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  • Nouvelle mobilisation pour la ligne Alès-Bessèges le 25 avril

    Nouvelle mobilisation pour la ligne Alès-Bessèges le 25 avril

    « Nous sommes entrés dans une nouvelle phase », reconnaît, enthousiaste, Anne-Marie Skora, présidente de l’association des usagers de la SNCF du Gard, qui participe pleinement au collectif pour la réouverture de la ligne Alès-Bessèges. Car après de nombreuses mobilisations pour engager la remise en service cette ligne, la réouverture semble enfin actée. Le collectif souhaite désormais informer et mobiliser la population pour garantir le meilleur service possible sur cette ligne qui a la responsabilité de désenclaver le nord du département du Gard, composé de territoires pas épargnés par la pauvreté.

    C’est dans cet objectif que le collectif organise une journée de mobilisation samedi 25 avril avec, au programme, une marche entre la halte de Gammal et la halte de Molières-sur-Cèze (9h-11h) suivie d’une réunion publique à la salle Sainte-Barbe (11h), où les habitants sont invités à venir poser des questions. « Il faut que les gens viennent : on parle désormais de concret puisque l’on passe dans la phase de pré-travaux. Nous sommes face à de nouvelles problématiques », confirme Anne-Marie Skora, souvent confrontée à une population désabusée par les nombreux reports et qui a perdu espoir dans la réouverture de cette ligne. « Nous aussi nous avons eu des doutes parce que cette ligne est suspendue depuis 2012. Mais maintenant, nous avons des éléments qui nous permettent d’être positifs. Nous voulons redonner confiance, partager de l’information parce que les travaux pour la première phase, c’est peut-être dans un an ».

    En effet, en novembre dernier a été actée par la Région, porteuse du projet, une réouverture en deux phases : d’abord entre Alès et Saint-Ambroix pour 2028 puis jusqu’à Bessèges en 2030. En mai, l’enquête publique sera lancée sur la phase 1, avec des travaux prévus pour 2027. « Il y a de nouvelles actions à mener pour savoir comment va fonctionner la ligne. Les gens doivent s’emparer de ces sujets et donner leurs idées. L’enquête publique va durer trois mois donc on veut apporter des éléments à la population et la motiver à répondre », ajoute Anne-Marie Skora.

    Opposé à cette ouverture en deux phases, le collectif s’y est résolu mais il espère surtout que tous les préparatifs pour le lancement de la deuxième phase seront rapidement engagés. « On veut que l’étude environnementale publique sur la phase 2 démarre très rapidement », confirme Anne-Marie Skora. « L’enjeu c’est que tous les cliquets soient enclenchés avant la fin 2028 ». En d’autres termes, que tout soit bouclé avant les prochaines élections régionales pour éviter qu’une autre majorité ne puisse revenir sur le projet.

    Alès, bloquée en gare ?

    Pour autant, tout n’est pas encore résolu pour la phase 1. Si Olivier Martin, le président de la Communauté de communes de Cèze Cévennes (candidat à sa réélection, dont le vote est prévu le 23 avril) a confirmé que l’intercommunalité allait prendre à sa charge la création des deux pôles d’échanges multimodaux de Saint-Ambroix et de Bessèges, le blocage pourrait intervenir du côté d’Alès.

    En effet, la réouverture de la ligne s’appuie sur la création d’une halte au niveau du lycée Jean-Baptiste Dumas. Mais pour cela, la Ville doit céder un terrain pour la construction du quai. « Malgré nos sollicitations, on ne parle jamais avec la Mairie ou l’Agglomération d’Alès. Ils ne viennent pas, ils n’interviennent pas ou par petites bribes de déclaration. Avant les dernières élections, la Mairie d’Alès s’est dite favorable pour la halte-lycée mais, à ce jour, on n’a pas de réponse sur le fait que les démarches aient été lancées  », s’inquiète Anne-Marie Skora. Le collectif a échangé à ce propos avec le sous-préfet d’Alès lors d’une réunion le 7 avril.

