Category: politique

  • Des commerçants touchés par la tourmente métropolitaine

    Des commerçants touchés par la tourmente métropolitaine

    En appuyant sur le bouton rouge de la mise sous tutelle le 28 avril dernier, c’est une réaction en chaîne qu’ont déclenchée les élus de la Métropole Aix-Marseille. Parmi les victimes collatérales, des commerçants impactés par les chantiers métropolitains ne reçoivent plus le moindre centime des indemnités promises.

    C’est le cas à Aubagne du Régence, bien situé sur le cours Voltaire où le Val’tram doit entrer en service en 2027. Il y a deux semaines, celui-ci a vu son électricité coupée en plein service en raison d’impayés. « Ils ont bloqué pendant plus de deux ans la ville, et nous étions en face des dépôts du chantier du tramway, témoigne un responsable du restaurant. À partir de là ça a été la catastrophe. Cela a impacté la clientèle, la moitié du chiffre d’affaires a été perdue. » Son dossier avait été validé par la commission métropolitaine d’indemnisation amiable (CMIA), qui compense chaque semestre à hauteur de 60% des pertes constatées les professionnels touchés par les grands chantiers réalisés par l’institution. « Mais le dernier versement a été bloqué », déplore le responsable. Et face aux impayés, le courant coupé en plein service.

    « Stricte réserve juridique »

    « Une bonne dizaine de commerçants sont concernés, place Castellane à Marseille ou à Aubagne, partout où il y a eu des travaux », alerte Bernard Marty, le président de l’union des métiers et des industries de l’hôtellerie dans les Bouches-du-Rhône (Umih 13). Il déplore que ces indemnisations, déjà prévues, ne soient pas versées. « Nous ne sommes pas responsables des résultats financiers de la Métropole, tempête-t-il. Il y a des engagements pris, on aimerait qu’ils soient respectés. Tous ces commerçants sont en danger ! »

    « Il y a des situations très compliquées, nous avons identifié ce problème comme étant prioritaire », acquiesce l’adjointe (DVG) marseillaise au commerce, Rebecca Bernardi. « Tant que la situation n’est pas débloquée avec la chambre régionale des comptes, rien ne peut être versé », déplore-t-elle, alors qu’une commission qui devait se réunir a été annulée.

    « La Métropole est pleinement solidaire des commerçants impactés par les grands chantiers de transport », indique-t-elle, avec 268 dossiers déjà traités. Pour ceux qui ont déjà été validés, « le versement a subi un léger décalage technique lié au renouvellement de l’exécutif métropolitain » et doit être débloqué par les Finances publiques la semaine prochaine. Mais pour les nouveaux dossiers, elle reste « temporairement soumise à une stricte réserve juridique concernant l’engagement de nouvelles dépenses », jusqu’à la notification officielle du budget par le préfet début juillet. Après la validation lundi, la chambre régionale des comptes doit de son côté présenter sa copie ce jeudi, tandis que les maires de la Métropole se réuniront le 15 juin pour l’étudier.

  • [Quoi de neuf] « Localement, le gros problème c’est le logement »

    [Quoi de neuf] « Localement, le gros problème c’est le logement »

    À l’occasion de ses 75 ans, l’UFC-Que Choisir a fait évoluer son nom pour devenir « Que Choisir Ensemble ». Née en 1951, l’association est composée d’associations locales dans tous les territoires, dont l’Hérault. En septembre Que Choisir Ensemble-Montpellier va célébrer ses cinquante ans d’existence lors d’une grande journée de rencontres et de débats, le 18 septembre. Outre le thème central du logement, l’association milite pour l’accès aux soins.

    Françoise Verna : Rappelez-nous les domaines d’intervention de Que Choisir Ensemble Montpellier. Y a-t-il des spécificités de l’aide apportée aux consommateurs dans le territoire ?

