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  • L’empreinte de Martin Parr à travers les décennies à Toulon

    L’empreinte de Martin Parr à travers les décennies à Toulon

    Une belle réussite que cette exposition qui réunit neuf séries réalisées par Martin Parr, décédé en décembre dernier et devenu au fil des décennies une figure majeure de la photographie.

    Dès les années 70 et son immersion dans la communauté méthodiste du Yorkshire, en noir et blanc, il y a déjà ce regard documentariste rehaussé d’une pointe d’ironie, de moquerie sans méchanceté. Et cette envie de capturer l’essence du moment et ses vapeurs. Les activités balnéaires de New Brighton restent à la fois cocasses et touchantes, mais le ton se fait tout de même plus mordant, voire féroce lorsqu’il s’agit des classes plus aisées qui offrent aux regards de tous les signes extérieurs de leur richesse, comme ce somptueux cliché cannois en point d’orgue de l’exposition. Tout aussi frappant que l’autoportrait de 2018, à Amsterdam, d’une autodérision peu commune.

    Maison de la photographie,
    rue Nicolas Laugier, Toulon.

  • Les personnels de l’hôpital de Manosque en soutien à une agente

    Les personnels de l’hôpital de Manosque en soutien à une agente

    Quelques jours avant son départ en retraite, une aide-soignante qui travaille de nuit au service chirurgie de l’hôpital de Manosque depuis 20 ans a été hospitalisée, souffrant d’une hémorragie cérébrale, après une altercation avec son encadrement, le vendredi 21 août. Environ 70 agents de l’hôpital se sont rassemblés, jeudi, pour lui exprimer leur soutien et dénoncer un « management de plus en plus agressif ».

    « On est là pour soutenir N. et dire non au mépris et au manque de respect », a lancé une aide-soignante témoin de l’altercation et des premiers symptômes, des troubles neurologiques de l’agente quelques heures après. Une pétition, déjà signée par plus de 170 agents, sera remise à la direction. « On ne veut aucune impunité pour les comportements inacceptables, le respect du temps de travail, du temps de repos, des congés, et des effectifs suffisants », a continué l’aide-soignante du service de chirurgie.

    L’agente est actuellement toujours hospitalisée en neurologie, à Marseille. Elle souffre de « graves séquelles », selon sa collègue et amie qui est venue lui rentre visite mercredi, Corinne Thielley. Selon ses collègues qui travaillent de nuit avec elle, l’altercation a eu lieu à 19h vendredi 21 août, puis les symptômes sont apparus dans la nuit, aux alentours de 3h du matin. Après plusieurs chutes, le dimanche, elle est hospitalisée aux urgences, puis transférée à Marseille.

    Jean-Marc Bargier, directeur des ressources humaines de l’hôpital, est venu à la rencontre des agents mobilisés devant l’hôpital et a accepté d’en recevoir quelques-uns. Le directeur adjoint les recevra à nouveau dans un second temps. « Il faudra exiger des réponses et des actes », lance Nadège Bonanno, la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital. Le syndicat demande notamment l’ouverture d’une enquête.

    La direction nie tout lien

    Pour la direction, il est impossible de faire le lien entre l’altercation et l’état de santé de l’agente. Selon eux, l’aide-soignante, affectée en chirurgie, avait refusé de rejoindre le service médecine pour la journée. « La direction a appris cette semaine avec préoccupation la prise en charge médicale de cette professionnelle, le lendemain. Cependant, à ce jour, aucun élément porté à la connaissance de l’établissement ne permet d’établir un lien entre les échanges professionnels intervenus la veille et son état de santé », avance la direction.

    Une délégation de personnels et de la CGT avait déjà rencontré l’ARS, le 2 juillet, pour alerter sur un management « de plus en plus agressif, à la France Télécom », rappelle Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04. « On disait que des drames allaient arriver, c’est exactement ce qu’il se passe », regrette-t-il. « On avait fait des alertes dans l’été, ça se tendait dangereusement, il n’y a pas de droit à la déconnexion, on te change de service, te renvoie chez toi pour sureffectif », abonde Nadège Bonanno. « Les employés sont en souffrance, le personnel est à bout dans tous les services », ajoute un brancardier.