    « Sur la halte, on ne sait pas où ça en est », s’agace aussi Thierry Ferré, autre responsable du collectif. « On est plus optimiste pour la réouverture de la ligne, mais on sent que ça traîne des pieds sur la halte Jean-Baptiste Dumas alors que des engagements ont été pris et que le reste avance bien. On a demandé à toutes les mairies concernées par la ligne de voter une motion pour demander à Alès où ils en sont ».

  • À Nîmes, l’eau irrigue toute une saison culturelle

    À Nîmes, l’eau irrigue toute une saison culturelle

    À Nîmes, l’eau ne coule pas seulement dans les canalisations : elle irrigue désormais toute une saison culturelle. Après La Contemporaine puis Textiles, la Ville tient son fil rouge annuel avec « L’Eau, source d’inspirations », un cycle d’expositions, d’ateliers, de visites et de conférences déployé jusqu’au 22 novembre dans les musées municipaux. Objectif : faire dialoguer sciences, histoire et arts autour d’une ressource à la fois familière, vitale… et de plus en plus fragile.

    Le lancement a eu lieu au Muséum d’histoire naturelle, première étape d’un parcours pensé comme une traversée. Colin Gril, adjoint à la Transition écologique, insiste sur la méthode : croiser les regards pour sensibiliser « aux enjeux existentiels » de la raréfaction de la ressource, et faire de l’art un outil d’implication citoyenne.

    L’eau, du savoir au sensible

    Au cœur du dispositif, « Eau, l’expo » (galerie Jules-Salles, jusqu’au 22 novembre), conçue par le Muséum de Toulouse, propose un voyage immersif et pédagogique. Trois chapitres structurent la visite pour relier origines du vivant, usages humains et défis contemporains. Scénographie dynamique, dispositifs numériques et jeux interactifs côtoient maquettes, spécimens et même un moulage de tortue luth, pour rendre la complexité accessible sans l’édulcorer. En parallèle, le Muséum met en valeur ses collections avec « Aquamuséum  » (galerie Courbet) : poissons naturalisés, focus Méditerranée et une proposition plus ludique encore, avec casques de réalité virtuelle pour « nager » avec requins et dauphins.

    La saison, elle, s’étend bien au-delà du boulevard Amiral-Courbet. Au musée des Beaux-Arts, Lumières et ténèbres, la fascination de l’eau (17 avril-17 novembre) explore mythes, peurs et émerveillements, avec un parcours sonore. Au musée du Vieux Nîmes, Résurgence, l’eau à Nîmes (14 mai-22 novembre) raconte comment la ville s’est bâtie, protégée, au rythme de l’approvisionnement comme des excès. Au musée des Cultures taurines, Camargue, terre d’eaux (21 mai-31 octobre) rappelle qu’un territoire réputé « sauvage » est aussi une construction humaine, faite de digues, d’arbitrages et de tensions. Enfin, au Carré d’art, le photographe Sébastien Arrighi investit le Mur Foster avec Fall Off (4 juillet-4 octobre) : une réflexion en images sur la présence, l’absence et les conflits d’usages autour de l’eau. Point d’orgue annoncé : la Nuit de l’eau, le 27 juin, de 20h à minuit, avec animations, médiations et visites dans plusieurs lieux. Une invitation à s’immerger dans cette évidence : l’eau n’est pas inépuisable.

  • Une des sept arches enfin restituée sur SeaOne

    Une des sept arches enfin restituée sur SeaOne

    Huit ans après la destruction scandaleuse des sept arches encastrées dans un mur de l’ancienne usine Giraudon que le promoteur Sud Rea s’était engagé à démonter soigneusement « pierre par pierre » pour les restituer en façade de l’immeuble de standing SesAone dessiné par Ricciotti, une arche vient enfin d’être remontée cette semaine.