    Gilbert Rieu : Il faut savoir que l’association locale a 1 600 adhérents. Nous intervenons dans la région de Montpellier : c’est le Lunellois, le Gangeois, le Clermontais… Les spécificités nous les mesurons dans l’accueil des consommateurs au quotidien, lors de nos permanences du lundi au vendredi matin. Localement, le gros problème c’est le logement. C’est pour cela que nous avons orienté nos actions autour de cette question. Cela va être le cœur d’un anniversaire local, celui des cinquante ans de notre association, le 18 septembre qui aura pour thématique principale le logement. Historiquement, le logement n’était pas une culture d’action des associations de défense des consommateurs. Mais depuis plusieurs années, on prend en compte le fait que c’est un besoin essentiel au niveau du consommateur. Donc on est engagé franchement sur cette question avec une dimension qui a été développée par Marina Seccal-Bersinger [ancienne présidente et désormais trésorière nationale], avant mon arrivée, vis-à-vis des bailleurs sociaux. Nous nous sommes manifestés lors des élections dans les organismes avec des succès remarquables et nous préparons les prochaines. C’est une action importante sur le Montpelliérain.

    Olivier Nottale : Cela consiste en quoi de défendre les locataires des bailleurs sociaux ?

    Marina Secall-Bersinger : Nous sommes particulièrement militants et nous portons ce combat. Sur le logement social, nous sommes déjà en campagne puisque les élections vont se dérouler de novembre à décembre pour siéger au sein des organismes. Nous avons déjà des bénévoles sur le terrain. Nous avons ciblé trois bailleurs sociaux : ACM Habitat, Hérault Logement et FDI Habitat. Au niveau national nous étions arrivés premiers chez CDC Habitat. Localement, cela a permis de créer une commission logement qui se réunit deux fois par mois avec des bénévoles et des locataires qui nous ont rejoints. Cela permet, au niveau local, d’organiser des rendez-vous conso’ dans les résidences. Nous y parlons problèmes d’énergie, des thématiques qui les intéressent, etc. C’est en lien aussi avec notre campagne nationale qui porte sur le logement, pas seulement social.

    Françoise Verna : Là encore, Y a-t-il des particularités locales ?

    Marina Secall-Bersinger : Sur Montpellier, ce que nous souhaitons cibler lors de nos cinquante ans c’est la problématique du logement des étudiants.

    Nous sommes dans une ville où il y a un problème entre l’offre et la demande. Et puis nous voulons aussi travailler sur tout ce qui est « contractualisation ». On a aussi gagné un combat pour pouvoir changer d’assurance emprunteur. Pour nous qui souhaitons nous adresser aux jeunes, en première accessibilité, le fait de pouvoir dénoncer son assurance emprunteur fait gagner des dizaines de milliers d’euros.

    Olivier Nottale : Marina Secall-Bessinger, outre vos responsabilités de trésorière vous êtes également déléguée nationale à l’accès aux soins de l’association Que Choisir Ensemble. Comment vous agissez ?

    Marina Secall-Bersinger : Je commencerai par notre légitimité. Nous avons sorti notre première étude sur la fracture sanitaire en 2012. Nous l’avons actualisée et nous mettons à disposition des outils. Vous pouvez voir, en allant sur notre site, l’équipement médical autour de chez vous. La richesse de notre analyse c’est que ce n’est pas simplement une problématique géographique. Nous sommes allés plus loin parce qu’il n’y a pas qu’une fracture démographique mais aussi une fracture financière. La problématique, notamment locale, ce sont les dépassements d’honoraires. C’est là que l’usager de la santé a de grosses difficultés.

    Françoise Verna : Pourtant, à Montpellier il y a tout pour se soigner…

    Marina Secall-Bersinger : Oui, tout le monde est là, les spécialistes, etc. Mais à quel prix ? Quand on voit le problème du désengagement de l’État, le report sur les complémentaires santé et l’augmentation de ces complémentaires, il y a beaucoup de gens qui ne peuvent plus se soigner même s’il y a des médecins. C’est ce travail que l’on porte et nous alertons régulièrement les politiques.

