Category: politique

  • Six-Fours à gauche, écologiste et citoyenne repart en campagne

    Six-Fours à gauche, écologiste et citoyenne repart en campagne

    « Notre liste sera menée par Pascal Cabras [sympathisant communiste, chef de file du PCF, Ndlr] qui se met avec modestie et humilité au service de notre collectif », explique le conseiller municipal d’opposition Philippe Comani (PS).

    Une liste, argumente-t-il, née de la volonté de militants de gauche et de citoyens de perpétuer l’action menée par les élus depuis 2020 déjà sous l’étiquette Six-Fours à gauche, écologiste et citoyenne. L’objectif étant de « faire entendre une autre voix que celle de la droite extrême ou de l’extrême droite et continuer à être la véritable opposition au maire LR Jean-Sébastien Vialatte ».

    Une campagne dans laquelle les colistiers comptent « susciter des réflexions sur un certain nombre de thèmes afin que les habitants s’en emparent, en débattent ou les amendent pour construire avec eux un projet ambitieux pour Six-Fours, en apportant un nouveau souffle démocratique à la commune ».

    Parmi ces sujets, le logement occupera une bonne place.

    « En raison d’une politique ultra-libérale du maire sortant conduisant à une sélection par l’argent, il est quasiment impossible à nos jeunes salariés, avec ou sans enfants, de se loger sur notre commune », déplore Philippe Comani.

    Une commune carencée en logements sociaux qui doit impérativement investir dans ce type de construction pour à la fois se conformer à la loi et éviter de s’acquitter de lourdes pénalités. Mais surtout pour répondre aux besoins de la population.

    La liste de gauche se positionne également pour la création d’un commissariat de police, « pour une police de proximité au contact de la population ».

    Le développement des transports collectifs et leur gratuité fait aussi partie des propositions portées Six-Fours à gauche, écologiste et citoyenne. Une mesure sociale, économique et écologique. « Nous souhaitons également arrêter le bétonnage de notre ville en sanctuarisant certaines zones sensibles », conclut Philippe Comani.

    La bataille pour 2026 est lancée.

  • Le PCF soutient la candidature de Stéphane Sacco

    Le PCF soutient la candidature de Stéphane Sacco

    Les enjeux sont nombreux à La Seyne, tant au niveau de la solidarité, du vivre ensemble et de la sérénité, souligne dans un communiqué la fédération varoise du PCF. L’occasion de mettre en avant l’importance du développement des services publics de proximité, dont l’abandon touche en tout premier lieu les personnes vulnérables.

    Et de rappeler que depuis près d’un an, l’ensemble des partis de gauche de la Seyne, dont LFI, travaillent ensemble sur l’élaboration d’un nouveau projet alternatif à celui de la droite en appui du programme de rupture du Nouveau front populaire adapté aux réalités locales.

    Les communistes insistent sur le fait que dans ce cadre ils se sont engagés sans réserve pour la construction d’une seule liste de rassemblement des forces de gauche et écologistes. Tout en déplorant la décision de LFI au niveau national de casser la dynamique construite avec ses militants au niveau local, en tentant de créer sa liste à côté de celle des autres composantes de la gauche. Cela a été annoncé samedi dernier par le coordinateur national Manuel Bompard à la cité Berthe. Ce qui constituerait « une démarche d’affaiblissement organisée de la gauche à La Seyne et sur le plan départemental, et interrogerait sur les objectifs d’un tel choix politique ». La fédération dit regretter cette situation au moment où l’extrême droite est aux portes du pouvoir et entend prendre des positions importantes aux municipales. « Après de nombreuses réunions, les adhérents du PCF de la section de La Seyne ont décidé en assemblée générale de continuer à porter l’exigence d’une seule liste à gauche », déclare la fédération. Concernant la personne qui aura la responsabilité de porter et d’animer cette démarche collective, ils annoncent soutenir la candidature de Stéphane Sacco (GRS).

  • Deuxième édition du Forum antifa

    Deuxième édition du Forum antifa

    Le samedi 4 octobre prochain, le collectif No Pasaran organise, pour la deuxième année consécutive, le Forum antifasciste de 12h30 à 22h à la Maison pour Tous de Champfleury, à Avignon.

