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  • Handball : les Provençaux ont bien fait le travail sur le parquet de Dunkerque

    Handball : les Provençaux ont bien fait le travail sur le parquet de Dunkerque

    Les Aixois ont empoché, jeudi soir, une victoire essentielle dans le nord de la France. À Dunkerque, le Pauc s’est imposé 30-25 et obtient son 4e succès de la saison.

    Aix-en-Provence a pris cette rencontre par le bon bout. Le jeu proposé par les deux équipes était rapide et les buts se sont enchaînés. Eliott Desblancs s’est montré le plus incisif grâce à ses duels percutants et une distribution de balle intéressante. Le jeune arrière a lancé des offensives aussi bien sur les ailes ou pour trouver son pivot ce qui a surpris les Dunkerquois. Les hommes d’Eric Forets ont pris quelques longueurs pour finalement arriver à la mi-temps sur le score de 16-14.

    La seconde période a démarré d’une manière idéale pour les Aixois avec un 4-0 infligé à l’USDK dans les cinq premières minutes après la reprise. Ce coup de boost combiné à une meilleure défense a permis de conserver un écart avec la formation locale. Cette dernière n’est pas revenue à moins de deux buts et Aymeric Zaepfel et consorts ont pu gérer leur avance au tableau d’affichage. Dunkerque a poussé pour recoller, en vain. Ce succès 30-25 offre de l’air au Pauc, qui recolle à la première partie de tableau avant le reste de la 9e journée de Starligue.

    RÉSULTATS

    Dunkerque 30 (14)

    PAUC 25 (16)

    9e journée de Starligue

    Stade de Flandres

    DUNKERQUE : Afgour, Appolinaire, Arteaga, Billant, Crepel, Dupuy, Harbaoui, Marie-Joseph, Marmier, Martinez, Oliveira, Romero, Szucs, Tossin

    Entraîneur : Tarik Hayatoune

    PAUC : Banke, Baznik – Brouzet, Tissot, Sidibé, Kalandadze, Zaepfel, Ong, Loesch, Casqueiro, Desblancs, Despreaux, Molinie, Sonn, Tritta

    Entraîneur : Eric Forets

  • Rugby : périlleux déplacement à Colomiers pour les Aixois

    Rugby : périlleux déplacement à Colomiers pour les Aixois

    Un déplacement chez un poids lourd, oui, mais une épreuve pas si insurmontable. Provence Rugby est, ce vendredi (19h), sur la pelouse de Colomiers, actuel dauphin de Vannes au sommet de la Pro D2. Un défi, un choc, face à une équipe parfaitement huilée, montrant avec réussite une philosophie de jeu intéressante. La ville située dans la banlieue de Toulouse propose sans doute son meilleur rugby depuis le début de la décennie et se positionne clairement en candidat à une finale de promotion. Joris Cazenave a effectué cinq saisons dans ce club, avant de jouer pour Nevers puis Aix-en-Provence. Le demi de mêlée évoque son ancienne formation : « C’est une équipe complète. Je pense qu’on va, ce week-end, chez un prétendant au top 2. C’est un test, mais comme chaque semaine. La densité du championnat est exceptionnelle, je pense que personne n’attendait Valence-Romans 4e. »

    Julien Dupuy confirme les propos de son joueur. L’entraîneur des arrières est impressionné par l’adversaire du jour. « C’est ce qui se fait de mieux en Pro D2 en ce moment. Offensivement et défensivement, ils sont performants. On sent que c’est une équipe qui aime jouer ensemble, ils ont eu un passage à vide contre Vannes mais on s’attend à un gros match. » Surtout que Provence Rugby se doit une petite revanche avec cette rencontre à Oyonnax, qui laisse une amertume en bouche. Un sentiment d’inachevé. « Au-delà de l’équipe adverse, c’est aussi à nous de voir si l’on veut évoluer et bien faire les choses dans le contenu. Je trouve qu’on est passé à travers à Oyonnax. Sur les 10 dernières minutes, on n’a rien fait alors qu’il y avait quelque chose à aller chercher », rembobine Julien Dupuy.

