Category: social

  • La Valette, les salariés de Primark font progresser la CGT de huit points

    La Valette, les salariés de Primark font progresser la CGT de huit points

    On fait une belle progression en passant de 17% à 25% », se félicite Anaïs Pascual, la secrétaire générale du syndicat CGT de Primark. Les élections professionnelles viennent en effet de voir progresser de 8% la Confédération générale, qui se retrouve donc dans la boîte avec cinq élus titulaires et cinq élus suppléants au Comité social et économique (CSE). L’instance représentative du personnel a pour rôle la défense l’emploi et les conditions de travail des salariés, veiller à la préservation de leur santé et de leur sécurité, mais aussi s’assurer du respect du droit du travail.

    Une augmentation qui vient récompenser tout le travail sur le terrain d’écoute et d’accompagnement mené dans les 30 magasins de l’enseigne ainsi que les combats engagés pour s’opposer à la pression de la direction sur la force de travail afin de réduire les coûts au détriment des personnels. « Et ça montre la confiance que nous accordent nos collègues », poursuit la responsable syndicale.

    La lutte continue

    Elle déplore en revanche la manœuvre orchestrée pour passer d’un CSE par région à un CSE aujourd’hui national avec la perte d’élus de proximité qui avait compétence, insiste la secrétaire générale, d’emmener l’employeur au tribunal ce que n’ont pas les simples délégués du personnel.

    Et de préciser : « Ça a été décidé et signé par la CFTC qui était le syndicat majoritaire. Le syndicat maison qui a à sa tête le directeur adjoint, alors que nous, on demandait le retour à un CSE par magasin au plus proche des salariés et surtout pour pouvoir emmener chacun des magasins au tribunal si on avait à faire des actions juridiques. » La syndicaliste ajoute : « Ça indique aussi au patronat qu’il va falloir nous écouter un peu plus. »

    En tout cas cette progression, assure Anaïs Pascal, vient renforcer la détermination du syndical à poursuivre la lutte et donne confiance aux salariés. De quoi reprendre la bagarre contre des conditions de travail très dégradées du fait d’un sous-effectif chronique organisé. La secrétaire générale de la CGT Primark La Valette pointe en plus l’arrivée des caisses automatiques qui va s’opérer par le non-renouvellement des postes. « Donc, ça fait des années qu’on travaille en étant toujours moins. Et là, ça va continuer », peste-t-elle.

    Et cela bien sûr, toujours pour un salaire de misère : « On continue à faire le travail de deux ou trois tout en étant payé au Smic. » À suivre, donc.

  • Précarité et mauvaise santé vont de pair à Avignon

    Précarité et mauvaise santé vont de pair à Avignon

    « Si on ne soutient pas la Sécurité sociale, avec la précarité des hôpitaux sur notre territoire, on va dans le mur », lâche Monique, infirmière retraitée venue de Cavaillon ce jeudi 6 novembre à 10h30 devant la préfecture, à l’appel de huit organisations syndicales, Force ouvrière ne s’étant pas jointe en Vaucluse aux autres membres du groupe de neuf.

    Ils étaient plus de 150 en milieu de matinée, en cité des Papes, pour montrer leur opposition au projet de budget de financement de la Sécurité sociale du gouvernement Lecornu, dont le texte fait toujours l’objet de discussions à l’Assemblée. Et notamment contre « des mesures drastiques contre l’accès à la santé, qui touchent plus durement les personnes âgées et les retraités dont la santé se dégrade avec l’âge », pousse, lors de sa prise de parole au nom de la FSU et de la CGT, Daniel Gressier, représentant les retraités FSU de Vaucluse.

    « Nous ne sommes pas des nantis, c’est complètement faux ! »

    Et de cibler le possible doublement des montants et plafonds des franchises médicales, c’est-à-dire le reste à charge, la remise en cause des affections de longue durée ou encore la nouvelle taxation sur les complémentaires santé, de 2,05% à 2,35%, « qu’elles répercuteront sur les cotisations, alors que les retraités subiront une augmentation exponentielle de leur taux en fonction de l’âge, avec l’application de la Protection sociale complémentaire dont ils et elles sont exclues », lance le représentant syndical.