    « C’est un moment qui permet à toutes les personnes sensibles aux luttes que l’on porte de se réunir. Quand on est éclatés, c’est difficile d’organiser des choses. Il faut aussi casser le mythe de l’antifa, le couteau entre les dents, qui attend les passants dans un coin de rue », glisse ainsi François Sandoz, membre de la collégiale de la structure, avant d’ajouter que « c’est aussi ça qui a donné l’envie de se lancer dans la création du bar ». « Mais il ne faut pas oublier que c’est aussi un moment festif, car tout le monde aime faire la fête », ajoute Carlos, également membre de la collégiale.

    Faire la promotion d’un autre discours

    Et le programme est bien chargé, avec trois temps d’échanges prévus respectivement à 13h, 15h et 17h, autour des luttes féministes et trans contre l’extrême droite, du racisme et de ses déclinaisons au quotidien, ainsi que de la manière de riposter sur les réseaux sociaux. Des temps pour lesquels ont été invités notamment Niléane Dorffer, présidente de « Toutes des Femmes », Carolle Amorrich, fondatrice de « Noirs sans frontières », ou encore Léa MP, influenceuse militante. « Ce sont des thématiques et des intervenants qui nous tiennent à cœur, car c’est important pour se construire et savoir comment s’en saisir. Comme pour les réseaux sociaux, par exemple, car on constate que les algorithmes nous sont souvent défavorables, mais on peut les casser et relayer la bonne parole », explique ainsi François Sandoz.

  • Des mairies hissent le drapeau palestinien dans le Gard et l’Hérault

    Des mairies hissent le drapeau palestinien dans le Gard et l’Hérault

    Ce n’est pas tous les jours que le conseil municipal de Cendras soutient le président de la République », lance Sylvain André devant sa mairie. L’édile communiste de Cendras a en effet accroché le drapeau palestinien lundi 22 septembre et organisé un rassemblement en fin de journée pour saluer la décision de la France de reconnaître officiellement l’État de Palestine.

    À l’instar des communes de Saint-Julien-les-Rosiers et Le Martinet, Sylvain André n’a pas suivi les consignes de la préfecture concernant l’accrochage du drapeau palestinien. « Je suis surpris par la polémique. Avec ce drapeau, je soutiens la diplomatie française. On avait déjà mis le drapeau ukrainien et la banderole Ensemble pour la paix quand la guerre en Ukraine a commencé », explique Sylvain André.

    Dans l’Hérault, plusieurs maires ont également accroché les couleurs de la Palestine comme René Revol (LFI). Saisi par la préfecture, le tribunal administratif de Montpellier a suspendu la décision du maire et le préfet lui a « demandé » d’appliquer cette décision. « La consigne du ministre de l’Intérieur contredit de fait la position diplomatique de la France et ne peut donc avoir aucune légitimité », s’est expliqué l’édile qui a laissé le drapeau flotter toute la journée de lundi. Des rassemblements ont également eu lieu devant de nombreuses mairies pour saluer la position française.

    À Cendras aussi, le drapeau palestinien devait être décroché mardi matin. Mais le député d’extrême droite de la circonscription, Alexandre Allegret-Pilot (UDR), en a décidé autrement en venant l’enlever en pleine nuit.

    Sylvain André menacé

    Dans une vidéo où il se met en scène, l’élu ciottiste explique : « Le préfet du Gard a exigé que le drapeau soit retiré. Sans surprise, rien n’est fait. Donc on doit s’en occuper », lance-t-il avant de décrocher lui-même le drapeau. « Il s’est octroyé un pouvoir judiciaire qui n’est pas le sien en commettant une atteinte à l’autorité de la commune et au bon ordre public […]. Je demeure profondément choqué par cet épisode auquel je me réserve le droit de donner une suite judiciaire », a réagi Sylvain André qui a été contraint de fermer les commentaires sur les réseaux sociaux devant le flot d’insultes reçues : « J’ai reçu des messages comme « qu’il prenne le Hamas chez lui », « terroriste », « islamogauchiste ». Il y en a même un qui a dit : “Qu’on le brûle”. Je ne sais pas si c’était le drapeau ou le maire. »

