Category: sport

  • À Nîmes, l’objectif affiché de la rénovation des Costières

    À Nîmes, l’objectif affiché de la rénovation des Costières

    Quarante millions d’euros ! Balancé à l’emporte-pièce durant la campagne municipale par la droite aux affaires, qui avait choisi l’option du stade des Antonins, le coût de la rénovation du stade des Costières pourrait finalement se révéler bien moins élevé. En attendant le vrai chiffre, qui sera donné par l’audit en cours, l’adjoint aux sports a, d’après les premières estimations, le sentiment que l’addition pourrait être deux fois moins salée. « Nous ferons un point avec l’audit à la rentrée », assure Bruno Ferrier sans s’avancer davantage.

    Quoi qu’il en soit, il semblerait que la volonté du maire Vincent Bouget (PCF) de remettre en état l’infrastructure qui fut l’enceinte du Nîmes Olympique de 1989 à 2022 n’a rien d’une lubie. L’option est d’autant plus suivie par sa majorité qu’elle a acquis la conviction que le stade provisoire des Antonins, érigé par l’ancien propriétaire Rani Assaf, n’est pas viable. « Il n’a pas de parking ni de salle de réception. Il n’a que 8 000 places et coûte 500 000 euros par an à la Ville », liste Bruno Ferrier. Qui prévient que la municipalité ne pourra pas injecter indéfiniment dans un club tombé en National 2 (4e division). « On va faire un effort cette année [1,2 million d’euros était injecté l’an passé, Ndlr] mais il va falloir ensuite réfléchir à un projet où la Ville ne soit pas le principal investisseur », anticipe l’adjoint aux sports. En disant cela, Bruno Ferrier pose les bases des échanges à venir avec l’actuel président Thierry Cenatiempo. Lequel se voyait bien rester aux Antonins…

    « Pas de défaut de structure »

    « L’avenir du Nîmes Olympique est aux Costières », lance Bruno Ferrier. S’il dit cela, c’est qu’il pense l’opération de réhabilitation faisable. « Le stade n’a pas de défaut de structure », précise-t-il. Dans son jus depuis trois ans et demi, la pelouse s’est transformée en terrain vague et des arbustes, à l’instar de figuiers, ont poussé dans certaines travées. Rien de rédhibitoire a priori. Côté bâtiments, l’ancienne municipalité s’était contentée d’injecter 700 000 euros pour rénover l’ancienne salle de gymnastique qui abritait le service des sports de la Ville de Nîmes. Lequel est d’ailleurs en train de réintégrer les lieux. La municipalité de gauche a l’intention de rénover toutes les salles qui en ont besoin. Elle vient par ailleurs d’injecter 250 000 euros dans le stade annexe. « Il fallait décaisser et refaire la pelouse. Ce sera prêt en novembre », indique Bruno Ferrier. Une première étape dans la reconquête de cette friche qui, on l’aura compris, en appelle vite d’autres.

    Si la volonté politique de redonner au Nîmes Olympique son écrin est présente, quelle sera l’ampleur du projet final ? Difficile à dire car il y aura nécessairement des arbitrages dans une Ville qui manque un peu de tout et qui ne roule pas sur l’or. « Il va falloir se mettre autour de la table et décider des priorités avec un plan pluriannuel d’investissements : est-ce qu’on privilégie le stade, les écoles, les piscines… ». Côté équipements sportifs, le nouvel adjoint a fait le tour et pris connaissance de l’état des besoins. « C’est une catastrophe. Il manque au moins 10 stades et 5 gymnases pour éviter une surutilisation des équipements qui les use plus vite. » Pour ce qui est des Costières, on devrait y voir plus clair avec les résultats de l’audit à la rentrée.

  • Ces familles en or qui font vivre l’esprit Marseillaise

    Ces familles en or qui font vivre l’esprit Marseillaise

    Marseille, chaque premier dimanche de juillet, à 8h du matin une foule immense déferle sur le Parc Borély, à pied, en voiture. Ils viennent du monde entier, boules en main. Beaucoup traînent derrière eux la glacière. Ils sont là pour la fête, l’énorme fête de la pétanque. C’est comme une procession. Le rendez-vous de la famille. Frère, sœurs, enfants, cousins se retrouvent pour le grand rendez-vous de l’année. Pour beaucoup ce sera le seul.

    Voilà pourquoi le Mondial la Marseillaise à pétanque est unique. Il fait déplacer des foules simplement pour participer à une partie, sans pression, ni obligation de résultat. Le dimanche d’ouverture est un immense camping avec des airs de festival où les familles reviennent inlassablement pour goûter à l’allégresse d’une journée sans égale. Mais pourquoi cet amour pour La Marseillaise ?

    Anniversaire de mariage

    Car certains traversent la France pour se retrouver dans ce lieu mythique comme la famille Baradel qui fait le déplacement de Kaysersberg en Alsace afin de participer pour la première fois au Mondial la Marseillaise. Fanny, la fille aînée au nom prédestiné, a offert ce long voyage à ses parents pour leur anniversaire de mariage.