    Olivier Nottale : Vous pesez sur eux ?

    Marina Secall-Bersinger : En ce moment revient au Sénat la loi Garot à laquelle nous nous sommes associés et qui concerne l’installation territoriale des médecins. L’article premier est passé et c’est la navette avec le Sénat. On invite les associations locales à saisir les sénateurs.

    Recueilli par F.V.

    Écoutez l’émission en cliquant sur le lien.

  • Vaucluse : au centre droit, ça se bouscule aussi pour les sénatoriales

    Vaucluse : au centre droit, ça se bouscule aussi pour les sénatoriales

    Combien de listes aux sénatoriales seront à la disposition des quelque 1 300 grands électeurs vauclusiens le 27 septembre ? Si les candidatures ne seront officiellement déposées qu’à partir du 7 septembre, les prétendants sont déjà en campagne. De manière officielle, comme les sénateurs sortants Jean-Baptiste Blanc (LR) et Lucien Stanzione (PS), ou encore en sous-main pour d’autres qui n’ont pas encore officialisé ou réfléchissent.

    Notamment au centre droit. Actuellement, l’espace se polarise autour de Jean-Baptiste Blanc, qui a reçu l’investiture LR, et rêve d’une « liste d’union sacrée » qui pourrait viser au moins deux sièges. Le sénateur discute toujours avec Olivier Glazi, maire (DVD) d’Avignon, qui compte « peser » dans la campagne. La majorité avignonnaise doit arrêter une position dans la semaine et valider la candidature de l’adjointe Anaïs Hausmann, compagne d’Olivier Galzi. Une rencontre Blanc-Galzi-Hausmann est prévue le 15 juin mais l’hypothèse d’une alliance n’est pas la plus épaisse.

    D’autres Vauclusiens sont tentés par un rapprochement avec Olivier Galzi. Comme Adrien Morenas, ex-député macroniste de la 3e circonscription jusqu’en 2022. « Je prospecte pour une liste d’union du centre, d’Édouard Philippe au centre gauche, confie l’ex-parlementaire, adhérent Renaissance, mais aujourd’hui sans mandat. Je discute avec des élus locaux, je suis en contact avec Olivier Galzi, sa méthode est intéressante, j’adorerai qu’il m’apporte son soutien, si j’y vais c’est pour mener la liste. » À ce stade, difficile d’imaginer le maire d’Avignon se ranger derrière un ex-député macroniste. « Soit je porte la liste, soit je n’y vais pas », assure Adrien Morenas.

    L’élue régionale Sylvie Viala « prépare une liste »

    S’il ne cherche pas le soutien de Renaissance, l’ex-présidente du parti macroniste en Vaucluse, Malika Di Fraja a, elle, fait acte de candidature à l’investiture. Et ce, il y a un mois dans un communiqué assez lunaire où elle se lance juste en réponse à la diffusion de « Maréchal nous voilà » dans les rues de Carpentras le 8 mai. Sollicitée, Malika Di Fraja est aux abonnés absents. Lors de la campagne des municipales, on l’avait aperçue à plusieurs reprises lors de meetings d’Olivier Galzi. Éric Bruxelle, adjoint au maire (Renaissance) à L’Isle-sur-la-Sorgue pourrait prétendre à l’investiture. Enfin, la présidente vauclusienne du Modem, Sylvie Viala, est aussi sur les rangs, sans exclusive de son parti. « Je prépare une liste et un projet mais il est trop tôt pour en parler », nous confie l’Avignonnaise, également conseillère régionale, donnant rendez-vous « à la fin du mois ». Tout en précisant qu’il n’y aurait « que des élus » sur sa liste. Fermant donc la porte à Adrien Morenas ou Malika Di Fraja.

