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  • Var : une amende pour Jean-Louis Masson

    Var : une amende pour Jean-Louis Masson

    Une amende 30 000 euros avait été requise par le procureur lors de l’audience devant le tribunal correctionnel de Toulon, le 17 octobre dernier, ainsi qu’un an d’inéligibilité, mais sans exécution provisoire. Dans son délibéré rendu le vendredi 7 novembre, le tribunal correctionnel a condamné Jean-Louis Masson, président du conseil départemental du Var et patron de la fédération LR 83, à 15 000 euros et n’a pas prononcé de peine inéligibilité.

    Entre juillet 2020 et octobre 2022, alors qu’il était maire de La Garde, Jean-Louis Masson a participé au scrutin sur dix délibérations concernant les deux sociétés qu’il présidait et pour lesquelles il touchait une rémunération : l’attribution de subventions publiques, de garanties d’emprunts et d’avance de trésorerie, pour des sommes allant jusqu’à deux millions d’euros, et jusqu’à sa propre nomination et rémunération au conseil d’administration.

    Le septuagénaire, qui avait été élu à la tête du conseil départemental du Var en octobre 2022, suite à la condamnation de son prédécesseur, Marc Giraud (LR), pour détournement de fonds publics, avait défendu sa bonne foi devant le tribunal, assurant n’avoir « jamais eu le sentiment de voter pour un intérêt autre que l’intérêt public ». Son avocat a indiqué qu’il n’a pas encore décidé s’il faisait appel de cette décision.

    Représentant sept parties civiles, des élus d’opposition, Me Thomas Callen avait fustigé à l’audience un « mélange des genres qui a duré pendant des années ». Devant le jugement, il s’est félicité de l’existence d’une condamnation. Cette condamnation s’ajoute à celles des maires de droite des deux plus importantes villes varoises, Toulon, Hubert Falco (ex-LR), et La Seyne-sur-Mer, Nathalie Bicais (LR). Tous deux été démis de leurs fonctions, ces dernières années, pour des questions de probité.

  • Toulon : une conférence sur le cadmium, métal toxique méconnu mais mortel

    Toulon : une conférence sur le cadmium, métal toxique méconnu mais mortel

    « Lorsqu’on installe un dos-d’âne pour faire ralentir les automobilistes, la voiture libère des microparticules en freinant et en réaccélérant, et donc plus de toxiques dans l’air. » Les mots du Docteur Pierre Souvet mettent le bon sens à l’épreuve. Ce cardiologue de 69 ans à la gouaille charmeuse a fondé l’Association Santé Environnement France (Asef) – dont il est le directeur – en 2008, afin d’alerter sur les dangers quotidiens auxquels nous expose notre environnement. Avec, parfois, comme pour le cas des dos-d’âne, des contradictions entre l’aspect vertueux d’un objet dans un champ (en l’occurrence la sécurité) et sa nocivité (sanitaire) dans un autre.

    Ces facteurs de risque se trouvent partout dans notre environnement (air, eau, sols, nourriture animale comme végétale…) et représentent, selon l’OMS, la principale cause de mortalité avec plus d’un décès sur quatre dans le monde devant le tabagisme. Il faut donc agir, et pas seulement dans les hôpitaux : « Les élus et les acteurs de santé ont un rôle majeur », explique le docteur Souvet.

    Les taux de cadmium doublent

    Cependant, certains partis politiques sont davantage guidés par les logiques industrielles, comme l’illustre la question des particules fines, responsable de 48 000 à 97 000 décès par an en France : « En France, on est à un taux de 25 microgrammes par mètre cube. L’OMS préconise 5 pour diminuer 80% des pathologies cardio-vasculaires et respiratoires liées aux particules. L’Europe a décidé de s’aligner à 10, et un parti français [le RN, Ndlr] a voté contre », déplore le docteur.

    Mais Pierre Souvet ne se dit « ni optimiste, ni pessimiste, mais déterminé ». En mai, il a transmis, avec des confrères, une lettre au Premier ministre pour l’alerter sur l’explosion des contaminations au cadmium, un métal toxique naturellement présent dans notre environnement, mais dont la concentration est favorisée par les activités industrielles, et surtout agricoles, via l’épandage d’engrains minéraux phosphatés. Entre 2006 et 2014, la contamination des Français à cette molécule hautement cancérigène a doublé, selon l’OMS, passant de 0.29 microgramme/g de créatinine à 0.57, prenant une part croissante dans l’incidence des 483 000 nouveaux cancers par an diagnostiqués dans le pays. La durée de sa demi-vie étant de 18 à 30 ans.