  • À La Ciotat, le forum va réunir 200 associations

    À La Ciotat, le forum va réunir 200 associations

    La 33e édition du forum des associations, organisé par la Ville de La Ciotat, aura lieu samedi. Il accueillera cette année plus de 200 associations, dont 29 nouvelles, qui viendront présenter leur domaine d’activité, offrant un panel large de la vie associative ciotadenne.

    Les structures seront réparties en six pôles : sport et nautisme ; bien-être et santé ; loisirs et culture ; éducation, traditions et commémorations ; environnement, cause animale et vie des quartiers ; solidarité, social et handicap.

    En plus des différents stands, le forum met aussi en place trois espaces dédiés aux représentations, animés par de diverses associations tout au long de la journée. Un podium sport accueillera des démonstrations d’arts martiaux, alors que d’autres animations dansantes et musicales seront à découvrir au théâtre de nature. Enfin, l’espace belvédère permettra de découvrir des activités et d’assister à des spectacles autour de la danse et du bien-être.

    Promouvoir l’offre associative et culturelle

    Le forum organise également différentes initiations comme du squash, des fléchettes, ou encore une animation de prévention au bien-être animal. Le reste des activités sera à découvrir sur les stands.

    Pour accompagner les visiteurs au long de la journée, des espaces de restauration, un glacier et plusieurs food-trucks sont présents sur le forum.

    Un programme riche qui permettra à chacun et chacune de trouver son bonheur pour l’année à venir, en cette période de rentrée scolaire.

    Accès libre. Plus d’informations sur laciotat.com

  • Quatre siècles de la Royale dans l’histoire de Toulon

    Quatre siècles de la Royale dans l’histoire de Toulon

    Le plus grand port militaire d’Europe s’apprête à souffler les 400 bougies de la Marine. Depuis la décision du cardinal Richelieu de doter la France d’une véritable puissance navale jusqu’à la construction programmée du nouveau porte-avions nucléaire de nouvelle génération Le France libre, son histoire étant indissociable de celle de Toulon.

    Quatre siècles plus tard, la Marine nationale est toujours là. Elle a changé de navires, de technologies, de missions mais continuer d’influer sur le devenir de la ville et sa prospérité. La base navale du Port du Levant restant le premier employeur du département avec plus de 20 000 personnels civils et militaires, ce qui représente un habitant sur cinq de l’agglomération toulonnaise.

    L’arsenal de Toulon marque également l’histoire sociale de la ville avec de grandes luttes menées par les ouvriers de la sorbe pour la conquête de leurs droits et contre les guerres coloniales. Notre titre a d’ailleurs longtemps été interdit de franchir la porte de cette enceinte protégée, les syndicalistes le glissant en cachette sous leur veste pour faire prospérer les idées d’émancipation.

    Les rues mêmes de la ville conservent l’empreinte des soirées endiablées des marins en goguette le temps d’une escale très alcoolisée. Du petit Chicago, comme il était appelé, avec ses néons criards et ses entraîneuses auprès de qui beaucoup venaient chercher de la compagnie et lever le coude. Et même s’il ne reste plus grand-chose de ces bars de nuit malfamés depuis la rénovation du centre-ville, un hôtel a conservé le nom de la cité américaine et la mémoire s’est perpétuée au travers des anecdotes des anciens. Tout comme le dicton populaire qui prétendait que toucher le pompon des appelés portait bonheur aux filles les plus téméraires.

    Une mémoire vive

    Tout cela est bien derrière nous. Depuis le ministère de la Défense a hélas fait place à celui des Armées et les missions des personnels ont changé, plus centrées sur la construction d’armements que sur l’entretien de la flotte.

    Cette date anniversaire mérite donc qu’on se tourne vers l’épopée de cette institution dans la ville préfecture. Une omniprésence vécue par moments comme un peu étouffante, notamment par rapport aux accès à la mer qu’elle interdit sur une longue bande littorale. Même si une partie aujourd’hui a été restituée aux Toulonnais, de la Tour Royale à la Mitre. Une fête donc qu’on ne peut ignorer ne serait-ce que pour occuper le terrain et ne pas laisser le récit accaparé par la communication de la Royale et la militarisation des esprits.

