Category: social

  • Au moins 140 enfants dorment dans la rue en Paca

    Au moins 140 enfants dorment dans la rue en Paca

    Les chiffres du baromètre sur les enfants à la rue réalisé par l’Unicef, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et le Collectif des associations pour le logement (CAL) ont de quoi faire froid dans le dos.

    Publié ce jeudi, il fait état d’une situation plus qu’alarmante quant au nombre de minots qui dorment dehors dans la région. « Le constat est accablant : à la veille de la rentrée scolaire 2025, au moins 140 enfants, dont 35 de moins de 3 ans, sont restés sans solution d’hébergement après un appel au 115 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur », annonce tristement l’Unicef, par communiqué. Une hausse de 73% par rapport à 2024, preuve d’une « évolution inquiétante du sans-abrisme ». Et de quoi témoigner « des dysfonctionnements majeurs des politiques de lutte contre le sans-abrisme ».

    L’addition est encore plus salée si l’on se base sur le « nombre de personnes en famille en demande non pourvue », c’est-à-dire qui se trouvent sans solution d’hébergement à la suite d’une demande au 115, le Samu social. Elles sont au nombre de 267 dans la région.

    Enfin, l’Unicef note surtout que ces chiffres, bien qu’ils soient en « augmentation constante », sont incomplets. En effet, ils ne « reflètent qu’une partie de la situation de sans-abrisme des enfants ». Ces données « ne comptabilisent pas la situation des personnes dont l’appel au 115 n’a pas été décroché, ainsi que celle des personnes qui n’appellent pas le 115 ». Autre fait d’importance : « Elles ne disent rien de la situation des mineurs non accompagnés (MNA) sans abri, pourtant nombreux ». En clair, les minots qui dorment dans la rue sont sans doute beaucoup plus nombreux.

  • Liquidés par le leader de l’intérim en ligne

    Liquidés par le leader de l’intérim en ligne

    Ce qu’ils font semble légal, mais pas éthique ». Arrivé en 2006 dans l’agence en plein apogée qui souhaitait faire du site du boulevard Gay Lussac sa plateforme commerciale pour l’Europe du Sud, Guillaume Cardinet se bat avec le CSE pour « dénoncer le cynisme de nos actionnaires qui se déchargent de toute responsabilité ».

    Dans le 14e arrondissement de Marseille, aux côtés de SPI, Pernod Ricard et Haribo, Monster France a employé jusqu’à 250 salariés. En 2022, la Covid aura eu raison de la santé de la boîte, fragilisée. Une chute que son rachat en 2016 par le Néerlandais Randstad n’a pas enrayée. « Ils étaient venus nous chercher parce qu’on était une marque forte, un fleuron de la digitalisation dans le secteur », rappelle le cadre supérieur. La joint-fusion en 2023 avec CarreerBuilder, ne permet pas de résister à la concurrence de LinkedIn et Indeed. En 2024, Randstad cède la majorité de ses parts au fonds capital investissement Apollo, et Monster se retrouve privé de soutien financier.

    À la charge de l’État

    « Randstad se présente comme simple actionnaire minoritaire (49%), affirmant ne plus avoir la main » explique Matteo Nicolo, secrétaire du CSE de Monster France. La colère est d’autant plus amère qu’un accord d’entreprise sur les licenciements économiques, signé en 2023 par Monster France sous l’égide de Randstad et valide jusqu’en 2027, prévoyait un accompagnement renforcé pour les salariés. Parallèlement la direction de la joint-venture avait provisionné 1,2 million de dollars de bonus de « Transaction Award » à destination des dirigeants chargés de piloter la vente et la liquidation. Alors que la liquidation est inévitable et doit être prononcée le 15 septembre, « aucune solution n’a été proposée : ni facilité de reclassement dans le groupe, ni accompagnement, dénoncent les salariés. Le CSE a fait un droit d’alerte et « plus d’une vingtaine de parlementaires sont intervenus en notre faveur auprès de Randstad et des ministères des Finances et du Travail », indique Guillaume Cardinet, déplorant : « C’est encore le système public de solidarité français qui assumera nos salaires et indemnités » suite au retrait de deux ogres financiers, pesant quelque 840 milliards de dollars d’actifs et 3,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