    Suivant les injonctions de l’Architecte des bâtiments de France dans le 5e modificatif du permis de construire, l’arche a été remontée à partir de blocs de pierre retaillée que le promoteur stockait depuis des années sur le parking de sa société près d’Aubagne. Les recherches historiques menées sur le site du second lazaret de Marseille ont déconstruit la légende qu’il s’agissait des arcades des écuries de l’Impératrice Eugénie. Selon l’archéologue anthropologue Nathalie Cazals, ce sont les vestiges du projet lancé en 1858 du premier complexe balnéaire dessiné par Henry-Jacques Espérandieu et avorté en 1870 avec la chute de l’Empire, comme l’a dévoilé un dessin de l’architecte retrouvé aux archives.

    Cette restitution a minima d’une arche était un des points traités par le protocole transactionnel signé le 3 juin 2024 entre la Ville et le promoteur Hubert Attali au terme d’une médiation après le constat d’infractions à l’urbanisme et de différends sur l’interface avec la plage. L’arche se fond dans l’ensemble, les pierres ont été retaillées après avoir été abîmées lors de la démolition brutale du 7 novembre 2018. La pierre a depuis séché et ne devrait pas produire ce calcin qui colore la surface.

    Cachées par des barrières métalliques séparant la plage de l’immeuble, d’autres arcades ont été mises en sécurité. Il s’agit de celles sur laquelle reposait la grande dalle de béton de 1 370m2 qui a été déconstruite et qui correspondait à l’ancien établissement « Le Réal Club » rasé en 2015. Cette arcature de 1860 doit être également préservée ou au moins restituée suivant l’état de certaines arcades dans le cadre du « projet de valorisation globale de l’anse des Catalans » lancé sous Jean-Claude Gaudin et repris par Benoît Payan. « On conserve les arches parce qu’elles dessinent la plage et qu’elles sont la mémoire historique des lieux. C’est une attente forte des architectes des bâtiments de France et nous y tenons » déclarait en février 2021 Hervé Menchon, l’adjoint au littoral.

  • Appels à la mobilisation pour soutenir Pascal Galéoté

    Appels à la mobilisation pour soutenir Pascal Galéoté

    « L’ensemble de nos organisations CGT appelle à soutenir nos camarades le mardi 28 avril à partir de 8 heures, devant le tribunal correctionnel de Marseille. » Dans un communiqué commun, la Fédération CGT des Ports et docks, l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône et la CGT au niveau confédéral donnent le ton de la riposte syndicale prévue la semaine prochaine.

    Une riposte face à la convocation de Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Grand port maritime de Marseille (GPMM), ainsi que de Bernard Cristalli, trésorier, au tribunal, dans le cadre d’une procédure autour de la gestion du comité social et économique (CSE) du port.

    Des dizaines de motions de soutien

    Les organisations mettent les points sur les i : « Ces attaques sont orchestrées par les autorités politiques avec la complaisance d’un patronat souhaitant mettre fin à toute forme de contestation. » De quoi faire écho à l’envoi de dizaines de motion de soutien par une myriade de syndicats CGT de toute la région et au-delà (lire notre brève du 21/04). Plusieurs unions locales de Marseille, dont celle des Quartiers nord ou celle de La Rose, ont réalisé des communiqués apportant une solidarité « inconditionnelle » aux deux syndicalistes et donnent également rendez-vous à leurs militants devant le tribunal. Même principe pour l’Union locale d’Istres ou encore la CGT d’ArcelorMittal. Et que dire du communiqué commun entre plusieurs organisations de la CGT du secteur de l’énergie qui tonne : « Portuaires et énergéticiens, même combat. » Et évoque une « répression généralisée contre la CGT ».

  • À Fos, un macroniste au cabinet d’un maire d’extrême droite

    À Fos, un macroniste au cabinet d’un maire d’extrême droite

    « Recruter un collaborateur de cabinet n’est pas exceptionnel, tous les maires en ont », justifiait Philippe Maurizot, maire d’extrême droite de Fos-sur-Mer, au moment de voter la création du poste de directeur de cabinet au conseil municipal du jeudi 16 avril.

