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En classe !
Cette fois, c’est sûr : c’est la rentrée pour tous. Du fait des violents orages annoncés, les élèves des Bouches-du-Rhône et du Var ont eu un jour de répit en plus par rapport aux jeunes vauclusiens. Si la situation cataclysmique redoutée n’a pas eu lieu, mieux vaut, en la matière, un excès de prudence que d’insouciance.
Quoi qu’il en soit, les péripéties météorologiques ne feront pas oublier les difficultés auxquelles est confrontée l’école républicaine. À Marseille, le retard pris pendant un quart de siècle d’abandon est progressivement rattrapé au niveau des écoles primaires. C’est indéniablement positif pour les petits marseillais. Mais dans la cité phocéenne comme dans le reste du sud de la France, de l’école primaire jusqu’au lycée, la crise de vocation parmi les professeurs, l’accroissement des inégalités scolaires, la concurrence des établissements privés subventionnés, les suppressions de classes, les non-remplacements de postes, pèsent lourdement sur le service public d’éducation.
Changer de politique
Pourtant c’est l’avenir collectif de la France qui se joue à l’école. L’Éducation nationale mérite mieux que les revirements incessants infligés par des gouvernements successifs. Leur seule cohérence réside dans un même mépris pour la vocation essentielle de l’école républicaine : former des citoyens émancipés.
Après la chute du gouvernement Bayrou, il faudra nommer le septième ministre que l’Éducation nationale aura connu en trois ans. Ce n’est pas le moindre des enjeux de la période qui s’ouvre et qui appelle un changement de politique dans le sens du progrès.
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Benoît Payan annonce une 4e vague du Plan école plus répartie sur la ville
Le volet école du Plan Marseille en grand, ce programme de 1,5 milliard d’euros pour rénover toutes les écoles publiques de Marseille se poursuit à son rythme. Depuis son lancement en 2021 et la création de la Société publique des écoles de Marseille (Spem) en février 2022, près d’une vingtaine d’établissements a été créée ou totalement rénovées. Une quarantaine est en cours dans le cadre des trois premières vagues lancées depuis 2022.
Trop lent ? L’argument de l’opposition de droite qui croit pouvoir faire oublier 25 années de gestion Gaudin et la honte de l’abandon de ces joyaux de la République, fait rire beaucoup de Marseillais. Alors mardi dans un communiqué, le groupe d’opposition de droite Une volonté pour Marseille s’est rabattu sur des rats, des punaises de lits, des toilettes vétustes, prenant à témoin la canicule de juin et la gestion des cantines par la Sodexo, à qui elle avait confié le monopole en 2011.
Que le Plan soit moins rapide qu’annoncé par le Printemps marseillais, en revanche, c’est bien possible. Benoît Payan, le maire (DVG) de Marseille, évoquait en octobre 2021 la livraison de 80 écoles d’ici la fin de l’année 2026. Si ce sera le cas d’une partie d’entre elles, le bilan retiendra surtout que ce chiffre s’approchera plutôt du nombre de projets lancés, études comprises. Car en 2026, la rénovation complète de près de 90 écoles de la ville aura bien été engagée à défaut d’être achevée.
Dans un long entretien accordé à nos confrères de La Provence, lundi, ce dernier a d’ailleurs défloré les grandes lignes de la 4e vague de constructions/rénovations portées par la Spem. 40 écoles au total sont visées, représentant une vingtaine de groupes scolaires.
Parmi elles, quatorze établissements (7 groupes) sont déjà identifiés, indique Benoît Payan. Il s’agit des groupes scolaires HLM Méditerranée- Chutes Lavie (4e), Coin Joli (9e), Saint-Tronc-Castel Roc (10e), Saint-Just Corot (13e), Vayssière 2 (14e), Castellas-les Lions et la Maurelette (15e).
« Je finirai l’autre moitié d’ici 2032 »Après avoir privilégié les quartiers Anru lors des trois premières vagues pour ne pas perdre les crédits de la politique de la ville, « la 4e vague couvrira d’avantage tout le territoire », précise le maire. Les procédures seront lancées à l’automne en vue d’un démarrage des travaux au printemps 2027 et de livraisons attendues courant 2029. La liste des 26 autres établissements prévus dans cette 4e vague est en cours d’étude par les services de la Spem.