    Une charnière remaniée

    Les Aixois réalisent ce déplacement avec encore quelques absents. Guillaume Piazzoli et le capitaine Teimana Harrison sont toujours suspendus et Arthur Coville souffre de sa cuisse. Caleb Muntz va croiser la route du XV de France la semaine prochaine puisqu’il a été appelé pour jouer avec les Îles Fidji. Ce qui amène quelques problèmes à la charnière. Joris Cazenave est donc titulaire, aux côtés de Thomas Salles, mais avec peu d’options sur le banc.

    Colomiers – Provence

    10e journée de Pro D2

    Stade Michel-Bendichou (19h)

    Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy

    COLOMIERS : Delpy – Osadzuk, Dulon, Nuu, Tuitavuki – Giral, Seguela – Timu, Bechu, Parpagiola – Edxwards, Adelaide – Bellemand, Lachaud, Tartas

    PROVENCE RUGBY : Drouet – Lapegue, Galletier, Finau, Bituniyata – Salles, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Zafra, Rodda – Yemsi, Sauveterre, Wegrzyn

  • [Entretien] Fabien Laurenti : « Les arbitres prennent des libertés avec l’OM »

    [Entretien] Fabien Laurenti : « Les arbitres prennent des libertés avec l’OM »

    La Marseillaise : Comprenez-vous quelque chose à la situation qui amène le but italien, mercredi ?

    Fabien Laurenti : Non ! Déjà, je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas eu de penalty sifflé en faveur de l’OM ! Je vois l’arbitre qui met le sifflet à la bouche. Les joueurs s’arrêtent de jouer, puis l’arbitre semble être interpellé par la VAR. Et rien ! Le jeu se poursuit, avec le but de Bergame au bout de l’action. Or, je pense que, même en ayant très mal joué, l’OM devait bénéficier du penalty.

    Dès la fin du match, des officiels qui ont observé la rencontre ont dit que ce type de main, qu’ils appellent « auto-main », n’était pas sanctionnable ?

    F.L. : C’est la première fois que j’entends parler de cette règle de l’auto-main. Si tel est le cas, il va falloir que les défenseurs travaillent là-dessus, cela leur permettra de se sortir de situations compliquées. Mais revenons au match. C’est la même situation que pour Medina au Real Madrid. Mais, là-bas, la VAR a donné un penalty pour Madrid. D’ailleurs, je me demande ce qu’aurait fait cet arbitre si la décision aurait concerné Manchester City, Barcelone ou Liverpool… Pour moi, c’est bien l’illustration que les arbitres prennent des libertés avec l’OM. Qu’ils ont des décisions qu’ils ne prennent pas contre un Real, un Barça ou un autre grand club d’Europe. C’est la preuve, hélas, que l’OM n’a pas le même poids qu’un grand et n’est, de fait, pas respecté. C’est un traitement inégalitaire qui lui coûte cher en Ligue des Champions, cette saison.

    Que suggérez-vous
    pour remédier à cela
     ?

    F.L. : Pour moi, il n’y a qu’une solution. Soit les instances du football déterminent une règle claire sur ce qui constitue une faute de main caractérisée dans la surface de réparation. Auquel cas, les arbitres devront s’en tenir et ne plus faire du cas pas cas, en fonction du stade où la main est commise. Sinon, je vais être plus radical : on décide que les défenseurs ont le droit de se servir de leurs mains pour défendre et qu’un contact manuel avec le ballon devienne la norme. Je ne comprends pas que les observateurs trouvent normal qu’un joueur défende avec les mains croisées dans le dos, pour éviter le moindre doute. Ce n’est pas une position naturelle.

  • OM : une injustice qui fait mal mais n’altère pas le moral

    OM : une injustice qui fait mal mais n’altère pas le moral

    Après la main de Vata lors d’une fameuse demi-finale retour de C1 à Lisbonne, il y aura désormais celle d’Ederson au Vélodrome.

    Le geste du Brésilien de l’Atalanta va rester dans les mémoires, car il a déclenché une contre-attaque fulgurante, amenant le seul but de la soirée, synonyme de défaite pour un OM qui, s’il ne méritait peut-être pas de gagner, ne méritait pas, non plus, de subir un tel scénario.

