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  • Des Marseillais conquis par un feu d’artifice au final « exceptionnel »

    Des Marseillais conquis par un feu d’artifice au final « exceptionnel »

    « J’ai rarement vu ça ! » Sur le Vieux-Port de Marseille, les feux d’artifice ont résonné lundi 13 juillet. Au-dessus des bateaux et jusqu’au fort Saint-Jean, un spectacle pyrotechnique d’une trentaine de minutes a pris forme sous les yeux émerveillés des spectateurs.

    Quelques minutes avant les premiers retentissements, Audrey et Christian se réjouissent de voir pour la première fois les feux d’artifice depuis le Vieux-Port. « Il paraît qu’il est très beau », espère Audrey, assise au bord de l’eau. Ils ont pourtant toujours vécu à Marseille, mais préfèrent d’ordinaire se rendre dans le Var pour l’occasion. Cette année, ils y ont vu l’opportunité « de se rendre davantage dans le centre-ville » jusqu’où ils se sont faufilés à moto.

    À quelques mètres de l’ombrière du Vieux-Port, une tente blanche est installée en début de soirée. Hannah est bénévole de la Croix-Blanche depuis quatre ans et a l’habitude d’intervenir pendant les feux d’artifice. Elle fait principalement de la prévention et agit en cas de malaise ou de blessure légère. Avec son équipe, elle est basée sur le Vieux-Port, « une zone particulièrement attractive », selon elle, où de nombreux spectateurs se réunissent chaque année.

    Au calme au Pharo

    C’est pour éviter la foule que certains ont préféré regarder le spectacle depuis le parc du Pharo, avec une vue panoramique sur la cathédrale de la Major. Dès l’ouverture, à 18h, une queue de plusieurs mètres attendait aux abords du parc. Parmi eux, Cathy et Éric étaient venus avec leurs trois petites filles. Avec des enfants en bas âge, « le Vieux-Port, ce n’était même pas la peine », expliquent-ils. Un avis partagé par Esther, qui attend de pouvoir rentrer avec sa fille. Déjà venue au Pharo, c’est selon elle « plus convivial et bon enfant ».

    À la sortie, les spectateurs semblent conquis. Venue avec trois de ses amis, Camille décrit « un final exceptionnel » et une ambiance « chaleureuse ». Elisa, quant à elle, vient d’emménager à Marseille et a adoré sa première soirée dans la ville. « Une très bonne première impression » pour elle, qui a particulièrement « apprécié la playlist » qui accompagnait le show.

  • [Cest l’été] La Rose des Vents, garde ses « portes ouvertes tout l’été »

    [Cest l’été] La Rose des Vents, garde ses « portes ouvertes tout l’été »

    Voilà deux ans qu’une décision a été prise au sein des équipes du centre social la Rose des Vents : celle de maintenir chacun de ses services ouverts tout au long de l’été. Autrefois centre social Aix Nord, désormais sous la direction de Rachid Sabbouri, le lieu est autonome depuis le début des années 2000. Et propose chaque été une programmation dense sur la saison estivale. « D’autant plus qu’on est montés crescendo sur les deux dernières années en termes de programmation estivale, mais c’est la première année où elle est aussi dense, précise Reda Gannouni, coordinateur de projet au sein de la Rose des Vents. Cette année on a une programmation monstre sur l’été. On est sur de l’animation pratiquement tous les jours, avec un événement ou une activité importants tous les deux jours. »

    Pour les équipes du centre social, qui fonctionnent par roulement au cours de l’été, la saison estivale est des plus intenses. « On voit sur notre territoire que de moins en moins de personnes le quittent pour partir en vacances, c’est en corrélation avec notre public, parce qu’on a le quartier le plus pauvre d’Aix-en-Provence. Les gens ont chaud, restent ici, certains ne peuvent même pas aller à la mer », contextualise Reda Gannouni. Faute, en partie, de l’inflation et des prix en hausse pour partir en vacances. Dès le mois de juillet, les quartiers de Beisson, où sont nichés le centre social mais aussi le quartier de Saint-Eutrope, un peu plus bas mais dépendant aussi de la structure, les journées et soirées d’été sont rythmées par la programmation de « l’Été Culturel à Beisson », orchestré par la Ville d’Aix-en-Provence mais dont l’organisation est en grande partie confiée au centre social. Au mois d’août, la Rose des Vents bénéficie notamment d’un autre dispositif, dénommé « Ouverture Estivale » : une béquille pour maintenir les activités, en plus des sorties organisées par le centre social lui-même. « On s’est dit qu’on allait mutualiser tous les dispositifs pour ne garder qu’une seule programmation. Le plus important est d’offrir un bel été aux habitants », déroule Reda Gannouni, qui restera vague sur les questions de baisse de budgets que craignent plusieurs structures culturelles et sociales.