  • À gauche, une union pas gagnée des forces en lice pour les municipales

    À gauche, une union pas gagnée des forces en lice pour les municipales

    « Où est l’unité à gauche ? Si on l’a pas au 1er tour, je n’irai pas voter ! », lance, le 19 septembre au Charrel café, un homme à la chevelure blanche. Ce soir-là, le député insoumis des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, est aux côtés de la jeune Élodie Malek, et du retraité Christian Six, désignés en juillet dernier comme les chefs de file de LFI pour les municipales à Aubagne. Il s’agit de lancer de façon officielle la campagne de Changer d’ère. « La tête de liste sera désignée après que le programme soit élaboré », a précisé auparavant Christian Six, tout en assurant qu’il ne serait pas candidat. Avant les questions du public, Élodie Malek (LFI) a donné son point de vue sur l’existence pour l’heure de deux forces à gauche pour les municipales, Aubagne en commun (Écologistes, PCF, PS, Place publique, des citoyens, des membres de LFI… ) étant déjà partie en campagne depuis février dernier. « On nous dira que nous divisons la gauche, en réalité ce sont les compromis et le manque de transparence qui créent des divisions. Nous refusons de rechercher des alliances à tout prix. Nous ne gagnerons pas cette ville en faisant des compromissions », a-t-elle déclaré.

    Une histoire de portes

    Un peu plus tard dans la soirée, Sébastien Delogu explique la méthode LFI et enfonce le clou : « Les chefs de file vont parler de tous les sujets, transports, hôpital (…), établir un programme, et ensuite nous irons voir les forces de gauche pour dire voilà ce qu’on défend, on ne veut pas y déroger. » Si LFI consent à négocier, dans l’entrebâillement de la porte, Jean-Pierre Squillari, joint hier par téléphone, rappelle sa ligne de conduite : « Depuis qu’on a créé le Printemps des Aubagnais, puis Aubagne en commun, nous avons dit que la porte était ouverte à toutes les forces de gauche et les écologistes. Si LFI nous contacte, nous répondrons et puis on discutera. » Il ajoute : « L’union fait la force. La désunion amoindrit la force. » Le militant NPA Hugues Alexis, qui fut trésorier du NPA 13 de 2012 à 2015 et assiste aux réunions à la fois à Changer d’ère et Aubagne en commun, tient lui ce discours : « Personne ne veut dire que la porte est fermée, mais l’impression que ça donne est que personne ne veut vraiment faire un pas vers l’autre… »

  • Le PCF à la rencontre des Cuersois en vue des élections

    Le PCF à la rencontre des Cuersois en vue des élections

    Alors qu’aucune liste de gauche n’avait été présentée en 2020, la section PCF de Cuers, menée par Alain Bolla, son responsable, et Amaryllis Cimbron, tous deux membres de la direction de la Fédération du PCF Var, comptent y remédier en 2026. Sur un territoire où la gauche a une « légitimité importante » puisqu’« aux législatives, le NFP est arrivé deuxième derrière le RN », rappelle Alain Bolla, l’idée n’est pas d’imposer un programme, mais de le construire avec les forces de gauche et les citoyens partageant la volonté d’ériger « un projet nouveau pour Cuers, alternatif aux projets libéraux du national au local, une alternative de gauche, sociale, écologique et démocratique. »

    Les deux meneurs se disent ainsi « convaincus que face à la droite et à l’extrême droite, un autre chemin est possible. » Un chemin qui doit passer par l’échelon communal : « la commune est le cœur de la démocratie de proximité, mais elle est asphyxiée par les coupes budgétaires et les transferts de compétences. Les citoyens sont de plus en plus éloignés des décisions et des pouvoirs financiers », constatent les communistes. « Pour autant, elle peut être un pôle de résistance, de construction d’une alternative par des projets novateurs, solidaires, écologiques, répondant aux besoins sociaux et aux enjeux sociétaux. »

    Dans cette optique, de nombreuses questions se posent : « Comment la commune pourrait rendre du pouvoir d’achat aux citoyens ? Comment la repenser dans sa transition écologique et solidaire ? Comment aborder les questions liées à la santé ? Comment développer les services publics et reprendre la main sur les biens communs ? » Une liste non exhaustive à laquelle les Cuersois sont invités à réfléchir mardi 30 septembre à 18h30.