  • La CGT soutient la grève le 10 septembre et au-delà

    La CGT soutient la grève le 10 septembre et au-delà

    Tous les ingrédients sont réunis pour gagner, prenons les choses en main pour imposer nos exigences sociales. » C’est le message de la CGT, dans un communiqué pour le moins offensif diffusé ce mercredi, à la suite de deux jours de débats lors du Comité confédéral national (CCN), l’exécutif de l’organisation.

    Une prise de position attendue puisque l’organisation se positionne sur la fameuse date du 10 septembre pour laquelle de nombreux appels au « blocage du pays » sont lancés sur les réseaux sociaux depuis l’été. « La dynamique de l’initiative citoyenne du 10 septembre démontre l’ampleur de la colère sociale. La CGT souhaite que cette journée soit une première étape réussie, ce qui passe en particulier par la grève sur les lieux de travail. Elle appelle donc ses syndicats à débattre avec les salariés et à construire la grève partout où c’est possible », explique la confédération. « C’est une première date de convergence et un point d’appui dans la construction d’un processus de lutte. Nous allons tenir des assemblées générales dans les entreprises pour qu’il y ait des appels à la grève à cette date », complète Laurence de Villèle, secrétaire générale de l’Union départementale CGT du Vaucluse. Avant de développer : « Entre le moment où cette mobilisation est partie des réseaux sociaux et aujourd’hui, on a senti une colère sociale qui monte. C’est une première étape contre le plan d’austérité. » Notons que plusieurs fédérations de la centrale syndicale, comme celle du commerce ou celle des industries chimiques appelaient déjà à la mobilisation en amont, et que Solidaires annonce également appeler à la grève pour le 10. Autre annonce : « La CGT proposera d’appeler en septembre à une journée interprofessionnelle unitaire de mobilisation de grève et de manifestations. » Une proposition qu’elle fera lors de la réunion de l’intersyndicale, vendredi. « On a le mandat de gagner une journée interprofessionnelle de mobilisation à la fin septembre », détaille Laurence de Villèle. La CGT entend « construire un processus dans la durée pour gagner un budget à la hauteur des besoins. » Des journées d’action sont aussi prévues le 2 septembre (secteur de l’énergie). Les salariés de Novasco (ex-Ascometal) seront en grève le 4 septembre et ceux de la verrerie de Vergèze dans le Gard (groupe Owens-Illinois), le 9 septembre, contre la fermeture de leur usine.

  • Obtenant des renforts, les agents pénitentiaires renoncent au blocage

    Obtenant des renforts, les agents pénitentiaires renoncent au blocage

    L’objectif a été atteint, sans avoir à livrer un véritable combat. » Ce mercredi midi, Clément Lopez, porte-parole de FO Justice au sein du centre pénitentiaire d’Avignon-Le Pontet, fait part d’une bonne nouvelle : « Suite aux nombreuses négociations menées avec la direction interrégionale et grâce à la pression exercée par notre organisation syndicale, nous avons réussi à sécuriser 14 agents avant la fin de l’année, apportant ainsi un véritable souffle à notre établissement. »

    Initialement, les agents pénitentiaires étaient invités à se rassembler ce jeudi matin et bloquer l’accès à la prison pour dénoncer principalement le manque d’effectifs, à l’heure où les affections des nouveaux surveillants pénitentiaires vont être connues. Avec près de 800 détenus, la prison du Pontet est l’une des plus surpeuplées de France. Des renforts salués par le syndicat qui dénonçait « l’épuisement » des agents. « Travailler dans ces conditions, c’est aller chaque jour un peu plus loin sur une corde déjà trop tendue », redoutait FO Justice.

