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  • Marseille Concerts à l’origine d’une saison éclectique

    Marseille Concerts à l’origine d’une saison éclectique

    Cette année encore, Marseille Concerts mise sur la qualité des interprètes que cette association invite tout au long de sa saison et sur la grande diversité des programmes proposés : de Haydn à Barbara, de Mozart à la comédie musicale américaine, tous les styles et toutes les époques se succéderont sur différentes scènes de la ville. Charge au remarquable clarinettiste marseillais Pierre Génisson d’ouvrir la saison avec le pianiste niçois David Kadouch, autour des répertoires de Schumann, Brahms, Saint-Saëns et de Falla, le 20 septembre au Palais du Pharo.

    Association œuvrant depuis 1986, Marseille Concerts permettra également d’écouter toutes les sensibilités et subtilités musicales, en invoquant notamment l’élégance sobre d’Alain Planès pour jouer Joseph Haydn (le 29 mars dans le foyer Ernest-Reyer de l’Opéra), ou l’exubérance calculée de Khatia Buniatishvili pour un récital le 5 novembre dans la Grande salle de l’Opéra de Marseille. Pour faire dire aux pianos tout ce qu’ils peuvent exprimer. En famille, entre amis ou en solistes, les artistes viennent de tous horizons. On notera par exemple l’hommage aux comédies musicales américaines, le 28 janvier au Théâtre de l’Odéon, assuré par les familles de musiciens de la soprano Natalie Dessay et du baryton-basse Laurent Naouri, ou encore le récital de piano d’Alexandre Kantorow, le 16 février à la Criée.

  • Vergèze : un rassemblement décisif

    Vergèze : un rassemblement décisif

    La mobilisation reprend de plus belle à la verrerie de Vergèze. Après une première démonstration de force le 3 juillet, qui avait réuni plusieurs milliers de personnes aux côtés de la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, un nouveau rendez-vous est fixé au mardi 9 septembre à 10h. « On espère au moins 3 000 ou 4 000 personnes. C’est énorme, mais à la hauteur de l’enjeu », confie Yohan Goupille, délégué CGT de la verrerie. Depuis l’annonce, en avril, de la fermeture du site par le groupe américain Owens Illinois, l’inquiétude n’a cessé de grandir parmi les 164 salariés concernés. « On nous dit d’attendre octobre pour savoir si Perrier conserve son label eau minérale naturelle. Mais en attendant, c’est toute une usine qui vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête », rappelle Yohan Goupille.

    « La rentrée sociale sera explosive »

    Pour le syndicaliste, la bataille dépasse largement le cas de Vergèze. « On assiste à une hémorragie de plans sociaux partout en France. Des usines viables ferment uniquement pour donner plus de profits aux actionnaires, avec la bénédiction de l’État. C’est un scandale », dénonce-t-il. Le 9 septembre, la CGT veut donc frapper fort. À Vergèze, mais aussi à Vayres, en Gironde, où une action parallèle est prévue le même jour avec la présence de Sophie Binet. Le but : élargir la mobilisation et mettre sous pression élus et gouvernement. « Ce qu’on veut, c’est que les Français ouvrent les yeux : ça n’arrive pas qu’aux autres. Quand une usine ferme, ce sont des familles entières et tout un territoire qui trinquent », insiste Yohan Goupille.

  • La perte d’un poste au greffe fragilise grandement les Prud’hommes de Sète

    La perte d’un poste au greffe fragilise grandement les Prud’hommes de Sète

    D’un effectif de greffe de 1,8 équivalent temps plein avec une greffière en chef à 100% et une autre à 80%, on est passé, au 1er septembre, à 0,8 équivalent temps plein », déplore Bertrand Lacabanne, président salarié (CGT) du conseil des Prud’hommes de Sète. La greffière à plein temps, partie à la retraite, n’a pas été remplacée.