    « Toutes les mesures projetées par le gouvernement attaquent principalement les retraités. On dit que les retraités sont des nantis, ce qui est complètement faux. On est dans un des départements les plus pauvres de France et beaucoup de retraités se trouvent en dessous du seuil de pauvreté. On attend des réponses. On nous disait que ça allait être mieux que sous Barnier et Bayrou, mais c’est faux », ajoute Thierry Maillet, membre du bureau de la CGT retraités de Vaucluse. Les syndicats annoncent que des échanges avec les parlementaires du département, hors Rassemblement national, ont été sollicités afin de les interpeller sur ces sujets.

  • Des doléances portées en préfecture à Marseille

    Des doléances portées en préfecture à Marseille

    Ils ont bien compris la petite mécanique à l’œuvre ces dernières semaines et ne s’en satisfont évidemment pas. Retraités ou non, ils ont marché main dans la main dans les rues de Marseille, jeudi, pour manifester leur rejet du budget d’austérité 2026 préparé avec les projets de loi de finance de l’État et de la Sécurité sociale.

    « Cela va impacter très fortement les travailleurs, en activité ou à la retraite parce que nous considérons bien que nous sommes des travailleurs puisque la retraite est un droit social », glisse d’emblée Josiane Dragoni. La responsable fédérale des retraités de la FSU se veut à rebours de la « guerre des générations prônée par le Medef et reprise par certains partis et une partie de la presse ». Le sentiment est partagé partout dans le cortège où sont présents de nombreux actifs. « Opposer les gens les uns aux autres ça n’amène qu’au pire », résume Marcel, son autocollant CGT bien posé sur sa veste. « Pointer les retraités, les chômeurs, les immigrés comme le fait Monsieur Macron depuis des années, ça ne fait que faire monter l’extrême droite. »

    « On est très en colère et on l’exprime a contrario de ce que veulent le gouvernement et certains médias qui jouent l’opposition entre actifs et retraités. On fait la preuve à Marseille comme dans tout le pays que nos revendications, même si elles sont spécifiques, nous rassemblent », abonde Claude Mas, la secrétaire générale de l’USR CGT 13.

    Ces revendications sont salariales tout d’abord. « Parce que les retraités ne sont pas riches et la pension moyenne est au niveau du Smic » rappelle-t-elle, eux demandent leur indexation sur l’inflation dès janvier, leur revalorisation selon le salaire moyen, et le maintien de l’abattement fiscal de 10%. Elles sont sociales aussi avec la revalorisation des prestations sociales a minima au niveau de l’inflation, l’abandon du doublement des franchises médicales, ou encore le maintien et le développement des services publics sur tout le territoire.

    « Les services publics,

    c’est pour tout le monde »

    Après avoir marché du Vieux-Port à la préfecture, ce sont ces doléances qu’une délégation de l’intersyndicale a transmis aux représentants de l’État dans le département. « Les services publics, c’est pour tout le monde, jeunes, actifs, retraités, et c’est tout ce qui est nécessaire. Cela se déliterait parce que ce serait des dépenses ? Mais non. Ce sont des investissements », reprend Josiane Dragoni. « Les cibler c’est détruire toute solidarité, cela signifie l’effondrement de notre modèle social, et la fin de nos droits sociaux, nos droits à la retraite, à la santé, à l’éducation. Et pour faire quoi ? Faire place au privé et aux grands groupes financiers. » Et la porte-parole des retraités Solidaires 13 de prendre l’exemple des Ehpad dans les Bouches-du-Rhône où plus des 70% sont aux mains de groupes comme Orpea, Korian ou DomusVi. « Les centres de rééducation fonctionnelle, les cliniques de soins sont aux mains de ces groupes avec des situations comparables », poursuit-elle, déplorant que la Sécurité sociale soit tuée à petit feu avec les 80 milliards d’exonération de cotisations sociales annoncées. « On la prive de ses recettes et le report vers les complémentaires de santé et les assurances privées poussés par les déremboursements vont encore s’accélérer avec ce budget. »

    En parallèle, les parlementaires, sénateurs et députés de tout le pays, hors Rassemblement national, « parce qu’on ne discute pas avec eux » sont interpellés. Face à la crainte d’une application par ordonnance, les organisations syndicales comme la CGT veulent connaître leur position dans le débat et attendent qu’ils défendent eux aussi leurs revendications.