    Moments d’échanges et de sensibilisation

    « On sait rester innovants et on essaie de ne pas prendre de risques trop onéreux », assure le coordinateur de projets. Pour cette saison, un seul credo reste la priorité des équipes : « amener l’animation au pied des bâtiments, résume Reda Gannouni. Chacun met la main à la pâte et on propose de la qualité, mais aussi quelque chose de digne pour les habitants, de ne pas être seulement dans les deux bouts de scotchs et un bout de ficelle. L’idée c’est de faire un peu moins, mais mieux ». Le programme, est réfléchi plusieurs mois en avance, explique ce dernier. Parmi les activités, des animations spécifiques aux plus jeunes publics, adressés aux adolescents mais aussi aux seniors et aux familles. « Pour résumer, il y aura des animations toute la semaine, pratiquement tous les jours et des temps forts deux fois par semaine, les mercredis et vendredis (…) le dernier événement n’aura lieu que le 29 septembre », explique Reda Gannouni. Parmi ces rendez-vous festifs : une sardinade géante le 22 juillet, mais aussi un panel d’activités autour du sport – hors grosses chaleurs ou à horaires adaptés –, des jeux, des projections en plein air… Toutes les informations sont à retrouver sur le site du centre social, mais aussi le site de la Ville d’Aix. Au vu des vagues de chaleur multiples dès ce début d’été, les horaires ont également été décalés d’une demi-heure. Beaucoup d’activités sont, en plus des animateurs, animées par la référente famille du centre social. « Une façon de faire de la sensibilisation informelle, sur des sujets comme la santé, les écrans, la parentalité…, détaille Reda Gannouni. C’est un temps dédié. La sensibilisation passe mieux lorsque c’est informel, on n’est pas dans un cadre descendant ou l’on prêche la bonne parole. Comme les gens se confient, échangent, on a ensuite de belles surprises qui nous permettent de penser et de créer d’autres activités, c’est un peu un laboratoire, ces moments-là. »

    Près d’un millier de personnes bénéficiaires

    Entre les quartiers de Saint-Eutrope et de Beisson, la programmation pourrait bénéficier à un millier de personnes, toutes générations confondues. « Ce ne serait pas un chiffre exagéré ! Je pense que chaque habitant des deux quartiers a participé à au moins une animation », commente Reda Gannouni. Pour que ce travail se poursuive, il faut compter « plusieurs journées dans une journée, résume le coordinateur de projet, au nom de l’équipe. Il faut aussi, et déjà organiser la rentrée et on a un œil sur septembre, il faut faire la demande de subventions dès le mois de juillet… Les journées défilent en un clin d’œil, huit heures sont déjà passées. Mais c’est amusant, il n’y a aucune journée de qui se ressemble, chaque jour il y a un nouveau problème qui arrive et une nouvelle solution à trouver… Si on aime la routine, il ne faut pas venir travailler dans un centre social. » Dans toute cette organisation, un seul hic : la charge administrative, plus complexe qu’il y a quelques années en arrière. « Ce qu’on comprend. Mais nous n’avons pas ce temps-là. Il y a une réflexion en cours pour alléger le système », explique Reda Gannouni. Pour autant, « quand on passe de la paperasse au réel, aux jeunes qui en redemandent, on oublie tout ça ».

  • Parcoursup : 126 000 candidats en attente

    Parcoursup : 126 000 candidats en attente

    C’est un été compliqué qui s’annonce pour des milliers de lycéens et étudiants en réorientation. La phase principale d’affectation de Parcoursup s’est clôturée samedi 11 juillet, la plateforme recense 126 652 candidats, parmi lesquels 57 024 bacheliers, 46 216 étudiants en réorientation et 23 412 candidats scolarisés à l’étranger, n’ayant pas reçu de proposition positive à l’un de leur vœu formulé. Cela équivaut à près de 15% des demandes, quand 576 749 bacheliers et 152 351 étudiants ont reçu au moins une proposition d’admission. À titre comparatif, le nombre de candidats sans proposition était de 103 582 en 2025. « Comme l’an dernier, ce sont des dizaines de milliers de bacheliers qui ont des réponses négatives à leurs vœux, des dizaines de milliers qui sont affectés dans une filière “par défaut”, parfois loin de chez eux, avec tous les frais et les difficultés que cela engendre… », dénonce dans un communiqué la Fédération nationale de l’enseignement de la culture et de la formation professionnelle Force ouvrière (Fnec FP- FO).