    Ouvert à tous, cet événement a vocation de mettre en lumière la Marine pour en faire découvrir les missions et les équipages, tout en rassemblant le public dans une ambiance conviviale, explique-t-on. Ce samedi après-midi sur la place de la Liberté, les visiteurs pourront pour cela participer à des ateliers pédagogiques, rencontrer les marins et découvrir des expositions de maquettes.

    Et après la cérémonie militaire à 18h, la musique sera également au rendez-vous, avec à un concert de jazz, avant qu’un DJ prenne le relais de 20h à 22h.

    « Ces célébrations rappellent une réalité essentielle : si la Marine agit chaque jour sur toutes les mers et tous les océans du globe, son efficacité et sa capacité d’action reposent sur l’engagement et le soutien de l’ensemble de la Nation », en profite pour glisser le ministère.

    L’occasion de rappeler aussi, avec la CGT, qui dressera le 18 septembre sur la place d’Armes son Village de la paix, que pendant que des militaires défilent dans les classes et que des forums sont organisés pour vanter les métiers de la défense aux lycéens, les budgets de l’école fondent. « La jeunesse mérite une école qui apprend à penser, pas à obéir », réaffirme la CGT.

  • La CGT d’Arles sommée de quitter son local

    La CGT d’Arles sommée de quitter son local

    L’expulsion de l’Union locale CGT de la Bourse du travail, décidée par le maire d’Arles (Horizons) Patrick de Carolis, est imminente. L’UL CGT a indiqué, par communiqué, avoir reçu la visite d’un commissaire de justice (anciennement huissier), qui lui a remis un commandement de quitter et libérer son local de la Bourse, au 3 septembre. Le syndicat occupe ces locaux depuis 126 ans.

    Cette nouvelle étape marque une escalade dans le bras de fer opposant l’organisation syndicale à Patrick de Carolis. Le commandement de quitter les lieux permet en effet de recourir à la force publique en cas de refus de s’exécuter. Cet ordre est rendu possible en raison de la décision du tribunal administratif de Marseille, rendue à la mi-juillet, de valider l’expulsion sans délai décidée par le maire, suite au non-renouvellement de la convention d’occupation du site, échue en 2023.

    Réaction à venir

    Si l’Union locale CGT a décidé de faire appel de cette décision, cet appel ne suspend pas l’expulsion, ni l’astreinte financière de 50 euros par jour qui s’appliquerait dès la mi-septembre. « Nous estimons que la délibération du conseil municipal d’Arles nous attribuant ces locaux, votée en 1900, est toujours valable », exposait le secrétaire général de l’UL, Nicolas Bourcy, en juillet. Le syndicat détaillera sa position et sa réaction lors d’une conférence de presse, ce vendredi matin.

  • Samir Allel accuse Olivier Galzi d’ostraciser les quartiers populaires

    Samir Allel accuse Olivier Galzi d’ostraciser les quartiers populaires

    Le soir de sa victoire au second tour, Olivier Galzi (DVD) promettait d’être « le maire de tous les Avignonnais », un précepte accentué une semaine plus tard lors de son discours d’installation : « L’avenir d’Avignon passera par les ponts que nous saurons créer entre ses neuf quartiers, par-delà les remparts ».

    Cinq mois plus tard, Samir Allel dresse un constat inverse. Ce jeudi, le conseiller départemental écologiste tenait un point presse de rentrée, ciblé sur le premier bilan du maire dans le canton d’Avignon 1, où il est élu et qui englobe les quartiers sud et ouest (30 000 habitants).

