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  • Le coach lance un avertissement à ses cadres

    Le coach lance un avertissement à ses cadres

    C’est un Habib Beye en colère qui est venu s’exprimer au Moustoir.

    Quelques, longues, minutes après la sortie de son directeur du football Medhi Benatia, l’entraîneur marseillais a certes assumé ses choix, mais il a aussi dit ses quatre vérités sur ce qu’il pensait de la prestation de ses hommes. « Je suis très en colère. Sur les attitudes et sur l’esprit qu’on doit avoir dans ce club. En tant que coach, je ne peux pas l’accepter. »

    Il insiste sur un point, « il faut remettre tout le monde dans le droit chemin et supprimer les passe-droits », avant de donner des pistes sur ses choix à venir. « Si nous devons aborder les quatre derniers matches avec des jeunes qui ont la faim de bien finir la saison, nous le ferons. Nous évaluerons cela sur la semaine de travail avant Nice », poursuit-il. « Mais il est hors de question de revoir ce visage de l’OM », ponctue-t-il.

  • Match cinq étoiles pour les Blue Stars

    Match cinq étoiles pour les Blue Stars

    Ils n’ont fait qu’une bouchée des Grizzlys. Les pensionnaires des Marseille Blue Stars, deuxièmes de la conférence sud, ont largement triomphé des Perpignanais (14-2), samedi après-midi au stade Delort, à l’occasion de la huitième journée du championnat Elite. « On est arrivés fort sur le match. Le but était de contrôler le match et l’horloge avec notre jeu de course pour que la défense ne reste pas trop sur le terrain. Je pense que le score aurait pu être davantage en notre faveur si on avait été plus disciplinés en attaque », analyse Bavuong Souphanthavong, entraîneur principal des Blue Stars. Ce cinquième succès consécutif en championnat permet à son équipe d’assurer la deuxième place de la conférence sud, et ainsi, recevoir à domicile lors du premier tour des play-offs. « La première place va être difficile mathématiquement à aller chercher », indique le technicien marseillais, conscient que les Iron Mask de Cannes ont deux victoires d’avance sur eux.

    Déclic offensif

    Les footballeurs marseillais avaient pourtant commencé la saison avec deux défaites de suite lors des trois premières journées. « Après notre défaite contre Perpignan (13-10, le 28 février), on a changé de coordinateur offensif. Ça a été bénéfique pour l’attaque en général », souligne Bavuong, en faisant appel à son ami d’enfance Jean-Philippe Eldin. Sa nomination, additionnée au retour de leur joueur vedette Sterling Sheffield, considéré comme « le meilleur défenseur de la Ligue », a été le tournant de la saison.

  • La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    Le projet Marseille Basketball, présenté le mois dernier afin de pouvoir permettre à la cité phocéenne de retrouver le plus haut niveau français d’ici 2031, commence par une défaite sur le plan sportif. Les pensionnaires de la section basket du Stade Marseillais Université Club, cinquièmes de Nationale 2, ont été défaits samedi soir (77-91), pour leur grande première historique au Palais des Sports de Marseille, face à l’USO Rognonas, onzième du championnat. « On a malheureusement manqué de dureté », reconnaît Patrick Galin, pour sa grande première sur le banc marseillais. Il a succédé au trio Kanté-Nicolas-Michée en début de semaine pour les trois derniers matches de la saison. « Au début, on a tenu un peu les duels. Malheureusement, sur le troisième quart-temps, on a beaucoup insisté sur les tirs extérieurs, peut-être trop. On n’a pas trouvé de solution à l’intérieur, alors que je leur avais demandé de jouer poste haut. Mais ça ne s’est pas produit », déplore le technicien marseillais, figure de la formation au Smuc Basket. Les 18 points inscrits par l’ailier Geoffrey Cavanna et l’intérieur Jonathan Radjouki, deux visages emblématiques de la formation smuciste, n’ont pas empêché cette sixième défaite de suite, malgré le soutien des 3 000 spectateurs qui ont assisté à ce premier rendez-vous du projet Marseille Basketball. « La fin du match et le fait qu’on n’ait pas gagné, ça met un petit peu de froideur à cette grande fête, mais l’organisation a été top et le public a répondu présent. Ça fait des années que je suis au club et je n’avais jamais vu ça », lance le capitaine Hakim Sayah, habitué à évoluer devant quelques centaines de personnes seulement au Technosport de Luminy. « C’est une ambiance incomparable. C’est un régal. C’est vraiment des conditions de haut niveau. Quand on voit ça, on se dit qu’il faut une équipe à Marseille. Il y a tout pour en tout cas », estime l’ailier fort marseillais, qui aimerait que l’opération soit rééditée la saison prochaine.