    Informations par mail : gauchecuers2026@gmail.com

  • Toulon en Commun, l’unité face aux droites… dure ou extrême

    Toulon en Commun, l’unité face aux droites… dure ou extrême

    Dans le paysage politique qui s’est largement reconfiguré ces derniers temps dans le Port du Levant, Toulon en Commun (TEC) a souhaité rappeler hier matin dans son nouveau local de campagne son positionnement, et faire « l’état des lieux des camps qui se dessinent ». Avec « plusieurs listes qui se composent du côté de la droite dure », commence la tête de liste de TEC Magali Brunel (PS). Dont Michel Bonnus, le sénateur candidat LR qui a voté, insiste-t-elle, les restrictions financières qui étranglent les collectivités.

    Concernant Pierre-Jacques Depallens, elle pointe que « le Modem c’est Bayrou, celui qui veut supprimer deux jours de repos, augmenter les franchises sur les médicaments, durcir les conditions du chômage ».

    Quant à la candidate d’extrême droite Laure Lavalette, Magali Brunel rappelle qu’elle est bien la porte-parole du Rassemblement national même si elle tente de se faire extrêmement discrète sur son appartenance politique.

    Un côté de l’échiquier politique où les valeurs sont très marquées du côté du conservatisme avec la volonté d’abîmer le pacte social, décrypte-t-elle.

    Face à cela « Toulon en Commun devient la force politique de rempart » pour s’opposer aux discours d’exclusion et aux manœuvres politiques. Et d’insister : « Nous incarnons ce rassemblement républicain, humaniste, progressiste et la véritable alternative sociale pour Toulon. » Avec une liste qui veut « changer la vie des Toulonnais au quotidien » et « proposer un grand projet d’avenir pour la ville ».

    Dans la clarté et l’unité

    « On est clairement une liste de gauche ouverte à toutes les bonnes volontés, nous pensons qu’il y a beaucoup de Toulonnais qui n’ont pas forcément voté à gauche à d’autres élections et qui peuvent s’intéresser à une équipe dynamique, compétente et honnête », insiste André de Ubeda (PCF).

    Une volonté de rassemblement « dans une France en très grande souffrance et divisée » qui se passe plutôt bien à Toulon. « Mieux en tout cas que dans d’autres villes », ajoute-t-il.

    L’élu d’opposition poursuit l’analyse en constatant « le tournant à droite » de l’ancien maire de Toulon Hubert Falco (DVD) : « Il soutient de nouveau les Républicains qui dans le Var font des accords avec le RN. »

    En ce qui concerne le projet, Toulon en Commun est revenu sur le dossier mobilités, notamment le transport collectif. « Nous sommes les seuls à soutenir le tram », souligne André De Ubeda. « Les conclusions de l’enquête publique sur le BHNS montrent que le Bus à haut niveau de service n’est pas une solution qui prend en compte les enjeux pour l’avenir », intervient Magali Brunel (lire page 15).

    Le référent de la commission éducation à Toulon commun, Christophe Ruiz (citoyen non encarté) annonce la poursuite des conférences-débats. Avec, après les transports, le logement et la culture, un prochain rendez-vous le 3 octobre à 18h (salle Méditerranée) tourné tout entier sur l’éducation. Un temps d’échange qui permettra de voir ce qui se fait ailleurs, avec les témoignages des élus de Lyon, de Marseille et de Gentilly.