    Pas exceptionnel, à moins de se pencher sur le parcours politique de l’intéressé. Pierre Langeron-Saez fut collaborateur du député Modem Michel Fanget de début 2020 à fin 2022, et parallèlement candidat Modem aux départementales de 2021 à Clermont-Ferrand, soutenu par Gabriel Attal. Après six mois au cabinet d’Anne-Marie d’Estienne d’Orves, maire (DVD) de secteur à Marseille, puis collaborateur de la députée (Ren.) Laurence Heydel Grillere de 2023 à 2024, Pierre Langeron-Saez a terminé comme collaborateur d’Éliane Barreille, présidente LR du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence jusqu’au 1er avril, après une éphémère apparition aux municipales avec le centriste Francis Kuhn à Digne-les-Bains (04).

    Un pedigree souligné par Philippe Maurizot lors du conseil municipal. « Nous avons pris la décision de n’embaucher que des gens brillants comme lui », insistait le nouvel édile.

    « La personne et le projet »

    « C’est un nouvel élan, une nouvelle dynamique, une nouvelle méthode » que défend Pierre Langeron-Saez, en poste depuis lundi. « Je me suis rapproché du maire autant pour la personne que pour le projet, c’est tout ce qui m’intéresse », réagit le directeur de cabinet de Philippe Maurizot à l’évocation de ce changement de bord. « Il faut sortir des aspects politico-politiques et se concentrer sur le projet », conclut-il à ce propos.

    Sollicitée, Éliane Barreille indique « ne pas souhaiter s’exprimer sur ce sujet ».

  • La plaine des sports du Mourillon offerte à tous

    La plaine des sports du Mourillon offerte à tous

    Un terrain de foot à cinq, du beach-volley, du tennis, du rugby, des tables de ping-pong, des agrès de fitness… Il y en a pour tous les goûts et tous les publics sur la plaine des sports du Mourillon. Et de toute évidence, chacun s’en donne à cœur joie. À l’arrière, des seniors en plein cours de gymnastique ; devant, les minots sur le skatepark ; et ailleurs, les adeptes des sports collectifs.

    « Toulon est une ville de sport et de sportifs », a déclaré la maire de Toulon, Josée Massi, lors de l’inauguration de ce nouvel équipement public, ouvert à tous et en libre accès, se félicitant du nombre de Toulonnaises et de Toulonnais qui ont déjà investi cet espace de 6 000 m2, ouvert depuis le 4 avril. Une très bonne nouvelle puisque l’ambition est d’en faire « un lieu qui regroupe, un lieu qui rassemble et qui relie ». à l’image d’ailleurs des plages du Mourillon, rappelle la première magistrate.

    Un investissement de 1,285 million d’euros d’autant plus salutaire que le projet vise également à « promouvoir une société plus inclusive, plus éducative ». « Car le sport, en plus d’être bon pour la santé, éduque, j’en suis persuadée », insiste Josée Massi.

    Et de citer, « un célèbre joueur de football, Pelé », qui « disait que le sport est un langage universel ». « En voyant ici tellement de visages différents, jeunes, seniors, Toulonnais, visiteurs… Comment ne pas être d’accord ? », interroge-t-elle.

    La diversité des pratiques comme celle des publics donne envie, c’est certain, de venir bouger, partager l’espace et transmettre les valeurs du sport.

    Et d’ici quelques semaines, un parcours ninja sera construit et ouvert aux seniors comme aux plus jeunes, afin de travailler l’agilité, la force, l’équilibre et l’endurance. Il n’y a plus qu’à s’y mettre.

  • Une laine de verre locale et plus verte à Isover

    Une laine de verre locale et plus verte à Isover

    Les trois grandes cheminées blanches et rouges surplombant Orange, qui dégagent de la fumée 24 heures sur 24, sont celles du fabricant de laine de verre Isover. Et celle-ci, portée sur la diminution de sa consommation d’énergie et la conception de produits moins polluants, a ouvert ses portes ce mardi 21 avril pour faire découvrir le processus de fabrication, mais aussi ses derniers investissements et innovations.

