Category: societe

  • Les communistes provençaux investissent la fête

    Les communistes provençaux investissent la fête

    Les militants communistes des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse sont déjà nombreux sur le lieu de la Fête de l’humanité pour participer au montage. Une année particulière pour la fédération des Bouches-du-Rhône puisque c’est au sein du stand national du parti communiste qu’elle prend sa place pour la fête. « C’est la première fois que l’on est sur le stand national, explique Naïma Senanedj, responsable fédérale Bouches-du-Rhône du parti communiste. On va pouvoir apporter notre peps et notre dynamisme, parce que nous sommes une fédération très multigénérationnelle », insiste-t-elle.

    Au programme du stand, des activités « populaires, festives et politiques », détaille la responsable fédérale des Bouches-du-Rhône. « Il y aura beaucoup de débats, notamment avec les cheminots Paca », explique Naïma Senanedj. Le côté festif ne sera pas laissé-pour-compte avec un karaoké géant le samedi soir. Les Bucco-Rhodaniens ne sont pas les seuls à faire vivre leur fédération à travers un stand. Sur 300m2, le Vaucluse aussi fait vivre sa fédération dans la capitale. Les militants varois ne tiendront pas de stand mais seront toutefois présents en Île-de-France pour participer aux festivités.

    La Fête de l’humanité est pour ces militants un moment fort de rencontres et d’échanges. « Cette fête a une place importante dans la vie sociale du pays, surtout cette année entre deux grands mouvements sociaux, le 10 et le 18 septembre », insiste Julien de Benito, secrétaire fédéral du Vaucluse du parti communiste. Un moment fédérateur qui commence 10 jours avant l’ouverture au grand public. « Il y a une première fête, celles des bâtisseurs, explique le cuisinier de profession. Comme nous, les militants arrivent plus tôt. C’est pourquoi notre stand est ouvert dès ce lundi, ça permet aux militants de se rencontrer. »

    Une tradition

    Une fête devenue une tradition pour certains d’entre eux : « depuis 1986, la fédération du Vaucluse monte un stand, c’est un peu une institution, un moment intangible. C’est toujours une fierté d’arriver à monter un restaurant de toutes pièces », explique Julien de Benito.

    Car ces stands sont aussi l’occasion pour les Provençaux de faire découvrir leurs spécialités culinaires et culturelles. Les festivaliers pourront donc goûter le risotto d’épeautre du Vaucluse, les panisses de Marseille ou le pastis du Sud dans les différents stands. Ils pourront également s’initier à la pétanque et découvrir le journal de La Marseillaise au sein du stand des Bouches-du-Rhône. « On peut faire le tour de la France avec les stands des fédérations », sourit Julien de Benito.

  • Un raz-de-marée de colère contre l’austérité

    Un raz-de-marée de colère contre l’austérité

    À 10 heures pétantes, ce mercredi, la place du kiosque des Réformés à Marseille est pleine à ras bord de monde et à des allures de petite Commune. D’un côté, une fausse guillotine, de l’autre, un atelier banderole, plus loin un stand « kermesse militante » ou encore une assemblée populaire où les prises de parole s’enchaînent… « On est là car on en a marre de ne pas être entendus, on en a assez de Macron et sa politique ! », lance Nina, étudiante venue en tant que « simple citoyenne ». Autour d’elle, le cortège syndical à l’appel de la CGT s’étoffe petit à petit et les enceintes du camion de l’organisation lancent un « Bella ciao » devant des manifestants plus qu’enjoués. Les tracts des militants communistes partent comme des petits pains, ceux de la CGT appelant à la grève pour le 18 septembre prochain également. Et les pancartes des manifestants sont assez éloquentes : « Lecornu, rends-nous nos cahiers de doléances », « Faisons de la France une vraie démocratie ». En bref, une concentration des colères. « Je suis mécontent. Mécontent de ces gouvernements qui mènent les mêmes politiques de casses sociales, d’attaques contre les travailleurs depuis des années. Le peuple s’est exprimé contre cela aux dernières législatives et la nomination de Lecornu est un crachat à la figure », confie Nicolas, jeune doctorant à l’université d’Aix-Marseille et militant CGT.