    Huit ans après son instauration, l’outil reste plus que jamais décrié. « La logique de Parcoursup a été faite pour créer une espèce de goulot d’étranglement qui s’inscrit dans la volonté de tri des élèves qu’on a vus à tous les niveaux, jusqu’au collège avec “le choc des savoirs” », fustige Marion Chopinet secrétaire académique du Snes-FSU Aix-Marseille. Dans un communiqué, le ministère de l’Enseignement supérieur pointe un « contexte de croissance forte du nombre de candidats inscrits cette année sur Parcoursup », soit 66 000 supplémentaires, en particulier du nombre de lycéens +10 000 par rapport à 2025 (660 000 lycéens au total) et davantage d’étudiants, 206 000 étudiants en réorientation (soit +23 000 par rapport à 2025).

    Une hausse démographique qui s’accompagne d’une suppression de 10 300 places cette année par rapport à 2025 selon Snesup-FSU. Auxquelles s’ajoutent les 43 000 places en moins par rapport à 2024. « Au lieu de mettre les moyens sur le supérieur et sur l’université pour ouvrir des places à tout le monde, on a pris le prétexte des taux de réorientation ou d’échec en première année pour créer un système de sélection extrêmement difficile. C’est-à-dire que maintenant, même sur un accès à l’université, la place n’est pas acquise », tempête Marion Chopinet.

    « Même à l’université,

    la place n’est pas acquise »

    Dès lors, et pour éviter que les élèves ne subissent le stress de se retrouver sans orientation, les professeurs les incitent à choisir des filières moins sélectives, à défaut de s’orienter vers celles qui leur plaisent… « On est hyper attentifs à ce que les élèves mettent des vœux de sécurité. C’est dans toutes les stratégies expliquées partout qu’on ne fait pas que des vœux sélectifs sur Parcoursup, puisque même les universités s’intègrent là-dedans, mais là aussi, même quand on demande une fac de sciences ou de langue, on n’est pas du tout sûr d’avoir de la place », déplore la syndicaliste. Quelque 5 781 bacheliers et 719 étudiants sans proposition d’admission ont depuis le 1er juillet sollicité l’accompagnement personnalisé des commissions d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) pour les aider à trouver une place.

    La phase complémentaire se poursuit sur Parcoursup jusqu’au 10 septembre. Les candidats pourront se tourner d’ici là vers les formations où des places sont encore disponibles. Quelque 83 000 places sont vacantes dans 6 000 formations diversifiées (licences, BTS, BUT, classes préparatoires, écoles, etc.), selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Si l’on se fie à la carte interactive des formations disponibles, il reste par exemple des places en prépa au lycée Saint Exupéry à Marseille (15e), ou encore en licence de lettres à l’université d’Avignon, en BTS négociation et digitalisation de la relation client au lycée Dominique-Villars de Gap, en BUT génie biologique parcours agronomie au site de Digne-les-Bains de l’IUT d’Aix-Marseille, ainsi qu’en apprentissage certificat de spécialisation sommellerie au sein du lycée des métiers d’hôtellerie et tourisme Anne-Sophie-Pic à Toulon.

    Explosion de l’enseignement supérieur privé lucratif

    « En parallèle, le gouvernement Macron-Lecornu fait tout pour diriger les jeunes vers des formations payantes… ou bien vers l’armée », fustige la Fnec FP-FO, qui appelle à abroger Parcoursup. Et pour cause : sur les 16 635 formations consultables sur la carte interactive du ministère en charge, 6 646 le sont au sein d’établissements publics, 4 425 vers des structures privées en contrat avec l’État ou d’établissement d’enseignement supérieur consulaire (EESC), quand 5 564 sont exclusivement privés, allant de l’apprentissage rémunéré par l’entreprise à des formations facturées à 9 700 euros l’année ! « Parcoursup, ce n’est pas seulement le stress et la sélection. C’est aussi l’explosion de l’enseignement supérieur privé lucratif. Un marché parallèle s’est développé, financé par la taxe d’apprentissage et par des familles laissées seules face à un algorithme. Les jeunes sont l’avenir du pays, pas une marchandise. », alertait en janvier le sénateur communiste Pierre Ouzoulias.

  • Les approches se diversifient dans la contestation de la Très haute tension

    Les approches se diversifient dans la contestation de la Très haute tension

    Sur la route d’Arles aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les champs bordent le bitume, parfois séparés de petits canaux iconiques de la Camargue. Mais passé le croisement de la D570 et de la route du Mas d’Agon, impossible de rater ce container rouge érigé sur une parcelle agricole, visible à plus d’un kilomètre.

    « Voici un cinquième de pylône THT » arbore en blanc le monolithe depuis vendredi dernier. Une allusion directe à la hauteur moyenne des 145 pylônes du projet de RTE de ligne à Très haute tension (THT) devant relier Jonquières-Saint-Vincent (Gard) et Fos-sur-Mer, pour 2029. Ce projet est depuis le départ fortement contesté sur les territoires concernés. Surtout par les agriculteurs à l’instar de Carole Guintoli, propriétaire du terrain sur lequel se trouve le container. « J’ai pris mon pinceau et j’ai écrit, on s’imagine mieux l’impact sur la Camargue », retrace-t-elle au petit-déjeuner des opposants mardi matin.

