Category: societe

  • Jugée, sanctionnée, humiliée, la face cachée de la pauvreté dévoilée

    Jugée, sanctionnée, humiliée, la face cachée de la pauvreté dévoilée

    Témoignages, jeu de sensibilisation, atelier, débat et musique animeront la journée mondiale du refus de la misère. À Marseille, c’est ce vendredi de 11h à 17h, place du Général-de-Gaulle. Dans le Var, ce sera samedi 18 octobre, à l’accueil Domensa à Saint-Jean-du-Var.

    « Méfiance, manque de respect, jugement, humiliation, honte. » Autant d’attitudes qui mettent en marge les plus fragiles et les y ancrent. Si chacun est concerné, quand le rejet émane de certaines institutions, « ses conséquences ont un impact réellement dévastateur sur les personnes en grande pauvreté », considèrent les organisations partenaires de cette journée consacrée au refus de la misère. La maltraitance institutionnelle constitue une des dimensions cachées de la pauvreté, identifiées dans une étude réalisée avec l’université d’Oxford dans six pays différents.

    Un nombre de personnes en situation de pauvreté record et des droits sociaux fragilisés. C’est face à ce constat que le collectif Refuser la misère appelle plus que jamais à se rassembler pour dénoncer les discours stigmatisants et les préjugés, ainsi que des politiques porteuses d’exclusions : accueil déshumanisé, procédures opaques, sanctions injustes.

    11,2 millions de personnes sous le seuil de pauvreté

    Pire, c’est dans un contexte d’urgence sociale aggravée que ces maltraitances sociales et institutionnelles interviennent. « Jamais la pauvreté n’a atteint un tel niveau depuis trente ans : selon l’Insee, 11,2 millions de personnes vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté », rappelle ATD. Dans ce contexte, le recul des droits sociaux agit comme un amplificateur. Parmi les mesures récentes, l’association relève : « Le décret instaurant des sanctions automatiques à l’encontre des allocataires du RSA, appliquées de manière arbitraire, la baisse du nombre de logements sociaux construits et les difficultés croissantes d’accès à ceux-ci. »

    Jusque dans les mesures censées améliorer l’accès aux droits, l’administration creuse en réalité les inégalités. « Je voudrais qu’on remette l’humain pour les gens qui ont du mal. Quand on a un problème, il explique et il répond. L’ordinateur, il ne répond pas. Si on se trompe, il n’y a personne pour nous dire que ce n’est pas bon », plaide Joseph, qui témoigne dans un rapport sur la dématérialisation de l’accès aux services publics. Et quand le système déraille, c’est la scolarisation ou le paiement du loyer qui se trouvent mis en péril. De même que la prévalence donnée à l’accès à la propriété condamne la politique du logement très social.

    Dans le Var, le Comité du 17 octobre fait les comptes : « Moins de 7 000 logements sociaux en 2023 dans le département, et 45 000 demandes depuis le début de l’année. » Ainsi, dans diverses villes de France, des personnes ayant l’expérience de la pauvreté, des travailleurs sociaux, des services publics, des magistrats se mobilisent et invitent aujourd’hui au dialogue « pour faire évoluer les pratiques, refuser les humiliations, faire respecter les droits de tous ».

    ET AUSSI

    À Martigues le PCF contre la précarité menstruelle

    La section communiste martégale a réalisé une collecte de protections périodiques en faveur du Sofa de l’hôpital de Martigues, un organisme d’accompagnement des femmes victimes de violences. Près de 4 millions de femmes déclarent limiter leur consommation de protections en raison de leur coût, avoir recours à des stratégies de contournement ou renoncer à d’autres achats essentiels. Les filles et les femmes de moins de 25 ans sont particulièrement touchées. Il s’agit d’organiser la solidarité avec ce dispositif du service public hospitalier, mais aussi et surtout de rappeler que l’achat de ces protections représente un budget de plus en plus conséquent.

  • Jusqu’à dix ans requis contre le « gang du Ponzo »

    Jusqu’à dix ans requis contre le « gang du Ponzo »

    Dix ans d’emprisonnement ont été requis, ce jeudi 16 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon, par le procureur Nicolas Delpierre, à l’encontre de Badr J., l’un des chefs présumés du point de deal du Ponzo. Les charges retenues incluent « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime » ou encore « des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants ». Le Ponzo a été l’un des plus gros points de deal du département, situé dans le quartier de Monclar à Avignon. Il a été démantelé en 2023.

    Parmi les 16 prévenus, décrits par le ministère public comme le « gang du Ponzo », Badr J. fait l’objet de la réquisition la plus lourde. Le procureur estime que ce dossier met en lumière « révèle au grand jour le trafic de stup 2.0, qui consiste à installer le trafic comme une véritable organisation criminelle ».