  • Le bus à haut niveau de service sur la voie de l’utilité publique

    Le bus à haut niveau de service sur la voie de l’utilité publique

    C’était la délibération la plus attendue, bien que son issue ne fît guère de doute. La déclaration de projet et la réitération de la demande de déclaration d’utilité publique du bus à haut niveau de service (BHNS) étaient à l’ordre du jour mercredi. Ce projet prévoit la création d’une ligne de transport en commun en site propre (TCSP) de 28km entre La Seyne-sur-Mer à l’ouest (Bois-Sacré) et La Garde à l’est (gares de La Garde et de La Pauline-Hyères), en passant par Ollioules, Toulon et la Valette-du-Var. Les travaux doivent démarrer fin 2025 pour la première phase (Technopôle de la Mer – Bir Hakeim), qui devrait être mise en service début 2029. L’ensemble du projet doit être livré fin 2037.

    L’enquête publique qui a précédé cette demande de déclaration soulignait quelques points positifs : meilleure attractivité économique, augmentation de l’utilisation des transports en commun, tracé sans conséquence écologique qui dessert les quartiers prioritaires…). Pour autant, la gauche et Toulon en commun n’ont pas manqué de critiquer cette mouture qui « n’est pas à la hauteur des défis attendus ». En tentant de remettre sur les tapis le tramway plutôt que le bus. Et de pointer au fil des échanges : « des travaux très longs » (13 ans), et un projet qui pose question puisque seulement « 70% du trajet sera en site propre, ce qui réduit la vitesse de trajet à 17km/h [quand un haut niveau de service implique 20km/h] ». Lors de son intervention, le représentant du RN a souligné que le service allait passer « de 80 000 utilisateurs par jour avec le tramway à 35 000, avec une enveloppe doublée, de 400 à 800 millions d’euros ».

    « Le BHNS est sur les rails »

    Doublé, car la Métropole a prélevé 400 millions d’euros aux entreprises pour la création d’un TCSP depuis 2005, et annonce en même temps que le projet de BHNS coûtera 395 millions d’euros, financés à hauteur de 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région, et le reste par la Métropole. « Il conviendra de savoir comment a été utilisée cette somme », botte en touche le président Jean-Pierre Giran (LR), qui ajoute, non sans ironie, qu’« aujourd’hui, le BHNS est sur les rails, on a les investissements. 60% des électeurs toulonnais n’ont pas trouvé à redire en votant Hubert Falco. Peut-être faut-il réfléchir aux améliorations, mais il faut aller au bout. » Avant un vote largement favorable à la délibération. La demande de déclaration d’utilité publique sera ainsi bientôt transmise au Préfet.

    Pour rappel, le projet d’un transport en commun en site propre sur ce tracé date de 2002. Des expropriations et certains ouvrages d’art avaient alors été réalisés. Mis sur pause pendant 15 ans lors de la réalisation du tunnel de Toulon, le projet a été relancé en 2016 sous la forme d’un BHNS puis mis en sommeil jusqu’en juillet 2020 pour des contraintes réglementaires mises en exergue par le Conseil d’État. Relancé en 2021, il a ensuite fait l’objet de deux phases de concertation réglementaires, d’études d’impact environnemental et d’une enquête publique menée du 26 mai au 25 juin dernier…

    Grand prix et littoral

    Autre sujet : celui du versement d’une avance d’1,23 millions d’euros au Grand Prix de France – qui a eu lieu au Castellet de 2018 à 2022 – afin de contribuer au remboursement de sa dette. De quoi échauder certains membres de l’assemblée qui pointent la gouvernance défaillante de Renaud Muselier et de Christian Estrosi. Enfin, une délibération a été votée concernant l’autorisation d’un plan de constatation de la limite du domaine public maritime naturel, et d’une demande de déclassement de certaines emprises appartenant à ce dernier, dans le cadre du projet Mayol à Pipady, qui prévoit l’aménagement d’une partie du littoral pour relier Mayol au Mourillon.

  • Bayrou fait sa rentrée dans le Vaucluse

    Bayrou fait sa rentrée dans le Vaucluse

    Comme il y a un an en Bretagne lors de la dernière université de rentrée du Modem, c’est en un François Bayrou simple maire de Pau que les militants retrouveront leur président, de ce vendredi soir à dimanche à l’Isle-sur-la-Sorgue. Le parti centriste fait sa rentrée au domaine du Mousquety, en recevant donc le frais ex-Premier ministre. « François Bayrou y était venu me soutenir lors de l’entre-deux-tours des législatives 2022, je suis très contente qu’il se soit souvenu de ce lieu », se satisfait Sylvie Viala, présidente du Modem 84, et conseillère régionale.

