Category: sports

  • Premier zéro pointé pour les Toulonnais

    Premier zéro pointé pour les Toulonnais

    Ce déplacement à Clermont, lors de la 6e journée de Top 14, figure parmi les matches à oublier pour les Rouge et Noir. Ces derniers, pourtant rodés sur ce début de saison après avoir pris 14 points sur les quatre premières rencontres du championnat, sont complètement passés à côté de leur match, samedi soir, et ont encaissé leur deuxième défaite de la saison (27-10). Mais c’est bien la première fois qu’ils repartent sans le moindre point, après l’obtention du bonus défensif à Bayonne (35-32, le 28 septembre). « Il faut déjà féliciter Clermont pour son match », souligne sportivement Pierre Mignoni, manager du RCT, conscient que ses hommes ont été bousculés en conquête lors du premier acte. Ils sont repartis au vestiaire en ayant subi trois essais et en accusant 24 points d’écart (27-3).

    « Nous, on prend trop de cartons jaunes (trois), c’est compliqué quand vous jouez à 13. On n’entre pas dans une bonne dynamique dans ce match, ils nous attendaient devant et ils ont répondu présent. Ce n’est pas trop dans nos habitudes, on est vexés ce soir (samedi soir), mais c’est comme ça… Clermont a fait le job, il n’y a rien à dire », poursuit-il, persuadé que ce revers agit comme « un coup d’arrêt, une remise à l’heure, une remise en question ».

    Ses protégés sont ainsi retombés à la dixième place au classement, mais ont toujours un match en retard à jouer suite à l’annulation de la rencontre entre le RCT et le Stade Rochelais. « Ce n’est pas la fin du monde mais il va vite falloir repartir de l’avant car des défaites à zéro point, on n’aime pas trop ça. Les rotations, ce n’est pas une excuse. L’indiscipline et les fautes de main nous ont empêchés d’avoir le momentum, surtout qu’ils ont une grosse conquête. Encore une fois, bravo aux Clermontois », ajoute le technicien varois. Il espère retrouver le chemin de la victoire dimanche, à domicile (21h05), avec la réception du Racing 92.

  • Le CNM se prépare à défier Hanovre

    Le CNM se prépare à défier Hanovre

    À trois jours d’un premier match de Ligue des Champions, il est difficile de penser à autre chose. Même quand un derby provençal face au Pays d’Aix Natation se trouve sur le chemin.

    Bien qu’ils soient repartis avec la victoire (21-9), samedi soir au bassin Pierre-Garsau, les poloïstes du Cercle des nageurs de Marseille ont pris leur temps avant d’allumer le moteur et laisser la machine marseillaise prendre vie. « On a beaucoup travaillé ces derniers temps. Je pense que l’état d’esprit y était, mais le corps n’a pas suivi. On aurait dit que c’était mou. Avec tout le respect que j’ai pour Aix, on a quand même le match de Ligue des Champions en tête », reconnaît Ugo Crousillat.

    L’international français, passé par le club aixois lors de la saison 2017-2018, retient quand même des points positifs dans ce derby provençal. « Même si on a mal commencé en défense, on a réussi à se mettre dans le bain. On encaisse que neuf buts finalement. C’est encourageant », ajoute l’ancien lauréat du Graal européen avec l’écurie hongroise de Szolnok, en 2017.

    Lui et ses coéquipiers se tournent désormais vers leur prochaine rencontre : la réception de Hanovre, mardi (20h30). Le récent champion d’Allemagne reste sur une victoire de choix (14-10), samedi, en finale de la Supercoupe d’Allemagne face à son rival de Spandau 04.

  • Ahmed Bouchiber prend place sur le toit du monde

    Ahmed Bouchiber prend place sur le toit du monde

    Il était le plus heureux des hommes, vendredi soir, lorsqu’il a soulevé sa première ceinture mondiale. Le kickboxeur bédoulens Ahmed Bouchiber (29 ans) a vécu « la meilleure soirée » de sa vie lors du combat qui l’opposait au Libanais Samir Zayni, à l’occasion du Fight Night, au Palais des Sports de Marseille. Une victoire par KO dès le premier round a fait la différence en sa faveur. « Je ne lui ai pas laissé le choix, je voulais la victoire à tout prix », martèle le nouveau détenteur de la ceinture Wako Pro des poids légers, encore sur un petit nuage deux jours après son sacre.

