Category: societe

  • Les travailleurs sociaux des Flamants en appellent à l’État

    Les travailleurs sociaux des Flamants en appellent à l’État

    Cette fois-ci la Maison départementale de la solidarité (MDS) des Flamants est restée fermée… Le groupe de salariées « volantes » qui assurait la veille les urgences s’est à son tour mis en grève ce mardi 14 octobre. Dans le même temps, devant l’hôtel du Département, venus de Marseille mais aussi d’Aubagne, d’Aix ou La Ciotat, plus d’une centaine de personnels des MDS, Protection maternelle et infantile ou autres pôles enfance se sont rassemblés en soutien, à l’appel de la CGT, pour dénoncer des conditions de travail devenues très compliquées sous la pression du narcotrafic.

    « Nous sommes dans un quartier toujours en grande difficulté, en proie à un réseau qui s’est organisé, développé. Nous ne voulons pas lâcher les habitants, nous avons un devoir envers la population, mais on ne peut pas continuer comme ça, rester en danger » estime Valérie Marque, secrétaire générale du syndicat au conseil départemental. La CGT réclame une entrevue avec le préfet au plus vite, car « c’est l’État le garant de notre sécurité » et se dit prête à organiser un rassemblement devant la préfecture dès jeudi matin si nécessaire.

    Récupérer sa voiture après sa journée de travail au parking est une gageure, croiser un dealer aussi… « J’ai reçu des menaces de mort », raconte cette sage-femme qui est tout de même retournée au travail moyennant six mois de psychothérapie.

    « Les enfants ont peur »

    Dans l’idée, « être au cœur de la cité c’est super mais là, ce n’est plus tenable », raconte une autre salariée. Elle ajoute : « Les enfants que nous suivons ne veulent plus venir, ils ont peur. Et on reçoit des habitants qui se sont fait chasser de leur domicile par les dealers, ils arrivent avec juste les vêtements qu’ils ont sur le dos. » L’organisation des visites à domicile aussi a dû être revue « pour éviter d’être confrontés au réseau », assure une troisième.

    Sur site, ce mardi matin, les camions de CRS et de police en place la veille « ne sont plus là » assure une assistante sociale alors que la préfète de police a assuré mettre les moyens avec « une présence renforcée afin de lutter contre la délinquance, les trafics ainsi que leurs conséquences pour ceux qui y vivent et y travaillent ».

    « On se suradapte au quotidien, on tolère des choses intolérables et on est mis à l’amende, comme les habitants », témoigne une salariée des Flamants. Dans l’urgence, une partie des grévistes réclame un encadrement policier accru, au quotidien, ou un déménagement en attendant. Du temporaire, en attendant que soit définitivement démantelé le réseau, espèrent-ils, bien conscients que ce n’est pas « une mince affaire ».

    Parmi les manifestants, on retrouve également Gérard Frau, président du groupe communiste au conseil départemental des Bouches-du-Rhône et adjoint au maire de Martigues. « Les travailleurs du social en général ont déjà tellement de difficultés à assurer leur mission, il n’est pas imaginable qu’ils puissent subir la pression du narcotrafic » s’indigne l’élu, pour qui « il faut créer de bonnes conditions d’exercice de leur métier » car « les parents, les familles ont besoin de ces structures ». Une lettre des élus PCF du Département va être envoyée pour appuyer la demande de rendez-vous auprès du préfet ajoute-t-il.

    En attendant, une caisse de grève a été ouverte.

    Contactée, la préfecture de région n’a pas donné suite à nos sollicitations.

  • La Marseillaise: un nouveau siège signe d’un élan retrouvé

    La Marseillaise: un nouveau siège signe d’un élan retrouvé

    Ils étaient des centaines réunis lundi place de La Marseillaise, cours d’Estienne d’Orves, à avoir répondu l’invitation pour l’inauguration du nouveau siège du journal. Tous les amis du journal, de Nicolas le cuisinier du Mondial à Robert Voisard, un des anciens directeurs, en passant par d’anciens salariés, soutiens, représentants syndicaux et corps consulaires, venus fêter l’installation dans ces nouveaux locaux. Parmi eux, aussi de nombreux élus de divers horizons. Le signe d’une profonde reconnaissance. Tout au long de l’après-midi, les visites dans ces 1000 mètres carrés complètement remis à neuf se sont enchaînées.