    Vallier et Chanot étudiés

    « On ne s’attendait pas à une telle réussite. Ça montre bien que la Marseille mérite du basket et on l’a prouvé en remplissant la salle en quinze jours », lâche Charles-Antoine Assailly, président du directoire Marseille Basketball. Sans compter les nombreux invités, seize clubs de basket du territoire métropolitain ont été invités à assister à la rencontre depuis les tribunes. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de toucher un maximum de jeunes marseillais au travers du projet marseillais qui fait beaucoup de bruit à l’échelle nationale. « On a reçu beaucoup de messages de joueurs, d’entraîneurs et de dirigeants qui veulent nous rejoindre », glisse l’ancien directeur Paca de l’Union financière de France. Ce dernier envisage d’organiser au moins trois matches la saison prochaine au Palais des Sports de Marseille. « Je veux surtout que l’on soit sûr de jouer dans un environnement correct. On voit bien qu’il y a du monde dans les tribunes quand on joue au centre-ville. Il faut trouver une solution », souligne Assailly, en ayant en tête deux options : le Parc Chanot et la salle Vallier. Si le premier s’avère complexe sur le papier, avec la gestion du groupe Marseille Events, le deuxième site envisagé serait « parfait » selon le président.

  • L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    Et de dix. Samedi, en s’inclinant à Lorient (0-2), l’OM a concédé sa dixième défaite de la saison en Ligue 1.

    Dix, c’est une de plus que lors de l’exercice précédent, qui avait vu les Marseillais terminer dauphins du PSG. Mais dix, sur une lettre de motivation d’un candidat à la Ligue des Champions, cela fait plutôt l’effet d’un poireau volumineux sur une joue glabre.

    Cette dixième défaite a fait sortir de son silence Medhi Benatia. Lui qui s’était juré de ne plus prendre la parole, depuis son départ avorté en février, n’a pas supporté la prestation olympienne au Moustoir. « Tu joues Lorient, qui n’a plus rien à jouer, et tu ne gagnes pas un duel et tu n’as pas une course vers l’avant et tu n’es pas entreprenant, tu ne tentes rien et tu les regardes. Dans le stade, ils font la “ola” parce qu’ils te font un petit pont, crochet… Eh oui, c’est ça la vérité », a-t-il détaillé en zone mixte.

    Insuffisance générale

    La vérité, c’est aussi un OM totalement inoffensif. Alors que dans son onze de départ, Habib Beye alignait cinq éléments à vocation offensive. Au final, cela donne aucun tir marseillais cadré, une domination stérile et une presque occasion de but, avec cette tête de Pierre-Emerick Aubameyang qui a flirté avec le cadre d’Yvon Mvogo (53e).

    Pour un OM censé venir conquérir les points nécessaires à un retour sur le podium de la Ligue 1, c’est très largement insuffisant. Voire même insultant vis-à-vis des supporters qui avaient fait le (très) long voyage vers Lorient, samedi. Ces derniers ont eu le mérite de rester dignes dans la défaite, jusqu’au bout. Alors que les Phocéens ont bafoué le maillot qu’ils portent et encore mis à mal la ferveur populaire.