    Concernant la main, qui enlève ce qui aurait pu être un ballon de but à Pierre-Emerick Aubameyang, Ulisses Garcia a eu du mal à comprendre la suite. « Nous l’avons tous vu. L’arbitre avait le sifflet à la bouche. Nous attendions qu’il vérifie la VAR pour ce penalty. » Mais José Maria Sanchez a laissé l’action se poursuivre, avec en conclusion un but assassin signé Lazar Samardzic.

    Dans le stade, certains ont songé à une action en fin du match Lens-OM, la saison dernière, en L1. Après une faute sur Bilal Nadir, les Lensois avaient lancé un contre et égalisé à 2-2. Mais Eric Wattelier avait finalement refusé le but des Sang et Or et donné un coup-franc qui avait permis à Pierre-Emile Höjbjerg de marquer le troisième but marseillais.

    Mercredi, l’arbitre Espagnol n’a finalement rien décidé. « C’est difficile à accepter, car on voit clairement la position et le geste du joueur », a estimé Medhi Benatia. Ce qui dérange surtout le directeur du football olympien, plus que le penalty non sifflé, « c’est qu’il ne soit pas allé revoir les images ».

    Rocambolesque

    Roberto De Zerbi, qui a reçu un carton jaune sur l’action, reste lui aussi interdit. « Je ne comprends pas que la règle diffère à Madrid et ici. » L’entraîneur marseillais pointe une situation préoccupante. « Il ne nous arrive que des situations rocambolesques qui nous font perdre plus qu’un match. Que ce soit à Madrid, Lisbonne, ou ce soir ! »

    Avec trois points et trois défaites en quatre matches, l’OM est fragilisé en Ligue des Champions. Ce qui n’altère pas le moral de Roberto De Zerbi. « Je savais que nous n’aurions pas douze points après nos premiers matches, mais j’ai toujours l’espoir d’aller chercher la qualification. »

    Pour lui, la réception de Brest, samedi, « est le rendez-vous important ». Medhi Benatia abonde : « Il nous faut faire le dos rond et rebondir avant la trêve. » Ensuite, il faudra réparer tout cela.

  • [Entretien] Gaëtan Lecoq : « Une solution politique à la situation d’ArcelorMittal »

    [Entretien] Gaëtan Lecoq : « Une solution politique à la situation d’ArcelorMittal »

    La Marseillaise : Quel est l’objet de la réunion prévue ce vendredi ?

    Gaëtan Lecoq : C’est encore une nouvelle réunion de pseudo-négociation car la direction craint que son PSE ne soit pas homologué par l’inspection du travail de Bobigny. Ce qu’il y a dans ce PSE, c’est la suppression de plus de 600 emplois et les salariés vont partir avec des miettes alors qu’on est quand même une multinationale. Je n’attends rien de cette réunion, de toute façon, ils ont déjà leurs signataires : la CFE-CGC et la CFDT. Depuis le début, ils n’ont rien fait pour les salariés, on est seuls à se battre. Ils ne sont pas représentants du personnel mais partenaires sociaux de la direction.

    Le cabinet d’expertise Secafi, mandaté par le comité social et économique central (CSEC) d’ArcelorMittal France Nord a remis un rapportcette semaine dans lequel il pointe une mauvaise gestion. Qu’en pensez-vous ?

    G.L. : Dans ce rapport, clairement, c’est écrit que ce PSE n’est pas justifié, qu’Arcelor préfère gaver ses actionnaires qu’investir dans les outils. Ils veulent dégager du cash à court terme et n’ont pas de vision à moyen-long terme. On est en sous-investissement chronique et massif sur notre maintenance et nos installations depuis plusieurs années. La question est de savoir si Arcelor veut réellement continuer à produire en France ou complètement s’en désengager ? Les problématiques qu’on a sur le site de Dunkerque, on les retrouve à Fos mais aussi en Belgique et en Allemagne, où ils ont annoncé qu’ils ne feraient pas non plus la décarbonation. C’est plus large que la France, c’est toute l’Europe. La stratégie du groupe est de se désengager du Vieux continent et d’investir massivement dans trois pays : l’Inde, le Brésil et les États-Unis.