    Une fierté, cinq ans après la reprise du journal à la barre du tribunal de commerce emporté par la crise Covid alors que les banques avaient refusé au journal un prêt garanti par l’État. Signe de temps, son premier représentant sur le territoire, le préfet Georges-François Leclerc est sorti de sa réserve pour venir prendre part à cette joyeuse cérémonie.

    « Liberté, nous avons écrit ton nom et ce soir nous recommençons. Car nous sommes nés pour te connaître, te nommer Liberté », lancera Léo Purguette, le directeur éditorial et président du journal, paraphrasant Paul Éluard avant d’adresser un message de devant les jeunes du collège Jean de Bernardy. La chorale et de l’orchestre de cet établissement marseillais rebaptisé depuis la rentrée du nom d’un des fondateurs du journal tombé au combat face à l’ennemi Nazi, a interprété un émouvant Chant des partisans, et une non moins émouvante Marseillaise, accompagnant la chanteuse Alicia.

    Et Léo Purguette de rappeler trois lignes rouges tracées il y a cinq ans : le maintien de l’emploi. « Nous étions 49 et nous sommes aujourd’hui plus de 60, 70 avec nos amis de Zébuline », glisse-t-il. Le maintien de la zone de diffusion étendue depuis au Vaucluse. Et le maintien enfin de la ligne éditoriale, une « ligne qui s’est aiguisée, affirmée et nous a permis de progresser. » martèle-t-il encore, évoquant une progression de 10 % des ventes en kiosques en 2024.

    Et de chuter sur la défense de la liberté de la presse et du pluralisme : « Ce n’est pas une préoccupation catégorielle mais un impératif démocratique dans une république qui va si mal. À la suite des états généraux de l’information et des démarches alternatives de nombreuses propositions sont sur la table elle devrait réunir une majorité attachée à l’état de droit et aux principes démocratiques avant que le débat public ne soit asphyxié par un paysage médiatique totalement soumis au pouvoir de l’argent et au projet politique de l’extrême droite ».

    ILS ONT DIT

    Audrey Garino, Adjointe PCF au maire de Marseille

    « Il y a près de 82 ans, des femmes et des hommes ont pris la plume, non pas pour plaire mais pour résister. Depuis La Marseillaise fait entendre la voix de Marseille libre, populaire et courageuse. »

    Isabelle Campagnola-Savon, Conseillère régionale

    « La Marseillaise est le miroir de notre région avec ses forces, ses faiblesses et ses espoirs. Un engagement qui dépasse les époques. C’est un journal né de la Résistance, qui a su traverser les décennies en restant fidèle à son esprit fondateur. »

    Martine Vassal, présidente DVD du Département.

    « C’est important d’avoir un journal qui retransmette ce que nous disons sans mauvaise interprétation avec de la vérité. C’est ce qui vous a transcendé au fil de ces années, dire les choses et les faire avec beaucoup de passion. »

    Jérémy Bacchi, sénateur PCF

    « La Marseillaise s’installe dans un nouveau monde, mais son âme reste la même, celle d’un journal libre, combatif, populaire, l’âme d’une presse qui n’a jamais renoncé à son engagement pour la justice et le progrès social. »

    Georges-François Leclerc, préfet de région

    « Un préfet qui arrive par la magie d’une nomination se doit d’épouser la région qu’il a l’honneur d’administrer. Et lorsque je lis La Marseillaise, j’ai l’impression de toucher une des vérités des Bouches-du-Rhône et de Marseille. »

  • À Béziers, une brigade « anti-stup » municipale instaurée

    À Béziers, une brigade « anti-stup » municipale instaurée

    À Béziers, Robert Ménard est un as de la communication. Notamment dans le domaine de la sécurité, son cheval de bataille. Multiplication des caméras, hausse des effectifs de police municipale après l’avoir armée, etc. Des annonces tonitruantes mais sans grands résultats. Le 22 septembre dernier, le maire d’extrême droite annonçait la création d’une brigade « anti-stup » composée d’une dizaine de policiers municipaux.