    Cette peine est plus lourde que celle requise contre celle qui attirait une grande partie de l’attention, depuis le début du procès lundi, à savoir Anaïs E., désignée comme la gérante du point de deal et qualifiée de « directrice territoriale » par le parquet, et contre laquelle 7 ans d’emprisonnement ont été requis.

    Une différence due à la hiérarchie supposée plus élevée du premier nommé au sein du réseau. Badr J. serait effectivement l’un des deux patrons avec Faycal J., son frère, absent car actuellement en fuite. Mais, aussi, parce que la femme de 27 ans « reconnaît au moins en principe » son rôle, contrairement à son supérieur supposé. Badr J. n’a effectivement pas cessé de nier son implication, assurant n’avoir pas été vu en possession de produits stupéfiants, ni en train de vendre. « Quand on va à la poissonnerie de Leclerc, ce n’est pas Michel-Édouard Leclerc qui vous sert votre daurade. Mais il détient les marchandises et organise son transport. Sauf que lui, c’est légal », rétorque le procureur, en rapportant également des discussions issues de la sonorisation de plusieurs véhicules utilisés par les membres du réseau, le qualifiant comme celui étant à sa tête, avec son frère.

    Une fratrie dont la sortie de prison, en 2022, aura ramené une vague de règlements de comptes sur le quartier, avec 5 morts et 4 blessés par balle en seulement quelques mois. Les plaidoiries de la défense des deux individus supposément les plus haut placés se tiendront ce vendredi 17 octobre au cours de la matinée, tandis que le délibéré est attendu dans l’après-midi.

    « Marche ou crève »

    « Marche ou crève », a lancé en ouverture de l’audience le procureur, estimant que le titre du roman de Stephen King « correspond au dossier », mais aussi que cela « pourrait être la devise de ce qu’il faut appeler une famille, un clan ou un groupe, comme on a pu l’entendre. Mais bien d’un gang ». Tout en assurant que « ceux qui disent avoir seulement guetté, charbonné ou manipulé ont revêtu le maillot estampillé Monclar, car sans les petites mains, il n’y a pas de réseau ». Et qu’il existe, pour certains, la « volonté de monter en grade dans l’ascenseur narco-social ».

    Parmi les autres prévenus, 3 ans de prison aménageables en bracelet électronique, dont un an avec sursis, ont été requis à l’égard de Myriam S. Celle-ci, qui avait été chargée notamment de détailler les doses et avait même géré le point de deal en l’absence des têtes, avait tenté de quitter le réseau. Elle s’était enfuie avec plus de 30 000 euros appartenant au « gang ». Aujourd’hui, elle affirme s’être repentie et cherche à se réinsérer.

  • Interception d’un stock d’armes

    Interception d’un stock d’armes

    Ce dispositif a débouché à la suite d’une première découverte d’une grenade activée à la mise en retenue de la représentante légale et à une série de perquisitions, à l’interception d’un stock d’armes détenues de manière illégale (près de 300 armes) via notamment une cache aménagée au domicile du gestionnaire historique de l’armurerie. Des précurseurs nécessaires à la confection de munitions ont été également identifiés.

    Une enquête judiciaire sous l’autorité du parquet de Marseille est ouverte des chefs d’acquisition et détention sans autorisation d’armes et munitions de catégorie A et B, avec une co-saisine de la Section de Recherches de Marseille et de la DCT.

  • Fermeture des Galeries Lafayette prises d’assaut

    Fermeture des Galeries Lafayette prises d’assaut

    La journée avait pourtant bien démarré hier matin, avec avant même l’ouverture des centaines de personnes massées devant les portes des Galeries Lafayette pour pouvoir accéder à la liquidation des deux grandes enseignes. Neuf cents clients étaient comptabilisés dès la première heure au Centre Bourse. Entre midi et deux, la foule n’a fait que croître et la tension aussi. Mouvements de foule, des bagarres et des tentatives de vols ont conduit la sécurité à fermer les portes du magasin en centre-ville. Au Prado, à Marseille Shopping, c’est tout le centre commercial qui a dû fermer plus tard dans l’après-midi impuissant face à l’incivisme de cette marée humaine. Les magasins rouvrent normalement aujourd’hui.

  • Hérault : les procédures à l’amiable facilitées par un nouveau décret

    Hérault : les procédures à l’amiable facilitées par un nouveau décret

    Le ministère de la Justice veut encourager le recours à l’amiable dans certaines procédures civiles. C’est la raison pour laquelle, mercredi 24 septembre, Valérie Delnaud, directrice des affaires civiles et du sceau, s’est rendue à Montpellier afin de présenter aux magistrats, aux bâtonniers et aux greffiers, les dernières réformes concernant ce mode de résolution des différends. Pour rappel, les procédures amiables permettent de trouver une solution à un litige en formulant un accord entre les parties par l’intermédiaire d’un tiers, comme un juge ou un conciliateur.