    Un territoire qui concentre 80% des quartiers prioritaires de la ville, désormais ostracisés par la nouvelle municipalité aux yeux de Samir Allel. « Ces quartiers ne l’intéressent pas, il y a du mépris vis-à-vis de la population en déshérence, hors de question que les habitants soient considérés comme des sous-citoyens », estime le conseiller départemental qui, en tant qu’opposant, arrive malgré tout à être entendu, « comme sur la réhabilitation du collège Roumanille », alors qu’en mairie « l’opposition est méprisée ». « Olivier Galzi est sur un triptyque sécurité, propreté, centre-ville, tout le reste est superfétatoire », juge l’élu écologiste, qui était candidat aux municipales sur la liste de David Fournier (PS).

    Tout en reconnaissant être « en campagne permanente », Samir Allel incite le maire à déployer son action partout. « Certes, je n’en voyais pas beaucoup avant, mais depuis qu’il est élu, je n’ai jamais vu de policiers municipaux à pied dans mon canton », pointe-t-il. Même sentiment sur la propreté, « où mes interventions sur les dépôts sauvages en ceinture verte n’ont pas de réponses ». « Les quartiers ont besoin de solidarité et sont les premiers victimes de la canicule, où il a fait jusqu’à 50 degrés dans certains appartements ». En cette période de rentrée, « le maire ne peut balayer la suspension de la végétalisation des cours d’écoles d’un revers de main financier, c’est un choix politique », considère Samir Allel.

    De manière plus générale, le conseiller départemental dépeint une majorité quelque peu hors sol « avec bon nombre d’adjoints qui ne vivent pas à Avignon et un maire qui fait des choix de communication pour lui et non pour la Ville ».

  • Les agents de l’hôpital de Martigues refusent les tours de vis

    Les agents de l’hôpital de Martigues refusent les tours de vis

    « On veut juste que tout soit normal, ne plus manquer de matériel, ne pas courir et garder au moins nos repos, car nos salaires sont gelés ». Cette infirmière au bloc opératoire donne le ton de la rentrée sociale lors de l’assemblée générale du personnel de l’hôpital de Martigues, jeudi après-midi. Depuis le début de l’été, un conflit a éclaté contre les mesures d’économie prises par la direction sur injonction de la Chambre régionale des comptes.

    Après plusieurs actions cet été, dont une grève reconductible du bloc opératoire depuis la mi-juillet, la direction s’était engagée à mettre en place un dialogue social avant toute mise en œuvre des mesures. « Un premier cycle de concertation a été proposé aux organisations syndicales, avec cinq rencontres entre le 8 septembre et le 23 octobre 2026. Ce premier cycle a vocation à être poursuivi entre la fin de l’année 2026 et le premier quadrimestre 2027 » précise-t-elle à La Marseillaise.

    Mais dans l’assemblée, certains dénoncent des « tentatives de division ». « Le directeur est venu au bloc nous dire que les mesures seraient repoussées en novembre », poursuit cette agente. « C’est un service stratégique pour l’hôpital, qui fait de l’argent », analyse Laure Privat, secrétaire du syndicat CGT de l’hôpital. La direction affirme de son côté que « certaines modalités nécessitaient un temps supplémentaire de dialogue avec les équipes [du bloc opératoire, ndlr] en raison des spécificités de leurs organisations. Ce délai ne remet pas en cause la trajectoire de mise en conformité, mais permet une concertation approfondie sur sa mise en œuvre ».

    Négociations en route

    « Les négociations commencent mardi pour le bloc, il ne faut pas les laisser seuls, car quand on s’attaquera aux autres, le bloc sera avec nous », assure Laure Privat. « Il faut combiner nos forces avec les brancardiers », propose une infirmière. « Comme les dockers et les routiers », appuie une autre. « Que chacun fasse des actions gênantes, mais ensemble », insiste cet autre syndicaliste.

    Le calendrier de mobilisation est chargé, avec la grève nationale du secteur de la santé le 15 septembre et celle de toute la fonction publique le 29, le climat social va encore chauffer d’ici les instances de concertation.

