Blog

  • Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Soigneusement pomponnés, les élèves de CP de l’école Anatole-France sortent du car deux par deux. Leurs mains propres ne le restent pas longtemps. Après de rapides présentations, les agents du service environnement de la Ville de Port-de-Bouc les répartissent sur cinq différents ateliers, organisés en lisière de la forêt de Castillon, dans le cadre de l’opération « Replantons nos pinèdes ».

    Serge Borios attend les enfants derrière un tas de terre éparpillé sur une table. Un petit groupe se plante face à lui et écoute attentivement les consignes, avant de s’emparer de pots en plastique pour y planter un semi. « C’est quoi comme fleur ? » s’enquiert une petite fille. « Un souci, répond le paysagiste en lui montrant une image du végétal aux pétales orange. Ça a des propriétés adoucissantes, c’est bien de s’en passer en cas de brûlure. »

    Plus loin, d’autres élèves sont concentrés face à une feuille de papier et créent les pics d’un hérisson prédessiné avec des branches de pins.

    Régénérer la forêt

    « En cycle 1, les enfants ont un enseignement d’éducation à l’environnement et au développement durable », explique le responsable du service enfance éducation de la Ville, Farid Roguiai. Mais l’intérêt de l’opération n’est pas seulement d’initier les élèves aux joies du jardinage.

    En 2017 puis en 2020, deux incendies ont ravagé Castillon. Lors du feu le plus récent, 317 ha sont partis en fumée. Dès l’année suivante, la municipalité a mis en place ce dispositif pour aider la forêt à se régénérer. Depuis, près de 8 500 végétaux ont été replantés par plus de 1 500 enfants. Cette année, ils seront près de 700 à enraciner un arbre. « On a sept essences différentes entre chêne vert, blanc, du frêne et quatre arbustes qui sont typiques de nos garrigues, choisis pour résister au vent et à la sécheresse, précise Marie-Pierre Pelt, directrice des services techniques. On ne remet pas du tout de pins, qui sont des résineux et qui prennent très vite en cas d’incendie. On n’a que des feuillus. »

    Alors que ses élèves sont en train de créer une barrière de protection en pierres autour de l’arbre qu’ils ont planté, la maîtresse de la classe de CP d’Anatole-France salue cette sensibilisation. « Le fait de planter un arbre crée un lien particulier avec la nature, ils n’auront pas envie de voir ces végétaux arrachés ou brûlés derrière. Ce sont des enfants, c’est le moment de leur donner des bases, de planter une petite graine. »

  • « Victoire » contre la Nuit du bien commun

    Nos amis de la CGT, accompagnés par des groupuscules d’extrême gauche, ont choisi d’empêcher La Nuit du bien commun de se tenir », indiquait l’organisation dans un message adressé aux premiers manifestants postés face au 6MIC, une heure avant le début du gala de charité. C’est dans cette salle de spectacle sous régie municipale que devait se tenir, ce lundi soir, la Nuit du bien commun. Un événement cofondé par Pierre-Édouard Stérin, milliardaire aux idées d’extrême droite et ouvertement réactionnaire.

    Depuis plusieurs semaines, syndicats, forces de gauche et associations appelaient à l’annulation du gala et à une mobilisation contre sa tenue. Ils revendiquent aujourd’hui une « victoire » : l’événement a finalement été diffusé en ligne, l’organisation n’ayant pu garantir la sécurité des invités, dans une salle dont le lieu n’a pas été communiqué.

    « Notre mot d’ordre était : pas de Stérin au 6mic (…). Ce n’est pas dans nos lieux de culture : mission réussie », rapporte Catherine Lecoq, de la CGT des Spectacles. « Ce sont 250 000 euros de perte pour les associations, on va tout faire, malgré la manifestation, pour que les associations ne soient pas pénalisées, prévenait Jean-Baptiste Ravanas, coordinateur des mécènes. Je rappelle que Pierre-Édouard Stérin ne fait absolument plus partie de la Nuit du bien commun ».

