associations de protection de la nature. L’organisation coordonne pas moins de 250 structures sur le territoire et les accompagne parfois dans des actions en justice. Avec quelques priorités. À commencer par le renforcement des liens entre les équipes salariées, qui sont une dizaine en Paca, et les nombreux bénévoles. « On souhaite rendre encore plus fluide cette interconnexion. Car l’un sans l’autre, on ne fait rien », précise Alain Collomb.

    Autre point, les actions auprès de la population, et en milieu scolaire, dans les lycées par exemple, « pour faire comprendre aux gens ce qu’est l’impact de l’environnement sur le bien-être général, pas sur une maladie en particulier, sur le bien-être général. Ce sont des changements de mode de pensée que tous les gens ne comprennent pas et qu’il faut arriver petit à petit à faire comprendre, notamment aux plus jeunes, pour ensuite prendre la relève », poursuit Alain Collomb. Patricia Détry plaide pour « monter un catalogue d’actions qui fonctionne dans les territoires » en promouvant « des valeurs inspirantes pour les aménagements futurs ».

    Menaces

    de l’extrême droite

    Des activités qui sont, comme beaucoup d’autres structures du monde associatif, menacées par les baisses de subventions. Mais encore plus avec une montée d’un climatoscepticisme venu de l’extrême droite qui se glisse dans le discours et dans les décisions d’autres formations politiques. « Il y a eu par le passé des évolutions qui ont été faites avec des gouvernements de droite, par les gouvernements de gauche. Et là, maintenant, on a une remise en cause qui vient de l’extrême droite et qui est de plus en plus portée par une droite plus classique », expose le président sortant Gilles Marcel. Il cite en exemple la décriée loi Duplomb, qui vise à réautoriser l’usage des insecticides néonicotinoïdes pour les cultures de la betterave sucrière. « Il y a des choses qui se passent qui sont totalement déconnectées du réel. Donc on doit mobiliser les citoyens, on ne parle pas qu’aux oiseaux ou aux lézards ! », conclut-il.

  • La Roque d’Anthéron ouvre la billetterie au public

    La Roque d’Anthéron ouvre la billetterie au public

    La 46e édition du festival international de piano de La Roque d’Anthéron se déroulera du 16 juillet au 16 août, mais les activités commenceront dès le 6 juin avec des Préludes dans différentes villes de la région, comme Aix-en-Provence, Gordes, Lambesc, Manosque, Marseille, Miramas ou Rognes. Il faut se préparer à être très occupés pendant toute cette période.

    Car le trio qui à la demande du président Jean-Louis Blanc a pris en charge les destinées du Festival a concocté des programmes qui vont inciter les amateurs de l’instrument roi à passer des journées entières entre Auditorium, allée de séquoias et salle de concerts, depuis les rencontres ou d jusqu’aux… découvertes à faire dès le matin, jusqu’aux soirées, voire Nuits du piano. Claire Désert, Nelson Goerner et Victor Julien-Laferrière, par des choix cooptés, assurent brillamment la continuité en recevant les grands noms des habitués, les incontournables de demain et même les amateurs les plus doués. D’ailleurs eux-mêmes seront aussi amenés à se produire S’il y a peu de jazz, la musique française trouve une large place, Messiaen fait un grand retour et Phil Glass lui-même se glisse entre Mozart, Beethoven, Schubert, Brahms ou Satie. On vous propose aussi des concerts sous les séquoias, pour animer le parc en plus des soirées, de passer une heure avec… De quoi faire des festivaliers des amateurs très occupés.

    La billetterie est ouverte. Pour toute information 33(0)4.42.50.51.15 et info@festival-piano.com

  • Arlette ton cirque plante son chapiteau à la Mosson

    Arlette ton cirque plante son chapiteau à la Mosson

    Arlette ton cirque ! » fait son retour avec le printemps pour proposer, le 18 avril, une après-midi et une soirée de cirque et de son dans le parc Sophie-Desmarets*, quartier de la Mosson.