  • À Toulon, on a poussé fort contre l’austérité et le gel des pensions

    À Toulon, on a poussé fort contre l’austérité et le gel des pensions

    « On continue aujourd’hui de ponctionner toujours les mêmes : ceux qui n’ont rien ou ceux qui ont juste un peu, pour un partage de la misère finalement. Maintenant, ça suffit », lance Jean-Luc Trinel (CGT), ancien du chantier naval dont la pension s’élève à 1 200 euros. « Non seulement on se prive, mais on doit aussi aider nos enfants confrontés à des difficultés de travail et de vie », ajoute-t-il, remonté par les nouvelles injustices que les retraités sont sommés d’assumer.

    Pour Annie (CGT), retraitée des Finances publiques et militante, « on est en train de diviser la société, de monter les gens les uns contre les autres : les actifs contre les retraités, les jeunes contre les vieux… » Elle dénonce le gel des pensions et du barème de l’impôt sur le revenu, qui rendra imposables de nouveaux foyers et leur fera perdre certaines aides sociales. Et de conclure : « Résultat, ce sont toujours les mêmes qui vont trinquer. Pendant ce temps, on chasse les pauvres, mais on ne lutte pas contre la fraude fiscale qui, chaque année, fait perdre 80 milliards au budget de l’État. »

    Ce qui amène de l’eau au moulin de Jean-Paul Cotura, figure emblématique des luttes dans le Port du Levant, pour qui les revendications portées ce matin par les camarades de la CGT appellent à « mener le combat aujourd’hui et demain ».

    « On est de tout cœur avec vous ! », lancent deux jeunes dames visiblement pressées, valises à la main. En les suivant, on apprend qu’elles travaillent dans le secteur de la santé, à Paris, et savent ce que signifie devoir se mobiliser.

    Contre la paupérisation

    Avant de prendre la parole pour l’intersyndicale, la secrétaire générale du syndicat CGT des retraités, Brigitte Cheinet, condamne « un budget délétère qui ne peut conduire qu’à la paupérisation de la population ». Et ce d’autant plus qu’elle connaît déjà bien la réalité du terrain, aujourd’hui, avec des retraités qui, pour certains, explique-t-elle, ne se chauffent pas, hésitent à se soigner ou ne peuvent plus sortir leur voiture tant le budget est déjà serré. « Aujourd’hui, le gouvernement a décidé que c’est à la population de payer, et non à ceux qui ont l’argent », tempête-t-elle.

    Dominique Luiggi (CGT) ajoute : « S’il y a de plus en plus de riches, c’est qu’il y a de moins en moins de travailleurs qui luttent. »

    Jean-Pierre Meyer (PCF) poursuit l’analyse en mettant en avant que, pour s’en sortir, « il faut passer par la convergence du politique et du mouvement social ». « J’ai toujours en tête, glisse-t-il, la conclusion du professeur Jacquard au terme d’une conférence à Sanary, il y a bien des années en arrière : “Ou le monde sera communiste, au sens du partage des savoirs et des richesses, où il sera barbare”. » Pour le militant syndical et politique, « c’est là que se situe l’enjeu aujourd’hui ». C’est-à-dire faire comprendre à ceux qui souffrent le plus qu’il est urgent de se mobiliser.

    À la tête du cortège qui s’ébranle vers la préfecture, Gilberte Mandon (FSU) insiste sur la nécessité d’un autre budget : « On en a un peu assez que les retraités soient la vache à lait du gouvernement, alors que 55% d’entre eux touchent moins que le Smic. »

    « Si on laisse faire, ça va être dramatique pour les petites pensions, renchérit Christian Godmet (Solidaires). Est-ce qu’on touche déjà du doigt la paupérisation de certains retraités ?  » Et de conclure : « Il faut pousser fort pour demander des mesures justes et nous le ferons d’autant mieux si la gauche est unie derrière le mouvement social. »

  • L’IA dans le viseur de la CGT Télécoms

    L’IA dans le viseur de la CGT Télécoms

    Le congrès départemental du syndicat CGT des télécommunications s’ouvre ce jeudi matin au camping de l’Arquet, à Martigues. L’emploi figure au cœur des préoccupations.

    Le secrétaire à la communication du syndicat Guillaume Lamourette, issu de l’opérateur Orange, explique que « petit à petit, l’intelligence artificielle est en train de remplacer des salariés. Quand on appelle le service client ou technique, on tombe sur une IA. Et c’est pareil pour les chatbots », de discussion instantanée.

