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  • Découvrez les chauves-souris à Bandol

    « Nous souhaitons, à travers cette sortie, sensibiliser le public à la biodiversité et à la protection de ces espèces qui sont à la fois menacées et protégées en France », souligne Thalie, volontaire en service civique à la LPO. Elle animera, aux côtés de Charlotte Springaux, chargée de mission des refuges LPO dans le Var, cette sortie à destination de tous les publics.

    « C’est un animal assez mystique autour duquel il y a beaucoup d’idées reçues, de légendes urbaines, donc on espère attiser la curiosité pour que tout un chacun puisse mieux connaître ces petites bêtes », continue-t-elle.

    Une trentaine d’espèces dans la région

    En France, on compte 35 espèces différentes de chauves-souris, dont une trentaine se trouvent dans la région Sud-Paca. D’ailleurs, le Murin de Capaccini est une espèce rare que l’on retrouve uniquement dans la région, mais qui préfère les zones reculées et plutôt rurales. « Beaucoup ont encore peur des chauves-souris, mais non, elles ne s’accrochent pas aux cheveux, elles ne sont pas porteuses de maladies en France et en ce qui concerne la rage, une veille sanitaire très précise est menée donc, nous n’avons jamais eu de cas chez nous. Au contraire, les chauves-souris sont très importantes pour notre écosystème », précise Thalie.

    Dans les zones urbanisées à Bandol, comme en centre-ville par exemple, on retrouve majoritairement la Pipistrelle commune, mais aussi la Noctule commune.

    « Ce sont deux espèces que l’on retrouve dans les fentes, les clochers des églises ou encore les greniers. En somme, de vieux bâtiments ou des endroits qui ne sont pas dérangés quotidiennement par l’homme », souligne-t-elle.

    Un indicateur de l’écosystème

    Il faut savoir que la présence des chauves-souris ou pas dans un lieu de vie est un bon indicateur de l’état de l’écosystème dans lequel on se trouve. « Elles sont le reflet de l’état des ressources alimentaires dans un milieu et indiquent ainsi le bon état de conservation d’un écosystème si elles y sont présentes, sachant que chez nous, elles sont majoritairement insectivores. »

    Cette sortie à donc pour objectif de sensibiliser à la biodiversité, de réduire les a priori autour des chyroptères, mais aussi de mieux les connaître sachant qu’elles ont un rôle important dans les écosystèmes. « Cette sortie est aussi une ballade acoustique, car nous aurons l’opportunité de les observer dans leur milieu naturel, mais aussi de les entendre grâce à des détecteurs d’ultra-sons car leurs cris ne sont en général pas audibles par l’oreille humaine », ajoute Thalie.

    Pour cette sortie, il vous est demandé de prendre votre pique-nique, une lampe torche et un vêtement chaud.

    Gratuit.
    Infos et réservation
    : paca.lpo.fr

  • Découvrez les chauves-souris à Bandol

    Découvrez les chauves-souris à Bandol

    La ligue de protection des oiseaux du Var vous donne rendez-vous ce samedi à partir de 18h30, au parc du Canet à Bandol, pour profiter d’une sortie nature à la rencontre des chiroptères, plus communément appelés les chauves-souris.

    « C’est un animal assez mystique autour duquel il y a beaucoup d’idées reçues, de légendes urbaines, donc on espère attiser la curiosité pour que tout un chacun puisse mieux connaître ces petites bêtes », continue-t-elle.

    Une trentaine d’espèces dans la région

    En France, on compte 35 espèces différentes de chauves-souris, dont une trentaine se trouvent dans la région Sud-Paca. D’ailleurs, le Murin de Capaccini est une espèce rare que l’on retrouve uniquement dans la région, mais qui préfère les zones reculées et plutôt rurales. « Beaucoup ont encore peur des chauves-souris, mais non, elles ne s’accrochent pas aux cheveux, elles ne sont pas porteuses de maladies en France et en ce qui concerne la rage, une veille sanitaire très précise est menée donc, nous n’avons jamais eu de cas chez nous. Au contraire, les chauves-souris sont très importantes pour notre écosystème », précise Thalie.

    Dans les zones urbanisées à Bandol, comme en centre-ville par exemple, on retrouve majoritairement la Pipistrelle commune, mais aussi la Noctule commune.