    Habib Beye a pris sur lui certaines choses. Notamment les choix des joueurs pour animer le jeu. « Je me suis trompé », a-t-il confessé. Pourtant, il a eu tout le loisir de préparer ce déplacement dans la plus grande sérénité, dans le cocon de Marbella. Il aurait dû se souvenir qu’avant l’OM, tous les cadors de la Ligue 1 s’étaient cassé les dents sur le râble de Merlus intraitables en défense. Car, Lorient à domicile cette saison, où ils ont pris 30 points en 15 matches, faisant tomber Rennes (4-0), Monaco (3-1), Lyon (1-0) ou, plus récemment, Lens (2-1).

    Lorient qui atteint désormais la barre des treize matches sans défaite dans un Moustoir aussi solide que la base des sous-marins laissée par l’armée allemande après la Seconde Guerre mondiale. Lorient qui a surtout mis fin à une longue période de disette face aux Marseillais. Cela faisait quatorze ans que les Bretons n’avaient plus battu l’OM. Pános Katséris et Bamba Dieng succèdent à Arnold Mvuemba et Kevin Monnet-Paquet au panthéon des héros merlus.

    Quant à savoir si l’OM, tel qu’il s’est montré en Morbihan samedi, mérite de retourner en Ligue des Champions, la réponse est non ! Un tel billet doit se mériter sur une continuité de prestations que les Marseillais n’ont pas été capables de fournir. Néanmoins, sur un malentendu, ils peuvent toujours y prétendre. Car Lille a raté le coche, en étant tenu en échec par Nice (0-0). Mais la marge de manœuvre est ténue.

  • Le RC Toulon retrouve le succès en Top 14

    Le RC Toulon retrouve le succès en Top 14

    Ils restaient sur cinq défaites consécutives en championnat, mais leur qualification pour les demi-finales de Champions Cup leur a fait repousser des ailes. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont retrouvé la victoire en Top 14, samedi après-midi sur la pelouse de Montauban, à l’occasion de la 21e journée (22-47). Grâce au bonus offensif, ce troisième succès consécutif, en tenant compte des deux récentes victoires en Champions Cup, leur permet de remonter à la neuvième place au classement national, à sept longueurs du top 6 qualificatif pour la Coupe d’Europe la saison prochaine.

    Doublé inédit de Cowie

    « On a fait face à une très belle opposition, ils n’ont rien lâché, à l’image de leur saison », souligne Pierre Mignoni, le manager du RCT. « On pouvait plier le match peut-être un peu plus tôt, mais ils se sont très bien accrochés. On manquait un peu d’efficacité par moments, mais bon, on ne s’est pas affolés et on est restés ensemble », poursuit celui qui a pu compter sur sept essais de ses protégés à Sapiac. Deux d’entre eux ont été inscrits par le jeune trois-quart centre tricolore Oliver Cowie, qui ouvre donc son compteur d’essais sous les couleurs rouges et noires. « Il a eu beaucoup de petits pépins physiques, lui aussi, pendant plusieurs semaines, donc on ne pouvait pas l’utiliser, il n’était pas à 100%. Aujourd’hui, ça lui fait du bien de commencer le match. C’est quelqu’un qui est en train de re-signer au club. Tout va bien ! », lance Mignoni, persuadé que le parcours en Champions Cup a un impact positif sur l’ensemble du groupe toulonnais. Avant de rêver d’une finale européenne au stade San Mamés à Bilbao, les Varois recevront le week-end prochain l’Aviron Bayonnais, sans Gabin Villière toutefois, blessé au genou droit contre Montauban. Une suspicion de rupture du ligament croisé antérieur est évoquée avant les examens ce lundi.

  • [Parole de maire] William Bouquet (Entraigues-sur-la-Sorgue) : « Maire, le plus beau des mandats car on touche la réalité »

    [Parole de maire] William Bouquet (Entraigues-sur-la-Sorgue) : « Maire, le plus beau des mandats car on touche la réalité »

    Un petit mois à peine après son élection à la tête de la commune du Grand Avignon de 9 000 habitants, le premier magistrat livre ses premières impressions et feuille de route pour assurer la relève de Guy Moureau (PCF), qui après 42 ans à la tête d’Entraigues ne se représentait pas.