    La décarbonation à Dunkerque a complètement été abandonnée ?

    G.L. : Ils ne le disent pas clairement, ils ne font que retarder l’échéance depuis deux ans. Au mois de mai dernier, c’est parce qu’on a mis la pression qu’ils ont annoncé des intentions d’investissements pour un four électrique d’une valeur de 1,2 milliard d’euros. On arrive à la fin de l’année, il n’y a rien. Il n’y aura rien. Ils ne feront rien. Ils n’investiront plus un euro. Le PSE était prévu avant Noël, là on se dirige vers fin février, mi-mars. On a réussi à gratter un petit peu mais on va continuer à mettre la pression. De toute façon, il faut qu’on le retarde au maximum pour trouver une solution politique à la situation d’ArcelorMittal. Il n’y a que politiquement qu’on peut trouver une solution.

    Vous étiez au Sénat lorsque le PCF a fait voter la nationalisation qui a été rejetée. Pensez-vous que ce projet est le seul viable ?

    G.L. : Pour résumer : les groupes de gauche sont unis sur la nationalisation. Le problème, c’est que le Sénat est dominé à droite. À l’Assemblée nationale, il y aura peut-être une chance. LFI va à nouveau proposer la nationalisation lors de sa niche parlementaire le 27 novembre, porté par Aurélie Trouvé. C’est une nouvelle étape dans le conflit qu’on mène depuis juin 2024. On sera mobilisés et présents devant l’Assemblée nationale.

    Le gouvernement semble être aux abonnés absents… Avez-vous rencontré les nouveaux ministres nommés ?

    G.L. : C’est silence radio. Avant l’été j’ai eu une visio avec Marc Ferracci (ex-ministre de l’Industrie, Ndlr), qui n’a rien donné. Le gouvernement fait le mort. Soyons clairs : ils ne sont pas du tout à nos côtés contrairement à tous les groupes politiques de gauche, qui sont là depuis le début et travaillent avec nous pour essayer de trouver une solution. Le président du conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand (LR) est à nos côtés et se rend compte qu’il est en train de se faire rouler dans la farine par le groupe ArcelorMittal. L’un des plus gros exemples dans le Nord, c’était la fermeture de l’usine de Denain il y a 40 ans. Et 40 ans après, Denain ne s’est toujours pas relevé de ce qui s’est passé. M. Bertrand le sait très bien. Si jamais le site de Dunkerque venait à disparaître, ça va être compliqué, même pour lui politiquement. Ça va être un désastre.

    L’ensemble des élus que je côtoie, à part ceux du gouvernement, ont ouvert les yeux. Il y a un an de ça, on me prenait pour un idiot, on ne me croyait pas. Depuis le début, la CGT avait raison, le PSE n’était pas encore annoncé que nous savions qu’il aurait lieu. On est dans l’entreprise, on voit ce qu’il se passe, on savait très bien qu’ils ne feraient pas les investissements nécessaires. C’est pour ça qu’il faut trouver un plan B. Si on n’arrive pas à tordre le bras de la famille Mittal, ils doivent partir et on trouvera une autre solution. Avec peut-être une idée de nationalisation temporaire.

    Les syndicats appelés à se prononcer aujourd’hui

    Les syndicats d’ArcelorMittal sont appelés à se prononcer ce vendredi sur le projet de plan social qui prévoit au total plus de 600 suppressions d’emplois. Au moment même où un rapport d’experts mandatés par le comité social et économique central (CSEC), et contesté par l’entreprise, estime que le groupe a fait le « choix stratégique assumé de privilégier la distribution » de liquidités « aux actionnaires, au détriment de l’anticipation » et de l’investissement. Le cabinet d’expertise relève ainsi que la liquidité distribuée aux actionnaires entre 2020 et 2024 (13 milliards d’euros) a été à peine inférieure à celle consacrée aux investissements industriels (15,5 milliards d’euros dans le monde).