    Ces derniers devront donc patrouiller dans les rues afin de lutter contre les dealers et de dissuader le consommateur. Une mission qui n’est pas du ressort de la municipale à l’origine, seule la police nationale est compétente. En effet, les agents municipaux, placés sous l’autorité du maire, exercent principalement des fonctions de préservation de tranquillité publique, de surveillance du bon ordre et de prévention des troubles à l’ordre public. Et ne sont pas habilités à fouiller ou réaliser des contrôles d’identité. Mais des conventions de coordination des interventions de la police municipale et des forces de sécurité de l’État permettent de définir des missions complémentaires pour les agents municipaux.

    Des agents formés ?

    Ainsi, pour nombre de missions touchant à l’usage de stupéfiants et aux contrôles d’identité, la convention établit que « les agents de police municipale doivent pouvoir joindre à tout moment un officier de police judiciaire [OPJ, Ndlr.] », à savoir un policier national. Ou encore elle autorise le travail de nuit des municipaux. « Les conventions font des mises à disposition. Ce qui veut dire qu’ensuite, les policiers municipaux sont directement sous les ordres des OPJ. Ils rendent aussi compte au maire, mais les OPJ peuvent leur donner des missions. Comme ils les secondent dans les missions de police judiciaire, ça peut être sur des affaires de stupéfiants », détaille Sophie Mazas, membre de la LDH de l’Hérault.

    Un transfert de compétences qui s’explique notamment par le sous-effectif de la police nationale. « Sauf qu’il y a une augmentation des prérogatives mais pas des formations. Et donc si on augmente les prérogatives, si les policiers municipaux sont confrontés à une situation inhabituelle, ils ne sont pas formés pour la gérer. Par exemple, pour des techniques d’immobilisation, qui peuvent être dangereuses », poursuit Sophie Mazas. Les policiers peuvent se retrouver en danger ou des bavures arriver. Ce qui pose la question du recrutement, lequel repose sur des critères locaux laissés à l’appréciation des mairies.

    En somme, une brigade aux pouvoirs limités, mal formée, devant être encadrée par des policiers nationaux pour une efficacité restant à démontrer – la nouvelle escouade ne va pas s’attaquer aux têtes de réseau. Mais Robert Ménard aura fait parler une nouvelle fois de lui.

  • À Béziers, une brigade « anti-stup » municipale instaurée

    À Béziers, Robert Ménard est un as de la communication. Notamment dans le domaine de la sécurité, son cheval de bataille. Multiplication des caméras, hausse des effectifs de police municipale après l’avoir armée, etc. Des annonces tonitruantes mais sans grands résultats. Le 22 septembre dernier, le maire d’extrême droite annonçait la création d’une brigade « anti-stup » composée d’une dizaine de policiers municipaux.

    Ces derniers devront donc patrouiller dans les rues afin de lutter contre les dealers et de dissuader le consommateur. Une mission qui n’est pas du ressort de la municipale à l’origine, seule la police nationale est compétente. En effet, les agents municipaux, placés sous l’autorité du maire, exercent principalement des fonctions de préservation de tranquillité publique, de surveillance du bon ordre et de prévention des troubles à l’ordre public. Et ne sont pas habilités à fouiller ou réaliser des contrôles d’identité. Mais des conventions de coordination des interventions de la police municipale et des forces de sécurité de l’État permettent de définir des missions complémentaires pour les agents municipaux.

    Des agents formés ?