    « Ils rêvaient depuis longtemps de découvrir ce Mondial dont tout le monde parle. Enfin ils vont pouvoir y participer en toute modestie », glisse la jeune femme, heureuse d’offrir ce moment magique à Colette et Olivier, qui sont loin d’être des novices. « Ils pratiquent la pétanque dans un petit club », poursuit Fanny. « Maman originaire de Hyères a quelques prédispositions, et papa, pur Alsacien se défend pas mal. Mon petit-frère Alan sera le troisième larron de cette première aventure Marseillaise. » Elle pourrait en appeler d’autres.

    Plus au nord, les Mahieuw habitent Dunkerque et ne sont pas à leur coup d’essai. L’an dernier, Christophe, le papa, Mathias le fils aîné et Romain le cadet, ont fait le long déplacement de leur nord natal. Une expérience joyeuse, avec la découverte d’un lieu unique et une ambiance exceptionnelle.

    Ils reviennent en force cette fois, à six plus un enfant. « On remet le couvert », se réjouit Mathias, « en joignant l’utile à l’agréable puisque nous passerons dix jours au rythme de la pétanque. En espérant faire mieux que l’an dernier ».

    Plus près de chez nous, à la Bouilladisse à l’est de Marseille exactement, les Negro font le court déplacement. « Ça devient un rituel » confirme le papa Claude pour qui ce sera la troisième participation, « dont une où nous avons atteint le mardi matin avec les copains », sourit-il. « Cette année nous allons unir nos forces avec mes fistons Julien et Thomas pour cette aventure. La Marseillaise est un concours incontournable pour les passionnés. Il y a ce côté festif du dimanche unique. Je me souviens d’une époque où notre club affrétait un bus pour la circonstance avec les glacières bien remplies. Manger un sandwich. boire un petit coup, discuter avec les gens venus de tout horizon, ce sont des plaisirs simples mais de plus en plus rares dans le monde où nous vivons. »

    Ces exemples-là, on pourrait les multiplier par dix, par cent. Ce lien familial avec le Mondial La Marseillaise à la pétanque contribue grandement au succès de l’épreuve. Certaines sont là depuis la création de la Marseillaise. On pense aux Brocca qui se passent le flambeau génération après génération pour faire perdurer la tradition.

    Puis il y a les champions. Ceux qui veulent décrocher la lune. Et là c’est une autre paire de manches. En 2000 Louis et Étienne Lacroix associés à Jean Dubois y sont parvenus. En 2006 Jo et Antoine Dubois avec Benefissa avaient aussi réussi cette incroyable performance. Antoine Dubois, encore lui, l’avait emporté avec son neveu Tyson Molinas en 2022. D’autres ont échoué de peu. Les frères Kourgane, Zoé et Saïd, battus en finale avec Willielm (1976). Les Molinas, Louis, Mamour et Ben tombés deux fois en finale ensemble en 2001 puis en 2007.

  • Joan Caudullo : « Si on regarde Toulouse jouer… »

    Joan Caudullo : « Si on regarde Toulouse jouer… »

    Montpellier s’attaque au dernier sommet de sa saison. Un sommet vertigineux. Samedi 27 juin (21h), au Stade de France, il s’apprête à disputer la quatrième finale de son histoire face au Stade toulousain. Triple champion de France en titre qui n’a fait qu’une bouchée du Racing 92 en demi-finale (71-17). État des lieux avec le manager héraultais Joan Caudullo.

    La Marseillaise : Est-il facile d’aborder cette finale d’une manière normale ?

    Joan Caudullo : C’est dur, mais c’est mon rôle. Je fais en sorte de maîtriser la communication. On est à 23 victoires sur 26 matchs. On a essayé de rendre la semaine normale en travaillant ce qu’on a l’habitude de faire et qui nous a permis d’être seconds au classement.

    Comment pouvez-vous mettre un grain de sable dans la machine toulousaine ?

    J.C. : Quand on est allé à Bordeaux, il a mis sa grosse équipe, mais il avait un objectif prioritaire face à Bath en champions Cup la semaine d’après. On savait que si on mettait notre grosse équipe, et les ingrédients nécessaires, on pouvait le faire.

    Notre championnat est dominé par Bordeaux et Toulouse. Quand ces équipes-là ne sont pas à 100%, on a la capacité de gagner contre elles. Comme on l’a fait devant Toulouse chez nous (44-14). Notre objectif est d’être à 100%, après on verra.

    Quand on voit la démonstration de Toulouse en demi-finale face au Racing 92 (71-17), ne fait-il pas peur ?

    J.C. : Elle ne me fait pas peur car je ne suis pas surpris. Certains ont trouvé qu’elle était malade pendant un ou deux mois, mais les grands joueurs sont là dans les grands moments. Ils ont été là devant le Racing et cela s’est vu. Ils seront là en finale.

    C’est une source de motivation. On va se préparer à faire la guerre. On est déterminés pour ça, on a envie d’y arriver même si la tâche sera plus dure qu’en finale du Challenge face à l’Ulster. Je n’ai pas envie que l’on passe pour des cons. J’accepte qu’une équipe soit meilleure que nous, puisse gagner, mais je n’ai pas envie que l’on rende les armes. On doit être à 100%, on doit concrétiser nos actions. Ce qui n’a pas été le cas la semaine passée face au Stade français.

    Parce qu’à la 60e, avec tout le respect que j’ai pour le Stade français, on doit être largement devant. Ça sera important contre Toulouse si on veut être dans le match jusqu’au bout.