    Le cortège s’élance dans une effervescence sociale, mêlant jeunes, retraités, syndiqués ou non, militants d’un parti politique ou pas. La banderole de tête parle pour elle : « Pour le progrès social, reprenons aux riches l’argent qu’ils nous volent ». Et comme souvent dans les manifestations marseillaises, le camion de la CGT Énergie chauffe la foule à blanc, enchaînant les clappings et prises de paroles survoltées. « Continuez à donner aux mêmes ! Le jour où la population n’aura plus rien à perdre, elle mangera des riches, sur le barbecue du piquet de grève ! », tonne Renaud Henry, le secrétaire général de l’organisation. De quoi donner le ton d’une mobilisation où toutes les colères s’expriment. « On est à un tournant de notre histoire. La guerre des classes qui se joue à pas feutrés depuis des années devient très concrète. Il faut se mobiliser pour les empêcher de nous mener à la guerre ou à la pauvreté », explique Robert, Martégal qui travaille à l’usine Petroineos.

    « Pour bloquer, il faut être en grève »

    En grève, il est venu avec son collègue Maxime, qui est frigoriste dans l’industrie. Les deux louent la convergence du jour et la présence massive de jeunes : « Les appels de la CGT et des mouvements citoyens se complètent. Les gens qui les opposent sont contre les mouvements populaires. Pour bloquer, il faut être en grève ». Devant la préfecture, lieu d’arrivée de la manifestation, les manifestants se rendent compte de l’ampleur du cortège. Une militante glisse « je reviens en courant du milieu de la manif, c’était encore à Noailles ! ».

    Le cortège compte de nombreux représentants politiques de la gauche locale, comme l’adjointe au maire de Marseille Michèle Rubirola (EELV), le député insoumis Sébastien Delogu ou encore le sénateur communiste Jérémy Bacchi. « La nomination de Lecornu résonne comme une insulte pour la population. Aujourd’hui, on voit l’aspiration au changement d’orientation alors que le président de la république a nommé la copie conforme de Bayrou avec 30 ans de moins », explique-t-il. Devant les milliers de manifestants, il abonde : « Une majorité de Français rejettent l’orientation ultra-libérale du président et ils sont là pour le dire ».

    Après la fin de la manifestation « officielle », de nombreux jeunes continuent la marche en mode sauvage, et le jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre. De quoi faire passer des messages au nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu.

    « Une majorité de Français rejettent l’orientation ultra-libérale du président et sont là pour le dire »

  • Production à l’arrêt à l’usine de chimie Arkema de Saint-Menet

    Production à l’arrêt à l’usine de chimie Arkema de Saint-Menet

    Le jour s’est levé. Du site de l’usine clos, on n’aperçoit que des bâtiments, et une structure métallique complexe éclairée par des néons. Ici, le géant de la chimie Arkema produit du monomère, matière première servant à la fabrication des plastiques de haute qualité. 300 salariés travaillent dans l’usine, dont plus de 130 à la production, en horaires décalés.

    « Qu’est-ce qu’on mange ce midi ? », blague Nico, au volant de sa voiture. Depuis l’installation du piquet de grève à 6h du matin, Rémi Thuaire, délégué syndical CGT Arkema, arrête un instant chaque automobiliste qui pénètre sur le site, et l’incite à « venir boire un café et montrer son mécontentement par la grève ». Il embraye : « Cette journée va au-delà de la lutte syndicale. Il faut un changement politique et sociétal. » Il évoque « des dirigeants politiques complètement déconnectés de la réalité, qui n’écoutent pas la volonté du peuple sortie des urnes ». Il insiste : « Mais surtout, le problème, c’est le partage des richesses. Il faut aller chercher l’argent là où il est, plus chez les travailleurs, c’est fini, on paie déjà assez. »

    « On travaille pour payer »