    Ainsi, pour nombre de missions touchant à l’usage de stupéfiants et aux contrôles d’identité, la convention établit que « les agents de police municipale doivent pouvoir joindre à tout moment un officier de police judiciaire [OPJ, Ndlr.] », à savoir un policier national. Ou encore elle autorise le travail de nuit des municipaux. « Les conventions font des mises à disposition. Ce qui veut dire qu’ensuite, les policiers municipaux sont directement sous les ordres des OPJ. Ils rendent aussi compte au maire, mais les OPJ peuvent leur donner des missions. Comme ils les secondent dans les missions de police judiciaire, ça peut être sur des affaires de stupéfiants », détaille Sophie Mazas, membre de la LDH de l’Hérault.

    Un transfert de compétences qui s’explique notamment par le sous-effectif de la police nationale. « Sauf qu’il y a une augmentation des prérogatives mais pas des formations. Et donc si on augmente les prérogatives, si les policiers municipaux sont confrontés à une situation inhabituelle, ils ne sont pas formés pour la gérer. Par exemple, pour des techniques d’immobilisation, qui peuvent être dangereuses », poursuit Sophie Mazas. Les policiers peuvent se retrouver en danger ou des bavures arriver. Ce qui pose la question du recrutement, lequel repose sur des critères locaux laissés à l’appréciation des mairies.

    En somme, une brigade aux pouvoirs limités, mal formée, devant être encadrée par des policiers nationaux pour une efficacité restant à démontrer – la nouvelle escouade ne va pas s’attaquer aux têtes de réseau. Mais Robert Ménard aura fait parler une nouvelle fois de lui.

  • Théo Challande Névoret s’adresse au préfet après la garde à vue du LGBT éborgné

    L’adjoint au maire de Marseille en charge de la démocratie et de la lutte contre les discriminations reste mobilisé et demande des comptes. Dans un communiqué, Théo Challande Névoret indique que Alexandre Georges, militant écologiste et LGBTi, « a été placé ce matin du lundi 13 octobre en garde à vue, selon un proche d’Alexandre Georges ». Membre du service d’ordre d’un rassemblement citoyen en février 2024, Alexandre Georges est accusé d’avoir usé d’un gaz lacrymogène de poche contre un homme « qui violentait des manifestants et qui s’est avéré ultérieurement être un fonctionnaire de police en civil », rappelle le communiqué (notre édition du 4 septembre). Il est reproché à ce policier en civile d’être l’auteur présumé de propos homophobes et d’un coup de poing ayant causé une infirmité à l’œil de Georges. Théo Challande Névoret dénonce une injustice : « Un policier est fautif de violences inexcusables, délictuelles et pénalement répréhensibles, mais c’est la victime qui est en garde à vue. J’apporte à Alexandre Georges tout mon soutien dans cette épreuve ». L’élu demande un rendez-vous urgent « avec le Préfet et la Préfète de Police déléguée ».

  • Théo Challande Névoret s’adresse au préfet après la garde à vue du LGBT éborgné

    Théo Challande Névoret s’adresse au préfet après la garde à vue du LGBT éborgné

    L’adjoint au maire de Marseille en charge de la démocratie et de la lutte contre les discriminations reste mobilisé et demande des comptes. Dans un communiqué, Théo Challande Névoret indique que Alexandre Georges, militant écologiste et LGBTi, « a été placé ce matin du lundi 13 octobre en garde à vue, selon un proche d’Alexandre Georges ». Membre du service d’ordre d’un rassemblement citoyen en février 2024, Alexandre Georges est accusé d’avoir usé d’un gaz lacrymogène de poche contre un homme « qui violentait des manifestants et qui s’est avéré ultérieurement être un fonctionnaire de police en civil », rappelle le communiqué (notre édition du 4 septembre). Il est reproché à ce policier en civile d’être l’auteur présumé de propos homophobes et d’un coup de poing ayant causé une infirmité à l’œil de Georges. Théo Challande Névoret dénonce une injustice : « Un policier est fautif de violences inexcusables, délictuelles et pénalement répréhensibles, mais c’est la victime qui est en garde à vue. J’apporte à Alexandre Georges tout mon soutien dans cette épreuve ». L’élu demande un rendez-vous urgent « avec le Préfet et la Préfète de Police déléguée ».