    La Marseillaise : Commencez-vous à prendre la mesure de ce nouveau costume ?

    William Bouquet : Oui, j’ai fait déjà deux mandats en tant qu’adjoint, mais c’est vrai que le poste de maire, c’est une marche assez importante entre les deux. Là, j’ai encore mon activité de responsable de formation jusqu’à fin mai. Cela me prend un jour par semaine le temps d’accompagner jusqu’au diplôme. Donc à partir du 1er juin, je serai vraiment à 100% pour la commune. Le costume, on est vite obligé de l’endosser parce que les affaires et la vie ne laissent pas le temps à l’installation. Il faut prendre des décisions sur des choses assez importantes et rapidement, comme l’installation du conseil, les délégations des élus, les différentes commissions… Et les parapheurs [dont plusieurs sont posés sur son bureau], c’est le quotidien. C’est très important, parce que ça permet au maire d’être au courant de tout. Quand j’ai un doute, j’appelle la DGS [directrice générale des services] pour avoir des compléments d’information. J’ai la chance d’avoir des services qui sont réactifs. Je dois rencontrer cette semaine le préfet, j’ai déjà vu les sénateurs Jean-Baptiste Blanc (LR) et Lucien Stanzione (PS) mais également Olivier Galzi [maire DVD d’Avignon] dans le cadre du Grand Avignon.

    Avez-vous été surpris par un aspect du rôle de maire ?

    W.B. : Pour l’instant, non. Car j’avais de très bons contacts avec l’ancien maire, Guy Moureau. Il m’avait proposé de prendre la suite au niveau de la tête de liste, depuis 2022, donc j’avais une vue sur les dossiers importants et il m’avait familiarisé avec le fonctionnement de la mairie. J’avais participé au jury de recrutement de la nouvelle DGS qui vient d’arriver. Mais on passe au stade supérieur. Avant, j’étais plutôt sur l’enfance-jeunesse, sur le sport, moins sur le CCAS avec les demandes de personnes qui sont dans le besoin.

    Est-ce difficile de passer après Guy Moureau, quelle sera la patte Bouquet ?

    W.B. : Ah, c’est sûr qu’il y a un historique ! Que je ne rattraperai pas car je ne serai pas maire pendant 42 ans (rires). Un des avantages que j’ai, c’est que je suis un enfant du village. Donc les gens me connaissaient d’avant, m’ont connu dans mon rôle d’adjoint. La transition s’est fait plus naturellement que quelqu’un qui n’est pas connu. Pendant la campagne, il a été à nos côtés pour vraiment dire qu’on était sur une continuité de l’existant. Souvent, ce qu’on me dit, c’est que j’ai une plus grande écoute que lui-même si je n’ai jamais eu ce problème avec lui. En tant que formateur et avant directeur d’une plateforme logistique, l’écoute et le management issus de ma vie professionnelle m’aident dans cette prise de poste. Ma patte sur les projets sera davantage sur la partie environnement et surtout énergie renouvelable, c’est là où on pèche un petit peu. Mais on ne lâchera pas le social, on va faire le maximum pour aider les gens qui ont des problèmes.

    Vous parliez du préfet. De quoi allez-vous lui parler en priorité ?

    W.B. : Il veut recevoir tous les nouveaux maires. Aujourd’hui, on a deux dossiers qui nous sont chers : un, qui est tombé la semaine dernière, celui d’une fermeture d’une classe en maternelle. On a déjà fait un courrier à l’inspection académique. Et l’autre, c’est au niveau de la gendarmerie, avec la création du centre pénitentiaire. Le sénateur Blanc a rencontré le directeur de cabinet de M. Lecornu. On avait neuf gendarmes en 1984, alors qu’on était à 4 500, 5 000 habitants. Aujourd’hui, on a toujours neuf gendarmes, pour 9 000 personnes avec une coopération entre Pernes-les-Fontaines et Entraigues et le commandement est à Pernes. Nous demandons à ce que le commandement puisse être ici, en même temps que des renforts qui ne seront pas de trop avec l’ouverture du centre pénitentiaire d’ici à au 1er décembre a priori. D’après le préfet, les futurs détenus seront tous en fin de peine et réinsérables.