    « On se retrouve donc avec une greffière 4 jours par semaine. Si bien que le conseil, au lieu de fonctionner tous les jours, ne sera plus ouvert que 4 jours par semaine [il sera fermé le mercredi, Ndlr]. C’est une première rupture du service public », dénonce Bertrand Lacabanne, qui déplore également le transfert de l’accueil des justiciables vers le tribunal de proximité de Sète.

    Le second point noir concerne la décision de muter, sur le poste à 80% restant, une greffière rattachée jusque-là au service des tutelles du tribunal de proximité. Donc étrangère à la procédure prud’homale. De son côté, la greffière qui occupait le poste aux Prud’hommes depuis plusieurs années – « et qui maîtrise totalement la procédure et les logiciels spécifiques » – se retrouve, elle, affectée au service des tutelles… Une permutation « sans lien avec leurs compétences », décidée en plein milieu de l’été – « le 12 août pour le 1er septembre »-, chacune des deux greffières ayant été priée, à partir du 15 août, de former l’autre. « C’est comme si un gérant de supermarché ordonnait à un poissonnier de tenir l’étal boucherie et vice versa, en espérant conserver la même efficacité dans chacun des deux domaines », dénoncent, dans un communiqué commun, les secrétaires généraux des unions locales CGT, CFDT et FO du Bassin de Thau.

    « Un risque de fermeture »

    « Le chantier de démolition du conseil de prud’hommes de Sète, qui conduira à sa fermeture lorsque ses résultats se seront dégradés, vise dans un premier temps à combler des manques de greffiers dans d’autres juridictions montpelliéraines », estime l’intersyndicale.

    Avec 200 à 250 nouvelles affaires par an, le Conseil des prud’hommes de Sète, un des plus petits de France, fonctionne plutôt bien. « On a une gestion de notre stock d’affaires que je qualifierais de raisonnable, avec des délais de sortie des affaires inférieurs à un an. Ce qu’il va se passer, c’est qu’on va perdre du temps, générer du stock et donc augmenter ce délai », redoute Bertrand Lacabanne. « Or on considère que la pérennité de notre conseil est assurée par ses bons résultats. Quand on fonctionne bien, on a moins tendance à être dans le viseur… Par contre si on est petit et qu’en plus on a des mauvais résultats, il y a un risque de fermeture », alerte le chef de la juridiction.

    Avec son collègue vice-président employeur, il a contesté la décision de réorganisation auprès de l’administration et fait un recours auprès du premier président et du procureur général de la cour d’appel de Montpellier, qui n’ont pour l’heure pas répondu. Les élus du territoire (président de la SAM, maires du ressort, sénateurs et députés) ont également été interpellés par courrier.

    « Déjà en 2007, Rachida Dati, alors Garde des sceaux, avait voulu fermer le conseil de Sète en même temps que 63 autres conseils de France. C’est la mobilisation politique sétoise qui avait permis, à l’époque, de sauver le conseil. En alertant les politiques dès que nous avons eu connaissance de la modification du greffe, nous avons voulu éviter la survenue d’une situation de fonctionnement anormale et éviter une fermeture qui pourrait intervenir fin 2029 », indique Berntrand Lacabanne.

    « Cette réorganisation met en danger la justice prud’homale sur notre territoire, au détriment des salariés, des employeurs et de l’ensemble des justiciables », ont régi dans un communiqué les conseillers municipaux et communautaires Arnaud Jean, Laura Seguin, Véronique Calueba et Laurent Hercé. « L’accès à la justice du travail est un droit fondamental, que l’État doit garantir. Nous demandons au ministère de la Justice d’assurer sans délai les moyens nécessaires au maintien et au bon fonctionnement du conseil de prud’hommes de Sète. »

  • Montpellier bannit le thon de ses cantines

    Montpellier bannit le thon de ses cantines

    Plus une miette de thon dans les cantines… C’est le nouveau mot d’ordre dans les réfectoires de Montpellier et de sept autres villes de France (Bègles, Grenoble, Lille, Lyon, Mouans-Sartoux, Paris et Rennes).