    Les conséquences sur l’emploi seraient édifiantes selon le syndicaliste. « Quand je suis rentré chez Orange en 2009 nous étions 160 000. Nous sommes aujourd’hui 68 000. Et le projet de restructuration Orange regain prévoit de passer à 35 000 à horizon 2030 », affirme Guillaume Lamourette, à grand renfort de « non-remplacement de départs en retraite et de sous-traitance, comme c’est le cas pour l’intégralité de la branche fibre ».

    Syndicat de proximité

    Le responsable CGT contextualise : « On nous dit que l’intégralité du territoire est couverte en fibre, mais on a aucune vision sur l’entretien du réseau ni sur les futures générations de fibres qui devront être déployées. Rien non plus sur la recherche ou l’innovation. Et c’est pareil chez les autres opérateurs. » Le recours à la sous-traitance peut expliquer ces choix.

    Dans ce contexte, la question de la proximité du syndicat se pose, d’autant plus que « la mise en place des CSE éloigne les directions des lieux de travail », rappelle Guillaume Lamourette. Chez les opérateurs comme dans l’intérim.

  • Première grève dans les TER de Transdev

    Première grève dans les TER de Transdev

    C’est le premier préavis de grève déposé depuis la reprise par l’entreprise privée Transdev de la ligne TER Marseille-Nice. Dans un communiqué publié mercredi, SUD Rail appelle l’ensemble des salariés opérant sur le trajet à entrer en grève dès ce jeudi pour une durée indéterminée. Au cœur des revendications : l’exigence d’une révision des salaires et l’amélioration des conditions de travail. « Il y a aujourd’hui des rémunérations très en dessous de ce qui avait été promis au départ, notamment à ceux qui ont passé des entretiens avec Transdev, s’indigne Frédéric Michel, délégué syndical pour SUD Rail. Un ex-conducteur de bus de la boîte qui est passé conducteur de train sur la ligne a perdu entre 500 et 600 euros de salaire. Ça n’est pas tenable. » Le délégué syndical souligne également que certains points de la Convention collective nationale de la branche ferroviaire, qui s’applique en théorie à l’ensemble des entreprises du secteur, ne sont pas respectés. Parmi eux : les accords « classifications et rémunérations », qui permettent d’établir un niveau de qualification et donc de rémunération. « Des agents Transdev sont aujourd’hui classe 2 alors qu’ils devraient être classe 3 ou 4, sachant que la classe 1 est le niveau d’entrée », poursuit Frédéric Michel.

    « Dumping social »

    « L’ouverture à la concurrence, dont le président de la Région Paca s’est fait le précurseur, n’a jamais eu d’autre objectif que d’organiser un dumping social dans la branche ferroviaire », lit-on dans le communiqué SUD Rail. En clair : l’arrivée des entreprises privées sur les rails expose les salariés à des pratiques concurrentielles classiques de la part de leur employeur, qui peuvent choisir d’abaisser les coûts de production en abaissant celui de la main-d’œuvre. Deux agents sur trois devraient participer à la grève selon l’enquête interne de SUD Rail, contre 17% seulement selon Transdev. La compagnie ferroviaire privée annonce le fonctionnement d’un train sur deux ce jeudi.

  • Les rendez-vous du 6 novembre pour une nouvelle mobilisation nationale et intersyndicale

    Les rendez-vous du 6 novembre pour une nouvelle mobilisation nationale et intersyndicale

    Le rendez-vous est fixé à 10h30 sur le Vieux-Port à Marseille pour les Bouches-du-Rhône, avec un appel relayé par l’Union nationale interprofessionnelle des retraités solidaires (Unirs).

    À Avignon, l’intersyndicale appelle au rassemblement à 10h30 devant la préfecture.

    Dans le Var, le cortège se rassemblera à partir de 10h30 sur le parvis de la gare à Toulon, également à l’appel du groupe des 8.

  • La grève continue au lycée du Golfe de Saint-Tropez

    La grève continue au lycée du Golfe de Saint-Tropez

    En grève dès le premier jour de cette rentrée pour s’opposer à la réintégration de leur chef d’équipe dont les agissements, disent-ils, portent atteinte à leur santé, les personnels techniques du lycée du Golfe de Saint-Tropez étaient à nouveau mobilisés mardi. Pour mémoire, ce cadre mis en cause avait été suspendu de ses fonctions à titre conservatoire en novembre 2024 par le proviseur du lycée. Or, la Région a décidé de le réintégrer dans ce même établissement.

