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  • Bruno Genesio signe un bail de deux ans à l’OM

    Bruno Genesio signe un bail de deux ans à l’OM

    L’OM tient enfin ses têtes sportives, avec l’arrivée de Bruno Genesio.

    Les dirigeants marseillais attendaient la décision finale de la DNCG concernant les finances. Le gendarme financier de la Ligue 1 ayant été relativement clément, celui qui a permis à Lille de terminer sur le podium du dernier championnat aura donc la lourde tâche de reconstruire une équipe, après le fiasco sportif de la saison qui vient de s’achever.

    « Le choix de Bruno Genesio s’est imposé naturellement au cours de nos échanges », a confié Grégory Lorenzi. Le directeur sportif marseillais a détaillé les raisons qui ont poussé le club à recruter l’ancien milieu défensif, formé à Lyon et passé notamment par le FC Martigues. « Son expérience, sa connaissance du haut niveau et sa capacité à construire des équipes compétitives correspondent pleinement à l’ambition que nous portons pour l’Olympique de Marseille. »

    L’intéressé quant à lui est impatient de débuter sa nouvelle mission. Lui qui a su redynamiser Rennes et Lille, entre autres, et réveiller Lyon, a déjà une idée de ce qu’il compte faire sur le banc marseillais. « J’ai choisi de rejoindre l’Olympique de Marseille parce que j’ai été séduit par le défi qui m’a été présenté… Je suis impatient de commencer le travail avec l’ensemble des équipes du club et les joueurs afin de construire un groupe à la hauteur des ambitions de l’Olympique de Marseille. »

    Grégory Lorenzi estime de son côté que Bruno Genesio est l’homme de la situation : « Nous partageons une vision commune du football, du développement des joueurs et de la construction d’un effectif performant dans la durée. Nous allons travailler en étroite collaboration afin de bâtir un groupe capable de répondre aux exigences de ce club et aux attentes de ses supporters. »

    Contraintes budgétaires

    Comme lorsqu’il était à Brest, Grégory Lorenzi sait qu’il ne pourra pas se lancer dans une campagne de recrutement onéreuse. La DNCG a donné son feu vert pour une continuation en Ligue 1 avec un encadrement de la masse salariale. Alors que l’UEFA a donné un an aux dirigeants olympiens pour sortir les comptes de la zone rouge.

    Stéphane Richard ne doute pas du potentiel de son nouvel entraîneur à s’adapter aux contraintes qui lui seront imposées. « Son expérience, son exigence et sa vision du jeu correspondent pleinement à ce que nous recherchions pour ouvrir cette nouvelle étape. Au-delà de son parcours, nous avons été convaincus par son adhésion à notre projet, sa volonté de construire dans la durée et son enthousiasme », confie le nouveau président de l’OM.

    Le club possède donc une tête solide, à laquelle il faut signaler le retour de Nicolas Dehon en tant qu’entraîneur des gardiens. Le moment va donc venir de passer à l’étape de donner des jambes à un staff qui donne rendez-vous le 6 juillet à ses joueurs non concernés par la Coupe du monde pour la reprise générale. Dans un premier temps à la Commanderie. Puis pour un stage en Côte d’Ivoire.

    La Cepac va accoler son nom à celui du Vélodrome

    La prise de fonction de Stéphane Richard à la présidence de l’OM, ce jeudi, coïncide avec un changement symbolique.

    Celui qui succède à Pablo Longoria était à la tête d’Orange lorsque le partenariat entre le club et le géant des télécommunications lançait l’enceinte du boulevard Michelet dans l’ère du naming.

    Le contrat avec Orange étant arrivé à son terme, c’est une autre entreprise qui va prendre le relais. Stéphane Richard, en tant que président de l’OM, et Christine Fabresse, directrice du directoire de la Caisse d’épargne Cepac vont officialiser le partenariat entre les deux parties.

    La signature aura lieu à 12h, au stade Vélodrome.

    M.Ga.

  • L’Angleterre trouve le chemin de justesse

    L’Angleterre trouve le chemin de justesse

    Et à la fin, l’Angleterre s’en est sortie. Les joueurs de Thomas Tuchel ont vu de près la sortie après une partie longtemps insuffisante pour bouger des combatifs congolais. Les Three Lions ont fini par renverser la République démocratique du Congo (2-1), ce mercredi, pour se qualifier en huitièmes de finale de la Coupe du monde.