    « Ça récompense l’ensemble de ma carrière, où j’ai souvent affronté de grands noms de notre discipline. Ça fait du bien d’être reconnu à ma juste valeur », confie-t-il. Soutenu par le public marseillais, dont les fidèles adhérents des MTP (Marseille Trop Puissants, groupe de supporters de l’OM), le pensionnaire du Boxing Team Louragh, à Aubagne, profite désormais de son nouveau statut, avant de songer à son futur combat.

    « J’en avais quelques-uns de prévus, mais j’ai préféré n’en accepter aucun pour rester concentré sur mon titre mondial », souligne Bouchiber, persuadé que les événements vont rapidement s’enchaîner d’ici quelques semaines, où il pourrait recevoir des propositions alléchantes. « Cette victoire va m’ouvrir des portes à l’échelle internationale », estime-t-il, conscient que de grands circuits mondiaux vont faire des mains et des pieds pour l’attirer.

  • Rolland Courbis au chevet de l’Olympique Novais

    Rolland Courbis au chevet de l’Olympique Novais

    Il y a eu une première saison en Île-de-France avec Pascal Dupraz.

    Ayant connu un beau succès, les Héros du gazon vont donc revenir. Cette fois, c’est dans les Bouches-du-Rhône, du côté de Noves, entre Alpilles et Durance, que le programme a posé ses caméras. Avec, comme entraîneur pour rebooster l’équipe locale, un certain Rolland Courbis.

    « Lorsque France Télévisions m’a contacté, j’ai regardé une partie du programme. Et d’avoir vu Pascal Dupraz, que j’ai eu comme joueur à Toulon, m’a donné envie de suivre ses pas. De plus, c’était à Noves, pour moi, j’étais un peu comme dans ma maison », explique l’ancien joueur et entraîneur de l’OM.

    Lorsqu’il a accepté le challenge, au début du printemps, l’Olympique Novais était dernier de son groupe de championnat Départemental 4 et affichait zéro victoire à son compteur. L’objectif était de leur en faire gagner au moins un, avant la fin de la saison.

    S’amuser sur le terrain

    Avant d’accepter le challenge qui lui a été proposé par Puzzle Media et son producteur Jonathan Politur, le stratège a pris le temps d’observer l’ON sur le terrain en allant voir un match. « C’était un plaisir de me retrouver sur le terrain. J’ai dû adapter mon emploi du temps, me lever à 5h le matin pour prendre le premier train vers le Sud. Mais une fois sur place, je n’ai pas regretté d’avoir accepté le challenge » reconnaît-il, saluant au passage le producteur et Anne-Sophie Maxime, déléguée antenne et contenu de France 3 Paca pour leur implication.

    Rolland Courbis a ainsi effectué une quinzaine de va-et-vient. Pris le temps de faire la connaissance avec Kiwi, Djoul, Pépito ou encore Shrek, qui allaient devenir ses joueurs le temps d’une mission bien particulière.

    « Quand tu parles football avec un joueur, qu’il soit professionnel ou non, le discours est sensiblement le même. Il faut juste l’adapter à des gars qui n’ont pas réussi à faire de leur passion leur profession », souligne-t-il. Pour lui, « la base est commune : ce sont des gens qui jouent au football. Ce que j’ai essayé de faire, c’est qu’ils comprennent qu’avant tout, il faut s’amuser sur un terrain, prendre du plaisir ».

    Une fois sur le bord de la pelouse, Rolland Courbis s’est totalement lâché. Il a retrouvé ses sensations d’entraîneur, comme au temps où il était à Bordeaux, Toulouse ou Montpellier. « Je me suis donné à 120% et j’ai pris énormément de plaisir à coacher ces joueurs. Leur expliquer les choses. »

    Devant les caméras de France Télévisions, les Novais ont vu leur progression. Que les téléspectateurs de France 3 Paca découvriront à partir du 26 octobre et ceux de la plateforme France.tv dès le 24. Les émissions, réalisées par Jocelyn Hapdey, suivent les progrès du groupe. Elles se terminent par un duel face à Fontenay-le-Vicomte, le club de la saison 1, coaché par Pascal Dupraz.