    Un acte militant, pour cette ancienne élue avec le maire d’Arles Patrick de Carolis (Hor), présent. « La Camargue est belle car justement il n’y a rien. Avant de mettre la THT, mettez l’eau au robinet partout ! » lance-t-elle. « Comment on va travailler avec des pylônes au milieu des rizières ? On a des solutions alternatives. C’est comme si je prenais mon âne pour livrer mon riz au supermarché, qu’on ne dise pas qu’on n’est pas capable de faire autrement avec les ingénieurs qu’on a quand de mon côté je sème mon riz par drone. »

    « On se bat pour notre environnement »

    Dans cette mobilisation « ce n’est pas une question de bord politique » assure Julien Besançon, 1er adjoint de Saint-Martin-de-Crau et secrétaire national des Centristes. « L’État avance sans les élus du territoire qui eux se battront jusqu’au bout par tous les moyens pour une autre solution » que la ligne aérienne, selon l’élu. Le coût et le délai sont inaudibles. « Le coût est déjà plus élevé qu’à la base et les délais s’entendent s’il n’y a aucun recours ou action en justice. Sauf qu’il y en aura ! » promet-il.

    En filigrane, l’articulation de l’environnemental et du social. « On nous dépeint comme des grands empêcheurs, mais ce n’est que pour faire peur aux travailleurs pour leurs emplois et aux petits patrons s’imaginant qu’une partie des 20 milliards d’investissement est pour eux. Pour mieux les monter contre les opposants » analyse Jean-Laurent Lucchesi du collectif THT13/30, ornithologue et ancien directeur des Marais du Vigueirat. Car outre la protection des oiseaux et du vivant, le militant rappelle que « décarboner n’est pas dépolluer » et estime que les promesses de 60 000 emplois sont « des mirages », alors que le projet Carbon, 3 000 emplois et le plus dépendant de l’apport électrique, est abandonné.

    La rencontre des intérêts progressistes, environnementaux voire de classe se trouve peut-être dans cette approche, au-delà des discours sectorisés ou identitaires.

  • Machine à broyer

    Machine à broyer

    Ils sont cette année 126 652 à ne pas avoir eu d’affectation pour la rentrée. Triste record. Plusieurs dizaines de milliers de jeunes à qui on va bousiller l’été. Parcoursup se révèle encore une fois être une véritable machine à broyer. Après leur avoir pourri leur scolarité en les tannant depuis le collège sur l’orientation, la nécessité d’être performant, de savoir ce qu’ils veulent faire… Élisabeth Borne avait même été jusqu’à dire que les enfants devaient réfléchir à leur futur métier dès la maternelle.

    Des jeunes que l’on a confiés à un algorithme et à qui on demande un CV et une lettre de motivation après leur avoir fait faire des stages de plus en plus nombreux. Autant dire bien formatés pour intégrer le monde de l’entreprise, monde qui pénètre chaque année davantage le milieu éducatif.

    Émancipation

    Les syndicats enseignants n’ont de cesse de dénoncer l’opacité de ce système et son caractère terriblement inégalitaire car lié aux capacités d’aide et de soutien des parents. Mais le gouvernement ne les écoute pas. Trop heureux d’avoir trouvé une option pour développer sans en avoir l’air le développement exponentiel de l’enseignement privé lucratif.

    La démocratisation du bac a été lancée dans un objectif d’émancipation et s’était accompagnée d’investissement massif pour permettre au maximum de jeunes d’obtenir le bac, cette clé d’entrée dans les études supérieures. Le ministère de l’Éducation nationale doit se rappeler que la formation et l’épanouissement de la jeunesse et la formation de futur citoyen capable de réfléchir sont ses objectifs prioritaires.

  • L’OM boucle enfin ses premières ventes estivales

    L’OM boucle enfin ses premières ventes estivales

    Greenwood en Turquie

    Le premier grand feuilleton estival a trouvé sa conclusion. L’OM a trouvé un terrain d’entente avec Fenerbahçe concernant le transfert de Mason Greenwood. L’Anglais, après deux saisons intéressantes sous le maillot olympien, était suivi par plusieurs clubs. La Roma a été la première à faire des avances. Mais sanctionné par l’UEFA, le club de la capitale italienne a finalement renoncé.

    Trois autres sont alors entrés dans la danse. Fenerbahçe, l’Atlético de Madrid et al-Ahly. Les offres étaient proches, avec une base de 40 millions d’euros. Seul le montant du bonus différait.