    Le site de fabrication de la cité des Princes, construit en 1972, a connu de nombreuses évolutions depuis sa création. Ce que le directeur du site, Gilles Pfingstag, guide pour l’après-midi, n’a pas manqué de faire remarquer après avoir expliqué que l’usine produit chaque année de quoi isoler 170 000 maisons. Une visite commencée par l’extérieur et le nouveau parc à calcin, c’est-à-dire les matériaux issus du verre. « On en avait deux, maintenant on en a onze. C’est un stock tampon », explique-t-il. Avec le Mont-Ventoux en arrière-plan, ces stocks sont d’immenses tas de sortes de sable marron et de différentes teintes de vert. « Chaque calcin a des propriétés chimiques différentes », pointe Quentin Hérault, ingénieur et responsable fusion composition du site.

    Recyclage sur place

    S’ensuit le vif du sujet, à savoir la transformation des petits granules en laine de verre. Au sein de l’usine de plusieurs dizaines d’hectares, le directeur monte au deuxième étage. Là, un four électrique dernière génération, construit en 2023, où la matière est déposée à l’aide d’un grand bras mécanique automatisé posé sur un rail, fait fondre des centaines de kilos de calcin 24 heures sur 24. « Ces fours ne supportent pas le refroidissement, donc on ne peut pas vraiment les éteindre de toute manière », explique Quentin Hérault. Puis la matière en fusion est acheminée dans un dédale de tuyaux vers ce que l’ingénieur appelle des « assiettes trouées ». Ces dispositifs, où la matière entre à environ 1 000 degrés, font tourner le verre qui sort à travers de petits trous en filaments. Ce sont ceux-ci qui, en s’entremêlant en couches multiples, donnent l’apparence que l’on connaît de la laine de verre. Un coup de découpe, d’emballage et de compression plus tard, et les rouleaux sont sur une palette, prêts à être envoyés. Le tout est supervisé par une équipe d’une demi-douzaine d’employés dans une grande salle avec une multitude d’écrans et de données en tout genre.

    La direction du site a souhaité mettre l’accent sur sa volonté de diminuer son impact environnemental, notamment avec l’aide d’une nouvelle génération d’isolation, Lanaé. Cette nouvelle laine de verre, de couleur crème, moins jaune que l’habituelle, devrait totalement remplacer l’ancienne génération « d’ici un ou deux ans », espère Gilles Pfingstag. Le liant, qui permet aux fibres de rester collées entre elles, est biosourcé. Est aussi mise en avant la « technologie Oxymelt », à savoir le processus qui permet de recycler sur place la laine de verre utilisée et le calcin. « Si on mettait de la laine de verre directement dans le four, ça ne serait pas stable », explique Quentin Hérault. « Le verre, c’est recyclable à l’infini, il ne faut pas arrêter de le rappeler », abonde son directeur pour conclure. Avec l’objectif de fonctionner avec 80% de matière recyclée d’ici quelques années.

  • JO-2030 : décision attendue en fin de semaine pour le pôle niçois

    JO-2030 : décision attendue en fin de semaine pour le pôle niçois

    « On est sur un fil, mais le fil est toujours tendu et on n’est pas tombés du fil. On a la semaine », a déclaré Renaud Muselier, lundi soir, à l’issue d’une réunion entre les différentes parties prenantes de l’organisation des Jeux olympiques d’hiver prévus pour se dérouler dans les Alpes françaises.

    Vendredi, le dossier semblait pourtant dans l’impasse, Renaud Muselier et Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice, s’accusant mutuellement de tout bloquer.

    Nice doit théoriquement accueillir le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling ainsi qu’un village olympique et un centre des médias. De son côté, le Comité d’organisation (Cojop) a indiqué que « les parties prenantes ont convenu d’un commun accord de poursuivre l’examen technique des hypothèses en matière d’implantation et de financement permettant d’accueillir à Nice les épreuves de glace, dans le strict respect des enveloppes budgétaires. Une nouvelle réunion du groupe de travail se tiendra dans le courant de la semaine », selon un communiqué. « Je me réjouis de ces avancées positives », a déclaré Éric Ciotti à l’AFP.