    Les Anglais ont rapidement été menés lors de ce match. Grâce à un puissant tir premier poteau, Kibambe Cipenga a ouvert le score pour les siens (1-0, 7’). Avec un fort contingent originaire d’Angleterre, la RDC a donné du fil à retordre à son adversaire. Yoane Wissa, attaquant de Newcastle, a même failli offrir le 2-0 avant la pause, mais il a touché le poteau. Entre-temps, le portier du Havre Lionel Mpasi s’est sublimé pour repousser des tentatives de Jude Bellingham puis Harry Kane.

    Harry Kane, sauveur de la patrie

    D’abord maladroits, les Blancs vont continuer de pousser pour faire exploser les Congolais. Mais il a surtout fallu le talent du meilleur buteur mondial de la saison passée, Harry Kane, pour se remettre sur le droit chemin. 75e et 86e minutes, l’artilleur du Bayern a envoyé sa nation en 8es de finale. L’Angleterre va découvrir, lundi à 2h du matin, le volcan qu’est le Stadio Azteca pour une rencontre face à l’hôte mexicain. Impeccable depuis l’entame du Mondial, « El Tri » aura ses chances face à Declan Rice et ses partenaires. Un match immanquable.

  • [Entretien] Elke Kahr : « La gauche doit réapprendre à s’adresser aux gens »

    [Entretien] Elke Kahr : « La gauche doit réapprendre à s’adresser aux gens »

    La Marseillaise : Quelle est votre réaction après votre réélection à la tête de la ville de Graz ?

    Elke Kahr : Je suis à la fois soulagée et heureuse de constater un soutien aussi net à la ligne que nous avons adoptée en 2021. Je n’agis pas seule, je fais partie d’un collectif qui œuvre avec constance et dynamisme pour les habitants de Graz depuis des décennies, s’attirant ainsi une grande confiance.

    À quoi attribuez-vous ce succès ?

    E.K. : Mon parti, le Parti communiste autrichien (KPÖ), ne cherche pas à séduire les gens avec des promesses d’un monde meilleur pour un avenir lointain ; nous visons plutôt à obtenir des améliorations concrètes pour les travailleurs. Nous avons remporté de nombreux succès à cet égard, qu’ils soient grands ou petits. Il est réjouissant de voir qu’autant d’habitants de notre ville le reconnaissent.

    Sur quels thèmes avez-vous mené campagne ?

    E.K. : Notre programme se résume facilement. Nous défendons ce dont chacun a besoin au quotidien : des logements abordables, des écoles, des services de soins et de santé, l’accès à l’eau, à l’énergie et au chauffage, les transports en commun, les espaces verts et les parcs, ainsi que des lieux dédiés au sport, aux loisirs et à la détente. Nous voulons maintenir tous ces services dans le domaine public et garantir qu’ils soient accessibles à tous, sans barrières financières. L’intérêt général doit primer : c’est ce que nous avons clairement affirmé, alors que les partis conservateurs et libéraux ne cessaient de prôner la hausse des loyers et la privatisation du logement.

    Comment vous êtes-vous adressée au monde du travail ?

    E.K. : Je suis une militante active de la vie politique locale depuis 1993 : d’abord comme conseillère municipale, puis comme présidente du groupe communiste au sein du conseil municipal et depuis 2021, en tant que maire. Au fil de ces décennies, je ne me suis jamais retranchée dans des bureaux ou au siège de mon parti. Les habitants de ma ville savent comment me joindre. Il est essentiel que nous, en tant que parti comme à titre individuel, gardions toujours nos portes ouvertes à quiconque a besoin de soutien ou souhaite proposer des solutions. Aucun problème n’est insignifiant : le monde du travail regorge de difficultés, et pourtant, peu de gens interviennent réellement pour aider lorsque la situation se corse. Il est crucial d’avoir un bon réseau et de savoir où trouver des solutions à des problèmes précis, plutôt que de simplement faire tourner les gens en rond. Les citoyens apprécient vraiment cette approche. Cela n’est possible que si l’on s’intéresse sincèrement aux autres.

    Quelle sera votre première mesure de ce nouveau mandat ?