    Si le programme précis et la liste des invités ne seront dévoilés que ce jeudi, les cadres du parti et ex-ministres comme Jean-Noël Barrot, Marc Fesneau ou Sarah El-Haïry, désormais haute commissaire à l’enfance, sont annoncés. « On va parler de jeunesse, de notre modèle social et des solutions pour essayer de combattre la dette, un thème que François Bayrou a réussi à mettre au cœur du débat », se targue Sylvie Viala. Sauf que l’ancien locataire de Matignon n’a pas réussi à convaincre la majorité de la classe politique, précipitant sa chute et celle du gouvernement. « Le PS aurait dû faire un pas et voter la confiance », continue de penser Sylvie Viala, voyant encore chez les socialistes la possible planche de salut de Sébastien Lecornu. À demi-mot, la présidente du Modem 84 reconnaît que l’idée de supprimer 2 jours fériés n’était pas de nature à créer du consensus.

    Autre sujet, les municipales des 15 et 22 mars. Pas de cadre prédéfini au Modem : « Nos lignes rouges sont les extrêmes, on pourra soutenir des têtes de liste plutôt de gauche ou de droite », indique Sylvie Viala, qui se présente à Sarrians, « où je vis désormais », après n’avoir recueilli que 2,39% en 2020 à Avignon.

  • Le banquet de Stérin pose ses couverts à Béziers

    Le banquet de Stérin pose ses couverts à Béziers

    En apparence, le rendez-vous prévu dans les arènes de Béziers le 27 septembre n’a rien de politique. Sur le site de ce « banquet biterrois », il est question de « rire, chanter, ripailler et partager dans ce lieu unique » et « d’ambiance, convivialité, animations, musique ». Avant la fête dans la tradition feria qui suivra, le repas prévoit un kilo de nourriture par personne allant de la charcuterie locale en passant par une viande à la broche, le tout arrosé de bière et de vin. Pour y participer, il faudra tout de même débourser la bagatelle de 80 euros par tête…

    Sauf qu’à y regarder de plus près, ces banquets n’ont rien d’anodin. L’organisateur, l’entreprise Canon Français, a été racheté par Pierre-Édouard Stérin. Le milliardaire qui a fait fortune notamment avec les Smartbox, poursuit un objectif : amener l’extrême droite au pouvoir. Dans plusieurs enquêtes, L’Humanité a révélé son projet Périclès (pour « patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens et souverainistes ») et ses trois objectifs : des victoires idéologiques, électorales et politiques. Ses liens avec Bruno Retailleau (LR), ministre de l’Intérieur démissionnaire, et la direction du RN, sont connus.

    « Un événement pour les riches »

    Avec le Canon Français, l’exilé fiscal en Belgique ajoute un outil dans sa bataille idéologique. Car ces banquets où le saucisson, le cochon braisé et le vin sont promus au rang d’étendard, se veulent un symbole de la défense d’un supposé « mode de vie à la française » qui serait mis en danger par l’immigration, le wokisme. « Ici c’est charcutaille, pinard et rigolade. On se cale autour d’une grande tablée, on sort le béret, on relâche la ceinture d’un cran et on bouffe comme si demain n’existait pas. Du sauciflard, du fromage qui pue, du vin rouge qui tache la nappe et des copains qui chantent trop fort : bref, le terroir », communique avec élégance la mairie de Béziers dirigée par Robert Ménard (extrême droite).

    La gauche biterroise n’est pas dupe. « Je suis très mal placé pour critiquer le bon vivant », plaisante Nicolas Cossange (PCF). « Mais ce Canon Français fait partie de la galaxie Stérin. On ne mange pas de manière neutre. Ce rendez-vous révèle surtout l’hypocrisie de l’extrême droite qui sous prétexte de défendre les traditions culinaires françaises le fait en pratiquant des tarifs particulièrement excluant. Dans une ville comme Béziers, cela exclut 80% de la population. C’est un événement pour les riches », cingle l’élu.