    « Ligne rouge »

    « Tout est OK, sauf le hockey », a répété Renaud Muselier. Car pour Éric Ciotti, le projet de couvrir temporairement le stade de football de l’Allianz Riviera pour accueillir le tournoi de hockey, ce qui priverait l’OGC Nice de son stade pendant plusieurs mois, reste « une ligne rouge absolue ».

    « Tout le monde a un peu travaillé ce week-end et les options alternatives de M. Ciotti ont été présentées. M. Cadot a dit qu’il fallait les étudier et on a jusqu’à la fin de la semaine », a déclaré Renaud Muselier. Michel Cadot, ex-préfet d’Île-de-France et ancien délégué interministériel aux JO-2024, assure une mission « par intérim » au Cojop dans l’attente de la désignation d’un nouveau directeur général, après le départ en février de Cyril Linette suite à des « désaccords insurmontables » avec le président Edgar Grospiron.

    « Tout le monde veut Nice. Il y a un fort attachement au pôle niçois, qui avait beaucoup séduit le CIO », a aussi rappelé le président de la Région Paca, qui a ajouté qu’Éric Ciotti « a eu le président de la République à ce sujet ».

    Le Comité d’organisation a par ailleurs indiqué qu’un nouveau directeur général serait désigné le 11 mai. Selon Renaud Muselier, « il y a deux noms qui ressortent assez clairement ».

  • À Forcalquier, un militant controversé jugé en appel pour violences

    À Forcalquier, un militant controversé jugé en appel pour violences

    Antivax, créateur d’une « zone de défense active de la culture », condamné pour violences conjugales… Le Forcalquiéren Merlin Longuet, déjà connu pour de nombreuses actions militantes et déjà condamné pour plusieurs faits de violences, sera à nouveau jugé en appel, à Aix-en-Provence mardi. Présumé innocent, il est poursuivi pour des faits de violences sur un autre militant, Guillaume D., survenus à Forcalquier en juin 2023.

    « Guillaume D. a été froidement frappé, au sol, seul, par plusieurs personnes, dont l’une était vraisemblablement armée », décrit le procès-verbal du jugement en première instance, en novembre 2024. « Guillaume D. a été passé à tabac au motif qu’il a été présent dans un lieu où Merlin Longuet avait décidé qu’il n’était pas le bienvenu. Merlin Longuet utilise une rhétorique laissant penser qu’il a pu se considérer comme dépositaire d’une violence légitime qu’il s’est senti en droit d’exercer, en groupe, contre un individu ayant enfreint les règles qu’il avait fixées sur ce qu’il considère comme son territoire », est-il par ailleurs précisé.

    Au moment des faits, Guillaume D. s’était récemment installé sur un terrain à Forcalquier, près de la communauté autogérée Longo Maï, avec laquelle Merlin Longuet était alors en conflit. « Merlin m’a fait toute une cérémonie, disant que ses hommes avaient des doutes sur moi et qu’il fallait que je fasse preuve d’allégeance à son groupe », se rappelle celui qui a quitté le département suite à cette agression. « Lui, il considérait que Forcalquier, c’était son fief. Il avait le droit d’entrée ou pas sur la commune. Du coup, les gens qui ne voulaient pas obéir à ses ordres n’avaient rien à faire sur Forcalquier. »

    L’ex-compagne de Merlin Longuet a tenu à apporter son témoignage, versé au dossier de l’affaire. « Merlin n’a aucune pitié pour personne », « des coups portés injustement, il y en a eu un paquet », « il faut se vouer au collectif et faire ce que Merlin dit », « il faudrait être kamikaze pour aller porter le premier coup sur Merlin, d’autant plus s’il est entouré de ses hommes de main », affirme-t-elle dans son attestation de témoin. « Si, par malheur, tu as le courage de t’opposer, tu passes illico au rang de banni, voir d’ennemi juré, avec tout le collectif à dos, prêt à te détruire par tous les moyens », ajoute-t-elle.