    « Participation massive »

    La pression a commencé dès le matin, avec huit techniciens embauchés pour l’événement qui ont tenu un piquet de grève jusqu’au soir. Vers 18h, horaire donné pour la mobilisation générale, les premiers manifestants arrivent. Entre les murs du 6MIC, surveillés par un cortège important de forces de l’ordre, seuls les techniciens sont restés alors qu’au-dehors, plusieurs syndicats de l’univers du spectacle et associatifs ont rejoint le mouvement, dont la CGT des Spectacles et Solidaires 13 Asso, mais aussi la CNT (Solidarité ouvrière), Stucs (Syndicat des travailleurs unis de la Culture et du Spectacle), et la STAA (Syndicat des Travailleurs Artistes-Auteurs).

    Il aura fallu attendre une petite heure avant qu’un second groupe de manifestants ne rejoigne le cortège, composé de membres du Collectif Aixois contre l’extrême droite, de la Confédération paysanne et d’autres. Le groupe d’opposition municipale Aix en Partage et le PCF se sont également mobilisés. Plus calmes au départ, les slogans se sont ensuite légèrement échauffés, notamment en lien avec la présence de membre du collectif d’extrême droite Nemesis. « J’avais l’espoir en venant là de chambouler les gens qui viennent, rapporte Jeanne, syndiquée Asso Solidaires 13. Ce sont des dons défiscalisés à hauteur de 66% qui sont reversés aux associations. Individuellement, les gens choisissent qui soutenir, privilégiant l’aide aux assos alignées avec les idées de ceux qui ont de l’argent. »

    « L’affaire Stérin est symbolique, il avance caché, le directeur du 6MIC a su après-coup ce qu’il se cachait derrière, pointe de son côté Claudie Hubert (LFI), membre d’Aix en Partage. Deux des associations lauréates ont des idées d’extrême droite », note l’élue. « On a une banalisation de l’extrême droite sous couvert de soirée caritative, de tradition. Derrière, il y a une idéologie qui est installée petit à petit, il est l’un de ces représentants avec son argent, qui est important », ajoute Marc Pena, à la tête du groupe d’opposition municipale et député (PS) de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône.

    « Le constat est que les gens se mobilisent de façon très large sur des choses importantes : la démocratie, la culture. La victoire ce soir est grâce aux techniciens, qui par leurs grèves empêchent la cérémonie, et la participation massive des citoyens. La science, la culture, le savoir, fait partie de ce que l’extrême droite déteste », constate David Tessier, chef de file (PCF) pour les élections municipales. « La mobilisation a été réussie, dense organisée et efficace », rapporte Cédric, du mouvement Bloquons-Tout. La manifestation s’est dispersée sans incident.

  • Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Soigneusement pomponnés, les élèves de CP de l’école Anatole-France sortent du car deux par deux. Leurs mains propres ne le restent pas longtemps. Après de rapides présentations, les agents du service environnement de la Ville de Port-de-Bouc les répartissent sur cinq différents ateliers, organisés en lisière de la forêt de Castillon, dans le cadre de l’opération « Replantons nos pinèdes ».

    Serge Borios attend les enfants derrière un tas de terre éparpillé sur une table. Un petit groupe se plante face à lui et écoute attentivement les consignes, avant de s’emparer de pots en plastique pour y planter un semi. « C’est quoi comme fleur ? » s’enquiert une petite fille. « Un souci, répond le paysagiste en lui montrant une image du végétal aux pétales orange. Ça a des propriétés adoucissantes, c’est bien de s’en passer en cas de brûlure. »

    Plus loin, d’autres élèves sont concentrés face à une feuille de papier et créent les pics d’un hérisson prédessiné avec des branches de pins.

    Régénérer la forêt

    « En cycle 1, les enfants ont un enseignement d’éducation à l’environnement et au développement durable », explique le responsable du service enfance éducation de la Ville, Farid Roguiai. Mais l’intérêt de l’opération n’est pas seulement d’initier les élèves aux joies du jardinage.

