Category: social

  • [Entretien] Guy Verga : « Le Covid a accéléré le phénomène de pauvreté »

    [Entretien] Guy Verga : « Le Covid a accéléré le phénomène de pauvreté »

    La Marseillaise : Quelle est la vocation de cette soirée que vous organisez ?

    Guy Verda : L’idée est avant tout de passer un moment festif entre anciens bénévoles et l’équipe actuelle, mais aussi les donateurs, des gens qui sont proches du Secours populaire. à Gréasque, nous n’avons pas 80 ans, mais il y a un comité qui existe depuis longtemps. Les donateurs et les bénévoles sont des gens emblématiques du village et qui ont contribué à sa dynamique. On va rendre hommage à toutes ces personnes.

    Vous évoquez des besoins qui ne cessent de croître aujourd’hui. Quelle est la réalité du terrain local ?

    G.V. : Notre noyau d’activité se situe à Gréasque, mais nous sommes sollicités dans les villages environnants. On rencontre essentiellement des personnes seules, surtout des femmes, qui ont soit de petites retraites, ou qui sont des mères isolées. Il y a quelques familles nombreuses, avec quatre ou cinq enfants. La rupture a tout de même été le Covid, qui a accéléré le phénomène de pauvreté. On voit des jeunes qui n’ont jamais mis un pied dans une association d’aide et qui se retrouvent contraints à venir. Vous connaissez les causes du développement de la précarité… L’isolement est aussi une grosse problématique. On se retrouve à livrer des colis à des personnes qui ne peuvent se déplacer, d’autres qui sont malades. On prête évidemment main-forte sur le côté matériel, mais on se rend compte que beaucoup de bénéficiaires ont besoin de compagnie, d’un soutien un peu plus psychologique. Par exemple, chaque mercredi, nous avons une trentaine de personnes qui viennent – ça augmente – et on leur donne des produits frais qui correspondent à des invendus, en faisant la distribution de la façon la plus légère possible : on discute, on prend un café, on essaie d’éviter la tristesse. J’essaie de ne pas employer le mot bénéficiaire, je parle plutôt de personnes accueillies.

    Le comité parvient-il actuellement à répondre à la demande ?

    G.V. : L’équipe de bénévoles se renouvelle chaque année sur Gréasque. Certains viennent, peu arrêtent. Ceux qui le font sont contraints par des raisons de santé. L’équipe reste fidèle, on a aussi quelques étudiants qui viennent nous aider sur les collectes alimentaires, par exemple. C’est bienvenu. Ou d’anciennes personnes accueillies qui veulent rendre ce qui leur a été donné. Ils finissent, pour certains, par prendre des responsabilités, certains sont membres du bureau. On innove, on essaie par exemple de renouveler l’initiative de Copains du monde. On répond le plus largement aux demandes, mais l’idée reste de ne pas remplacer le service public. C’est notre façon de le défendre.

  • Des employés de Marie Blachère réclament de meilleures conditions

    Des employés de Marie Blachère réclament de meilleures conditions

    « En 21 ans d’existence, c’est la première fois qu’on manifeste devant le siège », confie Christine Tonarelli, secrétaire CGT du géant de la boulangerie Marie Blachère, ce mardi 21 octobre, aux environs de 13h, à Châteaurenard. Les NAO se tiennent l’après-midi même avec la direction du groupe.

    Le syndicat attend de nombreuses avancées lors de ces négociations, telles qu’une augmentation générale des salaires de 4%, une revalorisation de la prime d’ancienneté, une hausse de la prime salissure, une amélioration des conditions et de la charge de travail, des embauches pour compenser l’absentéisme ou encore le respect du droit à la déconnexion. Marie Blachère compte environ 800 boulangeries et plus de 12 000 employés à travers l’Hexagone.

    C’est devant le majestueux siège de la plus grande firme de boulangerie en France, aux immenses baies vitrées et construit pour plusieurs millions d’euros, que se sont rassemblés une quarantaine de militants de la CGT.