    E.K. : La situation économique à laquelle sont confrontées les villes et les collectivités de toute l’Autriche est loin d’être idéale. Les crises multiples de notre époque et les conséquences des politiques néolibérales se font sentir. C’est pourquoi, durant la campagne électorale, nous avons évité de faire des annonces grandiloquentes ou de présenter des « visions » -comme les médias dominants ne cessaient de l’exiger- pour privilégier une approche axée entièrement sur la sécurisation et l’amélioration des infrastructures de la ville. Graz est une ville qui fonctionne bien, et pourtant, beaucoup d’habitants y rencontrent des difficultés. Notre engagement consiste donc à tout mettre en œuvre pour que la ville continue de bien servir ses résidents et pour préserver au mieux la cohésion sociale. Nous avons mis en place de nombreux dispositifs à cette fin et nous comptons encore les améliorer. L’abonnement annuel aux transports en commun de Graz, proposé à 60 euros aux personnes sans revenus ou à faibles revenus, en est un exemple.

    Quel message adressez-vous aux forces progressistes confrontées dans toute l’Europe à la montée de l’extrême droite ?

    E.K. : L’extrême droite prétend défendre les gens ordinaires -les travailleurs, qu’ils soient cols-bleus ou cols blancs- et représenter leurs intérêts. En réalité, ces partis méprisent la classe ouvrière et le monde du travail dans son ensemble. Ils misent sur l’exclusion et la division, sur le racisme et une rhétorique incendiaire. Pourtant, ils répondent aux peurs et aux préoccupations qui touchent véritablement la majorité de la majorité. La gauche a tendance à se focaliser sur des détails abstraits et utilise souvent un langage que la plupart des gens ne comprennent pas. Les forces progressistes doivent réapprendre à s’adresser aux gens et à prendre leurs préoccupations au sérieux, même lorsque celles-ci ne cadrent pas avec leur propre vision du monde. C’est la seule façon de convaincre la population. Nous devons nous battre pour chaque individu et nous attaquer à chaque petit problème du quotidien si nous voulons parvenir à nouveau à rassembler pour obtenir des changements majeurs.

    Bio express

    1961 naissance à Graz deuxième ville d’Autriche et capitale de la Styrie

    1964 adoptée à l’âge de trois ans par les époux Kahr, un serrurier et une vendeuse

    1979 employée de banque

    1983 adhésion au Parti communiste autrichien (KPÖ)

    1993 élue conseillère municipale de Graz

    2003 élue vice-présidente fédérale du KPÖ.

    2021 élue maire de Graz

    2023 élue meilleure maire du monde par la City Mayors Foundation, « pour son dévouement et son altruisme au service de sa ville et de ses citoyens »

    2026 réélue maire de Graz

  • Nouvelles arrestations dans l’affaire Kessaci

    Nouvelles arrestations dans l’affaire Kessaci

    Quatre autres suspects ont été interpellés, ce mardi 30 juin, dans l’enquête sur l’assassinat à Marseille de Mehdi Kessaci, 20 ans, dont le frère Amine est une figure de la lutte contre le narcotrafic, ont indiqué, mercredi, une source policière et une autre source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

    Fin mars, six personnes, cinq hommes et une femme, avaient déjà été mises en examen dans l’enquête sur la mort du jeune homme de 20 ans, totalement étranger au trafic et inconnu de la police comme de la justice, tué de plusieurs balles, en plein après-midi à Marseille, le 13 novembre 2025.

    Trois des suspects sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans la logistique, en ayant participé à l’organisation ou aux actes commis après les faits, selon la source proche.

    Le quatrième, d’après la même source, aurait été engagé comme tireur pour une opération la veille, qui n’a finalement pas eu lieu. Ce dernier est présenté comme un exécutant de la DZ Mafia, précise Le Parisien.

    L’assassinat de Mehdi Kessaci avait provoqué une onde de choc, le ministre de l’intérieur, Laurent Nunez, évoquant d’emblée un meurtre « d’avertissement ». S’en était suivie une vaste marche blanche d’hommage au jeune homme, à Marseille et un peu partout en France, à l’appel de l’association Conscience, fondée par Amine Kessaci, pour venir en aide aux familles victimes du narcotrafic.

    Une exécution menée

    par la DZ Mafia ?

    Les enquêteurs de la police judiciaire et de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), qui voient dans ce meurtre la main de la DZ Mafia, gang marseillais de narcotrafiquants, sont parvenus à déterminer que les tueurs s’étaient « trompés de cible » et qu’ils visaient Amine Kessaci.

    Militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic, Amine Kessaci (EELV) est devenu depuis 4e adjoint au maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), à l’issue des élections municipales fin mars.

    L’information judiciaire sur la mort de Mehdi Kessaci a été confiée à des juges d’instruction parisiens et suivie par le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).

    Le narcobanditisme a coûté la vie à 17 personnes en 2025 à Marseille, selon les autorités, un chiffre en baisse par rapport aux précédentes années (24 morts en 2024 après le record de 2023 avec 49 morts liés à une guerre des gangs pour le contrôle des points de deal dans les Bouches-du-Rhône).

    Pour Amine Kessaci, le combat continue. « Je pense que ce vécu, cette histoire personnelle, viennent raconter que dans ce pays, on a voulu regarder ailleurs. On a regardé ce qu’il se passait au Mexique, en Italie et pendant ce temps-là, on n’a pas vu que le monstre était en train de s’éveiller et de grossir dans notre pays », indiquait le jeune élu dans nos colonnes, fin mai. Favorable aux prisons de sécurité mises en place par Gérald Darmanin, ministre de la Justice, il s’est aussi engagé à travailler en profondeur sur la prévention avec la Ville, et également à apporter un soutien aux familles de victimes, dans le cadre d’un comité inter-bailleurs, en tant que président de Marseille Habitat, pour les reloger.

    « Au-delà de nous voler nos vies, les narcotrafiquants viennent voler un des pouvoirs de l’école de la République : faire rêver, dessiner des perspectives d’avenir », estimait Amine Kessaci, bien décidé à agir pour y parvenir.

  • Des rencontres économiques très politiques

    Des rencontres économiques très politiques

    « Naviguer dans un monde sans repères. » C’est le thème de l’édition 2026 des rencontres économiques d’Aix-en-Provence qui se tient du 2 au 4 juillet. Avec le conflit au Moyen-Orient « qui sera très présent » et au sortir d’un épisode caniculaire historique en France, « la multiplication des tensions, des complexités du monde rend ces Rencontres d’Aix assez exceptionnelles », a estimé Jean-Hervé Lorenzi, président de ce forum organisé par le Cercle des économistes.

    Pourtant la boussole de la plupart des 400 intervenants et 8 000 participants attendus, du patron de Total Énergie, Carrefour, Veolia à celui de Suez, la boussole est claire : celle du profit. Au fil des débats, ce rendez-vous sera l’occasion notamment pour Patrick Martin, président du Medef, de reposer les bases : remettre la pression sur la réforme des retraites en remettant les 60-65 ans au boulot et démonter notre système de protection sociale en allégeant les cotisations patronales, explique-t-il à nos confrères de la Provence ce mardi 30 juin.

    Le monde de la finance ne manquerait évidemment cette sauterie pour rien au monde avec la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, une fidèle, le nouveau gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin ou le président de l’Eurogroupe et ministre des Finances grec Kyriakos Pierrakakis. Le secteur bancaire et financier sera aussi très présent représenté notamment par Daniel Baal (Crédit Mutuel/CIC), Slawomir Krupa (Société Générale), Thomas Buberl (AXA) ou Nicolas Namias (BPCE).

    En face, les représentants de trois centrales syndicales, Sophie Binet pour la CGT, Caroline Chevé pour la FSU et Frédéric Souillot pour Force ouvrière, tenteront de remettre le concept du droit au travail et de dialogue social au cœur des débats. La première participera à une plénière sur le thème « produire français, gage de souveraineté » face à Patrick Martin, la deuxième interviendra sur « formation et révolution des métiers » et le dernier défendra le rôle des corps intermédiaires… savamment sapé par les quinquennats d’Emmanuel Macron. À moins d’un an de la présidentielle, justement, nombre de personnalités politiques et candidats, déclarés ou non, seront présentes dans ce temple du libéralisme.

    Hollande, Philippe

    et Tondelier de la partie

    On retrouve là le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, et son concurrent Édouard Philippe (Horizons), ou Marine Tondelier (Les Écologistes) et Dominique de Villepin, qui ne s’est pas encore déclaré mais regorge néanmoins d’idées sur un potentiel programme économique pour le pays. L’ex-président socialiste François Hollande, l’ex-Première ministre Élisabeth Borne, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, le vice-président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, ou encore la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, seront également de la partie.

    Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, est lui attendu jeudi, quelques jours avant une réunion ou plutôt « un comité d’alerte » qu’il présidera le 7 juillet, pour faire un point d’étape, avec l’annonce attendue de nouvelles économies, avant la présentation à la mi-juillet des grandes lignes du budget 2027.

    « On a mis un énorme effort sur deux sujets, l’international, puisque nous avons 55 think tanks qui viennent du monde entier, et sur la jeunesse », avec plusieurs sessions qui lui seront consacrées, précise Jean-Hervé Lorenzi. Une jeunesse dont ce forum économique entend « mettre en lumière les attentes, les fragilités et aspirations », bien conscient qu’il va falloir « intégrer ceux qui seront les acteurs de demain » pour faire perdurer le système… Quelque 250 jeunes lanceront aussi une initiative, « Jeunesse 2027 », avec l’université d’Aix-Marseille, pour élaborer des propositions qu’ils souhaiteraient voir émerger dans le débat de la présidentielle (lire également ci-contre).

    En parallèle, dans la ville, se tiendront plus de 45 événements et ateliers couvrant toute une programmation pédagogique et culturelle (ciné-débats, expositions, représentations théâtrales) dans divers lieux d’Aix. L’objectif affiché : « faire descendre l’économie dans la rue ». En 2025, l’événement avait attiré près de 8 700 participants.

  • Quel cap dans un monde déboussolé ?

    Quel cap dans un monde déboussolé ?

    Comme chaque année, Aix-en-Provence devient pour quelques jours le centre du monde économique en accueillant les puissants de la planète.

    Mais le thème de cette édition a comme un goût d’aveu : « Naviguer dans un monde sans repères ». Le consensus libéral a en effet volé en éclats et ses promoteurs sont pour le moins désorientés. La multiplication des conflits, l’imprévisibilité états-unienne ébranle la mondialisation construite autour du libre échange. De plus, le gouffre des inégalités qui ne cesse de croître a mis à bas, la théorie fumeuse du « ruissellement » des richesses du haut vers le bas de la société. Enfin, il apparaît de manière de plus en plus évidente que la lutte contre le dérèglement climatique exige des mesures que la « main invisible du marché » est incapable de prendre.

    Quel est votre plan pour la France ?

    Le constat est brutal, même dans les rangs macronistes, où un ex-ministre désormais Haut commissaire au Plan plaide pour réhabiliter la planification globale telle qu’elle se pratiquait pendant les Trentes glorieuses avant d’être détruite par le camp libéral.

    Quel est votre Plan pour la France ? Cette question mérite d’être posée à chaque candidat à la prochaine élection présidentielle et plus largement à chaque formation politique.

    Pour relever les défis de l’industrie décarbonés, de la souveraineté alimentaire, du plein emploi, la planification est indispensable. L’idée fait son chemin dans le débat public. Pour être efficace, elle devra être démocratique, ne pas se cantonner à des lignes de chiffres et prendre la forme d’un vrai projet de société pour notre pays.

  • Grand Avignon : un énarque nommé directeur de cabinet d’Olivier Galzi

    Grand Avignon : un énarque nommé directeur de cabinet d’Olivier Galzi

    Il y a deux mois, Olivier Galzi indiquait avoir confié le recrutement de son directeur de cabinet au Grand Avignon à un cabinet extérieur, ouvrant la voie à un profil technique pas forcément issu du sérail local.

    C’est chose faite depuis ce mercredi 1er juillet : Alexandre Planquette a pris ses fonctions. Agé de 40 ans, il arrive des Vosges, où il exerçait le poste de sous-préfet de Saint-Dié. Il avait été mis fin à ses fonctions, « à sa demande », par un décret du 10 juin. Cet énarque, passé par les préfectures de la Somme ou de la Haute-Loire, a déjà une expérience en cabinet politique : il a été conseiller en affaires régaliennes auprès de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.

    Par ailleurs, un jeu de chaises musicales s’est opéré dans les cabinets d’Olivier Galzi. Comme nous le révélions (notre édition du 10 juin), la Ville d’Avignon a confirmé, ce mercredi, la nomination de Romain Lautier comme directeur de cabinet en mairie. Directeur de campagne lors des municipales, il était ensuite devenu chef de cabinet au Grand Avignon. Proche de l’ex-maire (UMP) Marie-Josée Roig, dont il fut chef de cabinet lors de son dernier mandat (2008-2014), il a aussi occupé ce poste auprès du président du conseil départemental Maurice Chabertc puis a pris la direction de Bollène comme dir’ cab’ d’Anthony Zilio de 2020 à 2025.