    Quentin, 26 ans, opérateur chimie acquiesce : « On a un salaire pour payer l’électricité, le manger, la vie de tous les jours, et une fois que tout ça est payé, on survit jusqu’à la fin du mois. Le salaire ici est correct, mais l’État prend trop. On travaille pour payer. » Wilfrid Gautier, 44 ans, ouvrier en production, ajoute : « On n’est pas à plaindre ici, sauf que la part du gâteau pour les travailleurs est très maigre. » Rémi Thuaire rappelle qu’Arkema, 13 sites et environ 7 000 salariés en France, groupe largement bénéficiaire, touche une partie de la manne de 211 milliards d’aide aux entreprises donnés par l’État sans conditions. « Moi citoyen, qui paie des impôts en France, je ne suis pas là pour gaver les actionnaires », proteste-t-il.

  • Le sport fait sa rentrée pour petits et grands

    Le sport fait sa rentrée pour petits et grands

    Le sport pour tous martégal n’échappe pas à la rentrée. Les inscriptions aux Centres d’initiation sportive (CIS) pour enfants et adultes ont commencé lundi.

    Cette institution de la Ville de Martigues permet à tous les enfants de 30 mois à 14 ans et après 18 ans pour les adultes de profiter d’activités sportives de tous niveaux, encadrées par des éducateurs. Des animations gratuites pour les enfants et à tarif préférentiel pour les adultes. En l’occurrence, 90 euros à l’année et 60 de plus par activité supplémentaire.

    Cette année, chez les adultes, le futsal de niveau intermédiaire laisse la place à des séances de renforcement musculaire en musique appelé Full body. Les horaires sont adaptés au travail, donnant rendez-vous sur les temps de midi ou à partir de 18h.

    « Une volonté politique »

    Les Centres d’initiation sportive traduisent « la volonté politique de la Ville de permettre à chacun de faire du sport », indique Jean-Pascal Badji, conseiller municipal (PCF) délégué aux CIS. Le choix est large, en particulier pour les enfants, porteurs d’un handicap ou pas, avec 25 activités rien que pour les 8 à 14 ans, parmi lesquelles la natation, les activités multinautiques (voile) ou le handball, pratiqués dans les équipements de la Ville que sont respectivement la piscine municipale, la base nautique de Tholon et le gymnase Picasso.

    « C’est aussi un moyen de pratiquer le sport santé, car on sait qu’être en forme passe par là », abonde Jean-Pascal Badji, qui insiste sur le fait que les élus de sa majorité veulent « garder cette politique de gratuité pour les enfants, même si le gouvernement nous met en difficulté par ses restrictions budgétaires ». L’élu conclut : « C’est notre rôle de trouver des solutions pour que Martigues reste un exemple en termes de politique sociale ! »

    L’inscription se fait à l’espace enfance famille Simone-Veil pour les enfants, et à la direction des sports ou sur le site internet de la Ville pour les adultes. Lancement le 1er octobre.

  • Un nouvel outil testé contre le dépôt sauvage

    Un nouvel outil testé contre le dépôt sauvage

    Au nord d’Aix, près d’une résidence ou s’affiche, noir sur blanc, un panneau « dépôt sauvage interdit », Hervé Beguin et Malik Khemaissia, agents de la brigade de l’environnement s’affairent, perchés sur une nacelle. À bout de bras, les brigadiers installent l’un des deux premiers pièges photographiques « nouvelle génération » du secteur aixois, dispositif flambant neuf visant à lutter contre les dépôts sauvages. Une dizaine d’« ancienne génération » sont déjà dispersés sur la ville d’Aix et ses pourtours. Moins discrets, mais plus autonomes car dotés de panneaux solaires, d’un boîtier en fibre de verre, ces appareils élaborés par la société de matériel vidéo HD Protech aux Milles, ont été installés dans deux secteurs de la ville. La décision d’adopter ces outils a été adoptée en conseil municipal, en 2024. Pour des raisons évidentes, la brigade de l’environnement souhaite que la localisation des appareils reste inconnue. « Ici, on a un détecteur de présence, décrit Stéphane Leconte, chef de la brigade environnement aixoise. À chaque fois qu’il y a un passage, l’appareil déclenche la photo. Les agents de la brigade, de surveillance de la voie publique, le garde champêtre et moi-même auront accès aux photos. On a un routeur Wifi, une carte SIM, et les photos nous sont envoyées dès qu’elles sont prises. On estime que c’est de la photographie à partir du moment où il y a moins de six prises de vues par seconde. »