    « On est là pour montrer notre détermination. Il risque d’y avoir des actions plus importantes, à l’avenir, selon l’issue des négociations. Quand on voit les investissements, comme l’ouverture d’un magasin à New York, et de l’autre côté la grille de salaire des employés, ce n’est pas normal », confie Fabien Trujillo, animateur syndical de la Fédération nationale agroalimentaire et forestière (Fnaf) CGT.

    Une direction surprise

    À l’intérieur du siège, une quinzaine d’employés intrigués par la manifestation sont sortis. La direction ne peut que constater le rassemblement. « Nous sommes surpris de cette présence alors que la réunion a lieu cet après-midi (mardi NDLR) et que nous sommes en pleine négociation. Les désaccords avec les syndicats sont rares », assure ainsi Julie Poudret, directeur des relations sociales de l’entreprise, depuis le hall d’entrée du siège, pendant que les drapeaux rouges de la CGT flottent en arrière-plan. « Toute revendication est légitime. Cela dépend de la manière dont on les voit. Cela fait plusieurs années que l’on distribue des avantages sociaux lors des NAO », ajoute Marc Beridon, directeur du secteur boulangerie. Une prochaine réunion devrait se tenir en novembre.

  • La justice rejette deux recours contre la fermeture du bloc

    La justice rejette deux recours contre la fermeture du bloc

    « Ce n’est pas perdu, mais ce n’est pas gagné », résume, déçu, mais pas résigné, le collectif Apt à faire bloc à la lecture de la décision de justice rendue le 14 octobre par le tribunal administratif de Marseille. La justice vient de rejeter deux recours qui visaient à suspendre la décision, prise en juin, par l’Agence régionale de santé (ARS) de fermer le service de chirurgie et endoscopie du centre hospitalier d’Apt. Un choix contre lequel est vent debout l’ensemble de la population, élus de tous bords et personnels médical ou non de l’hôpital.

    Les deux recours sont des référés suspensions, qui se prononcent sur l’urgence de la situation et permettent d’avoir une première décision rapide, quand le recours sur le fond n’est étudié que dans de lointains délais, incompatibles ici avec la décision de l’ARS prenant effet au 31 décembre. La municipalité d’Apt, ainsi que le comité des usagers pour le soutien et la défense de l’hôpital, avaient donc saisi la justice au début du mois. En vain, pour le moment. Dans l’ordonnance concernant le référé du comité des usagers, consultée par La Marseillaise, la juge motive sa décision en estimant que le requérant « n’apporte aucun élément permettant d’établir que les risques [pour la santé des patients, Ndlr] seraient avérés et que les autres établissements autorisés à exercer la chirurgie ne seraient pas en capacité de prendre en charge l’ensemble des patients ».

    En outre, la justice, conteste « la notion d’urgence caractérisée » en se fondant sur des données (activité, part d’Aptésiens se faisant déjà opérer ailleurs…) issues d’un communiqué de presse de l’ARS de juin dernier… « Des chiffres erronés », soupire Dominique Thévenieau, président du comité des usagers, conforté par l’équipe médicale du centre hospitalier qui, tableaux de rapports d’activité de l’hôpital, dément les calculs de l’ARS.

    Une action devant l’ARS le 6 novembre

    Pas question de se laisser abattre, le président réfléchissait à déposer un nouveau recours et fonde des espoirs sur un second référé de la Ville, déposé cette fois à Nîmes, portant « sur la rupture du groupement de coopération sanitaire qui est en cours ». Côté syndicat aussi, un recours en urgence est à l’étude. « Rien n’est encore ficelé, mais on étudie un autre angle d’attaque [que ceux rejetés] », confie Cathy Larsson, secrétaire de l’union santé CGT de Vaucluse, qui porte aussi un recours sur le fond « sur la mise en danger de la population avec 15 témoignages qui disent que sans ce service, ils seraient morts ou gravement handicapés ».

    En attendant, la mobilisation se poursuit. Après une manifestation le 9 octobre dernier à Apt, cette fois, une grande action aura lieu le 6 novembre (15h30) à Avignon, devant le siège de l’ARS.