    Mason Greenwood a refusé de s’engager du côté d’al-Ahly. Si elle semblait la plus intéressante pour lui, il ne se sentait pas de prendre aussi tôt sa retraite sportive, en rejoignant un championnat saoudien peu intéressant sportivement.

    Restaient en lice Fenerbahçe et l’Atlético de Madrid. C’est finalement le club turc, qui avait dépêché un négociateur à Marseille pour appuyer sa requête, qui décroche la timbale. L’OM va empocher 40 millions d’euros, auquel s’ajoutera un bonus en cas de revente. Néanmoins, les dirigeants marseillais devront verser une partie de cette indemnité à Manchester United.

    Mason Greenwood a signé un contrat de quatre ans. Assorti d’une conséquente revalorisation salariale. Il est le second départ, après le prêt payant de Hamed Traoré au Genoa.

    Des pistes défensives pour l’après-Balerdi

    Si la priorité reste aux ventes, l’état-major marseillais continue de surveiller certaines opportunités, notamment dans le secteur défensif. Après la piste Jean-Clair Todibo, celle menant à Malang Sarr est apparue. Libre de tout contrat, le défenseur de 28 ans s’est parfaitement relancé cette saison sous les couleurs lensoises, au point de figurer dans l’équipe type de Ligue 1 des trophées UNFP. Ses performances ont également attiré l’attention de la Real Sociedad.

    Accessible financièrement, puisqu’aucune indemnité de transfert ne serait à verser, l’arrivée de Malang Sarr semble toutefois conditionnée au départ de Leonardo Balerdi. Avec l’une des plus fortes valeurs marchandes et l’un des salaires les plus élevés de l’effectif, l’international argentin, actuellement blessé, figure parmi les candidats au départ cet été. En quête d’un défenseur central, la Juventus Turin garde un œil sur l’ancien capitaine olympien, mais seulement en cas d’échec dans le dossier menant au Slovène Tarik Muharemovic.

    Benatia toujours là

    Toujours dans un souci de vendre, la direction de l’OM continue de faire confiance à Medhi Benatia, son ancien directeur sportif. Selon L’Équipe, il continue de peser sur certains dossiers internes, notamment en ce qui concerne le mercato. L’ancien international marocain aurait d’ailleurs obtenu une proposition en provenance d’Arabie saoudite pour Pierre-Emile Højbjerg.

    Premier match amical en Côte d’Ivoire

    Dans le cadre de leur préparation estivale en vue de la saison à venir, les Olympiens s’envoleront mercredi pour la Côte d’Ivoire. Ils y séjourneront durant trois jours à l’occasion du partenariat noué avec « Sublime Côte d’Ivoire », un programme porté par le ministère du Tourisme et des Loisirs du pays ouest-africain. Un déplacement qui sera également l’occasion pour les Marseillais de disputer leur première rencontre amicale, jeudi à 15 heures, face au Yamoussoukro FC.

    Selon la communication officielle de l’OM, l’ensemble des rencontres du Summer Tour sera diffusé sur OM.fr et sur la chaîne Twitch officielle du club. L’accès au direct sera réservé aux membres Peuple Bleu & Blanc Essential, Gold et Platinum, ainsi qu’aux abonnés (subs) de la chaîne Twitch officielle de l’OM.

  • À Avignon, le monde culturel maintient la pression sur le gouvernement

    À Avignon, le monde culturel maintient la pression sur le gouvernement

    C’est malheureusement une pièce à succès qui se joue lors de ce Festival d’Avignon. Avec dans la mise en scène un gouvernement austéritaire et comme acteurs principaux et victimes les professionnels du spectacle vivant. Après une manifestation jeudi dernier devant l’hôtel de Ville et avant une agora ce jeudi 16 devant le palais des Papes, une nouvelle mobilisation s’est tenue ce lundi soir, également sur la place papale. « On construit un mouvement unitaire en intersyndicale avec des organisations d’employeurs et de salariés », pose Joris Mathieu, coprésident du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac).

    À ses côtés, la CGT spectacle, le Synavi (syndicat national des arts vivants), Scène ensemble ou le collectif Livrer bataille. Tiago Rodrigues, directeur du festival, se joint aussi au mouvement. « Le service public de la culture est un patrimoine démocratique, ce festival n’est pas possible sans lui, à partir du moment où ce service public est en danger, on est tous en danger », estime-t-il. Sa voisine de tribune est l’une de ses prédécesseurs à la tête du festival, Hortense Archimbault. L’actuelle directrice de la MC 93 [Maison de la culture de Seine-Saint-Denis] confie n’avoir « jamais affronté ça en 22 ans ». Le ça en question : le gel de dotations par l’État pour le second semestre mettant en péril de nombreux spectacles et donc d’activités pour les artistes. « Je ne veux pas déprogrammer et renier la confiance accordée aux artistes et au public, en faisant cela, je crée un gros déficit pour ma structure », assume-t-elle. Et ce « alors qu’il y a une forte demande sociale pour le spectacle vivant avec jamais autant de monde dans les salles ».