  • Aix-Marseille : des élèves fouillés le premier jour du lycée

    Aix-Marseille : des élèves fouillés le premier jour du lycée

    Des chiens, des policiers et des gendarmes devant les grilles du nouveau bahut. C’est ce qu’ont vécu des élèves de seconde des lycées Nelson-Mandela à Marseille (12e) et Fourcade à Gardanne, mardi, le jour de leur rentrée. Au programme : fouille des sacs des élèves sélectionnés et contrôle des chauffeurs de bus. Une pratique possible depuis la circulaire de mars 2025, conjointement signée par Élisabeth Borne et Bruno Retailleau, alors respectivement ministre (Ren.) de l’Éducation nationale et ministre (LR) de l’Intérieur, qui autorise donc aux forces de l’ordre des fouilles aléatoires et inopinées des sacs et cartables aux abords ou à l’entrée des collèges et lycées.

    Des méthodes déjà dénoncées dans le passé par l’intersyndicale des enseignants du secondaire et que le Snes-FSU juge d’autant plus violentes le jour d’une rentrée. « Ce qui nous a particulièrement choqués, c’est que ça se fasse le jour de la rentrée des secondes, s’indigne Salima Ouannaï, secrétaire académique adjointe du Snes-FSU Aix-Marseille. Nous avons été contactés par les personnels des établissements en question, qui ont été particulièrement choqués, de même que les élèves. »

    L’opération a en effet fortement mécontenté plusieurs enseignants du lycée Fourcade, prévenus lundi, lors de la pré-rentrée, de la venue des officiers de gendarmerie. Ils parlaient alors, dans un communiqué de presse, d’un déploiement « inadapté » et susceptible de « créer un stress inutile pour les enfants et leurs parents », cités par La Provence. « Voilà donc le message envoyé à la jeunesse pour son premier jour au lycée : bienvenue, vous êtes d’abord considérés comme une menace. (…) Beaucoup de stress, aucun objet découvert et une rentrée transformée en opération de communication sécuritaire. Nous dénonçons fermement ces pratiques. Elles instaurent un climat de suspicion et stigmatisent les élèves », fronde de son côté le Snes-FSU.

    « Masquer un manque

    de moyens »

    Au-delà des méthodes jugées inadéquates, c’est l’utilité même de ce genre d’opération que le Snes-FSU réfute. « On envoie un mauvais message aux jeunes, en leur faisant comprendre que ce sont des fauteurs de troubles, tout en suggérant que l’école est un lieu dangereux, note Salima Ouannaï. Une vision passéiste d’abord, mais aussi totalement inefficace. » Pour elle, comme pour ses camarades du Snes-FSU, c’est de personnels dont a besoin l’Éducation nationale pour lutter contre les violences scolaires, pour que les élèves puissent être accompagnés. « On veut de la prévention et des solutions qui soient éducatives, poursuit-elle. On manque de CPE, d’AED [surveillants], de psychologues et d’assistantes sociales et, à Marseille comme ailleurs, on refuse la création de postes. Cette circulaire est juste une façon de communiquer pour masquer le manque de moyens. »

  • Le patronat local inquiet pour 2027 et la ligne haute tension

    Le patronat local inquiet pour 2027 et la ligne haute tension

    Si Jean-Christophe Amarantinis n’est à la tête de l’Union pour les Entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13) « que depuis 3 mois », il a déjà bien pris le pouls de l’organisation patronale. « Ma marque de fabrique, c’est le collectif », campe le chef d’entreprise lors de son premier point presse, à Marseille ce jeudi. Voilà pour la présentation convenue, place au fond. Lequel est forcément marqué par les élections à venir. « Le message qui ressort systématiquement, c’est une inquiétude extrême sur le futur. Les échéances électorales font que les entrepreneurs n’ont pas envie d’investir, n’arrivent pas à se projeter. Ils sont angoissés face à une incertitude permanente, ce qui freine les investissements », explique-t-il.