    Lors de votre discours d’installation, vous disiez que « être maire, c’est le plus beau des mandats ». Pourquoi ?

    W.B. : Le plus beau est le plus dangereux. Guy Moureau disait souvent que « le maire c’est le seul élu à portée de baffe ». Et c’est peut-être pour ça que c’est beau. Dans le sens où on est là pour résoudre les problèmes, trouver des solutions, et quand on y parvient, les gens sont contents et reconnaissants. C’est le mandat de la proximité, de l’action concrète, des réalisations visibles, utiles. On touche la réalité. C’est aussi le mandat du lien, qui fait la force et l’âme de notre commune. On voit les décisions qu’on prend. Alors que quand on n’est pas maire, on signe des papiers, on vient peut-être pour l’inauguration d’une école de musique ou autre chose, mais on ne vit pas avec.

    Entraigues est l’une des dernières communes à gauche en Vaucluse et vous avez très largement battu la candidate RN. Comment l’expliquez-vous ?

    W.B. : Je ne pense pas qu’au niveau de la mairie, on soit dans une vive histoire droite-gauche, parce que quand on regarde les élections autres que les municipales, c’est le RN qui arrive en tête [48,01% pour Jordan Bardella aux Européennes de 2024 ou 61% pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle 2022]. Les gens voulaient vraiment quelqu’un de la commune, qui connaît sa ville et surtout qui veut rester dans la même politique et garder cette âme de village, les gens sont très attachés à ça. Et notre programme, il est vraiment sur ça. Quant à l’opposante RN [Catherine Chavrier] il semblerait qu’elle ne soit pas dans une démarche d’opposition systématique.

    Quelles premières réalisations devraient aboutir ?

    W.B. : Il y a un gros projet qui est en préparation depuis quelques années, le quartier de la gare qui va démarrer. La commercialisation va attaquer dans quelques jours, c’est plus de 254 logements. Après, il y a la transition écologique : des panneaux photovoltaïques seront posés sur la salle des sports et alimenteront en énergie la cuisine centrale, les services techniques, le stade de foot, le tennis, le boulodrome. C’est un investissement, mais quand on voit aujourd’hui les fluctuations énergétiques, on a tout intérêt à arriver à une indépendance complète. La création d’un pump track est en bonne voie aussi du côté du stade Nardini. Enfin, l’autre projet qui est très intéressant pour la cohésion sociale, c’est un parc dont les études sont en train d’être lancées, non loin de la maison de retraite. Notre but c’est de garder ce lien, que les gens puissent se rencontrer, discuter. Qu’il y ait toujours cette bonne atmosphère dans la ville, cela fait partie de notre ADN.

  • Soleam va céder à des bailleurs sociaux 12 immeubles réhabilités

    Soleam va céder à des bailleurs sociaux 12 immeubles réhabilités

    La Soleam, concessionnaire de la Métropole pour l’éradication de l’habitat indigne, longtemps honni des Marseillais sous Gaudin pour sa procrastination, va céder 10 immeubles du centre-ville et 2 autres à la Belle de Mai. Ces « trois fenêtres marseillais » remis debout à grands frais représentent 56 logements et 10 locaux commerciaux.

    Ils ont été acquis – il y a 12 ans pour le plus ancien – mis en sécurité, restructurés et réhabilités par la Soleam pour 13 814 777 euros HT (prix d’acquisition, honoraires techniques et travaux compris), mais au prix de vente arrêté à seulement 9.3 millions d’euros pour 2 881 m² de surface utile), soit près de 3 200 euros du mètre carré.