    Un sujet méconnu, que le cardiologue explicitera mercredi prochain, à 19h30, à l’Espace Neptune, lors d’une conférence coorganisée avec la Communauté professionnelle territoriale de santé Toulon Littoral intitulée « Comment protéger ma santé des pollutions du quotidien ? » qui s’inscrit dans un paradigme de justice sociale défendu par Pierre Souvet, car « ce sont toujours les plus favorisés qui peuvent prendre soin de leur santé, et cela, un médecin ne peut pas l’accepter », conclut-il.

    Conférence gratuite. Infos au 06.08.15.25.15

  • La préfecture de Vaucluse rejette l’arrêté anti poids-lourds sur la rocade, à Avignon

    La préfecture de Vaucluse rejette l’arrêté anti poids-lourds sur la rocade, à Avignon

    La préfecture de Vaucluse annonce, dans un communiqué de presse, émettre un avis défavorable « en l’état » au projet d’arrêté porté par la mairie d’Avignon. La municipalité a été informée par le préfet par courrier ce jeudi 6 novembre.

    Et ce car, à l’issue de réunions tenues entre juillet et septembre avec des représentants de collectivités du bassin d’Avignon et des acteurs économiques notamment, les échanges n’ont « pas permis d’aboutir à un consensus nécessaire au déploiement du dispositif dans des conditions acceptables par l’ensemble des parties prenantes », assure la préfecture. Le préfet appelle ainsi l’ensemble des acteurs du dossier à poursuivre les discussions pour « parvenir à un compromis acceptable pour tous ».

    Dans ce long texte, le point de vue défendu par les syndicats de transporteurs est notamment évoqué, à savoir l’utilisation de l’axe par les camions pour rejoindre la plateforme rail/route de la zone d’activités de Courtine. « En effet, le terminal de Champfleury figure parmi les premiers sites de transport combiné français rail/route et contribue de surcroît de manière significative à l’approvisionnement de l’agglomération avignonnaise et à l’économie locale, en offrant des débouchés aux productions agricoles du Vaucluse et du nord des Bouches-du-Rhône. À cet égard, le développement du transport combiné, qui constitue un mode de transport respectueux de l’environnement, est une politique publique portée par l’État », précise la préfecture.

    Concernant les inquiétudes de la mairie liées à la pollution générée par le passage des poids lourds dans une zone densément peuplée, les services de l’État rappellent que, « soucieux de la préservation de la santé des habitants », un « plan d’urgence transport » est déclenché lors des épisodes de pollution. Mais aussi que l’État participe financièrement aux projets de transports en commun du Grand Avignon, ainsi qu’aux études autour du Service express régional métropolitain.

    Enfin, la préfecture remet sur la table le projet de liaison Est-Ouest de contournement de la Cité des Papes, actuellement à l’arrêt, estimant qu’il aurait permis « de concilier les objectifs de protection des populations exposées à la pollution, la préservation de l’activité économique du bassin de vie avignonnais, ainsi que la desserte à plus longue distance des pôles économiques situés dans les Bouches-du-Rhône. »

    Contactée par La Marseillaise, la mairie d’Avignon n’a pas encore réagi à cette décision.

  • Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Ils inaugurent ce samedi à 11h leur permanence au 39 avenue Jean-Jaurès, à Fos-sur-Mer. Une adresse bien trouvée pour les forces de gauches de Fos-sur-Mer rassemblées autour de Rémi Esnault, connu pour être le directeur de cabinet du maire René Raimondi (ex-PS) depuis plusieurs années.

    « Ce local sera un espace de rencontres, d’échanges, d’écoute et de proximité, pour tous ceux qui croient qu’aimer sa ville, c’est aussi s’y engager concrètement, chaque jour », promet le candidat, qui y voit un lieu « à l’image de notre démarche : humaine, simple et collective ».

    Le prétendant à la succession de l’édile fosséen peut compter sur le soutien du PCF, représenté par son chef de file et actuel adjoint Nicolas Féraud, ainsi que sur celui de Place Publique par la voix d’Anne-Caroline Walter-Cipreo, également 2e adjointe.

    Le Parti socialiste et son responsable local Jean-Michel Leroy, rejoint par Jean-Louis Sanial de Génération écologie, ont de leur côté décidé d’une candidature autonome sur fond de désaccord à propos du projet Hyvence et de la création d’un parc naturel des étangs de la Ville.