Mais le calendrier de 188 écoles entièrement rénovées ou reconstruites sur dix ans, tel qu’initialement envisagé en sept vagues dans le cadre du Plan Marseille en grand, sera tenu assure Benoît Payan : « Nous avons atteint la moitié de l’objectif en cinq ans. Je finirai l’autre moitié, c’est-à-dire les 93 écoles restantes d’ici 2032. »
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Airbus Helicopters met le paquet sur le marché militaire
La loi de programmation militaire 2024-2030 est une aubaine pour Airbus Helicopters. Adopté le 13 juillet 2023, le texte prévoyait une enveloppe de 413,3 milliards d’euros pour les armées. Mais le 13 juillet dernier, lors d’un discours prononcé depuis l’Hôtel de Brienne, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé un effort de 10 milliards d’euros supplémentaires sur deux ans (3,5 Md en 2026, +6,5 Md en 2027) pour accélérer le réarmement. Et le leader mondial de l’hélicoptère a toute sa place dans ce mouvement.
En visite sur le site industriel marignanais ce lundi 1er septembre, le ministre des Armées Sébastien Lecornu explique : « La question des hélicoptères est devenue symptomatique de l’état de dégradation très important dans lequel étaient confrontées nos armées. On a une quinzaine de modèles différents, donc une hétérogénéité de la flotte absolument épouvantable, qui totalise 400 hélicoptères dans les forces armées hors gendarmerie et sécurité civile. Une grande part tutoie la moyenne d’âge de cinquante années. » La programmation militaire acte le remplacement de plus de 150 de ces 400 appareils par le nouvel hélicoptère interarmée léger (HIL) d’Airbus Helicopters, dont la moitié a vocation à être livrée d’ici 2030. Pour Bruno Even, le PDG de l’entreprise, l’État français est non seulement son premier client mais surtout « un partenaire ».
Une disponibilité en progrès de 30%Pour acter cette relation de confiance, l’industrie aéronautique a rajouté il y a quatre ans une orientation « Défense et sécurité » dans sa planification visant à « marquer un effort significatif dans le domaine militaire », souligne le général Patrick Brethous, conseiller de Bruno Even.
Parmi les quatre axes stratégiques, la disponibilité arrive en bonne place. « Le nombre d’hélicoptères dans les tableaux capacitaires des armées n’a pas beaucoup d’intérêt, ce qui compte c’est le nombre d’heures disponibles, précise Sébastien Lecornu. Ça, ça a été un gros défi. En deux ans, cette disponibilité a progressé de 30%. » Une amélioration qui se justifie par une réforme du maintien en condition opérationnelle, le développement des contrats verticalisés, une meilleure gestion des stocks et des efforts réalisés sur la chaîne logistique. Patrick Brethous estime que la dualité du carnet de commandes d’Airbus Helicopters, partagé entre marché civil (50% des parts mondiales) et militaire (20% des parts mondiales), est « un atout ». Bruno Even développe : « Le standard, dans le domaine civil, c’est 90% de disponibilité. Les appareils volent 1 200 heures par an contre 200 heures pour le militaire. La force du programme HIL c’est qu’on peut bénéficier de cette maturité en s’appuyant sur ce gain d’expérience qui est beaucoup plus rapide. »
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Le 10 septembre, premier acte pour dire « non au budget »
« C’est toujours les mêmes qui crachent au bassinet », épingle Maurice Marsiglia. Retraité, syndiqué à la CGT, il compte parmi ceux qui ont décidé d’emboîter le pas à l’appel du 10 septembre sur les réseaux sociaux, sous le mot d’ordre « Bloquons tout ». « Le mouvement est très informel. On ne sait pas trop d’où c’est parti. Mais il me semble important d’envoyer un message pour dire qu’on n’est pas d’accord avec les orientations politiques du gouvernement », poursuit-il.