    L’image du club a été écornée par le passé.
    Est-ce une aussi grande victoire de soigner cette image que d’être en finale du Top 14 ?

    J.C. : Je n’ai pas encore bien réfléchi à tout ça, car on est dans une machine à laver. Quand on regardera cette saison, elle porte beaucoup sur notre ADN et l’image du club.

    Quand le président m’a confié le poste de manager, c’était mon objectif prioritaire. Quoiqu’il arrive samedi, on l’a réalisé.

    On parle en bien de nous, c’est positif. Quand un joueur fait une bêtise dans sa vie, je vois moins de gens dirent qu’il doit aller à Montpellier. Il y a de belles personnes dans ce groupe, à l’image de Yacouba Camara.

    Quelle sera la clé de cette finale face à Toulouse ?

    J.C. : Cela va se jouer sur des détails. J’entends beaucoup de choses sur la capacité de Toulouse à déplacer le ballon et nous faire péter.

    En phase finale, c’est avant tout une équipe qui domine l’adversaire par ses avants et le jeu frontal. On a un gros combat à mener là-dessus, ne serait-ce que pour rester dans le match jusqu’au bout.

    On sait à quoi s’attendre, on doit les dominer sur le plan physique si on veut exister. Sinon, ce sera trop compliqué. Si Toulouse est à 100% , c’est quasiment impossible.

    Votre équipe ne ’est
    pas affolée devant Paris
    et dégage une certaine sérénité. Avez-vous des certitudes ?

    J.C. : Si on commence à regarder jouer Toulouse, on va faire comme le Racing. Le Racing qui a joué face à Toulouse n’était pas le même que celui face à Pau. C’est l’erreur à ne pas faire. On veut se concentrer sur nous, reproduire ce que l’on fait de bien depuis le mois de décembre. Si on les regarde jouer, si on ne monte pas en défense, si on les laisse manipuler le ballon, on verra le jeu à la toulousaine. Ils n’auront pas besoin de nous cabosser devant.

    Faut-il mettre en place un plan anti-Dupont ?

    J.C. : Un plan anti-Dupont va laisser de la place aux autres. C’est un grand joueur. Le meilleur de notre championnat, voire plus. Cela va être difficile. On n’a pas souvent joué face à lui depuis cinq ans, à l’exception du dernier match.

    N’est-ce pas la finale rêvée ?

    J.C. : Quand on est coach, on veut gagner. Ce n’est donc pas une finale rêvée pour moi.

    Le championnat est très dense. Sur les deux ultimes saisons, onze équipes ont été parmi les six premiers. Il faut profiter de jouer une finale de Top 14 car cela ne va pas arriver souvent.

  • La politique environnementale du circuit pointée du doigt

    La politique environnementale du circuit pointée du doigt

    Le sport automobile se retrouve régulièrement sous le feu des critiques concernant ses nuisances écologiques. C’est pourquoi les institutions tentent, depuis plusieurs années, de décarbonner cette industrie à travers différents moyens : promotion de l’usage électrique et du biocarburant, développement de l’hydrogène, ainsi que de lignes de transports en commun pour les déplacements des spectateurs, principal facteur de pollution des compétitions de sport mécanique (82%).

    Des politiques sur lesquelles s’engage le Circuit Paul-Ricard, notamment au travers du compostage de ses biodéchets, l’installation de ruches et de panneaux photovoltaïques, la réduction et la surveillance des nuisances sonores, ou encore l’usage de voitures électriques pour ses équipes techniques. À cet égard, un comité consultatif environnemental est censé se tenir deux fois par an, pour présenter « les projets réalisés pour l’environnement, les résultats des études scientifiques commentées par des spécialistes, les innovations technologiques mises en œuvre afin de garantir la tranquillité publique », indique la direction du circuit.

    Problème : aucun ne se serait tenu depuis plus de deux ans, comme le rapporte l’association Groupe Vigilance 83. « C’est la seule rencontre où nous, voisins du circuit, pouvons faire valoir nos avis et ressentis sur la tranquillité publique, auprès des responsables du circuit, des maires, et des organismes d’État », affirme son président Michel Lahuet dans une lettre adressée au préfet du Var.

    Un comité prévu le 7 juillet

    Un signe, pour le Groupe Vigilance, que « la concertation environnementale n’est plus une priorité pour le nouveau directeur du circuit [Nicolas Deschaux, Ndlr.]. Les nuisances sonores et les troubles environnementaux s’amplifient avec (…) des roulages avec des nuisances sonores de 80 db ». Sur ce constat, l’association invite le préfet à se faire « témoin, du respect ou non, des voisins du Circuit ».

    De son côté, la direction du circuit informe qu’un comité « prévu le 10 mars a notamment dû être reporté au 7 juillet en raison de la période de réserve liée aux élections municipales », précisant qu’une réunion de concertation s’était tenue le 30 avril « en présence des représentants de la préfecture, ainsi que de membres des associations environnementales locales ».

  • Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    Après une saison décevante, le RC Toulon veut apprendre de ses erreurs

    L’anecdotique défaite (38-21) sur le terrain de Castres, samedi, a sonné le glas d’un exercice 2025/2026 délicat pour le RC Toulon. « Je n’aurais qu’une envie, c’est que la saison redémarre dès maintenant pour changer les choses », confie Pierre Mignoni. Mais le manager devra malheureusement rester sur ce qu’il définit comme « une saison clairement pas aboutie ». Avec 12 victoires, un match nul et 13 défaites, pour une 9e place finale, on est effectivement loin des ambitions affichées de top 4, voire mieux. « C’est un échec que j’assume complètement. Mais, si tu regardes la saison dernière, il n’y a qu’une équipe du top 6 qui se qualifie à nouveau. Ça montre la difficulté de notre championnat », souligne l’entraîneur varois.

    Pour expliquer cette déconvenue, ce dernier invoque « le sort. Sans chercher d’excuse, on n’a pas été épargnés, avec des joueurs importants blessés de longue durée ». Le staff médical n’est pas mis en cause, malgré les changements qui vont y être opérés pour la reprise, « liés à des choix de vie ». Les choses avaient pourtant plutôt bien démarré « On a eu un début de saison correct, voire plus à domicile, on a très bien démarré à l’extérieur à Montpellier, retrace l’homme fort du RCT. Puis on a manqué de beaucoup de consistance dans certains secteurs. La saison d’avant, on prenait un point par-ci par-là, quatre parfois. Là, on en a énormément perdu, ce qui fait qu’il en manque beaucoup. »

    Notamment avec un début d’année 2026 compliqué : « On a eu 19 blessés à partir de janvier. J’ai dû utiliser les mêmes joueurs. De suite après, on a été vraiment dans le dur. On a perdu des matches à domicile comme celui de Clermont qui nous éclate. » Ce qui lui fait dire qu’« il faudra mieux gérer la période du Tournoi, l’an prochain, en espérant moins de blessés. Ça a été des semaines très difficiles. »

    Un staff remodelé, les jeunes au cœur du projet

    Elles l’ont aussi été sur le plan personnel, avec ce burn-out déclaré après le revers contre l’ASM Clermont : « J’ai beaucoup appris. Ça a été une accumulation de plusieurs années où je n’ai pas bien fait les choses. Ce n’était pas confortable pour les joueurs, mais ça leur a permis de se resserrer. Ensuite, on a fait un beau parcours européen, ça nous a redonné du carburant. »

    Une nouvelle énergie qui a mené le RCT jusqu’en demi-finale de Champions Cup, l’une des rares satisfactions de la saison : « Ça faisait une dizaine d’années qu’on n’était pas arrivés là. On était là, dans le dernier carré des meilleures équipes d’Europe, en sortant d’une poule très difficile, puis en battant les Stormers et Glasgow. »

    S’il regrette la non-qualification pour la saison prochaine, Pierre Mignoni voit en la Challenge cup « une compétition qui demande moins d’énergie et permet plus de rotation, une gestion différente ». Dans cette optique, même s’il aurait préféré un meilleur équilibre avec « des leaders trop peu souvent alignés ensemble », mais qui ont « pris la mesure des choses », la progression des jeunes joueurs, qui « ont beaucoup joué, tenu la baraque dans des moments difficiles et pris beaucoup d’expérience », est une autre satisfaction. Pour poursuivre dans cette direction, le club a constitué des groupes de performance, à savoir « une cellule des joueurs rouges, composée d’éléments très proches de l’équipe pro, et une cellule rouge minot, pour des plus jeunes également très suivis ». Avec la promesse « de revenir avec des jeunes qui ont la dalle. Ils ont un état d’esprit incroyable », salue le directeur du rugby du RCT.

    Un poste qu’il continuera d’occuper dans un staff remodelé, marqué par l’arrivée déjà annoncée de Franck Azéma, de retour dans un rôle d’entraîneur principal en charge des trois-quarts, et celle d’Alex Codling, en provenance du Munster, dans le rôle d’entraîneur des avants. Côté joueurs, Huw Jones, Rabah Slimani, Apete Narogo, Gaël Fickou, Judicaël Cancoriet, les frères Luka et Tana Keletaona, et Junior Kpoku, transféré définitivement, seront les nouveaux visages d’un groupe qui reprendra le chemin du RCT Campus le 16 juillet, avant la grande reprise du top 14, le 5 septembre.

  • Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    En observant le calendrier en septembre dernier, on se disait que la réception de l’Union Bordeaux-Bègles, à deux journées du terme de la saison, revêtirait un enjeu sportif important pour deux équipes, qui se voulaient prétendantes aux deux premières places. Il n’en est finalement (presque) rien.

    Si les hommes de Yannick Bru luttent pour une place dans le top 6 et peuvent encore envisager une qualification directe pour les demi-finales, ce n’est pas le cas du RCT. D’ores et déjà éliminé de la course au top 6, le club de la Rade a aussi vu la perspective du top 8 et d’une qualification en Champions Cup grandement s’éloigner après sa défaite face au Racing, il y a deux semaines. « On va jouer avant le Racing. En fonction des points qu’on prend, si on gagne, je ne dis pas qu’il y en a une grande, mais il y a peut-être encore une chance sur le dernier match pour finir dans le top 8 », veut encore croire Pierre Mignoni, même si l’essentiel est ailleurs. « C’est plus l’honneur qu’on doit jouer. »

    Pour l’entraîneur toulonnais, « chacun aura une bonne raison d’être motivé. Certains, ça va être la déception de la saison. D’autres, ça peut être la frustration. Pour nos supporters aussi, qu’on a déçus. Ça peut être aussi ceux qui partent ». Parmi eux, Gilles Allou, le préparateur physique de l’équipe, qui vivra son dernier match à Mayol, ce dimanche : « Il a quand même 30 ans de club, ce n’est pas rien. C’est aussi une des raisons pour lesquelles on doit faire un grand match », salue Pierre Mignoni. Même s’il n’est pas dans le groupe, Ma’a Nonu prendra lui aussi (vraiment, cette fois) sa retraite dans une semaine. « Il a fait une immense carrière, la motivation sera toute trouvée », appuie Matteo Garcia.