  • #DisMoiPourquoi: Est-ce que toutes les parties du cerveau fonctionnent en même temps ?

    #DisMoiPourquoi: Est-ce que toutes les parties du cerveau fonctionnent en même temps ?

    Toutes les parties du cerveau sont toujours plus ou moins actives en même temps, de façon très organisée et précise dans le temps. Ce qui est important, c’est le niveau d’activité de chacune. Il y a une partie qui sert à voir, et qui va plus s’activer quand on ouvre les yeux, la zone du cerveau pour entendre, qui s’active plus quand il y a du bruit etc. Souvent, on fait plein de choses en même temps, on voit, on entend, on bouge, on parle, on réfléchit… pour éviter les embouteillages, on a deux astuces. D’abord, il y a des parties du cerveau qui font comme les feux rouges. Elles décident qui parle avec qui, ce qui est important à faire, ce à quoi on doit faire attention etc. Ensuite, les zones du cerveau parlent en rythme. Ces rythmes du cerveau, c’est comme les rythmes dans la musique, mais en beaucoup plus vite, plein de fois par seconde. Grâce à eux, dans un moment très court, certaines zones peuvent s’activer en même temps et donc parler entre elles, alors que d’autres, avec lesquelles elles ne doivent pas communiquer, se taisent. »

    Pierre-Pascal Lenck-Santini, chercheur à l’Inserm.

  • #DisMoiPourquoi: Est-ce que toutes les parties du cerveau fonctionnent en même temps ?

    Toutes les parties du cerveau sont toujours plus ou moins actives en même temps, de façon très organisée et précise dans le temps. Ce qui est important, c’est le niveau d’activité de chacune. Il y a une partie qui sert à voir, et qui va plus s’activer quand on ouvre les yeux, la zone du cerveau pour entendre, qui s’active plus quand il y a du bruit etc. Souvent, on fait plein de choses en même temps, on voit, on entend, on bouge, on parle, on réfléchit… pour éviter les embouteillages, on a deux astuces. D’abord, il y a des parties du cerveau qui font comme les feux rouges. Elles décident qui parle avec qui, ce qui est important à faire, ce à quoi on doit faire attention etc. Ensuite, les zones du cerveau parlent en rythme. Ces rythmes du cerveau, c’est comme les rythmes dans la musique, mais en beaucoup plus vite, plein de fois par seconde. Grâce à eux, dans un moment très court, certaines zones peuvent s’activer en même temps et donc parler entre elles, alors que d’autres, avec lesquelles elles ne doivent pas communiquer, se taisent. »

    Pierre-Pascal Lenck-Santini, chercheur à l’Inserm.

  • À Cassis, le collège Gilbert-Rastouin a été équipé d’une entrée sécurisée

    À Cassis, le collège Gilbert-Rastouin a été équipé d’une entrée sécurisée

    Accolé à une pinède, le collège, situé avenue des Gorguettes, a été, dans les années 1960, conçu par « René Egger, qui a construit beaucoup de bâtiments scolaires et universitaires dans la région », éclaire Sylvia Doudekova. Elle-même architecte à i-lot architecture, son agence (Marseille) « a gagné le concours de maîtrise d’œuvre du collège fin 2019, début 2020. Les études ont été réalisées jusqu’en 2022, et le chantier de mai 2023 à fin 2024 ».

    Sur ce site singulier, où René Egger a positionné 4 plots, situés sur différents plans, « le projet portait notamment sur la réorganisation de l’entrée de l’établissement, ni identifiable ni sécurisé. La loge était par exemple à l’étage du bâtiment A, nous l’avons redescendue. Des portiques ont été installés à l’entrée du collège », amorce-t-elle.