    L’extrême droite

    en embuscade

    La coalition de Rémi Esnault se confronte actuellement, à quatre mois des élections, à trois candidatures annoncées. Celle de Jean-Michel Leroy, mais aussi du macroniste Jean Fayolle, conseiller municipal depuis 2008. Enfin, l’ex-LR Philippe Maurizot est soutenu par le chef départemental du RN Franck Allisio via son label « La Provence qu’on aime ».

  • Douleurs chroniques : 42% des Français seuls face à la souffrance

    Douleurs chroniques : 42% des Français seuls face à la souffrance

    Algologie. Du grec « algos » (douleur) et « logos » (savoir). Cette discipline médicale concerne la prise en charge des douleurs. La spécialité aurait vocation à se développer fortement au regard des résultats du baromètre de la douleur 2025. Il révèle l’ampleur du mal : 42% des Français affirment souffrir de douleurs chroniques, soit 23 millions de la population adulte. La dernière mesure connue, fruit d’une enquête menée en 2008, faisait état de 12 millions de personnes concernées par les douleurs chroniques. L’étude montre donc une augmentation significative de la prévalence de la douleur chronique dans notre pays.

    Ce baromètre de la douleur 2025 agrège les principaux résultats de l’enquête Prevadol, menée au premier trimestre de l’année auprès de 11 940 Français, avec l’Observatoire français de la douleur et des antalgiques (Ofda)et l’institut de sondage OpinionWay.

    Parmi les 23 millions de personnes en souffrance chronique, 57% sont des femmes et 43% des hommes. Ce ne sont pas seulement les personnes âgées les plus touchées : l’âge moyen mis en lumière par l’enquête est de 46 ans. Cette jeunesse montre que des millions de travailleurs sont concernés. Les douleurs musculosquelettiques, propres aux métiers répétitifs, qu’ils soient physiques ou de services ont une prévalence de 36% dans la population française, suivies par les douleurs céphaliques (33%), abdominales (15%) neurophatiques (12%) et en lien avec un cancer (4%).

    Plus inquiétant encore, près d’une personne sur deux présente des douleurs intenses, c’est-à-dire que sur une échelle de 10, le niveau de leurs maux se situe entre 7 et 10. La moyenne d’intensité de la douleur est de 6 sur 10 pour l’ensemble des 23 millions de Français atteints. Signe que nous sommes face à un enjeu de santé publique, 44% des Français affirment souffrir depuis plus de trois ans. Cela révèle un défaut structurel dans la prise en charge médicale ; une insuffisance qui coûte cher à la société comme l’explique à La Marseillaise le professeur Eric Viel qui dirige le Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de Nîmes.

    Avec le centre antidouleur du CHU de Montpellier, les hôpitaux publics sont à la pointe sur le sujet car leur approche est multidisciplinaire et va des soins à l’accompagnement social. Mais les listes d’attente sont longues et le médecin traitant est le principal recours.

    36% ont un handicap modéré à sévère

    Or, souligne le baromètre 2025 de la douleur « malgré la prescription d’antalgiques souvent forts – 27% ont une prescription opioïde -, ils sont peu nombreux à voir leur symptômes s’améliorer – moins de 1 patient sur 3 ». Les conséquences sur la vie quotidienne sont lourdes : « 50 à 80% [des 23 millions concernés] présentent des répercussions physiques, émotionnelles ou sociale » et 36% « un handicap fonctionnel modéré à sévère ».

    Aujourd’hui, à peine un patient sur trois est satisfait de la prise en charge de sa douleur et moins de un sur trois a vu une amélioration de ses symptômes sur les dix derniers mois. Face à l’insuffisance de structures antidouleurs pluridisciplinaires, les patients ont recours à l’automédication dans les proportions inquiétantes, de l’ordre de 87%. Au-delà du paracétamol, prescrit à 70% et des inflammatoires (51% des prescriptions médicales), 27% des ordonnances comportent des opioïdes.