    « Finir ensemble à Mayol »

    Transfuge de l’UBB cet été, le jeune demi d’ouverture retrouvera ses coéquipiers, tout juste auréolés de leur deuxième titre consécutif face au Leinster, à Bilbao, samedi dernier. De quoi apporter un surplus de motivation. Mais aussi des regrets d’avoir été stoppés par les Irlandais aux portes de la finale, au regard de leur performance face aux Girondins ? « Tu en as toujours. Mais, si on n’y était pas, c’était comme ça. Je savais qu’on pouvait gagner là-bas », répète le technicien Varois, qui pense toutefois que « le Leinster a vraiment loupé son match contre Bordeaux ». Un match qui a mis en évidence les forces des coéquipiers de Maxime Lucu, qui se sont montrés « très opportunistes. Ils sont terribles, tueurs, terrifiants. Ils marquent des essais à une ou zéro passe. Et quand ils en marquent trois comme ça, c’est très dur ».

    S’il y aura, forcément, de la rotation dans les rangs bordelais, malgré un top 6 encore loin d’être assuré, côté toulonnais, on devra encore composer avec une pléiade d’absents (Abadie, Ollivon, Ribbans, Ludlam, Dréan, Villière, Rebbadj…). De quoi compliquer une nouvelle fois la tâche et se poser des questions sur ce mal trop récurent : « C’est à l’image de notre saison, estime l’entraîneur toulonnais. C’est une question légitime, mais on fera le bilan après. Ce n’est pas une excuse. On a certainement fait beaucoup d’erreurs. Mais il y a des choses positives, avec des jeunes qui ont pris beaucoup de maturité, même si ça n’a pas toujours été le niveau qu’on voulait. »

    Pour ce qui pourrait aussi être sa dernière sur le banc, s’il venait à prendre de la hauteur et à se concentrer sur son rôle de directeur du rugby, Mayol sera à guichets fermés malgré une saison en deçà des attentes : « Ça montre que les supporters sont quand même avec nous, la demi-finale a certainement redonné des frissons. On voulait tellement offrir une finale et un titre, mais ce n’est pas le cas. On peut finir ensemble à Mayol, avec l’honneur et la fierté. » Pour mieux recommencer dans quelques mois.

    25e journée de Top 14

    Dimanche 31 mai, 16h30

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Adrien Marbot

    RC Toulon (probable) : Gros, Baubigny, Gigashvili ; Javakhia, Alainu’uese ; Kpoku, Coulon, Mercer ; Serin (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Brex, Tuicuvu ; Jaminet.

    UBB (probable) : Poirot (C), Sa, Falatea ; Palu, Jacobs ; Swinton, Mattiu Gazzoti ; Page-Relo, Reus ; Tambwe, Moeafana, Rayasi, Mousquès ; Buros

  • Montpellier, coups de chaud pour les handballeurs

    Montpellier, coups de chaud pour les handballeurs

    Saint-Raphaël, terre de désillusions majuscules. Le 24 mai 2018. Montpellier, leader avec six points d’avance sur le Paris SG à la trêve, se fige à l’approche de la ligne d’arrivée. Lors de l’avant-dernière journée, il chute d’un but
    (26-25) à Saint-Raphaël. Et perd le titre qui lui échappe depuis 2012. Cinq jours plus tard, dans un sursaut historique, l’équipe du manager Patrice Canayer remporte la seconde Ligue des champions après avoir écarté le Vardar Skopje, tenant du titre, et Nantes.

    Huit ans plus tard, le traumatisme ressurgit. Mardi 26 mai, le MHB tombe dans le piège varois et fragilise la troisième place, qualificative pour la Ligue des champions. Objectif majuscule de la saison. Samedi et dimanche, l’équipe d’Erick Mathé peut-elle renverser à nouveau la table à l’occasion du Final Four de la Ligue européenne ?

    Montpellier Handball n’est pas à un paradoxe près. Samedi 30 et dimanche 31 mai, le MHB dispute le 4e Final Four de la Ligue européenne (équivalent de la Coupe UEFA) à Hambourg. Face à ce qu’il se fait de mieux en Europe, à savoir trois clubs allemands : Kiel, mastodonte brinquebalant, Melsungen, et Flensburg, tenant du titre. Dans le Nord de l’Allemagne, on retrouve les quatre mêmes adversaires que la saison passée. Et les deux mêmes demi-finales.

    Samedi, pour commencer, Montpellier croisera Kiel. Un duel entre deux canards boiteux au sort imprévisible. Les deux plus grands clubs français et allemands ne traversent pas le meilleur moment de leur histoire.