    Cette décision fait suite à l’étude de l’association Bloom, révélant l’ampleur de la contamination du thon au mercure, publiée il y a pile un an. « L’association nous a contactés, parce qu’on était déjà dans cette logique d’amélioration de la qualité des produits servis, tant en termes de santé que de respect du bien-être animal, de l’environnement et de la biodiversité… », explique Marie Massart, adjointe en charge des questions alimentaires.

    Étrangement, la réglementation européenne autorise un taux de mercure trois fois plus élevé pour cette espèce (1mg/kg), que pour d’autres produits de la pêche, type crustacés (0,3mg/kg). Or une fois ingéré, ce neurotoxique peut se loger dans le cerveau et avoir des effets néfastes. La documentation scientifique est claire, et évoque un impact inquiétant sur le développement neuronal des plus jeunes : baisse de QI, troubles neuromoteurs, troubles du comportement, troubles de la mémoire, etc.

    Dès le jeudi 29 août, le ministère de l’Agriculture a tenté d’éteindre l’incendie via un court message adressé à la presse : « Aucune défaillance sanitaire relative au respect des teneurs maximales réglementaires dans le thon n’a été identifiée par les services de l’État, ni remontée par les professionnels dans le cadre des autocontrôles », a-t-il écrit. Mais pas de quoi rassurer l’ONG et les élus engagés dans la fronde.

    « Il est totalement à côté de la plaque, déplore Marie Massart. Nous, on demande justement à ce que la réglementation évolue. Évidemment, cela aura des conséquences sur les industriels. Mais soit on privilégie l’économie, soit la santé des enfants… Je suis une élue écologiste, je ne transige pas avec ça. »

    Selon elle, en réalité, Montpellier n’en servait déjà quasiment plus dans ses cantines. « Depuis 2021, on ne sert du poisson qu’une fois par semaine, mais plus du tout de thon… Sauf dans les pique-niques froids qui étaient prévus en cas de panne. Mais quand Bloom nous a proposé de porter ce plaidoyer, et de mettre la pression au gouvernement et aux industriels, on s’est dit que c’était une bonne occasion d’aller au bout de la démarche. »

  • La culture du bénévolat toujours en force à Marseille

    La culture du bénévolat toujours en force à Marseille

    Des centaines de chapiteaux ont poussé dimanche sur le Vieux-Port, à l’occasion du festival Vivacité. Un important moment de visibilité pour le tissu associatif local qui, dans un contexte d’austérité budgétaire, doit redoubler d’efforts pour continuer d’assurer l’une de ses missions : l’éducation populaire. Christophe Betti, président de l’association en charge de l’Open festival de Marseille, permettant la diffusion sur deux jours de 44 courts-métrages dans les cinémas Pathé Madeleine et Pathé Joliette, dit s’appuyer avant tout sur la détermination de ses collaborateurs. « Nous sommes 16 bénévoles à travailler à l’année et 30 bénévoles en plus nous rejoignent au moment du festival. Il faut des gens motivés car nous avions 3 229 courts-métrages à visionner cette année pour en sélectionner 44 », raconte-t-il. Subventionnée exclusivement par la mairie après un refus de participation du Département, de la Métropole et de la Région, l’association, qui propose un festival 100% gratuit, a pour objectif de redonner, au plus grand nombre, le goût du cinéma, un lieu « d’échange et de partage », selon Christophe Betti.

    Véronique Manzah, créatrice de l’association les Mots passants, proposant des ateliers d’écritures pour toute la famille, ne bénéficie, elle, d’aucune subvention. « Je n’ai pas encore fait la demande, pour l’instant c’est ma poche qui subventionne et le travail des deux bénévoles qui m’accompagnent », ironise-t-elle. Son ambition : permettre aux adhérents d’apprendre dans la convivialité, l’inclusion et l’humilité.