    Moins contraignant, moins onéreux

    À la différence d’une caméra de vidéosurveillance, qui enregistre l’image en continu. Pas besoin non plus, pour les pièges photographiques, d’obtenir une autorisation préfectorale pour son installation, contrairement à une caméra, qui doit être déclarée en préfecture avec une localisation spécifique. « À condition que l’on soit sur le domaine public, précise Stéphane Leconte. On gagne donc du temps, c’est moins onéreux, et je peux les déplacer à loisir. Je pense que l’on va se laisser un délai de deux mois pour l’expérimentation. On n’est pas dans l’urgence, et on ne veut pas non plus risquer d’acheter trop de matériel qui ne fonctionne pas, mais normalement, la qualité devrait être meilleure », estime le chef de la brigade de l’environnement. À ce stade, les deux types d’appareils, « anciens » comme « modernes » continueront d’être utilisés à Aix. « Les lieux où l’on aura moins de passage, on va privilégier celui-ci [les plus anciens, Ndlr], qui est plus discret et moins cher. On attend de voir comment ça marche, si ça fonctionne », souligne Stéphane Leconte.

    Pour l’un des nouveaux pièges, il faut compter un budget de 1 200 euros. Contre 250 euros pour les traditionnels. Les deux emplacements pour les pièges photographiques « dernière génération » ont été choisis en fonction des signalements citoyens, recueillis par les associations de quartier ou la mairie, ou selon les conclusions tirées des rondes de la brigade de l’environnement. Villages, quartiers, hyper-centre : le dispositif a pour vocation de pouvoir être installé dans tous les secteurs d’Aix-en-Provence et ses alentours. Un listing permet de garder la trace de l’état des pièges, leur type, et la nature du constat ou de la plainte ayant motivé leur installation. Ici, au nord de la capitale de Provence, ce sont les signalements d’une association de quartier qui ont poussé à la décision d’installer l’un des deux pièges : en cause, des passages de voiture, profitant de l’espace sous la résidence pour déposer des piles de déchets. « On va avoir tendance à continuer nos patrouilles. Si on voit qu’il y a un nouveau dépôt près de l’endroit où l’on a installé le piège, on pourra également l’exploiter dans ce cadre-là », ajoute Stéphane Leconte. L’agent rappelle : pour un dépôt sauvage, le coupable encourt 135 euros d’amende forfaitaire, avec un procès-verbal électronique, 750 euros en cas de convocation au tribunal. « Là où ça fait mal, c’est avec un véhicule. Dans ce cas c’est 1 500 euros d’amende avec une confiscation possible du véhicule. En cas de récidive, la peine peut aller jusqu’à 3 000 euros », ajoute Stéphane Leconte. Un avertissement sans frais.

  • Nîmes et Montpellier innoveront ensemble

    Nîmes et Montpellier innoveront ensemble

    Mardi 2 septembre, le CHU de Nîmes accueillait une rencontre inédite entre soignants, chercheurs et universitaires. Objectif : officialiser l’alliance stratégique avec l’université de Montpellier et lancer un appel à projets commun en recherche translationnelle. Au cœur des discussions, une conviction partagée : seule une dynamique collective permettra d’ancrer l’innovation médicale dans le quotidien des patients et des soignants.