    L’un comme l’autre sont en difficulté dans leur championnat respectif. Et ils ne sont pas sûrs de participer la prochaine Ligue des champions, véritable juge de paix à l’échelle continentale dimensionné pour la Sud de France Arena.

    Montpellier boucle une saison tout en contraste. L’équipe d’Erick Mathé, qui a succédé à l’été 2024 à Patrice Canayer, a visiblement changé de costume. Elle ressemble à l’équipe d’un jour et beaucoup moins à une machine réputée pour sa constance.

    En quête de trophées depuis 2018, elle vient de chaparder la Coupe de France à Nantes
    (27-24), samedi 23 mai à Bercy, un an après l’avoir dérobé au Paris SG. Et dans l’intervalle, elle s’est adjugé le trophée des champions, épreuve qui lance la saison.

    Dans le même temps, ce MHB paraît à l’arrêt en championnat. Et nettement en retrait de Paris et Nantes, détachés de la meute. Avec huit défaites parfois aussi imprévisibles que face à Aix, à Bougnol, à Nîmes ou Tremblay…, les partenaires de Valentin Porte n’ont plus leur destin en main pour décrocher une place en Ligue des champions. Une place, la troisième, menacée par Limoges. « Si on gagne la Coupe et que l’on ne finit pas troisième en championnat, je ne sais pas quel serait l’avis des autres autour du club mais pour moi ce ne serait pas une saison réussie » expliquait l’ancien international dans Midi Libre, en prélude à la finale de la Coupe de France.

    Absent lors des deux ultimes éditions, Montpellier a besoin plus que jamais de vivre à nouveau la Ligue des champions. Pour être au sommet du handball européen et pour légitimer la construction d’une nouvelle salle qu’il appelle de ses vœux depuis quasiment une décennie.

    Réticent à investir dans de nouveaux équipements sportifs, le maire de Montpellier Michaël Delafosse, réélu dans un fauteuil en mars, a visiblement révisé sa stratégie. « J’ai comme réputation de tenir mes engagements. Alors on va engager très rapidement le projet de la nouvelle salle pour que le MHB continue d’avoir tous les moyens possibles de son développement. Je préciserai très prochainement le lieu et après on travaillera le contenu » a-t-il soufflé dimanche à l’Opéra, en marge des festivités autour de la 15e Coupe de France.

    À défaut d’aménagement du Palais des Sports Bougnol, confronté à une fronde des riverains du paisible quartier Aiguelongue, plusieurs pistes existent du côté d’Odysseum. Lors de la campagne, le maire de Montpellier a évoqué cette hypothèse. Une salle d’une capacité de 5 à 6 000 places pour un budget évalué à 50 ME, construite aux abords du Musée Louis-Nicollin. Qu’en pense la famille Nicollin, engagée dans la cession du club de foot faute de nouveau stade ?

  • Le RC Toulon face au Racing 92 pour encore croire au top 8

    Le RC Toulon face au Racing 92 pour encore croire au top 8

    Après son élimination d’une courte tête par le Leinster en demi-finale de Champions Cup il y a deux semaines, et l’envol de ses derniers espoirs de top 6 avec sa défaite face à Toulouse samedi dernier (27-51), on peut définitivement écarter ce cru 2025/2026 du RC Toulon de la catégorie des millésimes. « Ils ont été meilleurs que nous, il n’y a pas vraiment photo là-dessus », analyse Jean-Baptiste Gros. « Ça nous fait progresser, on a un groupe qui a besoin d’apprendre, on n’a pas leur expérience. »

    Pour lui éviter un goût de bouchon, il est encore temps de sauver ce qui peut l’être : une place dans le top 8, et un ticket pour la plus prestigieuse des compétitions internationales. « Si on ne la joue pas l’an prochain, ce sera dur sportivement, au-delà du financier », alertait Pierre Mignoni après la défaite face aux champions de France.

    Au vu de l’énergie mise pour accéder au dernier carré de Champions Cup, ses hommes n’ont-ils pas laissé trop de forces dans la bataille, au risque de galvauder le championnat ? « C’est aussi la raison pour laquelle on en est là », acquiesce Baptiste Serin. « On se bat depuis un moment pour être dans les six et jouer sur les deux tableaux. Donc tu fais moins tourner, et quand tu demandes toujours plus à certains, ça pète.  » Son entraîneur, lui, ne regrette rien : « Je ne crois pas qu’il fallait faire l’impasse sur la Champions Cup. La preuve, on a fait les demi-finales. On est à Toulon, on se doit de jouer les deux tableaux, on veut être un grand club. »

    « Voir si on est compétiteurs »

    C’est plutôt par les tournants manqués et l’inconstance de son équipe que Pierre Mignoni explique la situation toulonnaise : « On s’est loupé deux fois à la maison, ça a été cruel et décisif. Mais on n’a pas été consistant à l’extérieur non plus, alors que l’an dernier on y prenait souvent des points. Si on avait pris des points plus réguliers, on aurait sûrement pu combler nos deux erreurs à domicile. »