    Un plan national à l’arrêt

    L’étude constate une automédication dramatique de ses substances très addictives si elles ne sont pas encadrées. Or, 16% des 23 millions de personnes souffrant de douleurs chroniques ont recours à un opioïde en automédication. Si la législation française a pour l’instant épargné le pays de l’épidémie des opiacés qui décime les États-Unis – où les multinationales ont vendu légalement une drogue mortelle – le trafic de ces substances est effréné dans le commerce en ligne qui lui n’a que peu de contrôles n’y de frontières. Ce trafic continuera à prospérer tant que le plan national pourtant lancé il y a près de 25 ans ne sera pas mis en œuvre et financé. La Société française d’étude et traitement de la douleur (SFETD) qui va tenir son congrès du 26 au 28 novembre à Lyon fait un constat alarmant : « Depuis 2013, aucun plan, aucun programme, aucune action gouvernementale n’ont été mis en œuvre autour de la douleur alors qu’il s’agit d’un des premiers postes budgétaires en Santé publique. » Les résultats du baromètre de la douleur serviront-ils d’électrochoc ? Nul ne peut ignorer l’ampleur du mal.

  • L’ONF au chevet des forêts calcinées de la Gardiole

    L’ONF au chevet des forêts calcinées de la Gardiole

    Cet été, le gigantesque incendie audois des Corbières fut tel (17 000 hectares) qu’on en aurait presque oublié que le massif protégé de la Gardiole (Hérault) a subi le troisième plus gros feu de 2025 derrière celui des Pennes-Mirabeau, aux portes de Marseille.

    Le 5 juillet dernier, 270 hectares de garrigue et de forêts sont bel et bien partis en fumée entre Fabrègues et Mireval. Si les efforts des pompiers du Sdis 34 ont permis d’éviter que des villages ne soient ravagés par les flammes, les terres parcourues par le feu sont méconnaissables. Arbres calcinés, sol noirci, faune en désertion. D’ordinaire si verdoyant, le massif de la Gardiole ressemble par endroits à un cratère lunaire. Un paysage de désolation appelé peu à peu à renaître de ses cendres.

    Pour aider le Phœnix dame nature à retrouver ses droits, l’Office national des forêts (ONF) est déjà à pied d’œuvre. Voilà des semaines que ses agents publics, dont la mission est de protéger les forêts toute l’année (débroussaillage, entretien des pistes, surveillance des départs de feux, alimentation des citernes…), font l’inventaire des dégâts et des mesures à prendre pour faciliter la reconstruction. « On commence par mener une analyse cinétique du feu. On enquête sur ses causes, ses facteurs aggravants », résume Christophe Chantepy. Sans oublier les conséquences. « Sans couvert végétal, la pluie peut éroder plus vite les sols, des branches mortes peuvent tomber sur des promeneurs… », illustre l’expert DCFI (Défense de la forêt contre les incendies) à l’ONF. C’est la raison pour laquelle les massifs sont régulièrement fermés au public plusieurs semaines après un incendie.

    Si la garrigue, ses chênes Kermès et ses arbustes cramés devront se débrouiller seuls, les arbres brûlés font l’objet d’une attention particulière. Sur cette parcelle plantée il y a près d’un demi-siècle et située à proximité du parking de la tortue à Fabrègues, les troncs et branches les plus endommagés vont être coupés pour valoriser le bois. « Il sera vendu à un exploitant pour alimenter les chaudières collectives », précise Julien Carette, technicien forestier et chef de projet sur le feu de 2024. 3500 m3 de bois seront ainsi récoltés.

    Des replantations à l’étude

    Certains chênes verts ou pins seront rabaissés en espérant qu’ils puissent repartir naturellement. « On peut déjà observer des repousses au pied. J’ai confiance en la capacité de régénération de ces forêts d’arbustes feuillus, de résineux et de chênes », positive Armand Aninat de l’ONF. Toutefois, si « le pin d’Alep (originaire de Méditerranée) a la capacité de se régénérer par le feu, ce n’est pas le cas du pin parasol », précise Julien Carette. C’est ainsi que s’ouvre un travail de réflexion avec les collectivités pour « limiter les stigmates du feu ».

    Sur les parcelles calcinées en 2014 et 2024, un travail de reconstruction a déjà été mené par l’ONF. Entre Gigean et Frontignan, sur les 102 hectares de forêts publiques brûlées (310 ha au total), du bois a été valorisé en plaquettes forestières. Un travail de recépage du chêne vert est en cours et des replantations à l’étude (automne 2026) du côté du ruisseau du Mouchas. Plutôt que des pins d’Alep associés aux flammes, « la commune de Gigean a voulu des feuillus : des arganiers, caroubiers, des chênes de Kabylie et des pins des Canaris », liste Julien Carette. Choisies pour leur meilleure résistance supposée à la chaleur et au déficit de pluviométrie, « ces nouvelles essences vont être travaillées en îlots d’avenir ». Ici ou là, ces îlots seront agrémentés d’essences d’accompagnement : frênes à fleurs, érables de Montpellier, cyprès de Provence… Des petits massifs pourront même voir le jour à partir de graines prélevées chez des particuliers locaux. « Aujourd’hui, on ne replante plus une seule essence pour la biodiversité et maximiser les chances de résister aux maladies », ajoute Guylaine Archevêque, directrice de l’agence ONF Gard/Hérault.