  • Le collectif de Sébastien Barles rejoint LFI pour les municipales de Marseille

    Le collectif de Sébastien Barles rejoint LFI pour les municipales de Marseille

    Dans un communiqué diffusé dans la nuit, le collectif « Vaï », indique sa décision de « de s’unir avec la France Insoumise au premier tour des élections municipales de mars 2026 à Marseille pour porter un projet de transformation sociale, démocratique et environnementale, aux côtés de collectifs citoyens et de forces sociales locales. »

    « Les promesses que le changement de majorité avait fait germer lors de l’élection municipale en 2020 n’ont pas été tenues : l’immense espoir suscité par la victoire de Michèle Rubirola, première femme maire de Marseille, en mars 2020 reste à concrétiser » poursuit le collectif, pourtant animé par Sébastien Barles qui avait présenté en 2020 une liste écologiste, au premier tour, concurrente de celle du Printemps marseillais alors emmenée par Michèle Rubirola.

    Le collectif « Vaï » promet de tourner de le dos à la « monarchie municipale » et de porter un « projet de rupture ».

    « Face à l’extrême-droite, nous ne croyons pas à la posture des figures providentielles si courantes dans une Vème République à bout de souffle », ajoute le communiqué qui renvoie au second tour la perspective d’une union des gauches.

    Sébastien Barles acte ainsi sa rupture avec le parti écologiste dont il est suspendu et qui a voté récemment son adhésion à un rassemblement dès le premier tour avec les autres forces du Printemps marseillais. LFI n’a pas encore officialisé de liste. Le député Sébastien Delogu est néanmoins pressenti pour la conduire.

  • Au son du jazz, tout le monde est Charlie à Vitrolles

    Au son du jazz, tout le monde est Charlie à Vitrolles

    Après avoir fait vibrer les spectateurs, l’été dernier, lors du Charlie jazz festival au Domaine de Fontblanche, l’association vitrollaise Charlie Free fait durer le plaisir de la note bleue avec sa petite sœur des Rendez-vous de Charlie. Sa 5e édition fait escale à la Salle Guy-Obino les 7 et 8 novembre pour « faire rayonner le jazz sous toutes ses formes » à travers la venue « d’artistes internationaux majeurs, aux apparitions rares dans le Sud de la France », aguichent ses organisateurs.

    Tel-Aviv, Rio, La Havane

    Charge aux deux virtuoses israéliens, le trompettiste Avishai Cohen et le pianiste Yonathan Avishai d’ouvrir le bal vendredi avec un concert axé autour d’Ashes to gold. Un album enregistré en réaction aux attentats survenus le 7 octobre 2023 sur leur terre natale, sous la forme d’une suite en cinq parties qui s’inspire du kintsugi, « art japonais qui répare les objets brisés avec de l’or ». Au sein d’un quartet, le pianiste Yaron Herman prolongera la nuit autour de son opus fraîchement sorti, Radio paradise, qui souffle son lyrisme sur des musiques improvisées.

    Mais c’est incontestablement le lendemain, que se profilera la soirée la plus attendue, servie par un duo de musiciens parmi les plus chauds du moment : d’un côté, le pianiste de La Havane, Gonzalo Rubalcaba ; de l’autre, le mandoliniste tout droit venu de Rio de Janeiro, Hamilton de Holanda. Un combo qui portera sur scène Collab, fruit de leur synthèse entre les rythmes afro-cubains et de la musique populaire brésilienne.

  • [Entretien] Céline Laudin : « Chaque amateur d’art voulait un Ziem dans sa collection »

    [Entretien] Céline Laudin : « Chaque amateur d’art voulait un Ziem dans sa collection »

    La Marseillaise : Qui était Ziem ?

    Céline Laudin : Félix Ziem est un peintre du XIXe siècle qui est né en Bourgogne, à Beaune, et qui est mort à Paris à l’âge de 90 ans. Il est plutôt autodidacte. Il fait des études d’architecture aux Beaux-Arts de Dijon où il est très doué. Il doit partir ensuite à Paris avec l’obtention d’une Bourse mais un problème au niveau de son comportement fait qu’il ne peut pas s’y rendre. Il décide de partir rejoindre un membre de sa famille qui travaille alors dans les abords de Marseille à la construction de l’aqueduc de Roquefavour. Il arrive sur ce chantier, et il commence à faire des croquis en plein air de la campagne environnante. Le duc d’Orléans arrive, voit ses croquis et lui achète. Et l’histoire commence ainsi.