    Pas question pour autant d’en rester là : « Ce n’est qu’un début, d’autres combats nous attendent, notamment celui de la sécurité », prévient Clément Lopez. Fin juillet, le syndicat dénonçait les « intimidations » subies par une agente sur les réseaux sociaux, en plus « des menaces quotidiennes » au sein de l’établissement. FO exige ainsi des fouilles sectorielles régulières.

  • Les syndicats prêts à en découdre, quel que soit le Premier ministre

    Les syndicats prêts à en découdre, quel que soit le Premier ministre

    L’annonce du vote de confiance, le 8 septembre prochain, et du potentiel départ de François Bayrou n’ébranle pas le calendrier des organisations syndicales en Provence.

    « Il y a de très fortes chances que ce vote de confiance scelle son avenir, mais pour nous, ça ne va rien changer », campe Étienne Raoul, secrétaire général de Force Ouvrière dans le Vaucluse. Avant de développer : « La chute de Bayrou ne réglera pas les problèmes : on sait pertinemment que son successeur appliquera la même politique. Et si ça ne prend pas exactement la même forme, on sait que ce seront les travailleurs, les retraités et les plus précaires qui en feront les frais ». Franck Bergamini, son homologue pour les Bouches-du-Rhône, a peu ou prou la même analyse : « Ils ont prévu ce vote de confiance, qui envoie ce gouvernement dans le mur, deux jours avant la date du 10, en espérant dégoupiller quelque chose. Mais un autre Premier ministre qui serait issu du camp présidentiel aura à peu près la même feuille de route ». Comprenez par-là que c’est bien le fond politique qui pose problème et non François Bayrou. Reste que les deux syndicalistes FO renvoient vers la réunion intersyndicale nationale des confédérations, qui a été avancée à ce vendredi, pour y voir plus clair côté calendrier, sans exclure la date du 10 et les appels au blocage associés (lire ci-dessous).

    Les instances se réunissent

    Le refrain est similaire, ou presque, pour la FSU 13. « Ce qui compte pour nous, ce n’est pas qui est Premier ministre, ce sont les orientations qui sont prises. Notre opposition aux politiques d’austérité reste d’actualité, les instances de nos syndicats se réunissent cette semaine », explique Virginie Akliouat, co-secrétaire départementale. Du côté de la CFDT, difficile de se positionner clairement également, puisque les militants sont à l’université d’été du syndicat. « Il n’y a pas d’expression officielle pour l’heure, justement car nous en débattons à l’université d’été. Il n’y a pas encore de décision tranchée sur les mobilisations, même avec les changements qu’implique la conférence de presse du Premier ministre », élude Stéphane Mollet, secrétaire général de la CFDT Paca, présent à l’université. Là encore, le syndicat renvoie vers la réunion intersyndicale comme le cap à venir.

    Mais la CGT devrait communiquer largement, ce mercredi 27 août, à la suite de son comité confédéral national, débuté ce mardi. « Un processus de mobilisation sortira demain, y compris avec le 10 et une future date. La seule solution pour changer les politiques de casse social, c’est la construction d’une mobilisation la plus forte possible », explique Jessica Jaadé, secrétaire de l’Union départementale CGT 13, présente au CCN. Preuve que ce vote de confiance ne change pas tant les plans que ça, la coordination syndicale départementale CGT des syndicats territoriaux des Bouches-du-Rhône (CSD CGT 13) a déposé un préavis de grève, qui débute le 10 septembre jusqu’au 30 septembre.

  • À Marseille, les assemblées générales citoyennes préparent le 10

    À Marseille, les assemblées générales citoyennes préparent le 10

    « On a tout à construire aujourd’hui ». Ce mardi soir, une trentaine de Marseillais étaient réunis face à l’arrêt de tramway des Caillols pour une rencontre des citoyens du secteur Est de la ville, avec l’objectif de préparer la date du 10 septembre. Jeunes, retraités, du 5e arrondissement ou du 11e, le panel de participants est large, mais tous étaient venus avec l’intention de débattre du fond et de la forme de cette mobilisation. Une assemblée générale qui s’inscrit dans un cycle de réunions qui se tiennent par quartier dans la ville, celle du centre de Marseille réunissant également des dizaines de participants.