    Il faudra pourtant gommer ces défaillances sur le terrain du Racing 92. Car une défaite sonnerait d’ores et déjà comme un coup de bambou, qui pourrait même s’avérer presque fatal en cas de victoire de La Rochelle face au Stade Toulousain. « Le challenge est là. Ce n’est pas gagné au vu de nos prestations tout au long de la saison. Tu peux aussi lancer une super dynamique pour la saison prochaine avec cet objectif à court terme. C’est plus excitant qu’autre chose. Mais c’est aux joueurs de se dire “on y va, on se jette dans la bataille” », insiste Pierre Mignoni. « C’est là que tu vois si t’es compétiteur ou pas », pose Baptiste Serin. « On aurait aimé être dans les six et se battre pour notre position. On n’y est pas, il faut redoubler d’efforts pour cette place en Champions Cup. »

    Racing 92 – RC Toulon

    24e journée de Top 14. Samedi 16 mai, 21h. Paris Défense Arena, Nanterre. Arbitre : Jérémy Rozier

    Racing 92 : Kolingar, Escobar, Bamba ; Hill, Taofifenua (C) ; Baudonne, Diallo, Tagitagivalu ; Carbonneau, Prisciantelli ; Spring, Tuisova, Habosi, Hulleu ; James. Coach : Patrice Collazo.

    RC Toulon : Gros, Damond, Sinckler ; Mézou, Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; White (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Tuicuvu, Dréan ; Jaminet. Coach : Pierre Mignoni.

  • Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Top 14 : Le RC Toulon s’incline face à Toulouse et voit les phases finales s’éloigner

    Les matches face à Toulouse se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Les hommes de Pierre Mignoni ont concédé leur cinquième défaite de rang face au leader du Top 14, contre qui ils ne se sont plus imposés depuis le 20 avril 2024, soit deux ans.

    Les Toulousains sont les premiers à se mettre en évidence. Suite à une pénaltouche à 5m de l’en-but toulonnais, Dupont trouve Ntamack, sur sa gauche, qui marque en coin (0-7, 6e). Réaction immédiate du RCT. Après une succession de rucks devant la ligne toulousaine, Albornoz feinte et s’infiltre pour ramener Toulon à hauteur (7-7, 9e).

    Malgré ce sursaut, les hommes d’Ugo Mola sont plus percutants, et leur vitesse d’exécution semble pouvoir mettre les Rouge et Noir – en blanc samedi soir – en danger à tout instant. Cependant, sur une grosse séquence défensive, Ferté intercepte près de la ligne médiane et remonte le terrain au pied. L’ailier toulonnais sert ensuite Dréan, qui s’en va aplatir et donner l’avantage aux siens (14-7, 16e).

    Mais au terme de ce premier acte, malgré deux pénalités lointaines de Jaminet (27e, 38e), c’est Toulouse qui fait la course en tête grâce à deux essais de Mauvaka (34e), au soutien d’un plaquage sur Willis, puis Dupont, après la sirène, suite à une pénaltouche aux 5 mètres (20-24, 40e).

    Le RCT s’écroule en seconde mi-temps

    Cette fin de premier acte semble avoir définitivement fait basculer le match. Car derrière, les affaires ne s’arrangent pas pour Toulon. Après une nouvelle pénalité de Ntamack (20-27, 42e), Chocobares, trouvé par Dupont d’une petite chistera après s’être infiltré à gauche, permet aux Haut-Garonnais de prendre le large (20-34, 46e).

    Le score encore alourdi de trois points par Ntamack (63e), le RCT se redonne les moyens d’y croire grâce à White, qui profite d’un ballon relâché par la défense toulousaine pour réduire la voilure (27-37, 66e). Mais 10 minutes plus tard, Saito tue définitivement le suspense, en aplatissant sous les perches, après une pénalité jouée à la main (27-44, 77e). Remue porte l’estocade deux minutes après, offrant à Toulouse le point du bonus offensif, et marquant un peu plus la supériorité des champions de France avec un score qui ne souffre d’aucun conteste (27-51, 79e).

    Désormais à 9 points du top 6, le RC Toulon, 8e, voit les phases finales s’éloigner, à trois journées de la fin du championnat.

    TOULON – TOULOUSE (MT : 20-24)

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Points RC Toulon : 3E Albornoz (9e), Dréan (16e), White (66e) ; 3T Jaminet (9e, 17e, 66ee) ; 2P Jaminet (24e, 39e)

    Points Stade Toulousain : 5E Ntamack (5e), Mauvaka (34e), Dupont (40e), Mauvaka (46e), Saito (77e) ; 5T Ntamack (6e, 35e, 40e, 42e), Remue (77e) ; 3P Ntamack (27e, 42e, 63e)

    Carton jaune :

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex, Frisch (Tuicuvu, 62e), Ferté – Albornoz (Garbisi, 62e), Serin (cap) (White, 62e) – Mercer, Kpoku (Mézou, 69e), Abadie -Mézou (Shiosvhvili, 47e), Halagahu (Coulon, 47e) – Gigashvili (Sinckler, 51e), Lucchesi (Baubigny, 51e), Gros (Ametlla, 56e).

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn (Remue, 62e) – Thomas (Barassi, 80e), Barassi (Pouzelgues, 61e), Chocobares, Lebel -Ntamack (Saito, 69e), Dupont (cap) – Willis (Elias, 56e), Roumat, Cros (Willis, 69e) – Flament, Meafou (Vergé, 56e) -Merkler (Colombe, 56e), Mauvaka (Lacombre, 61e), Baille (Bertrand, 56e).