    Mécénats et billetteries adaptées

    La ZEF, ou Scène nationale de Marseille, dont les salariés disent être relativement épargnés par les baisses de financements avec une poursuite presque inchangée des versements de subventions de la part de toutes les collectivités, s’inquiètent tout de même du sort de leurs partenaires. « Les modifications des accès au Pass culture impactent les scolaires, avec qui nous collaborons beaucoup. Peut-être ne pourront-ils plus assister aux mêmes spectacles qu’avant », confie une bénévole. Composée de deux lieux dans les 14e et 15e arrondissements, l’association dispose d’une résidence d’artistes et d’une salle dédiée à la diffusion de spectacles. Pour rendre la culture accessible au plus grand nombre malgré les manques, les tarifs d’entrée aux spectacles sont adaptés aux revenus et varient entre 3 et 15 euros. Des billetteries solidaires, permettant aux plus aisés d’acheter en plus de leur billet une deuxième entrée à 5 euros, sont également mises en place. Le Studio théâtre (1er), proposant des ateliers théâtre pour tout niveau et n’ayant, lui, obtenu aucune subvention, pratique aussi la méthode de la billetterie adaptée, allant de 150 euros à 60 euros l’année.

    Du côté de Kipawa, association qui aide les personnes exilées avec des cours intensifs de français et l’accompagnement vers le bénévolat, les financements se cherchent un peu partout. « On a des subventions de la Ville et du Département mais on se finance aussi grâce à la recherche de mécénat et aux dons des particuliers », explique Nathalie Dehay, formatrice français langue étrangère, salariée de l’association. D’après le Mouvement associatif, 45% des subventions accordées aux associations en 2025 sont en baisse par rapport à 2024, dont 20% en « forte baisse ». Et de sortir les rames.

  • Troisième incendie en bord de plage à La Ciotat

    Troisième incendie en bord de plage à La Ciotat

    Ils ont laissé la caisse enregistreuse », fait remarquer un passant à sa compagne, ce samedi matin devant le restaurant aux vitres éclatées, toit et intérieur détruits, à la terrasse calcinée portant les stigmates de l’incendie survenu dans la nuit de jeudi à vendredi.

    La concomitance des incendies ne laisse guère de place au hasard. Le 1er août déjà, la devanture de ce même établissement était partie en fumée. Plus de peur que de mal, le restaurant situé en face de la grande plage Lumière avait pu rouvrir et poursuivre sa saison estivale. Le 28 août, c’était au tour du restaurant le Maïa, à quelques centaines de mètres de l’Indiana, de prendre feu dans la nuit et d’être entièrement détruit par le sinistre. L’incendie avait obligé à l’évacuation nocturne des clients de l’hôtel attenant tandis qu’une trentaine de sapeurs-pompiers s’attelaient à circonscrire le feu.

    Les réactions

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, enfin, l’Indiana était à nouveau la proie des flammes. Lors des deux derniers événements, un ou plusieurs individus ont été vus, soit par des témoins, soit par des caméras de vidéosurveillance à proximité immédiate des établissements…

    Le conseiller municipal centriste Lionel Giusti, fondateur du mouvement Les Ciotadens, apporte son soutien « aux riverains qui ont vécu une nouvelle nuit d’angoisse en bord de mer, contraints d’évacuer en urgence après qu’un nouvel incendie a de nouveau frappé un restaurant… » Celui-ci s’était déjà ouvertement indigné de la répétition des faits, lors de l’incendie du Maia, fin août, « le deuxième restaurant victime des mêmes faits (…) dans le même secteur »…

    De son côté, Karim Ghendouf, le conseiller municipal communiste du groupe La Ciotat nous rassemble, a aussitôt réagi : « C’est avec une grande colère [que j’ai appris] qu’un nouvel incendie détruisant un restaurant s’est produit. (…) Tout d’abord je tiens à condamner avec la plus grande fermeté ces actes malveillants et graves », lance-t-il. « J’apporte tout mon soutien aux commerçants victimes de ces agissements ainsi qu’à l’ensemble des employé.e.s affecté.e.s par ces actes graves. Des familles entières voient le fruit de leur travail ruiné en une nuit, des employé.e.s se retrouvant sans travail. C’est douloureux. En espérant que les moyens de police et de justice puissent être mobilisés pour mettre un terme à ces agissements », déclare l’élu. Silence radio du côté des enquêteurs, les investigations suivent leur cours.