  • Rugby : Montpellier et Toulon servis pour l’Europe

    Rugby : Montpellier et Toulon servis pour l’Europe

    Montpellier, vainqueur du Challenge européen et finaliste malheureux du dernier Top 14, et Toulon connaissent leur programme en coupes d’Europe.

    Les premiers vont retrouver la Coupe des Champions. Les Héraultais se retrouvent dans le groupe 4. Ils seront opposés aux Anglais de Northampton et Bath, aux Gallois de Cardiff, aux sud-Africains des Bulls et aux Français du Stade Français.

    Bordeaux-Bègles, double tenant du trophée, aura sur sa route les Stormers sud-africains, les Anglais de Gloucester et Bristol, les Irlandais du Munster et les Français du Racing.

    En Challenge européen, Toulon est dans le groupe 3. Outre les Français de Vannes, promus de Pro D2, les Varois auront à affronter les Harlequins anglais, les Gallois d’Osprey, les Ecossais d’Edimbourg et les Black Lions sud-africains.

    Début des coupes, le week-end du 16 au 18 octobre. Finales au stade des Lumières de Lyon, les 21 et 22 mai 2027.

  • Laurent Causse : « La Marseillaise a une place à part dans le cœur des joueurs »

    Laurent Causse : « La Marseillaise a une place à part dans le cœur des joueurs »

    La Marseillaise : Vous avez été speaker sur les plus grands concours et compétitions de pétanque à travers le monde, mais jamais au Mondial La Marseillaise à pétanque. Ce sera chose faite lors de cette 65e édition, aux côtés de Vincent Baqué. Pourquoi n’aviez-vous encore jamais animé ce grand rendez-vous phocéen ?

    Laurent Causse : Je n’ai jamais animé le Mondial parce qu’il y avait déjà des personnes en place. Il y a quelques années, lorsque Michel Montana dirigeait l’épreuve, j’avais été présenté à lui par l’intermédiaire de la Fédération française de pétanque. Mais l’animation était alors assurée par un proche de l’organisation et cela n’avait pas abouti. Par la suite, Marc Alexandre a pris le relais. Comme nous nous entendons très bien, il était hors de question pour moi de démarcher une manifestation sur laquelle il officiait. Aujourd’hui, avec le changement de direction, Maryan Barthélémy m’a contacté pour animer le Mondial et j’ai accepté avec plaisir. Il y a quelques années, dans une interview, j’expliquais avoir animé la plupart des plus grandes compétitions, en France comme à l’étranger, jusqu’aux championnats du monde. La seule qui manquait à mon palmarès, c’était La Marseillaise. Aujourd’hui, la boucle est bouclée. Je n’y ai jamais travaillé, mais je connais bien l’événement. Je suis venu à plusieurs reprises comme spectateur. Je ne l’ai jamais joué, principalement pour des raisons professionnelles : il était difficile pour moi de me rendre disponible plusieurs jours de suite. En revanche, mon père disputait le Mondial chaque année et je venais régulièrement le suivre.

    Qu’est-ce qui vous impressionne le plus lorsque vous assistez à une édition de La Marseillaise ?

    L.C. : Ce qui m’a toujours marqué, c’est l’ampleur de l’organisation. Ce sera un peu moins le cas cette année, mais autrefois, le dimanche, les parties étaient réparties sur de très nombreux sites. Il fallait parfois prendre des bus pour rejoindre les terrains. C’était impressionnant. Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est l’atmosphère du premier jour au parc Borély : cette foule immense où se côtoient champions et anonymes. C’est toute l’âme populaire de l’événement. Et puis il y avait le carré d’honneur sur le Vieux-Port. C’était quelque chose d’unique. Voir une partie de pétanque disputée sur une barge au cœur de Marseille, c’était extraordinaire. Aujourd’hui, avec les contraintes de sécurité, cela paraît difficilement envisageable, mais ce cadre reste l’un de mes plus beaux souvenirs du Mondial.

    Qu’est-ce qui fait, selon vous, le charme du Mondial ?