    Certains immeubles sont encore en travaux ; d’autres déjà occupés par des ménages éligibles au logement social. Au terme de l’AMI, ils seront attribués à un bailleur social ou à un groupement de deux bailleurs sociaux, d’où ces deux paniers de six immeubles pour équilibrer les typologies et les surfaces habitables.

    Les ménages qui y vivent ont « vocation à s’y maintenir durablement ». « Le bailleur lauréat devra assurer la pérennité de l’occupation en adaptant, si nécessaire, les situations locatives existantes, notamment par la conclusion de nouveaux baux d’habitation en cohérence avec les niveaux de ressources des ménages en place », précise l’AMI.

    3 rue Francis

    de Pressensé

    Acheté 290 000 euros (toutes les sommes indiquées sont hors taxe) en février 2018, tombé en péril et squatté, l’immeuble au cœur de Belsunce a bénéficié de 982 200 euros de travaux pour la remise à neuf de 5 logements, portant le coût total de la réhabilitation de ces 291 m² à 1 382 000 euros.

    14 rue Francis

    de Pressensé

    Acquis en juin 2020 pour 200 000 euros, il a été réhabilité à neuf pour ses 4 logements pour un montant de 1 109 500 euros pour 263 m², soit en tout 1 440 000 euros.

    19 rue Nationale

    Avec 3 logements en R+4, cet immeuble d’angle depuis 2018, acheté en septembre 2018 par préemption pour 150 000 euros a généré des coûts importants de gestion suite à sa mise en péril vu son grand état de vétusté. Après travaux des 303 m², son coût de revient est de 1 499 000 euros.

    24 rue des Petites Maries

    Acheté en avril 2017 pour 430 000 euros, ce bel immeuble patrimonial avec 5 appartements – dont un T5 de 101 m² – a été refait pour 1 385 000 euros de travaux, soit 1 941 000 euros pour 433 m². C’est le plus cher des 12 immeubles.

    49 rue Curiol

    Cet immeuble du quartier Mazagran en R+4 comprend 7 logements. Il a été acheté 400 000 euros en novembre 2019. Sa remise en état débutée en 2023 aura atteint 1 441 000 euros.

    12 rue de l’Académie

    Acheté 300 000 euros en décembre 2016, cet immeuble en R+4 au cœur de Noailles est en cours de travaux. Avec la remise à neuf des 5 logements, il aura coûté en tout à Soleam la somme de 1 656 000 euros pour ses 397 m².

    17 rue Moustier

    Acheté 424 000 euros à Berthoz en décembre 2022, les travaux de remise à neuf de ce bel immeuble d’angle à pan coupé de 5 étages tombé en péril auront coûté 967 213 euros. Coût de revient des 206 m² : 1 469 000 euros.

    6 rue Lemaître

    Acheté 150 000 euros en mai 2019, il a subi pour 485 250 euros de travaux pour ses 5 logements en R+4 sur 124 m². Avec les honoraires techniques, l’opération revient à 704 000 euros.

    36 rue

    des Dominicaines

    C’était un ancien hôtel de 14 chambres, Le Chouia, où vivaient de pauvres Chibanis âgés de 68 ans à 83 ans. Cédé par la Ville en juillet 2014 à la Soleam pour 100 000 euros, la réhabilitation de ce R+4 de 286 m² avec 6 logements a coûté 1 593 000 euros. Il a vocation à héberger les ménages délogés de l’opération Grand centre-ville.

    39 rue

    des Dominicaines

    Acheté en juin 2018 pour 185 000 euros, ce R+4 en péril imminent a bénéficié de 1 144 500 euros de travaux pour remettre à neuf ses 5 logements, soit un coût total de 1 519 000 euros pour ses 267 m².

    9 rue Danton

    Acheté 146 000 euros en octobre 2018, ce petit immeuble en R+2 pour trois logements a été réhabilité avec 384 570 euros TTC de travaux de confortement de ses 125 m².