    « La vice-présidente s’est déplacée hier, nous a écoutés mais apparemment ne nous a pas entendus, puisque la collectivité reste sur ses positions », lâche Éric Moretti pour le syndicat CGT des personnels du conseil régional.

    Visiblement donc, le mouvement est parti pour être reconduit si rien ne bouge. Pas ce mercredi puisque les personnels sont reçus par la Région pour leur demande de protection fonctionnelle. Mais sans avancée… « La demi-pension a été fermée jusqu’à ce qu’une décision favorable pour les agents soit prise », confirme Florence Capello, en expliquant que « des alertes, au niveau du syndicat, ont été faites auprès des instances sur la protection des agents concernant la maltraitance ».

    « On vit ça au quotidien avec eux et on les soutient à 100%. Comme d’ailleurs toute la communauté scolaire, parce que tout le monde sait ce qui se passe au sein d’un établissement scolaire, les choses sont connues de tous », déclare une secrétaire sortie devant l’établissement pour accrocher une banderole.

    Elle ajoute : « Quand on voit les agents en pleurs, dépités, dans l’incompréhension… ça laisse peu place au doute ! Ce qu’ils vivent, c’est abominable ! »

    « En tout cas lorsque ce monsieur est absent, ils viennent au lycée avec le sourire », confirme Carine, agent administratif également. Et de poursuivre : « On ne peut pas aller au travail en ayant peur, en ayant une boule au ventre. »

    Des élèves de BTS venus exprimer leur solidarité sont visiblement choqués par ce que vivent leurs aînés. « Ça, c’est du harcèlement psychologique », tranche Ambre. « Et vous imaginez un harceleur qu’on remettrait à côté de la victime… »

    « Il faut soutenir tout le monde. Élèves comme profs ou agents du lycée. Pour moi tout le monde est au même niveau », insiste Lisa approuvée par Léa et Émile.

    La CGT rappelle que dans leurs revendications adressées à la collectivité, les agents ne demandent pas de sanction mais se contentent de demander la mutation de ce chef de service pour pouvoir exercer leurs missions sereinement.

    « Si le proviseur a pris cette décision l’année passée, c’est qu’il y avait des raisons sérieuses ou un dysfonctionnement grave », insiste Florence Capello.

    La vice-présidente Florence Bulteau-Rambaud, contactée hier par téléphone, a confirmé que le retour de ce cadre aux méthodes peu conventionnelles a bien été acté au sein de l’établissement. « Mais avec une fiche de poste adaptée, c’est-à-dire qu’il n’aura plus de fonction d’encadrement auprès des agents », précise-t-elle. Et de concéder également qu’« il est apparu au cours de l’enquête administrative qu’il y avait certains points sur lesquels cet agent devait être accompagné ». Visiblement, oui. Pour le moins.

    Pas sûr que cette position soit acceptable par les agents d’entretien.

    À suivre, donc.

  • Grève à la cimenterie Imerys pour l’obtention d’une prime de pénibilité

    Grève à la cimenterie Imerys pour l’obtention d’une prime de pénibilité

    C’est leur quatrième jour de grève. Ce mardi matin, les salariés d’Imerys, cimenterie à l’entrée de Fos-sur-Mer, sont sur le piquet de grève devant le portail de l’entreprise depuis lundi, après avoir reconduit à l’unanimité leur mouvement, suspendu le week-end pour négocier.

    « Nous discutons depuis un an avec la direction pour obtenir la même prime que tout le reste de l’entreprise au service fabrication », explique Ludovic Olive, délégué syndical CGT de l’usine, pour une somme équivalente à six euros par personne et par jour. « Aujourd’hui, les contremaîtres ont la possibilité de pointer les primes, et ce depuis le mois d’octobre. Mais ils ne le font pas », déplore-t-il. Une revendication pourtant « modérée » selon le syndicaliste, qui affirme que « sur 28 postes en fabrication, 26 sont grévistes, comme 80% des collègues à l’expédition » pour une « large participation » au global pour les ouvriers, dans une usine où l’encadrement et la maîtrise sont nombreux.