    « Avec Montpellier, nous avons une envie commune fort structurante au service de l’innovation et de la recherche », a affirmé Frédéric Rimattei, directeur général du CHU de Nîmes. Pour lui, cette alliance doit transformer la vitalité académique et hospitalière en levier d’attractivité pour tout le territoire. Chaque année, le CHU investit plus de 3,5 millions d’euros en recherche et innovation dans le cadre du plan Pari 2030. Déjà, des projets concrets émergent : impression 3D pour la chirurgie, dispositifs connectés pour le suivi à domicile, ou encore innovations pharmaceutiques. « Nous devons exploiter cette richesse encore davantage », insiste Rimattei. Michel Prudhomme, président de la Commission médicale d’établissement, parle même d’un « moment historique » : « Cette convergence entre recherche fondamentale et clinique est unique en France. Elle nous oblige à travailler les uns avec les autres, et non plus les uns à côté des autres. » L’université de Montpellier, par la voix de son président Philippe Augé, a rappelé que la finalité reste d’éviter que la recherche ne reste « une idée abstraite ». « Il faut faire en sorte qu’elle se transforme en innovation, au service des patients, des soignants et de la société. »

    Au cours de l’afterwork, plusieurs projets ont illustré ce dynamisme : le dispositif « Peasy » présenté par Xavier Garric, « DM Connect » par Laure Roux, ou encore la plateforme d’innovation pharmaceutique défendue par Ian Soulairol. Autant d’initiatives déjà lauréates de dispositifs du Pôle universitaire d’innovation (PUI) de Montpellier, dont le CHU de Nîmes est membre fondateur. Les axes de recherche structurants ont également été détaillés : infectiologie, immunité, santé de la femme, neurosciences, oncologie, soins critiques et données de santé. Autant de domaines stratégiques pour lesquels l’union entre Nîmes et Montpellier permettra de croiser expertises et moyens.

    À l’issue de la rencontre, Frédéric Rimattei, Michel Prudhomme, Philippe Augé et Jean-Paul Cristol ont annoncé le lancement officiel d’un appel à projets commun UM-CHU. Son ambition : accélérer la recherche translationnelle et soutenir les équipes capables de transformer une découverte scientifique en innovation applicable au lit du malade. Pour les responsables hospitaliers et universitaires, l’alliance entre Nîmes et Montpellier est plus qu’un partenariat institutionnel. Elle constitue le socle d’un véritable écosystème régional de santé, attractif et innovant. « C’est une dynamique que nous devons absolument faire perdurer », résume Michel Prudhomme.

    « Il faut que la recherche se transforme en innovation »

  • À Marseille, la CGT veut une manifestation massive

    À Marseille, la CGT veut une manifestation massive

    « Faire remonter la colère pour bloquer ces choix budgétaires et en imposer d’autres ». Jessica Jadé, secrétaire de l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône, ne laisse aucun doute sur les objectifs de l’organisation pour la mobilisation de ce 10 septembre, la veille, lors d’une conférence de presse à la Bourse du travail de Marseille. « Depuis plusieurs années, les gouvernements utilisent les budgets pour imposer des politiques de casse sociale. Cette année, celui prévu par notre ex-Premier ministre a sûrement été la goutte de trop. Là, la population s’est bien rendu compte de l’injustice sociale qui était prévue », constate la syndicaliste.

    Entourée de représentants et secrétaires généraux de syndicats locaux, l’organisation vient délivrer son plan d’attaque pour ce mercredi. « À la CGT, on a nos modes d’actions, on a la possibilité de bloquer l’économie par la grève. Ce 10 septembre, nous nous dotons de moyens pour converger avec tous les travailleurs mobilisés contre ce budget », développe Jessica Jadé. Elle cite les 211 milliards d’aides annuelles distribués aux entreprises sans contrepartie, à l’heure où le gouvernement Bayrou entendait prendre deux jours fériés aux travailleurs : « C’est ce qu’on refuse collectivement et qu’on a tous intérêt à combattre ». Concrètement, la CGT n’appelle pas aux différents blocages prévus par les collectifs citoyens (voir rendez-vous ci-dessous), mais plaide pour une convergence grâce à la manifestation qui partira des Réformés à 10h, en direction de la préfecture. « Rien ne s’oppose dans l’action collective et l’action syndicale. Les modalités de chacun décuplent le rapport de force, les travailleurs qui rejoindraient les points de blocage ont besoin d’être couverts par un préavis dans leurs entreprises, et c’est ce que la CGT fait », analyse Jessica Jadé, insistant sur l’importance de la grève dans les entreprises.