    En 2017 puis en 2020, deux incendies ont ravagé Castillon. Lors du feu le plus récent, 317 ha sont partis en fumée. Dès l’année suivante, la municipalité a mis en place ce dispositif pour aider la forêt à se régénérer. Depuis, près de 8 500 végétaux ont été replantés par plus de 1 500 enfants. Cette année, ils seront près de 700 à enraciner un arbre. « On a sept essences différentes entre chêne vert, blanc, du frêne et quatre arbustes qui sont typiques de nos garrigues, choisis pour résister au vent et à la sécheresse, précise Marie-Pierre Pelt, directrice des services techniques. On ne remet pas du tout de pins, qui sont des résineux et qui prennent très vite en cas d’incendie. On n’a que des feuillus. »

    Alors que ses élèves sont en train de créer une barrière de protection en pierres autour de l’arbre qu’ils ont planté, la maîtresse de la classe de CP d’Anatole-France salue cette sensibilisation. « Le fait de planter un arbre crée un lien particulier avec la nature, ils n’auront pas envie de voir ces végétaux arrachés ou brûlés derrière. Ce sont des enfants, c’est le moment de leur donner des bases, de planter une petite graine. »

  • « Victoire » contre la Nuit du bien commun

    « Victoire » contre la Nuit du bien commun

    Nos amis de la CGT, accompagnés par des groupuscules d’extrême gauche, ont choisi d’empêcher La Nuit du bien commun de se tenir », indiquait l’organisation dans un message adressé aux premiers manifestants postés face au 6MIC, une heure avant le début du gala de charité. C’est dans cette salle de spectacle sous régie municipale que devait se tenir, ce lundi soir, la Nuit du bien commun. Un événement cofondé par Pierre-Édouard Stérin, milliardaire aux idées d’extrême droite et ouvertement réactionnaire.

    Depuis plusieurs semaines, syndicats, forces de gauche et associations appelaient à l’annulation du gala et à une mobilisation contre sa tenue. Ils revendiquent aujourd’hui une « victoire » : l’événement a finalement été diffusé en ligne, l’organisation n’ayant pu garantir la sécurité des invités, dans une salle dont le lieu n’a pas été communiqué.

    « Notre mot d’ordre était : pas de Stérin au 6mic (…). Ce n’est pas dans nos lieux de culture : mission réussie », rapporte Catherine Lecoq, de la CGT des Spectacles. « Ce sont 250 000 euros de perte pour les associations, on va tout faire, malgré la manifestation, pour que les associations ne soient pas pénalisées, prévenait Jean-Baptiste Ravanas, coordinateur des mécènes. Je rappelle que Pierre-Édouard Stérin ne fait absolument plus partie de la Nuit du bien commun ».

    « Participation massive »

    La pression a commencé dès le matin, avec huit techniciens embauchés pour l’événement qui ont tenu un piquet de grève jusqu’au soir. Vers 18h, horaire donné pour la mobilisation générale, les premiers manifestants arrivent. Entre les murs du 6MIC, surveillés par un cortège important de forces de l’ordre, seuls les techniciens sont restés alors qu’au-dehors, plusieurs syndicats de l’univers du spectacle et associatifs ont rejoint le mouvement, dont la CGT des Spectacles et Solidaires 13 Asso, mais aussi la CNT (Solidarité ouvrière), Stucs (Syndicat des travailleurs unis de la Culture et du Spectacle), et la STAA (Syndicat des Travailleurs Artistes-Auteurs).

    Il aura fallu attendre une petite heure avant qu’un second groupe de manifestants ne rejoigne le cortège, composé de membres du Collectif Aixois contre l’extrême droite, de la Confédération paysanne et d’autres. Le groupe d’opposition municipale Aix en Partage et le PCF se sont également mobilisés. Plus calmes au départ, les slogans se sont ensuite légèrement échauffés, notamment en lien avec la présence de membre du collectif d’extrême droite Nemesis. « J’avais l’espoir en venant là de chambouler les gens qui viennent, rapporte Jeanne, syndiquée Asso Solidaires 13. Ce sont des dons défiscalisés à hauteur de 66% qui sont reversés aux associations. Individuellement, les gens choisissent qui soutenir, privilégiant l’aide aux assos alignées avec les idées de ceux qui ont de l’argent. »

    « L’affaire Stérin est symbolique, il avance caché, le directeur du 6MIC a su après-coup ce qu’il se cachait derrière, pointe de son côté Claudie Hubert (LFI), membre d’Aix en Partage. Deux des associations lauréates ont des idées d’extrême droite », note l’élue. « On a une banalisation de l’extrême droite sous couvert de soirée caritative, de tradition. Derrière, il y a une idéologie qui est installée petit à petit, il est l’un de ces représentants avec son argent, qui est important », ajoute Marc Pena, à la tête du groupe d’opposition municipale et député (PS) de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône.