  • Le petit « rocher » De Reviers, jeune pierre précieuse à polir

    Le petit « rocher » De Reviers, jeune pierre précieuse à polir

    D’un naturel discret, presque timide, Audoin De Reviers (19 ans) est un travailleur de l’ombre. Fidèle à son caractère, il agit dans l’eau sans faire d’esclandre.

    Surnommé « rocher » par ses coéquipiers, en raison de son côté « costaud avec un petit manque de mobilité » comme le narre son modèle Mickaël Bodegas, cet enfant du Cercle des nageurs de Marseille s’est fait une place au sein de l’équipe professionnelle dès ses 17 ans. « Je me sens vraiment très bien, j’ai été bien intégré au groupe. Même si c’est dur physiquement, et parfois mentalement, parce que c’est quand même un autre niveau que les jeunes, je vis vraiment une belle expérience. Il y a beaucoup de choses à apprendre que j’essaie d’assimiler au maximum », raconte l’étudiant à l’école d’ingénieurs de Polytech Marseille. Il doit quotidiennement jongler entre ses heures de cours et ses séances d’entraînement. Un véritable numéro d’équilibriste. « Le matin, je vais dans l’eau, après je vais en cours de 13h30 à 17h30, puis je suis de nouveau dans l’eau entre 18h et 21h. Les journées sont longues, mais j’arrive quand même à bien dormir », s’amuse Audoin, encore indécis sur son avenir. « Pour l’instant, je n’ai pas encore fait mon choix », révèle-t-il.

    Prêt pour un long voyage ?

    « On espère qu’il va progresser et qu’il va s’accrocher à fond à ce projet, mais on veut ce qu’il y a de mieux pour lui », insiste l’entraîneur du CNM Milos Scepanovic, conscient du choix cornélien qui s’offrira bientôt au jeune Marseillais : la poursuite de ses études pour assurer ses arrières ou le sacrifice pour se consacrer à une carrière professionnelle dans le water-polo ? « Est-ce qu’il est prêt pour partir dans ce long voyage ? », s’interroge l’ancien gardien international du Monténégro, persuadé que « sa combativité, son esprit, sa solidité dans l’eau et dans les duels » sont des qualités pour faire de lui un grand poloïste. Avant d’aspirer à devenir le prochain Thomas Vernoux, le petit De Reviers doit gagner en expérience. « Mon objectif est d’avoir plus de temps de jeu et planter plus de buts que l’année passée », souligne celui qui n’a pas été retenu pour le derby provençal, samedi (18h), face au Pays d’Aix. Une petite frustration pour Audoin, déterminé à l’idée de prouver sa valeur.

  • Islande-France : Benjamin Pavard appelé en renfort

    Islande-France : Benjamin Pavard appelé en renfort

    Finalement, il y aura un joueur de l’OM en équipe de France, à l’occasion des éliminatoires de la coupe du Monde 2026.

    Didier Deschamps a en effet appelé Benjamin Pavard. Le néo – Olympien va rejoindre le groupe, qui jouera ce lundi en Islande. Il va suppléer le forfait d’Ibrahim Konaté. Le défenseur de Liverpool s’est blessé à la cuisse et a dû rentrer en Angleterre.

    C’est la seconde fois que Benjamin Pavard rejoint le groupe en cours de rassemblement. En septembre dernier, il avait été appelé suite à la blessure de William Saliba. Il va rejoindre directement la sélection à Reykjavik, sans passer par la case Clairefontaine.

  • Top 14 : avant d’affronter Toulon, Clermont retrouve de l’allant offensif

    Top 14 : avant d’affronter Toulon, Clermont retrouve de l’allant offensif

    Douze essais et un pas dans l’histoire : Marcel-Michelin a retrouvé le sourire, samedi dernier, après la probante victoire (84-31) de l’ASM face à Montauban, au terme du match le plus prolifique de l’histoire du championnat. Un succès rassurant pour une équipe en mal de points.

    Désormais auréolés du statut de meilleure attaque du Top 14 (205 points), les Jaunards ont des arguments à faire valoir face à la meilleure défense (84 points), qui craint cependant la puissance auvergnate dans les mauls offensifs : « Ils sont très bien organisés, assez denses, très physiques. On va essayer de bien défendre sur les ballons portés, mais il n’y aura pas que ça », prévient Pierre Mignoni.