    « Ce sont deux espèces que l’on retrouve dans les fentes, les clochers des églises ou encore les greniers. En somme, de vieux bâtiments ou des endroits qui ne sont pas dérangés quotidiennement par l’homme », souligne-t-elle.

    Un indicateur de l’écosystème

    Il faut savoir que la présence des chauves-souris ou pas dans un lieu de vie est un bon indicateur de l’état de l’écosystème dans lequel on se trouve. « Elles sont le reflet de l’état des ressources alimentaires dans un milieu et indiquent ainsi le bon état de conservation d’un écosystème si elles y sont présentes, sachant que chez nous, elles sont majoritairement insectivores. »

    Cette sortie à donc pour objectif de sensibiliser à la biodiversité, de réduire les a priori autour des chyroptères, mais aussi de mieux les connaître sachant qu’elles ont un rôle important dans les écosystèmes. « Cette sortie est aussi une ballade acoustique, car nous aurons l’opportunité de les observer dans leur milieu naturel, mais aussi de les entendre grâce à des détecteurs d’ultra-sons car leurs cris ne sont en général pas audibles par l’oreille humaine », ajoute Thalie.

    Pour cette sortie, il vous est demandé de prendre votre pique-nique, une lampe torche et un vêtement chaud.

    Gratuit.
    Infos et réservation
     : paca.lpo.fr

  • Les échecs sont en fête sur la Canebière

    « C’est un événement qui fonctionne très bien avec un public qui est très largement au rendez-vous et c’est pour cela que nous en sommes déjà à la cinquième édition », explique Ahmed Heddadi, adjoint au maire en charge lien social, de la vie associative, des centres sociaux, du bel âge et de l’animation urbaine. « Quand on a commencé, nous n’étions pas sûrs que ça prenne et que cette proposition plaise aux gens, mais finalement, c’est un succès qui attire autant les passionnés que les novices. »

    Une idée venue de la rue

    Pour participer, pas besoin d’être un petit génie des échecs, au contraire. De la découverte du jeu aux tournois entre confirmés en passant par des initiations, il y en aura pour tous les âges et tous les goûts. Vous pourrez notamment vous initier aux règles du jeu simultanées, en défiant des champions ou en participant à des ateliers pour approfondir vos connaissances. Des parties grandeur nature, en déplaçant vos pièces sur des échiquiers géants, sont également au programme. « Beaucoup pensent que les échecs ne sont pas faits pour eux et sont plus adeptes du jeu de dames, mais avec échecs en fête, on prouve que oui, tout le monde peut jouer », poursuit l’adjoint.

    Créée par la municipalité actuelle, cette manifestation s’est imposée à l’adjoint comme une évidence. « Il y avait un monsieur sous l’Ombrière qui déroulait quotidiennement son tapis et son jeu d’échecs pour affronter les passants et ça cartonnait. Alors on a décidé d’en faire un événement à part entière », souligne Ahmed Heddadi.

    Un après-midi organisé comme un « prélude » à l’objectif de l’adjoint au maire. « Mon rêve, c’est de pouvoir réaliser un jour, avec la municipalité, un grand tournoi d’échecs de Marseille. échecs en fête s’inscrit dans cette optique. J’espère que ça pourra se réaliser un jour », sourit-il.

    Samedi de 14h à 18h. Gratuit.

  • Les échecs sont en fête sur la Canebière

    Les échecs sont en fête sur la Canebière

    Que vous soyez petit ou grand, joueur passionné ou débutant curieux, l’événement échecs en fête est fait pour vous. Organisée par la ville de Marseille ce samedi à partir de 14h et jusqu’à 18h, en face du Palais de la Bourse, sur une Canebière piétonne, cette cinquième édition est un rendez-vous festif, convivial et familial autour du plus célèbre des jeux de stratégie.

    Une idée venue de la rue

    Pour participer, pas besoin d’être un petit génie des échecs, au contraire. De la découverte du jeu aux tournois entre confirmés en passant par des initiations, il y en aura pour tous les âges et tous les goûts. Vous pourrez notamment vous initier aux règles du jeu simultanées, en défiant des champions ou en participant à des ateliers pour approfondir vos connaissances. Des parties grandeur nature, en déplaçant vos pièces sur des échiquiers géants, sont également au programme. « Beaucoup pensent que les échecs ne sont pas faits pour eux et sont plus adeptes du jeu de dames, mais avec échecs en fête, on prouve que oui, tout le monde peut jouer », poursuit l’adjoint.