« Ne pas laisser passer le train »Alors que le Premier ministre François Bayrou veut mettre la France au régime sec et économiser 44 milliards d’euros sur le budget 2026, le cégétiste relève : « La quasi-totalité des mesures pèsent sur les gens qui n’ont déjà pas les moyens de vivre correctement… Par exemple les chômeurs, qui vont encore voir leur assurance chômage se dégrader. François Bayrou annonce qu’il va geler les pensions de retraite. S’en prendre aux services publics, alors que ce sont les gens les moins aisés qui en ont besoin… »
Pour Clémentine Fardoux, insoumise suspendue de son parti pour avoir rallié le mouvement Aubagne en commun pour les municipales, qui relaie et participe elle aussi à la préparation du 10 septembre, « le gouvernement met en avant les fraudes sociales, or si le budget est déséquilibré, c’est parce que des milliards d’euros sont donnés aux grandes entreprises sans contrepartie. Il faudrait qu’il y ait une justice fiscale. Le mécontentement est grand dans la société et la population, le 10 septembre, veut dire ça suffit ! » Sur le 10 septembre, la conseillère municipale d’opposition (RGE) explique : « Les gens de sensibilité de gauche n’ont pas envie de laisser passer le train. Bien sûr, on sera attentif à ce que ce mouvement ne soit pas réactionnaire, comme a pu l’être parfois celui des Gilets jaunes. » Elle embraye : « Je rêve d’un 10 septembre où il y ait un rassemblement sur chaque place de village. » Mais le 10 a sa place auprès du 18 septembre, date décidée par l’intersyndicale pour grève et manifs, exposent Maurice Marsiglia et Clémentine Fardoux. « C’est le foisonnement des initiatives, citoyennes, syndicales, politiques qui peuvent faire entendre nos revendications », lance Clémentine Fardoux. Quant à l’interview donnée par le Premier ministre Bayrou dimanche, Maurice Marsiglia réagit : « Il est toujours dans sa position de faire peur aux gens. Il a ouvert très peu de portes pour la négociation. Sauf sur les jours fériés. Pour moi, c’est un hochet. C’est la seule proposition sur laquelle il pourrait bouger… »
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Une nouvelle fête de La Cride pour être ensemble et résister
Face à « une situation nationale et internationale qui ne fait que se dégrader », l’heure est plus que jamais à la mobilisation. C’est en ces termes que le secrétaire de section du PCF de l’Ouest Var Jean-Pierre Meyer, a ouvert lundi matin la conférence de presse. Et annoncer la rentrée politique des communistes de ce territoire dimanche prochain à La Cride. Un espace de convivialité et de fraternité pour faire la fête mais aussi construire, par le débat, l’indispensable rassemblement. Seule manière de rendre possible le changement.
Avec parmi les priorités à mettre en avant l’exigence de paix. Une urgence humanitaire, éthique mais aussi économique, ajoute-t-il. Le responsable politique fustige « l’économie de guerre que l’on veut nous imposer, et qui a pour conséquence de mobiliser des milliards pour l’armement au détriment des conquis sociaux, des services publics et des collectivités locales ». Lesquelles, précise Jean-Pierre Meyer, voient de plus en plus leur budget se réduire sur injonction de l’État qui leur abandonne ses prérogatives sans moyens supplémentaires.
L’actualité politique et sociale sera également au centre des débats, dont le vote de confiance sollicité par François Bayrou le 8 septembre et la chute de son gouvernement d’ores et déjà annoncée. Et ses conséquences directes, comme la désignation d’un nouveau Premier ministre ou « le nouveau possible recours du président de la République à la dissolution de l’Assemblée nationale », ce qui supposerait un retour aux urnes pour de nouvelles élections législatives.
Changer la vie« Comment accorder la confiance à un Premier ministre qui explique à la grande masse du peuple qu’il faut qu’il accepte de nouveaux sacrifices pour combler les déficits qui ont été créés par ceux qui dirigent la France depuis des années ? », interroge Jean-Pierre Meyer. Impossible. La seule alternative est donc de mettre en branle tous les leviers de résistance et d’action. Avec, entre autres, « la perspective de la mobilisation citoyenne du 10 septembre, et la mobilisation intersyndicale d’appel à la grève et aux manifestations du 18 septembre ».
« Nous nous inscrivons dans une démarche de soutien plein et entier, mais aussi respectueux des organisations ou des mouvements à l’origine de ces appels », précise le membre du conseil national du PCF.
L’objectif étant de créer les conditions de la réussite de ces mobilisations mais aussi « faire grandir les idées en convergence pour être en mesure d’apporter des solutions pour changer la vie des Français et des Françaises ». Et ce aussi bien à l’échelle nationale que locale. C’est pourquoi les prochaines élections municipales qui arrivent à grand pas vont être aussi au centre des réflexions menées ce dimanche sous les pins de La Cride.