    9 rue Toussaint

    Les 4 logements et parties communes de cet immeuble de 2 étages dans le quartier de Saint-Mauront étaient frappés d’un arrêté d’insalubrité. La Soleam l’a acheté à une SCI un mois avant le drame de la rue d’Aubagne pour 156 000 euros et y a fait pour 183 700 euros de travaux de ses 193 m².

    Dépôt des candidatures jusqu’au 8 juin. Un jury Ville Métropole Soleam désignera les lauréats en août pour une signature des actes en septembre 2027.

  • La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    Après les menaces de mort à l’encontre de l’UL CGT de Toulon et celle de son secrétaire Patrice Moulun, découvertes le mercredi 1er avril sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, près du pont de la Gare de Toulon, les soutiens du monde syndical se multiplient.

    Après les Unions départementales CGT du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que la Fédération CGT des services publics notamment, c’est au tour de la CFDT du Var d’apporter « son plein soutien » et « son entière solidarité » aux cégétistes toulonnais, comme elle l’a fait savoir dans un communiqué diffusé ce vendredi 17 avril.

    « De tels agissements sont inadmissibles. Ils constituent une attaque intolérable contre un homme, mais aussi contre l’ensemble de celles et ceux qui s’engagent, souvent avec courage et désintéressement, dans l’action syndicale au service des salariés, de leurs droits et de leur dignité, indique la CFDT. La menace, l’intimidation et la violence ne sauraient avoir leur place dans le débat démocratique et social. Dans une société de droit, les désaccords, même profonds, ne peuvent jamais justifier que l’on s’en prenne à des militants en raison de leur engagement. S’en prendre à un syndicaliste, c’est chercher à faire taire une voix légitime du monde du travail et viser la liberté syndicale elle-même. »

    La CGT Var en attente

    de nouvelles

    Une condamnation et une solidarité sans réserve malgré les divergences qui peuvent parfois exister entre les deux syndicats :

    « Au-delà des appartenances syndicales, il est des circonstances où l’essentiel doit nous rassembler. Lorsqu’un militant est menacé de mort pour son engagement, c’est l’ensemble du mouvement syndical qui est concerné. Dans un tel moment, la solidarité n’est pas une option : elle est un devoir. La CFDT du Var réaffirme donc son attachement indéfectible à la liberté syndicale, à la protection des militants, au respect du pluralisme et au refus absolu de toute forme de haine ou de violence politique, sociale ou idéologique. Elle adresse à la CGT du Var, à son militant visé, ainsi qu’à l’ensemble de ses adhérents et responsables, son soutien fraternel et sa vigilance résolue. »

    Le syndicat appelle ainsi « les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de ces menaces, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice ». Contactée, l’UD CGT Var, qui a déposé une plainte, dit attendre des nouvelles de la procédure.

  • IA : Une technologie pleine de ressources

    IA : Une technologie pleine de ressources

    Professionnels hospitaliers et acteurs du monde libéral et industriel se sont retrouvés pour une journée rythmée par de nombreux débats. Autour de diverses thématiques abordées au fil des tables rondes : l’urgence médicale mais aussi l’oncologie, ou l’aide à la décision. Comment faire confiance à l’intelligence artificielle ? Qui porte les responsabilités en cas d’erreurs médicales ? Des questions transversales lors de cette journée.

    Parmi les projets débattus, l’échographe assisté par l’IA. Un programme qui « dispose d’une aide au positionnement et améliore la qualité des images pour que les non-experts puissent s’en servir », explique Carine Capdeville, directrice commerciale de Thales services numériques. Elle poursuit : « L’échographie est un acte technique, mais répandu dans la sphère médicale car elle nécessite une utilisation régulière. » Avec plus de 27 millions d’actes par an, l’échographie limite les risques de cancer et reste peu coûteuse. Pour la directrice commerciale, cette nouvelle technologie « faciliterait son usage et la rendrait plus accessible ».