    Les « cabarets-jardin » impulsés en 2018 par une bande de copains sont devenus un rendez-vous attendu, qui accueille environ 2 000 personnes chaque année pour une journée festive. Entièrement gratuit et porté par une équipe bénévole, le festival a tissé des liens avec les acteurs associatifs du quartier où il est désormais implanté, lesquels participent à la manifestation à travers de nombreux stands de restauration ou d’animations.

    Nouveauté cette année, outre une scène extérieure en plein air sous les arbres, Arlette étrenne son nouveau chapiteau, acquis grâce au budget participatif de la Ville en 2024. C’est là, à partir de 14h, que débutera le traditionnel « Cab’arlette », cabaret-cirque où se succèdent des formats courts mêlant du clown, de la danse, des acrobaties et autres surprises, proposés par des artistes émergents ou amateurs rémunérés au chapeau.

    Se succéderont ensuite, le reste de l’après-midi, trois spectacles de cirque de compagnies professionnelles. De 16h à 16h40, la compagnie Das Arnak proposera, en extérieur, « Bakana », un spectacle de danse et mât chinois sur une musique bien rock n’roll ; entre 17h10 et 18h, la compagnie Shreu présentera sous le chapiteau « Imbroglio », porté par « une acrobate loufoque et bourrée de vie » ; enfin de 18h30 à 19h15, place à « Vilain chien », concert acrobatique et gesticulé de la Générale Posthume.

    Concerts et boum !

    À partir de 19h30, la musique prendra le relais pour une soirée en plein air, éclectique, festive et ouverte à toutes les générations. Au programme : un concert afrobeat d’Ina’timbô (19h30-20h45) ; un show case rap avec Taliano (21h-21h30), artiste d’origine italo-marocain « qui transforme les galères en lumière et les langues en passerelles » ; un concert afro-rock du quintet Saf Feh, soudé autour de la voix de sa chanteuse Sabrina (21h45-22h45) ; la soirée musicale se clora sur le DJ set de Marina Rabita (23h-00h), à la fois DJ, danseuse et chorégraphe.

    Les plus jeunes pourront eux aussi se déhancher sur la piste, avec, pour la première, une boum proposée à 18h. Tout au long de la journée, ils pourront également profiter des ateliers de découverte des arts du cirque (dès 3 ans) encadrés par des animateurs de l’école Balthazar (15h30-18h). Un atelier écologie « Au fil de l’eau de la Mosson » sera également proposé de 14h à 19h, sous une forme ludique. Sans oublier le concert participatif de la violoncelliste Sara Valero, à 16h40, accessible dès le plus jeune âge.

    * Tram ligne 1 direction Mosson, arrêt Halles de la Paillade

  • À Montpellier, la caisse alimentaire commune recrute !

    À Montpellier, la caisse alimentaire commune recrute !

    Un projet solidaire qui promeut une alimentation saine pour tous. C’est l’esprit de la Caisse alimentaire commune, lancée à Montpellier en 2022 par un collectif d’associations et d’organismes de recherche, rejoint par la Ville et la Métropole. Une expérimentation inspirée du projet politique de la Sécurité sociale alimentaire, dont les initiateurs tirent un premier bilan positif.

    D’une cinquantaine de personnes au départ, le dispositif s’est élargi à 500 foyers participants et ambitionne de franchir, d’ici la fin de l’année, le cap de 800 à 900 cotisants grâce à un appel à participation au long cours. Les volontaires peuvent d’ores et déjà candidater*. Des tirages au sort, établis à partir de critères destinés à maintenir la diversité des publics et les financements, auront lieu chaque mois (prochain tirage au sort le 20 avril, il faut avoir candidaté avant le 14) pour sélectionner les nouvelles recrues.

    Le système est le suivant : chacun cotise mensuellement en fonction de ses moyens et reçoit un budget alimentaire en fonction de la composition de son foyer. Le montant des cotisations n’est pas imposé, mais suggéré par un guide élaboré par le comité citoyen, instance démocratique qui gère la caisse. À titre d’exemple, pour une famille monoparentale avec deux enfants disposant de 1 800 euros de revenus – « une situation assez classique », selon la sociologue Pauline Scherer, cheville ouvrière du projet – la cotisation mensuelle suggérée est de 55 euros pour toucher 180 MonA (équivalent de 180 euros). Créée en partenariat avec la monnaie locale La Graine, cette monnaie alimentaire (MonA) est utilisable dans un réseau d’une soixantaine de points de vente conventionnés selon une diversité de critères, notamment la qualité des produits.