    « En espérant
    que les moyens de police et de justice puissent être mobilisés pour mettre
    un terme à ces agissements »

  • Alteo crée la première chaudière électrique flexible

    Alteo crée la première chaudière électrique flexible

    L’usine gardannaise Alteo franchit une nouvelle étape dans sa transformation industrielle. Le leader des alumines vient d’installer la première chaudière électrique industrielle de France capable de participer à l’équilibrage du réseau électrique national. En 2024, l’usine a remplacé l’une de ses chaudières à gaz par un modèle électrique de 7 MW, conçu par Parat/Babcock Wanson et piloté par la société savoyarde Energy Pool. Cette technologie permet de produire onze tonnes de vapeur par heure, tout en adaptant instantanément sa consommation selon les besoins du réseau. « Contrairement aux chaudières gaz, les chaudières électriques peuvent en effet contribuer à l’équilibrage du système électrique grâce à leur flexibilité », précise dans un communiqué EnergyPool, collaboratrice du projet. Concrètement, l’installation peut réduire ou augmenter sa demande d’électricité en quelques secondes afin de maintenir la fréquence du système à 50 hertz.

    « Le déploiement de la chaudière électrique marque une avancée décisive pour Alteo et l’industrie française. Nous franchissons un cap structurant dans notre trajectoire vers une industrie plus durable et plus souveraine », souligne par voie de communiqué Alain Moscatello, président du groupe. « Nous avons démontré qu’une production de chaleur électrifiée peut non seulement rivaliser avec le gaz en termes de coût mais aussi jouer un rôle actif dans l’équilibre du système électrique national. » Le projet a notamment reçu le soutien de l’Agence pour l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), dans le cadre du programme France 2030 (programme visant à accompagner la transition des entreprises, notamment).

    Écologie et compétitivité

    Outre des bénéfices écologiques, il ouvre de nouvelles perspectives de compétitivité pour le site gardannais. En partie par le biais d’un contrat pluriannuel avec Energy Pool, la chaudière flexible devrait permettre de réduire le coût énergétique de l’usine, en « rendant ainsi la production de chaleur électrifiée aussi compétitive qu’une production au gaz naturel ». Employant plusieurs centaines de salariés, Alteo est l’un des acteurs industriels majeurs de la région. Après des années marquées par des polémiques environnementales, l’entreprise poursuit sa stratégie de reconversion durable. L’installation de cette chaudière, selon Alteo, s’inscrit dans une trajectoire de long terme.

  • L’urgence des luttes en débat à la Cride

    L’urgence des luttes en débat à la Cride

    Il faut canaliser ces colères et leur donner un contenu. Notre boulot, c’est ça ! » Durant les échanges, dimanche matin, sous l’ombre agréable des pins du parc Victorin-Blanc, quartier de la Cride, Pierre Daspre, secrétaire de la fédération PCF du Var, termine ainsi son intervention. Quelques instants auparavant, Jean-Pierre Meyer, secrétaire de la section PCF ouest Var et élu au conseil national du PCF, avait planté le décor : « Cette fête se situe dans une période de toutes les préoccupations. C’est une situation ouverte sur toutes les possibilités, les meilleures comme les pires. Le 8 septembre, un certain Premier ministre va devoir rendre ses affaires, puis il y aura les 10 et 18 septembre », présente-t-il.