    Les Rouge et Noir pourront également se servir des enseignements tirés de la rencontre de pré-saison (défaite 31-24), fin août. Teddy Baubigny, lui, n’a pas oublié : « Les ballons portés, c’est un de leurs atouts. Je ne sais pas à combien d’essais ils sont là-dessus, mais on en avait fait les frais. On est conscient de cette force, on s’est entraîné en conséquence. J’espère qu’on sera prêt à répondre. »

    Le talonneur toulonnais a hâte d’en découdre : « C’est une équipe contre laquelle j’aime jouer, on avait perdu de peu l’année dernière [19-18, Ndlr] ». Une défaite qui avait fait sortir de ses gonds Pierre Mignoni, suspendu six semaines (avant de voir sa sanction annulée). « J’ai pris une leçon, c’est qu’il faut parfois que je ferme ma gueule (sic) », récite-t-il en bon élève.

  • RC Toulon : avec de nombreux blessés, le pack avant en question face à Clermont

    à l’annonce du groupe concocté par Pierre Mignoni pour ce déplacement à Marcel-Michelin, la liste des absents au sein du pack avant toulonnais interpelle : Lucchesi (en phase de reprise), Mezou (doigt), Ivaldi (cervicales), Narmania (problème musculaire) et Gros (repos) manquent à l’appel. Au même titre qu’Hallagahu, opéré avec succès de l’orteil cette semaine. « On a même nettoyé le genou », ajoute Pierre Mignoni, qui affirme également rechercher un joker médical pour pallier son absence : « On fait le maximum avec la cellule de recrutement, mais ce n’est pas évident. » Charles Ollivon (contusion), capable de jouer en 2e ligne, ne pourra pas non plus apporter sa polyvalence.

    Il va donc falloir innover, surtout dans les cinq de devant. Mais pas question de s’alarmer pour le technicien toulonnais : « On est un peu tendu. Mais on n’a fait que quatre matches. J’espère que Corentin Mezou va bientôt revenir. Sur le poste de pilier droit, on est plutôt bien avec le retour de Kyle (Sinckler), car on a Dany Priso qui est une vraie option, qu’on prépare depuis trois mois. Il a montré qu’il était compétitif. Quand tu as en plus Beka Gigashvili et les jeunes, ce n’est pas un sujet. »

    C’en est davantage un en ce qui concerne le talon, où de jeunes joueurs comme Jérémy Toevalu frappent à la porte, mais où les nouvelles sont en revanche peu réjouissantes concernant Mickaël Ivaldi : « On ne prendra pas de risques. C’est un joueur en fin de carrière », pose son entraîneur. Le retour de Gianmarco Lucchesi, « qui pourra éventuellement jouer dans quatre semaines », est attendu et offrira une précieuse cartouche à la première ligne toulonnaise qui ne compte que deux véritables solutions à ce poste (Damond et Baubigny). « C’est un sacré joueur, il sera forcément utile à l’équipe. On essaye de tendre vers un jeu de mouvement, et Gianma remplit toutes ces qualités », se réjouit ce dernier. En attendant, « il faut tenir bon. On est à flux tendu, mais je ne peux rien y faire », avoue Pierre Mignoni. « On s’est bien débrouillé avec la polyvalence de chacun. Mais il va falloir que les blessures s’arrêtent car à un moment donné, on va devoir tout chambouler », prévient Teddy Baubigny.

    Un peu plus bas, en 3e ligne, au rang des joueurs qui auront l’opportunité de se montrer, on attend la promesse Patrick Tuifua après un début de saison un peu compliqué : « Il a joué le premier match, j’attendais plus de lui et il le sait. Il a vraiment un gros potentiel. Ça prend un peu de temps. Le Top 14, changer de club, de nouveaux coéquipiers… Ça fait partie de son apprentissage », tempère Pierre Mignoni, qui n’a pas encore déballé tout son arsenal.