  • Des « intimidations » sur des militants CGT agitent le conseil municipal de Gardanne

    Des « intimidations » sur des militants CGT agitent le conseil municipal de Gardanne

    Ce mardi soir de conseil, à l’appel de la CGT des Territoriaux, une soixantaine de syndicalistes et leurs soutiens, dont le PCF, se sont rassemblés sur le parvis de la mairie. En toile de fond de cette action, des attaques « répétées sur des syndicalistes », depuis l’année 2021, explique la CGT des Territoriaux. Plus précisément, « on a fait cet appel à la suite de multiples intimidations à l’encontre de responsables syndicaux. La dernière en date : une camarade bousculée sur le marché de Gardanne par un autre agent. On demande à la Ville de réagir », détaille Serge Cremonesi, secrétaire général de la CGT des Territoriaux.

    « Soyons neutres ! »

    Le sujet s’est rapidement invité au cours de la séance de ce mardi. « Une telle situation soulève des interrogations légitimes et un profond malaise (…) nous appelons la majorité municipale à faire la lumière sur cette situation, à garantir la protection des agents concernés », signale Johanne Guidini-Souche (DVG). À ce sujet, le maire, Hervé Granier (LR), assure « qu’une enquête administrative va bien évidemment être menée, la collectivité respectera ses devoirs. La lumière sera faite pour faire en sorte qu’on puisse trouver des solutions. » Le débat ne s’arrête pas là. Après diverses délibérations, le sujet revient, lorsqu’à l’ordre du jour apparaît la création de deux postes de gardes champêtres. « Il nous semble qu’un des agents est donc visé par une enquête. Il y a un doute raisonnable sur la capacité de cette personne à garder son sang-froid », relance Johanne Guidini-Souche. « C’est fort de café de prévoir de dire de tels propos, ça me choque. Je le répète, ces agents partiront en formation », s’indigne le maire. « J’ai du mal à vous entendre juger avant que l’enquête administrative soit passée (…) Derrière chaque individu, il y a des familles », lance Laurence Langlet (RN). « Je corrobore, répond le maire. C’est difficilement entendable pour l’agent, pour sa famille et les habitants qui connaissent l’agent. » Pour Jean-Marc La Piana, « avant de penser promotion, peut-être qu’il serait intéressant de voir la fin de l’enquête administrative ». « Soyons neutres ! Manifestement, tout le monde ne l’est pas », tranche le maire. Sandrine Zunino, élue aux finances, rappelle « qu’un processus administratif [pour ce poste, Ndlr] a été engagé bien avant cet incident-là ». L’opposition de gauche s’abstiendra sur cette délibération.

  • Ludovic Perney élu à la tête de la fédération LR

    Ludovic Perney élu à la tête de la fédération LR

    C’est une page qui se tourne pour les Républicains dans les Bouches-du-Rhône. À l’issue de deux jours de vote, les militants ont élu ce mardi soir à la présidence de la fédération le vice-président au conseil régional chargé de la jeunesse, Ludovic Perney. Celui-ci a recueilli 71,3% des suffrages exprimés, distançant nettement l’ex-présidente du groupe d’opposition au conseil municipal marseillais, Catherine Pila. Parmi les plus de 2 300 adhérents inscrits, ils sont 58,7% à avoir voté. Un résultat qui vient terminer la séquence des municipales et leurs conséquences pour la droite dans le département, entre son effondrement à Marseille face au RN et l’émergence d’une nouvelle génération de maires. Élu à Istres, Robin Prétot lui avait apporté son soutien, tout comme – plus discrètement – le nouveau président de la Métropole, Nicolas Isnard.

    « Si l’on m’avait dit, lorsque j’ai pris ma première carte à l’UMP à l’âge de 14 ans, que quelques années plus tard je présiderais la fédération départementale de ma famille politique, je ne l’aurais sans doute pas cru », partage l’élu âgé de 30 ans au moment d’annoncer les résultats du vote. Reconnaissant que « la tâche est immense pour retrouver la confiance des électeurs ».