Avec des projets et propositions « qui peuvent s’inscrire en contrepoids des politiques nationales », poursuit le conseiller municipal d’opposition de gauche de Sanary. Il en va de la gratuité des transports en commun ou de l’accès au logement, par exemple. « Notre liste était la seule qui portait dans son projet communal la réalisation de programmes d’accession sociale à la propriété », ajoute-t-il, en montrant que, chemin faisant, le conseil municipal a voté un projet de cette nature à l’unanimité. « Grâce à nos interventions et à la volonté de dialogue qui est la nôtre », tient-il à souligner
Des discussions et des échanges que les communistes espèrent bien poursuivre dimanche avec des citoyens ouverts sur la rencontre et le débat d’idées. Le secrétaire de section précise à ce propos : « Plus de 50% des gens qui se rendent à La Cride ne sont pas engagés politiquement, mais savent qu’ils sont venus discuter avec les communistes. Et c’est ça qui nous donne tous les espoirs. Toute l’énergie dont on a bien besoin pour mener nos actions militantes. » De quoi réconcilier les citoyens avec la politique, en leur proposant de se rassembler pour changer la vie.
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Trois soirées de concerts au Port-Vieux de La Ciotat
Le festival Ici Live revient pour une quatrième édition avec une programmation généreuse ! Un rendez-vous ancré dans les habitudes des auditeurs et des habitants de La Ciotat, explique Eric Sorek, directeur d’Ici Provence (anciennement France Bleue). Mais ce festival pour lui, « c’est surtout l’occasion de remercier les auditeurs ! »
Chaque soirée sera composée de deux concerts qui se tiendront sur une scène flottante installée sur le plan d’eau du Port-Vieux, un cadre idyllique pour profiter d’une des dernières soirées de l’été. Le site sera ouvert à partir de 19h et les concerts débuteront chaque soir à 20h30. Le festival est organisé par Ici Provence en partenariat avec la Ville et l’office du tourisme.
Une soirée populaireComme l’explique Eric Sorek, Ici Provence a préparé « une programmation musicale populaire à destination du plus grand nombre ». En famille ou entre amis, pour les jeunes et les moins jeunes, des artistes de tous les horizons pour permettre à tout le monde de profiter. Le but du festival, « montrer le panel de ce que la programmation musicale d’Ici Provence propose » mais « surtout, de passer un bon moment ! »
Le festival s’ouvre jeudi 4 avec un artiste local qui avait été révélé dans l’émission The Voice en 2024, Odem. Le chanteur corso-marseillais plongera le public dans son univers pop rock, mélangeant compositions personnelles et reprises de grands titres de la chanson française. La soirée continuera avec une figure du rock installée depuis près de 50 ans dans le paysage musical français, Jean-Louis Aubert, ex-leader emblématique de Téléphone.
Les festivités continuent le vendredi 5 avec en ouverture Dany Brillant, artiste à succès depuis les années 90. En deuxième partie de soirée, DJ One-T remontera le temps pour proposer un set issu des années 2000. Le duo, composé de Thomas Pieds et Eddy Gronfier, mélange les ambiances entre musiques électroniques, pop et hip-hop. Le festival se terminera samedi 6 avec deux artistes féminines. C’est Sylveto qui ouvrira le bal, une artiste qui transforme les préoccupations du quotidien en chansons poétiques. Enfin, c’est Zaz qui fera la clôture des trois jours de festival. Depuis son titre à succès Je veux en 2010, Zaz a conquis le public qu’elle honore en offrant de véritables performances sur scène !
Si les places sont gratuites, elles sont en revanche limitées. Le festival étant victime de son succès, l’office de tourisme a déjà écoulé ses stocks de places. Il est encore possible d’en obtenir par tirage au sort en écoutant Ici Provence. Un rendez-vous pour les amateurs de musique qui s’annonce bien dansant à La Ciotat !
Port-Vieux, du 4 au 6 septembre,
à partir de 20h30, écouter Ici Provence pour avoir une place.
![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Laurent Lhardit](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/09/27b9dfb50359aa891facd7430eb6bdba.jpg)