    La CGT des territoriaux a effectivement posé un préavis du 10 au 30 septembre, permettant la tenue de grèves dans de nombreuses collectivités du territoire.

    « À la CGT Éduc’action, on appelle à faire des assemblées générales dans tous les établissements pour convaincre d’aller à la grève et de participer au mouvement », abonde Magali Hidalgo. Les organisations étudiantes prévoient aussi des blocages dans les établissements scolaires. Robin Matta, pour la CGT des cheminots de Miramas, note que les travailleurs du rail seront aussi dans la bataille. D’où des perturbations au programme au niveau des trains. Mais aussi du côté de la RTM, à Marseille, avec un appel à la grève de la CGT de la régie. Tout un programme.

    « Rien ne s’oppose dans les modes d’actions. Les modalités de chacun décuplent le rapport de force »

  • 3114, un numéro d’écoute pour prévenir les suicides

    3114, un numéro d’écoute pour prévenir les suicides

    « Le suicide n’est pas une fatalité et sa prévention est un enjeu de santé publique ». Tels sont les mots de Yann Bubien, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour évoquer la journée internationale de prévention du suicide, ce mercredi. Avec une moyenne de 800 suicides par an dans la région, l’ARS Paca rappelle l’existence d’un centre régional dédié à l’accompagnement des personnes en détresse psychologique.

    Lutter contre l’isolement

    « La solitude est un facteur aggravant du suicide », explique Jean Marc Henry, psychiatre et responsable médical du centre régional de prévention du suicide. C’est pour briser cet isolement que des plateformes téléphoniques ont été mises en place, depuis 2023, afin d’apporter une aide d’urgence ou pour offrir un suivi. Trois dispositifs existent pour tenter de prévenir le passage à l’acte.

    Le 3114, numéro national de prévention du suicide, constitue la première porte d’entrée. Sa plateforme, située à Marseille, offre un soutien téléphonique 24h/24 et 7 jours sur 7, assuré par des professionnels de santé, psychologues ou infirmiers, dans le respect de l’anonymat. « Ce numéro permet d’être là au bon moment, ce qui est très utile », précise le responsable médical du centre régional. Les interlocuteurs sont formés pour apporter de l’aide aux personnes en détresse. Le numéro s’adresse aussi bien aux personnes ayant des pensées suicidaires qu’à leur entourage, en quête de solutions pour les aider.

    Le deuxième dispositif, VigilanS, également national, propose un suivi aux personnes ayant déjà fait une tentative. En région Paca, il permet l’accompagnement de 2 000 personnes. « Ce dispositif a permis une baisse de 38% des réitérations de l’acte », indique le responsable médical du centre.

    La troisième action du centre se focalise sur les adolescents, en travaillant avec l’Association suicide et mal-être de l’adolescent (Asma). Créée en 2002 au sein de l’AP-HM, l’association a depuis rejoint le centre régional.

    Des dispositifs efficaces

    Ces dispositifs d’écoute et de suivi s’accompagnent également d’actions de formation et de prévention. L’association Asma a, par exemple, développé un jeu de société intitulé « Bien ou quoi » à destination des jeunes de la 4e à la terminale. « Ce jeu permet de prévenir le suicide en apportant aux jeunes les ressources qui existent et en leur apprenant à communiquer », explique émilie Stella-Lyonnet, responsable du service d’Asma.

    Une prévention qui semble porter ses fruits. Bien que les décès par suicide restent la deuxième cause de mortalité évitable en France, leur nombre diminue depuis une dizaine d’années. « En 10 ans, il y a eu une réduction de 14% des décès par suicide, ce qui montre que ces dispositifs fonctionnent. Mais il reste encore beaucoup à faire », conclut Yann Bubien.