    Manager : Ugo Mola

  • Top 14 : le RC Toulon poursuit sa série face à Bayonne

    Top 14 : le RC Toulon poursuit sa série face à Bayonne

    Brillant sur quelques éclairs, parfois agaçant par ses maladresses, le RC Toulon a assuré l’essentiel avec une nouvelle victoire bonifiée face à Bayonne, à Mayol, samedi après-midi. Le quatrième d’affilé, championnat et coupe d’Europe confondus. Et la première à domicile en Top 14 depuis le 27 janvier, après deux revers face au Stade Français et Clermont.

    Dans un début de rencontre prolifique, les ciel et blanc, peut-être encore groggys par la claque reçue sur sa pelouse par Pau la semaine dernière, enchaînent les erreurs, laissant aux hommes de Mignoni tout le luxe d’en profiter. Sur une des premières offensives, le ballon circule de la droite vers la gauche jusqu’à Ferté, qui inscrit son septième essai de la saison (7-0, 5e). Dans la foulée, c’est Brex, en coin, qui profite des atermoiements basques pour enfoncer le clou (12-0, 7e).

    Mais après ces dix minutes idylliques, le vent tourne, et désormais, ce sont les rouge et noir qui multiplient fautes et imprécisions. Suite à une longue phase de possession, Orabé trouve Capilla dans la profondeur, côté gauche, d’une jolie passe de l’extérieur du pied, pour la réduction de l’écart (12-5, 14e). Puis Orabé, encore lui, perce une défense toulonnaise attentiste pour servir Springs, cette fois. Les compteurs sont remis à zéro (12-12, 22e).

    L’orage passé, les coéquipiers de Baptiste Serin, capitaine ce samedi, se remettent en ordre de marche. À la suite d’une touche à 5 mètres de l’en-but bayonnais, Sinckler, servi par Mercer, redonne l’avantage aux siens, en force (19-12, 27e). Puis c’est Shioshvili qui profite d’une touche galvaudée par l’Aviron proche de son en-but pour aller inscrire son troisième essai en cinq apparitions en Top 14 (26-12, 38e). Juste avant la pause, Ferté en remet une couche, concluant une sublime action collective qui permet au RCT de rentrer aux vestiaires avec une large avance (33-12, 40e).

    Le RCT joue à se faire peur

    Une avance que les Toulonnais vont galvauder en début du second acte. Alors qu’ils semblent proches du sixième essai, ils se font surprendre sur une passe risquée de Sinckler interceptée au milieu de terrain par Erbinategaray, qui ne se fait pas prier pour profiter du cadeau (45e, 33-19). C’est ensuite Mori qui plonge dans l’en-but suite à une touche à 5 mètres, ramenant l’Aviron à 7 points (33-26, 56e).

    Alors que les hommes de Laurent Travers tentent de faire basculer la rencontre, Cowie, sur une pénalité rapidement jouée, s’arrache pour redonner un peu d’air au RCT (40-26, 69e), mais doit céder sa place sur blessure.

    La mission reconquête du bonus est lancée. Face à des Bayonnais réduits à 14, pénalisés par leur indiscipline (17 pénalités, dont 13 en seconde période), c’est Jaminet, sur une nouvelle pénalité jouée rapidement par Ben White, qui vient redonner ce précieux point aux Varois (45-26, 75e), avant que Damond, sur un ballon porté, ne vienne le confirmer définitivement (52-26, 79e).

    Un succès qui permet au RC Toulon de retrouver une place dans le top 8, et de revenir à 4 points du top 6, en attendant la rencontre entre Bordeaux-Bègles et Montpellier ce samedi soir (21h).

    RC Toulon 52 – 26 Aviron Bayonnais (MT : 33-12)
    Samedi 25 avril, 16h35, stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Adrien Marbot
    Points Toulon : 8E Ferté (5e, 40e), Brex (7e), Sinckler (26e), Shioshvili (37e), Cowie (69e), Jaminet (76e), Damond (79e) ; 7T Jaminet (6e, 27e, 38e, 40e, 69e, 76e, 79e)
    Points Bayonne : 4E Capilla (14e), Springs (22e), Erbinategaray (45e), Mori (56e) ; 3T Springs (22e, 45e, 56e)
    Carton jaune : Ariceta (73e)

    RC Toulon : Gros (Ametlla, 56e), Baubigny (Damond, 56e), Sinckler (Sorhaindo, 56e) ; Mézou (Kpoku, 56e), Javakhia (Mézou, 76e) ; Mercer, Abadie, Shioshvili (Coulon, 41e) ; Serin (C) (White, 59e), Garbisi (Albornoz, 59e) ; Ferté, Cowie (Brex, 69e), Brex (Frisch, 59e), Dréan ; Jaminet

    Aviron Bayonnais : Cormenier (Cailles, 49e), Martin (Giudicelli, 67e), Tagi (Cotet, 56e) ; Johnson, Moon (Paulos, 67e) ; Traversier (Martin, 70e), Iturria (C) (Ariceta, 43e), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq (Tuilagi, 56e), Levêque (Carreras, 56e) ; Orabé.