  • RC Toulon : avec de nombreux blessés, le pack avant en question face à Clermont

    RC Toulon : avec de nombreux blessés, le pack avant en question face à Clermont

    à l’annonce du groupe concocté par Pierre Mignoni pour ce déplacement à Marcel-Michelin, la liste des absents au sein du pack avant toulonnais interpelle : Lucchesi (en phase de reprise), Mezou (doigt), Ivaldi (cervicales), Narmania (problème musculaire) et Gros (repos) manquent à l’appel. Au même titre qu’Hallagahu, opéré avec succès de l’orteil cette semaine. « On a même nettoyé le genou », ajoute Pierre Mignoni, qui affirme également rechercher un joker médical pour pallier son absence : « On fait le maximum avec la cellule de recrutement, mais ce n’est pas évident. » Charles Ollivon (contusion), capable de jouer en 2e ligne, ne pourra pas non plus apporter sa polyvalence.

    Il va donc falloir innover, surtout dans les cinq de devant. Mais pas question de s’alarmer pour le technicien toulonnais : « On est un peu tendu. Mais on n’a fait que quatre matches. J’espère que Corentin Mezou va bientôt revenir. Sur le poste de pilier droit, on est plutôt bien avec le retour de Kyle (Sinckler), car on a Dany Priso qui est une vraie option, qu’on prépare depuis trois mois. Il a montré qu’il était compétitif. Quand tu as en plus Beka Gigashvili et les jeunes, ce n’est pas un sujet. »

    C’en est davantage un en ce qui concerne le talon, où de jeunes joueurs comme Jérémy Toevalu frappent à la porte, mais où les nouvelles sont en revanche peu réjouissantes concernant Mickaël Ivaldi : « On ne prendra pas de risques. C’est un joueur en fin de carrière », pose son entraîneur. Le retour de Gianmarco Lucchesi, « qui pourra éventuellement jouer dans quatre semaines », est attendu et offrira une précieuse cartouche à la première ligne toulonnaise qui ne compte que deux véritables solutions à ce poste (Damond et Baubigny). « C’est un sacré joueur, il sera forcément utile à l’équipe. On essaye de tendre vers un jeu de mouvement, et Gianma remplit toutes ces qualités », se réjouit ce dernier. En attendant, « il faut tenir bon. On est à flux tendu, mais je ne peux rien y faire », avoue Pierre Mignoni. « On s’est bien débrouillé avec la polyvalence de chacun. Mais il va falloir que les blessures s’arrêtent car à un moment donné, on va devoir tout chambouler », prévient Teddy Baubigny.

    Un peu plus bas, en 3e ligne, au rang des joueurs qui auront l’opportunité de se montrer, on attend la promesse Patrick Tuifua après un début de saison un peu compliqué : « Il a joué le premier match, j’attendais plus de lui et il le sait. Il a vraiment un gros potentiel. Ça prend un peu de temps. Le Top 14, changer de club, de nouveaux coéquipiers… Ça fait partie de son apprentissage », tempère Pierre Mignoni, qui n’a pas encore déballé tout son arsenal.

    REPÈRES

    Dréan absent, Smaïli de retour

    Toujours sous protocole commotion après son spectaculaire choc à la tête subi face à Bayonne, Gaël Dréan devra encore attendre une semaine pour retrouver les terrains. En revanche, Matthieu Smaïli fait sa première apparition dans le groupe, cette saison. « Il y a de la concurrence au centre. Il aura sa chance, il va la jouer à fond », affirme Pierre Mignoni.

    Retrouvailles avec Tolofua

    Transféré à l’ASM cet été, Selevasio Tolofua va retrouver ses anciens coéquipiers, ce samedi. « C’est une personne des plus attachantes, qui était hyper importantes pour nous. Il faisait beaucoup de sacrifices pour ne pas le montrer, pour que le groupe soit le meilleur possible, mais c’est vrai que sportivement, il n’a pas pu profiter comme il l’aurait espéré. On est content qu’il s’épanouisse et ça nous fera forcément plaisir de le rencontrer ce week-end », appuie Teddy Baubigny

    Clermont – RC Toulon

    6e journée de Top 14

    Samedi 11 octobre, 21h

    Stade Marcel-Michelin, Clermont-Ferrand

    Arbitre : Luc Ramos

    ASM : Guillaud, Delguy, Newsome, Darricarrère, Jurand, Plummer, Jauneau (cap.), Tolofua, Kremer, Sowakula, Ceyte, Simmons, Montagne, Massa, Akhaladze

    RCT : Jaminet, Rebbadj, Smaïli, Sinzelle (.Cap), Ferté, Garcia, White, Mercer, Coulon, Tuifua, Alainu’uese, Rebbadj, Gigashvili, Baubigny, Priso

  • Le Palais des Sports accueille un « Fight Night » de haute volée

    Le Palais des Sports accueille un « Fight Night » de haute volée

    Parmi les sept combats au programme, deux mettront en jeu une ceinture : les retrouvailles entre le Marseillais Salim Ben Rejeb et le Varois Pierre Rosadini détermineront le champion de France des super-moyens, puis l’affrontement entre le Bédoulens Ahmed Bouchiber et Samir Zayni décidera du futur champion du monde Wako Pro.