    Certains dans le public, comme Amaryllis, ne voient pas d’un bon œil le fait de rallier le mouvement du 10 septembre, cette nébuleuse. Sylvie Vinceneux, membre du conseil national du PCF, déclare : « Vous avez vu cet été que la pétition contre la loi Duplomb a rassemblé 2 millions de signatures. C’est pour ça qu’on ne peut pas rejeter le 10 septembre en disant “c’est tous des fachos”. Le problème principal aujourd’hui, c’est que le travail ne paie plus, les salariés ne peuvent plus se loger, partir en vacances… » Présent dimanche à la fête, Jérémy Bacchi, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône, rappelle la position de son parti : « Nous pensons que nous devons être de toutes les mobilisations qui participent à la construction du progrès social. Je crois que l’heure est venue de la convergence de toutes celles et de tous ceux qui veulent plus de justice et d’égalité, encartés ou non dans une organisation. » Sur la dette et la manière de renflouer le bateau France, le sénateur communiste a une vision radicalement opposée à celle de François Bayrou. « On n’a pas un problème de dépenses, qui sert pour lui à justifier de devoir faire 44 milliards d’économies, en ciblant les services publics et les collectivités, mais un problème de recettes », pose-t-il. « Le patrimoine des 500 familles les plus riches en France atteint 1 300 milliards, l’équivalent de 40% de la dette française qui s’élève à 3 000 milliards. » Pour le PCF, il faut « réformer la fiscalité, pour faire payer moins d’impôts aux classes populaires et moyennes, et mettre davantage à contribution les plus hauts revenus ».

  • Plus de 40 000 personnes à la Grande braderie de Marseille

    Plus de 40 000 personnes à la Grande braderie de Marseille

    Seulement 70 euros contre 135 normalement, on n’hésite pas, on enfile directement la chaussure ! », s’époumone Carrie derrière son stand, tentant d’interpeller la foule de curieux qui envahit la rue Saint-Ferréol (1er), cœur battant de la Grande braderie de Marseille. « C’est toujours une journée très agréable, on voit le centre-ville renaître, la clientèle est très hétéroclite, c’est un moment pour tout le monde ! s’enthousiasme-t-elle. C’est aussi la journée la plus importante pour nous financièrement, on multiplie par 3 notre chiffre d’affaires. » L’occasion de renflouer la trésorerie donc, mais aussi de vider les stocks. Emmanuelle, depuis 10 ans propriétaire d’une friperie, voit là une opportunité en or pour débarrasser son magasin. « Cette année j’ai acheté un lot de 4 000 pièces. Il y a de la grande qualité que je garde pour les rayons mais la braderie est l’occasion d’écouler les vêtements fast fashion à très bas prix », raconte-t-elle, postée sur le parvis de son magasin, envahi de jeunes marseillaises. à quelques rues, Marion, responsable itinérante de Souleiado, elle aussi installée devant sa boutique, espère que la braderie permettra à son enseigne provençal de gagner en visibilité. « On sait qu’on va plus que tripler le chiffre d’affaires mais c’est aussi le moment de faire découvrir notre marque vieille de 200 ans », détaille-t-elle.

    Côté clients, tous sont venus pour la même chose ou presque : profiter des prix cassés, avec des réductions allant jusqu’à moins 70%. « C’est l’occasion de faire des bonnes affaires bien sûr, et c’est vrai que l’ambiance est conviviale. On en profite pour passer du temps entre copines », raconte Maëlys, 18 ans, déjà habituée de l’événement. « Je me suis acheté un bel ensemble, j’en ai eu pour 300 euros au lieu de 800, c’est sûr que ça vaut le coup », lâche Thomas, venu du 13e arrondissement.