    « Le constat est que les gens se mobilisent de façon très large sur des choses importantes : la démocratie, la culture. La victoire ce soir est grâce aux techniciens, qui par leurs grèves empêchent la cérémonie, et la participation massive des citoyens. La science, la culture, le savoir, fait partie de ce que l’extrême droite déteste », constate David Tessier, chef de file (PCF) pour les élections municipales. « La mobilisation a été réussie, dense organisée et efficace », rapporte Cédric, du mouvement Bloquons-Tout. La manifestation s’est dispersée sans incident.

  • Des dizaines de familles roms dans la tourmente d’évacuations expéditives

    Lundi matin, c’est un campement vide que les forces de l’ordre ont trouvé face à l’aéroport. « Les familles sont parties d’elles-mêmes pour éviter la confrontation. La police est venue les avertir, vendredi, de l’expulsion programmée ce 6 octobre, soit trois jours avant la décision du juge de l’exécution », déplore Marc Durand, membre d’Assoropa, dont l’avocate avait saisi le Jex (juge de l’exécution), avec une décision attendue le 9 octobre.

    Sans solution après leur expulsion, le 8 avril dernier, d’un terrain situé sur le plateau de l’Arbois, les familles, près de 200 personnes dont une soixantaine d’enfants, s’étaient repliées sur une parcelle entre l’aéroport et la ville. Cette dernière est « en cours d’aménagement par la SPLA pour le compte de la Métropole, dans le cadre de cap-horizon », précisait Loïc Gachon (PS), maire de Vitrolles. La SPLA (société publique locale d’aménagement) a promptement réagi en saisissant la justice pour l’évacuation du site.

    Or, le jugement rendu en référé, le 20 juin, ordonnant une expulsion immédiate, est contesté par l’Assoropa. Elle dénonce « un procès sans contradictoire ». Les familles affirment n’avoir jamais reçu l’assignation de l’huissier. L’association assure avoir appris « l’existence du procès et son résultat que nettement plus tard, hors délais pour faire appel. Nous sommes face à un déni de justice… ». Pire, précise Marc Durand : « Nous avions l’intention d’aller au tribunal administratif pour attaquer le préfet qui a fait donner aux roms un avis d’expulsion comme si rien ne s’était passé. Après accord oral avec l’avocate de la partie adverse, elle a contacté la SPLA pour suspendre sa demande d’expulsion, en échange de quoi nous n’allions pas au TA. » Mais cela n’a pas eu lieu.

    Déscolarisation

    Les associatifs attendent un traitement plus respectueux des droits des familles en novembre. D’ici là, les familles sont plongées encore plus profondément dans la précarité. Les dossiers d’inscription des enfants dans les écoles sont restés sans réponse de la part des services municipaux de Vitrolles. « Or, lors du procès, un point essentiel de défense est la scolarisation des enfants », regrette Marc Durand. Et quid du comité de pilotage mis en place en 2022 par le sous-préfet d’Aix avec les collectivités et les partenaires sociaux ?

  • Des dizaines de familles roms dans la tourmente d’évacuations expéditives

    Des dizaines de familles roms dans la tourmente d’évacuations expéditives

    Lundi matin, c’est un campement vide que les forces de l’ordre ont trouvé face à l’aéroport. « Les familles sont parties d’elles-mêmes pour éviter la confrontation. La police est venue les avertir, vendredi, de l’expulsion programmée ce 6 octobre, soit trois jours avant la décision du juge de l’exécution », déplore Marc Durand, membre d’Assoropa, dont l’avocate avait saisi le Jex (juge de l’exécution), avec une décision attendue le 9 octobre.

    Sans solution après leur expulsion, le 8 avril dernier, d’un terrain situé sur le plateau de l’Arbois, les familles, près de 200 personnes dont une soixantaine d’enfants, s’étaient repliées sur une parcelle entre l’aéroport et la ville. Cette dernière est « en cours d’aménagement par la SPLA pour le compte de la Métropole, dans le cadre de cap-horizon », précisait Loïc Gachon (PS), maire de Vitrolles. La SPLA (société publique locale d’aménagement) a promptement réagi en saisissant la justice pour l’évacuation du site.