    D’autres grands noms seront présents sur le ring, comme l’ancien champion du monde des super-welters Michel Soro, l’athlète olympique (aux JO de Rio en 2016) Anauel Ngamissengue ou encore le Marseillais Vincent Del Guerra.

    Bouchiber vise sa première ceinture mondiale

    Son combat sera le main-event de la soirée. Ahmed Bouchiber (29 ans), originaire de Roquefort-la-Bédoule et pensionnaire du Boxing Team Louragh à Aubagne, va défier le boxeur libanais Samir Zayni, détenteur de la ceinture mondiale Wako, « très respectée dans le monde du kick-boxing ». « Je sais que c’est un jeune qui monte. Il ne faut pas le prendre à la légère, il a de très belles jambes. Mais il n’y a pas de place au doute, je vais l’allumer », lâche Bouchiber (36 combats, 31 victoires, dont 15 par KO et 6 défaites), qui combattra pour la première fois pour un titre mondial. « Ça fait longtemps que je sais que j’ai le niveau, mais on ne m’a jamais donné l’opportunité. Ça coûte cher de ramener une ceinture. Aujourd’hui, grâce à Slim (Safriouine, le promoteur du Fight Night) et le BCR13, j’ai ma chance et je ne vais pas manquer de la saisir », souligne l’employé à la mairie d’Aubagne, conscient d’avoir rapidement gravi les échelons dans sa carrière. Sous la recommandation de son père, à cause d’un caractère « nerveux et difficile à canaliser », Ahmed Bouchiber a débuté la boxe à l’âge de 20 ans seulement. « Ça m’a fait beaucoup de bien dans ma vie », insiste-t-il. « Taper dans un sac, ça m’a aidé à me vider l’esprit et me libérer des problèmes quotidiens. Comme quelqu’un de lambda qui a des problèmes professionnels ou familiaux. Je sais que j’ai un rythme de vie à tenir et la boxe permet de cadrer ma vie », ajoute celui qui ne se voyait pas faire de vieux os sur le ring. « Mais avec une ceinture mondiale, les choses changent. Ça va m’ouvrir des portes extraordinaires dans le monde entier. »

    Ben Rejeb a une revanche à prendre sur Rosadini

    Après avoir perdu son titre de champion de France des super-moyens au profit de Baptiste Castegnaro, en mars 2024, Salim Ben Rejeb (38 ans) veut récupérer sa ceinture qui lui manque tant. Le boxeur marseillais (10 victoires, 13 défaites et 3 nuls), originaire du quartier de la Belle de Mai (3e), va donc défier le Roquebrunois Pierre Rosadini, désormais détenteur du Graal national, après sa victoire sur ses terres contre Mustapha Zaouche au mois d’avril.

    « Je n’ai pas de plan, je vais laisser l’instinct agir », souligne Ben Rejeb, persuadé que « chaque combat à son histoire ». « Je voulais cette revanche parce que je veux cette ceinture. Que ce soit lui ou un autre, je m’en tape », ajoute-t-il, en soulignant qu’il n’est pas « fan du style de boxe » de Rosadini à cause de son côté « tricoteur ». « Moi, je préfère une bonne bagarre directe, bien à l’ancienne », surenchérit Salim Ben Rejeb, surnommé « Rock Lee », en référence à un personnage de l’animé japonais Naruto. « J’étais le «petit gros» du quartier durant mon enfance. Et, à l’âge de 10 ans, j’ai voulu apprendre à me défendre pour être l’un des plus chauds du quartier. J’étais le moins doué, mais je me suis entraîné comme un taré et j’ai fini par devenir champion de France, boxer dans les plus grandes salles du monde et faire jeu égal contre des top 15 mondiaux », raconte le manager dans une entreprise de transport, qui veut entretenir la flamme de « Rock Lee ».