    Lors de cette journée, Valérie Delnaud avait notamment pour mission de présenter le décret du 18 juillet 2025 portant réforme de l’instruction conventionnelle et recodification des modes amiables de résolution des différends, applicable depuis le 1er septembre. « Les procédures à l’amiable présentent de nombreux avantages, affirme Valérie Delnaud. Elles permettent de réduire les délais de certaines affaires, mais aussi de rendre ces délais prévisibles et de ne pas avoir besoin de recourir à des exécutions forcées. » Selon la directrice des affaires civiles et du sceau, ce type de règlement est particulièrement intéressant dans certains litiges concernant des personnes qui ont tout intérêt à rester en bons termes, comme par exemple des voisins ou des membres d’une même famille. « La solution du droit n’est pas toujours la meilleure, poursuit-elle. Par exemple, si une personne attaque un voisin parce qu’il possède dans son jardin un arbre trop grand, la justice peut finir par exiger que ce dernier soit abattu, alors que ce n’est pas forcément la meilleure solution. »

    Le nouveau décret permet alors de simplifier le code de procédure civile. Il introduit également une nouvelle disposition qui permet, à la fin d’une expertise, d’aider les parties à trouver une solution ensemble et à l’expert de formuler un accord, ce qui n’était pas autorisé avant. Le décret permet aussi aux avocats de mettre en état leur dossier entre eux, sous contrôle d’un juge. « Désormais, lorsque nous sommes embarqués dans le contentieux, nous disposons de nouveaux outils pour basculer plus facilement dans l’amiable, continue Valérie Delnaud. Plus le litige a une dimension humaine, plus la procédure à l’amiable a d’intérêt. Par exemple, le juge aux affaires familiale fait parfois appel à des médiateurs familiaux pour les recours à l’amiable. Bien que la médiation familiale soit interdite en cas de violences, évidemment. »

    Un moyen de désengorger les juridictions ?

    Valérie Delnaud a également annoncé lors d’une conférence de presse donnée à la Cour d’appel de Montpellier que les juges sont désormais invités à inciter les procédures à l’amiable en donnant aux avocats qui le souhaitent des dates prioritaires. De son côté, Johanna Elkaim, avocate au barreau de Montpellier et membre du Syndicat des Avocats de France, s’inquiète : « Dans l’idéal ce n’est pas une mauvaise chose de favoriser les procédures amiables, mais nous assistons à une volonté de déjudiciariser les affaires parce que l’État n’arrive pas à faire face aux contentieux qu’il doit gérer. C’est une instrumentalisation du recours à l’amiable avec l’objectif de réduire le nombre de dossiers, ce qui finit par retarder le moment où le juge tranche. »

    Valérie Delnaud se défend cependant de toute instrumentalisation des procédures à l’amiable : « L’idée n’est pas d’en faire un outil de désengagement des juridictions mais plutôt de chercher la voie la plus adaptée à chaque situation, avec l’idée que le juge détermine cela en coopération avec les avocats. » Elle conclut : « C’est une solution pour apaiser les relations humaines : l’amiable a des vertus en soi. »

  • Travaux de nuit sur l’A50 jusqu’en mars

    Travaux de nuit sur l’A50 jusqu’en mars

    « Dans le cadre de sa politique de maintenance et d’entretien du patrimoine autoroutier, Vinci Autoroutes réalise des travaux de maintenance de plusieurs ouvrages aux abords de l’autoroute A50 », communique le groupe. « Ce chantier – qui a démarré début octobre et se terminera le 6 mars 2026 – se situe entre les échangeurs de La Ciotat (numéro 9) et Carnoux (numéro 6) en direction de l’autoroute A8. Afin d’assurer la sécurité des équipes, une zone de travaux sera mise en place chaque nuit, de 21h à 6h sur l’A50 entre les échangeurs numéro 9 et numéro 6 et la circulation dans ce secteur sera donc modifiée durant toute la durée des travaux de maintenance. »

  • Un hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard à Toulon

    Un hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard à Toulon

    Deux jours après le triste anniversaire du meurtre de Dominique Bernard (survenu le 13 octobre 2023), et un jour avant celui du meurtre de Samuel Paty (le 16 octobre 2020), environ 70 personnes, parmi lesquelles de nombreux enseignants, sont venues rendre hommage aux deux hommes, sauvagement abattus dans l’exercice de leurs fonctions. Après la lecture du poème « Si » de Rudyard Kipling, qu’avait offert Samuel Paty à sa sœur Mickaelle quand elle avait 16 ans, et qu’elle a elle-même remis à l’un des mis en cause lors du procès, une minute de silence a été respectée. Des bougies ont ensuite été allumées au pied des portraits des deux hommes.