    Créée par la municipalité actuelle, cette manifestation s’est imposée à l’adjoint comme une évidence. « Il y avait un monsieur sous l’Ombrière qui déroulait quotidiennement son tapis et son jeu d’échecs pour affronter les passants et ça cartonnait. Alors on a décidé d’en faire un événement à part entière », souligne Ahmed Heddadi.

    Un après-midi organisé comme un « prélude » à l’objectif de l’adjoint au maire. « Mon rêve, c’est de pouvoir réaliser un jour, avec la municipalité, un grand tournoi d’échecs de Marseille. échecs en fête s’inscrit dans cette optique. J’espère que ça pourra se réaliser un jour », sourit-il.

    Samedi de 14h à 18h. Gratuit.

  • Isaline Choury libérée par l’armée israélienne

    Isaline Choury libérée par l’armée israélienne

    Sa détention avait provoqué une vague de solidarité en Corse et bien au-delà. Fille du militant Maurice Choury, Isaline incarne une filiation militante profondément ancrée dans la mémoire collective. Comme sa tante, elle affirme que « résister, c’est vivre » : un engagement qu’elle prolonge aujourd’hui en portant haut les valeurs de liberté et de justice.

    La mobilisation n’a pas faibli durant sa captivité. En Corse, de nombreuses voix se sont élevées pour exiger sa libération, parmi lesquelles celles d’élus, d’associations et de citoyens. La publication d’une chronique spéciale sur la marseillaise.fr, à l’initiative de notre association Kallisté, a contribué à amplifier cette mobilisation. Cette visibilité médiatique et citoyenne aura sans nul doute pesé dans la décision rapide des autorités israéliennes.

    Dignité humaine

    Libérée, Isaline Choury réaffirme par son engagement que la solidarité ne connaît ni frontières ni blocus face à l’oppression. Son nom, indissociable de celui de Danielle Casanova, rappelle qu’en Méditerranée comme ailleurs, la lutte pour la liberté et la dignité humaine se poursuit avec la même conviction : aucune mer, aucune frontière, ne peut empêcher la fraternité entre les peuples.

  • « La Marseillaise » inaugure lundi ses locaux rénovés

    « La Marseillaise » inaugure lundi ses locaux rénovés

    C’est l’aboutissement de plusieurs années de travaux et un beau symbole. La Marseillaise inaugure ce lundi ses nouveaux locaux. Dans ces lieux, pris par les armes par nos fondateurs au journal collaborationniste Le Petit Marseillais, pendant les combats pour la Libération de Marseille, des générations de salariés se sont succédé pour faire vivre le journal de la Résistance.

    1 000 mètres carrés complètement remis à neuf avec désormais un espace pouvant accueillir du public nommé « Aux rotatives de La Marseillaise ». Une fierté, 5 ans après la reprise du journal à la barre du tribunal de commerce après sa chute lors de la crise Covid.

    Parmi les personnalités d’ores et déjà annoncées, le maire de Marseille, Benoît Payan, la présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole Aix-Marseille Provence, Martine Vassal, le maire de Martigues Gaby Charroux, la présidente d’Euroméditerranée Isabelle Campagnola-Savon, représentant Renaud Muselier, en mission à l’étranger, le sénateur et secrétaire départemental du PCF dans les Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, le vice-président du Département du Gard, Christian Bastid, de nombreux représentants du monde économique, associatif, sportif, culturel, mutualiste, mais aussi syndical avec Patrice Kantarjian, le secrétaire du comité régional CGT ou encore Virginie Akliouat, co-secrétaire départementale de la FSU.

    Une forte présence internationale sera aussi au rendez-vous avec notamment les consuls de Chine, des États-Unis, du Vietnam, de Slovénie, d’Algérie, d’Italie, de Suisse…

    La Marseillaise, c’est avant tout une aventure humaine. De nombreux bénévoles, anciens salariés, seront également aux côtés des salariés actuels et de leurs représentants. Robert Voisard, ancien directeur, a confirmé sa présence, de même qu’Anne-Marie Thomazeau, fille de Marcel, résistant et déporté à Mauthausen, ancien dirigeant historique de notre journal, et tout comme les fils de deux anciens célèbres journalistes de La Marseillaise : Karim Diouf, fils de Pape, qui fut ensuite président de l’OM, et Sébastien Izzo, fils de Jean-Claude, grand auteur de polar.