    Climat social dégradé

    Contactée, la direction d’Imerys ne « commente pas le mouvement social en cours », mais affirme pourtant en réponse à notre sollicitation « rester ouverte au dialogue social avec nos parties prenantes syndicales comme c’est le cas depuis le début du mouvement ».

    Mais après le dernier rendez-vous de vendredi, le dialogue social est au point mort depuis la reprise de la grève lundi, « la direction ne s’est même pas présentée », commente un élu CGT au Comité social et économique (CSE). La prime de pénibilité n’est pas le seul sujet de discorde. En cause, un climat social dégradé qui avait déjà fait l’objet d’un mouvement de grève à la mi-octobre. « Il y a une mauvaise ambiance, un management toxique », tance le secrétaire du CSE Gautier Moreno (CGT). « Il n’y a plus de lien entre les managers et les collègues sur le terrain. Sans parler des pressions sur les élus alors qu’on demande des réponses sur la présence de Chrome-6 dans les ateliers », un agent cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction (CMR).

    La période tient d’un prélude à l’approche des négociations annuelles obligatoires (NAO), qui doivent avoir lieu « d’ici deux-trois semaines » d’après Ludovic Olive, pour lesquelles il « n’y a pas encore de calendrier », mais qui doivent déboucher sur un accord « avant Noël ».

  • Les arrêts maladie passibles de licenciements à La Poste

    Les arrêts maladie passibles de licenciements à La Poste

    Ils étaient une quinzaine à se mobiliser devant le siège de leur direction à l’appel de la CGT, mais à « 82% en grève sur le secteur 05 », précise Éric Chesnais, responsable CGT Activités postales 13 pour exiger la réintégration de Gaëtan, facteur depuis 20 ans, visé par une mesure de licenciement. Un arrêt maladie de 15 jours en 2025 lui est reproché.

    « On est facteur, tous soumis aux aléas des intempéries, à tirer des charges de plus de 30 kg sur des tournées de 13 km en moyenne. On a tous des problèmes au dos », lâche un des collègues de travail aux côtés de Gaëtan. L’argumentaire de l’organisation syndicale, reçue en audience par les directeurs d’établissement le jeudi 30 octobre, est resté sans effet. « On est dans une colère terrible », réagit Stella Estaque, secrétaire générale CGT APT 13, qui estime que la raison est ailleurs. « Quand le groupe décide de fermer les bureaux de proximité, de fusionner les agences, forcément, il faut réduire la masse salariale. »

    Une dizaine d’exceptions

    Sollicitée, la direction assure tranquillement qu’elle « ne remet pas en cause la légitimité des absences pour raison de santé », et précise que cette démarche « ne constitue en aucun cas une sanction disciplinaire ». C’est la nécessité « d’assurer la continuité et la bonne organisation de l’activité de l’entreprise, dans l’intérêt collectif » qui a motivé sa décision.

    Le groupe aurait ainsi trouvé une faille dans le droit du travail qui permet « le licenciement pour désorganisation de l’entreprise. Une procédure exceptionnelle et strictement encadrée. Il est motivé par les absences répétées du salarié qui perturbent durablement le fonctionnement du service et rend nécessaire son remplacement définitif par l’embauche d’un salarié en contrat à durée indéterminée ». Il est surprenant que l’ensemble du service d’un groupe comme La Poste puisse être déstabilisé à ce point par 15 jours d’absence d’un facteur. « La preuve que non, puisqu’aujourd’hui, les agents ont tous été remplacés », souligne Stella Estaque.

    Par ailleurs, le caractère exceptionnel de la mesure ne le serait pas autant que cela. « Dans la région, en un an, on a déjà eu affaire à plus d’une dizaine de licenciements sur ce mobile », indique Éric Chesnais. Il est d’ailleurs notable que dans les Alpes-de-Haute-Provence, à la même heure, les agents de Digne ont démarré une grève sur le même motif. Le syndicat CGT des postiers n’entend pas en rester là et s’est armé d’un avocat pour constituer un dossier solide.

    Depuis des années, les organisations syndicales de La Poste se mobilisent contre d’incessantes réorganisations, « dont le seul objectif est de tirer plus de profit aux dépens de l’emploi, dénonce la CGT, c’est le groupe qui désorganise ce qui était un service public ».