  • Apt : la justice rejette deux recours contre la fermeture du bloc

    Apt : la justice rejette deux recours contre la fermeture du bloc

    « Ce n’est pas perdu, mais ce n’est pas gagné », résume, déçu, mais pas résigné, le collectif Apt à faire bloc à la lecture de la décision de justice rendue le 14 octobre par le tribunal administratif de Marseille. La justice vient de rejeter deux recours qui visaient à suspendre la décision, prise en juin, par l’Agence régionale de santé (ARS) de fermer le service de chirurgie et endoscopie du centre hospitalier d’Apt. Un choix contre lequel est vent debout l’ensemble de la population, élus de tous bords et personnels médical ou non de l’hôpital.

    Les deux recours sont des référés suspensions, qui se prononcent sur l’urgence de la situation et permettent d’avoir une première décision rapide, quand le recours sur le fond n’est étudié que dans de lointains délais, incompatibles ici avec la décision de l’ARS prenant effet au 31 décembre. La municipalité d’Apt, ainsi que le comité des usagers pour le soutien et la défense de l’hôpital, avaient donc saisi la justice au début du mois. En vain, pour le moment. Dans l’ordonnance concernant le référé du comité des usagers, consultée par La Marseillaise, la juge motive sa décision en estimant que le requérant « n’apporte aucun élément permettant d’établir que les risques [pour la santé des patients, Ndlr] seraient avérés et que les autres établissements autorisés à exercer la chirurgie ne seraient pas en capacité de prendre en charge l’ensemble des patients ».

    En outre, la justice, conteste « la notion d’urgence caractérisée » en se fondant sur des données (activité, part d’Aptésiens se faisant déjà opérer ailleurs…) issues d’un communiqué de presse de l’ARS de juin dernier… « Des chiffres erronés », soupire Dominique Thévenieau, président du comité des usagers, conforté par l’équipe médicale du centre hospitalier qui, tableaux de rapports d’activité de l’hôpital, dément les calculs de l’ARS.

    Une action devant l’ARS le 6 novembre

    Pas question de se laisser abattre, le président réfléchissait à déposer un nouveau recours et fonde des espoirs sur un second référé de la Ville, déposé cette fois à Nîmes, portant « sur la rupture du groupement de coopération sanitaire qui est en cours ». Côté syndicat aussi, un recours en urgence est à l’étude. « Rien n’est encore ficelé, mais on étudie un autre angle d’attaque [que ceux rejetés] », confie Cathy Larsson, secrétaire de l’union santé CGT de Vaucluse, qui porte aussi un recours sur le fond « sur la mise en danger de la population avec 15 témoignages qui disent que sans ce service, ils seraient morts ou gravement handicapés ».

    En attendant, la mobilisation se poursuit. Après une manifestation le 9 octobre dernier à Apt, cette fois, une grande action aura lieu le 6 novembre (15h30) à Avignon, devant le siège de l’ARS.

  • Revaloriser les retraites reste une exigence de la CGT

    Revaloriser les retraites reste une exigence de la CGT

    Cette année, pour 13,8 millions des 17 millions de retraités, il n’y aura aucune évolution de la valeur du point de service de l’Agirc-Arrco. « La faute à la suspension de la réforme », selon le Medef, qui dénonce « un manque de marge de manœuvre ».

    « La bonne santé financière du régime » permet au contraire « la prise en compte de l’inflation et un rattrapage d’au moins 10% pour compenser les sous-indexation des dernières années », revendique l’UCR CGT.

    Vers une journée nationale le 6 novembre

    Le nouveau coup de massue porté au pouvoir d’achat des retraités a amené le groupe des neuf organisations syndicales à se réunir, en urgence, pour construire une riposte à la hauteur de l’attaque. Et parce que la lutte pour des retraites dignes doit aussi devenir celle des actifs, L’UCR, avec L’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict) et la Fédération des travailleurs de la métallurgie (FTM) « s’orientent vers une journée de mobilisation nationale le 6 novembre », indique Josette Biancheri, secrétaire de l’USR CGT 13.