    En parallèle du shopping, la mairie, organisatrice de l’événement depuis 2021, a mis en place un espace jeunesse sur la place Charles de Gaulle et un carré des artisans sur celle de l’Opéra. Plusieurs points musicaux étaient installés dans le périmètre de la Grande braderie, allant dans le centre-ville de la rue Breteuil à la rue de Rome, et comprenant cette année les noyaux villageois de Mazargues (9e), Saint-Barnabé (12e), Vauban (6e) et la place du 4-Septembre (7e). « C’est un moment important pour les commerçants marseillais, ils font environ 60 à 70% de plus que leurs meilleurs chiffres d’affaires de l’année, souligne Rebecca Bernardi, adjointe au maire en charge du commerce et de l’artisanat. Et les restaurateurs des alentours aussi en profitent ! » La Grande braderie de Marseille a cette année accueilli 40 000 personnes.

  • [Tennis] Billy Harris, nouveau roi du Challenger cassidain

    [Tennis] Billy Harris, nouveau roi du Challenger cassidain

    Le son des cigales a été caché par le bruit des petites balles jaunes, à Cassis. Ce dimanche, le Challenger local, classé 75, effectuait sa finale 2025. Elle opposait Billy Harris, tête de série numéro 3 à Daniil Glinka, invité surprise à ce stade de la compétition. L’Estonien a tenu la dragée haute au Britannique durant une grande partie de la rencontre, mais a fini par céder (3-6 7-5 6-3). Un match qui a conclu une belle semaine de tennis dans les Bouches-du-Rhône.

    Les deux joueurs ont offert une belle bataille lors du premier set. Des échanges de qualité, de l’incertitude et, finalement, cette manche a tourné en faveur de Daniil Glinka. Ce dernier a breaké à 3-2 en sa faveur et a réussi à conserver sa mise en jeu jusqu’à la fin pour l’emporter 6-3. Avec cette avance au score, l’Estonien ne s’est pas démobilisé et a continué de faire jeu égal avec son adversaire classé 200 places devant lui à l’ATP. Mais un seul court moment de flottement lui était fatal. Il s’est incliné 7-5 lors du 2e set et a dû poursuivre cette rencontre, malgré plusieurs balles de manche sauvées.

    Monter en grade ou non, telle est la question

    Plus juste, plus solide et plus expérimenté, le Britannique a pris les devants pour ne jamais les perdre. Ce combat a fini par basculer en faveur de Billy Harris, bien qu’il ait montré de l’énervement au cours de cette finale. C’est un premier titre Challenger pour lui et une 136e place mondiale dès ce lundi, pour celui qui avait failli entrer dans le top 100 par le passé (101e au mieux).

    Lors de la remise des trophées, avec la présence d’élus locaux, en premier lieu la maire (LR) de Cassis, Danielle Milon, le vainqueur du tournoi a souligné « la dureté de cette finale, du début jusqu’à la fin » face à « un gars qui fera de nombreuses autres finales ». Directeur du tournoi, Frédéric Moschetti était lui aussi heureux. « C’était une très belle finale, avec un joueur que l’on n’attendait pas et Billy Harris, qui a été 101e. Il y a eu une très belle qualité de jeu et tout le monde était content de voir un 3e set. »

    Le directeur du tournoi a globalement apprécié cette semaine de compétition, avec la présence de très bons joueurs. « Même si on a eu des blessés français lors de la tournée américaine, nous avons eu Halys, Paire et au total dix joueurs ayant été top 100 », explique Frédéric Moschetti.

    Ce dernier raconte que la préparation de l’édition 2026 commence « dès demain ». Concernant la possibilité de montée en gamme, en étant mieux classé par l’ATP, la réflexion doit être faite. « C’est une vraie question. Si on a l’opportunité de continuer à se développer, on va le faire. Est-ce que ce sera en passant un cap ou augmentant simplement la qualité dans le cap actuel, c’est une question qui doit se poser. » Ravi de la portée internationale de son événement, Frédéric Moschetti met donc déjà le cap sur la saison prochaine. Le tournoi de Cassis devrait bien se dérouler aux mêmes dates, en seconde semaine de l’US Open.