    L.C. : D’abord, tout le monde peut s’inscrire. C’est ce qui en fait la compétition la plus populaire au monde. Aujourd’hui, beaucoup de concours sont limités à 256 ou 512 équipes. À La Marseillaise, chacun peut tenter sa chance. Ensuite, dès la première partie, un jeune joueur peut se retrouver face à un champion du monde. C’est quelque chose de rare dans le sport et particulièrement vrai à la pétanque. C’est la magie du Mondial.

    Si vous deviez choisir un joueur pour incarner le Mondial La Marseillaise à pétanque, qui serait-il ?

    L.C. : Je dirais Marco Foyot. Il a remporté six fois La Marseillaise et a également été consultant sur l’épreuve. On l’a vu sous plusieurs facettes et son nom est indissociable de celui du Mondial. Bien sûr, il y a aussi Philippe Quintais, mais Philippe représente davantage la pétanque dans son ensemble. Quand on évoque La Marseillaise, Marco Foyot vient immédiatement à l’esprit.

    Quelle est la recette pour séduire son auditoire ?

    L.C. : Ma priorité est de faire vibrer le public en lui proposant les meilleures affiches dans les meilleures conditions possibles. Lorsqu’il existe un carré d’honneur ou un terrain central, l’objectif est d’y programmer les rencontres les plus attractives afin d’attirer le public, de satisfaire les partenaires et de mettre en valeur l’événement. De belles parties, il y en a pendant toute la compétition, mais certaines ont un pouvoir d’attraction particulier. Il faut aussi valoriser les joueurs de haut niveau. Un plateau prestigieux contribue largement au succès d’une manifestation. Cela passe notamment par la présentation de leur palmarès et de leurs performances. Le défi consiste à trouver le bon équilibre entre les attentes de l’organisateur, celles du public, des partenaires et des joueurs. Ce n’est pas toujours simple, mais c’est essentiel.

    Faut-il privilégier l’aspect informatif ou le côté divertissant pour que le public passe un bon moment ?

    L.C. : Sur ce type d’événement, nous sommes avant tout des animateurs sportifs. Notre rôle est de transmettre des informations liées à la pétanque tout en restant accessibles à tous. Dans les tribunes, il y a des passionnés, mais aussi des novices. Il est donc important de présenter les joueurs et leur palmarès. Beaucoup de spectateurs connaissent les noms de Marco Foyot, Philippe Quintais, Dylan Rocher ou Henri Lacroix sans forcément mesurer l’ampleur de leurs performances. Pendant les parties, il faut également expliquer certaines situations de jeu et certains points du règlement. Pourquoi un joueur reçoit-il un carton jaune ? Pourquoi telle décision est-elle prise ? Ce sont des éléments qui intéressent le public. Au final, il faut trouver le juste équilibre entre information et animation. S’adresser à la fois aux initiés et aux non-initiés n’est pas évident, mais c’est, selon moi, la meilleure recette.

    Est-ce que le Mondial La Marseillaise à pétanque est, selon vous, la compétition la plus prestigieuse à remporter ?

    L.C. : On me pose souvent la question : quel est le plus grand ou le plus beau concours de pétanque en France ? Ma réponse a toujours été la même et elle n’a pas changé. Pour moi, trois compétitions se détachent clairement : le Mondial La Marseillaise à pétanque, le Mondial de Millau et l’Europétanque des Alpes-Maritimes. Mais chacune possède sa propre identité et ses spécificités. C’est pour cette raison qu’il m’est impossible de les comparer ou d’affirmer que l’une est supérieure aux autres. Ces trois événements attirent les meilleurs joueurs de la planète, mais leurs formats sont totalement différents. Si l’on parle de popularité, alors oui, La Marseillaise est sans doute la référence. Avec plusieurs milliers d’équipes engagées et des participants venus de nombreux pays, c’est un événement hors-norme. C’est certainement la compétition la plus populaire du monde de la pétanque. Le Mondial de Millau était souvent considéré comme la « Mecque de la pétanque ». Il attirait moins d’équipes que La Marseillaise, mais proposait une multitude de compétitions : tête-à-tête, doublettes, triplettes, épreuves féminines… À Millau, même après une élimination précoce, les joueurs pouvaient continuer à participer à d’autres concours pendant plusieurs jours. L’expérience était totalement différente. En revanche, il est certain que La Marseillaise occupe une place à part dans le cœur des joueurs.