    La cérémonie aura lieu sur la partie du cours Honoré d’Estienne d’Orves qui a été baptisée « place du journal La Marseillaise », le 27 mai dernier en présence de la chorale et de l’orchestre du collège Jean De Bernardy, établissement qui a reçu le nom de l’un de nos illustres fondateurs tombés au combat face à l’ennemi. Ils interpréteront Le Chant des partisans sur la place avant un moment festif toujours en plein air, animé par DJ Herbie Lite.

    Rendez-vous lundi 13 octobre à 18h30, place du journal La Marseillaise (17 cours Honoré d’Estienne d’Orves), Marseille (1er).

  • [Chronique corse] Isaline Choury, arrêtée par l’armée israélienne

    [Chronique corse] Isaline Choury, arrêtée par l’armée israélienne

    Isaline Choury, militante corse, nièce de la résistante Danielle Casanova, a été interpellée par l’armée israélienne alors qu’elle participait à une mission humanitaire à bord du bateau Conscience, l’un des navires de la Flottille de la Liberté pour Gaza.

    Membre du collectif Corsica Palestina, Isaline Choury participait à cette flottille civile qui avait pour but de briser le blocus imposé à la bande de Gaza et d’acheminer une aide humanitaire symbolique.

    Le Conscience a été intercepté le 8 octobre en mer Méditerranée par la marine israélienne. Un épisode qui, par la force du symbole, ravive l’écho d’un nom inscrit dans l’histoire de la Résistance.

    Car le nom d’Isaline Choury ne laisse pas indifférent. En tant que nièce de Danielle Casanova et fille du militant Maurice Choury, elle incarne une filiation militante qui traverse les générations.

    Lors de la rencontre organisée à Marseille le 14 mai dernier par le gouverneur militaire, La Marseillaise et notre association, consacrée à la mémoire de sa tante, nous avions pu mesurer combien cette héritière de la Résistance porte haut les valeurs de liberté et de solidarité.

    Solidarité entre les peuples

    Aujourd’hui, c’est au nom de ces mêmes valeurs qu’elle s’est engagée dans cette action humanitaire, convaincue que la solidarité ne s’arrête pas aux frontières et que la lutte contre l’oppression est universelle. « Ma tante est morte pour la liberté, disait-elle. Comment pourrais-je rester silencieuse face à l’injustice?»

    « Résister, c’est vivre » : la devise de Danielle Casanova semble aujourd’hui résonner jusque sur les flots de Méditerranée, où sa nièce, fidèle à cet héritage, continue d’affirmer qu’aucune mer, aucune frontière, ne saurait empêcher la solidarité entre les peuples.

  • Verrerie, éolien, hydrogène : la Région Occitanie soude les filières

    Verrerie, éolien, hydrogène : la Région Occitanie soude les filières

    Au sortir de la crise Covid, lors du déclenchement de la guerre en Ukraine, en période d’inflation ou aujourd’hui de tensions internationales, « la réindustrialisation n’est pas une posture mais une volonté politique », assure Jalil Benabdillah. Dans une région qui accueille 45 000 habitants de plus chaque année, « il nous faut créer 22 000 à 24 000 emplois pour ne pas que le taux de chômage augmente », rappelle le vice-président régional délégué à l’économie.

    Une équation complexe qui passe forcément par la préservation ou, à défaut, la réorientation du tissu industriel occitan. Mais aussi la formation. « On est à l’écoute du besoin des filières. Il faut donner aux gens toutes les chances d’avoir un emploi, les former sur des emplois qualifiants, non délocalisables. »

    L’équivalent de 3,7% du PIB de l’Occitanie est dédié à la recherche-développement et à l’innovation, secteur qui concentre 50 000 emplois, 35 000 chercheurs. « On a les atouts pour générer de la valeur sur nos territoires. On a les moyens pour garder nos talents et améliorer notre attractivité », positive Jalil Benabdillah qui annonce qu’un « plan consacré à la réindustrialisation et à la résilience sera voté en novembre » par le Conseil régional.