    Il s’appuie notamment sur les retours de ses homologues lors de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), équivalent de l’université d’été du Medef, où ont débattu les candidats à l’élection présidentielle. Concrètement, Jean-Christophe Amarantinis prévient : « Les sondages sont unanimes : au 2nd tour, il y aura deux extrêmes. Et quand on est chef d’entreprise, les extrêmes, ce n’est pas bon. Que ça soit l’un ou l’autre, dans tous les cas, ce n’est pas positif pour nous. » En renvoyant au passage la France Insoumise et le parti d’extrême droite Rassemblement national dos à dos… « Les finances vont déjà très mal, il y a une incertitude depuis 2 ans et la dissolution. Quel que ce soit celui qui prenne les commandes, on est dans un corner avec cette dette qui est tellement haute, l’État est limite en faillite », martèle-t-il. Côté propositions, Jean-Christophe Amarantinis n’innove pas et déroule le discours habituel du grand patronat : flexibilisation du droit du travail, réduction de l’écart entre le salaire brut et net, coupes « dans le train de vie » des collectivités et autres administrations de l’État…

    « Les entreprises ne sont pas des philanthropes »

    Mais ce sont plusieurs dossiers locaux qui préoccupent le patron des patrons locaux. Et en premier lieu, celui de la fameuse ligne Très Haute Tension et ses 400 000 volts qui doit relier le Gard et Fos-sur-Mer, avec la promesse de la décarbonation des industries de l’Étang de Berre. « S’il y a un dossier prioritaire, c’est cette ligne. L’État ne s’est pas engagé clairement, à l’heure où on se parle, il n’y a rien de sanctuarisé. Il est essentiel qu’il y ait des engagements irrévocables. On va même monter à Matignon s’il faut ! », lance-t-il. Avant de se montrer plus offensif : « On est très inquiets : hormis des belles paroles, il n’y a rien. Il ne faut pas que l’État utilise tous les stratagèmes pour reporter cette décision. On va se battre pour obtenir gain de cause. » Quid des projets industriels qui étaient conditionnés à la mise en place de cette ligne ? « Malheureusement, les entreprises ne sont pas des philanthropes. On n’investit pas à perte. » Heureusement, l’État lui est philanthrope.

  • Mireille Jouve présente sa liste pour les sénatoriales

    Mireille Jouve présente sa liste pour les sénatoriales

    Un mois après avoir annoncé son intention de conserver son siège au Sénat, l’ancienne maire (DVG) de Meyrargues Mireille Jouve a officialisé, ce mercredi, sa candidature aux sénatoriales à travers un courrier adressé aux élus du territoire, à la tête d’une liste qui « n’obéit pas à des préoccupations partisanes et n’est pas un marchepied pour des ambitions ou aventures personnelles », écrit-elle.

    Élue une première fois au Sénat en 2014 sur la liste de Jean-Noël Guérini (ex-PS), elle siège de nouveau depuis mars 2024 au palais du Luxembourg, suite à la condamnation définitive pour prise illégale d’intérêt, trafic d’influence et association de malfaiteurs de l’ancien président du conseil général. En choisissant de rejoindre les rangs du très éclectique groupe du Rassemblement démocratique et social européen par lesquels sont passés aussi bien François Mitterrand que Michel Debré ou l’ancien maire de Marseille Robert Vigouroux.

    Le maire de Plan-d’Orgon

    Avec elle, le maire (DVD) de Plan-d’Orgon, Jérôme Guichard, figure en deuxième position de sa liste « Le 13 en tête », dévoilée ce jeudi matin. Suivent, dans l’ordre, la première adjointe d’Ensuès-la-Redonne Hélène Varre, l’adjoint de Beaurecueil Thierry Dallard, l’adjointe de La Destrousse Sandrine Mangion-Lerda, le conseiller municipal de Saint-Rémy-de-Provence Gabriel Colombet, l’adjointe de Berre-l’étang Simone Portoghese, l’ancien maire du Tholonet Vincent Languille, la conseillère municipale d’Istres Emmanuelle Taupin-Mayor et enfin l’ancien maire de Plan-d’Orgon Jean-Louis Lepian.

    Tandis que la multiplication des candidatures abaisse le seuil pour obtenir un siège, la sénatrice sortante affiche comme priorité la réussite des grands projets d’aménagement du territoire. « Mais cela ne peut se faire au détriment de certains territoires et sans l’aval des élus que vous êtes », insiste-t-elle dans son courrier.