    Mais derrière ce vote se jouait aussi un autre affrontement politique. « La candidature de Catherine Pila n’est poussée que par la volonté de Martine Vassal de garder une main sur le parti », accusait-il. Quand d’autres reprochaient à Ludovic Perney sa proximité avec le président (Ren.) de Région Renaud Muselier. L’ex-présidente de la RTM lui avait aussi reproché d’utiliser illégalement les contacts des adhérents pour sa campagne et avait alerté les instances du parti. « La campagne étant terminée, je l’appelle à venir travailler à nos côtés, conformément au choix des adhérents, pour le succès de nos idées », propose-t-il désormais.

    Dans un communiqué, celle-ci « prend acte du résultat de l’élection ». Mais face à ce qu’elle désigne comme des « irrégularités », elle annonce « former un recours auprès de la Haute autorité des Républicains ». En précisant qu’elle « ne revendique pas la présidence de notre fédération ».

  • La liaison Fos-Salon mise en débat sur la place publique

    La liaison Fos-Salon mise en débat sur la place publique

    Le projet de liaison routière entre Fos-sur-Mer et Salon-de-Provence entre dans une nouvelle étape. La préfecture de région a annoncé lundi par communiqué l’organisation d’une nouvelle phase de concertation d’un mois sur le projet de liaison Fos-Salon, entre le 15 juin et le 15 juillet. Cette concertation menée par la Dreal Paca porte sur « le choix des variantes préférentielles sur les trois sections du projet » et sur « les modalités de financement envisagées pour la réalisation de l’infrastructure », tel que l’annonce la préfecture de région. En clair : où on passe, et qui paye.

    Le dossier de concertation sera accessible sur le registre numérique dédié à partir de lundi prochain, le 15 juin. Dans le même temps, quatre réunions publiques sont organisées par les services de l’État, dont la première pour la présentation du projet et de premiers échanges qui se tiendra salle Colomb à Miramas, lundi 22 juin à 18h30. Cette réunion sera suivie de trois ateliers dédiés aux trois tronçons de l’aménagement, soit le 1er juillet à 18h30 à la salle la Grange d’Istres pour la section centrale, entre Toupiguières et l’échangeur de Rassuen, le 7 juillet à la même heure à la salle des fêtes de Grans pour la section Nord entre l’échangeur de l’A57 et Toupiguières, pour finir mercredi 8 juillet à 18h30 à la Maison de la mer de Fos-sur-Mer concernant la section sud, entre les ronds-points de Rassuen et de la Fossette.

    Les variantes d’itinéraires présentés par l’État concernent la section nord, à choisir entre l’aménagement d’une portion de la RN569 ou de la D69. Au sud, à Fos-sur-Mer, il s’agit de choisir entre l’aménagement de l’actuelle RN569, ou d’une nouvelle route à proximité immédiate de la voie ferrée des Coussoul, au nord sur l’actuelle route du Ventillon ou au sud de celle-ci sur une nouvelle voie.

    Pas de contournement ?

    La concertation n’inclura pas de contournement de Fos-sur-Mer par le prolongement de celui de Martigues-Port-de-Bouc, devant déboucher à l’ancienne station-service près de la cimenterie Imerys. Cette absence est pointée par le président de l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos (ADPLGF) Daniel Moutet, dans un courrier adressé au préfet de Région le 1er juin dernier. En référence au projet de contournement de Fos-sur-Mer parallèle à la voie ferrée, longeant les étangs d’Engrenier et de Lavalduc, « si le scénario du barreau des étangs avait été réalisé, l’accident du 27 mai dernier entre Fos et Port-de-Bouc n’aurait pas affecté les usagers, ni les populations, ni les secours », estime le président.