    Pour quelles raisons est-il qualifié de peintre voyageur ?

    C.L. : Son rêve, c’est d’aller en Italie comme tous les artistes du XIXe siècle, sur cette idée de faire le grand tour, de voir les monuments à Rome, à Florence, à Venise. Félix Ziem est un peintre paysagiste. Ce qu’il aime, c’est la lumière et le rapport de l’eau et des paysages. C’est pour ça qu’il apprécie particulièrement Venise et qu’il choisit aussi plutôt Martigues que Marseille pour s’installer sur les bords du chenal de Caronte. Il ouvrira quatre ateliers : à Paris, à Venise, à Nice et à Martigues. C’est un artiste voyageur par excellence il fait énormément de voyages, en Italie, mais pas que. Il va beaucoup en Afrique du Nord. Il va aller aussi à Constantinople. Il va faire un grand voyage en Orient. Il va aller en Algérie. Mais il va aller jusqu’en Russie, en Angleterre, aux Pays-Bas. Il est tout le temps en mouvement.

    Était-il reconnu de son vivant ?

    C.L. : Dans son journal, on sent qu’il est assez insatisfait de ses peintures parce qu’il n’a jamais vraiment appris cet art. Malgré cette frustration, il va très vite exposer au Salon, qui est vraiment l’organe officiel où il faut que tous les peintres aillent à Paris, et il commence à vendre ses tableaux. Il est très malin. Il s’entoure de marchands, il fait monter les prix. Ses œuvres prennent de la valeur et c’est l’un des artistes les plus riches du XIXe siècle. Chaque amateur d’art voulait un Ziem dans sa collection. Il est reconnu dans le métier, Théophile Gautier l’encense. C’est quelqu’un d’assez mondain, il va aux soirées des frères Goncourt, il est très bien installé et reconnu de son vivant.

    Ce qui n’est plus vraiment le cas aujourd’hui.

    C.L. : Il produisait énormément, et c’est ça qui l’a peut-être un peu desservi. Il faisait dans ses peintures ce que les amateurs d’art aimaient et attendaient, donc, on a pu le taxer ensuite de faire un peu tout le temps la même chose : un horizon bas, trois quarts de la toile consacrée au ciel… À Venise, une gondole, à Constantinople, à Martigues, une tartane. Ce côté un peu répétitif a pu être critiqué. Il a aussi longtemps été taxé d’orientaliste parce qu’il représentait l’Orient. Mais pour moi, ce n’est pas un orientaliste car il est vraiment allé dans ces pays, il ne représente pas un Orient fantasmé qu’il aurait pu lire dans les livres, il peint ce qu’il a vu, les danseuses, les petits métiers, les musiciens… Il est plutôt inclassable en fait et l’histoire de l’art n’aime pas trop les gens inclassables, il faut appartenir à une école à un mouvement, on aime bien les cases en histoire de l’art.

    Comment, à travers les expositions proposées au musée, tentez-vous de lui rendre sa place ?

    C.L. : La chance que nous avons eue au musée Ziem, c’est d’avoir reçu en legs de sa petite-fille tout son fond d’atelier. Et donc, on a, dans la collection, des œuvres qu’il n’a jamais vendues mais qu’il conservait. C’est très intéressant, parce qu’il a par exemple conservé toute sa vie son autoportrait qu’il a peint dans les années 1860-1865, où il s’est représenté en bleu, en mettant de la craie sur son tableau, ce qui est quelque chose d’extrêmement moderne mais qu’il n’a jamais montré. De même, il a gardé avec lui ses pochades, une sorte carnet de croquis mais sur du bois, qu’il prenait avec lui quand il allait voyager, ses aquarelles… Ce sont des œuvres beaucoup plus spontanées et modernes que ce qu’il commercialisait. Au musée, on valorise ce fond d’atelier qui est vraiment d’une très grande richesse. C’est formidable parce qu’on rentre aussi dans l’intimité de l’artiste où on voit son processus créatif. C’est comme si on était presque avec lui sur les bords du Bosphore ou sur les canaux de Venise.