    Un « saccage délibéré

    des services publics »

    « Nous n’accepterons pas de mourir en silence », prévient Delphine Lalizout, coprésidente du Synavi. L’intersyndicale pose trois revendications : un moratoire urgent sur ces coupes budgétaires, la création d’une commission interministérielle en lien avec les collectivités territoriales pour mener une vraie concertation, et porter à 1% minimum la part de la culture dans le budget de l’État. « Une catastrophe sociale s’annonce avec un grand mépris du gouvernement qui ne nous a pas concertés », s’insurge Ghislain Gautier, secrétaire général adjoint de la CGT spectacle qui brandit la menace d’une grève. « On exige une prise en considération du gouvernement d’ici au 16 juillet, avoir au moins un rendez-vous, sinon on discutera des modalités d’action qui peuvent aller jusqu’à la grève », annonce le représentant syndical.

    Si pour l’heure il ne s’agit que d’une hypothèse, « c’est l’exécutif qui, par son mutisme, son mépris et son saccage délibéré des services publics, en porterait la responsabilité », conclut Joris Mathieu.

  • Le spectacle de rue s’invite à Lodève avec Résurgence

    Le spectacle de rue s’invite à Lodève avec Résurgence

    Cirque, musique, danse, théâtre. Une pluralité d’arts sera représentée au festival Résurgence, qui se déroulera à Lodève, du 16 au 19 juillet. Une diversité artistique mise en avant par les organisateurs. « On essaye que chacun puisse trouver des spectacles qui l’attirent en fonction de ses goûts », fait valoir Franck Loyat, directeur du pôle culture du Lodévois Larzac, communauté de communes qui organise la manifestation. Une manière que chacun puisse trouver chaussure à son pied tout en mettant en lumière des artistes émergents. Car ici, pas de tête d’affiche. « On a fait le choix d’axer le festival sur la découverte et la création artistique afin de stimuler la curiosité du public », poursuit Franck Loyat.

    Une tâche à laquelle s’attelleront les 22 compagnies qui donneront une quarantaine de représentations – auxquelles s’ajoutent une vingtaine du « off » du festival, une carte blanche donnée aux associations locales -dans les 17 lieux publics de la ville (places, écoles, parcs, etc.). Ainsi, premier rendez-vous est donné le 16 juillet, à 20h30 à l’hôtel de ville pour « Le mariage forcé », de la compagnie 800 litres de paille. « Cette pièce de Molière est revisitée reposant sur l’énergie, la fougue des artistes », note Franck Loyat. Côté circassien, la compagnie Hors surface présentera Home, « une histoire mettant en scène un acrobate faisant du fil au-dessus d’un trampoline. » (18 et 19 juillet à 18h, au parc municipal).

    Les artistes ne sont pas les seuls acteurs du festival. En effet, le public est appelé à monter sur les planches. À l’instar de la pièce Jours de la compagnie Kiroul (19/07, 10h, au parking du parc municipal). « C’est un spectacle étrange sur la joie de vivre dans toutes les situations. Les artistes ont trouvé une dizaine de volontaires qui débarqueront avant le spectacle sans savoir à quelle sauce ils seront mangés », précise le directeur culturel.

    Si les journées sont dédiées aux spectacles, les soirées s’animent en laissant la place aux concerts avec notamment le groupe Deli Teli qui revisite le laïko, musique populaire grecque des années 50 (18/07, 23h) ou encore la fanfare Cornélius (19/07, 23h). En somme, la recette d’un festival réussi.

    Programme complet à retrouver sur : festival-resurgence.fr.

  • [14-juillet] Les rendez-vous dans le Sud

    [14-juillet] Les rendez-vous dans le Sud

    Bouches-
    du-Rhône

    Marseille

    Le feu d’artifice a eu lieu exceptionnellement le lundi 13 juillet à 22h30. Le défilé militaire du 14-Juillet débutera à 17h sur le Vieux-Port. Il rejoindra l’esplanade du J4 après revue des troupes, remise de décorations, spectacle aérien et démonstration de parachutistes.

    Martigues

    Le traditionnel défilé militaire se fera le 14 juillet à 18h30 depuis la place des Martyrs. Suivra un apéritif offert à la population et animé par la Fanfare de Martigues. Trois quartiers du centre-ville accueilleront des concerts de 21h à minuit seront organisés place Jean-Jaurès, cours du 4-Septembre et place de la Libération.