    Le G8, intersyndicale des retraités du département, se réunit ce mardi pour décider des modalités des actions à mener. « Cette décision est hallucinante, réagit la militante syndicale, alors que les retraités s’enfoncent dans la misère, n’arrivent plus à se soigner, 101,7 milliards d’euros de réserve, ce n’est pas encore assez pour le patronat et le gouvernement pour répondre à notre demande ? »

  • Le PCF célèbre les 80 ans de la sécu avec une grande soirée

    Le PCF célèbre les 80 ans de la sécu avec une grande soirée

    Le 80e anniversaire de la Sécurité sociale va être fêté lors d’une soirée organisée par la fédération de Vaucluse du Parti communiste français, ce mercredi dès 18h, en salle des fêtes de Sorgues. « Le PCF ne pouvait pas passer à côté de cet anniversaire », clame Vivian Point, trésorier de la fédération de Vaucluse du PCF.

    « Il faut quand même célébrer ce à quoi on est fortement attachés et pour laquelle on va continuer de se battre », confie avec un grand sourire Patricia Tejas, secrétaire à la vie de la fédération de Vaucluse et membre du comité exécutif national. En effet, une paella et un gâteau d’anniversaire sont prévus pour l’occasion, et ce après un apéritif musical animé par le groupe Tand’M Duo.

    Mais avant la fête, place au sérieux. Une exposition de la fédération CGT de la métallurgie rendra hommage à Ambroise Croizat, ministre communiste du Travail et fondateur de la Sécurité sociale, il y a 80 ans. Un débat débutera à 18 h, animé notamment par Évelyne Ternand, membre du conseil national du PCF, et Nathalie Bazire, membre du bureau confédéral de la CGT. Environ 120 personnes sont attendues. C’est donc aussi un « travail de conscientisation » vis-à-vis du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) déposé le 14 octobre dernier par le gouvernement Lecornu.

    « C’est l’occasion de montrer qu’il y a des solutions alternatives et ce notamment à travers l’intervention d’Évelyne Ternand et de Nathalie Bazire, qui est technicienne à la CPAM. Comme, entre autres, la revalorisation des salaires, ce qui augmente la base cotisable et amène des recettes », précise ainsi la secrétaire à la vie. « Ce n’est pas qu’une affaire de décrets et de lois. C’est la détermination de construire un édifice qui a vu le jour en un temps record et qui a complètement transformé la vie des Français. Et le grand patronat a eu du mal à accepter la participation d’ouvriers à son fonctionnement. Donc, les tentatives de démantèlement sont constantes et se poursuivent de plus belle. Il faut absolument éviter un passage à un système à l’américaine. Une bataille idéologique pour sauver ce que l’on a réussi à construire. Il faut absolument sortir la santé du secteur marchand », poursuit Vivian Point.

    Protéger la grande dame

    Ce moment de rassemblement vise aussi à rappeler que la Sécurité sociale est « est une grande dame qui accompagne et soulage chacun et chacune, mais dont on doit tous prendre grand soin », pousse Vivian Point. Car, aujourd’hui, elle est attaquée de toutes parts. « C’est un pilier de la cohésion sociale, un socle de la fraternité ainsi qu’une expérience pratique du communisme. Il faut rappeler que rien n’est définitivement acquis, avec la menace permanente du patronat, et il faut se battre de partout contre l’offensive destructrice de la droite et de l’extrême droite », poursuit le trésorier, qui rappelle que son budget est de 665 milliards d’euros et qu’elle fonctionne grâce à l’engagement quotidien de 150 000 agents.

    Des chiffres qui font que « tous les grands marchés financiers lorgnent de près dans le but de vampiriser cette masse financière », pousse Patricia Tejas, qui dénonce une « stratégie de la coquille vide ». « Le meilleur moyen d’assécher les comptes de la Sécurité sociale est de faire penser aux gens qu’il n’y a pas d’autres solutions que le privé. Cette stratégie est la même partout. Le privé va cibler des endroits à forts bénéfices. Si on ne comprend pas que ce qui se passe est systémique pour le capital, on passe à côté du sujet. Le capital est en crise, car il ne fait pas autant de profits qu’il le voudrait et est en train de chercher des secteurs pour se refaire la fraise », avance-t-elle.