  • À Avignon, les travaux nocturnes de l’avenue Pierre Sémard lancés ce lundi

    La très fréquentée avenue Pierre-Sémard va être en partie rénovée entre ce lundi 20 octobre et ce vendredi 24 octobre par la municipalité d’Avignon.

    En effet, sur une longueur de 550 mètres, la triple voie (deux pour les voitures et une pour les bus) ainsi que la piste cyclable entre la Rocade et le carrefour avec l’avenue de Coubertin, en direction du Parc des Sports, vont être entièrement remises à neuf. « La route était vraiment trop dégradée par le temps et la météo. Et cela devenait compliqué, voire dangereux, pour les usagers avec ces nombreuses déformations », confie l’adjoint au maire (PS) en charge de la voirie, Fabrice Tocabens. Trois cent mille euros, soit 20% du budget annuel de la municipalité en matière de travaux routiers, sont dédiés à cette opération. Ce qui en fait la plus importante de l’année pour le service.

    « C’est une étape importante, car c’est une entrée de ville avec une forte circulation », poursuit l’élu, qui avance que 36 000 véhicules empruntent cette route chaque jour. Chaque voie sera traitée tour à tour, afin de permettre le maintien de la circulation pendant les heures de travaux.

    Concernant l’autre sens de circulation, le projet est en cours de réflexion, mais pas encore d’actualité. « On doit attendre la réponse du Grand Avignon sur un projet de piste cyclable », précise Laurent Gerin, directeur du pôle Circulation de la Ville d’Avignon. Il devrait être traité courant 2026.

  • À Avignon, les travaux nocturnes de l’avenue Pierre Sémard lancés ce lundi

    À Avignon, les travaux nocturnes de l’avenue Pierre Sémard lancés ce lundi

    La très fréquentée avenue Pierre-Sémard va être en partie rénovée entre ce lundi 20 octobre et ce vendredi 24 octobre par la municipalité d’Avignon.

    En effet, sur une longueur de 550 mètres, la triple voie (deux pour les voitures et une pour les bus) ainsi que la piste cyclable entre la Rocade et le carrefour avec l’avenue de Coubertin, en direction du Parc des Sports, vont être entièrement remises à neuf. « La route était vraiment trop dégradée par le temps et la météo. Et cela devenait compliqué, voire dangereux, pour les usagers avec ces nombreuses déformations », confie l’adjoint au maire (PS) en charge de la voirie, Fabrice Tocabens. Trois cent mille euros, soit 20% du budget annuel de la municipalité en matière de travaux routiers, sont dédiés à cette opération. Ce qui en fait la plus importante de l’année pour le service.

    « C’est une étape importante, car c’est une entrée de ville avec une forte circulation », poursuit l’élu, qui avance que 36 000 véhicules empruntent cette route chaque jour. Chaque voie sera traitée tour à tour, afin de permettre le maintien de la circulation pendant les heures de travaux.

    Concernant l’autre sens de circulation, le projet est en cours de réflexion, mais pas encore d’actualité. « On doit attendre la réponse du Grand Avignon sur un projet de piste cyclable », précise Laurent Gerin, directeur du pôle Circulation de la Ville d’Avignon. Il devrait être traité courant 2026.

  • #DisMoiPourquoi: on grandit ?

    #DisMoiPourquoi: on grandit ?

    Lina, 8 ans. En CE2, écoles Les Salins à Hyères

    Comme la plupart des êtres vivants complexes du globe terrestre, animaux comme végétaux, les humains passent par plusieurs étapes au cours de leur vie. De la naissance jusqu’au début de l’âge adulte, notre corps vit une phase de développement de tous nos organes, c’est pendant cette phase que l’on va notamment, grandir en taille. Ces processus de développement sont contrôlés ou influencés par de nombreux facteurs, de plusieurs types. Il existe un contrôle génétique de la taille d’un individu, certains de nos gènes vont déterminer la taille finale de l’adulte ; c’est pourquoi durant l’enfance on pourra prédire, relativement précisément, la taille du futur adulte. Certaines hormones régulent la taille, par exemple, on sait que le nanisme est dû à un déficit en hormone de croissance. Enfin, des facteurs « externes » (comme l’alimentation ou encore des facteurs environnementaux), durant la phase de développement, vont influencer la taille finale d’un individu. »

    Bernard Binetruy, directeur de recherche émérite à l’Inserm.