    Port-de-Bouc

    Si le défilé avec fanfare et majorettes a été annulé pour cause de canicule, le dépôt de gerbe au Monument aux morts de la Lèque prévu le 14 juillet à 18h30 avec allocution du maire est maintenu. Un spectacle pyrotechnique offert par la ville est prévu à 22h30 mais pourrait être reporté.

    Vitrolles

    La journée du 14-Juillet s’ouvrira à 18h sur le parvis de l’hôtel de Ville pour la cérémonie officielle. Dès 19h, la place de la Liberté vibrera au rythme d’un concert. Nouveauté de cette année, une projection animée sur la façade de la médiathèque la Passerelle à 22h.

    Istres

    Comme chaque année, la ville célèbre la fête nationale le 13 juillet. Rendez-vous sur l’esplanade Charles-de-Gaulle à 19h30 pour une prise d’armes, suivie d’un défilé militaire à 20h depuis le collège Pasteur. Un bal populaire est prévu à partir de 21h30 sur l’esplanade Bernardin-Laugier.

    Aix-en-Provence

    Le bal se déroulera sur le haut du cours Mirabeau le lundi 13 juillet de 18h à 1h, avec des concerts toute la nuit.

    Gardanne

    Le 14-Juillet s’ouvrira à 17h30 par le défilé des forces de sécurité civile, municipale et militaire depuis le boulevard Bon temps. La cérémonie officielle se fera devant le monument aux morts, face à l’hôtel de Ville. Côté festivités, rendez-vous à 20h pour un spectacle assuré par le groupe de variétés Haute Tension Nouvelle Génération.

    Aubagne

    Le bal aura lieu le mardi 14 juillet sur le cours Foch à partir de 21h30 avec l’orchestre Solaris.

    La Ciotat

    Le bal s’est déroulé le lundi 13 juillet dès 21h sur la place de l’Escalet. Dans la soirée, un feu d’artifice tiré à 22h30 depuis la mer, face au port de plaisance. Le mardi 14 juillet sera consacré au défilé des sapeurs-pompiers dès 9h30 sur le Port Vieux. Une remise de diplômes et décorations est prévue à 10h30, avant le vin d’honneur à 11h45, place Émile-Zola.

    var

    Toulon

    Pour la deuxième année consécutive, le défilé militaire se déroulera sur le boulevard de Strasbourg, au niveau du Musée d’Art à 18h le 14 juillet. En soirée, rendez-vous à 22h sur le Carré du port pour un spectacle de 1 000 drones et le traditionnel feu d’artifice, avant de conclure sur avec le bal populaire, cours Louis Blanc.

    Draguignan

    Le défilé est prévu lundi 13 juillet à 19h sur le boulevard Clemenceau. La soirée du 14 juillet débutera par un concert à partir de 21h30 place Cassin.

    Hyères

    La cérémonie du 14-Juillet se tiendra place de la République dès 9h30 avec prises d’armes, revue des troupes, décorations et hymne national. La journée s’achèvera à 21h30, place Clemenceau, sur un concert en plein air gratuit du New Jazz Big. Le feu d’artifice sera tiré en mer à 22h30.

    Brignoles

    Le mardi 14 juillet, un défilé motorisé et le dépôt de gerbes auront lieu dès 10h sur la place Carami, avant une soirée cabaret suivie d’un DJ live.

    vaucluse

    Avignon

    La cérémonie de célébration de la Fête nationale se déroulera le mardi 14 juillet à 10h30 devant l’hôtel de Ville. À 11h, des Avignonnais seront mis à l’honneur dans la salle des fêtes de l’hôtel de Ville, avant de partager un vin d’honneur à 12h. Le bal se tiendra place de l’Horloge de 21h à 1h du matin, animé par l’orchestre MusicLive.

    Apt

    La soirée du mardi 14 juillet débutera dès 19h sur le cours Lauze de Perret avec un spectacle musical et familial. Le feu d’artifice sera tiré à 23h.

    Carpentras

    Une soirée musicale aura lieu le 14 juillet de 19h à 20h45 au square Champeville. Elle sera assurée par le groupe de reprises The Pickles.

    Alpes-de-Haute-Provence

    Digne-les-Bains

    Mardi 14 juillet, la cérémonie officielle à 19h sera suivie d’un défilé de la place Général-de-Gaulle au boulevard Gassendi. La soirée débutera à 22h30 par un feu d’artifice au Grand Pont et au boulodrome Claude-Ginier et se poursuivra par un bal place Général-de-Gaulle.