    « C’est bon d’avoir des initiatives partout, voyons ce qu’il en ressort », glisse un membre avant le début de la réunion. Par petits groupes, les Marseillais répondent d’abord à des « questionnaires citoyens » portant notamment sur « qu’est ce qui ne va pas en France ». Les questions « d’accès aux institutions, de dégradation des services publics » ainsi que celles autour de « la redistribution des richesses et de la vie démocratique » dans le pays reviennent en premier lieu. En fond, tous dénoncent « la vie chère, les bas salaires et petites retraites, le travail qui ne paie plus ».Si moult revendications sont progressistes, reste une impression de fourre-tout, puisqu’on y retrouve aussi des questions autour de l’écologie, de paix dans le monde ou encore de « perversion des lois ». Ensuite, les Marseillais débattent de ces sujets et surtout sur « ce qu’ils sont prêts à faire à partir du 10 ». La parole est libre et les idées ne manquent pas. L’idée d’une manifestation à Marseille, unitaire ou pas, revient en premier lieu. Plusieurs se positionnent en faveur d’une grève. Certains plaident pour des blocages ciblés avec des points de ralliements « sur des lieux stratégiques », d’autres pour des « grèves de la consommation » avec un refus du paiement des factures d’électricité. Si tout est mouvant d’ici le 10, les participants semblent motivés.

  • Énergie, taxis, services publics… la riposte sociale s’organise contre le budget Bayrou

    Énergie, taxis, services publics… la riposte sociale s’organise contre le budget Bayrou

    C’est le 1er septembre que doivent se réunir les différentes confédérations syndicales, au niveau national, pour travailler à une riposte sociale commune face au budget et les annonces associées, portées par le gouvernement Bayrou.

    Si la CGT organise son comité confédéral national (CCN), l’une des instances décisionnaires de l’organisation, ces 26 et 27 septembre, certaines fédérations ont d’ores et déjà un programme chargé pour cette rentrée. C’est notamment le cas des énergéticiens CGT, qui lancent une grève reconductible, dès le 2 septembre, dans tout le pays et avec plus d’une dizaine de rassemblements prévus en Provence. « On se mobilise pour une revalorisation de notre grille des salaires au niveau de notre branche [celle des industries électriques et gazières, IEG, Ndlr], mais aussi contre la hausse des factures des usagers dont la TVA est passée à 20 % cet été pour l’électricité et le gaz », explique Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille. Une mobilisation lancée en amont des annonces Bayrou, dans l’optique « d’être à l’offensive et de prendre de court le calendrier patronal ». « Le contexte global de colère sociale et les annonces de Bayrou jouent évidemment : deux jours fériés de moins, c’est 300 euros de moins pour les agents », développe le syndicaliste. « 150 piquets de grève dans toute la France sont déjà établis dans 150 entreprises des IEG », abonde Nicolas Davan, secrétaire général de la CGT Énergie Provence.

    Les taxis mobilisés et des appels locaux pour le 10

    Dans la foulée, ce sont les taxis qui prennent le relais avec un appel à la grève intersyndical. « À partir du 5 septembre, il faut reprendre notre mobilisation qu’on espère aussi forte que celle du 19 mai », martèle Rachid Boudjema, président de l’Union nationale des Taxis et secrétaire général du Syndicat des taxis marseillais et de Provence. Il pointe « l’absence de réponse du gouvernement », notamment pour « la convention sur les tarifs pour les transports sanitaires », sujet de leur précédente mobilisation. Ensuite, c’est la fameuse date du 10 septembre qui est dans le viseur. Si la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a qualifié le mouvement de « nébuleux », reste que plusieurs fédérations CGT se préparent à la mobilisation, en attendant la position de la centrale.