    Or, le jugement rendu en référé, le 20 juin, ordonnant une expulsion immédiate, est contesté par l’Assoropa. Elle dénonce « un procès sans contradictoire ». Les familles affirment n’avoir jamais reçu l’assignation de l’huissier. L’association assure avoir appris « l’existence du procès et son résultat que nettement plus tard, hors délais pour faire appel. Nous sommes face à un déni de justice… ». Pire, précise Marc Durand : « Nous avions l’intention d’aller au tribunal administratif pour attaquer le préfet qui a fait donner aux roms un avis d’expulsion comme si rien ne s’était passé. Après accord oral avec l’avocate de la partie adverse, elle a contacté la SPLA pour suspendre sa demande d’expulsion, en échange de quoi nous n’allions pas au TA. » Mais cela n’a pas eu lieu.

    Déscolarisation

    Les associatifs attendent un traitement plus respectueux des droits des familles en novembre. D’ici là, les familles sont plongées encore plus profondément dans la précarité. Les dossiers d’inscription des enfants dans les écoles sont restés sans réponse de la part des services municipaux de Vitrolles. « Or, lors du procès, un point essentiel de défense est la scolarisation des enfants », regrette Marc Durand. Et quid du comité de pilotage mis en place en 2022 par le sous-préfet d’Aix avec les collectivités et les partenaires sociaux ?

  • « La Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse »

    Créée en 1945 pour protéger la population des aléas de la vie, la Sécurité sociale reste un acquis fondamental, universel et solidaire. C’est ce qu’a rappelé avec force, lundi après-midi, la secrétaire générale de la CGT CPAM, Séréna Mauro, devant le bâtiment de l’organisme social, à Toulon.

    La syndicaliste a alerté sur les conséquences des différents plans de financement, mis en place depuis 1995, qui ont complètement inversé l’idée fondatrice du « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». « Aujourd’hui, on n’est plus du tout dans cette logique, puisque c’est le besoin qui doit s’adapter aux financements, qui sont volontairement asséchés par les gouvernements successifs », explique-t-elle.

    Les politiques d’austérité dénoncées

    La secrétaire générale déplore la casse d’un système démocratique qui était géré par les assurés, et d’un modèle solidaire dans lequel chacun se protégeait mutuellement. Après de nombreuses attaques subies, il est aujourd’hui géré par l’État de manière comptable, avec comme résultat le recul des droits des assurés sociaux. « Et le plan de financement de la Sécurité sociale de 2026 ne fait pas exception à cette règle, puisqu’il prévoit le passage de 3 à 7 jours de carence dans le cadre d’un arrêt de travail, le gel de nos salaires, le doublement des franchises médicales et éventuellement la suppression de la cinquième semaine de congés payés », dénonce la responsable syndicale.

    Ce qui ne passe pas du tout non plus, pour la CGT, c’est « le détournement du financement par une TVA dite “sociale” très injuste, parce qu’elle pèse exclusivement sur les assurés, contrairement aux cotisations ». Et de poursuivre : « Ce qui nous inquiète, c’est avant tout que toutes ces politiques d’austérité mettent en péril l’accès aux soins, notamment pour les personnes les plus précaires, et fragilisent les organismes. » Séréna Mauro rappelle qu’en 30 ans, plus de 5 000 lits d’hôpital ont été supprimés, et que des millions d’assurés ont renoncé aux soins faute de moyens, en raison d’un reste à charge trop élevé.

    La responsable syndicale met également en avant « les conditions de travail des salariés de la CPAM du Var qui se dégradent de la même manière que les financements diminuent ».

    Une situation qui n’est pas en passe de s’améliorer, puisque « les différentes conventions d’objectifs et de gestion prévoient encore des suppressions de postes ». Et ce alors que la charge de travail augmente, du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation de la précarité qui amènent à devoir traiter encore davantage de demandes. « Pour répondre à ces besoins, nos directions privilégient les embauches en CDD et, surtout, nous proposent des heures supplémentaires à répétition que les agents acceptent, puisque les salaires sont trop bas et qu’ils en ont besoin pour pouvoir boucler les fins de mois », précise la syndicaliste.