    50% des participants sous le seuil de pauvreté

    « J’étais dans une situation financière difficile. Non seulement ce soutien économique m’a aidée à dépasser la galère dans laquelle je vivais, mais désormais j’achète des produits qui sont bons pour ma santé et celle de mes enfants. Avant ce n’était pas possible », témoigne Samira, 53 ans, membre du comité citoyen et expérimentatrice de la première heure. « Pour les gens qui ont peu de moyens, la caisse peut vraiment changer la donne sur la vie quotidienne », confirme Pauline Scherer à partir des premiers résultats issus de l’étude qu’elle conduit sur le projet. La caisse alimentaire commune a d’ailleurs fait le choix de surreprésenter, parmi les participants, les personnes en situation de précarité. « 50% vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui n’est pas représentatif de la population de Montpellier, autour de 19% », indique la sociologue. En revanche, 25% des foyers cotisent plus qu’ils ne reçoivent. Une proportion que les animateurs du projet aimeraient voir grandir, la caisse restant, aujourd’hui, financée à 50% par des subventions publiques (État, Ville, Métropole, Département, Région).

    * contact@caisse-alimentaire-commune.fr

  • Pour eux, 2027 passe par une primaire des gauches

    Pour eux, 2027 passe par une primaire des gauches

    Ils tirent une leçon claire des élections municipales. Face à un « RN qui s’ancre » et à la « porosité » qui s’étend entre la droite et l’extrême droite, le danger a atteint un tel niveau qu’une candidature commune à gauche est indispensable à la présidentielle 2027.

    « Il n’y a que quand on est unis qu’on peut gagner », estime Boris Chenaud. Porte-parole héraultais de l’Après, le mouvement politique fondé l’été 2024 par des purgés insoumis, il fait partie des premiers à lancer la campagne pour l’organisation d’une primaire des forces progressistes prévue le 11 octobre.

    Une idée partagée par Les Écologistes de Marine Tondelier, Génération.S (Benoît Hamon) et Debout ! (François Ruffin). Mais pour l’heure rejetée par LFI de Jean-Luc Mélenchon, le PCF de Fabien Roussel ou le PS d’Olivier Faure. C’est dire si les pro-primaire ont du pain sur la planche.

    78% des gens de gauche favorables à une primaire

    Pourtant, 78% des sympathisants de gauche y sont favorables (sondage Ipsos BVA). « Ce doit être la construction d’une candidature consensuelle, pas un combat de coqs », insiste Boris Chenaud qui croit en une « dynamique populaire » si 1,5 à 2 millions de Français venaient voter à l’automne après avoir signé une charte pour un programme dans le périmètre du Nouveau front populaire.

    Quant au système de votation imaginé, pas question d’humilier qui que ce soit pour limiter les risques de candidatures dissidentes à la Manuel Valls. « On souhaite un système de notation des candidats (très bien, bien, assez bien, passable, rejet…) assez similaire à celui utilisé pour les primaires à New York », explique Anne-Rose Le Van, de l’Après 34.

    Si les premiers tracts ont été distribués à Montpellier, il reste beaucoup à faire pour que la mayonnaise prenne d’ici cet été. D’autant que les divergences entre partis de gauche semblent s’être exacerbées ces derniers mois. Sur les conflits type Israël/Palestine, Boris Chenaud préconise de « s’appuyer sur le droit international ». Sur les désaccords nationaux, Anne-Rose Le Van appelle chacun à prendre ses responsabilités. « Avec la Nupes, on avait laissé chaque député trancher la question du nucléaire. » Elle rappelle qu’avec Lionel Jospin (1997-2002), « la gauche avait réussi à diriger le pays avec Gayssot, Mélenchon et Voynet ».

    Anne-Rose Le Van assure que des socialistes et des communistes sont favorables à l’organisation d’une primaire des gauches qui irait du NPA au PS. Elle invite à suivre Marie-Pierre Vieu (PCF) qui a signé dans Libération la pétition pour un scrutin à l’automne.