    Reste qu’il s’agit d’expérimentations au taux de succès variable. « Ce n’est pas de l’agriculture ni du jardinage mais de la défense des forêts. Il faut laisser le temps à la nature de reprendre ses droits », prévient Julien Carette. Menée en 2019-2020 sur le site calciné de 2014, une première expérience de replantation avait été un échec. « La régénération naturelle autour du pin d’Alep avait pris le pas sur nos plantations », regrette Guylaine Archevêque. « On avait souffert d’un mauvais climat et d’une interdiction d’arroser les premières années en raison d’un arrêté préfectoral de fermeture de la Gardiole ». Espérons cette fois que les éléments seront en faveur de l’ONF qui cultive le feu sacré.

  • Plongée au cœur des profondeurs à Montpellier

    Plongée au cœur des profondeurs à Montpellier

    Une plongée au cœur des profondeurs aux côtés de ce natif de Montpellier passionné par le patrimoine marin, qui a bâti son œuvre en dialogue constant avec la Méditerranée, qu’il explore depuis plus de trente ans.

    Auteur de quatorze ouvrages photographiques et lauréat à quatre reprises du prestigieux prix Wildlife photographer of the year, décerné par le Museum d’histoire naturelle de Londres, Laurent Ballesta « incarne un regard à la fois scientifique et poétique sur le monde marin ».

    Présentée sur le stand de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, cette exposition constituée d’une trentaine de photographies propose une immersion dans des mondes marins proches comme l’étang de Thau ou la côte méditerranéenne, mais aussi lointains comme l’Antarctique ou la Polynésie. « Le titre, “Loin du ciel, et parfois près d’ici”, souligne l’idée que l’émerveillement ne réside pas nécessairement dans l’exotisme, mais peut se trouver à notre porte. Cette démarche rejoint la thématique d’Art Montpellier 2025, qui met le cap sur le voyage, en invitant les visiteurs à explorer de nouveaux horizons à travers l’art contemporain », expliquent les organisateurs de la manifestation. Être accueilli dans le milieu de l’art constitue, pour Laurent Ballesta, une reconnaissance particulière. « Si l’art peut sublimer la réalité, il existe aussi une réalité sublime, celle de la nature. Mes photos sont très figuratives parce que le monde sous-marin est déjà complexe à lire. Mon effort, c’est de rendre ces créatures visibles et compréhensibles, sans ajouter une couche d’interprétation qui risquerait de brouiller la lecture », précise-t-il. Cette exposition s’inscrit dans une série d’événements dédiés à l’art et à la nature, avec une exposition Mers et Mystères qui a été présentée jusqu’à fin septembre au Musée de la photographie Charles Nègre à Nice et une autre prévue au Festival international de la photo animalière et de nature de Montier-en-Der (20-23 novembre).

    * Parc des expositions de Montpellier.

  • « AlgérieS, retours en musique » bientôt aux rotatives de « La Marseillaise »

    « AlgérieS, retours en musique » bientôt aux rotatives de « La Marseillaise »

    AlgérieS, retours en musique. » Le titre du spectacle dit tout de son contenu : une Algérie plurielle, traversées par les influences et les musiques arabes, andalouses, séfarades, ottomanes, berbères et françaises.

    Au centre de l’événement : Nacer Hamzaoui et Martial Pardo, deux musiciens nés en Algérie. L’un vient de la mythique Casbah d’Alger et des secrets du chaâbi, l’autre de Sidi Bel Abbès, berceau de la Légion, bastion des communistes. Chemin faisant se retisse la bande-son des Algéries d’avant 1962, pour le plaisir et pour contribuer à apaiser les mémoires : mélopées berbères et sépharades, échos ottomans, touchias en fêtes, isthikh-bar et khlass, paso doble et boogie, bals, processions et symphonies, et la nouba des tirailleurs !

    Dans un lieu chargé d’histoire

    Les deux musiciens conçoivent leur spectacle comme un « hommage à nos anciens, nos maîtres, nos cousins… Dahmane El Harrachi, Lili Boniche, Cheikh l’Anka, Ben Naceur, Skandrani, El Medioni et Reinette l’Oranaise, le jazz d’Alger, Lucky Starway, AliMaâchi et Cheikh Raymond les disparus, et sur le bateau, Gaston Ghrenassia, dit Enrico… ».