  • Grand Avignon : le PS étrille la gestion du maire-candidat RN

    Grand Avignon : le PS étrille la gestion du maire-candidat RN

    En 2020, Morières était la seconde ville du Grand Avignon à basculer à l’extrême droite, profitant notamment d’une gauche divisée. Élu avec 55,4% des voix, Grégoire Souque (RN) brigue un second mandat les 15 et 22 mars prochain, et rêve déjà de se faire réélire avec 60 à 65% des voix. Mais la gauche, qui avance cette fois unie, espère reconquérir l’hôtel de ville. En juin, une association « Engagés et solidaires pour Morières » visant à rassembler idées et citoyens, a été créée. Annick Dubois (PS), déjà cheffe de file de l’opposition et conseillère départementale, devrait de nouveau conduire la liste aux côtés notamment du PCF, qui a désigné Emmanuelle Blanc en cheffe de file.

    « Tourner la page pour une gestion plus transparente »

    En attendant, la section PS de Morières, dans un communiqué, s’attelle à déconstruire le bilan de Grégoire Souque. Dans sa lettre de candidature parue il y a 3 jours, le maire de 78 ans vante sa bonne gestion des finances, la construction d’un groupe scolaire et promet « requalification des voiries et végétalisation ». Sans afficher son logo RN, le premier magistrat espère même être classé divers droite… Un « trompe-l’œil » pour le PS, car « sa liste regroupe en réalité des colistiers RN, Reconquête, UDR et RPR, tous ancrés à l’extrême droite, c’est une diversité de façade pour masquer une ligne politique radicale ».

    Globalement, le PS parle d’un bilan « négatif : sécurité plus affichée que réelle, dialogue social affaibli, projets essentiels retardés, inégalités creusées ». Sur la sécurité, la majorité sortante affiche « des chiffres gonflés et des promesses en l’air » avec seulement « deux agents de police municipale » supplémentaires. Quant aux finances, « elles sont en difficulté, le bilan du maire est marqué par une gestion improvisée, une fiscalité opaque ». Enfin, sur la prétendue « proximité, Grégoire Souque n’a organisé aucune réunion publique ni consultation citoyenne en cinq ans », cingle le PS, appelant « les électeurs à tourner la page en 2026 pour une gestion plus transparente, inclusive et ambitieuse ».

  • La maire d’Apt demande deux ans pour le bloc

    La maire d’Apt demande deux ans pour le bloc

    « Nous, les habitants d’Apt, sommes démoralisés et nous espérons que l’ARS va nous écouter, mais tout le monde répète la même chose. Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles », lâche, visiblement tendue, Véronique Arnaud-Deloy, maire (LR) d’Apt, après un entretien avec l’ARS Vaucluse à Avignon ce jeudi 6 novembre, à propos de la fermeture annoncée du service de chirurgie de l’hôpital de sa ville.

    Et ce, pendant que plusieurs dizaines de personnes manifestaient devant l’entrée de la cité administrative contre cet arrêt annoncé au 31 décembre prochain, notamment pour des raisons financières. « On nous parle de 13 millions d’euros. Mais ce sont eux qui ont laissé l’hôpital s’endetter à ce point-là. Le job n’a pas été fait, car c’est leur job ! C’est la ruralité qui est touchée et cela désertifie notre territoire. Je veux qu’ils nous laissent deux ans », pousse celle qui est également présidente du conseil de surveillance de l’établissement de santé. Un nouveau recours va être déposé par la mairie.

    Postes menacés

    Devant les portes fermées de la cité administrative se trouvaient également nombre d’élus locaux, tels que le sénateur Lucien Stanzione (PS), qui avance que « la santé a un coût, mais pas de prix » et qu’un déficit devrait être compensé. Mais aussi des employés désabusés, tels que Jacques Perez, infirmier depuis deux ans et demi et qui va perdre son poste. « On se sent abandonnés par tout le monde. J’ai 61 ans et je vais devoir finir ma carrière en intérim », regrette-t-il. Une douzaine de postes sont menacés.