    Renaissance du site SAM

    Voilà des années que la Région de Carole Delga agit à son échelle, notamment pour tenter de protéger les activités et les salariés menacés. Le poids de la présidente des Régions de France ne suffit pas toujours. Dans le bassin de Decazeville près de Rodez, la fonderie SAM a fini par fermer en 2021 après une longue bataille politico-sociale. Mais la Région n’a pas baissé les bras. L’été dernier, elle a racheté le site, l’a fait dépolluer et avec l’aide de l’État ou l’agence Arac, a déjà remis aux normes trois bâtiments (A, B, D) en vue d’une prochaine commercialisation. « Le groupe irlandais Paragon ID est intéressé par le bâtiment C. D’autres entreprises pourraient venir dès 2026, les discussions sont avancées », révèle Jalil Benabdillah.

    Du côté de la verrerie Owens Illinois de Vergèze (Gard), le combat n’est pas encore perdu mais mal engagé. « Il reste trois semaines pour qu’un verrier se manifeste, à ce jour nous n’avons pas de piste », concède le vice-président régional qui veille à maintenir le contact et un dialogue social permanent avec les syndicats et la direction. Quoi qu’il advienne, la Région, qui a déjà missionné un cabinet pour travailler sur 3 ou 4 hypothèses de réindustrialisation, ne lâchera pas l’affaire. « On accompagnera les salariés pour leur trouver du travail, une formation. Des propositions seront faites aux syndicats », promet Jalil Benabdillah.

    Port-la-Nouvelle a le vent en poupe avec l’éolien

    La Région s’active aussi en coulisses pour pousser les secteurs industriels émergents. À Port-la-Nouvelle (Aude), où les premiers flotteurs viennent d’être installés, 435 millions d’euros ont déjà été investis (une enveloppe de 55 ME va suivre) en faveur du parc d’éoliennes en mer. Dans le cadre de sa stratégie de « première région à énergie positive d’ici 2050 », l’Occitanie veut faire de La Nouvelle « le premier port de maintenance des éoliennes ». S’ajoute un soutien aux dossiers photovoltaïques à l’instar de ce nouveau projet de recyclage de panneaux qui devrait voir le jour en 2026 ou 2027 en Ariège. « Ce sont des activités créatrices d’emplois, on vise le marché nord-espagnol », révèle Jalil Benabdillah. Lequel cherche à convaincre les chefs d’entreprise de s’implanter dans les territoires plus ruraux.

    Dans les zones sinistrées aussi à l’image de Béziers au fort taux de chômage et de pauvreté. C’est là que se développe Genvia, futur géant de l’hydrogène dont certains s’impatientent du développement poussif. « Depuis 2021, 120 emplois ont déjà été créés, 80 le seront l’an prochain, 1 500 sont visés d’ici 2030 », liste l’élu lui-même chef d’entreprise qui appelle à la patience. « Le business plan et la réalisation peuvent être en décalage. Ce sont des process lourds avec des nouvelles technologies qui ont un temps de maturation », rassure-t-il. En gage, l’élu indique que 23 demandeurs d’emploi ont participé à la première session de formation Eden. Et que 19 contrats de professionnalisation ont été signés avec des entreprises partenaires.

  • Cinéma : changer de regard sur la santé mentale

    Cinéma : changer de regard sur la santé mentale

    La santé mentale s’invite dans les salles obscures nîmoises. Du 10 au 13 octobre, le cinéma Le Sémaphore accueille pour la première fois le festival Cinéma à la folie, nouveaux regards sur la santé mentale. Un événement inédit qui associe art et sensibilisation, pour briser les clichés persistants sur les troubles psychiques.

    Imaginé par la Fondation Érié, le Fipadoc et le Festival La Rochelle Cinéma, ce festival parcourt huit villes françaises en octobre, de Nantes à Nîmes. À l’affiche, douze films (fictions et documentaires) qui explorent avec sensibilité les réalités de la dépression, de la schizophrénie, du stress post-traumatique ou encore de l’addiction numérique. Isabelle Carré, marraine du festival, et le réalisateur Nicolas Philibert en sont les parrains engagés, convaincus du pouvoir du cinéma à « libérer la parole et briser les tabous ».