    Mais cela, constate-t-elle, se fait au prix d’une grande souffrance au travail qui augmente les arrêts de travail. Et d’ajouter : « Nous ne pouvons pas accepter tout ça, la CGT refuse que celles et ceux qui font vivre la Sécurité sociale ne puissent pas travailler dans des conditions dignes et respectueuses. »

    Des rassemblements organisés ce jeudi

    La CGT appelle donc les salariés, les assurés sociaux, les retraités et les privés d’emploi à se mobiliser jeudi, à Paris et dans plusieurs villes de France, pour rappeler que « la Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse ». Les Varois iront rejoindre le rassemblement marseillais à 11h, devant les locaux de l’Agence régionale de Santé. « Une délégation varoise d’une quarantaine de camarades va également rejoindre d’autres délégations devant le ministère de la Santé à Paris », précise Richard Roméo-Giberti.

    Le secrétaire général de l’UD CGT du Var en profitant pour annoncer que le 21 novembre, sous le chapiteau Circoscène, aux Sablettes, une grande journée et soirée débat va être organisée autour des 80 ans de la Sécurité sociale et au cœur des 130 ans de la CGT. Tout un programme.

  • « La Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse »

    « La Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse »

    Créée en 1945 pour protéger la population des aléas de la vie, la Sécurité sociale reste un acquis fondamental, universel et solidaire. C’est ce qu’a rappelé avec force, lundi après-midi, la secrétaire générale de la CGT CPAM, Séréna Mauro, devant le bâtiment de l’organisme social, à Toulon.

    La syndicaliste a alerté sur les conséquences des différents plans de financement, mis en place depuis 1995, qui ont complètement inversé l’idée fondatrice du « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». « Aujourd’hui, on n’est plus du tout dans cette logique, puisque c’est le besoin qui doit s’adapter aux financements, qui sont volontairement asséchés par les gouvernements successifs », explique-t-elle.

    Les politiques d’austérité dénoncées

    La secrétaire générale déplore la casse d’un système démocratique qui était géré par les assurés, et d’un modèle solidaire dans lequel chacun se protégeait mutuellement. Après de nombreuses attaques subies, il est aujourd’hui géré par l’État de manière comptable, avec comme résultat le recul des droits des assurés sociaux. « Et le plan de financement de la Sécurité sociale de 2026 ne fait pas exception à cette règle, puisqu’il prévoit le passage de 3 à 7 jours de carence dans le cadre d’un arrêt de travail, le gel de nos salaires, le doublement des franchises médicales et éventuellement la suppression de la cinquième semaine de congés payés », dénonce la responsable syndicale.

    Ce qui ne passe pas du tout non plus, pour la CGT, c’est « le détournement du financement par une TVA dite “sociale” très injuste, parce qu’elle pèse exclusivement sur les assurés, contrairement aux cotisations ». Et de poursuivre : « Ce qui nous inquiète, c’est avant tout que toutes ces politiques d’austérité mettent en péril l’accès aux soins, notamment pour les personnes les plus précaires, et fragilisent les organismes. » Séréna Mauro rappelle qu’en 30 ans, plus de 5 000 lits d’hôpital ont été supprimés, et que des millions d’assurés ont renoncé aux soins faute de moyens, en raison d’un reste à charge trop élevé.

    La responsable syndicale met également en avant « les conditions de travail des salariés de la CPAM du Var qui se dégradent de la même manière que les financements diminuent ».

    Une situation qui n’est pas en passe de s’améliorer, puisque « les différentes conventions d’objectifs et de gestion prévoient encore des suppressions de postes ». Et ce alors que la charge de travail augmente, du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation de la précarité qui amènent à devoir traiter encore davantage de demandes. « Pour répondre à ces besoins, nos directions privilégient les embauches en CDD et, surtout, nous proposent des heures supplémentaires à répétition que les agents acceptent, puisque les salaires sont trop bas et qu’ils en ont besoin pour pouvoir boucler les fins de mois », précise la syndicaliste.