    Former les professionnels de santé

    Assise dans le public, Marie-Aleth Guillemin, médecin coordinateur en Ehpad saisit le micro. « Nous avons des professionnels qui délaissent des nouveaux outils technologiques car ils ne savent pas s’en servir par manque de formation. Comment comptez-vous préparer les hôpitaux à leur arrivée ? », demande-t-elle. Marc-Olivier Gauci, chirurgien orthopédiste et traumatologue répond : « Nous devons débloquer les moyens nécessaires pour financer leur apprentissage. » Son confrère Alexis Jacquier, chef de service radiologie poursuit : « Nous pourrions introduire dans les cabinets des ingénieurs qui accompagneraient les médecins et faciliteraient la compréhension de ces machines. » De nouveaux programmes qui nécessitent donc une attention particulière à la formation du personnel destiné à les utiliser, et des moyens financiers en conséquence… Le professeur Ouladsine Mustapha, vice-président de l’université d’Aix-Marseille, partenaire de ces rencontres régionales, reste malgré tout optimiste : « Dans les hôpitaux, nous devons davantage accompagner les médecins vers cette transition numérique. Nous trouverons les fonds nécessaires », espère-t-il. « Le territoire est suffisamment actif. Nous avons récolté plus de 3 000 euros pour nos recherches », annonce-t-il fièrement.

    Un modèle économique

    Le directeur de cabinet de l’ARS Thibault Courgeon est de cet avis. Installé derrière son pupitre, il vient clore de débat et en profite pour saluer le soutien de la région. « En Paca nous bénéficions d’un système à l’écoute avec de nombreux projets de la Recherche hospitalo-universitaires (RHU) et un soutien financier de la Région Sud. Nous nous engageons à réunir l’écosystème du territoire. » Avec la volonté, donc, de créer un maillage entre les différences instances de santé et de numérique dans la région. L’objectif est de créer un modèle économique « fiable » et prospère. Vaste programme.

    CHIFFRES

    10

    C’est le nombre de minutes économisées, en moyenne, pendant un appel d’urgence lorsque « Highwind » analyse l’importance du problème via photos et des vidéos pour prioriser les urgences vitales.

    70%

    C’est le pourcentage de chances de guérison d’un cancer du poumon si le diagnostic est réalisé à un stade précoce, notamment grâce au « RHU Luca-PI » qui prévient les cas de cancer via l’imagerie. Un projet mené par l’AP-HM.

    30%

    de risques de complications à la suite d’une chirurgie traumatologique pourrait être évités selon « la planification préopératoire » effectuée. C’est le but de « ReBone » qui permet une simulation de l’opération à réaliser en amont pour le chirurgien. Le projet est développé au CHU de Nice.

  • Le pire mais aussi le meilleur

    Le pire mais aussi le meilleur

    L’intelligence artificielle est là. Dès aujourd’hui, et il n’y a aucun déni à faire ou à entretenir sur la portée potentiellement dramatique de cette irruption dans les différents secteurs et domaines d’activité, lorsque « 5 millions d’emplois en France » sont potentiellement menacés par son avènement dans les cinq prochaines années, comme le stipule le rapport publié par Coface et l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM). Une nouvelle phase d’automatisation des tâches est devant nous, pour des métiers jusque là considérés comme « protégés » : ingénieurs, juristes, administratif, métiers créatifs…

    L’intelligence collective

    Mais cette technologie est aussi ce que l’on en fait, comme l’ont démontré ces intervenants lors des rencontres régionales autour de l’IA et la Santé. Il n’est pas tant question de « remplacer » des médecins ou les personnels soignants par des robots mais d’aider à une meilleure prise en charge personnalisée, à gérer des situations d’urgence ou d’accompagner au mieux les patients. Bref, de sauver des vies. C’est là toute l’ambivalence de cette nouvelle technologie aux applications innombrables. Et d’un choix de société : laisser faire les grands groupes privés, qui s’efforceront de développer des IA pour améliorer le rendement boursier de leurs entreprises, ou miser sur l’intelligence collective, la force des services publics et de l’intérêt général, pour développer des outils à destination de tous, pour répondre à des besoins vitaux ? Des logiques diamétralement opposées. Du pire au meilleur.