  • S’engager à son niveau pour protéger la Méditerranée

    S’engager à son niveau pour protéger la Méditerranée

    Comment agir concrètement pour la protection de la Méditerranée ? C’est autour de cette question qu’un public marseillais est venu assister au débat. Les présentations faites, le documentaire d’Hugo Hebbe sur le rorqual commun est projeté. Cette espèce menacée est sous la protection de l’ONG WWF, qui tente de créer un sanctuaire marin. « Oh, la vache ! » Dans la salle, les réactions d’admiration fusent devant le mammifère. Au fil du film, les soupirs prennent le relais, face aux scènes de maltraitance et aux menaces pesant sur l’espèce.

    « 33 % de la pression exercée sur la Méditerranée est liée au tourisme, bien devant le trafic », est-il annoncé. « C’est vrai que l’on accueille, dans les Bouches-du-Rhône, 9 millions de touristes, chaque année, qui génèrent une économie », concède Isabelle Brémond, directrice générale de Provence Tourisme. Elle poursuit : « On peut tous agir à notre niveau. Il n’y a pas de petite action. C’est aussi un travail de sensibilisation auprès des professionnels. » Pour elle, pas de doute, « développer, c’est préserver. Le tourisme n’est pas un gros mot, c’est l’inverse, c’est du développement local au plus près du territoire, c’est la connaissance de l’autre. »

    La parole se libère avec le parc de Calanques, territoire qui couvre 1 500 hectares terrestres et 45 000 hectares marins. Une vaste zone à préserver. Le public déplore « la présence du plastique énorme par rapport à des pays comme la Finlande », ou encore « que les Marseillais sont trop souvent visés, il n’y a qu’à venir au vallon des Auffes pour voir le comportement des touristes ».

    Prochaine soirée : l’alimentation méditerranéenne et durable

  • Martine Vassal en visite au collège des Caillols

    Martine Vassal en visite au collège des Caillols

    Le collège des Caillols (12e), a accueilli, mardi, Martine Vassal, présidente du Département (DVD), en tournée dans les collèges des Bouches-du-Rhône pour la rentrée des classes. L’occasion pour l’élue, visée depuis le 27 août par une enquête du parquet de Marseille pour « détournement de fonds » et « corruption » (notre édition du 6 septembre), de distribuer aux nouveaux élèves de sixième l’ordinateur offert par le Département. Un équipement qui se veut pédagogique et se bloque automatiquement entre 21h et 7h.

    Il permet, d’après le Département, une économie de 700 euros par famille, à l’entrée en sixième. En plus de l’ordinateur, l’ensemble des collégiens reçoivent un kit de fournitures, comprenant notamment une calculatrice Texas Instrument niveau collège pour les sixièmes et une carte Cjeune, rechargeable chaque année jusqu’à la troisième à hauteur de 150 euros. Des ressources utilisables pour le soutien scolaire, les activités culturelles ou sportives. Cette carte permet, aussi, d’accéder à des réductions jusqu’à 25 ans dans les 2 000 structures partenaires.

    Martine Vassal a également profité de son passage pour visiter la classe de troisième prépa-métiers, accessible seulement dans sept collèges marseillais, les autres classes étant accueillies par des lycées professionnels. « Les élèves suivent globalement les mêmes cours que les autres collégiens, ils ont 5 heures en plus par semaine de découverte professionnelle », détaille Sofiane Smaine, professeur de technologie. Son collègue Franck Minjard ajoute : « Le problème, c’est que nous avons des classes très chargées… Il s’agit de profils très peu autonomes, c’est difficile d’en gérer 24 en même temps ».

    Quatre élèves de troisième, deux de la prépa-métiers et deux d’une classe classique ont pu, dans le cadre de la réalisation d’une émission web radio, interroger la présidente du Département à leur micro. Mais Martine Vassal ne lâchera pas de scoop aux journalistes en herbe.