    Mais cela, constate-t-elle, se fait au prix d’une grande souffrance au travail qui augmente les arrêts de travail. Et d’ajouter : « Nous ne pouvons pas accepter tout ça, la CGT refuse que celles et ceux qui font vivre la Sécurité sociale ne puissent pas travailler dans des conditions dignes et respectueuses. »

    Des rassemblements organisés ce jeudi

    La CGT appelle donc les salariés, les assurés sociaux, les retraités et les privés d’emploi à se mobiliser jeudi, à Paris et dans plusieurs villes de France, pour rappeler que « la Sécurité sociale n’est pas un coût, mais une richesse ». Les Varois iront rejoindre le rassemblement marseillais à 11h, devant les locaux de l’Agence régionale de Santé. « Une délégation varoise d’une quarantaine de camarades va également rejoindre d’autres délégations devant le ministère de la Santé à Paris », précise Richard Roméo-Giberti.

    Le secrétaire général de l’UD CGT du Var en profitant pour annoncer que le 21 novembre, sous le chapiteau Circoscène, aux Sablettes, une grande journée et soirée débat va être organisée autour des 80 ans de la Sécurité sociale et au cœur des 130 ans de la CGT. Tout un programme.

  • Lauriane Nolot médaillée de bronze

    Lauriane Nolot complète sa collection de breloques. Vice-championne olympique dans la marina marseillaise il y a un an, la Varoise s’est offert une médaille de bronze lors des Mondiaux de kitefoil. En Sardaigne, elle a été régulière tout au long de la semaine, jouant le titre jusqu’au bout. Les dernières manches ont plutôt tourné en faveur de ses adversaires. Néerlandaise aux quatre passeports, installée dans le Var, Jessie Kampman est allée chercher l’or. L’Américaine Daniela Moroz s’est parée d’argent au terme de la dernière course.

    Les athlètes ont dû faire avec une météo capricieuse tout au long de cette semaine de compétition. Le vent a changé son intensité d’une session à l’autre, parfois dans une même journée. Entre rafales et vent léger, il a fallu être patient et viser juste pour engranger de la vitesse.

    Lauriane Nolot se satisfait finalement de cette médaille, avec encore des points à améliorer dans sa gestion : « Je suis contente d’être sur le podium, j’ai été régulière toute la semaine. Il m’a manqué un peu de vitesse, mais ma lecture du plan d’eau et mes décisions se sont améliorées au fil des jours. J’ai encore des axes de travail à explorer. Aujourd’hui, j’ai eu un gros “crash” sur la première finale, puis un départ moyen sur la deuxième… Je termine finalement troisième. Avec Benoît, on est très heureux de ramener deux belles médailles à la France : cela montre le niveau des Français ! »

    En effet, le kitefoil français s’est bien comporté avec également une médaille de bronze pour le Girondin Benoît Gomez. Plus tôt dans la semaine, Louise Cervera a dompté la météo sarde pour aller chercher un titre mondial en catégorie Ilca 6. Tom Arnoux, en planche à voile, a reçu une breloque argentée. Un bilan de quatre médailles pour la voile tricolore et de grands espoirs dans ce début de cycle qui doit mener les Bleus vers les Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.

  • L’Avi sourire lance ses randonées

    L’Avi sourire lance ses randonées

    Pour l’Avi sourire, les rendez-vous se succèdent selon une belle cadence.

    L’association a connu une fin septembre riche, avec ses ateliers de découvertes proposés sur le site de Corbière, la participation à la journée mondiale de nettoyage des plages, à l’occasion de laquelle ses membres ont récolté 520 kg de déchets en une heure trente, ou encore, au niveau international, la belle prestation d’Alexis Sanchez, finaliste en skiff lors des championnats du monde de para-aviron.

    Le week-end dernier, c’est au large de Marseille que les amateurs de rame se sont retrouvés. Le club proposait sa première randonnée en mer. Un parcours de 25 km au cœur de la rade, reliant les îles emblématiques du Frioul, du Château d’If et un passage vers la baie des Singes.

    Plus qu’un défi sportif, cette randonnée constituait une expérience de mixité et de partage. Les équipages unissaient rameurs valides et en situation de handicap. Les bateaux sont partis de la marina Florence-Arthaud, samedi après-midi. Ils ont effectué leur parcours, avant de revenir à leur point de départ, juste avant que le mistral ne se lève.

    D’autres randonnées de ce type sont d’ores et https://lavisourire.fr/ grammées en 2026 : le 12 avril, le 10 mai et le 4 octobre..

    https://lavisourire.fr/