    Et insiste : « Les enjeux de mobilité sont très présents dans cette concertation et ressortent comme un des freins à l’acceptabilité nouveaux projets industriels par les populations. »

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre-Marie Ganozzi

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre-Marie Ganozzi

    Marseille, sécurité du quotidien, narcotrafic, police municipale…

    À vous la parole ⬇️

  • Documents volés : Sébastien Delogu sera jugé le 21 octobre

    Documents volés : Sébastien Delogu sera jugé le 21 octobre

    Poursuivi pour «la diffusion sur les réseaux sociaux et notamment sur son compte Instagram de documents relatifs à la vie privée et professionnelle de M. Isidore Aragones» rappelait la présidente, Sébastien Delogu sera finalement jugé le 21 octobre prochain, a décidé le tribunal correctionnel de Marseille ce mardi après-midi.

    Dans le cadre d’un conflit social au sein de la société Laser propreté, qui assurait le nettoyage de la gare Saint-Charles à Marseille, le parlementaire avait exhibé dans une vidéo le 24 septembre 2024 plusieurs courriels de l’éphémère président du conseil d’administration de la société, membre du bureau du Crif (conseil représentatif des institutions juives de France) Aix-Marseille.

    Parmi ces documents, un échange avec un responsable de l’armée de l’Air israélienne pour faire venir une délégation, un mail relatif à un voyage en Israël, un autre relatif à une vente aux enchères… Des documents qui avaient été dérobés une semaine plus tôt lors d’une mobilisation sociale, et dont la diffusion représentait «un risque direct d’atteinte à la personne et aux biens», soulignait la présidente. Absent à l’audience en raison d’un «climat très tendu» expliquait son avocat Me Yones Taguelmint à l’AFP, le député s’était dépeint en «lanceur d’alerte» après son audition.

    Dernier renvoi

    «La défense ne sera pas en état de présenter ce dossier de façon convenable», plaidait son conseil en soulignant qu’il n’a reçu le dossier qu’au mois de mai, tandis que se multiplient les procédures dans lesquelles le député est partie civile. Ainsi pour la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité le 7 juillet de l’auteur de menaces de mort en ligne contre le parlementaire. «Plus nous allons nous approcher de la présidentielle, plus il y aura une cristallisation», répondait le conseil du Crif Me Benjamin Ayoun en dénonçant de la part du député «une volonté d’être en lutte contre le Crif, contre M. Aragones, et contre tout ce qui peut avoir une position pro-Israël».

    Le parquet ne s’opposait pas au renvoi, qui sera le dernier dans cette procédure a indiqué la présidente.

  • Visite amicale de Ian Brossat à la soirée de la section PCF du Rove

    Visite amicale de Ian Brossat à la soirée de la section PCF du Rove

    Élus, militants et sympathisants
    ont rempli la salle des fêtes municipale et ont été chaleureusement accueillis par le maire, Paul Sabatino.

  • [Violences sexistes et sexuelles] Une centaine de députés de gauche et du centre demandent une loi globale

    [Violences sexistes et sexuelles] Une centaine de députés de gauche et du centre demandent une loi globale

    « Je demande au gouvernement, au président de la République, d’inscrire (…) cette proposition de loi intégrale cosignée par plus de cent députés à l’ordre du jour de la session extraordinaire dont l’Assemblée nationale sera saisie soit en juillet, soit en septembre », plaide Yaël Braun-Pivet, ce lundi à l’Assemblée nationale en réaction à l’affaire Lyhanna. « Il en va de la vie des enfants et des femmes qui sont victimes de violences. Ce ne sont pas des statistiques », renchérit la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez. L’élue a déposé en novembre dernier ce texte de près de 80 articles, inspirée des 140 recommandations formulées par la « coalition féministe pour une loi intégrale ».

    Le député écologiste Arnaud Bonnet relate les témoignages récoltés au sein des trois commissions d’enquête auquel il a participé « qu’est-ce que nous en entendons ? ce sont des viols de bébés, des agressions bucco génitales sur des petites filles de trois ans et des petits garçons de quatre ans. C’est massif dans la société », tempête-t-il. Et alors que chacun cherche un bouc émissaire, le député Liot David Taupiac appelle à « travailler collectivement » sur des « défaillances systémiques ». « Il y a urgence ! », clame-t-il.