    Plusieurs personnes connaissant le collectif évoquent même un fonctionnement sectaire. Merlin Longuet avait été condamné à 24 mois de prison, dont 12 avec sursis, pour des violences commises sur cette ex-compagne.

    Dérives conspirationnistes

    Selon le dossier, Merlin Longuet prônait la désobéissance et était à la tête du Café des libertés, à Forcalquier. Son mouvement est connu pour des dérives conspirationnistes et notamment antivax. Il a également été proche du mouvement des gilets jaunes.

    Contacté, le cabinet de son ancien avocat, Me Emmanuel Ludot, indique ne plus assurer sa défense. Merlin Longuet reconnaît avoir porté trois coups à Guillaume D., mais affirme que ce dernier aurait frappé en premier. Il avait d’ailleurs déposé plainte contre Guillaume D., se considérant comme victime.

    En première instance, Guillaume D. avait été condamné à une amende de 1 000 euros, tandis que Merlin Longuet avait écopé de huit mois d’emprisonnement à domicile sous surveillance électronique. Guilaume D. nie avoir porté des coups, mais n’a pas fait appel.

    Audience à la cour d’appel
    d’Aix-en-Provence mardi à 14h

  • Fibre excellence : la procureure demande deux mois d’observation

    Fibre excellence : la procureure demande deux mois d’observation

    Quelques dizaines de personnes, rassemblées au cri de « Pour nos emplois, la cellulose vivra ! », ont empêché pendant une trentaine de minutes l’entrée des représentants de la direction à ce que le secrétaire général de la CGT Haute-Garonne, Cédric Caubère, a qualifié de « tribunal des patrons et des fossoyeurs ».

    « Les travailleurs ne peuvent plus subir le diktat du grand capital », a déclaré, au milieu des drapeaux rouges de la centrale syndicale brandis par des manifestants, Nathalie Bazire, secrétaire confédérale CGT, demandant au gouvernement de mettre les usines de Fibre excellence à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône) « sous protection », afin d’éviter une éventuelle liquidation.

    Lors de l’audience tenue à huis clos, la procureure a demandé au tribunal de commerce d’accorder à Fibre excellence, qui emploie quelque 670 personnes, « deux mois d’observation » lui permettant d’avoir plus de temps pour chercher une solution, a affirmé Laurent Quinto, délégué CGT de l’usine de Tarascon.

    De son côté, la direction du groupe a affirmé dans un communiqué avoir sollicité auprès du tribunal « un redressement judiciaire avec poursuite d’activité » afin « d’examiner les solutions les plus appropriées pour assurer la pérennité de l’entreprise ». Contacté par l’AFP, le tribunal de commerce a refusé toute communication sur cette audience « confidentielle ».

    Le gouvernement a pressé vendredi l’actionnaire de Fibre excellence d’investir pour sauver l’entreprise.

    Engagement de la Région Occitanie

    Outre la pâte à papier, la société produit de l’électricité à partir de bois et de copeaux dont le cours a beaucoup augmenté. Le gouvernement a récemment proposé de relever le tarif de rachat de cette électricité à Fibre excellence (jusqu’à 20%), accédant à une demande récurrente de la direction.

    En contrepartie, il demandait notamment à l’actionnaire de « couvrir les besoins de financement courant du groupe sur l’horizon d’un plan d’affaires (2030) », et de « procéder aux investissements nécessaires au développement de l’activité du groupe les prochaines années ». Or, dans un courrier daté de jeudi les représentants de l’actionnaire Jackson Wijaya, dont la famille dirige le géant indonésien de la papeterie mondiale Asia Pulp and Paper, n’envisagent pas d’investissement supplémentaire. « Tous les moyens seront mis en œuvre pour que l’actionnaire assume ses responsabilités », a notamment déclaré le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin. La Région Occitanie, dont la présidente Carole Delga a rencontré le Premier ministre le 9 avril, a proposé « l’instauration d’une nouvelle gouvernance et d’un pack d’actionnaire ambitieux et durable » et annoncé être prête « à y prendre part ».