    Sisteron

    Le défilé militaire est annulé pour cause de canicule, mais le reste des festivités est maintenu. À 16h, des chars s’élanceront depuis l’avenue Alsace Lorraine, avec Le Quadrille Sisteronais et La Fanfare du Boumas. La place de la Mairie accueillera à 17h la cérémonie des honneurs rendue aux pompiers et à 21h le défilé des chars allumés. Le feu d’artifice sera tiré depuis la Citadelle, à 22h30.

    Manosque

    Les célébrations auront lieu le lundi 13 juillet. La soirée débutera à 19h par un apéro-concert rock au Parc de Drouille. Le feu d’artifice sera tiré à 22h, suivi du bal des pompiers.

    Hautes-Alpes

    Gap

    Le bal et le feu d’artifice sont reportés au mercredi 15 juillet. Le feu d’artifice aura lieu au parc Bernard-Givaudan et sera suivi du bal animé par l’orchestre Gérard Sinclair.

  • À Bagnols, la nouvelle maire RN s’en prend aux centres sociaux

    À Bagnols, la nouvelle maire RN s’en prend aux centres sociaux

    L’association se savait dans le collimateur de la nouvelle maire Pascale Bordes. Après l’annonce d’une coupe d’environ 40% dans le budget des associations, Mosaïque en Cèze s’attendait justement à voir sa subvention réduite d’environ 80 000 euros. Mais jamais elle n’aurait pensé que la nouvelle équipe irait jusqu’à supprimer l’intégralité de la subvention d’une association dont l’action est pourtant reconnue sur le territoire bagnolais depuis 1992.

    « Nous gérons deux centres sociaux qui ont pour objectif l’animation de la vie sociale sur un territoire, c’est-à-dire de lutter contre toutes les formes d’isolement et d’exclusion », explique Vincent Poutier, le président de l’association qui s’appuie sur 18 salariés. « Nous avons 600 familles qui adhèrent à Mosaïque en Cèze, c’est-à-dire entre 1 200 et 1 500 personnes. C’est 8 000 personnes accueillies sur une année. Nous organisons environ un millier d’animations par an, soit 3 ou 4 activités par jour comme nous sommes fermés le dimanche. » Après le vote de la suppression de cette subvention lors du conseil municipal du 25 juin, les sympathisants RN présents ont applaudi cette décision…

    Un avenir incertain

    À la suite de l’élection municipale de mars dernier, Vincent Poutier avait tenté de rencontrer la majorité pour présenter les actions de l’association et essayer de la convaincre de son importance sur le territoire. Mais aucun dialogue n’a pu s’installer alors que deux élus de la majorité ont, de fait, un siège à l’Assemblée générale de l’association. « Sous prétexte qu’on gérait mal et que la Ville était au bord de la cessation de paiement alors qu’il y a un compte administratif positif d’1,9 million d’euros, on nous annonce qu’on n’aura pas de subvention en 2026. On ne peut pas dire que les rapports sont mauvais, il n’y en a pas. C’est une décision violente car nous n’avons aucun aménagement possible et que cela concerne l’année en cours. Qu’il n’y ait même pas de dialogue, je trouve que c’est extrêmement difficile à vivre parce que c’est un vrai mépris et ça empêche de pouvoir se projeter sur l’avenir », précise Vincent Poutier.

    Pour l’heure, l’association peine à réellement évaluer toutes les conséquences de cette décision mais elle s’attend à réduire la voilure l’an prochain. Cette aide de la mairie représente en effet 45% des subventions perçues par Mosaïque en Cèze. C’est 20% du budget total de l’association. « Moins 20% dans le budget, ce n’est pas moins 20% d’activités parce que lorsqu’on lance une activité, il y a des cofinancements de plusieurs acteurs et la subvention municipale permettait justement de compléter pour lancer une activité. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, les 20% d’argent en moins, ça remet en cause pratiquement 30 à 35% de nos projets », explique Vincent Poutier.

    Les équipes de l’association sont donc à pied d’œuvre pour analyser projet par projet, comment ils peuvent sauver le plus d’activités possibles. L’association devrait communiquer en septembre pour détailler les conséquences concrètes de l’absence de subvention communale. Au-delà des activités, elle devra également supprimer des postes pour retrouver l’équilibre budgétaire. D’autant que les autres collectivités ne souhaitent pas rallonger leur aide tant pour des raisons financières que politiques. « Cette année va être difficile parce qu’on a déjà engagé des choses depuis janvier et qu’on sait désormais qu’on n’aura pas les financements pour. On va finir l’année dans le rouge », s’inquiète le président de l’association qui espère désormais recevoir du soutien de la population locale.

    « Indépendamment du RN, parce que le mouvement associatif est attaqué par les gouvernants actuels, je réfléchis actuellement avec un certain nombre de gens, pour se mobiliser et défendre le mouvement associatif en sachant que c’est un travail de longue haleine et qu’il ne va pas payer tout de suite », conclut Vincent Poutier.