    Les Amis de La Marseillaise, soucieux d’agir pour l’amitié entre les peuples avaient déjà contribué à l’organisation de ce spectacle en mars dernier au sein du Casi des cheminots en mars dernier. « Devant son succès et pour vivre à nouveau un beau moment de partage, nous avons réservé naturellement l’espace “Aux rotatives de La Marseillaise”, superbement accessible, dans l’immeuble historique du journal », résume Serge Baroni, leur président. « La participation est arrêtée à 13 euros minimum. Chacun aura compris qu’il peut donner davantage, de toute façon tout revient au journal le plus chanté de France. »

    Le moment promet d’être particulièrement émouvant dans ce lieu historique, pris les armes à la main en 1944 par les résistants fondateurs de La Marseillaise à un journal collaborationniste. Un lieu dans lequel a, par la suite, été tiré Alger républicain au plus dur de la guerre d’Algérie.

    Place du journal La Marseillaise, 17 cours d’Estienne d’Orves Marseille. Contact : 06.71.20.68.08 ou 06.89.14.42.12

  • Lucile Debaille nous a quittés

    Lucile Debaille nous a quittés

    Après une enfance africaine, à Saint-Louis-du-Sénégal, Lucile Debaille a obtenu une maîtrise de philosophie, un diplôme de l’Institut d’Études Politiques, un DESS de Sciences économiques à Aix-en-Provence. Ancienne journaliste à France 3 Marseille, directrice littéraire des éditions Ornicar à Paris puis directrice du Pôle Entreprise de l’École de la Deuxième Chance à Marseille, elle a aussi vécu en Amérique du Sud et résidait dans le Vaucluse. Elle a rendu son dernier souffle le 16 octobre 2025 à l’âge de 71 ans.

    « Lucile Debaille était très fière d’être présente dans La Marseillaise et de faire partie un peu de votre famille », témoigne son éditeur Jean-Christophe Lopez.

    La Marseillaise s’associe à la peine des proches de Lucile Debaille et leur adresse ses sincères condoléances.

    Le malheur n’attend pas le nombre des années

    roman – Moby Dick, « Collection La Fille du Poulpe », 2025

  • Une victoire « espresso » pour Franck Cammas

    Une victoire « espresso » pour Franck Cammas

    Parti du Havre le 26 octobre, le maxi-trimaran bleu a passé la ligne d’arrivée à 22h13 heure locale (2h13 GMT), après 10 jours 13 heures et 3 minutes de course.

    Franck Cammas, après ceux de 2001, 2003, 2007, 2021, décroche sa cinquième Transat du Café, alors que son coéquipier Tom Laperche a bu sa première tasse bien serrée. « C’est la première victoire de Tom mais je pense qu’il pourrait en gagner cinq facilement dans sa carrière, il a la vie devant lui et tout le talent nécessaire », a jugé le skipper aixois. « Cette transat a été compliquée, intense. On est partis du Havre face au vent dans des conditions difficiles. Nos adversaires n’étaient pas loin et ils allaient vite. Cela n’a jamais été facile », a-t-il ajouté.

    Avaries en cascade

    Plus tard dans la journée, ce sont les vainqueurs en Océan Fifty qui ont franchi la ligne. Avec une dernière journée à suspense opposant trois équipages (Wewise, Viabilis et le Rire médecin). Si pour les Ultim et les Océan Fifty, le titre est donc décerné, dans les autres classes, la lutte est encore sévère.

    En Imoca, Yoann Richomme et Corentin Horeau sont toujours en chasse. Les deux hommes, déjà peu épargnés par les avaries, continuent à avoir des problèmes. Avec cette fois une fuite sur le vérin de quille. Mais ils restent optimistes.

    En Class 40, le Rêve à Perte de vue de Joël Paris et Goulven Marie continue son petit bonhomme de chemin. Le duo Marseillo-Breton a lui aussi ses pépins de course. Le dernier en date concernait la grand-voile. « Nous avons pu intervenir rapidement, en moins de trente minutes, c’était réglé », a confié Joël Paris.

    Au large des Açores, Rêve à Perte de vue est sortie d’une mer difficile et pour le Marseillais, « c’est désormais frisette après ce que nous avons traversé ». Eux ne visent pas la victoire, juste d’arriver en Martinique. Ce qui constituerait une très belle victoire sur eux-mêmes.