    « Avec un SMIC à 1 800 euros, le montant des cotisations employeurs est à moins de 80 euros par mois. J’aime bien rappeler ce chiffre, car il y a clairement un manque à gagner. Tandis que le Rassemblement national veut augmenter les salaires par une baisse des cotisations », conclut Vivian Point

    Inscription au repas auprès de PCF84@wanadoo.fr. Prix : 17 euros.

  • Des armes intellectuelles pour continuer la lutte sur le terrain

    Des armes intellectuelles pour continuer la lutte sur le terrain

    « La force d’un syndicat ne réside pas seulement dans la capacité à se mobiliser, à négocier ou à résister. Mais aussi dans sa capacité à analyser la société, à comprendre les mécanismes qui structurent les rapports de domination et à proposer, bien entendu, des alternatives crédibles », commence l’essayiste militant André Prone. Il vient d’écrire, pour la collection de l’Institut d’histoire sociale de la CGT, deux nouveaux livres : Introduction à la théorie marxiste – un outil syndical et Recomposition capitaliste, nouveau fascisme et lutte de classe*. L’objectif étant de « sensibiliser les travailleurs à cette approche théorique pour servir d’outil dans l’activité syndicale d’aujourd’hui », précise le président de l’IHS, Jean-Pierre Kaspereck.

    « Ces concepts ne sont pas des idées figées du XIXe siècle, mais éclairent encore avec une grande force les réalités contemporaines du monde du travail », explique l’auteur. À travers l’étude des grèves, des mobilisations et des expériences collectives, il s’agit de faire le lien entre la théorie et les pratiques syndicales, et de montrer, à travers des exemples concrets comme les coopératives ouvrières ou les entreprises reprises en Scop, que « les travailleurs ne sont pas condamnés à subir le patronat et la logique du profit, mais qu’ils peuvent inventer et expérimenter des modèles économiques alternatifs, démocratiques et solidaires ».

    Lutter contre les résurgences fascistes

    Le deuxième ouvrage, poursuit André Prone, « montre comment, face à l’instabilité et la colère sociale, des forces politiques autoritaires et réactionnaires tentent de capter le mécontentement populaire en le détournant contre les migrants, contre les syndicats, contre la démocratie elle-même ».

    L’objectif étant d’apprendre à mieux se positionner dans la lutte contre ces résurgences fascistes, tout en appelant à reconstruire des convergences de lutte et à faire vivre des alternatives démocratiques face aux dérives autoritaires. « La bataille des idées est centrale. Nous avons besoin d’armes intellectuelles aussi bien que d’outils de mobilisation », conclut André Prone.

    Yves Pellegrino tient, lui, à souligner « la complémentarité des deux livres ». Ils sont le fruit d’une attente et c’est ce qui explique leur grand succès, confirme Jean-Pierre Kaspereck.

    Jean-José De Ubeda a réaffirmé, pour terminer, que la mise à disposition de ces nouveaux outils répond à la mission première de l’IHS : « Nous ne faisons pas de la commémoration, mais plutôt de la mise en application de ce qu’on peut apprendre de l’Histoire. Ce qui a été d’ailleurs une démarche marxiste. »

    * Pour se les procurer : ihs.cgt@gmail.com Tél. 04.94.18.94.55

  • Ouverture à la concurrence : les cheminots plus que vigilants

    Ouverture à la concurrence : les cheminots plus que vigilants

    Après l’annonce de l’attribution du troisième lot de lignes de Trains express régionaux à la SNCF, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence dans la Région Sud, les syndicats de cheminots montent au créneau.