    « Il y a peu de doute sur le fait qu’on sera en grève le 10 », explique Nicolas Davan, secrétaire général de la CGT Énergie Provence. Faits notables : plusieurs Unions locales CGT dans la région appellent clairement à la mobilisation le 10 septembre. À l’instar de celle d’Avignon et de Toulon. La première juge que « la lutte syndicale avec ses spécificités et le mouvement spontané du peuple avec les siennes peuvent et doivent aller de la main si nous partageons les revendications ». À Marseille, des assemblées générales ont régulièrement lieu en vue de la préparation de cette date (lire notre article du 19 août) avec des réunions par quartiers. Celle du centre-ville de la cité phocéenne se tient ce mercredi 27 août, place de la Providence dans le 1er arrondissement et doit « proposer et voter des lieux de rassemblement ». Celle des quartiers est de la ville se tient ce mardi, au niveau du tramway des Caillols, une autre avait lieu au Parc Longchamp.

    « Un processus cohérent et convergent »

    De quoi appuyer les appels lancés nationalement, sur les réseaux sociaux ou en dehors des cadres syndicaux. Ces derniers sont nombreux : Sud-Rail, la fédération CGT commerces et services, celle des industries chimiques (Fnic CGT)… « On avait déjà prévu une mobilisation le 10 septembre avant que ça monte. Et quand on a vu les annonces de Bayrou et les réformes qu’il veut imposer, ça a enfoncé le clou », explique Éric Chopineau, secrétaire général de la CGT Air liquide Sud-Est, syndicat rattaché à la Fnic. Avant de développer : « Dans les ateliers, ça parle beaucoup, les salariés s’interrogent. D’ici là, on va faire grandir cet appel ».

    Faire grandir les appels, c’est aussi le but de l’Union départementale CGT 13. « La question est bien de construire un rapport de force, un processus cohérent et convergent. Notre rôle est d’aller dans toutes les entreprises et les services publics pour organiser la riposte avec les travailleurs, y compris avec la date du 10, mais pas que », explique Jessica Jadé, secrétaire de l’UD CGT 13. La syndicaliste insiste : « Nous appelons toutes les organisations à travailler à la jonction et la convergence pour la mobilisation des travailleurs ».

  • Écoles et collèges : les agents administratifs et techniques en première ligne pour préparer la rentrée

    Écoles et collèges : les agents administratifs et techniques en première ligne pour préparer la rentrée

    Un travail de l’ombre mais essentiel pour le bon déroulement du début de l’année scolaire. Le personnel administratif et technique fait sa rentrée ce lundi, quelques jours avant la pré-rentrée des profs, et une semaine pile avant celle des écoliers, collégiens et lycéens, le 1er septembre.

    Si le retour en établissement de ces personnels non-enseignants fait moins de bruit que la rentrée scolaire officielle, reste que sans eux, rien ne tourne dans les bahuts. « On a les dernières inscriptions d’élèves, il faut préparer les listes de classes, la répartition des élèves… C’est tout un travail administratif pour la pré-rentrée des profs et celle des élèves. Coté intendance, il y a un mois et demi de fermeture à rattraper… Et toutes les inscriptions à la cantine… », campe Florence Marly, gestionnaire au collège Germaine-Tillon, dans le 12e arrondissement de Marseille et co-secrétaire académique du Snasub-FSU, syndicat de l’administration scolaire.

    Des créations de postes

    Au total, selon les chiffres de l’académie d’Aix-Marseille, ce sont 405 personnels de direction et 1 057 personnels administratifs dans les Bouches-du-Rhône qui retrouvent le chemin des établissements. Et dans le Vaucluse, ce sont 122 personnels de direction et 319 pour l’administratif.

    Pour cette rentrée, Florence Marly ne pressent « pas de situation alarmante » au niveau de l’académie d’Aix-Marseille mais un « cumul de manque de moyens pesant ». « Nous n’avons pas eu de suppressions de moyens ni de pertes de postes cette année, c’est plutôt positif. Mais on est quand même dans une situation difficile, suite à plusieurs années consécutives avec des suppressions de postes », explique la syndicaliste. Avant de développer : « Notre académie a été considérée comme moins favorisée que d’autres, donc nous ne connaissons pas la perte de 4 ou 5 postes de support comme ça a été le cas d’autres années. »

    Contactée, l’académie confirme qu’il n’y a pas de perte de postes et assure même qu’il y a plusieurs créations : un poste de direction supplémentaire et trois du côté du personnel administratif. Des renforts bienvenus visiblement.