    « Boîte aux maux »

    Entourée, lundi matin, notamment par Béatrice Bonfillon-Chiavassa, conseillère départementale déléguée aux collèges, et Marie-Pascale Zanettin, l’architecte poursuit la visite. Entre la cour haute et la cour basse, « nous avons créé une liaison élargie, avec un emmarchement plus large, prolongé par des gradins », commente-t-elle. L’extension créée, « un socle en béton brut qui soutient une charpente en acier galvanisé elle-même support d’un complexe de couverture végétalisé sur bac acier », l’a été sur l’espace de la cour, triangulaire. Dans ce bâtiment, la vie scolaire donne sur la cour haute, et sur un toit végétalisé lui aussi en forme de triangle et une salle polyvalente, sur la cour basse.

    « Ce projet répondait à de véritables besoins », a souligné la principale du collège. « Il nous manquait une salle polyvalente, la mise aux normes handicap, la rationalisation de certains espaces comme la loge, le bureau des surveillants. Le préau fait aujourd’hui près de 630 mètres carrés, alors qu’on n’en avait pratiquement pas… » « Les travaux, qui ont coûté 6,7 millions d’euros, ont été d’envergure, dans un site occupé, ce qui n’est jamais facile », a observé la conseillère départementale. Un peu avant, le Département des Bouches-du-Rhône a offert une nouvelle « boîte aux maux », qui se trouve, au collège, dans un local dédié. « L’intérêt du dispositif est que l’élève peut informer de sa situation en toute discrétion. Chaque fois que quelque chose est signalé, les membres de l’équipe Phare qui lutte contre le harcèlement scolaire, s’en emparent », précise la principale.

  • À Cassis, le collège Gilbert-Rastouin a été équipé d’une entrée sécurisée

    Accolé à une pinède, le collège, situé avenue des Gorguettes, a été, dans les années 1960, conçu par « René Egger, qui a construit beaucoup de bâtiments scolaires et universitaires dans la région », éclaire Sylvia Doudekova. Elle-même architecte à i-lot architecture, son agence (Marseille) « a gagné le concours de maîtrise d’œuvre du collège fin 2019, début 2020. Les études ont été réalisées jusqu’en 2022, et le chantier de mai 2023 à fin 2024 ».

    Sur ce site singulier, où René Egger a positionné 4 plots, situés sur différents plans, « le projet portait notamment sur la réorganisation de l’entrée de l’établissement, ni identifiable ni sécurisé. La loge était par exemple à l’étage du bâtiment A, nous l’avons redescendue. Des portiques ont été installés à l’entrée du collège », amorce-t-elle.

    « Boîte aux maux »

    Entourée, lundi matin, notamment par Béatrice Bonfillon-Chiavassa, conseillère départementale déléguée aux collèges, et Marie-Pascale Zanettin, l’architecte poursuit la visite. Entre la cour haute et la cour basse, « nous avons créé une liaison élargie, avec un emmarchement plus large, prolongé par des gradins », commente-t-elle. L’extension créée, « un socle en béton brut qui soutient une charpente en acier galvanisé elle-même support d’un complexe de couverture végétalisé sur bac acier », l’a été sur l’espace de la cour, triangulaire. Dans ce bâtiment, la vie scolaire donne sur la cour haute, et sur un toit végétalisé lui aussi en forme de triangle et une salle polyvalente, sur la cour basse.

    « Ce projet répondait à de véritables besoins », a souligné la principale du collège. « Il nous manquait une salle polyvalente, la mise aux normes handicap, la rationalisation de certains espaces comme la loge, le bureau des surveillants. Le préau fait aujourd’hui près de 630 mètres carrés, alors qu’on n’en avait pratiquement pas… » « Les travaux, qui ont coûté 6,7 millions d’euros, ont été d’envergure, dans un site occupé, ce qui n’est jamais facile », a observé la conseillère départementale. Un peu avant, le Département des Bouches-du-Rhône a offert une nouvelle « boîte aux maux », qui se trouve, au collège, dans un local dédié. « L’intérêt du dispositif est que l’élève peut informer de sa situation en toute discrétion. Chaque fois que quelque chose est signalé, les membres de l’équipe Phare qui lutte contre le harcèlement scolaire, s’en emparent », précise la principale.