    Voté vendredi dernier lors de l’assemblée plénière du conseil régional, c’est l’opérateur public historique qui a remporté le bras de fer face à Transdev, dans le cadre d’un nouvel appel d’offres. Concrètement, la SNCF garde la main sur cinq lignes, celles de l’est de la Provence et situées autour de Marseille (Marseille-Hyères, Marseille-Les Arcs, Marseille-Pertuis), mais aussi la fameuse ligne des Alpes, au cœur de la planification en vue des Jeux olympiques d’hiver 2030 (Marseille-Briançon et Briançon-Valence). Elle garde la main ou presque, puisque c’est encore via une filiale que l’entreprise a candidaté. « La société dédiée SNCF Voyageurs Sud Alpes Méditerranée opérera, pour le compte de la Région Sud et pour une durée de 10 ans, à compter de décembre 2029 », explique SNCF Voyageurs dans un communiqué de presse.

    De quoi inquiéter les cheminots. « On est très mitigés. On se satisfait que l’entreprise historique remporte cet appel d’offres. Mais on est très critiques sur cette fragmentation du réseau », analyse François Tejedor, secrétaire général de la CGT Cheminots Paca. Il en veut pour preuve « les premières conséquences sur les lots 1 et 2 déjà ouverts à la concurrence », c’est-à-dire les lignes de l’étoile niçoise de la filiale de la SNCF Sud Azur et le Marseille-Nice de Transdev. « Il y a des difficultés dues au cloisonnement du service public, du fonctionnement par monceau. Le système ferroviaire n’est pertinent qu’avec un phénomène de mutualisation et de réseau unifié », développe-t-il. Des ateliers différenciés pour les sociétés respectives, et donc plus coûteux, mais aussi « des problèmes à la fois de correspondance et d’information aux voyageurs » sont cités comme points noirs.

    Un dumping social

    à venir ?

    Dans les deux cas, son syndicat pointe « des résultats similaires » en comparaison avec la période où la SNCF historique était aux manettes en matière de retard et de ponctualité. « Le service rendu n’est pas au rendez-vous tel que la Région le prévoyait, ils sont dans le positivisme permanent », tonne-t-il.

    Mais c’est surtout la question du transfert de compétences et des cheminots qui inquiète le plus les syndicats. Dans un communiqué de presse, Sud-Rail Paca s’interroge quant aux promesses de la Région pour ce troisième lot : « 30% de trains en plus, 30% moins cher ? Mais comment ? » Avant d’avancer une piste de réponse : « Le fait de créer une filiale pour chaque appel d’offres correspond à la volonté de remettre en cause les droits des salariés et de mettre en place le dumping social. » Car, comme pour la filiale Sud Azur, un transfert des cheminots de la SNCF historique est à prévoir, d’une entité à une autre. Et qui dit transfert, dit volontariat, ou pas, mais aussi remise en cause des accords d’entreprise. « Il y a environ 650 agents concernés par le transfert. (…) Suite au transfert, tous les anciens accords collectifs SNCF cesseront après un délai de 15 mois », développe l’organisation.

    En résumé : « C’est sur le dos des cheminots qu’ils cherchent à réduire les coûts pour être conformes au contrat », selon François Tejedor.

  • Verrerie : le préfet du côté des salariés mais sans solution

    Verrerie : le préfet du côté des salariés mais sans solution

    Demi-teinte. À la sortie de leur entrevue avec le préfet, l’intersyndicale, qui était également accompagnée de la maire de Vergèze Pascale Fortunat-Deschamps (SE) et des sénateurs Denis Bouad (PS) et Vivette Lopez (LR), était rassurée sur un point : le préfet a confirmé les avoir soutenus face à la direction d’Owens Illinois (OI). « Nous avons eu confirmation qu’OI avait demandé des réquisitions pour envoyer des gendarmes sur le site par exemple et il a refusé. Il était complètement contre l’arrêt de ce four dans l’urgence. Il a demandé à OI de faire les choses dans les règles, mais OI ne l’a pas respecté. Il va aussi mettre la pression à OI vis-à-vis des agents de sécurité qui nous sont envoyés pour nous mettre la pression », a souligné Yvon Pallier, délégué syndical FO.