    D’autant que ces professions sont toujours au cœur de réformes par le ministère de l’Éducation nationale. « Au niveau ministériel, il y a plusieurs réflexions sur l’évolution de nos métiers, notamment pour les gestionnaires ou secrétariat. Et dans le but de tendre vers de nouvelles suppressions de postes », conclut Florence Marly. En attendant, ils mettent les bouchées doubles avant la rentrée des profs et des élèves.

  • Les cheminots CGT veulent aller plus loin pour le triage ferroviaire

    Les cheminots CGT veulent aller plus loin pour le triage ferroviaire

    Maintenant qu’on a l’infrastructure, il faut aller chercher les clients », lance le secrétaire du syndicat CGT des cheminots en région Paca Robin Matta. La visite ce jeudi matin du PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou à la gare de triage de Miramas s’est faite sans la presse, deux mois après les deux semaines d’arrêt du tri suite à une panne de télécommande le 12 juin.

    À la recherche de marchés

    « Après avoir investi cinquante-sept millions d’euros pour le triage, il faut le faire vivre », estime le secrétaire des cheminots CGT de Miramas. Car au-delà de vouloir récupérer les vingt-trois flux logistiques retirés à Fret SNCF lors de la privatisation imposée par la Commission européenne, Robin Matta pense qu’aujourd’hui « toute la question pour nous est de nous outiller pour effectuer le tri ferroviaire à la carte des petits trains assemblés en wagons isolés », comme c’est le cas au Terminal ouest Provence de Clésud où seul un train contenant de l’eau est géré par la SNCF. « Nous avons posé la question au président pour savoir quelle démarche commerciale a été entamée pour aller chercher les marchés », abonde le cheminot.

    Dans le même temps que la recherche de marchés supplémentaires, les cheminots interpellent également Jean-Pierre Farandou sur l’infrastructure. Comme l’indique Robin Matta, « nous avons dit au président que nous considérons devoir aller plus loin dans la rénovation et l’amélioration technologique du triage de Miramas », s’appuyant sur les 57 millions d’euros déjà déboursés combinés au débat public sur l’industrie actuellement instruit dans la région, et dont le rendu est le 18 septembre.

    À ce titre, le secrétaire régional des cheminots l’affirme, « la CGT se tient à disposition de la SNCF pour travailler ensemble à un véritable projet global pour le fret ferroviaire ». « On est plus dans la situation de 2020 où plus rien ne fonctionnait. Il nous faut accélérer pour ne plus se retrouver dans la situation de juin, où nous n’avions plus de télécommande », conclut-il.

    L’investissement de SNCF Réseau a déjà permis « l’accomplissement de la 1ère phase du grand plan de rénovation de la gare de triage amorcé en 2025 », détaillé dans le dossier de presse idoine. Treize voies de formation de train sur les quarante-huit au total ont été régénérées, en même temps que vingt aiguillages et quatre freins de voie pour le tri ont été remplacés. Le système informatique de protection du personnel a également été modernisé.

    Une usine ferroviaire pour décarboner la logistique

    La seconde tranche du plan de rénovation du triage se déroule entre cette année et 2027, et concerne « le renouvellement de 24 freins de régulation pour le triage et la régénération d’une quinzaine de voies » d’après la SNCF. L’entreprise publique considère que « cette remise à niveau intervient dans un contexte encourageant de hausse du trafic fret sur la zone et les perspectives de réindustrialisation du golfe de Fos qui portent des enjeux de décarbonation propices au développement du mode ferroviaire ». Avec 2 430 arrivées et départs confondus par mois, cette gare trie, relaie et remise des wagons pour tout le grand sud de la France. Une position « stratégique en amont de la Zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer » pour la SNCF.