    Six films à découvrir

    À Nîmes, six films seront projetés gratuitement au Sémaphore. Le festival s’ouvrira vendredi 10 octobre avec Le Soleil de trop près de Brieuc Carnaille, avant une rencontre avec l’équipe et Aurélie Schandrin, cheffe du pôle psychiatrie du CHU de Nîmes. Samedi 11, place au documentaire Le Souffle du canon de Nicolas Mingasson, suivi en soirée des Rêveurs d’Isabelle Carré, en présence de professionnels de la Maison des adolescents de Nîmes. Dimanche 12, le public pourra découvrir Nos folies ordinaires d’Adèle Flaux et Jérémy Frey, puis replonger dans le classique Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry. Enfin, lundi 13 octobre, la projection d’Emprise numérique d’Élisa Jadot permettra d’aborder la question brûlante de l’impact des écrans sur la santé mentale des jeunes. Au-delà des films, chaque séance se prolonge par un débat réunissant réalisateurs, experts, associations et personnes concernées. Un espace d’échange précieux pour témoigner, informer et rapprocher les expériences.

  • « Notre affaire » : un procès, une BD, un débat au Prolé

    « Notre affaire » : un procès, une BD, un débat au Prolé

    C’est un rendez-vous où littérature, justice et actualité se croisent. Vendredi 10 octobre, à 18h30, le Prolé, rue Jean-Reboul à Nîmes, accueille une table ronde consacrée à Notre affaire, bande dessinée collective publiée aux éditions L’Iconoclaste. Un ouvrage qui revient sur le procès des viols de Mazan, l’une des affaires judiciaires les plus marquantes de ces dernières années. Et la date n’a rien d’anodin : la rencontre a lieu au lendemain du procès en appel (6-9 octobre), devant la Cour d’assises du Gard, du seul accusé ayant choisi de maintenir son recours, quand cinquante autres hommes avaient été condamnés en première instance pour les violences sexuelles infligées à Gisèle Pélicot.

    Au cœur de cette soirée, deux invités majeurs. Louise Colcombet, grand reporter et chroniqueuse judiciaire au Parisien, fut la première à révéler l’affaire. Elle a suivi de bout en bout les audiences de la Cour d’assises d’Avignon, devenant la voix par laquelle ce récit s’est construit. À ses côtés, le journaliste et romancier Mathieu Palain, dont les travaux interrogent sans relâche les racines de la violence masculine. Auteur du podcast Des hommes violents sur France Culture, de l’essai Nos pères, nos frères, nos amis ou encore du roman Les hommes manquent de courage, il poursuit ici un engagement au long cours.

    Ensemble, ils ont coordonné une œuvre graphique ambitieuse : 23 dessinateurs et 12 experts ont prêté leur plume et leur regard pour découper ce procès en trente séquences. Chaque chapitre mêle récit, portraits et pages documentaires, pour dénoncer la culture du viol et éclairer le travail de la justice.

    Mais cette sortie s’est accompagnée d’un épisode douloureux. Le lendemain de la publication de Notre affaire, l’illustratrice Flore Baudry a pris la parole publiquement pour accuser l’un des dessinateurs participants, Hippolyte, de violences graves commises à l’époque de leur relation. L’éditeur, ainsi que les coordinateurs et l’ensemble des auteurs, ont affirmé n’avoir jamais eu connaissance de ces accusations. Dans un communiqué, les éditions L’Iconoclaste ont dit leur désarroi : « Nous sommes rattrapés par notre sujet. » Une polémique qui a profondément marqué l’équipe éditoriale.

    Malgré cette controverse, la table ronde organisée par la librairie L’Eau Vive entend replacer le livre dans sa fonction première : restituer une affaire judiciaire qui a bouleversé l’opinion et poser les jalons d’un débat citoyen. L’animation de la soirée sera assurée par Marine Del Rio, professeure d’Histoire-Géographie et référente égalité filles-garçons au sein de l’Éducation nationale. L’événement arrive à un moment où la justice continue de s’écrire. Le procès en appel rappelle que, au-delà d’un verdict historique, les questions soulevées restent brûlantes : comment entendre la parole des victimes, comment juger équitablement, comment prévenir la répétition de tels crimes ?

    Pour les organisateurs comme pour les auteurs, Notre affaire n’est pas seulement un livre, mais un outil. Un outil pour dire, pour transmettre et pour comprendre. Comme le rappelle l’esprit du projet, cette histoire n’appartient pas qu’à une victime ou à un prétoire. Elle interroge l’ensemble de la société. En ce sens, « ce n’est pas seulement son affaire, c’est la nôtre ».

    Entrée libre, dans la limite des places disponibles.