    Mais au-delà de ce soutien, Jérôme Bonet a confirmé son incapacité à pouvoir s’opposer à un groupe privé. Il a tout de même assuré qu’il contacterait la nouvelle équipe gouvernementale comme il l’avait fait avec les ministres de François Bayrou, pour les pousser à trouver une solution pour les salariés.

    Le four est en cours d’arrêt

    Depuis début octobre, les salariés oscillent entre tristesse et colère. En effet, le 9 octobre, la direction d’Owens Illinois a envoyé un communiqué de presse (sans avertir l’intersyndicale de son contenu) pour annoncer la fermeture prochaine du four à cause de la mobilisation des salariés qui occupent l’entrée du site depuis une quinzaine de jours. « Il s’agit de la seule option permettant de rétablir la sécurité des personnes et des installations, tout en préservant l’intégrité du four », écrit la direction. L’intersyndicale, composée de la CGT, de la CFE-CGC et de FO, a immédiatement réagi en organisant un rassemblement avec les salariés et les élus locaux le lendemain pour dénoncer « les mensonges de la direction d’OI ». « Ce sont des menteurs », a martelé Yohan Goupille, délégué syndical CGT.

    « Les prétextes cités ne sont pas justifiés. Pendant plus de dix jours, ce sont les salariés qui ont maintenu l’activité et la sécurité en l’absence totale de direction sur le site. Un accord de méthode a été signé stipulant la fin du PSE au 31 octobre. Pourquoi arrêter le four quinze jours avant ? OI, ce sont des voyous », fustige Yohan Goupille qui affirme que si le four est arrêté, il ne pourra pas redémarrer, contrairement à ce qu’avance la direction. Les syndicats ont également mis en avant les risques de sécurité d’un arrêt décidé à la hâte. Car la manœuvre est complexe. Pour stopper le four, il faut notamment le percer, faire couler 300 tonnes de verre liquide au sol et le refroidir.

    Lundi 13 octobre, du personnel de sécurité extérieur a été dépêché par OI à Vergèze pour s’assurer que les salariés n’allaient pas s’opposer à l’arrêt du four. Mais les syndicats ont rapidement contacté l’inspection du travail face à des manquements à la sécurité. « Il y a des risques humains et environnementaux », précise le délégué syndical CGT Bruno Santiago. « Ils étaient en costumes et chaussures de ville et n’avaient pas les équipements de protection. Y compris l’huissier. Et ils ont demandé à ce que le personnel ne s’approche pas. »

    Le lendemain, le four a finalement bien été percé, lançant la première phase de l’arrêt du four. Trop éprouvés, certains salariés n’ont pu contenir leurs larmes. « Maintenant, la direction nous annonce que nous ne sommes pas en indisponibilité totale mais partielle. Ils veulent qu’on vienne nettoyer le site. Ils disent que c’est pour présenter un site propre s’il y a un repreneur. C’est se foutre de nous. Pour attirer un repreneur, il aurait fallu lui montrer un site avec un four qui fonctionne et des salariés au travail. Pour moi, c’est de la torture psychologique », fustige Bruno Santiago.

    Les négociations autour du Plan de « sauvegarde de l’emploi » doivent en parallèle se poursuivre jusqu’au 31 octobre.

    « Pourquoi arrêter le four quinze jours avant ? OI,
    ce sont des voyous »

  • Les agents municipaux mobilisés pour plus de sécurité dans les écoles

    Les agents municipaux mobilisés pour plus de sécurité dans les écoles

    Reçus en mairie, ils ont obtenu l’assurance de travaux engagés pour sécuriser les établissements scolaires. Une série de travaux a été listée et un calendrier doit leur être fourni lors d’un prochain rendez-vous à fixer après les vacances. Par ailleurs les questions de la reconnaissance professionnelle et de la pénibilité avaient été soulevées par le syndicat, ainsi que le besoin de renfort en personnels pour la surveillance des cantines. « Nous avons obtenu que ces points soient étudiés » a indiqué leur représentante syndicale Françoise Risterucci.