    Les cheminots dès lors demandent « un cap » à leur direction, alors qu’une rumeur persistante annonce le changement de présidence du groupe public pour l’ancien premier ministre Jean Castex (Ex-LR) à l’automne. Contactée jeudi soir pour réagir, SNCF Réseau n’a, pour l’heure, pas donné suite à nos sollicitations.

  • Vingt-trois policiers municipaux marseillais menacés de sanctions

    Vingt-trois policiers municipaux marseillais menacés de sanctions

    Un nouveau coup de froid sur la police municipale à Marseille. Depuis vendredi, plusieurs policiers municipaux ayant participé à l’envahissement de la mairie centrale le 21 novembre dernier se sont vu remettre des courriers les informant qu’une procédure disciplinaire était envisagée contre eux. « Vous avez été formellement identifié parmi les agents s’étant introduit dans l’hôtel de ville, expliquent les missives signées par le directeur des ressources humaines et datées du 13 août. Ce comportement inapproprié constitue un manquement au devoir de réserve et à l’obligation d’exemplarité qui s’imposent à tout agent public. »

    Au total, vingt-trois d’entre eux sont menacés de sanctions selon nos informations, confirmées par la Ville. Ils ont quinze jours pour accéder à leur dossier et adresser leurs observations, avant que les procédures ne soient engagées. « Vous avez le droit de garder le silence pendant la procédure disciplinaire engagée à votre encontre car tout ce que vous pourriez dire pourra être retenu contre vous », se conclut maladroitement le courrier. Suscitant une vive émotion dans les rangs.

    Fin novembre, une partie des agents s’étaient mis en grève à l’appel de la CFE-CFTC et de la FSU, protestant contre des augmentations différenciées du régime indemnitaires entre ceux qui travaillent de jour ou de nuit. Jusqu’à envahir l’hôtel de ville, avec des intimidations contre l’agent de sécurité, qui a déposé plainte, les fils du standard téléphonique arrachés, pendant que les agents chantaient « on est chez nous ». La Ville avait déposé plainte contre X, trois premiers courriers étaient partis au mois de janvier, ciblant selon nos informations l’agent ayant usé de son badge pour faire entrer les manifestants, celui qui a intimidé la sécurité privée à l’entrée et un autre filmé alors qu’il ciblait la directrice de la police municipale avec des propos peu amènes. Seul problème : tous trois sont délégués syndicaux, l’un à la FSU, deux à la CFE-CFTC. Alors à la mi-juillet, la CFE-CFTC interpelle le directeur général des services. Et explique qu’ils accepteraient des sanctions si elles touchaient tous les agents concernés, et pas seulement les trois responsables syndicaux. Des rumeurs, proteste la secrétaire générale de la CFE-CGC, Pascale Longhi Nous avons seulement fait remarquer que ce n’était pas normal que ce soit les nôtres, et nous avons demandé qu’il y ait de sanctions pour personnes », réfute-t-elle. « Nous lui avons fait remarquer que nous pouvions les attaquer pour discrimination syndicale et entrave syndicale », précise Philippe Angelelli, le secrétaire général de la CFTC Marseille.

    Pas d’excuses

    Si les sanctions contre les trois responsables syndicaux ne sont pas encore tombées, ils ne sont plus les seuls à être concernés par les procédures en cours. Alors même que les relations s’étaient apaisées, surtout depuis que les agents, au début de l’année, ont constaté qu’ils étaient tous bien augmentés, loin de certains discours instrumentalisés. « Les agents nous appellent, on ne comprend pas cet acharnement », soupire Pascale Longhi. « On bafoue le droit de grève en sanctionnant des gens qui ont exprimé quelque chose dans ce cadre-là », reproche Philippe Angelelli. Tous deux refusent cependant de s’excuser pour l’envahissement de la mairie. Mais même au-delà de leurs rangs, ces procédures suscitent un tollé. « Certains avaient juste suivi le mouvement, d’autres qui ont fait des actes plus répréhensibles passent au travers des mailles », grince un militant syndical. Beaucoup regrettant une décision administrative plus que politique. Qui risque de remettre le feu aux poudres.